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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 16:39

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
FÉDÉRATION CGT DE LA SANTÉ
ET DE L’ACTION SOCIALE

Ces derniers jours, dans un contexte d’épidémie de grippe saisonnière, l’ensemble des hospitaliers ainsi que les médecins déploient leur énergie pour prendre en charge et soigner, avec un grand professionnalisme, tous celles et ceux qui se présentent dans les services d’urgence.
Ils effectuent leurs missions au quotidien dans des conditions particulièrement dégradées dues à des plans d’économie et un ONDAM qui ne répondent pas aux besoins de santé de la population et qui ont pour conséquence une pénurie de personnels hospitaliers, de médecins, de lits et parfois de matériel.
Ceci entraîne souvent de l’attente, des situations difficiles et des conditions de travail épuisantes.
Comment est-il possible qu’en 2017, les hôpitaux français soient débordés par une épidémie de grippe saisonnière ? C’est le produit d’une politique de réduction du financement de la Sécurité Sociale menée depuis plusieurs années par les gouvernements successifs qui entraîne fermetures de lits, réduction de l’offre de soins sur le territoire, suppressions de personnels, sans cesse dénoncées par la CGT.

Qu’a déclaré la ministre de la Santé le 21 décembre ?
« (…) J’ai adressé aujourd’hui un message à l’ensemble des hôpitaux pour qu’ils soient particulièrement vigilants et déclenchent, si nécessaire, leurs plans habituels de mobilisation. Toutes les mesures nécessaires sont prises pour accueillir à l’hôpital les patients ayant besoin d’être hospitalisés ».

Comment le gouvernement peut-il demander toujours plus au personnel hospitalier, avec la politique d’austérité qu’il mène en poursuivant la suppression de lits, sous prétexte de virage ambulatoire, en imposant les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) pour favoriser la mutualisation et la fusion de services et ainsi permettre la suppression de 22 000 postes ?

La Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale revendique une politique de santé répondant aux besoins des usagers par un financement pérenne des hôpitaux, afin que tous les moyens soient déployés pour permettre aux personnels d’accueillir et de prendre en charge dignement les patient-e-s. Cela passe par l’embauche de personnels et l’arrêt de toutes les fermetures de lits, de services et des instituts ou écoles de formation des professionnels.

Dans les suites de l’action du 8 novembre 2016 avec l’intersyndicale CGT/FO/SUD Santé et Action Sociale, les fédérations appellent à une journée de grève et de manifestation le 7 mars à Paris et en territoire dans le but d’interpeller les salarié-e-s, les usagers, les élu-e-s et la population à défendre une autre politique de santé et de protection sociale.

Montreuil, le 10 janvier 2017

Communiqué de Presse de la Fédération CGT de la santé et de l'action sociale: une désorganisation des hôpitaux suite à une épidémie de grippe qui en dit long sur les dégâts causés par la casse du service public hospitalier...
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:12
Défense des urgences de l'hôpital de Morlaix (communiqué de la CGT de l'hôpital de Morlaix)
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:30
Ehpad près de Brest. La maison de retraite recule face au tollé (Ouest-France)

Charlotte HEYMELOT, Ouest-France

La maison de retraite a changé d’avis après le tollé provoqué par l’annonce d’une hausse mensuelle des tarifs de 480 €. L’augmentation concernera uniquement les nouveaux arrivants.

Intense soulagement pour les résidents de l’Ehpad (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Kerampir, à Bohars. L’augmentation massive des tarifs mensuels annoncée le 31 décembre a finalement été annulée.

Dans un communiqué publié mardi soir, l’UGECAM Bretagne-Pays de la Loire, gestionnaire de l’établissement, dit avoir « entendu les difficultés financières que pouvaient rencontrer certains résidents et elle souhaite que les personnes accueillies aujourd’hui au sein de l’EHPAD puissent continuer à séjourner en toute sérénité ».

La hausse de 31 %, soit environ 480 € par mois, ne concernera pas les 80 résidents actuels de l’Ehpad. Les nouveaux pensionnaires devront en revanche s’en acquitter.

Les familles pas au courant

Contactées après la diffusion du communiqué, plusieurs familles de résidents ont indiqué à Ouest-France ne pas avoir été informées de la bonne nouvelle par la direction de la maison de retraite.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:54

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

Je te rappelle, que le mercredi 18 janvier (18 h – local PCF Morlaix) se tiendra une Assemblée générale de Section du PCF pays de Morlaix. 

