Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 06:00
Le CETA est mauvais pour l’élevage et pour le climat
LUNDI, 13 FÉVRIER, 2017
HUMANITE
Photo Pierre Andrieu/AFP
Photo Pierre Andrieu/AFP

Mercredi, les parlementaires européens doivent approuver ou rejeter l’accord de libre échange négocié entre la Commission européenne et le Canada. Il se dit déjà qu’une majorité de députés votera le texte ruineux pour nos éleveurs à deux semaines du Salon de l’agriculture tandis que la Commission négocie des accords de même type avec une vingtaine de pays.

Le Parlement européen doit ratifier ou rejeter,  ce mercredi 15 février, l’accord de libre échange négocié entre la Commission européenne et Canada, désormais connu sous le sigle CETA. Sur ce sujet, Cecilia Malmström, la commissaire européenne en charge du commerce à Bruxelles, s’est confiée au quotidien libéral français « L’Opinion » du 9 février. « En commission, une très forte majorité de députés européens s’est exprimée en faveur de l’accord ; cela semble assez bien refléter le sentiment général du Parlement. Si tout se passe bien mercredi à Strasbourg, et que le Parlement canadien se prononce ensuite comme prévu avant la fin du mois de février, le CETA pourra entrer en vigueur provisoirement début mars. C’est l’accord le plus ambitieux que la Commission ait jamais négocié au nom des Etats membres », affirme la Commissaire. Voilà qui suppose une approbation par les groupes de la droite européenne et une bonne partie des sociaux-démocrates, comme c’est souvent le cas à Strasbourg.

On notera ici que Cecilia Malmström parle de faire « entrer en vigueur provisoirement début mars » cet accord qui doit pourtant être ratifié ultérieurement par les Parlements de tous les pays membres de l’Union. La Commission semble donc faire peu de cas du vote des Parlements nationaux. En France, c’est du côté des éleveurs et même des céréaliers que cet accord suscite les plus grosses craintes alors que ces secteurs agricoles sont déjà en difficulté. Une étude commune d’Agro Paris Tech, de l’Institut de l’élevage et de l’Institut technique du porc, montre que l’agriculture française a plus à perdre qu’à gagner dans cet accord. « Les produits agricoles et alimentaires représentent près de 10% des échanges en valeur avec le Canada. La balance commerciale agricole et alimentaire est actuellement excédentaire avec le Canada. Mais elle est tirée essentiellement par les boissons. A contrario, le déficit se creuse nettement en céréales et oléagineux et dans une moindre mesure en préparations de viandes et poissons ».

Importer du jambon canadien pour moins payer les cochons vivants
Concernant la viande porcine, l’étude nous dit ceci : « A la sortie des élevages, compte tenu des coûts d’approche à l’intérieur du Canada et pour le transport maritime, l’élevage porcin canadien n’a pas un avantage déterminant en termes de compétitivité coût. Mais c’est à la compétitivité des pièces de découpe qu’il faut s’intéresser en priorité (…) Notamment le jambon non transformé et ses produits d’élaboration pourraient, dans certaines conjonctures, être exportés du Canada vers l’UE, en raison d’un prix sensiblement plus bas sur les marchés nord-américain ».

Pour dire les choses plus clairement, le consommateur canadien mange moins de jambon que son homologue français. Son pays pourra donc nous exporter ces pièces nobles en priorité. Mais leur arrivée sur le marché français servira à faire chuter le cours du porc au marché au cadran de Plérin encore plus souvent que ces dernières années. On ruinera ainsi de nombreux éleveurs qui gagnent très difficilement leur vie depuis que l’embargo de la Russie pèse sur les cours de porc en France en fermant les débouchés pour le lard et autres bas morceaux .Le risque est d’autant plus grand que les volumes exportés sans droit de douane du Canada à l’Europe vont passer de 105.000 tonnes par an à 180.000 tonnes.

