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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:14
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:06

Pétition qui commencera à recevoir des signatures devant le kiosque ce samedi 4 février à 11h à Morlaix. 

   Lettre ouverte au  Parquet de Brest, responsable de  la demande de tests osseux

                         Un jeune lycéen morlaisien étranger demande protection !

 

                 Arrivé en France en mai 2016, il a été reconnu mineur isolé étranger par la cellule d'évaluation du conseil départemental de Loire-Atlantique.  Ce jeune a été dirigé vers le Finistère pour être pris en charge  par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) de Morlaix.

          Mais en janvier 2017, le CDAS (Centre Départemental d’Action Social) de Morlaix lui signifie la fin de sa prise en charge. Cette décision a été prise par le Parquet de Brest suite à des tests osseux et à une authentification de son document d’état civil, des conclusions d'enquête auxquelles il n'a pas accès. 

            Malheureusement, cette situation de jeune mineur étranger  déchu de ses droits à la protection de l’enfance n’est pas un cas isolé malgré les récriminations de l’Académie de Médecine sur les tests osseux

« Le problème reste que cet examen, dont la marge d’erreur est considérable, ne bénéficie plus d’aucun crédit. Lorsqu’il est réalisé sur les plus de 16 ans, il est unanimement considéré comme non fiable. Son interdiction a été demandée par l’ordre des médecins comme par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) » Rapport 2007.

     Des membres du Parlement et le Défenseur des droits de Paris  soutiennent cette remise en cause des tests osseux.

 

             Nous, signataires de cette pétition, ne pouvons accepter, que ce jeune mineur isolé soit dépourvu de ses droits à la protection de l’enfance  et mis dans une situation de vulnérabilité contradictoire avec les droits de l’homme.

           C’est pourquoi,  Monsieur  le Procureur, dans l'intérêt supérieur de l'enfant comme précisé dans les droits de l'enfant, nous vous demandons de réexaminer la situation de ce jeune mineur étranger et de lui accorder la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance.

 

 

Nom

 

Adresse

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

***

Mardi 31 janvier au soir, un comité de soutien se réunissait à l'initiative de Morlaix-Libertés au Comité de chômeurs de Morlaix pour appuyer un jeune de 17 ans arrivé à France l'été dernier, reconnu mineur par la cellule d'évaluation de Nantes à partir d'entretiens, de questionnaires, d'examen de son parcours scolaire, puis envoyé à Morlaix en août faute de place d'accueil de l'aide sociale à l'enfance à Nantes et en Loire-Atlantique, et qui a fait l'objet d'une procédure de réévaluation de son âge et d'authentification de ses papiers commandée par le parquet de Brest, qui a une politique de mise en doute de l'âge des jeunes migrants et de pratique régulière des tests osseux, alors qu'on sait bien que leurs résultats présentent une marge d'indétermination importante, de l'ordre de 18 mois. 

Le jeune, scolarisé au lycée Tristan Corbière, avait perdu ses papiers d'identité dans son processus de migration mais a pu fournir une attestation d'état civil de son pays d'origine avec sa date de naissance. 

Mais le parquet, se basant sur un examen médical et radiologique sujet à caution, et pratiqué dans un but non thérapeutique, ce qui pose tout de même question quant à la déontologie médicale, affirme que ce "jeune homme apparaît majeur". "Apparaît", cela suppose un doute, une marge d'incertitude, celle étant d'autant plus grande que ce diagnostic effectué à partir d'un test osseux lancé pour débouter de ses droits le jeune, contredit l'évaluation de la cellule nantaise. 

Résultat, à partir du 31 janvier 2017, le jeune était à la rue, perdait ses droits à l'hébergement en structure.  

Beaucoup d'étrangers mineurs isolés sont dans ce cas: l'Etat les dépossède de leurs droits et les mets dans la rue, sur le chemin de l'exil, alors qu'ils commençaient à s'intégrer et à se scolariser après des parcours de migration souvent traumatisants, où ils ont pu être volés, battus, où ils ont pu voir mourir des camarades, en les mettant à la merci des réseaux, des trafiquants. C'est tout simplement de la maltraitance par rapport à l'enfance à danger. C'est une entorse aux droits de l'enfant.   

Le comité de soutien à ce jeune africain va faire une requête devant le juge des enfants et une demande d'audience pour que la décision du Conseil Départemental de supprimer les aides et l'hébergement pour ce mineur isolé, elle-même dépendant d'une décision du parquet de Brest (le parquet de Quimper n'a pas les mêmes pratiques en la matière), soit revue et cassée. 

