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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:06
Florence Le Lieu, conseillère municipale communiste à Ploumilliau: première victoire dans la Baie de Lannion (Planète Humanité)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:57
Paix mondiale, contre la colonisation de la Palestine: Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, adresse une lettre au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres

Pierre Laurent, lettre ouverte à Antonio Guterres secrétaire général des Nations-Unies

 

Monsieur le secrétaire général,

À l'occasion de votre entrée en fonctions, vous avez appelé à « faire de la paix une priorité absolue en 2017 », et je tenais d'abord à saluer la volonté politique qui vous anime, au contraire de tant de dirigeants d'envergure internationale.

Je veux aussi vous assurer que parmi les forces démocratiques que vous trouverez à vos côtés, il y a les communistes français pour lesquels « la paix est le plus grand des combats », comme l'affirmait Jaurès.

Je vous adresse cette lettre ouverte car comme vous, Monsieur le secrétaire général, nous sommes des millions à considérer qu'il y a urgence à faire triompher la paix.

Le peuple palestinien est de ceux qui auront enduré et continuent d'endurer les pires injustices : Naqba, occupation militaire, colonisation depuis des décennies au mépris des droits humains et du droit international, et de toutes les résolutions adoptées par l'ONU.

J’ai, comme tous, comme vous certainement, applaudi au vote du Conseil de sécurité de l’ONU, le 23 décembre dernier, de la résolution 2334 adoptée par 14 voix et grâce à l'abstention des États-Unis qui, pour la première fois depuis 37 ans, n’ont pas mis leur veto à un texte condamnant la colonisation de la Palestine par Israël et les activités de peuplement de territoires palestiniens y compris à Jérusalem-Est.

Mais la réponse du gouvernement Netanyahou est de poursuivre dans une stratégie conflictuelle et d'accélérer la colonisation. Hier encore, 6 février, la Knesset a adopté une loi permettant à l’État de s'approprier en Cisjordanie occupée des centaines d'hectares de terres palestiniennes privées où des colons israéliens ont construit sans autorisation préalable des autorités israéliennes.

Il y a quelques jours, le 1er février dernier, après de nouvelles annonces de constructions de 5000 logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, vous avez exprimé par la voix de votre porte-parole votre inquiétude de voir le gouvernement israélien ajouter encore de nouveaux obstacles à la solution négociée de deux États ; et vous avez redit l'engagement des Nations-unies à appuyer un processus de négociations « sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et conformément au droit international ».

Monsieur le secrétaire général,

La conférence de Paris à laquelle plus de 70 pays ont participé a rappelé dans son communiqué final que « la solution à deux États est la seule voie pour arriver à une paix durable ». Ce sont des pas incontestables mais je m’inquiète de la réalité de l’application de cette résolution comme tant d'autres, trop nombreuses, que le gouvernement israélien bafoue impunément.

Je sais que vous travaillez à la mise en place d’une mission d’appui de l’ONU pour promouvoir une solution à deux États mais sera-t-elle suffisante sans une large mobilisation et sans solidarité

internationale ? Le gouvernement israélien n'est pas disposé à écouter la communauté internationale alors il est temps de poser la question : sans sanctions, arriverons-nous à lui faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien à l'autodétermination sans ingérence extérieure, à l'indépendance, à la souveraineté nationale et au retour des réfugiés ? Face au déni du gouvernement Netanyahou – et pour mettre un terme à la colonisation – n'est-il pas grand temps de répondre à l'appel de la société palestinienne lancé il y a 12 ans avec le mouvement BDS international ?

En France, notre parti travaille inlassablement à la reconnaissance de l’État palestinien par notre gouvernement ; nous sommes mobilisés pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens et à la suspension immédiate de l’accord d’association Union européenne-Israël tant que son article 2 sur le respect des droits humains et démocratiques sera bafoué.

