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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:35

Parfois alliés, parfois opposés, les deux partis de gauche se déchirent sur les investitures des législatives pour lesquelles la France insoumise entend dicter ses conditions.

Une relation de couple bizarre, avec très peu de hauts et beaucoup de bas. D’un côté, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. De l’autre, Pierre Laurent et le Parti communiste français. Parfois, ils s’affichent ensemble. D’autres fois, ils se tapent dessus à distance. Ces derniers jours, on a eu droit à un mélange.

L’année débute par les vœux de Jean-Luc Mélenchon : Pierre Laurent est au premier rang. La semaine suivante, c’est ceux de Pierre Laurent : Jean-Luc Mélenchon sèche. Une situation qui exaspère plusieurs cadres du PCF, mais pas le patron du parti. Il regarde ailleurs. Du genre, «pas de temps à perdre avec les broutilles».

Charte

Sauf que dernièrement, un nouveau dossier s’est invité entre les deux. Et pas des moindres : les élections législatives. La France insoumise a décidé d’investir un candidat dans chaque circonscription. Comprendre : investir des candidats face aux communistes, alors que ces derniers soutiennent Mélenchon à la présidentielle. Etrange. Comment éviter cette dispersion ? Jean-Luc Mélenchon demande aux candidats communistes - et à tous ceux qui souhaitent s’allier à lui - de signer sa «charte». Laquelle comprend un rattachement financier à la France insoumise (à laquelle les futurs élus devront verser une partie de leurs indemnités) et l’identification graphique, avec un label France insoumise obligatoire sur les affiches et les tracts. Mieux, la charte impose à tous les futurs députés de «respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme "l’Avenir en commun"». La fronde n’existe pas. Evidemment, le PCF refuse de la parapher. Un cadre : «Signer cette charte revient à signer la mort du PCF. Nous avons nos élus sur le terrain, on travaille et on cherche des solutions afin de trouver des accords avec nos partenaires. Mais ça ne passera pas par les forces et les menaces.»

En attendant, la France insoumise est passée aux actes. Le porte-parole de Mélenchon, Alexis Corbière, va candidater à Montreuil. Une circonscription «gagnable». Le tout, sans prévenir les communistes. Et une des figures emblématiques du PCF, André Chassaigne, voit arriver un candidat de la France insoumise sur ses terres, dans le Puy-de-Dôme. Selon la Place du Colonel-Fabien, il paye ses sorties à répétition contre Mélenchon. Chassaigne est furieux.

Refrain

Lundi, Pierre Laurent a convoqué la presse. Le patron des communistes a rappelé que son parti a «ratifié les 253 premières candidatures pour les législatives». Puis il a entamé son refrain, auquel il croit avec force, malgré les désaccords au sein de la gauche : celui du «rassemblement». Sauf que c’est mal barré et que les communistes ne savent pas jusqu’où peut aller Mélenchon. Certains pensent qu’il fera un point au premier tour de la présidentielle. «S’il est très haut, il voudra s’imposer. S’il est bas, les choses changeront», veut croire un élu. De son côté, le porte-parole du PCF a déclaré : «Nous ne sommes pas obnubilés par la France insoumise. Personne ne se couche le soir en ayant peur de faire des cauchemars.» Peut-être. Mais tout le monde ne passe pas des nuits paisibles.

Rachid Laïreche, Libération 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:31
Yemen: 10 000 civils tués dans l'indifférence générale (Marianne, 17 janvier 2016)

Le bilan du nombre de civils tués au Yémen, où une coalition menée par l'Arabie saoudite mène depuis mars 2015 des frappes aériennes pour défendre le pouvoir en place face à une rébellion, a encore été réévalué ce lundi à la hausse par l'ONU.

Cette guerre dont l'Occident ne parle pas. Et pourtant, pas moins de 10.000 civils ont été tués au Yémen depuis le début de l'intervention d'une coalition menée par l'Arabie saoudite en mars 2015, a indiqué ce lundi 16 janvier un porte-parole de l'ONU. Les Nations unies ont ainsi revu à la hausse leur estimation du nombre de victimes civiles (7.000 auparavant).

La coalition menée par les Saoudiens soutient le président yéménite en place. Sa campagne de raids aériens a été lancée après la conquête par les Houthis - rebelles issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du pays -, alliés aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, de la capitale Sanaa, avançant vers le sud du Yémen.

Une feuille de route présentée au président yéménite

Le médiateur des Nations unies pour le Yémen s'est rendu lundi à Aden pour s'entretenir avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi. La mission d'Ismail Ould Cheikh Ahmed était "d'essayer de présenter les dernières propositions en date pour la paix", a expliqué Farhan Haq, porte-parole de l'ONU. Sa rencontre avait vocation en particulier à obtenir une trêve dans les combats.

L'accroissement du nombre de victimes "souligne le besoin de trouver une solution à la situation au Yémen sans plus attendre", a ajouté Farhan Haq, déplorant "un coût humanitaire énorme". L'envoyé de l'ONU espère raviver le processus de paix dans le pays après le rejet par le président Hadi de la feuille de route qu'il avait proposée. Il doit rendre compte de sa mission devant le Conseil de sécurité plus tard ce mois-ci.