Nous sommes persuadés que ce jeune est mineur et refusant les pratiques de suspicion généralisée qui desservent les jeunes migrants. Nous voulons pour lui une scolarité, une formation professionnelle en France, un avenir, et pas un avenir de sans-papier à la rue ou en squat.

Nous voulons qu'il puisse continuer à aller à l'école, où sa place se trouve, et qu'il puisse bénéficier d'un hébergement compte tenu de son absence totale de ressources et de son statut de mineur et d'élève.

Nous allons interpeller les élus du Conseil Départemental et faire signer une pétition en soutien à ce jeune et contre les pratiques de tests osseux vis-à-vis des mineurs isolés, que la France est un des seuls pays à pratiquer, qui sont remises en cause par l'ordre des médecins.

Le comité de soutien va adresser une lettre au procureur de la République et au Juge des enfants qui a le pouvoir de replacer ce mineur isolé.

Il faut savoir que depuis la circulaire Taubira de 2013 qui oblige à repartir dans tous les départements les mineurs isolés qui arrivent sur le territoire français, il y a environ 200 jeunes mineurs isolés étrangers dans le Finistère pris en charge par l'aide sociale à l'enfance ou qui attendent dans des chambres d'hôtel réglées de bénéficier d'un hébergement en structure adaptée.

Ils ne dépendent ni de Coallia, ni du 115 et de la DDCS. Beaucoup d'entre eux sont exposés aux déqualifications de leur situation comme ce jeune scolarisé à Morlaix, ou à des avis des pertes d'aide et des avis d'expulsion dès qu'ils atteignent leur majorité.

Nous ne voulons pas de cette France qui pour restreindre au maximum l'immigration n'hésite pas à créer des cortèges de sans-droits, de sans-abris, et à plonger dans l'extrême précarité des jeunes qui ont déjà beaucoup souffert dans leur pays d'origine et sur le chemin de migration.

Ismaël Dupont.    

Lire aussi cet avis de la commission consultative des droits de l'homme: 

Commission Consultative des droits de l’homme

Les mineurs isolés doivent être réintégrés dans le droit commun de la protection de l’enfance

 

Dans une déclaration adoptée à l’unanimité le 26 janvier 2017, la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l"Homme) s’inquiète de la situation des mineurs isolés placés en Caomi (centres d’accueil et d’orientation des mineurs son accompagnés) à issue du démantèlement du bidonville de Calais.

À la fin du mois d’octobre 2016, les pouvoirs publics ont démantelé le bidonville de Calais en procédant à l’évacuation des migrants vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis dans tout le pays. Les mineurs privés de la protection de leur famille qui avaient été alors repérés ont été conduits vers des CAO qui leur sont spécialement dédiés, les CAOMI. Dans une déclaration du 8 novembre dernier, la CNCDH appelait les autorités publiques à réintégrer au plus vite ces mineurs au sein du dispositif de droit commun de la protection de l’enfance.

Pourtant, à ce jour, très peu de mineurs ont pu faire l’objet d’une évaluation de minorité et d’isolement par les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, ce qui contribue à retarder leur prise en charge par le système de protection de l’enfance.La CNDH fait part de son extrême préoccupation à l’égard des retards pris pour l’évaluation sociale des MIE et renouvelle son appel aux autorités locales à intégrer les MIE au plus vite dans le dispositif de droit commun de la protection de l’enfance et à mobiliser les moyens médico-sociaux, éducatifs et juridiques nécessaires à la protection effective des droits fondamentaux des mineurs isolés.La CNCDH s’inquiète plus généralement de la pérennisation de dispositifs spéciaux (CAO et CAOMI), dérogatoires au droit commun, mis en place pour répondre à des situations humanitaires désastreuses consécutives aux carences des pouvoirs publics nationaux et locaux, aussi bien au Royaume-Uni qu’en France, sans omettre les carences de l’Union européenne, dans la gestion de la crise migratoire.

