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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:12

Face au « blanchiment » de la colonisation, agir d’urgence

http://www.france-palestine.org/Face-au-blanchiment-de-la-colonisation-agir-d-urgence

Le 6 février la Knesset a adopté en 3ème lecture la loi « légalisant » le vol des terres au profit des colonies qui n’étaient pas jusqu’ici officiellement reconnues par l’Etat d’Israël. Cette mesure est un feu vert et un encouragement donné à la frange la plus extrême des forces au pouvoir en Israël. Elle est une provocation et un défi lancé à toutes les nations comme à l’opinion mondiale.

En réponse, l’Union européenne, avançant l’argument d’une absence de consensus en son sein, a fait connaître le report sine die du Conseil d’association prévu pour le 28 février dont l’objet pouvait aboutir à un « rehaussement » de fait des relations UE-Israël. Il était effectivement insupportable qu’une telle réunion puisse se tenir.

Mais c’est de réactions urgentes à une toute autre échelle dont nous avons besoin aujourd’hui et aucun Etat européen ne doit s’abriter derrière des divergences entre pays membres pour fuir ses responsabilités.

La France et les pays de l’UE qui ont soutenu la résolution 2334 du Conseil de sécurité doivent aujourd’hui dire non. Non à cette opération de « blanchiment » et à l’extension accélérée de la colonisation, crime de guerre au regard de la 4ème Convention de Genève.

La France, qui avait réuni en janvier à Paris 70 pays pour rappeler les paramètres d’une solution politique sur la base de la coexistence de deux Etats, ne peut se borner à répéter mécaniquement sa condamnation de la colonisation alors que les faits accomplis sur le terrain la minent chaque jour un peu plus. Et quelle crédibilité à se réclamer de la solution à deux Etats, alors qu’on en a reconnu un depuis 68 ans et que l’autre reste en attente d’une décision indéfiniment repoussée ?

La France doit prendre des mesures politiques à hauteur de la gravité de la situation. Elle peut et doit interdire l’entrée sur son territoire des produits et services issus de la colonisation. Elle peut et doit immédiatement cesser toute relation commerciale avec les colonies israéliennes en Palestine occupée. Elle peut et doit, en application des clauses de son article 2, engager tous les moyens en son pouvoir pour la suspension de l’Accord d’association UE-Israël. Elle peut et doit, comme elle l’avait annoncé et comme le Président de la République s’y était engagé, reconnaître l’Etat de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

A défaut, elle aura à assumer les graves conséquences qui s’en suivront pour les peuples sachant que rien ne fera disparaître l’existence et la résistance du peuple palestinien.

Le Bureau national de l'AFPS

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 10:46
Pierre Laurent : "Le projet d'Estrosi pour les transports est dangereux" (La Marseillaise, 8 février 2017)

Une visite chez les cheminots de la gare Saint-Charles à Marseille. Un débat le soir à Port-de-Bouc. Pierre Laurent a pris le temps d'un détour par La Provence, hier, pour parler transports et présidentielle, où il soutient Jean-Luc Mélenchon, avec des nuances.

Tous les candidats se disent anti-système. Vous qui n'êtes pas candidat n'êtes-vous pas, au fond, le vrai anti-système ?
Pierre Laurent : Je ne crois pas à la personnalisation extrême de la vie politique. Je ne suis pas candidat, mais je suis en campagne pour soutenir Jean-Luc Mélenchon avec la volonté de faire progresser un projet collectif de rassemblement. Je ne pense pas qu'on s'en tirera avec un homme providentiel. Derrière, il doit y avoir un programme solide.

Vous évoquez le rassemblement. Est-il possible entre Mélenchon et Hamon ?
Pierre Laurent : Ce sera difficile pour la présidentielle, mais on peut faire progresser nos idées. J'appelle les candidats de gauche à débattre publiquement. Les citoyens en ont envie. Il y a deux mois, on pensait que les scénarios de la présidentielle étaient verrouillés. On voit bien que les cartes sont totalement rebattues. Tout peut encore bouger.