Cette feuille de route prévoit un nouveau gouvernement d'union et un retrait des rebelles de la capitale et d'autres villes. Et aussi une réduction importante des pouvoirs présidentiels au profit d'un vice-président chargé de superviser la formation d'un gouvernement provisoire pour diriger le pays dans l'attente d'élections.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:25
Communiqué de la fédération du Finistère du Parti Communiste: notre combat, l'unité de la gauche de progrès! (le 10 janvier 2017)
Notre combat: l'unité de la gauche de progrès!
 
« Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat »
 
Ces vers fameux d'Aragon, tirés du poème « La Rose et le réseda » daté de 1943 célébrant l'unité de la Résistance nationale, résonnent aujourd'hui avec beaucoup de force dans une période caractérisée par une montée des périls multiforme.
 
La macronisation ou vallsisation d'une partie de la gauche signifie une politique mise au service du patronat, dure aux pauvres et aux services publics. Le programme ultra-libéral de François Fillon, le candidat des prétendus « Républicains », menace de détruire des conquêtes sociales fondamentales et notamment ce qu'il reste de la mise en application du programme du Conseil National de la Résistance au profit d'une vision strictement marchande et individualiste de la société. Enfin la dangereuse progression des idées xénophobes et de l'extrême-droite est très inquiétante.
 
Face à ces dangers sans précédent, nous sommes convaincus que la déroute de la gauche aux élections présidentielles et législatives 2017 n'est pas inscrite dans le marbre, à condition de montrer qu'une autre politique de gauche est possible. Nous croyons qu'il est nécessaire de transformer profondément notre République pour la démocratiser, qu'il faut en finir avec la monarchie présidentielle, l'austérité, les politiques libérales et capitalistes qui mènent notre société dans le mur.
 
C'est pourquoi les communistes ont fait le choix majoritaire de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon tout en faisant une campagne autonome sur notre projet « La France en commun » et à partir du bilan de nos parlementaires qui à l'Assemblée et au Sénat ont constitué par leur action combative le pivot de l'opposition de gauche à la politique de Hollande et Valls.
 
C'est l'intérêt de notre peuple, notre intérêt à tous, et particulièrement aux dominés, aux victimes du libéralisme et du capitalisme, qui nous a guidés pour choisir l'option la plus capable de qualifier un candidat authentiquement de gauche pour le second tour de la Présidentielle, un candidat capable de tourner le dos à des années de politiques libérales pour remettre en route le progrès social, écologique, démocratique.
 
La candidature de Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui installée dans le paysage politique, c'est la meilleure carte dans les mains des Français.es qui veulent d'une politique de gauche.
 
Mais, quelque soit le scénario du premier et du second tour des Présidentielles, nous ne pourrons constituer une majorité de gauche dans ce pays qu'en nous rassemblant aux Législatives et en particulier en unissant toutes les forces de gauche qui ont combattu la loi travail, la loi Macron, l'austérité, la déchéance de nationalité, la politique de Hollande et Valls.
 
Or, dans le Finistère, les appels du Parti Communiste à l'unité à la gauche du PS, les rencontres avec le Parti de Gauche, des groupes France Insoumise, EELV, l'UDB, le NPA, n'ont pas débouché, du côté de nos interlocuteurs, sur des désirs de construction commune aux législatives, malgré nos offres de rassemblement. Nous le regrettons mais nous ne nous y résignons pas.
 
Nous qui avons renoncé à présenter un candidat aux Présidentielles pour ne pas ajouter de l'émiettement à gauche ne pouvons qu'inviter nos partenaires avec qui nous partageons beaucoup d'objectifs et de combats communs à réfléchir à deux fois avant de préparer un naufrage aux élections législatives.
 
Les enjeux d'unité sont trop importants ! La division des forces de gauche conduirait à un suicide collectif !
 
En particulier, il serait incompréhensible pour les électeurs que France Insoumise, créé par Jean-Luc Mélenchon pour soutenir sa candidature présidentielle quand il est sorti du Front de Gauche, présente dans toutes les circonscriptions des candidats sans se soucier de trouver des terrains d'entente et des solutions de rassemblement avec les ex-partenaires du Front de Gauche, dont le Parti Communiste, parti qui à gauche compte aujourd'hui le plus d'adhérents en France.
 
Face à la montée des périls, pour vaincre l'abstention, la résignation, l'indifférence ou le dégoût de la politique, il nous faut privilégier les objectifs d'intérêt général essentiels plutôt que les sectarismes, les ambitions d'affirmation partisane et mettre au premier plan l'unité pour L'Humain d'abord.
 
 
Nous ne ferons pas partie de l'orchestre du Titanic qui continue à jouer sa partition comme d'habitude quand le paquebot commence à couler...!
 
Brest, le 10 janvier 2017

 
 
 

 

Fédération du Parti Communiste du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Fédération du Parti Communiste du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:20
Législatives : entre Mélenchon et les communistes, ça se tend

Pour l'heure, à trois mois des élections législatives, chaque camp - le Parti communiste d'un côté, la France insoumise de l'autre - avance séparément. Les deux formations se retrouvent pour en discuter le 23 janvier.