La déclaration de la CNCDH

Mineurs isolés - le scandale des tests osseux et des mises à la rue. Un comité de soutien se monte pour un jeune scolarisé à Morlaix à qui le Conseil Départemental retire ses droits à l'hébergement sur avis du parquet de Brest
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:56
Etats-Unis: un juge fédéral bloque le décret anti-immigration et de xénophobie anti-arabe et musulmane  (Ouest-France, 4 février 2017)

Un juge fédéral de Seattle a ordonné vendredi soir la suspension à la grandeur du pays du décret de Donald Trump qui interdit temporairement l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Cette décision constitue la contestation la plus forte à ce jour du décret du président américain, qui l'a justifié lors de sa signature le 27 janvier par la nécessité d'assurer la sécurité des États-Unis. Le recours avait été déposé par les États de Washington, où se trouve Seattle, et du Minnesota. 

Le département de la Justice n'a pas tout de suite fait appel, qui serait suspensif. « Le département va examiner l'arrêt écrit du tribunal et décider des mesures à prendre », a-t-il dit dans un communiqué. L'ordre écrit devrait être communiqué pendant le week-end. 

De son côté, dans un communiqué envoyé en milieu de soirée, la Maison Blanche a qualifié dans un premier temps cette décision de justice de « scandaleuse », avant de renvoyer une nouvelle version du texte quelques minutes plus tard, en supprimant ce terme.

«Le président n'est pas au-dessus de la loi»

« Cette décision suspend le décret présidentiel sur le champ », a commenté le ministre de la Justice (attorney general) de l'État de Washington, Bob Ferguson, nommé à ce poste par l'ancien président républicain George W. Bush. Il a ajouté s'attendre à ce que les autorités fédérales respectent cette décision de justice. 

« Personne, pas même le président, n'est au-dessus de la loi », s'est réjoui le gouverneur de l'État de Washington, le démocrate Jay Inslee. Outre la "mesure provisoire de protection" accordée aux ressortissants des pays visés par le décret, le magistrat de Seattle a jugé les plaignants fondés à engager des poursuites judiciaires contre les autorités fédérales. 

D'autres contestations judiciaires à venir

« C'est une magnifique journée pour l'état de droit dans ce pays », a commenté l'avocat de l'État de Washington, Noah Purcell. Alors que le juge de Seattle rendait sa décision, des recours similaires étaient examinés dans quatre autres États, les plaignants arguant notamment du fait que le décret de Donald Trump viole la Constitution en créant une discrimination religieuse.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 05:59

Communiqué de presse : Madame NICOLAS se désolidarise de François FILLON, mais elle reste solidaire de son projet.

Je prends acte de la position de Madame NICOLAS qui appelle aujourd'hui au retrait de François FILLON face au lamentable spectacle qu'il nous donne depuis plusieurs jours. Pour autant, en parlant du casting, elle continue de masquer son soutien au projet ultra-réactionnaire que la droite porte. Ce projet, c'est travailler plus sans gagner plus, c'est l'augmentation de la TVA pour tous, c'est la suppression de 500 000 fonctionnaires et des services publics qui vont avec, c'est la casse de la Sécurité Sociale, c'est la remise en cause du droit à l'avortement, c'est un climat de haine et de division permanent qui stigmatise les plus faibles. Cette semaine, les parlementaires de droite ont refusé de voter la proposition de loi visant à mettre en place une COP fiscale qui pourtant permettrait d'en finir avec l'évasion fiscale et le manque de transparence. Cette prise de position en dit long sur la volonté des élus LR de moraliser notre société...

Il y a les paroles et puis il y a les actes. Si elle était élue députée, François FILLON candidat au pas à la présidentielle, Gaëlle NICOLAS agirait pour la mise en œuvre d'un projet de société rétrograde et anti-social. Tout au long de la campagne, je m'emploierai à démasquer ce qu'il y a derrière la posture : un projet au service des forces d'argent qui ne prend pas en compte l'intérêt de la population de la 6è circonscription du Finistère.

Maxime PAUL

Candidat aux élections législatives

Article du Poher (1 au 7 février 2017) sur une réunion publique de Maxime Paul, candidat communiste et de rassemblement de la gauche aux législatives, à Carhaix

Article du Poher (1 au 7 février 2017) sur une réunion publique de Maxime Paul, candidat communiste et de rassemblement de la gauche aux législatives, à Carhaix

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 14:25

 

L’HUMANITE DIMANCHE

LA CHRONIQUE DE JEAN-CHRISTOPHE LE DUIGOU (*)

 

LE LBO FINANCE LE RACHAT D'UNE ENTREPRISE PAR UN EMPRUNT REMBOURSÉ PAR LA SOCIÉTÉ ACHETÉE... ÇA NE VA PAS SANS CASSE SOCIALE.