Et le PCF dans tout ça ? Est-il en train de s'effacer ?
Pierre Laurent : La présidentielle efface les partis. C'est le cas pour le PCF, mais il y a un travail militant, un débat politique très actif comme à Port-de-Bouc (hier) qui nourrit la démocratie de proximité. Au moment où la politique est salie, éclaboussée par l'affaire Fillon, heureusement que des partis comme le PCF sont là pour conserver une éthique et la faire vivre.

Votre débat à Port-de-Bouc s'intitule "le progrès social est une idée neuve". En quoi l'est-il ?
Pierre Laurent : On nous a habitués à comprimer nos salaires, nos services publics et on a neuf millions de pauvres. Il faut inverser la logique. Promouvoir les droits sociaux en développant la sécurité sociale et les transports propres, en proposant un système de sécurité d'emploi et de formation. Au lieu de l'assurance chômage, on doit passer par des périodes de formation. Avec cette idée de revenu pour tous. Nous sommes preneurs de la réflexion de Benoît Hamon, mais sans la couper de la question du travail. On doit converger vers les 32 heures.

Vous semblez choqué par la campagne d'affichage de la Région Paca contre la SNCF...
Pierre Laurent : C'est très choquant. La campagne d'Estrosi fait passer les cheminots pour des fainéants et ils seraient responsables de ce qui ne va pas dans le service public. Mais ce qui ne va pas, c'est qu'on ne développe pas assez les services publics ferroviaires. Estrosi veut offrir des marchés au privé pour en profiter. On risque d'assister à un report du trafic vers la route. Son projet est dangereux car il oppose les cheminots aux usagers.

Vous amuseriez-vous à vous dédoubler en hologramme comme le fait Jean-Luc Mélenchon ?
Pierre Laurent : Je ne sais pas si je ferais ça. La prouesse technologique a étonné, c'est positif. Mais je ne suis pas sur que l'avenir soit au dédoublement des personnalités. Il y a suffisamment de diversité pour qu'on utilise la parole de tous. Les citoyens veulent qu'on joue le collectif et l'unité.

François Fillon doit-il quitter la piste présidentielle ?
Pierre Laurent : Les électeurs le sortiront d'eux-mêmes.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:54
Article du Ouest-France du 8 février 2017 sur la déclaration de candidature de Jacqueline Héré et Eric Guellec (à Brest Centre) et de Jean-Paul Cam et Yasmine Tanguy à Brest-Rural

Article du Ouest-France du 8 février 2017 sur la déclaration de candidature de Jacqueline Héré et Eric Guellec (à Brest Centre) et de Jean-Paul Cam et Yasmine Tanguy à Brest-Rural

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:39
Ouest-France Morlaix, mercredi 8 février 2017

Ouest-France Morlaix, mercredi 8 février 2017

Mirbeau en 1900

Mirbeau en 1900

Mirbeau et l’Humanité
GILLES CANDAR HISTORIEN, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES JAURÉSIENNES
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ

L’écrivain, critique d’art et journaliste meurt le 16 février 1917 à Paris. Quelques années auparavant, le 18 avril 1904, il répond à l’appel lancé par Jaurès, dans son éditorial « Notre but », lorsque celui-ci crée le journal.

Écrivain moderne, étonnant, parfois dérangeant, Octave Mirbeau (1848-1917) appartint à la première rédaction de l’Humanité. Le fait peut surprendre. Pamphlétaire, romancier et homme de théâtre, Mirbeau semble bien loin du milieu socialiste parlementaire (Jaurès, Briand, Viviani…) qui se trouve dominer le journal. Ne vient-il pas de faire jouer à la Comédie-Française Les affaires sont les affaires, une pièce des plus critiques contre les requins de la finance ? Son personnage principal, le fameux Isidore Lechat, archétype des aventuriers destructeurs nés pour devenir milliardaires, se présente aux élections comme « agronome socialiste » avec un programme anticlérical et même « révolutionnaire en économie ». Depuis longtemps, Mirbeau s’est affirmé comme un critique de la société, d’esprit très libertaire, méfiant envers les politiques et leurs belles paroles, plus encore envers l’État à la discipline étouffante que les bonnes âmes de la réforme sociale, républicaine ou progressiste, semblent vouloir préparer… Et le voici maintenant cité en deuxième position, juste après l’académicien Anatole France, parmi les collaborateurs littéraires du quotidien, devant Jules Renard, Gustave Geffroy, Tristan Bernard et quelques autres…