Ordre du jour: notre activité, les législatives, point financier. 

Le jeudi 26 janvier à 18h aura lieu l'assemblée pour organiser et  lancer la fête du Viaduc, le 1er mai 2017. 

 

 

AG du PCF Morlaix ce mercredi 18 janvier à 18h
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:43
Sondage. Primaires du PS. Valls malmené, Hamon et Montebourg au coude à coude (Ouest-France, 18 janvier 2017)

Sondage. Hamon et Montebourg ont la cote, Valls recule
http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/sondage-hamon-et-montebourg-ont-la-cote-valls-recule-4739134

Quel que soit le candidat qualifié face à lui, Manuel Valls ne semble pas en passe de remporter la primaire de la gauche selon une enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange. Ce sondage montre également Benoit Hamon et Arnaud Montebourg au coude à coude au premier tour à quatre jours du scrutin. A quatre jours du scrutin, l'incertitude reste grande.

Manuel Valls continue de faire la course en tête dans les intentions de vote à la primaire de la gauche. Selon le sondage, il recueillerait 34 % des suffrages au premier tour. Pas suffisamment pourtant pour enclancher une dynamique porteuse jusqu’au second tour.

Au second tour de cette primaire à gauche, Manuel Valls s’inclinerait face à Benoît Hamon. Ce dernier, porté par 27 % d’intention de vote au premier tour l’emporterait finalement avec 52 % des suffrages contre 48 % à l’ex-Premier ministre. Manuel Valls s’inclinerait également face à Arnaud Montebourg (48 % - 52 %) si l’ancien ministre du Redressement productif arrivait à se hisser au second tour.

Quel que soit son adversaire au second tour, Manuel Valls semble être victime du report des voix. Les scores pressentis dans les besaces de Vincent Peillon (7 %), Sylvia Pinel (3 %), François de Rugy (2 %) et Jean-Luc Bennahmias (1 %).

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:32
Combien en ont rêvé... Une gifle pour Manuel Valls à son arrivée en Bretagne à Lamballe grâce à un jeune homme plein d'applomb

Une revanche pour les brutalisés du combat contre la loi travail, les victimes de la politique pro-riches de Manuel Valls (pauvres et salariés), les syndicalistes condamnés et criminalisés, les jeunes battus quand ils manifestent contre Notre-Dame-des-Landes ou le barrage de Sivens, les migrants et réfugiés traqués. Un acte situationniste finalement pas si violent que ça comparée à la violence d'Etat qu'incarne la politique de Manuel Valls, qui était accompagné de Jean-Yves Le Drian à Lamballe.    

Le Figaro - 18 janvier 2017

VIDÉO - L'ancien premier ministre a été agressé alors qu'il sortait de la mairie de Lamballe, aux côtés de Jean-Yves le Drian. Le jeune assaillant a été interpellé, et Manuel Valls a décidé de porter plainte.

Décidément, faire campagne sur le terrain s'annonce compliqué pour l'ancien premier ministre Manuel Valls. Il avait déjà été l'objet d'une attaque à la farine à la fin décembre, à Strasbourg. Un nouveau cap a été franchi ce mardi: l'ancien premier ministre a été agressé par un jeune homme qui l'a frappé au visage vers 16 heures, à la sortie de la mairie de Lamballe (Côtes d'Armor). L'assaillant a rapidement été maîtrisé par le service de sécurité et interpellé. Comme le rapporte France Bleu Armorique, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, présent au moment des faits, a été un instant pris d'inquiétude. Mais c'était sans compter l'aplomb de Manuel Valls, qui a terminé sa visite sans sourciller.

En sortant de la mairie, Manuel Valls s'est prêté à un traditionnel serrage de mains. C'est alors qu'un jeune homme aux cheveux bouclés lui a tendu la main, une invitation qu'il a soudain transformée en gifle, tout en criant: «Ici, c'est la Bretagne». L'ancien premier ministre a tenté d'esquiver et le jeune homme n'a pu que le toucher légèrement au visage. Un membre du service de sécurité a aussitôt refoulé le jeune homme, le plaquant en quelques secondes au sol, en le renversant sur le grillage de chantier qui était situé derrière lui. Le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui accompagnait le candidat, a aussitôt demandé à Manuel Valls: «Ça va, Manuel?», avant de s'engouffrer avec lui dans leur voiture stationnée à quelques mètres de là.

