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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:36

 

 

C’est avec horreur que nous avons pris connaissance du témoignage de Théo Luhaka, jeune Aulnaysien relatant sa monstrueuse agression par des fonctionnaires chargés d’assurer la sécurité de tout notre peuple. Il dit l’arbitraire, les insultes racistes, la violence ignoble. Les communistes ressentent colère, indignation et condamnent ces actes. Ils assurent de leur soutien Théo Luhaka, la victime de cette agression ainsi que sa famille et tous ceux qui le connaissent. Ils mettent en garde tous ceux qui pourraient essayer de minimiser, amoindrir les faits ou jeter le doute sur ce jeune homme dans le but de défendre l’indéfendable.

L’enquête doit se poursuivre mais, après l'affaire Adama Traoré dans le Val-d'Oise et 12 ans après la traque de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-Bois, la question de la formation comme de l'encadrement des policiers ne peut plus être contournée.

On le voit bien, les rapports sont tels aujourd’hui, l’incompréhension et la tension si élevée entre de nombreux jeunes de notre peuple et une part des forces de l’ordre, qu’il faut, au-delà de cette terrible agression, nous donner les moyens de sortir de cela. Pendant le procès de Zyed et Bouna, certains se demandaient pourquoi ils avaient couru pour fuir les forces de Police. Soit pour sous-entendre qu’ils avaient quelque chose à se reprocher, soit pour dessiner une sorte de rapport gendarme et voleur entre les jeunes et la Police. C’était honteux et nous l’avions dénoncé. Que cette nouvelle horreur permette à chacun de prendre en compte la méfiance et la peur qui se sont installées.

Il faut donc renforcer en nombre et en formation les forces de police sur tout le territoire et d’abord dans les endroits où il y en a le plus besoin. Il faut créer une police de proximité de forme nouvelle, attachée à son territoire de travail, à sa population par des liens plus durables et plus étroits. Il faut enfin mettre en place une règle de rapport entre la police et la population qui mette de la norme, qui permette de tracer les actions de la Police, de leur donner transparence et donc légitimité puisque basées sur des comportements clairs et encadrés. Pour cela, les parlementaires communistes ont déposé une loi sur le récépissé de contrôle d’identité afin de lutter contre le fléau que constitue la pratique du contrôle au faciès. Il faut qu’elle soit adoptée et mise en pratique. Ce serait un premier pas

Il est urgent que justice soit faite. Vraiment. Pour toutes et tous. Sur tout le territoire national. Suivant ce principe révolutionnaire et républicain à faire décidément (re)vivre en grand : l’égalité.

 

Commissions Sécurité, police et commission Discrimination du PCF

PCF – Discriminations

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:20
Marine Le Pen veut restreindre l'accès au système de santé et de sécurité sociale pour les étrangers: à quel prix?

Marine Le Pen propose que "quelqu'un qui arrive de manière légale en France devra attendre un certain temps avant de bénéficier de remboursement des soins, deux ans par exemple". 

Eric Le Bourg, chercheur au CNRS à l'Université de Toulouse commente: 

"Beaucoup d'étudiants, doctorants, post-doctorants, cadres d'entreprises internationales, chercheurs, ingénieurs, techniciens, ouvriers qualifiés, etc, venant en famille ou non, trouveront la parade: faire profiter d'autres pays que la France de leurs compétences. Pour ceux venant en France ou y étant déjà, les conséquences seront néfastes, mais elles le seront aussi pour la santé publique. 

Puisque ces travailleurs ne pourront pas prendre de congés maladie et ne seront pas remboursés de leurs soins combien de temps faudra t-il pour que leurs grippes, infections et autres maladies contagieuses non ou mal soignées contaminent d'autres personnes.

(...) Si un travailleur étranger ne peut payer au préalable l'opération de son enfant qui s'est fracturé le crâne, le laissera t-il mourir? Notons que même le régime de Vichy n'avait pas osé faire payer des cotisations sociales à des assurés sans verser des prestations correspondantes.

La mesure de Le Pen est dangereuse pour la santé publique".  