 

 

 

 

 

Caroll, La Halle, Chevignon, Naf Naf, Kookaï... Le premier groupe français d'habillement et de chaussures Vivarte est dans la tourmente. Après plusieurs cessions de magasins et des menaces sur l'enseigne André, plusieurs syndicats redoutent un plan de licenciement massif. La crise de Vivarte nous ramène à la manière dont la firme est tombée dans les griffes d'investisseurs financiers qui se sont littéralement enrichis en pillant le groupe. Au premier rang desquels le fonds Atticus qui en avait pris le contrôle en 2000 avant de le céder au fonds PAI en 2004, puis à Charterhouse en 2006... En cause, la dangereuse technique de reprise par LBO.

Le cas Vivarte n'est pas exceptionnel. La liste est longue des entreprises passées sous LBO au cours des années récentes. On peut retenir pour la France les exemples de Numericable, Picard, B & B Hotels, Govoyages, PagesJaunes, Cegelec, Courtepaille, TDF, du Printemps, de Legrand, Yoplait... Et, derrière les opérations les plus médiatisées, se cache une longue liste d'entreprises de taille moyenne qui ont été reprises par des fonds d'investissement depuis dix ans. Selon l'organisation des investisseurs financiers, près d'un salarié sur dix dépendrait aujourd'hui d'une firme sous LBO. Que se cache-t-il derrière ce sigle ? Une technique financière d'achat d'entreprises qui est tout sauf neutre.

Le leverage buy out (LBO) est un terme anglais qui signifie « financement d'acquisitions par emprunt ». Une société holding finance tout ou partie du rachat d'une entreprise en ayant recours à l'endettement bancaire ou obligataire remboursable par la société achetée, ce qui permet d'augmenter artificiellement la rentabilité des capitaux propres. Ajoutons que l'attrait des LBO est renforcé par l'application d'un régime d'intégration fiscal favorable. Le « miracle » a bien sûr une contrepartie. La dette d'acquisition, bancaire ou non, est remboursée par une ponction plus importante sur les flux de trésorerie de la société achetée, qui s'en trouve appauvrie d'autant.

Première conséquence, une pression accrue sur la masse salariale, l'emploi et les salaires. Pour dégager de la trésorerie, il faut diminuer les coûts, réduire le fonds de roulement. D'où généralement un plan social pour dégraisser les effectifs qui accompagne la reprise de l'entreprise. Deuxième conséquence, la réduction des investissements. Si l'objectif pour le financier est de revendre ses titres au bout de cinq ans, pourquoi se préoccuper du long terme ? Pourquoi faire de la recherche, du développement ou des investissements qui ne donneront des résultats que dans sept ou dix ans ? Troisième conséquence, la perte de contrôle sur la stratégie de l'entreprise. Cette dernière se réduit à la plus simple expression. Pas question de s'interroger sur les produits et services à développer, les marchés à conquérir, les alliances à envisager.

Tous ces éléments n'ont pas de sens pour les financiers, qui se sont organisés pour que tous les pouvoirs essentiels soient transférés à la holding. En fait, c'est ce que les experts appellent « le pouvoir disciplinaire de la dette » qui est installé à tous les étages.

La compréhension de cette pratique désastreuse est indispensable pour esquisser des alternatives. Il est nécessaire de mettre sur pied de nouveaux instruments de financement des entreprises : pôle financier public, fonds régionaux pour le développement, institutions coopératives.

(*) Économiste et syndicaliste.

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 14:22
"Rassemblement à gauche: assez de paroles, des actes". Tribune d'économistes communistes: Yves Dimicoli, Denis Durand, Fréderic et Paul Boccara, Jean-Marc Durand... ( 3 février 2017)

RASSEMBLEMENT A GAUCHE: ASSEZ DE PAROLES, DES ACTES

Deux événements politiques considérables, le naufrage possible de la candidature Fillon et surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls, créent une situation tout à fait nouvelle. Cela relance le défi et la possibilité d・un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l・extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l・austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

Dans ces circonstances, la responsabilité du PCF est immense. Son apport est indispensable

pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF,

- pour démasquer l'imposture du FN

pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique,

- pour dépasser par le haut les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche anti-austérité.

En effet, le PCF est porteur d'une exigence de cohérence qui associe l・énoncé d・objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l'utilisation de l・argent des entreprises, des banques, de l'État et même de l'Union européenne. C'est seulement ainsi, à l・appui des luttes, qu'on arrivera à conjuguer, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à son camp tandis que ce dernier laisse s・accréditer l'idée que son objectif serait de « siphonner » l'électorat du leader de la « France insoumise ».