L’Humanité est avant tout « le journal de Jean Jaurès », un homme que Mirbeau a appris à connaître et à estimer. L’affaire Dreyfus a permis ce rapprochement : des années de lutte et de combat passionnés et difficiles qui mettent à l’épreuve les caractères. Jaurès s’est battu sans se laisser impressionner par la « loi du mensonge triomphant qui passe », ni par « les applaudissements imbéciles » ou « les huées fanatiques ». Il cherche à comprendre, à définir ce qu’il croit bon, vrai et juste, et il agit en conséquence, de manière certes habile et judicieuse si possible, mais sans oublier le sens de son action. C’est ce qui le différencie de ses amis Millerand ou Viviani, qui ont leurs mérites, mais qui n’oublient jamais d’accorder toute l’importance qu’elle mérite à leur destinée personnelle au sein du combat politique. Pierre Michel, le grand spécialiste et biographe de Mirbeau, a bien mis en valeur l’entente profonde entre son héros et le fondateur de l’Humanité : le combat pour Dreyfus n’est pas seulement d’ordre individuel, car toute action pour la justice enrichit le combat commun. Justice sociale et justice individuelle marchent et doivent toujours marcher ensemble. Jaurès sait attendre, mais il n’oublie pas la parole donnée à Dreyfus de tout faire pour sa réhabilitation (1903-1906).

C’est pourquoi lorsqu’il lance son propre journal, le 18 avril 1904, Mirbeau l’aide. Il n’a nul besoin de cette collaboration. Il est alors un écrivain très connu dont les chroniques publiées dans la grande presse se paient fort bien, mais il se reconnaît dans le programme défini par le premier éditorial : « réaliser l’humanité (…) par des moyens d’humanité ». Mirbeau et Jaurès rêvent de « la diversité vivante de nations libres et amies ». En 1904, la principale menace vient de la Russie tsariste, de son régime oppressif et sanglant, de ses brutales interventions extérieures…

« L’œuvre d’art ne s’explique pas et on ne l’explique pas »

Mirbeau publie plusieurs nouvelles, espérant pêle-mêle la victoire du Japon contre la Russie, une révolution intérieure, voire, poussé par la colère, l’indignation et l’angoisse, une intervention à rebours des puissances libérales… En France, l’ennemi, c’est le cléricalisme, c’est-à-dire, dans les conditions de l’époque, l’esprit de soumission, de superstition et de fanatisme, servi par un clergé allié indéfectible des châteaux, de l’autorité et de l’oppression… Comme le journal, Mirbeau soutient à fond l’action anticléricale du gouvernement Combes, le soutien à l’école publique, la laïcisation de l’enseignement et de la société qui préparent la future séparation des Églises et de l’État… Enfin, l’humanité se prépare par la culture dont tous les hommes doivent pouvoir bénéficier. L’auteur du Journal d’une femme de chambre écrit aussi dans l’Humanité sur le théâtre, la poésie, la peinture… Il le fait à sa manière, avec verve, en raillant les pédagogues progressistes, fussent-ils amis du journal : « L’œuvre d’art ne s’explique pas et on ne l’explique pas. » Il l’évoque pourtant longuement, donne envie au lecteur d’aller voir ces tableaux de Monet ou de Pissarro dont il parle avec tant de fougue et de sens, mais sans faire de concession à la facilité ou à la vulgarité. Mirbeau journaliste est toujours un pessimiste aspirant à un peu d’humanité, de générosité et de beauté… Il cesse d’écrire dans le journal à la fin de 1904, mais il en reste un ami, comme il est toujours celui de Jaurès qu’il emmène un jour dans son automobile au musée d’Épinal pour admirer de concert un tableau de Rembrandt.

un écrivain dans la société française de la belle époque »

Dans le cadre de la commémoration internationale du centième anniversaire de la mort de l’écrivain et critique d’art Octave Mirbeau (1848-1917), la Société Octave- Mirbeau, association littéraire fondée en 1993, organise un colloque « Octave Mirbeau et la société française de la “Belle Époque” », qui aura lieu le 27 janvier 2017, de 9 heures à 19 heures, au palais du Luxembourg, salle Monnerville (26, rue de Vaugirard, 75006 Paris). Avec Gérard Cogez, Ludivine Fustin, Yannick Lemarié, Alain Leduc, Noëlle Benhamou, Martina Diaz, Vida Azimi, Françoise Sylvos, Jean-Yves Mollier, Pierre Michel, Gilles Candar et Zeev Sternhell.