Le risque est identique concernant la viande bovine. Dans la cadre de la mise en place du CETA, le Canada va bénéficier d’un contingent de 70.000 tonnes d’exportations annuelles de viande bovine vers l’Europe sans droits de douanes. Le volume n’est pas énorme. Mais, là encore, le consommateur canadien mange surtout de la viande hachée issue des bas morceaux et l’élevage bovin canadien est, comme en France, très spécialisé en races à viande. Or ce sont aujourd’hui les pièces nobles issues de ces races qui peinent à trouver leur place sur le marché en France et en Europe car elles valent nettement plus cher que les autres pièces.

Ajoutons que la Commission est mandatée par les pays membres de l’Union, dont la France, pour négocier des accords de libre échange avec une multitude de pays et groupes de pays. « Nous négocions ou nous nous apprêtons à le faire avec une vingtaine de pays », précise Cecilia Malmström dans l’entretien déjà cité. L’étude des trois organismes déjà cités « estime entre 150.000 et 350.000 tonnes les importations supplémentaires de viande bovine à l’horizon 2025, touts choses égales par ailleurs».

 

Le bas coût de la main d’œuvre des abattoirs polonais
Il faut enfin analyser les conséquences de ces nouvelles exportations canadiennes sur notre marché intérieur au regard de ce qui se passe déjà au sein de l’Union européenne. A la faveur de la sortie des quotas laitiers, la Pologne a augmenté son troupeau de vaches et élève pour l’engraissement de plus en plus de jeunes bovins issus du croisement de deux races pour gagner du poids pour la boucherie. Dans les abattoirs polonais, le coût de la main d’œuvre est trois fois plus bas que dans les abattoirs français, même quand des « travailleurs détachés » sont embauchés chez nous. Du coup, l’Italie est devenue le premier client de la Pologne. D’après les douanes italiennes, en 2015, les carcasses de jeunes bovins élevés en Pologne coûtaient 26% de moins que les carcasses de jeunes bovins français, ce qui a fait reculer les exportations française en Italie quand augmentaient celles de la Pologne.

Le contexte étant celui là, tout nouvel accord de libre échange faisant entrer plus de viande des pays tiers sur le marché européen avive la concurrence et aggrave la tendance baissière des cours payés aux producteurs, sans même bénéficier aux consommateurs. Ajoutons que toutes ces importations inutiles ont aussi un double effet pervers que nos décideurs politiques occultent de manière délibérée. Elles augmentent le bilan carbone de chaque kilo de viande consommé en Europe en allongeant la distance entre la fourche et la fourchette , mais aussi en poussant à la concentration des élevages dans des grandes bâtiments dont la construction est très émettrice de CO2. Ensuite, les animaux sont surtout nourris au grain ne sortent plus pour aller brouter l’herbe des prés. Voilà comment l’Europe tourne le dos aux engagements pris à Paris lors de la Cop21, tandis que le gouvernement français reste muet sur le sujet. Voilà aussi qui situe la responsabilité de chaque député européen au moment de voter pour ou conte le CETA le 15 février.

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:10
Geneviève de Gaulle-Anthonioz: une vie debout, du camp de Ravensbrück à celui de Noisy (L'Humanité, 2015)

Geneviève Anthonioz-De Gaulle, décédée il y a 15 ans, le 14 février 2002

Lu sur la page Facebook de Robert Clément. 
 

« Geneviève de Gaulle-Anthonioz, du camp de Ravensbrück à celui de Noisy », article publié dans l’Humanité du 27 mai 2015