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:18
Israël: "Une opinion publique indifférente, c'est le plus grand ennemi de la paix" (Samy Cohen, L'Humanité Dimanche, 2 février 2017)
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:09
La Gauche et l'Europe: à l'heure des choix clairs (Francis Wurtz, 2 février 2017)

wurtz-l-humanite-dimancheLes débats de la primaire socialiste ont eu un mérite : celui de contribuer, à leur manière, à sensibiliser plusieurs millions de Françaises et de Français qui se sentent de gauche à quelques grands enjeux politiques. Certains sujets, notamment environnementaux, y ont bénéficié d’échanges suffisamment éclairants pour aider utilement celles et ceux qui les ont suivis à se forger une opinion sur les choix à opérer à l’occasion des prochaines échéances, présidentielles et législatives.

Sur l’ Europe, en revanche, l’on ne peut, hélas, pas en dire autant ! Ne parlons pas des positions de Manuel Valls : la politique qu’il a menée à Matignon le disqualifiait d’emblée aux yeux des partisans de véritables changements. Mais Benoît Hamon lui-même -qui représente réellement une sensibilité de gauche- en est resté, sur les questions européennes, à des propositions trop générales pour être convaincantes. Ainsi, sur la question si sensible de la dette publique, on regrettera une affirmation du type : « La mutualisation de la dette européenne sera une question sur laquelle, vous verrez, les dirigeants allemands évolueront rapidement » ? Suggère-t-il, pour sortir du cercle vicieux des déficits publics et de la dette, de compter sur une prochaine conversion de Madame Merkel à la solidarité financière vis-à-vis de ses partenaires européens ?

Ma conviction est qu’il n’existe pas, sur ce point, d’échappatoire à une bataille d’idées de grande ampleur, de concert avec les forces progressistes du plus grand nombre de pays de l’UE possible, pour un changement radical des missions de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci doit mobiliser son pouvoir de création monétaire de façon très sélective : à savoir en faveur des projets les plus créateurs d’emplois et les plus orientés vers l’élévation des qualifications des salariés. Et j’ajoute : les plus favorables au développement des nouvelles technologies dans cette même optique. Elle aidera ainsi les pays concernés à créer des richesses réelles qui leur permettront de rembourser ces emprunts (à taux très faibles) sans gonfler leur dette et sans avoir à se plier aux exigences des « investisseurs » du marché aux capitaux. Sans attendre, même dans le cadre des traités actuels, il est possible d’engager cette inversion des politiques de financement : la BCE peut parfaitement, dès à présent, financer un « Fonds européen de développement social et environnemental » qui, à son tour, prêtera aux Etats qui respectent les conditions évoquées ci-dessus. C’est uniquement une affaire de volonté politique, donc de rapports de force. C’est pourquoi il faut en faire l’objet d’une bataille populaire d’envergure. Pas seulement franco-françaises, mais, dans toute la mesure du possible, à l’échelle européenne.

C’est aussi pourquoi je ne trouve pas très heureuses des formulations ambiguës, comme « sortir des traités européens » (Jean-Luc Mélenchon). Je crains que les forces authentiquement de gauche n’aient -surtout dans le contexte actuel- rien à gagner à instiller dans leur discours cette idée de « sortir », propice à toutes sortes d’interprétations. Parlons plutôt de « rupture » avec la logique des traités actuels. Ainsi, il sera clair pour toutes et pour tous que notre choix n’est pas de nous retirer du cadre européen, mais d’agir en son sein pour sa transformation en une construction démocratique et solidaire. Un ensemble fondé sur des coopérations librement décidées par ses membres. Ce que les communistes appellent une « Union de nations et de peuples souverains et associés » répondant aux aspirations souvent convergentes , mais parfois spécifiques, de ses composantes. Bref, nous gagnerions tous, à gauche, à confronter nos points de vue.