Peu après, Manuel Valls, détendu, a réagi à l'incident devant la presse: «Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer», a-t-il dit. Et d'ajouter: «Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence.» «Moi», a-t-il encore dit, «ce que je veux c'est convaincre les Français, qu'ils viennent voter, qu'ils se saisissent de leur destin (...) donc je vais au contact des Français, je n'ai pas peur.» Après réflexion, Valls a finalement décidé de porter plainte. «Il ne faut jamais oublier qu'un coup, un acte physique, c'est quelque chose de très violent. C'est le symbole. Si vous laissez passer un acte de violence, c'est une forme d'acceptation», explique-t-il en privé.

Jeune militant de la cause régionale bretonne

«On sait qu'on vient en Bretagne… Il y a les militants de Nuit Debout qui sont très présents. Ils étaient une dizaine. Il n'y a pas eu de bagarre, mais un homme, qui n'avait pas le profil d'un militant, a tenté de lui attraper le bras. L'officier de sécurité n'a pas voulu prendre de risque. L'homme s'est fait interpeller», a d'abord tenté de minimiser le directeur de campagne de Manuel Valls Didier Guillaume, sans qu'il soit possible de déterminer si le jeune homme en question est bien lié au mouvement issu de la contestation de la loi Travail.

Selon l'entourage de Manuel Valls, il s'agirait «d'un jeune homme proche de l'extrême droite bretonne», sans doute au vu de la «quenelle» qu'il fait sur son profil Facebook. Son père, interrogé mercredi par Le Parisien, explique de son côté que ce jeune militant de la cause régionale bretonne actuellement sans emploi «ne se reconnaît pas vraiment dans la société actuelle». «Il s'agit d'un geste de rébellion, pas de haine. Mon fils n'est pas un garçon méchant», ajoute le père, qui conclut: «Maintenant, il va devoir assumer». Le jeune homme de 18 ans, rappelé à la loi en 2014 pour usage de stupéfiants, et qui soutient sur les réseaux sociaux divers mouvements défendant «la souveraineté du peuple breton», a été placé en garde à vue. Il aurait indiqué ne pas apprécier la manière dont l'ex-premier ministre «traitait les citoyens», selon Le Parisien.

«Cette violence n'a pas sa place dans la République», a pour sa part réagi Bernard Cazeneuve sur Public Sénat. Le premier ministre a exprimé «affection et amitié» pour le candidat à la primaire organisée par la gauche. La série noire se poursuit pour Manuel Valls, qui était en déplacement Bretagne au lendemain d'un meeting annulé à Rennes, officiellement pour des raisons d'agenda. Mais des menaces sérieuses d'opposants à la loi El Khomri et la perspective de se voir à nouveau attaqué semblent avoir convaincu son équipe de campagne de reporter. Du côté de ses partisans aussi, la campagne de Manuel Valls peine à trouver son rythme de croisière. L'ex-locataire de Matignon a des difficultés à remplir les salles, et certains de ses soutiens ne cachent pas leur trouble devant ses positionnements de campagne, sur le thème «j'ai changé».

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:58
Conférence débat avec Bernard Thibault à 18h à Brest  (salle de La Cormorandière)

Conférence débat avec Bernard Thibault

Mercredi 18 janvier, à 18 heures Salle de La Cormorandière

Club nautique du Moulin-Blanc, à Brest

 

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et actuellement membre du Bureau international du Travail, fait paraître « la troisième guerre mondiale est sociale ». Présentation de l’ouvrage par les Éditions de l’Atelier.

 

Depuis plus de trente ans, la version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu intouchable qui s’étend progressivement à tous les domaines de la vie des pays de la planète.

 

Cette bataille économique, menée à l’échelle du globe, a fait de de l’embauche des travailleurs au moindre coût et sans normes protectrices sa ligne directrice. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes et la plupart du temps invisibles.

 

Ainsi 40% des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler et ne bénéficient pas de l’éducation, des travailleurs chinois sont employés dans des conditions infrahumaines, depuis 2012, plus de 1200 travailleurs népalais et indiens sont morts sur les chantiers de construction des stades de la coupe du monde de football, en France des travailleurs détachés sont payés 300 euros par mois …Comment sortir de ces régressions ?

 

Ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration l’Organisation internationale du travail (OIT), Bernard Thibault dénonce dans cet ouvrage ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. Contrairement au sentiment largement répandu, la solution à cette dérive n’est pas le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices tant du point de la rémunération par un salaire décent qu’en termes de conditions de travail.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:57

Du pouvoir de dislocation du chômage et de la précarité de masse et de l'absence de capacité ou de volonté des politiques d'y mettre fin qui amène l'électeur à se vouer aux recettes de n'importe quel charlatan. 