Dans son appartement parisien haut perché de la rue Michelet, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, alors qu’elle avançait, au nom de l’association qu’elle présidait, ATD Quart Monde, l’idée d’une future « loi d’orientation de lutte contre les exclusions », était une vieille dame aimable et menue. Son apparente fragilité disparaissait dès qu’elle se mettait à parler et qu’elle défendait ce pour quoi elle luttait. Une détermination tranquille et inébranlable l’habitait. L’image quelque peu surannée de la dame patronnesse – bourgeoise, catholique, toute de compassion… – qu’on était prêt à lui coller se chiffonnait irrémédiablement : sa foi chrétienne chevillée au corps, Geneviève de Gaulle-Anthonioz menait un combat politique au sens plein du terme. Pour elle, la pauvreté était une violation inacceptable des droits de l’homme, la combattre méritait un engagement total. Son discours n’était pas consensuel : « Nos sociétés fabriquent de l’exclusion, tandis que les plus nantis continuent de s’enrichir. Il en résulte ce que j’appelle une dépravation de la démocratie. Il faut recréer un service de l’homme. Il faut être attentif à ceux qui nient ainsi la démocratie et fabriquent un monde qui privilégie le pouvoir et les richesses… »
Le combat de sa vie, cette femme hors normes l’a forgé dans l’enfer de la Seconde Guerre mondiale. Nièce du général de Gaulle, elle s’engage à 20 ans dans la Résistance. Arrêtée, elle est emprisonnée puis déportée le 31 janvier 1944 à Ravensbrück, où elle survit à l’indicible grâce à l’incroyable solidarité qui lie entre elles les prisonnières. Quand elle rencontre un journaliste de l’Humanité, Geneviève de Gaulle-Anthonioz ne manque jamais d’évoquer « Marie-Claude » (Vaillant-Couturier). À Ravensbrück, en décembre 1944, la déportée 27372 est enfermée dans une cellule du bunker, isolée de ses camarades : « Dieu était étrangement absent. Je ne peux pas dire que j’ai douté de son existence, mais il n’était pas là dans ce bunker. » Abandonnée de Dieu et des hommes, elle va pourtant, grâce à sa foi, son élan vital et sa créativité, sortir vivante de ce sinistre lieu où la mort régnait en maître.
De retour à la vie, la jeune femme rencontre celui qui sera le compagnon attentif de sa vie, Bernard Anthonioz, qui est éditeur d’art (c’est lui qui, en janvier 1942, était allé chercher le manuscrit d’Aragon, les Yeux d’Elsa, pour l’imprimer). Fondant une famille, la résistante aurait pu se contenter d’une vie tranquille, mais en octobre 1958, elle rencontre le père Joseph Wresinski, qui voue sa vie aux plus pauvres. Sa visite au « camp de Noisy » est un choc : « Lorsque je suis entrée dans ce grand bidonville… j’ai pensé au camp, l’autre, celui de Ravensbrück… ce paysage était un lieu séparé de la vie. » Geneviève de Gaulle-Anthonioz démissionne du ministère où elle travaillait. Rendre leur dignité aux pauvres sera la grande œuvre de sa vie, un combat sans trêve qu’elle mènera avec une ténacité inouïe.
Le 23 août 1996, les CRS brisent les portes de l’église Saint-Bernard pour en déloger les sans-papiers, elle veut manifester. Ses enfants l’en dissuaderont… Jusqu’au bout, cette petite femme aura été une grande dame. Elle a sa place au Panthéon, même si elle n’a jamais aimé les ors, ni la gloire.

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 12:41

Grèves et manifestations le 7 mars 2017

« Le service public, moi j’y tiens, arrêtons la casse ! »

Dans un communiqué commun du 9 février, la fédération CGT des services publics, FO services publics et santé, la fédération autonome et la FSU territoriale appellent l’ensemble des personnels à participer à la journée de grève et de manifestations du 7 mars 2017.

Pour les syndicats, la casse des services publics s’amplifie partout avec :

- La mise en place de la réforme territoriale, qui s’accompagne de mutualisations des services, de mobilité forcée, de remise en cause du temps de travail, de privatisations de services…

- La baisse des dotations de l’état (DGF), qui entraîne notamment pressions sur les effectifs, suppressions de postes (non-remplacement de départ à la retraite, fin de contrats de non titulaires…), fermetures de services, dégradation de nos conditions de travail…

- La mise en place du RIFSEEP qui accentue l’individualisation de la rémunération ;

- La revalorisation du point d’indice largement insuffisante, ne compensant pas les pertes de rémunération accumulées depuis de trop nombreuses années ;

- La remise en cause des droits conquis, des primes, de l’action sociale, du 1% CNFPT…

Tout cela conduit à une situation historiquement catastrophique dans nos collectivités, causée par les politiques d’austérité menées depuis plusieurs années par les différents gouvernements au service de la finance.