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon doivent se mettre d'accord sur l'échéance des législatives. (Reuters)

Ça risque d'être le prochain point de friction entre Jean-Luc Mélenchon et les communistes. Car s'ils ont finalement décidé de soutenir le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle, ces derniers ne comptent pas se ranger derrière lui pour les législatives de juin prochain. Lundi, deux jours après un conseil national du PCF, Pierre Laurent a tenu une conférence de presse pour présenter une première salve de 253 investitures communistes.

"Il y a toute une série d'endroits où nous avons pris contact localement (avec la France insoumise) et où nous nous heurtons à des portes qui sont plutôt fermées", a regretté le secrétaire national du PCF lundi. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a effectivement affirmé sa volonté d'être présent dans les 577 circonscriptions.

"Face à des sortants communistes, on ne voit pas pourquoi il y aurait un candidat de la France insoumise"

Si aucun arrangement n'est trouvé, de nombreux bastions traditionnels du Parti communiste seront disputés par des candidats investis par la France insoumise. C'est le cas notamment de la circonscription d'André Chassaigne, chef de file des députés Front de Gauche. L'élu du Puy-de-Dôme n'était pas favorable au soutien du PCF à Jean-Luc Mélenchon et s'était dit "prêt" à être candidat à la présidentielle. Idem pour celle de Nicolas Sansu dans le Cher. "Face à des députés communistes sortant qui appellent à voter Jean-Luc Mélenchon, on ne voit pas pourquoi il y aurait un candidat de la France insoumise", avait déjà déclaré Pierre Laurent la semaine dernière. "Ou alors, il faut accepter tous ensemble de se tirer une balle dans le pied!", ajoutait-il. "Notre effort prioritaire portera évidemment sur ces circonscriptions pour éviter la concurrence inutile de candidatures de la France insoumise", a complété Pierre Laurent lundi.

Du côté de la France insoumise, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, est lui annoncé à Montreuil, circonscription perdue en 2012 mais "gagnable" selon le PCF. Une rencontre entre le Parti communiste et la France insoumise est prévue le lundi 23 janvier.

La "charte" du candidat Mélenchon

Au coeur de la discorde : la "charte du candidat" imposée par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et censée garantir l'identification graphique avec un "label" France insoumise obligatoire ; et le rattachement financier au mouvement. L'objectif est d'aboutir à un décompte national unique des voix, contrairement à ce qui a pu arriver aux dernières élections intermédiaires. Mais au-delà, la charte impose aussi par exemple la "discipline de vote" au sein du futur groupe parlementaire.

"Nous ne signerons pas cette charte", a répété plusieurs fois Pierre Laurent, refusant toute "logique de fusion". "Ce n'est pas tout noir tout blanc, c'est une construction. Mais en l'état actuel des choses, avec le cadre proposé, ce n'est pas possible", a confirmé Fabien Roussel, secrétaire fédéral du PCF dans le Nord, où trois députés communistes sortant se représentent. Il déplore le risque pour le PCF de ne pas récupérer les financements publics s'il ne se présente pas en son nom. "Pour l'instant, on a une fin de non-recevoir mais peut-être qu'ils se détendront", temporise-t-il, espérant qu'il "sera encore temps de siffler la fin de la récré" après la présidentielle.

Les communistes "veulent se mettre autour d'une table, à l'ancienne"

De son côté, le directeur de campagne de Mélenchon, Manuel Bompard, préfère temporiser. "On n'est pas encore à la fin, on va voir s'il y a des discussions et si oui, dans quels termes", explique-t-il à l'AFP. Selon lui, "des communistes ont signé la charte" et figurent parmi les 120 premiers investis de la France insoumise. Combien? "Une dizaine", concède-t-il. Plus virulente, Leïla Chaïbi, coordinatrice de "l'espace politique de la France insoumise", regrette une attitude "suicidaire". Les communistes "veulent se mettre autour d'une table, à l'ancienne, et négocier des accords en se partageant le gâteau". L'argument financier ne tient pas, déconstruit-elle, puisque "chaque candidat indique à quelle organisation il veut reverser l'argent. Il n'y aura pas un centime de perdu pour les communistes". Il reste quelques semaines aux deux formations pour tenter de trouver un accord. 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:18

On le sait, France Insoumise communique sur son intention de présenter 577 candidats dans 577 circonscriptions qui, le doigt sur la couture du pantalon, auront signé la charte de France Insoumise s'engageant à une discipline de vote à l'Assemblée Nationale, à ne reconnaître que le programme de la France Insoumise, programme "intouchable" écrit par le clan rapproché autour de Mélenchon en prenant en compte des contributions sur internet des individus soutenant Jean-Luc Mélenchon et sur lequel n'ont pas eu un mot à dire les ex-partenaires du Front de Gauche et les soutiens actuels de la candidature Mélenchon au PCF (PCF, Ensemble) et à financer le nouveau mouvement politique France Insoumise avec les voix qu'ils auront gagnées dans les circonscriptions.