Nous comptons sur vous, Monsieur le secrétaire général, pour soutenir les efforts en faveur d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Respectueusement,

Pierre Laurent

 
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:48
Ces colonies israéliennes financées par la galaxie Trump (Médiapart, 14 février 2017 - Chloé Demoulin)

     
Ces colonies israéliennes financées par la galaxie Trump
 PAR CHLOÉ DEMOULIN

Ces dernières années, la famille du gendre de Donald Trump, l’ambassadeur en Israël nommé par le président américain ainsi que le milliardaire lui-même ont versé des centaines de milliers de dollars à des colonies juives en Cisjordanie.

it El, Alon Shvut (Cisjordanie), de notre envoyée spéciale. -  Perchée sur une colline au nord de Ramallah, en Cisjordanie, Beit El attise depuis plusieurs semaines l’intérêt de la presse internationale. En cause : les largesses financières dont a bénéficié la colonie israélienne de la part de plusieurs membres de la nouvelle administration Trump.

Selon des déclarations d’impôts que Mediapart s’est procurées, la fondation des parents de Jared Kushner, le gendre et nouveau conseiller spécial de Donald Trump, a versé au total 33 000 dollars en 2012 et 2013 à cette colonie israélienne considérée comme un des bastions du sionisme religieux. Jared Kushner siège lui-même au conseil d’administration de l’organisation. Les chèques ont été adressés à l’American Friends of Bet El Institutions, une association américaine présidée par un autre ami de Donald Trump : l’avocat d’affaires David Friedman. Ce dernier a été d’ailleurs nommé au poste d’ambassadeur des États-Unis en Israël par le président américain le 15 janvier 2017 !

À Beit El, on ne compte plus les projets financés par l’association de David Friedman, notamment la création d’un centre de préparation militaire ou encore le site Internet de la radio Arutz Sheva. Lancé en 1988, ce média israélien est connu pour être le porte-voix des colons israéliens. David Friedman y a lui-même régulièrement contribué ces dernières années en y publiant de nombreuses tribunes. Preuve que son implication est tout à fait assumée, l’avocat d’affaires a également fait inscrire son nom, ainsi que celui de son épouse et de ses parents sur l’un des bâtiments destiné à une école pour filles dans la colonie. Mais c’est sans doute la Yeshiva de Beit El qui a reçu le plus d’argent de sa part. Cette école talmudique est dirigée par le rabbin Zalman Melamed, une illustre figure de la droite israélienne aujourd’hui proche du parti pro-colonisation HaBayit HaYehudi (Le Foyer juif). Ce dernier a engrangé 60 % des voix à Beit El lors des élections de 2015, loin devant le Likoud de Benjamin Netanyahou (10 %).

Dernier élément et non des moindres, Donald Trump a lui-même puisé dans ses propres deniers pour financer Beit El. Comme le prouve un document dévoilé par le Jerusalem Post, la fondation Trump a signé un chèque de 10 000 dollars en 2003 en faveur de l’American Friends of Bet El Institutions, soit l’une des plus grosses sommes allouées par sa fondation cette année-là. Une contribution personnelle qui soulève de sérieuses inquiétudes quant aux futures prises de position du président américain dans la région.

Beit El (la maison de Dieu, en hébreu) revêt une importance cruciale pour les juifs pratiquants. Le nom de cette colonie israélienne est cité « 44 fois dans la Bible », souligne Yael Ben-Yashar, guide et porte-parole de Beit El. « C’est à cet endroit que Dieu a promis à Jacob que cette terre serait pour lui et ses descendants », raconte-t-elle début février aux abords des ruines qui ont été aménagées en lieu de pèlerinage sur les hauteurs de la colonie. L’attraction principale, les restes du rocher où se serait assoupi Jacob, attire chaque année « 3 000 touristes », estime la guide, en grande majorité des évangélistes américains, mais aussi sud-coréens ou indonésiens.

L’autre temps fort de la visite consiste à monter sur une tour d’observation installée à quelques mètres de là. Avant d’emprunter un escalier, le visiteur est invité à lire sur un panneau le passage de la Genèse dans lequel Dieu s’adresse à Jacob : « Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à loccident et à lorient, au septentrion et au midi. » « Le fait que Beit El existe et que les juifs y habitent aujourd’hui prouve que la promesse de Dieu s’est réalisée », juge Yael Ben-Yashar. « Il y a 500 000 juifs qui vivent ici en Judée-Samarie [Cisjordanie – ndlr]. Il faut que les gens comprennent que nous sommes ici pour rester et que nous n’avons aucune intention de partir ailleurs », ajoute-t-elle.