Depuis le 1er janvier 2017 la situation des agents se détériore encore plus avec :

- La fusion des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (40% de disparitions) ;

- La création de nouvelles métropoles ;

- La création de communes nouvelles, qui interviendront en 2017.

Lire le communiqué intersyndical en intégralité

Communiqué intersyndical

« Le service public, moi j’y tiens, arrêtons la casse ! »

Le 7 mars 2017 toutes et tous en grève Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale CGT, FO, FAFPT et SNUTER-FSU, dans la continuité des actions menées depuis plusieurs mois (Loi MAPTAM, NOTRe, Loi El Khomri, ATSEM …) appellent l’ensemble des personnels à participer à la journée de grève et de manifestations du 7 mars 2017.

La casse des services publics s’amplifie partout avec :

- La mise en place de la réforme territoriale, qui s’accompagne de mutualisations des services, de mobilité forcée, de remise en cause du temps de travail, de privatisations de services…

- La baisse des dotations de l’état (DGF), qui entraîne notamment pressions sur les effectifs, suppressions de postes (non-remplacement de départ à la retraite, fin de contrats de non titulaires…), fermetures de services, dégradation de nos conditions de travail…

- La mise en place du RIFSEEP qui accentue l’individualisation de la rémunération ;

- La revalorisation du point d’indice largement insuffisante, ne compensant pas les pertes de rémunération accumulées depuis de trop nombreuses années ;

- La remise en cause des droits conquis, des primes, de l’action sociale, du 1% CNFPT… Tout cela conduit à une situation historiquement catastrophique dans nos collectivités, causée par les politiques d’austérité menées depuis plusieurs années par les différents gouvernements au service de la finance.

Depuis le 1er janvier la situation des agents se détériore encore plus avec :

- La fusion des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (40% de disparitions) ; - La création de nouvelles métropoles ;

- La création de communes nouvelles, qui interviendront en 2017. Des dizaines de milliers de postes sont menacés ! Les modalités d’organisation du temps de travail sont remises en cause pour en allonger la durée ! Depuis plusieurs mois les mouvements de grève se multiplient, ils s’inscrivent dans la durée. Comme dans les hôpitaux, les maisons de retraite, l’enseignement, la Sécurité sociale, ces conflits dans nos collectivités viennent confirmer notre constat, que toutes ces remises en causes s’attaquent au service public qui est un gage d’égalité de traitement de tous les citoyens, attaquant par la même l’ensemble des salariés qui le servent.

 

Nous nous devons d’organiser la résistance face à ces attaques concertées contre le service public local.

Les Fédérations CGT-FO-Sud Santé et Action sociale appellent, elles aussi à la grève le 7 mars sur le champ social, sanitaire et médico-social, dans le public comme dans le privé, pour la défense d’une santé publique accessible à toutes et à tous et pour la défense de la protection sociale.

Ce combat pour notre système de soins solidaire est évidemment aussi le nôtre. D’autres appels à l’action ont été lancés à l’État, dans le secteur de la protection sociale et chez les retraités pour le 7 mars.

Pour mettre un coup d’arrêt aux attaques et porter les revendications, nos organisations ont décidé de prendre leurs responsabilités et appellent les agents territoriaux à participer massivement aux côtés de nos collègues hospitaliers et de l’État à la mobilisation nationale du 7 mars dans la Fonction publique. Et parce qu’au-delà des attaques actuelles, les propositions et annonces qui émergent du débat électoral et qui remettent en cause nos acquis collectifs (emplois, statuts, protection sociale …) nous imposent, agents publics, de prendre la parole et d’exprimer notre profond attachement au service public et à la Fonction publique. Contre la casse de la Fonction publique territoriale, des services publics et de la protection sociale, pour l’augmentation des salaires, pour l’égalité professionnelle femmes/hommes, pour la défense des garanties statutaires, pour les créations de postes indispensables, pour de meilleures conditions de travail, pour le droit à la formation professionnelle.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION LE 7 MARS