Du pouvoir du simulacre en politique et dans les démocraties modernes. 

Du pouvoir d'envoyer mille reflets contradictoires de celui que l'on ne connaît pas, derrière l'apparence de brillant et d'ambitieux jeune homme au physique séduisant, fonceur et sans tabou. Macron, l'homme caméléon qui renvoie les hommes de droite, de gauche, les ni-droite ni-gauche, les indéterminés, à leurs aspirations ou à la confusion de leurs pensées.  

Des régressions infantiles produites par l'hyper-présidentialisme transformant pour beaucoup  la vie politique en conjugaison de fièvre narcissique et d'idolâtrie béate. 

Du brouillage des repères idéologiques entre droite et gauche, de la méfiance et de la déception vis-à-vis des partis traditionnels. Emmanuel, dit merci à François Mitterrand, dit merci à François Hollande! Ne sois pas un fils ingrat. 

De la permanence et de la croissance d'une subjectivité politique ni droite ni gauche, pourvu que ça marche... 

De la capacité nouvelle de la technocratie et du monde des affaires à devenir sexy et à exercer le pouvoir directement, plutôt que par l'intermédiaire de politiciens chevronnés. Macron, c'est Raymond Barre avec une gueule de jeune premier. 

De la dépolitisation d'une bonne part des citoyens qui regardent la politique comme un match de boxe, un spectacle, complètement désabusés sur son efficacité, et qui accordent leurs bravos aux plus belles formules, aux forts en gueule, aux starlettes du moment du show politique.  

Du pouvoir de la jeunesse en politique et de la rhétorique du modernisme... Voyez Giscard en 1974. 

De la crise du PS que Hollande et Valls ont envoyé dans le mur, mais plus grave, le pays et la gauche avec! 

De la désorientation des dirigeants socialistes et de la conversion depuis un moment déjà d'une partie d'entre eux au néo-libéralisme. 

Des conquêtes idéologiques du néo-libéralisme: où comment un homme de la finance, banquier d'affaires chez Rotschild, peut passer au cabinet du Président, le trahir, se présenter seul contre un vieux Parti, passer pour un homme providentiel sans jamais avoir affronté le suffrage universel avec pour seul fait d'arme celui d'avoir oeuvré au cabinet de Hollande et au gouvernement à une politique pro-business contre les régulations, le droit du travail et les services publics. Macron: c'est le culte de l'individualisme, des hommes forts, de la réussite personnelle évaluée en costard et en tape-à-l'oeil. L'équivalent centriste d'un Berlusconi ou d'un Sarkozy. Un épigone de Tony Blair ou de Tapie.  

De la puissance de la marchandisation du politique dont le devenir publicitaire est à l'oeuvre et du storytelling dans un contexte de concentration de la majeure partie des médias aux mains de quelques capitalistes ou de leurs alliés objectifs.

Si Macron était dans le trio de tête des Présidentielles, ce serait le signe de la capacité du système capitaliste et oligarchique à remplacer des valeurs refuges démonétisées (le PS social-libéral passé à la centrifugeuse de 5 ans de hollandisme, Juppé le prétendu "modéré") par d'autres monnaies de singe encore peu expérimentées, de manière à ce que l'on ait le choix entre l'extrême-droite ennemie des syndicats et amie des riches et des inégalités traditionnelles et "naturelles" malgré son discours anti-libéral de façade, Fillon et sa droite ultra-libérale, et Macron, la version soft et cool du néo-libéralisme. 

Les conditionnements sont bien en place mais l'électeur reste libre et souverain en démocratie et il ne tient qu'à lu, et au sérieux des "offres" concurrentes, de renvoyer Macron à ses conférences et conseils à plusieurs centaines de milliers d'euros pour l'aristocratie du capital.    

Alors, en marche pour devenir tous des millionnaires, ou en révolte contre le cynisme de ceux qui ne se contentent pas de vous asservir sous le règne de l'argent roi mais voudraient encore vous faire aimer le veau d'or de l'argent souverain et du big business? 