Continuer ainsi, c'est courir à la catastrophe d'un deuxième tour entre la droite et l'extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Pas le PCF qui en décidant de soutenir Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré aussi vouloir demeurer très attentif aux évolutions de la situation à gauche pour pouvoir saisir jusqu'au bout la possibilité d'un rassemblement.

Celle-ci émerge aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas pour les communistes de renier leur choix mais au contraire de l'accomplir jusqu'au bout. Il est urgent que le Conseil national du PCF, organisme dirigeant, se réunisse et prenne des initiatives pour que la gauche sorte de cette double impasse, et pour amener ses candidats à s'inscrire dans un rassemblement anti-austérité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger.

Sur quels grands axes ?

1/ emploi, travail, salaires  : face aux défis de la révolution informationnelle, conquérir des moyens financiers (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l・emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n・est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies.

2/ protection sociale  : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l・emploi. Ce n・est pas le « coût du travail » qu・il faut baisser, c・est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.

3/ services publics  : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd・hui si insuffisante tout en développant l・efficacité de la production nationale (l・offre). Il faut rompre avec l・austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d・euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.

4/ Europe  : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d・aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d'une refondation de l・Union européenne, si nécessaire pour pouvoir transformer le monde.

5/ Démocratie : une 6eme République est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

Rien n'est joué. Assez de proclamations d・intentions, passons à l'acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l'extrême-droite !

Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Gisèle CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Nicolas MARCHAND, Catherine MILLS

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:29
Manif contre la loi El Khomri de lycéens à Morlaix

Manif contre la loi El Khomri de lycéens à Morlaix

L’emploi des jeunes : chômage et précarité

vendredi 3 février 2017

Le rapport de diagnostic sur l’insertion professionnelle des jeunes a été remis à la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social le 24 janvier 2017.

Pilotée par France Stratégie et la DARES jusqu’à sa conclusion en décembre, la concertation en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes a réuni les représentants des huit organisations patronales et syndicales ainsi que de quatre organisations de jeunesse (UNEF, FAGE, JOC, MRJC) lors de six séances de travail thématiques.
Le constat :

 Une situation dégradée

Multiplié par 3,5 en 40 ans, le taux de chômage des jeunes atteint aujourd’hui 24 %. Un trait commun à toute l’Europe mais particulièrement marqué en France où le taux d’activité des jeunes est inférieur de 4,5 points à la moyenne européenne

Des difficultés structurelles…
35 % des 15-29 ans ont un contrat temporaire (CDD, intérim, apprentissage) dont "la fonction de tremplin vers l’emploi stable semble s’émousser par rapport à ce qu’ont pu connaître les générations précédentes".

… mais aussi des freins périphériques
Au-delà de la détention des compétences de base (compréhension orale, écriture, lecture, calcul) que 10 % des jeunes ne maîtrisent pas, les freins périphériques à l’emploi, loin d’être marginaux ou secondaires, constituent pour certains jeunes de réelles barrières à l’entrée sur le marché du travail. Capacité de mobilité, maîtrise du numérique, état de santé, précarité des conditions de vie dont l’absence de logement ou de couverture sociale, sont des obstacles pour au moins 10 % des 16-29 ans

570 000

C’est le nombre de jeunes qui étaient accompagnés en missions locales en 2015, missions qui ont vu leur place renforcée dans l’accompagnement vers l’emploi et vers la formation des jeunes, notamment depuis 2005 avec leur inscription au sein du Service Public de l’Emploi. 70 % des jeunes non diplômés sortis du système scolaire en 2015 ont ainsi eu au moins un entretien avec une mission locale.

Rapport - L’insertion professionnelle des jeunes
Dossier de présentation - L’insertion professionnelle des jeunes
Données graphiques du rapport - L’insertion professionnelle des jeunes

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:26

La proposition de loi pour l’égalité professionnelle adoptée en 1ere lecture

vendredi 3 février 2017

La proposition de loi pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes déposée par le groupe CDR à l’Assemblée nationale a été adoptée à l’unanimité en première lecture le 2 février.

Elle a été défendue par Marie George Buffet et Gaby Charroux.