Montreuil, le 9 février 2017

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:39
Mexique: des dizaines de milliers de manifestants face à Trump et son projet xénophobe (Ouest-France, 13 février 2017)

Des dizaines de milliers de Mexicains manifestaient, ce dimanche, pour dénoncer le projet du président américain Donald Trump de construction d'un mur à la frontière et appeler leur chef de l'Etat Enrique Peña Nieto à plus de fermeté.

« Le Mexique, on le respecte, Mr Trump », pouvait-on lire sur une immense pancarte en tête de cortège à Mexico, où 20.000 personnes ont défilé selon le gouvernement local. Ces Mexicains protestent contre le projet de construction d'un mur à la frontière avec les Etats-Unis.

Agitant des drapeaux mexicains, vêtus pour certains de blanc, les manifestants ont envahi la principale avenue de la capitale mexicaine à l'appel d'organisations civiles, d'entreprises et d'universités. « Nous sommes ici pour que Trump voit et sente comment tout un pays, uni, se lève contre lui et ses idioties xénophobes, discriminatoires et fascistes. Le Mexique ne sera pas son esclave », a assuré à l'AFP Julieta Rosas, une étudiante en littérature portant un tee-shirt représentant le président américain affublé d'une moustache à la Hitler.

« Je ne veux pas de ce mur »

Erick Smith, Américain marié avec une Mexicaine, brandissait lui une pancarte disant « Sorry Mexico ». « Je ne veux pas de ce mur, chaque fois que je viens en vacances au Mexique je me sens à la maison. Je suis venu dire que mon président me fait honte. Je suis venu dire« Je suis désolé » au Mexique », a-t-il confié.

A Guadalajara (ouest), deuxième ville du pays, quelque 10.000 personnes ont manifesté, en majorité des étudiants. Les défilés ont été plus modestes dans le reste du Mexique. Ce mouvement de protestation survient au moment où les Etats-Unis et le Mexique traversent leur plus grave crise diplomatique depuis des décennies.

Peña Nieto « trop faible » 

Une partie des manifestants ont d'ailleurs ciblé le président mexicain dimanche, l'appelant à se montrer plus ferme face à son homologue américain. « Peña Nieto, respecte-moi avec courage face à Trump », disait ainsi une pancarte du cortège à Mexico.

« Trump est un danger et Peña Nieto n'a pas été à la hauteur. Il ne nous a pas défendus, ou il l'a fait de façon trop faible. Il ne s'est pas imposé », a déclaré à l'AFP Héctor Morales, commerçant de 50 ans venu manifester. Montée en puissance pendant la campagne du candidat républicain, qui avait traité certains Mexicains de « criminels », de « violeurs » ou de « bad hombres » (« mauvais hommes ») et accusé d'autres de voler les emplois des Américains, la crise diplomatique entre Mexico et Washington a éclaté au grand jour peu après la prise de fonction de Donald Trump, le 20 janvier.

Son décret en vue de faire construire un mur à la frontière, censé freiner l'immigration illégale, et son intention de le faire financer par le Mexique ont poussé Enrique Peña Nieto à annuler sa visite à Washington prévue pour le 31 janvier. Le président républicain veut également renégocier, voire abroger, l'Accord nord-américain de libre-échange (Aléna), trop favorable selon lui aux intérêts mexicains.

Des appels à boycotter les produits américains 

Depuis, les deux hommes se sont parlés au téléphone et ont convenu que leurs équipes se réuniraient pour sortir de l'impasse. Le chef de la diplomatie mexicaine, Luis Videgaray, s'est d'ailleurs rendu à Washington mercredi, se félicitant ensuite d'une « bonne première réunion (...) cordiale (...) respectueuse et (...) constructive » avec le nouveau secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Mais dans le pays, la colère persiste et ces dernières semaines, les appels à boycotter les produits américains comme Starbucks, McDonalds et Coca-Cola et à manifester son patriotisme, par exemple en mettant le drapeau mexicain comme photo de profil sur internet, se sont multipliés.