 

repères
16 février 1848 Naissance  d’Octave Mirbeau à Trévières dans le Calvados. 1898 Il paye de sa poche l’amende à laquelle a été condamné Émile Zola pour son « J’accuse »,
paru le 13 janvier de la même année dans l’Aurore. 1900 Publication du Journal d’une femme de chambre.

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:10
Ouest-France Morlaix, 8 février 2017

Ouest-France Morlaix, 8 février 2017

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:00
Article Ouest-France 8 février 2017

Article Ouest-France 8 février 2017

prison de Saidnaya (2013)

prison de Saidnaya (2013)

Personne ne pourra dire: je ne savais pas... 

Bien du plaisir à ceux qui plaident pour l'alliance avec le pouvoir "régulier et légal" de Syrie, et qui considèrent que le régime de Bachar-al-Assad est un moindre mal, un mal nécessaire, un garant de laïcité et de protection contre les impérialismes ou l'islamisme. 

On ne pactise pas avec Hitler! 

Voir cette enquête basée sur de multiples témoignages et des fuites d'Amnesty International. 

***

Entre 2011 et 2015, chaque semaine, des dizaines de prisonniers ont été exécutés. Des pendaisons de masse réalisées dans le plus grand secret lèvent le voile sur une véritable politique d’extermination.

Dans cette prison, les pendaisons se sont déroulées une à deux fois par semaine, habituellement le lundi et le mercredi, au milieu de la nuit.

DES PENDAISONS DE MASSE CHAQUE SEMAINE

En cinq ans, pas moins de 13 000 personnes ont été pendues en secret à Saidnaya

Jusqu'à 50 personnes peuvent être pendues en une seule nuit. Les corps des victimes sont emportés en camion et enterrés secrètement dans des fosses communes. Leurs familles ne sont pas informées du sort qui leur a été réservé. On assure aux détenus qu'ils vont être transférés dans une prison civile en Syrie. Au lieu de cela, ils sont emmenés dans une cellule située au sous-sol de la prison, où ils sont passés à tabac. Ils sont ensuite transférés vers un autre bâtiment de la prison, toujours sur le site de Saidnaya, où ils sont pendus. Pendant tout le processus, les victimes gardent les yeux bandés. Elles ne savent pas quand ni comment elles vont mourir, jusqu'à ce que la corde leur soit passée autour du cou.

Ils les laissent [se balancer] là pendant 10 à 15 minutes. Certains ne meurent pas parce qu'ils sont légers. Surtout les jeunes, car leur poids ne suffit pas pour les tuer. Des assistants les détachent alors et leur brisent la nuque.

Un ancien juge qui a assisté aux pendaisons.

Des détenus emprisonnés dans les étages situés au-dessus de la « salle d'exécution » ont signalé qu'ils entendaient parfois le bruit de ces pendaisons.

En collant l'oreille contre le sol, on pouvait entendre un bruit, comme une sorte de gargouillement. Cela durait environ 10 minutes... Nous dormions au-dessus de personnes en train de mourir étouffées. Cela me paraissait normal à ce moment-là.

« Hamid », ancien militaire arrêté en 2011.

UN VÉRITABLE ABATTOIR HUMAIN

Des victimes de Saidnaya ont livré des témoignages effrayants quant à la vie à l'intérieur de la prison. Ils évoquent un monde soigneusement pensé pour humilier, dégrader, rendre malade, affamer et au final tuer ceux qui s'y trouvent enfermés.

Nombre des prisonniers ont déclaré avoir été violés ou parfois contraints de violer d'autres détenus. La torture et les coups sont infligés régulièrement en vue de sanctionner et d’humilier, entraînant souvent des lésions durables, des handicaps, ou la mort. Les cadavres des détenus sont ramassés par les gardiens chaque matin, vers 9 heures.