Cette intention affichée est pour une part une rodomontade et une provocation: comment à l'approche des Présidentielles prétendre obtenir le maximum de voix des électeurs du Front de Gauche et du Parti Communiste si on fait le jeu de la division de la gauche de transformation dans les circonscriptions législatives, si on s'apprête à faire perdre les députés sortants du Front de Gauche qui refuseraient de se soumettre à Mélenchon et France Insoumise parce qu'ils ne reconnaissent plus le centralisme démocratique depuis longtemps et refusent l'hégémonie d'un chef?

C'est aussi un élément de communication et de chantage pour "obtenir" placer des candidats France Insoumise sur des circonscriptions gagnables, comme le professionnel de la politique Alexis Corbière, ancien lambertiste et du courant de la Gauche socialiste comme Mélenchon, dont il est le porte-parole aux élections présidentielles de 2017, qui se présente dans la circonscription de Bagnolet-Montreuil que le Parti Communiste, qui pilote deux mairies sur le territoire, pourrait regagner, avec le tandem PCF-Front de Gauche Gaylord Le Chequer et Nathalie Simonnet. 

Une chose est probable, si Mélenchon obtient un bon score au premier tour des présidentielles, lui et son mouvement France Insoumise chercheront à capitaliser aux législatives pour engranger du financement public et de la visibilité, car il y a derrière la sortie du Front de Gauche de Mélenchon et la création de France Insoumise sur la base d'une plateforme numérique rappelant la démarche de Macron, de Podémos ou du mouvement Cinq Etoiles en Italie, un projet de recomposition politique qui s'appuie aussi sur l'objectif d'un affaiblissement du PCF et de toutes les organisations qui ont une consistance militante et organisationnelle à gauche.

Que le refus du rassemblement déroule le tapis rouge à la droite et à l'extrême-droite et fasse perdre des députés du Front de gauche sortants qui ont un bilan irréprochable dans l'opposition à la politique de Hollande et Valls, devrait interroger les sympathisants de France Insoumise...

En tout cas, parmi la centaine de candidats sur les 577 circonscriptions (où dans presque toutes, des militants, parfois et souvent inconnus au bataillon, se sont présentés à la candidature auprès des groupes d'appui à Mélenchon) qui a été validée nationalement par le comité de candidature France Insoumise, figurent deux candidats présentés comme André Chassaigne et Nicolas Sansu, comme par hasard deux députés communistes et Front de Gauche qui ont fait part publiquement par le passé de leurs désaccords avec Jean-Luc Mélenchon sur certaines questions et certaines démarches. Comme France Insoumise, malgré des apparences de démocratie participative et directe, fonctionne de manière très pyramidale, hiérarchisée et centralisée pour les décisions importantes, ces candidatures contre André Chassaigne et Nicolas Sansu sont directement imputables à Jean-Luc Mélenchon qui pour l'instant, se refuse à discuter tout accord national sur les législatives avec Pierre Laurent et ses ex-partenaires du Front de Gauche, attendant probablement le premier tour des Présidentielles pour voir comment il aborde le problème, quand les équipes de campagne concurrentes se seront déjà bien écorné sur le terrain. 

Avec Jean-Luc Mélenchon et les militants de France Insoumise, nous partageons un certain nombre d'objectifs, de diagnostics, et d'éléments de programme essentiels, mais nous refusons la logique présidentialiste, le culte de l'homme providentiel, la dimension souvent jacobine, populiste, nationaliste, hostile à l'Europe du discours de Mélenchon. Pour un certain nombre d'entre nous, nous ne nous reconnaissons pas dans un certain nombre de ses propos sur la politique internationale qui nous semblent même scandaleux (son tropisme anti-impérialiste pro-Poutine, son indulgence pour Bachar-Al-Assad, soi-disant protecteur de la laïcité et de l'Etat contre le terrorisme islamiste, ses discours de revalorisation de l'Algérie Française, ou de rattachement au nom de la grandeur de la France des territoires d'outre-Mer à nos projets d'expansion diplomatique et économique, contre les batailles des anti-colonialistes locaux...). Nous goûtons peu surtout le narcissisme, les velléités à tout diriger de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il a de la gueule, un charisme indéniable, une pensée politique et stratégique cohérentes et intelligentes, quoique discutables, sans respecter la diversité dans le monde politique et ses alliés qui lui ont permis d'exister en 2012, sa propension à caricaturer les gens qui ne pensent pas exactement comme lui ou lui résistent.   

Nous considérons que sa volonté affichée de sortir du clivage droite/gauche jugé insignifiant pour les citoyens désormais en positionnant un clivage Peuple (réputé homogène) contre les élites et le système (réputés homogènes) et en jouant le recours au populisme contre la "caste" plutôt qu'à l'explication et à la critique de classe et anti-capitaliste est dangereuse, qu'elle crée des ponts étranges parfois avec le discours traditionnel de l'extrême-droite: celui du "tous pourris"! "Du balai!"...etc.  

Nous considérons que le discours anti-partis que l'on entend beaucoup à France Insoumise est largement déplacé et hypocrite sachant que leur but et leur méthode est bien de constituer un nouveau parti d'un nouveau type avec des élus dans les institutions. 