Contrairement à d’autres colonies israéliennes, organisées en blocs, Beit El s’érige au beau milieu de plusieurs villes arabes. La colline offre une vue imprenable sur les immeubles de Ramallah ou encore sur le village voisin de Beytin. La colonie est également collée au camp de réfugiés palestinien de Jelazone. « La plupart des Arabes veulent vivre en paix avec nous. Nous n’avons aucun problème avec eux », assure la guide de Beit El, précisant que plusieurs d’entre eux travaillent dans la colonie. « Mais une minorité vient nous jeter des pierres ou des cocktails Molotov », déplore-t-elle face au mur de séparation que l’armée israélienne a commencé à bâtir, il y a un an, pour protéger les colons.

Depuis l’investiture de Trump, le gouvernement israélien a donné son feu vert à des constructions

Dès sa création en 1977, Beit El est un des fers de lance du « Gush Emunim », un mouvement lancé au lendemain de la guerre des Six Jours en faveur de la colonisation des terres conquises par Israël en Cisjordanie. C’est dans cet esprit messianique et militant que Claire et Benjamin Dana-Picard, tous deux originaires de France, sont venus s’installer, voilà dix-sept ans de cela, dans la colonie israélienne. « C’était très important pour nous de venir habiter ici, dans une des nombreuses localités juives qui sont menacées d’être évacuées un jour », explique Claire, journaliste pour LPH Info, un site et un magazine d’information israélien en langue française. « Notre principe est simple : nous sommes sur des territoires qui ont été récupérés après la guerre des Six Jours. Nous sommes chez nous à Beit El, ici c’est chez nous », martèle-t-elle. « Ce que les Français appellent une implantation ou une colonie, lorsque ça se produit en France, on appelle ça une ville nouvelle », surenchérit son mari Benjamin, ingénieur conseil dans le transport et responsable du Likoud à Beit El.

Opposé à la création d’un État palestinien en Cisjordanie, le couple de sexagénaires conteste la notion selon laquelle les colonies seraient un obstacle à la paix. « Cette idée est assez récente en fait », rétorque Claire, affirmant que l’OLP, créé en 1964, était« décidé à détruire Israël » avant la guerre des Six Jours et « qu’Israël n’occupe les territoires ». « Le conflit n’est pas lié aux territoires », tranche-t-elle.

Selon un rapport rédigé par l’administration israélienne et dévoilé par Haaretz en 2009, Beit El est pourtant construit, en partie, sur des terres privées palestiniennes. Trois bâtiments jugés illégaux à la suite d'un recours déposé devant la Cour suprême israélienne ont d’ailleurs été rasés par l’armée en 2012. « Les gens avaient acheté le terrain à quelqu’un. Mais un autre Palestinien a déclaré qu’il était le propriétaire. Comme vous pouvez le voir, il n’a rien construit à la place, il n’a rien pu faire car c’est au beau milieu de Beit El », constate Yael Ben-Yashar.

À la faveur de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, la situation pourrait néanmoins évoluer. Depuis l’investiture du président républicain, le gouvernement israélien a donné son feu vert à plusieurs plans massifs de constructions en Cisjordanie, dont « 100 nouvelles unités » à Beit El. Selon l’ONG Peace Now, plusieurs d’entre elles seront financées par l’American Friends of Bet El Institutions de David Friedman et permettront la légalisation rétroactive de projets contrariés par le passé en raison de leur illégalité.