Ismaël Dupont 

 

 

  

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:53
L'amnésie d'Emmanuel Macron sur les sables de la baie de Lannion (Le Monde)
L’« amnésie » d’Emmanuel Macron sur les sables de Lannion

 

A Quimper, le 16 janvier, le candidat à la présidentielle a nié avoir autorisé aucune extraction, disant n’avoir donné « que des permis de recherche », ce qui est faux.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

 

En meeting à Quimper (Finistère) lundi 16 janvier, Emmanuel Macron a réfuté sur l’antenne de France 3 Bretagne avoir autorisé l’extraction de sable marin dans la baie de Lannion. C’est pourtant bel et bien le cas. Pour mieux comprendre ce dossier, un bref rappel des faits s’impose.

 

Quel est ce projet d’extraction de sable ?

 

Plusieurs entreprises minières s’intéressent depuis plusieurs années aux ressources sableuses de la baie de Lannion, dans les Côtes-d’Armor. Le sable est une ressource essentielle, présente dans de nombreux matériaux (ciment, verre), et est très recherché. Mais si les fonds marins de la baie de Lannion, riches en sable coquillier, sont convoités, ce n’est pas pour servir à la construction de bâtiments, mais pour fertiliser les terres agricoles bretonnes en diminuant leur acidité. Les agriculteurs avaient auparavant recours au maërl, unhabitat marin biogénique constitué d’algues corallinacées riches en calcaire, désormais protégé.

Malheureusement, l’extraction de sable a de réelles conséquences écologiques, autant pour la faune marine des fonds, directement menacée par l’extraction, que pour les côtes, qui peuvent être déstabilisées et menacées par l’érosion et la montée du niveau de la mer.

En réaction aux velléités d’extraction de plusieurs entreprises minières, une partie des habitants de Lannion et d’autres communes proches s’est organisée pour lutter contre ce qu’elle estime être une menace environnementale directe pour l’écosystème de ces côtes, qui comptent deux parcs proches classés Natura 2000. La dune sous-marine concernée sert notamment d’habitat à de nombreuses espèces de poissons, et s’ils étaient menacés, cela fragiliserait la stabilité de l’écosystème et de la chaîne alimentaire.

Pas moins de six associations (dont Sauvegarde du Trégor), alliées aux élus locaux, ont contesté ce projet minier devant la justice administrative. Un premier recours, déposé devant le tribunal administratif de Rennes, a été rejeté le 5 septembre 2016. Les associations ont alors porté la contestation devant le Conseil d’Etat, le 16 novembre, appuyées par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. Le 5 décembre, celui-ci a rejeté la requête des associations qui demandaient l’annulation du permis d’exploitation.

L’extraction de sable a quant à elle débuté dans la nuit du 5 au 6 septembre 2016, deux jours après que le tribunal administratif eut rejeté la contestation des opposants au projet. L’entreprise extractrice, la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), a en effet obtenu une concession de quinze ans sur quatre kilomètres carrés dans la baie de Lannion, accordée notamment par… Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.

Emmanuel Macron a autorisé l’extraction du sable

[A propos de l’extraction du sable] : « Je ne l’ai pas autorisée, si j’avais suivi strictement la loi quand j’étais arrivé ministre, j’aurais donné l’autorisation immédiate. »

 

En avril 2015, huit mois après son arrivée au ministère de l’économie, Emmanuel Macron a bel et bien signé le décret donnant une concession d’exploitation de quinze ans (jusqu’en 2030, donc) à la CAN.

Le décret, publié le 14 septembre 2015, précise que le volume de sable extrait devra être progressif : il ne pourra excéder 50 000 mètres cubes la première année, 100 000 m3 la deuxième, 130 000 m3 la troisième et 250 000 m3 à partir de la quatrième année. En outre, la surface d’exploitation annuelle ne pourra dépasser 1,5 kilomètre carré de la surface sur laquelle porte la concession.

 

La zone d'exploitation des sables de la baie de Lannion

La zone d'exploitation des sables de la baie de Lannion

L’ancien ministre semble surpris par le fait que l’exploitation du sable, qui est selon lui une « erreur », a débuté. Il n’y a pourtant rien d’étonnant, puisque la concession qu’il a donnée les autorise de facto à extraire le sable des fonds marins (à condition tout de même que la préfecture prenne un arrêté - renouvelable tous les ans - en ce sens).

Emmanuel Macron a également mis en avant, sur France 3 Bretagne, le fait qu’il avait incité l’entreprise à envisager d’extraire des dunes plus distantes de la côte : « Là, c’est encore un peu trop près », leur avait-il dit. Un rapport du ministère de l’environnement daté d’octobre 2016 précise en effet que le ministère de l’économie a demandé à la CAN, par un courrier du 7 juillet 2015, de proposer une feuille de route pour explorer des dunes sous-marines plus distantes des côtes. La demande a été formulée cependant après que le même ministère eut accordé le premier permis.