Nous considérons que le programme présidentiel de France Insoumise est un programme socialiste de gauche et écologiste qui est de loin meilleur et plus prometteur que celui qu'a appliqué Hollande mais qui ne prend pas en compte non plus toutes les conditions d'un dépassement de la tyrannie du capitalisme sur notre société (la question du crédit, de la nationalisation des banques, des services devant être soustraits à l'empire des logiques marchandes, le financement de la Sécurité Sociale et son extension - nous refusons le financement de la Sécu par l'impôt qui reviendrait à la nationaliser et à la soustraire à la gestion des organisations de travailleurs - la question des nouveaux droits à conquérir pour les travailleurs dans leurs entreprises ne sont pas abordés).  

Cela ne nous empêche pas de soutenir la candidature Mélenchon comme la plus utile et la plus capable virtuellement de mobiliser la population française contre l'austérité, le libéralisme, et les institutions de plus en plus antidémocratiques de la Ve République, et, dans les conditions actuelles de qualifier la gauche au second tour des présidentielles et d'éviter un second tour effroyable entre Le Pen et Fillon, voire de gagner à gauche véritablement l'élection présidentielle.

Ce n'est pas le scénario le plus probable mais nous ne pensons pas non plus que des ex-ministres des gouvernements Hollande, représentants du social-libéralisme autoritaire comme Macron ou Valls ou de la social-démocratie classique comme Hamon ou Montebourg, aient beaucoup plus de chance.

Seulement, si l'on veut créer cette dynamique aux présidentielles et aux législatives (car en cas de victoire à gauche, on aura encore besoin d'avoir une majorité parlementaire pour gouverner), il faut arrêter de se tirer des balles dans le pied en déclarant la guerre aux ex-partenaires du Front de Gauche et à ses députés qui ont défendu, comme André Chassaigne, le projet L'Humain d'abord et les propositions du Front de Gauche avec brio, combativité, courage pendant 5 ans à l'Assemblée.

André Chassaigne qui était salarié de l'éducation nationale jusqu'en 2001, qui est un fils d'ouvriers, est un député de terrain brillamment réélu depuis 2002, parce qu'il est modeste, démocrate exemplaire, efficace et proche des citoyens de la circonscription de Thiers. Avec sa liste qui avait préfiguré l'ouverture et les succès du Front de Gauche aux Régionales de 2010, il avait réuni 14,5% des suffrages, se qualifiant au second tour: c'était le meilleur score de la gauche de gauche en France.  

Rien n'est facile pour les communistes quand ils veulent conquérir ou sauvegarder un poste de député, particulièrement en zone rurale comme André Chassaigne. Cela demande de vraies qualités humaines et politiques pour y parvenir.     

C'est plus facile pour Mélenchon de faire le bateleur sur les plateaux télé et sur quelques tribunes pendant quelques semaines en se présentant face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont et en désertant ensuite complètement la circonscription et les combats du FRont de Gauche et des communistes du Pas-de-Calais.   

Ce dont les citoyens ont besoin dans cette période où la politique suscite souvent la défiance, c'est d'une démarche politique authentique, rassembleuse, conséquente, pas de sectarismes, d'arrogance, de volontés hégémoniques et de règlements de compte.

Actuellement, partout dans le Finistère, partout en France, France Insoumise refuse les propositions de rassemblement sur des bases pluralistes aux législatives du PCF et de ses ex-partenaires du Front de gauche. 

Avec un FN situé par les sondages à entre 25 et 30% des suffrages, une droite radicalisée prête à remettre en cause un certain nombre d'acquis sociaux et démocratiques fondamentaux, un Macron et un Valls qui cherchent à faire une OPA droitière sur la gauche, c'est tout simplement irresponsable! 

Ismaël Dupont.  

 

  

    

Jean-Luc Mélenchon présente des candidats France Insoumise contre le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne, et contre Nicolas Sansu: inacceptable
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:10
Du trop bas prix des céréales au maïs toxique du port de Brest (Gérard Le Puill, 16 janvier 2017)
Du trop bas prix des céréales au maïs toxique du port de Brest
LUNDI, 16 JANVIER, 2017
HUMANITE

Les cours du blé de l’orge et du maïs restent anormalement bas du fait d’une offre mondiale abondante et mettent la trésorerie des exploitants dans le rouge. Alors que la France peine à vendre ses céréales, 25 000 tonnes de maïs toxique en provenance de Roumanie sont bloqués au port de Brest depuis près d’un mois. Ainsi fonctionne le libre échange au détriment de la santé des populations, y compris dans les pays membres de l’Union européenne.

En ce début de janvier 2017, les cours du blé tendre pour l’exportation restent aussi bas que durant l’année 2016. La semaine dernière on en était à 169 € la tonne de blé panifiable rendue au port de Rouen pour l’exportation. Avec un tel prix, les producteurs ne couvrent pas leurs coûts de production une fois déduit le coût de la logistique. La situation des céréaliers français s’est trouvée aggravée par une chute sensible des rendements en 2016 en raison de la trop grande humidité de la fin du printemps. En céréales à paille, la baisse moyenne des rendements a été de 30% en France mais de 40% dans certaines zones dont la Beauce.