« Contrairement à ce qu’on a pu lire çà et là, il ne s’agit pas du tout de nouvelles constructions, mais de l’approbation de constructions que nous avions planifiées depuis longtemps et qui avaient été gelées par l’administration Obama », tempère le maire de Beit El, Shai Alon. « On n’a rien pu construire depuis dix ans », fulmine-t-il, soulignant que plusieurs habitants de la colonie vivent encore dans des caravanes. Quant à la proximité de David Friedman avec Donald Trump, l’édile est enthousiaste : « Je suis très heureux que quelqu’un comme David Friedman comprenne la signification de Beit El et l’importance de nos lieux saints. Non seulement il est juif mais il comprend ce que nous faisons ici. J’espère qu’il pourra transmettre notre message à Donald Trump. »

Les proches de l’avocat d’affaires installés à Beit El préfèrent, eux, rester prudents. Sollicités à plusieurs reprises par téléphone, l’un des fondateurs de la colonie, Yaacov Katz, et l’actuel directeur du développement de Beit El, Baruch Gordon, ont refusé de répondre aux questions de Mediapart. Les deux hommes invoquent chacun de leur côté l’impossibilité de s’exprimer avant le 20 février. Une mystérieuse date butoir qui correspond sans doute au moment où leur ami David Friedman prendra effectivement ses fonctions d’ambassadeur des États-Unis en Israël. Car la nomination du généreux donateur de Beit El, notamment contestée par la branche américaine de l’ONG Peace Now, doit encore être approuvée par le Sénat américain. Repoussée depuis plusieurs jours, son audition devrait finalement avoir lieu le jeudi 16 février, soit au lendemain de la rencontre très attendue entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump à Washington.

Beit El n’est pas la seule colonie israélienne à avoir bénéficié de la générosité de l’entourage du nouveau locataire de la Maison Blanche ces dernières années. Selon ses déclarations d’impôts, la fondation Kushner a également versé 15 000 dollars à l’Etzion Foundation en 2012 et 2013. Cette association établie dans le Gush Etzion, un des plus importants blocs de colonies en Cisjordanie, finance notamment plusieurs institutions d’éducation religieuse, en tête desquelles la Yeshiva Har Etzion, considérée comme une des plus modérées de Cisjordanie. Située dans la colonie d’Alon Shvut, cette école talmudique a été fréquentée dans les années 1980 par un autre ami intime de Donald Trump : l’avocat d’affaires Jason Greenblatt. Ce dernier, également connu pour sa sympathie envers les colons, a été catapulté par le milliardaire « représentant spécial pour les négociations internationales ». Un poste auquel il doit encore être confirmé, au même titre que David Friedman, par le Sénat américain.

« Si vous aimez Israël et que vous souhaitez soutenir les juifs et la seule démocratie au Moyen-Orient, une des solutions est de faire votre Alyah et de venir habiter en Israël. Mais ceux qui ne veulent pas franchir le pas peuvent toujours contribuer financièrement à des projets permettant de renforcer l’État d’Israël et la présence des juifs dans le Gush Etzion », résume Shani Simkovitz, directrice de l’Etzion Foundation.

Cette native de New York aujourd’hui installée dans le Gush Etzion a accepté de recevoir Mediapart le mercredi 8 février dans son bureau à Alon Shvut. Mais elle refuse de commenter les donations effectuées par la famille Kushner ou la politique menée par le président américain, pour ne pas, justifie-t-elle, « mettre en danger » son association.« Ce qui est important, ce n’est pas de savoir qui sont nos donateurs, mais les projets que nous mettons en œuvre », insiste-t-elle, citant pêle-mêle des actions en faveur des plus pauvres, des malades du cancer ou encore un mémorial récemment dédié aux trois adolescents israéliens kidnappés et tués en 2014 dans le Gush Etzion.

En tête des institutions les plus gâtées par Kushner figurent les amis de l’armée israélienne

Comme à Beit El, les habitants du « Gush » sont motivés par des références bibliques mais surtout par une présence juive antérieure à la création de l’État d’Israël. Pour le prouver, Shani Simkovitz dégaine plusieurs cartes, dont une représentant « les terres achetées en 1928 par le Fonds national juif » ou une autre, datant de l’époque jordanienne, montrant, selon elle, que « les Arabes n’ont pas habités entre 1928 et 1967 sur les terres possédées par les juifs ». L’histoire du Gush Etzion est également marquée par le massacre de 127 personnes dans le kibboutz de Kfar Etzion par les troupes arabes le 13 mai 1948, un jour seulement avant la proclamation de l’État d’Israël. En 2013, l’Etzion Foundation a financé la réalisation d’un film retraçant cet épisode traumatique.