Pierre Laurent a raison lorsqu’il appelle à « poursuivre le débat de propositions » à gauche pour nourrir une dynamique constructive, rassembleuse et gagnante.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:00
Suspension de l'accord d'association Union Européenne-Israël (Jeunesse Communiste) : signez la pétition en ligne

[Palestine-BDS]

Face à la politique israélienne de colonisation et d’annexion des territoires palestiniens, nous demandons que la Commission européenne, mette en œuvre une procédure de suspension de l'Accord d’association Union européenne - Israël. 

Signez la pétition ici : http://cnpjdpi.org/appel/?p=4

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 17:57
Penelope Gate! (dernière affiche CGT Info-Com): jusqu'où Fillon portera t-il sa croix?
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:52
colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

 

Le texte, qui légalise les avant-postes construits sur des terres privées en Cisjordanie, doit à présent être examiné par la Haute Cour de justice.

LE MONDE |

Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Lorsque sera écrit, un jour, le bilan politique de Benyamin Nétanyahou, le 6 février 2017 occupera une place particulière. A cette date, sous son autorité, les députés de la Knesset ont récompensé l’expropriation de terres palestiniennes et tenté d’imposer la loi israélienne en territoires occupés, au lieu de la loi militaire en vigueur depuis cinquante ans.

Pour cela, ils ont adopté en dernière lecture par 60 voix contre 52 un texte ouvrant la voie à la légalisation des avant-postes construits sur des terres privées palestiniennes. Ces avant-postes sont des communautés juives, de taille réduite, établies en Cisjordanie depuis près de vingt ans sans autorisation officielle, mais protégées par l'armée et bénéficiant de financements publics.

Lire aussi : Colonies israéliennes en Cisjordanie, près d’un demi-siècle d’installations illégales

Selon le décompte de l’ONG La Paix maintenant, 3 850 logements illégaux situés dans 53 avant-postes et des dizaines de colonies pourraient être ainsi blanchis. Les propriétaires doivent recevoir une compensation en argent ou sous forme de lot de terrain alternatif.

« C’est la première fois que les députés légifèrent en dehors du territoire israélien, explique la porte-parole de l’organisation, Anat Ben Nun. Cela donne un feu vert aux colons pour construire partout, y compris sur des terres privées palestiniennes. »

« Les victimes de la loi ne sont pas des Israéliens »

Dans l’avion entre Londres et Tel-Aviv au moment du vote, le premier ministre israélien ne voulait pas d’une adoption définitive du texte avant sa rencontre avec Donald Trump à Washington, le 15 février. Les Etats-Unis avaient demandé aux autorités israéliennes d’éviter toute action unilatérale, qui compromettrait les velléités de M. Trump dans le conflit israélo-palestinien.

Mais les considérations de politique intérieure ont pris le dessus. La base des colons pousse le gouvernement vers l’annexion de la Cisjordanie, ou tout du moins de la zone C (60 % de ce territoire). D’autant que le démantèlement de l'avant-poste d'Amona, le 1er février, a été vécu comme un traumatisme.

Lire aussi : Donald Trump, aiguillon de la colonisation israélienne

Avocat très engagé auprès de plusieurs ONG israéliennes, Michael Sfard met la dernière main à un ouvrage consacré à la lutte juridique contre l’occupation. Selon lui, le texte voté à la Knesset est « extrêmement grave et important ». D’abord, parce qu’il porte atteinte « aux principes fondamentaux que sont l’égalité, la dignité ou encore le droit à la propriété ». Mais, surtout, souligne-t-il, « parce que les victimes de cette loi ne sont pas des Israéliens et ne votent pas pour élire les députés. C’est la chose la plus antidémocratique qu’on puisse imaginer, c’est un trait de régime autocratique qui mérite une censure constitutionnelle. »

Lire aussi : « A aucun moment, en Cisjordanie, il n’y a d’égalité entre colons et Palestiniens »

Fuite en avant

Selon de nombreux commentateurs, il est probable que le texte de loi sera bloqué par la Haute Cour de justice, déjà violemment critiquée par les colons pour avoir ordonné la destruction d’Amona. Le procureur général, Avichai Mandelblit, a fait connaître son opposition à son contenu et ne représentera pas le gouvernement lors de l’audience.