Ce dernier a rappelé que les femmes perçoivent en moyenne un salaire 24 % moins élevé que les hommes. À niveau de compétence égal et dans une même catégorie socioprofessionnelle, d’âge et d’expérience, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes – ce que l’on appelle l’écart inexpliqué – s’élève encore à 10 %, ce qui relègue la France à la 134e place sur 144 en matière d’égalité professionnelle selon le dernier rapport du Forum économique mondial.

Le texte propose de rendre plus contraignantes les mesures prévues par le code du travail et de renforcer les droits des femmes salariées lorsque notre droit n’est pas suffisamment protecteur, en matière de temps partiel notamment.

Marie George Buffet a regretté que la commission des affaires sociales ait supprimé, à l’initiative du groupe socialiste, écologiste et républicain, sept des dix articles de la proposition de loi avant de l’adopter.

"De toute évidence, nous partageons le constat selon lequel il existe encore trop d’inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, mais nous ne sommes pas d’accord sur les moyens d’y remédier. Le groupe socialiste, écologiste et républicain tient aux équilibres mis en place pendant le quinquennat, quand bien même ces équilibres ne favorisent pas les femmes salariées. Par cette proposition de loi, le groupe GDR a souhaité pour sa part agir de façon concrète, afin que les entreprises avancent sur la problématique de l’égalité professionnelle".

Intervention de Marie George Buffet

Intervention de Gaby Charroux

PROPOSITION DE LOI visant à agir concrètement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,

La proposition de loi pour l'égalité professionnelle homme-femme de Marie-George Buffet adoptée en première lecture à l'Assemblée Nationale
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:23

L’Assemblée adopte une résolution du Front de gauche contre le CETA

vendredi 3 février 2017

L’Assemblée nationale a adopté jeudi une résolution des députés du Front de gauche demandant l’organisation d’un référendum au sujet de l’autorisation de ratification de l’accord de libre-échange UE-Canada.

Marc Dolez a rappelé la portée de ce traité.

Comme l’ensemble de ceux qui l’ont précédé, cet accord de libre-échange vise à supprimer les barrières tarifaires dans les échanges de biens et de services. Il inclut également de nombreuses dispositions relatives à la libéralisation des marchés publics et des investissements, à la protection de la propriété intellectuelle – dont les indications géographiques protégées –, ainsi qu’à l’harmonisation des normes, sans oublier la création d’un mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et les États. Sa portée est si large qu’il peut être comparé au partenariat transatlantique de commerce et d’investissement avec les États-Unis, appelé plus couramment TAFTA.

Rappelons que le CETA devrait entrer en application provisoire et partielle dès que le Parlement européen (15 février) et celui du Canada l’auront ratifié et que ce n’est qu’après qu’il est prévu de consulter les parlement nationaux de l’UE pour rendre le traité définitif.

Intervention de Marc Dollez

PROPOSITION DE RÉSOLUTION EUROPÉENNE pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial global (CETA),

L'assemblée Nationale adopte une proposition du Front de Gauche contre CETA
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:41
Projet de carte scolaire dans les écoles finistériennes: refus unanime des syndicats (Ouest-France, 3 février 2017)

Ouest-France (lu sur le Homard Enchaîné)

Écoles. Front commun des syndicats contre le projet de carte scolaire

Par Ouest-France

Le projet de carte scolaire du Finistère pour la rentrée 2017 (ouverture et fermeture de postes dans les écoles publiques) a été rejeté à l’unanimité, ce jeudi, par les syndicats. Un projet "revu à la marge" sera présenté à nouveau par les services départementaux de l’Éducation nationale vendredi 10.

Sud, la FSU, la CGT, la CFDT et FO ont voté contre le projet de carte scolaire du Finistère pour la rentrée 2017. "Cette unanimité est assez rare", relève Olivier Cuzon, du syndicat Sud.

La réunion se déroulait ce jeudi à Quimper (Finistère).

Conséquence de ce rejet : l’inspectrice d’académie doit présenter un nouveau projet. Elle le fera vendredi 10. "Elle est prête à revoir à la marge le projet, assure le syndicaliste. C’est une bonne nouvelle pour les écoles menacées. "Mauvaise nouvelle : cela se fera à enveloppe fermée. Nous réclamions une rallonge budgétaire."

Le projet de carte scolaire étudié ce jeudi
Document de travail transmis par le syndicat Sud. | Capture d'écran

Document de travail transmis par le syndicat Sud. | Capture d'écran

Document de travail transmis par le syndicat Sud. | Capture d'écran

Document de travail transmis par le syndicat Sud. | Capture d'écran

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