Les immigrants illégaux

La volonté affichée par l'administration Trump d'accélérer l'expulsion des immigrants illégaux inquiète aussi le gouvernement mexicain, qui a invité ses ressortissants vivant aux Etats-Unis à« prendre des précautions ». Il réagissait ainsi au renvoi jeudi au Mexique de Guadalupe Garcia de Rayos, une femme de 35 ans, mère de deux enfants nés aux Etats-Unis, au lendemain d'une visite de routine auprès des autorités migratoires à Phoenix, dans l'Arizona.

Son cas a suscité des manifestations devant les bureaux de l'immigration, selon des médias américains. Le président Peña Nieto s'est engagé à verser 50 millions de dollars aux consulats mexicains aux Etats-Unis afin d'apporter une aide juridique à ses concitoyens.

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:22
Les frères Bocquet, parlementaires communistes, auteurs de "Sans domicile fisc", en Bretagne les 4 et 5 avril prochain dans le cadre de leur tour de France contre l'évasion fiscale

Rendez vous les 4 et 5 avril prochain pour la venue en Bretagne des frères Bocquet. Rennes , Saint Brieuc, Lorient, Quimper ...

Et 27 circonscriptions pour porter l'exigence d'un développement économique, industriel et écologique répondant aux besoins humains .

Les frères Bocquet, parlementaires communistes, auteurs de "Sans domicile fisc", en Bretagne les 4 et 5 avril prochain dans le cadre de leur tour de France contre l'évasion fiscale
Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18
Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Vœu qu'Ismaël Dupont, élu communautaire Front de Gauche de Morlaix, demande à pouvoir être présenté et soumis au vote au conseil de communauté du lundi 13 février 2017.

 
Nous refusons la fermeture des bureaux de poste dans le pays de Morlaix
 
Le 2 février dernier, le chef d'établissement de la poste à Morlaix annonçait aux salariés un nouveau plan de réorganisation drastique des bureaux de poste, après celui de 2010-2011 qui avait occasionné une longue grève des salariés pour défendre le service public postal.
Cette fois-ci, la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.
Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil. Or, la banque postale, du fait de son statut encore récent de services publics et de ses tarifs encore attractifs, est perçue comme une banque d'intérêt général fréquentée par les catégories populaires et les personnes âgées notamment.  
Ce plan de réorganisation annoncé le 2 février 2017 prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables.
Le contrat de présence postale négocié au niveau national entre la direction de la poste, le gouvernement et l'Association des Maires de France, prévoyait une multiplication des partenariats, agences postales communales ou relais commerçants remplaçant progressivement des bureaux de poste, qui ne représentent aujourd'hui plus que 54 % des points de vente, et supprimait le droit de veto du maire et du conseil municipal pour la suppression des bureaux de poste.
La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière. 
 
Nous élus de Morlaix Communauté, confrontés aux risques de désertification des bourgs et des quartiers, aux besoins de services publics et de services au public de la population, à la réduction des marges de manœuvre budgétaires communales, réclamons le maintien des bureaux de poste concernés par le plan de restructuration sur le pays de Morlaix : le bureau de poste de La Boissière à Morlaix, de Plouigneau, de Plourin les Morlaix, de Taulé.
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Le lundi 13 février aura lieu le prochain Conseil Communautaire de Morlaix-Co à la CCI de Morlaix, à 18h. 

Avant ceux des lundi 20 et 27 mars 2017. 

On y discutera entre autres choses du rapport d'orientation budgétaire 2017. 