A la fin de novembre 2016, c’est M. Nétanyahou lui-même qui mettait en garde ses ministres contre le projet de loi, en assurant qu’il ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires internationales contre les dirigeants israéliens. Mais depuis l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, le premier ministre découvre le vertige de la conduite sans feux rouges. Il est engagé dans une fuite en avant, dénoncée par l'UE et les Nations unies (ONU), avec une obsession : ne pas perdre l’électorat national religieux au profit de son ministre de l’éducation, Naftali Bennett.

Une fuite d’autant plus éperdue que le premier ministre est cerné par plusieurs enquêtes pénales pour corruption, mettant en cause à la fois son mode de vie luxueux, sa confusion entre intérêts publics et privés et ses sombres desseins pour contrôler  les médias.

Lire aussi : Sur la colonisation, Trump avance à tâtons sur Israël et la Palestine

« Maisons construites par accident »

Certains experts s’évertuent à défendre la légalité de cette initiative parlementaire, malgré les résolutions continues du Conseil de sécurité de l’ONU contre la colonisation. Parmi eux, Eugene Kontorovich, professeur à la faculté de droit de la Northwestern University et chef du département de droit international au Kohelet Policy Forum, un cercle de réflexion proche de la droite israélienne. Selon lui, le projet de loi « n’a rien à voir avec l’annexion ». « Il s’agit seulement de résoudre un problème délicat, dit-il. Des maisons ont été construites par accident sur des terres privées, mais les propriétaires ne se sont pas manifestés pendant des décennies. »

Le professeur Kontorovich rejette aussi l’argument selon lequel ce projet de loi pourrait activer des procédures judiciaires contre les dirigeants ou les hauts gradés israéliens. « Pour le procureur de la Cour pénale internationale [CPI], dit-il, chaque bâtiment en Judée-Samarie [nom biblique de la Cisjordanie] est un crime de guerre potentiel. Ne pas passer e projet de loi ne mettrait donc pas Israël à l’abri. »

Tel n’était pas l’avis du leader travailliste Isaac Herzog, lundi soir, qui dénonçait une « annexion de facto », dans l’enceinte de la Knesset, tandis que la droite nationale religieuse saluait un jour « historique ».

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:20

Ouest-France

Quimper. « Samedi soir, la charge des CRS était démesurée »

Modifié le

Gilbert Nicolas, un pasteur de 83 ans, militant de la première heure pour la défense des droits de l’homme, a pris quatre coups de matraque par des CRS, samedi soir, à Quimper (Finistère).
Gilbert Nicolas, un pasteur de 83 ans, militant de la première heure pour la défense des droits de l’homme, a pris quatre coups de matraque par des CRS, samedi soir, à Quimper (Finistère). | Ouest-France

Pierre FONTANIER

Gilbert Nicolas a 83 ans. Samedi, ce pasteur manifestait contre une réunion d’extrême droite à Quimper (Finistère). Trois coups de matraque dans le dos, un au visage : deux dents cassées, une balafre. Témoignage.

Une balafre sur la lèvre. Quand il sourit, il manque deux dents. Gilbert Nicolas, 83 ans, porte les stigmates de la soirée de samedi. Il est 19 h 40 lorsqu’il participe, à Quimper, à une manifestation extérieure contre le déroulement dans les halles d’une rencontre d’extrême-droite organisée par le site Breizh Info. « On était une centaine à crier le slogan : Bretagne ouverte et solidaire », raconte ce pasteur, militant de la première heure, membre de l’Union pacifiste de France et du Mouvement international de la réconciliation.

" Une charge démesurée "

Un cordon de CRS se déploie. « On était à vingt mètres. Je dois reconnaître que, dans notre groupe de manifestants d’extrême gauche, il y avait des gens incontrôlés qui portaient des foulards. » Le directeur de cabinet du préfet, Jean-Daniel Montet-Jourdran, leur demande de démasquer leur visage. Ils refusent : « Cela a été pris comme une provocation des antifascistes. Je pense que c’est ça qui a provoqué cette charge démesurée », dénonce Gilbert Nicolas.