Le prix dans les échanges physiques du blé ayant tendance depuis des années à s’aligner sur la cotation des  salles de marché, les cours sont sous l’influence toujours spéculative de la loi de l’offre et de la demande. Les trois dernières récoltes, surtout celle de 2016, ont été abondantes dans de grands pays exportateurs comme la Russie, l’Ukraine, la Roumanie, l’Australie, le Canada, les Etats Unis et l’Argentine. La France, très tourné vers l’exportation, subit, durant la campagne en cours, la double peine des prix bas et des faibles volumes à vendre par rapport à 2015.

Dans sa note de conjoncture du 11 janvier, FranceAgrimer indique que les prévisions d’utilisation de blé tendre en France seront de 4,8 millions de tonnes pour la meunerie et de 5,5 millions de tonnes pour les aliments du bétail. Les aliments du bétail utilisent ainsi le blé de moindre qualité panifiable, abondant cette année à cause du mauvais temps à la fin du printemps 2016. Les ventes de blés panifiables vers les autres pays de l’Union européennes devraient atteindre 6,1 millions de tonnes sur douze mois et celles vers les pays tiers 4,8 millions de tonnes. Dans ce domaine la concurrence est rude. L’Egypte a acheté beaucoup de blé russe cette année tandis que l’Algérie a  diversifié ses achats en important du blé argentin en plus grande quantité que l’an dernier.

« Il est urgent de tourner le dos à une agriculture intensive et polluante qui s’est développée sous la pression de la finance »

A la faveur de la remontée du dollar, la France espère un regain des exportations au milieu de l’hiver, époque de l’année ou la logistique est moins bien assurée que le reste de l’année à partir des ports de la Mer Noire. A ce propos, une cargaison de 25 000 tonnes de maïs partie de la Mer Noire demeure bloquée depuis la mi-décembre dans le port de Brest.L’Humanité  lui avait consacré un article dans son édition du 23 décembre dernier. La cargaison était destinée à l’usine d’aliments du bétail de Plouisy, près de Guingamp dans les Côtes d’Armor. Mais au port de Brest on a décelé dans cette cargaison une importante concentration de phosphine. Ce produit de traitement des insectes et des acariens est hautement toxique pour les mammifères et donc pour les humains. Ce produit n’est plus autorisé en France. Mais il a été massivement utilisé en Roumanie un pays membre de l’Union européenne, sans que l’on sache si ce fut dans un silo de conservation du grain ou dans la mise en culture.

Près d’un mois après son arrivée à Brest, ce maïs dont le transport de Brest à Plouisy nécessiterait le chargement de plus de 800 camions est toujours bloqué au port. Dans un communiqué, la fédération communiste de Finistère et la section de Brest du PCF s’étonnent d’entendre dire par le représentant du préfet que « ce n’est pas un sujet de santé publique». Elles relèvent que selon les dockers du port de Brest « il aurait suffit de respirer le gaz au dessus de la cal pour partir en un quart d’heure » lors du déchargement de ce maïs toxique. Et le communiqué des communistes finistériens de tirer cette conclusion : « Il est urgent de tourner le dos à une agriculture intensive et polluante qui s’est développée sous la pression de la finance, et d’engager une transition écologique vers une agriculture paysanne relocalisée, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et aux consommateurs d’accéder à une alimentation saine et de qualité ».

On pourrait avec cette affaire parler des dessous de la mondialisation. Sauf qu’il s’agit dans le cas qui nous occupe de commerce intra-communautaire avec des pays qui, au sein de l’Union européenne, n’appliquent pas les mêmes règles concernant la sécurité sanitaire des aliments pour les humains et le bétail. Et que dire des risques que l’on fait prendre aux travailleurs amenés à manipuler ces produits toxiques ?

Il faut aussi savoir que la France est un exportateur net de maïs grain. Et que le maïs français peut, en théorie, être livré par trains entiers en gare de Guingamp, à moins de dix kilomètres de l’usine d’aliments du bétail de Plouisy.   Mais il est probable que le maïs toxique en provenance de Roumanie était bradé en raison de sa toxicité. Les dirigeants de la coopérative Triskalia ont cru pouvoir baisser le prix de revient de leurs aliments du bétail en achetant ce maïs de Roumanie dont ils ne pouvaient savoir qu’il était empoisonné. Néanmoins, ils n’ont pas joué collectif en faveur de l’intérêt général via cette importation à bas prix alors que les coopératives ont été créées pour mieux rémunérer les producteurs d’une façon générale.

Journaliste et auteur
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:02
Vote scandaleux du Parlement russe pour briser les femmes (PCF, 17 janvier 2017)

 

Après avoir dépénalisé les violences conjugales en 2016, le parlement russe (la douma) continue sur sa lancée en dépénalisant toutes les violences familiales, y compris celles qui touchent les enfants. Leurs auteurs risquent désormais une simple amende au lieu d'une peine de prison : ils ne commettent plus un crime, mais une simple infraction. Yelena Muzulina, l'initiatrice ultra-conservatrice de ce projet de loi, qui s'était déjà illustrée en durcissant l'arsenal législatif contre la « propagande homosexuelle », argue en effet que la loi doit protéger les traditions familiales et l'autorité du chef de famille.