Toujours selon ses déclarations d’impôts, la fondation Kushner a en outre versé 500 dollars en 2013 à la Yeshiva Od Yosef Chai. Une contribution certes modeste mais néanmoins troublante en raison du radicalisme de l’institution en question. Cette école talmudique est située à Yitzhar, une colonie israélienne proche de Naplouse, considérée comme l’une des plus violentes de Cisjordanie. La yeshiva est notamment soupçonnée d’avoir été la base de lancement de plusieurs attaques contre les Palestiniens et l’armée israélienne. Une réputation qui lui a valu d’être privée de financement public par le gouvernement israélien en 2011, soit deux ans avant que la famille Kushner ne se décide, elle, à lui signer un chèque.

En tête des institutions les plus gâtées par la fondation Kushner figure par ailleurs l’association des amis de l’armée israélienne. Selon un calcul effectué par le journalHaaretz, cette institution a touché au moins 315 000 dollars de la part de la famille du gendre de Donald Trump entre 2011 et 2013. Un investissement considérable doublé d’une implication personnelle : Jared Kushner est lui-même membre du conseil d’administration de l’association des amis de l’armée israélienne. C’est en tout cas ce qu’affirmait le site internet de l’association avant que le nom du nouveau conseiller spécial de la Maison Blanche n’en soit effacé il y a quelques jours. En jeu, un possible conflit d’intérêts. La proximité de Jared Kushner avec l’armée israélienne jette en effet un lourd discrédit sur sa capacité à assurer la mission que lui a officiellement confiée Donald Trump, à savoir la gestion du dossier israélo-palestinien.

Mais pour les principaux intéressés, les largesses financières de l’entourage de Donald Trump n’apportent pas la certitude absolue que le président américain restera un allié fidèle. À Beit El, le maire avoue avoir été refroidi par les dernières déclarations de la Maison Blanche. Dans un communiqué publié au début du mois de février, l’administration Trump a rappelé qu’elle ne considérait pas la colonisation comme « un obstacle à la paix », mais a aussi affirmé que « la construction de nouvelles colonies ou l’expansion des colonies existantes au-delà de leurs frontières existantes pourraient ne pas aider ». Un sérieux coup de canif dans les espoirs de la droite israélienne, qui voyaient déjà en Donald Trump l’homme capable de faire sauter les digues maintenues pendant huit ans par l’administration Obama. « C’est la preuve que rien n’est sûr et que tout n’a pas changé du jour au lendemain », souffle Shai Alon.

De là à croire que le président américain a « lâché » Benjamin Netanyahou ? Rien n’est moins sûr. De fait, la Maison Blanche est restée inhabituellement silencieuse ces derniers jours face aux rafales de nouvelles constructions annoncées par le premier ministre israélien ; et elle n'a pas davantage réagi le 6 février à l'adoption par la Knesset d'une loi visant à légaliser une cinquantaine d’avant-postes illégaux construits en Cisjordanie. Le texte, qui permet l’expropriation de terres privées palestiniennes, a été condamné par l’ONU et fait déjà l’objet de plusieurs recours devant la Cour suprême israélienne.

Aux yeux de Shani Simkovitz, cette loi « devait arriver ». « Nous ne pouvions pas continuer avec cet éternel conflit et tous ces meurtres. La prochaine étape est de voir comment nous allons pouvoir vivre avec nos voisins arabes », estime-t-elle. « Si Trump met en œuvre ne serait-ce qu’une partie de la politique qu’il a promise, cela se passera mieux pour nous », veut croire, lui, Benjamin Dana-Picard. Dans la région, un silence vaut parfois mieux qu’une longue déclaration.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:01
Scandale dans le 18ème arrondissement de Paris !