« Je n’ai pas entendu les sommations. J’étais dans les trois premiers rangs et je ne suis pas parti tout de suite. Je sens trois coups qui me font très mal dans le dos. Je me penche et le même CRS me met un coup de matraque en pleine tête. » Bilan : deux dents supérieures de devant complètement cassées et une balafre à la lèvre. « D’autres copains ont été frappés à coup de matraque et un autre renversé violemment par un bouclier. »

Une vie d'engagement

Gilbert se réfugie dans l’entrée d’un restaurant. Sa femme, qui participe aussi à la manifestation, est prévenue. Elle le rejoint et ils retrouvent les manifestants. « J’ai mal dormi la nuit suivante. Mais on ne va pas en parler jusqu’au réveillon ! », minimise cet homme dont toute la vie a tourné autour de l’engagement avec son épouse, biologiste. Contre les essais nucléaires, pour le démantèlement de Brennilis et contre Notre-Dame-des-Landes. Ils sont aussi pros migrants, faucheurs volontaires d’OGM et Brigades de paix internationales.

S’il reconnaît que ce matraquage est « malheureux », Jean-Daniel Montet-Jourdran, le directeur de cabinet du préfet Pascal Lelarge, justifie la charge des CRS : « Un événement de la sorte a dégénéré la veille à Nantes. La manifestation antifasciste n’avait pas été déclarée et j’ai demandé à ceux qui avaient le visage caché de se démasquer : ils ont refusé. Le but était que les deux groupes ne se rencontrent pas. Et il fallait vraiment être sourd pour ne pas entendre les sommations. »

" C'est regrettable "

Elles ont été données par le commissaire Laurent Hurst : « C’est regrettable pour ce monsieur. Mais on peut faire usage de la force pour disperser des manifestants qui le refusent. »

Gilbert n’en démord pas : « Absolument rien ne justifiait l’intervention des CRS. On était là en dehors de toute organisation. Pour la promotion et la défense des droits humains, et nous opposer à toutes ces violations des droits de l’homme. Elles prennent une telle proportion au départ qu’on ne sait plus où ça finit. Les événements les plus abominables de l’histoire commencent par un peu de violence, puis un peu plus… Pour notre couple, c’est un combat quotidien. »

http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-samedi-soir-la-charge-des-crs-etait-demesuree-4785941

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 12:07
Ceta: les députés adoptent la proposition de loi des député-e-s Front de Gauche contre l'avis du gouvernement

CETA : Les députés adoptent la proposition de loi des député(e)s Front de gauche contre l’avis du gouvernement

mardi 7 février 2017

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des débats du 2 février à l’Assemblée nationale suite à l’adoption de la proposition de résolution européenne des député-e-s Front de Gauche pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial flobal (CETA) entre l’Union européenne et la Canada.

Dans un communiqué, les députés du Front de gauche se réjouissent que l’Assemblée nationale ait adopté, contre l’avis du gouvernement, leur proposition de résolution européenne portant sur le traité de libre-échange signé entre l’Union européenne et le Canada (plus connu sous le nom de « CETA »). Notre résolution exige, d’une part, de consulter en urgence le Parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA, (prévu le 1er mars) et d’autre part, soumettre sa ratification à la volonté populaire via l’organisation d’un référendum. Ne pas répondre à cette double exigence ne fera que renforcer la fracture entre l’exécutif et le peuple. Dans l’immédiat, les député-e-s du Front de Gauche demandent donc l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, avant le 1er mars, de la consultation du Parlement sur l’application provisoire du CETA.
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 06:16
Fillon à la droite: c'est moi ou le chaos (Médiapart, 6 février 2017)
Fillon à la droite: c’est moi ou le chaos
 PAR FRANÇOIS BONNET ET ELLEN SALVI

« Droit dans ses bottes » comme l’était Juppé en 1995, Fillon a voulu démontrer à son camp qu’il n’y avait pas d’autre choix possible : ce sera lui et personne d’autre. Qui dit plan B dit « plan Bérézina », assure-t-il.