À l'heure où toutes les femmes du monde aspirent à briser les liens dans lesquels on les a enfermées pendant des siècles, à l'heure où elles prennent leur destinée en main, choisissent leur avenir professionnel et familial et secouent le joug insupportable que certains aimeraient voir durer, des forces ecclésiastiques et réactionnaires sont prises de panique. Elles contre-attaquent brutalement partout où elles le peuvent : en Espagne, en Pologne, en Irlande, aux États-Unis… En France même, elles ont trouvé dans les candidatures de Marine Le Pen et de François Fillon les porte-paroles adéquats pour renvoyer les femmes au foyer.

Un siècle après la Révolution d'Octobre qui, la première, avait conquis le droit à l'avortement, l'accès des femmes à toutes les responsabilités et toutes les carrières professionnelles, ou encore la sanction des abus familiaux, toute notre solidarité va aux femmes et aux féministes russes.

Sachons nous mobiliser à leurs côtés pour faire échec à ces mesures rétrogrades qui déshonorent celles et ceux qui les votent.

 

Commission nationale du PCF, Droits des femmes et Féminisme

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:53
Selahattin Demirtas (au centre), lors d’un meeting à Istanbul, le 4 septembre, contre l’intervention turque en Syrie

Selahattin Demirtas (au centre), lors d’un meeting à Istanbul, le 4 septembre, contre l’intervention turque en Syrie

Le leader kurde Selahattin Demirtas risque 142 ans de prison en Turquie
LAURENCE MAURIAUCOURT
MARDI, 17 JANVIER, 2017
HUMANITE

Accusé d'appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Selahattin Demirtas, coprésident du principal parti prokurde HDP, est menacé d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 142 ans par le parquet turc. Son homologue, Figen Yüksekdag risque quant à elle une peine d'emprisonnement requise de 83 ans.  

Le parquet turc a requis mardi jusqu'à 142 ans de prison contre Selahattin Demirtas, coprésident du principal parti prokurde HDP, accusé d'appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement interdit, ont rapporté les médias locaux à l’AFP, ce mardi 17 janvier 2017.

Le parquet de Diyarbakir (sud-est) a en outre requis jusqu'à 83 ans d'emprisonnement pour Mme Figen Yüksekdag, qui copréside avec Selahattim Demirtas le Parti démocratique des peuples (HDP), selon l'agence progouvernementale Anadolu.

Ils avaient été arrêtés en novembre avec une dizaine d'autres députés du parti dont l'immunité avait été levée.

Ils sont accusés d'appartenir ou de soutenir le PKK, qui mène depuis trois décennies une lutte armée pour demander plus de droits et d'autonomie pour les Kurdes. L'organisation reste classée "terroriste" par la Turquie, mais aussi par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Le HDP a toujours nié farouchement être une vitrine politique pour le PKK. Selahattin Demirtas affirme être puni pour s'être opposé au projet de présidentialisation du système voulu par Recep Tayyip Erdogan.

Les violences entre le PKK et Ankara ont repris à l'été 2015 après l'effondrement d'un fragile cessez-le-feu qui visait à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:31
François Tanguy-Prigent (1909-1970)

François Tanguy-Prigent (1909-1970)

Dans un entretien au Télégramme publié aujourd'hui, le candidat aux Législatives des républicains Maël de Calan se réclame de deux figures antagonistes et fameuses de la paysannerie et de l'histoire politique du pays de Morlaix et du pays, le léonard Alexis Gourvennec, à l'origine de la SICA, représentant paysan de droite et populiste, dur et efficace en affaires, et le trégorois Tanguy-Prigent, militant de la confédération nationale des paysans, le plus jeune maire du Finistère en son temps, le plus jeune député du Front Populaire, résistant, ministre du gouvernement de Gaulle à la Libération.   

La ficelle est grosse.

Surtout vu le parcours de Maël de Calan: fils de bonne famille, dont le père était déjà proche d'Alain Madelin et inscrit à Démocratie libérale, passé lui-même par HEC et Sciences-Po Paris (où il dirige les jeunes de l'UMP sarkozyste), avant de travailler quatre ans pour un fonds d'investissement et de se lancer en politique en devenant conseiller d'Agnès Le Brun en 2012, conseiller municipal de Roscoff et tout dernièrement chef de file de la droite finistérienne au Conseil Départemental. 

Un jeune politicien très pro-libéral et capitaliste issu des écoles de l'élite prédestiné à une carrière dans la finance, l'administration ou la politique qui se réclame de l'exemple de self-made men et de leaders charismatiques en ouvrant très large l'éventail des symboles politiques, à la manière d'un Macron, qui écrit un livre appelé Révolution tout en défendant les idées de Reagan et de Thatcher, ou d'un Sarkozy qui cite Jaurès, . Un peu de culture entreprenariale et de concession aux lobbys de l'agriculture productiviste de la droite, un peu de culture sociale de la gauche...

Tanguy-Prigent, c'est l'anti-Maël de Calan.