Ordre du jour: 

- Rapport d'orientation budgétaire

- convention de gestion de la halle Jézequel avec la commune de Garlan

- convention de délégation de service public pour la gestion et l'exploitation de l'espace aquatique communautaire - désignation du délégataire

- commission d'appel d'offres mixte Morlaix-Communauté-Lannion Trégor Communauté -désignation des représentants de Morlaix-Co pour la ligne 30 Morlaix-Lannion

- Programme d'accès à l'emploi titulaire et modalités d'organisation de la "sélection professionnelle"

- Création des astreintes Service Eau et Assainissement

- Organigramme des services. Tableau des emplois et créations de poste

- Substitution de la société Capitaine Houat SAS par la société Global Seafood SAS au port de Primel (contrat d'occupation du sîte)

- dispositif 2016 d'aide financière à la destruction de nids de frelons asiatiques

- Schéma territorial des ZAE (zones d'activités économiques): plan de financement

- Bilan 2016 du Foncier économique de Morlaix-Co

- Bilan des aides économiques 2016 (Jeunes agriculteurs, immobilier d'entreprise, et commerce en milieu rural)   

Le prochain Conseil Municipal de Morlaix est fixé lui le jeudi 16 Mars, à 18h30. 

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:08
12 février 1934: acte fondateur du Front Populaire, naissance d'un front unique ouvrier contre le fascisme
12 février 1934: acte fondateur du Front Populaire, naissance d'un front unique ouvrier contre le fascisme

Le 9 février 1934, à l'appel du PCF et de la CGT-U, a lieu un rassemblement place de la République contre le fascisme dont le danger est apparu imminent avec la manifestation des ligues le 6 février.  La SFIO préfère, quant à elle, relayer par une manifestation l'appel à la grève générale de la CGT pour le 12 février. Le PCF décide de se joindre à cette manifestation en plaçant le long du cortège des groupes de militants et des orateurs pour attirer des socialistes. Or, conscient du danger fasciste imminent, le peuple de gauche va déjouer le scénario établi. Communistes et socialistes vont défiler côte à côte aux cris d'unité. Cette manifestation unitaire, contre les décisions d'état major et des directions politiques et malgré les très forts ressentiments entre ces deux familles politiques de gauche séparées depuis seulement 15 ans, va être le début d'un front unique ouvrier contre le fascisme, pour les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine. Le 12 février 1934 est l'acte fondateur du Front populaire.

 

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

"C'était 1936 - Le Front Populaire en Bretagne" - un livre collectif à acquérir de toute urgence! (Le Télégramme, 16 décembre 2016)

Partager cet article
Repost0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:00
"Un local pour les Utopistes en action?": Question orale que Ismaël Dupont a déposé pour le Conseil de Communauté du lundi 13 février à Morlaix

Question Orale : un local pour les « Utopistes en action » ?

L'association « Les Utopistes en action » abat un gros travail et fédère de multiples énergies pour organiser des friperies solidaires partout sur le territoire, pour collecter des vêtements et d'autres fournitures de première nécessité pour les réfugiés, sans-abris et démunis de tout, qu'ils soient présents sur le territoire, à Calais, ou à Paris, organisant plusieurs convois, 5 ou 6 depuis un an, vers Calais ou Paris et suscitant d'innombrables manifestations de solidarité vis-à-vis des réfugiés et migrants de citoyens de la région de Morlaix.

Depuis plusieurs mois, en assistant aux Conseils Communautaires, s'entretenant avec les élus, communiquant avec la presse, le groupe des « Utopistes en action » demande un appui de la Communauté d'agglomération et des élus des communes de Morlaix-Communauté pour accéder à un nouveau local d'environ 300 m² qui permettrait de mettre à l'abri les vêtements donnés, d'organiser une friperie permanente, et de faciliter le tri des vêtements pour leur distribution.

Aujourd'hui, le hangar privé dont les Utopistes dispose est saturé et ne permet ni de trier convenablement les vêtements, ni d'assurer des services de friperie sur place.

Les « Utopistes en action » qui ont organisé avec succès le « Festival des Utopies » le 17 septembre au Cloître-Saint-Thégonnec l'année dernière en fédérant plusieurs dizaines d'associations et de collectifs ont fait la preuve de leur capacité à travailler avec d'autres associations qui viennent en aide aux migrants et aux plus démunis : Secours Populaire, Comité de Chômeurs, Chiffonniers de la joie, Restos du cœur...