 

Il y eut la minute de contrition. « J’ai commis une erreur, je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français », a expliqué lundi 6 février François Fillon à l'occasion de cette conférence de presse convoquée comme un ultime exercice de sauvetage. Une erreur relative d'ailleurs, a aussitôt tempéré celui qui, « avec une énergie décuplée », est plus que jamais candidat de la droite à l'élection présidentielle. Car François Fillon, pour qui tout cela « est légal » (la justice le dira), s'interroge toujours sur la réalité de la question éthique et morale posée par les emplois familiaux présumés fictifs de sa femme et de ses enfants : « C’est aux Français de décider », tranche-t-il. Tout juste consent-il à noter que « cette pratique est désormais rejetée » et qu'il a sans doute« mis un peu de temps à comprendre les évolutions de la société ».

Mais plus qu'une opération de transparence sélective, tant les zones d'ombre demeurent nombreuses (lire notre article sur les oublis et imprécisions du candidat), François Fillon s'est surtout acharné à reprendre en mains sa famille politique et les cartes d'une campagne électorale qui lui échappe depuis la révélation du scandale. Alors que depuis une semaine, les responsables LR jouent au Rubik's cube « vite, changer de candidat », l'ancien premier ministre a brutalement sifflé la fin de partie : « Il n’y a pas de plan B. Le plan B, c'est un plan Bérézina. Il n’y a pas d’autre solution si nous voulons être présents au deuxième tour. »

 

Et pour que les choses soient bien comprises par son camp, François Fillon a soigneusement reprofilé sa candidature. « Je ne suis pas le candidat d’un parti », a-t-il assené, s'appuyant plus que jamais sur le vote des plus de quatre millions d'électeurs de la primaire de la droite et du centre pour faire taire ceux qui, chez Les Républicains, pointent les dégâts catastrophiques de l'affaire. Changer de candidat ? « Personne, aucune instance n’a la légitimité pour remettre en cause ce choix », a-t-il insisté, écartant publiquement tous les scénarios testés et discutés ces derniers jours (congrès exceptionnel, primaires fermées, etc.).

« La droite ne peut pas avoir d’autre candidat », assure l'ancien premier ministre, ajoutant au passage que « maintenant que la transparence est faite, elle doit s’appliquer à tous », donc également à ses très nombreux parlementaires et responsables de droite qui ont eux aussi cédé aux délices de l'enrichissement personnel via les emplois familiaux, les conférences rémunérées, les prestations de conseil ou les commissions occultes au sein du groupe UMP au Sénat, « des pratiques politiques très anciennes ». Voilà pour l'avertissement tendance « boules puantes »…

Et maintenant l'avertissement politique. Que ses rivaux et adversaires de droite cessent de rêver : « Personne ne pourra effacer le choix des électeurs de la primaire, on ne pourra leur voler ce vote. » Voilà même que François Fillon se décrit en candidat anti-système, cible de forces obscures qu'il ne veut nommer tout en suggérant qu'elles sont bien nombreuses, de Marine Le Pen au pouvoir actuel, sans exclure quelques bas-fonds bien peuplés dans son propre camp.

L'explication d'une telle affaire Fillon, « du jamais vu sous la Ve République », c'est le« système », assure désormais l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, reconverti en conseil de quelques grands groupes et ami proche du milliardaire Ladreit de Lacharrière ou de l'ancien patron d'Axa Henri de Castries. Le « système » qui veut à toute force organiser un second tour Le Pen-Macron en éliminant le candidat de la droite devenu un quasi-rebelle… « Mon programme dérange le désordre établi, croit-il savoir.Je suis le seul candidat à promettre de mettre en œuvre un programme de rupture. » D'où le déchaînement soudain de ces forces telluriques, d'un « tribunal médiatique »s'adonnant au « lynchage », sans parler d'une justice décrite comme aux ordres.