Chaque jour, il y avait deux ou trois morts dans notre aile… Je me souviens que le gardien nous demandait combien il y en avait. Il disait : « Cellule n° 1 – combien ? Cellule n° 2 – combien ? Et ainsi de suite... 

« Nader », ancien détenu de Saidnaya.

La nourriture et l'eau sont régulièrement supprimées. Lorsque les gardiens apportent la nourriture, ils la jettent bien souvent sur le sol des cellules, où elle se mêle au sang et à la saleté. Les rares personnes qui arrivent à sortir de Saidnaya font en général la moitié du poids qu'elles avaient en arrivant. Par ailleurs, Saidnaya est régie par son propre ensemble de « règles spéciales ».   Les prisonniers ne sont pas autorisés à faire du bruit, à parler ni même à chuchoter. Ils sont contraints d'adopter certaines positions lorsque les gardiens entrent dans les cellules, et le seul fait de regarder les gardiens peut leur valoir la mort.

UNE POLITIQUE D’EXTERMINATION

Le but de cette politique et ces pratiques qui s’apparentent à des crimes deguerre et des crimes contre l’humanité, approuvées au plus niveau du gouvernement syrien, est d’écraser toute forme de dissidence au sein de la population. Aucun prisonnier condamné à la pendaison à la prison de Saidnaya n'a été jugé dans le cadre de ce qui pourrait ressembler à un véritable procès. Avant d'être pendues, les victimes ont droit à une procédure sommaire, qui dure une ou deux minutes, devant le soi-disant « tribunal militaire opérationnel ». Elle est si sommaire et arbitraire qu'il est impossible de la considérer comme une procédure judiciaire. Les témoignages d'anciens représentants du gouvernement, gardiens, juges et détenus permettent de se faire une idée précise de la procédure grotesque qui conduit aux pendaisons. L'ancien juge d'un tribunal militaire syrien a ainsi déclaré que le « tribunal » fonctionne en dehors des règles s'appliquant au système légal syrien.

Le juge demande le nom du prisonnier et s'il a commis le crime concerné. Qu'il réponde oui ou non, il sera déclaré coupable... Ce tribunal n'a rien à voir avec l'état de droit. Ce n'est pas un tribunal.

Ancien juge d’un tribunal militaire

Les condamnations prononcées par ce soi-disant tribunal se fondent sur de faux « aveux » extorqués sous la torture. Les détenus ne sont pas autorisés à consulter un avocat et n'ont pas la possibilité d'assurer leur défense – la plupart ont été soumis à des disparitions forcées, détenus dans des lieux secrets et coupés du reste du monde. Ceux qui sont condamnés à mort ne l'apprennent que quelques minutes avant d'être pendus.

Lire aussi : Prison de Saidnaya : ils témoignent

Les conclusions de ce rapport se fondent sur un travail de recherche poussé, mené sur une année, de décembre 2015 à décembre 2016. Au cours de nos recherches, nous nous sommes entretenues directement avec 84 témoins, dont des anciens responsables ou gardiens de la prison de Saidnaya, des anciens détenus, juges et avocats, ainsi que des experts nationaux et internationaux de la détention en Syrie. Dans notre rapport précédent publié en août 2016, nous avons dévoilé que plus de 17 000 personnes sont mortes dans les geôles syriennes en raison des conditions inhumaines et de la torture, depuis le début de la crise qui a éclaté en Syrie en 2011. Ce chiffre n'englobe pas les 13 000 morts causées par les exécutions extrajudiciaires exposées dans le présent document.

LES POURPARLERS DE PAIX, UN ESPOIR POUR LES VICTIMES DE SAIDNAYA ?

Les prochains pourparlers de paix sur la Syrie à Genève ne sauraient passer ces conclusions sous silence. Mettre fin à ces atrocités dans les prisons de l'État syrien doit figurer à l'ordre du jour. L'ONU doit immédiatement ouvrir une enquête indépendante sur les crimes commis à la prison de Saidnaya et exiger que des observateurs indépendants puissent se rendre dans tous les lieux de détention.

Nous enjoignons aux autorités syriennes de mettre fin sans délai aux exécutions extrajudiciaires, à la torture et aux autres traitements inhumains dans la prison de Saidnaya et dans toutes les prisons gérées par le gouvernement à travers le pays. La Russie et l'Iran, les plus proches alliés du régime syrien, doivent faire pression pour que cessent ces pratiques de détention meurtrières.