Ils souhaiteraient qu'en cas de possibilité d'accéder à un nouveau local, soit par une mise à disposition de bâtiments communautaires,  soit par un co-financement de Morlaix-Communauté, sachant qu'ils peuvent avoir aussi un apport financier propre, celui-ci puisse servir aussi de lieu d'échange et de concertation pour toutes les associations et collectifs qui travaillent dans la solidarité avec les plus démunis, et les migrants et réfugiés.

Dans le cadre des compétences de la Communauté d'agglomération en terme de cohésion sociale, n'est-il pas temps de rechercher activement une solution pour que les Utopistes en action puissent accéder à un local adapté à leurs ambitions et à l'intérêt public et social indéniable du travail qu'ils réalisent. Où en est la réflexion de l'exécutif de Morlaix-Communauté sur ce sujet ?

Partager cet article
Repost0
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:57

Le tract du collectif STOP TAFTA appelant à cette manif contre CETA.

Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg

Avec d'autres militants brestois et finistériens, quatre candidats communistes aux législatives dans le Finistère étaient présents hier à la manif (organisée par le collectif Stop Tafta) contre CETA hier à Brest avant le vote du Parlement Européen: Jacqueline Héré ( Brest), Jean-Paul Cam (Brest Rural), Maxime Paul (Centre-Finistère-Crozon- Ouessant) et Ismaël Dupont. 

Nous avons rappelé le vote des parlementaires français la semaine passée, sur une proposition de loi des députés du PCF et du Front de Gauche, contre CETA, cela contre l'avis du gouvernement.

 

Pour un référendum sur le CETA - Communiqué du MODEF

jeudi 9 février 2017

Dans un communiqué la Confédération Syndicale Agricole des exploitants familiaux (MODEF) se réjouit que l’Assemblée Nationale ait adopté le 2 février une résolution européenne des députés du Front de Gauche sur le traité de libre-échange signé entre l’Union Européenne et le Canada le CETA. La résolution exige de consulter en urgence le Parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le CETA serait catastrophique pour les exploitants français. En effet, les droits de douane seraient supprimés et 92 % des biens agricoles seraient concernés.

Cette suppression des droits de douane couplée à l’adoption de quotas d’importations de viande bovine et porcine c’est-à-dire 65 000 tonnes de viande bovine et 75 000 tonnes de viande porcine par an suscitent de nombreuses inquiétudes dans le contexte actuel de crise de nos filières d’élevage en France.

Ce traité aurait des effets très négatifs sur notre environnement, notre Agriculture, nos territoires ruraux, nos emplois et surtout notre santé.

Ce traité représente une menace pour l’Agriculture française et européenne.

Le principe de précaution n’existe pas au Canada c’est-à-dire on pourra retrouver des céréales OGM et de la viande hormonée dans nos assiettes.

Le MODEF souligne le manque de reconnaissance des produits certifiés français. Or, ce sont plus de 1 400 indications géographiques protégées qui sont actuellement reconnues par l’U.E.

Le CETA va porter un coup fatal à ce qui reste de souveraineté alimentaire européenne.

En ouvrant totalement ses frontières, l’Union Européenne va importer aussi le modèle américain et canadien avec toutes ses conséquences sanitaires, environnementales et culturelles.

Par exemple, les produits laitiers canadiens entreront librement en Europe, sans droit de douane, alors que l’Europe est en pleine crise laitière ! En ce qui concerne l’Agriculture, ces accords menacent directement la qualité de notre alimentation et la vitalité de nos territoires.

Le MODEF s’inquiète des conséquences du TAFTA et du CETA et appelle les sénateurs et les députés français à défendre et à protéger l’Agriculture familiale. Le MODEF revendique un référendum avant les élections présidentielles pour soumettre la ratification du CETA. Le MODEF organisera une marche dans les semaines à venir pour dénoncer l’impact du CETA sur notre Agriculture française de qualité et respectueuse des femmes et des hommes.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011