« J’ai entendu peu de voix prendre ma défense », a noté celui qui en trente-deux ans de carrière politique a empilé toutes les fonctions électives imaginables… Et cette adversité constatée, ou le silence embarrassé voire catastrophé de son propre camp, ne l'incite pas plus à quelques initiatives d'ouverture. « Je suis candidat et candidat pour gagner. »

François Fillon s'est livré ce 6 février 2017 à l'exercice tenté par Alain Juppé le 6 juillet 1995 lorsqu'il était mis en cause pour un logement du domaine privé de la Ville de Paris.« Je reste droit dans mes bottes. » Ce fut pour Juppé le début de la descente aux enfers.

À peine la conférence de presse achevée, les quelques voix qui s’étaient inquiétées, ces derniers jours, du maintien de la candidature de François Fillon ont changé de tonalité.« Il a la légitimité pour poursuivre, il bénéficie de tout ce qui est présomption d’innocence », a par exemple affirmé sur RTL le député LR Georges Fenech, qui était pourtant le premier à avoir jeté un pavé dans la mare la semaine dernière, en affirmant que « le résultat des primaires [était] caduc » et en lançant un appel à tous les parlementaires de sa famille politique pour la tenue d’un conseil national extraordinaire.

 

Mardi matin, l’ancien premier ministre réunira tous les parlementaires, avant de se rendre à Troyes (Aube), où il retrouvera François Baroin. La réunion, qui s’annonçait pour le moins délicate en raison des mauvais retours du terrain, devrait être plus calme qu’annoncé. Dès lundi soir, bon nombre d’élus LR saluaient la prestation de leur champion et réitéraient leur soutien, bien obligés de constater sa détermination et l’absence absolue d’un plan B quelconque.

« Ils sont tous rentrés à la niche, commente un élu, consterné. Ça va durer quelques jours, jusqu’au prochain mauvais sondage… » Pour « resserrer les rangs », selon les mots de son entourage, auprès de sa candidature, François Fillon a annoncé ce lundi la création d’un « comité de campagne », qui se réunira « tous les mardis midi ou un mardi sur deux » pour discuter du « pilotage et de la stratégie de campagne ». À l’issue de chacune de ces réunions, Thierry Solère, l’un des porte-parole du candidat, tiendra une conférence de presse.

Cette nouvelle instance ne présente aucune réelle surprise. Elle est composée de 23 membres (dont seulement deux femmes), pour beaucoup déjà présents dans son organigramme de campagne, qui, lui, ne bouge pas. En revanche, les équilibres des anciennes écuries ont clairement volé en éclats puisque ce groupe compte :

  • 8 sarkozystes : François Baroin, Luc Chatel, Éric Ciotti, Gérald Darmanin, Brice Hortefeux, Christian Jacob, Laurent Wauquiez et Éric Woerth ; 
  • 5 fillonistes : Bernard Accoyer, Jérôme Chartier, Gérard Larcher, Gérard Longuet et Bruno Retailleau ;
  • 3 juppéistes : Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse.

Auxquels s'ajoutent quatre anciens prétendants à la primaire (Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton et Bruno Le Maire), son organisateur (Thierry Solère), le patron de l’UDI (Jean-Christophe Lagarde). Le seul à faire son entrée dans la campagne est Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France, jusqu’alors absent de l’organigramme.

En un sens, les sarkozystes, qui grommelaient depuis la victoire de François Fillon, ont obtenu gain de cause en reprenant la main sur la principale instance politique de son équipe. Mais en créant cette dernière, le candidat LR a également réussi à ramener dans son giron tous les plans B évoqués depuis une semaine, à l’exception d’Alain Juppé, dont la principale représentante, Virginie Calmels, ne figure pas dans ce comité.

L’ancien premier ministre a réuni cette nouvelle instance une petite heure après sa conférence de presse. Selon nos informations, chacun des membres a salué sa prise de parole devant la presse. Lui-même semble en être sorti ragaillardi : « J’ai stoppé l’hémorragie », leur a-t-il confié, avant de leur assurer que tout serait fini la semaine prochaine.

Fillon à la droite: c'est moi ou le chaos (Médiapart, 6 février 2017)
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