Celui qui défendait en payant de sa personne, parce qu'il en était la petite paysannerie pauvre menacée d'expropriation ou réclamant ses droits au bonheur et la dignité, celui qui incarnait et portait haut les idées laïques et progressistes du Front Populaire, l'homme de la "Commune Rouge" de Saint Jean du Doigt, celui qui ne digéra pas l'arrêt des réformes progressistes par Léon Blum.

On lui doit l'affirmation d'un syndicalisme paysan de gauche affranchi de la tutelle des gros propriétaires, des notables conservateurs et de l'Eglise. Résistant à Libé-Nord, membre du gouvernement de Libération qui créa la Sécurité Sociale et les Grands Services Publics que Fillon a déjà commencé et veut continuer à démanteler encore plus gravement, il créa le statut du fermage et du métayage en 1946, les Foyers Ruraux d'éducation populaire du monde rural.

Ce fut un socialiste courageux, de conviction, aux idéaux sincères, véritablement engagé dans la lutte des classes et le projet de réformes de structure d'ambition révolutionnaire et émancipatrice au profit des travailleurs. Un socialiste d'une autre trempe et d'une autre époque que les dirigeants actuels du PS. 

En fait, il semble par ses rattachements subjectifs osés et provocateurs que Maël de Calan veuille simplement indiquer sa volonté de s'imposer dans le Léon et dans le Trégor, se rapprocher par sa jeunesse (36 ans) de la jeunesse de Fraçois Tanguy-Prigent quand il devint député, et rappeler opportunément qu'en tant que porte-parole de Juppé aux primaires, il est sans doute moins à droite et réactionnaire que le candidat Fillon qu'il s'est empressé néanmoins de soutenir dans la foulée du second tour des Primaires, ce qui est plutôt recommandé dans une circonscription sociologiquement de gauche ou de centre-gauche.

Le seul mérite de cette récupération est de rendre un hommage paradoxal à Tanguy-Prigent, sans doute est des hommes politiques de gauche les plus admirables dans l'histoire du Finistère.   

 

Ismaël Dupont, le 16 janvier 2017. 

Tanguy-Prigent après-guerre

Tanguy-Prigent après-guerre

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:28

 

Déclaration du secrétariat régional

 

Les 25000 tonnes de maïs stockés dans le port de Brest depuis plusieurs semaines, traités à l'aide d'un pesticide surpuissant, terriblement dangereux pour ceux qui le manipulent, le transportent, l'utilisent et qui, au bout de la chaîne le consomment sont l'exemple le plus abouti des réalités de l'agriculture industrielle à la sauce capitaliste.

Le traitement à la phosphine d'aliments du bétail, destiné in fine à la consommation humaine, s'accompagne de risques sanitaires et environnementaux graves dans l’ensemble du processus de transport, de transformation, de valorisation.

Les 25 000 tonnes de maïs de Brest, pour emblématiques qu’elles soient ne représentent que la partie émergée de l'iceberg.

Les produits destinés à l’agriculture intensive et aux industries agroalimentaires, représentent une part significative ; plus de 2 millions de tonnes en 2015, du trafic des trois plus importants ports bretons que sont Lorient, Brest et Saint Malo.

Il s'agit le plus souvent de tourteaux ou de graines de soja, de colza, de maïs en provenance des Etats Unis du Brésil, d'Argentine. Et l'on connaît les conditions de culture de ces végétaux, souvent OGM, dans ces pays.

Par ailleurs, leur transport sur de longues distances suppose de lourds traitements, fongicides, insecticides ; raticides.

Et, détail qui a son importance, le navire en question arbore le pavillon des Bahamas, pavillon de complaisance s'il en est !

Voilà le résultat de cette agriculture industrialisée à marche forcée, toute entière tournée vers le profit de quelques-uns, périlleuse pour l'humanité et la planète, et désastreuse pour nombre d’agriculteurs que ces logiques poussent dans la fuite en avant ruineuse du chiffre à tout prix et de l’endettement.

On touche-là au cœur du problème posé par des pratiques agricoles déraisonnables et mortifères auxquelles est poussé le monde agricole au nom de «la compétitivité mondiale» , .En réalité, l’agro-business par les politiques d'export à bas coût, et de guerre des marchés - organise depuis des décennies la mise en concurrence des producteurs, pour justifier de pressurer leurs revenus et leurs vies.

Il est grand temps que l'agriculture bretonne engage une indispensable transition dont la qualité, la maîtrise agronomique, la diversification, la relocalisation, la satisfaction du marché intérieur, la coopération seront les maîtres mots,et la juste rémunération des producteurs la pierre angulaire.

Les communistes bretons dans la bataille des élections présidentielles et législatives porteront ces analyses et ces propositions avec les candidats qu'ils présenteront ou qu'ils soutiendront.

Le 16 janvier 2017

 

Xavier Compain, secrétaire régional du PCF, sera présent aux voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère le 21 janvier à 11h rue Berger à Brest, il reviendra sur nos propositions pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement et de la santé publique

Xavier Compain, secrétaire régional du PCF, sera présent aux voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère le 21 janvier à 11h rue Berger à Brest, il reviendra sur nos propositions pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement et de la santé publique

Maïs traité avec un pesticide surpuissant et dangereux au port de Brest: déclaration du secrétariat du PCF Bretagne
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