La faisabilité d’une telle exploitation reste pour le moment « incertaine », selon les relevés faits sur place. L’existence de bancs sableux plus lointains a été mise en évidence à des profondeurs supérieures à 78 mètres, mais leur épaisseur et la nature du sable restent, à ce jour, inconnues.

De son côté, la CAN exclut pour le moment une telle hypothèse, arguant des fortes contraintes techniques et financières qui pèsent sur l’exploitation de ces bancs en profondeur.

 

Lire aussi :   L’extraction de sable dans la baie de Lannion est provisoirement stoppée

L’« amnésie » d’Emmanuel Macron sur les sables de Lannion
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/17/l-amnesie-d-emmanuel-macron-sur-les-sables-de-lannion_5064204_4355770.html

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:46

Déclaration de la section de Brest et de la fédération du Finistère du PCF

 

25 500 tonnes de maïs traité à la phosphine et stocké dans le port de Brest :

ce n'est pas un sujet de santé publique pour la préfecture !


 

Depuis bientôt un mois, 25 500 tonnes de maïs importées de Roumanie pour le compte du groupe breton Triskalia et destinées à l'alimentation animale, restent stockées dans le port de Brest en raison d'émanations toxiques résultant d'un traitement à la phosphine, un pesticide extrêmement dangereux pouvant entraîner de graves conséquences neurologiques, respiratoires et cardiaques.

L'alerte a été donnée par les dockers de Brest et par des collectifs de soutien aux salariés victimes des pesticides, et des contrôles de services de l'État ont eu lieu, révélant que la teneur en gaz toxiques reste anormale.

Pourtant le représentant du préfet estime que ce n'est pas un sujet de santé publique !

Qu'en pensent les marins qui ont convoyé cette cargaison à haut risque ? Les dockers qui l'ont déchargée et selon lesquels il aurait suffi de respirer le gaz au-dessus de la cale pour « partir en un quart d'heure » ? Qu'en pensent les chauffeurs appelés à transporter ce chargement qui représente l'équivalent de 830 camions ? Et les ouvriers qui manipuleront ces produits toxiques dans leur usine, alors que plusieurs cas de graves contaminations par ces pesticides sont en cours de jugement depuis plusieurs années ?

Sans oublier les paysans qui recevront ce maïs pour leurs animaux, tout cela finissant dans la chaîne alimentaire et donc dans l'assiette du consommateur.

Dans l'immédiat, nous exigeons que toutes les précautions soient prises par les services de l'État pour surveiller et contrôler ces gaz toxiques, pour protéger la population de tout effet nocif, et que le maïs ne soit pas livré tant que la preuve de son inocuité ne sera pas apportée.

Il faut rechercher aussi les responsables de cette situation qui doivent assumer leurs responsabilités financières dans le coût de ces opérations, voire pénales s'il y a lieu.

Au-delà, ce triste épisode pose plusieurs questions de fond.

Il souligne avec force la nécessaire réorientation des pratiques agricoles. Il est urgent de tourner le dos à cette agriculture intensive polluante qui s'est développée sous la pression de la finance, et d'engager une transition écologique vers une agriculture paysanne, relocalisée, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et aux consommateurs d'accéder à une alimentation saine et de qualité.

Est posée aussi la question de la protection des salariés au travail. Et l'on ne peut que s'inquiéter de la mise en application de la Loi Travail et des graves reculs qu'elle porte en matière de médecine du travail.

Enfin est mise en évidence une nouvelle fois l'importance pour la sécurité de la population de services publics de qualité. Or leur capacité à remplir leurs missions a déjà été affaiblie ces dernières années par les politiques d'austérité et certains candidats à la présidentielle ne cachent pas qu'ils ont fait le choix idéologique de les démanteler.

 

Sur tous ces terrains, les communistes et leurs élus sont et seront mobilisés, avec les salariés, avec les paysans, avec les citoyens, pour lutter contre les reculs sociaux et la mainmise de la finance, pour une société de progrès social et écologique, pour l'Humain d'abord.

 

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF

Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF Brest 

Yvonne Rainero, membre de la commission nationale santé du PCF et animatrice de la commission finistérienne santé-protection sociale du PCF

25 500 tonnes de maïs traités à la phosphine et stocké dans le port de Brest: ce n'est pas un sujet de santé publique pour la préfecture! (PCF Brest et PCF Finistère)
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Présentation

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