 

Paris 18ème l'initiatrice de la pétition contre la loi travail, Caroline de Haas se présente contre El Khomri avec le soutien du PCF et d'EELV.

Mais il y aura aussi contre elle, un candidat France Insoumise, Paul Vannier et Sabrina Ali-Benali sa suppléante.

Si la FI ne retire pas ses candidats pour la soutenir vous aurez la réponse concernant ses objectifs pour ceux qui s'en posent encore ! Veulent-ils faire élire El Khomri ?

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 10:50
Ecole Ar Roudour à Guerlesquin: un demi-poste supprimé malgré la lutte des parents et personnels (Ouest-France, 13 février 2017)
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:44
Deux motions adoptées à l'unanimité des présents au Conseil Communautaire du lundi 13 février: pour la défense des bureaux de poste (présentée par Ismaël Dupont) et pour la fondation Ildys, une motion défendant les personnels de Perharidy exposés aux conséquences de la tarification à l'activité et des réformes libérales de la santé
La motion, proposée par les personnels de PERHARIDY, a été présentée par Hervé Richard, élu de Taulé, et adoptée à l'unanimité

La motion, proposée par les personnels de PERHARIDY, a été présentée par Hervé Richard, élu de Taulé, et adoptée à l'unanimité

La motion que j'ai présentée hier pour la défense des bureaux de Poste suite aux annonces d'il y a dix jours à l'alerte que nous avions lancée dans la presse a aussi été adoptée à l'unanimité, même si Jean-Michel Parcheminal a défendu l'intérêt qu'il y avait à créer dans les bourgs des agences communales postales

La motion que j'ai présentée hier pour la défense des bureaux de Poste suite aux annonces d'il y a dix jours à l'alerte que nous avions lancée dans la presse a aussi été adoptée à l'unanimité, même si Jean-Michel Parcheminal a défendu l'intérêt qu'il y avait à créer dans les bourgs des agences communales postales

Hervé Richard, ici entre Marc Madec (St Thégonnec) et Annie Hamon (maire de Taulé), soutenant la motion de soutien à la fondation Ildys, avant qu'Ismaël Dupont ne présente la motion de défense des bureaux de poste

Hervé Richard, ici entre Marc Madec (St Thégonnec) et Annie Hamon (maire de Taulé), soutenant la motion de soutien à la fondation Ildys, avant qu'Ismaël Dupont ne présente la motion de défense des bureaux de poste

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:44
Rapport d'orientation budgétaire de Morlaix Communauté: les baisses de dotation d'Etat représentent en perte cumulée 5,392 millions d'euros de 2014 à 2017

La lecture du rapport d'orientation budgétaire de Morlaix Communauté manifeste les conséquences préjudiciables de la politique d'austérité et d'accentuation du libéralisme du gouvernement socialiste (via 40 milliards d'euros d'aides aux entreprises via le CICE, la baisse de l'ISF, etc.) sur les marges de manoeuvre des collectivités, leur soutien aux services publics locaux, aux associations, leur capacité d'investissement. 

Entre 2014 et 2017, la baisse cumulée de dotations de l'Etat a été de 5 392 000€, la DGF qui composait des pertes de recettes fiscales prélevées localement et des transferts de compétence étant passée de 6, 140 millions d'euros en 2014 à 3, 858 millions d'euros par an en 2017. En 2017, la communauté perd à nouveau près de 1 million d'euros en cumulé de dotations d'Etat. 

Je ne cesse personnellement de remettre en cause cette logique politique d'assèchement des finances des collectivités locales pour réduire la part des dépenses publiques dans le PIB et très souvent on me reproche alors, tout en disant "il va falloir faire des sacrifices", "tout ne sera pas possible", "on va se concentrer sur des compétences strictement définies", de tenir un discours de politique nationale qui n'aurait rien à voir avec nos problématiques locales. 