L'horrible prison syrienne de Saidnaya: une politique d'extermination contre les composantes sociales syriennes s'opposant au régime de Bachar-al-Assad: Amnesty International dénonce 13000 pendaisons secrètes dans la prison du boucher de Damas
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:00
8 février 1962-8 février 2017: Se souvenir de Charonne

Le 8 février 1962, les forces de police de De Gaulle dirigées par Maurice Papon assassinaient 9 manifestants, tous syndiqués à la CGT, au métro Charonne.

Ils protestaient contre les attentats sanglants de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète) qui comptait sur la terreur pour conserver l'Algérie française. Les manifestants exigeaient la paix en Algérie

Souvenons-nous en! 

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:50
Exclure ou ne pas exclure du PS les partisans de Macron, adeptes du libéralo-opportunisme et du ni-droite, ni-gauche, that is the question! Pendant ce temps, Cambadélis promet l'exclusion pour les élus socialistes qui donnent leur parrainage à Macron. Une grande confusion dont pourrait profiter la candidature de rassemblement de la gauche authentique de Maxime Paul dans la 6ème circonscription, opposée à celle de Richard Ferrand, porte-parole de Macron. Article de Christian Gouérou dans le Ouest-France, 8 février 2017

Exclure ou ne pas exclure du PS les partisans de Macron, adeptes du libéralo-opportunisme et du ni-droite, ni-gauche, that is the question! Pendant ce temps, Cambadélis promet l'exclusion pour les élus socialistes qui donnent leur parrainage à Macron. Une grande confusion dont pourrait profiter la candidature de rassemblement de la gauche authentique de Maxime Paul dans la 6ème circonscription, opposée à celle de Richard Ferrand, porte-parole de Macron. Article de Christian Gouérou dans le Ouest-France, 8 février 2017

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:02
Ces milliardaires qui soutiennent Macron, le candidat de rechange de la Finance
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:57
La CGT se félicite de l'allongement des congés maternité et paternité grâce à une proposition de loi de Marie-Georges Buffet ( 6 février 2017)
La CGT se félicite de l’allongement des congés maternité et paternité
lundi 6 février 2017

Suite à une proposition de loi de Marie-Georges Buffet, l’assemblée nationale a voté le rallongement du congé maternité de 16 à 18 semaines, durée minimum préconisée par l’OIT, et du congé paternité de 11 à 14 jours. Ce vote a eu lieu malgré l’avis négatif du gouvernement, opposant des raisons budgétaires aux droits des femmes.

La CGT se félicite de ce vote qui fait suite à sa mobilisation pour renforcer la protection du congé maternité. 
La CGT dénonce le blocage opéré par le gouvernement, alors que de nombreux drames de fausses couches au travail sont venus rappeler ces dernières semaines l’insuffisante protection des femmes enceintes. 
Alors que le gouvernement a accordé sans aucune contrepartie 40 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises avec le pacte de responsabilité, oser refuser l’allongement du congé maternité au prétexte qu’il coûterait 280 millions d’euros sonne comme une provocation.

La CGT se battra pour que les dispositions votées par les député-e-s soient définitivement adoptées et entrent en vigueur au plus vite. 
La CGT regrette, néanmoins, que les dispositions de la proposition de loi, visant à rendre effectives les sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas la loi et à lutter contre la précarité des femmes sur des temps partiels de moins de 24h n’aient pas été adoptées.

La CGT rappelle ses revendications pour améliorer la protection de la maternité :
• le renforcement, dans le code du travail, de la protection des salariées enceintes : visite obligatoire de la médecine du travail, aménagement et/ou changement de poste dès lors qu’il expose la salariée et met en danger son enfant, allègement du temps de travail ;
• l’allongement du congé maternité de 16 à 24 semaines sachant que l’OIT préconise 18 semaines ;
• l’allongement de la protection contre le licenciement jusqu’à 6 mois après l’accouchement, comme le propose l’ensemble des organisations syndicales françaises avec la Confédération Européenne des Syndicats.

Montreuil, le 6 février 2017

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