C'est faux bien sûr. On ne peut pas s'exonérer des conséquences néfastes sur le terrain local des choix de politiques économiques que l'on fait sur le plan national. Il est faux de dire qu'il n'y a pas d'alternative. Il y a plusieurs manières de réduire la dette publique: on peut aussi lutter contre les baisses de prélèvements et de cotisations sociales sur les grands groupes, lutter contre l'évasion fiscale, augmenter l'imposition des plus riches, réduire certaines dépenses comme l'investissement dans le nucléaire militaire, réduire le train de vie des grands élus... L'austérité appliquée aux dépenses publiques locales nuit au service proposé aux citoyens et au dynamisme des territoires. 

Car cette politique a des conséquences sur le niveau et la qualité des services publics rendus à la population, sur le soutien aux associations, sur la pression mise sur le personnel, sur l'augmentation des impôts locaux (2% d'augmentation du taux de la part intercommunale de la taxe d'habitation et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères en 2016, et une poursuite de l'augmentation de la TEOM dans les années à venir sans doute, en tout cas c'est ce qui est préconisé).

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des économies à réaliser à Morlaix-Communauté: études commandées systématiquement alors que les commissions d'élus thématiques sont souvent dessaisies en fait de la responsabilité politique des constructions de projets communautaires d'investissement ou des choix de gestion, embauches de cadres A à des postes de direction qui multiplient les intermédiaires entre les élus et les agents et transforment la communauté en armée mexicaine où il y aura bientôt autant de cadres que d'exécutants, aide aux entreprises distribuées parfois très généreusement, DSP dont il n'est pas toujours sûr qu'elles favorisent réellement des économies d'argent public). 

Les recettes sont en baisse cette année car, outre une Dotation Générale de Fonctionnement versée par l'Etat qui continue à fondre, les recettes fiscales sont elles-mêmes en baisse: 

 - moins 321 649€ en 2017 pour la taxe d'habitation, c'est la conséquence de l'exonération des contribuables qui ont perdu le bénéfice de la part supplémentaire du quotient familial, notamment des personnes âgées à revenus modestes (des allocations compensatrices sont prévues par l'Etat mais elles ne suffisent pas à compenser la perte, qui procède cette fois d'une mesure de rééquilibrage parfaitement justifiée). 

- moins 64 000€ pour la contribution financière des entreprises et moins 179 000€ sur la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises: cela traduit une situation économique difficile et morose sur le pays de Morlaix.

L'hypothèse de travail de l'exécutif est d'augmenter à nouveau la TEOM, de faire en sorte que le budget collecte et traitement des déchets s'autofinance, ce qui supposerait des "mesures volontaristes" pour restreindre les dépôts de déchets en déchetteries et le coût des collectes. Avec quelles conséquences pour les usagers qui vont payer davantage en voyant peut-être les services proposés se restreindre, ou devenir payant si on cherche à limiter l'accès aux déchetteries? Pour l'instant, les arbitrages n'ont pas eu lieu mais c'est un point de vigilance et le PCF et le Front de Gauche avec la CGT et les collectifs de défense des déchetteries de Plougonven et Saint Thégonnec vont tenter de poser le débat public au niveau des citoyens en organisant des réunions publiques, dont une en mars à Plougonven, et en réfléchissant aux solutions car la gestion des déchets présente des enjeux écologiques, financiers et de vie quotidienne importants. 

L'exécutif veut aussi baisser le poids des subventions, aujourd'hui porté à 2 millions d'euros, en se restreignant aux champs de compétence stricts et aux priorités du projet de territoire, et limiter la hausse des charges de fonctionnement en personnel: "la communauté doit opérer des choix plus restreints de financement en lien avec les priorités du projet de territoire".  

Du fait des embauches de cadres et de directeurs de pôle et des prises de compétence (eau et assainissement, PLUI) elles ont augmenté de 5,7% en 2015, de 6,6% en 2016, et de 3,9% en 2017, passant de 6 226 000€ à 7 292 000€. Morlaix Communauté compte 168 agents dont 83 au service environnement (agents techniques notamment), 37% de salariés femmes (contre 51,5% dans les EPCI au niveau national), proportionnellement plus de contractuels chez les femmes, moins de cadres: 25% des postes de direction sont occupés par des femmes, et 38% des postes de chef de service, 82% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Il reste des progrès à faire en terme d'égalité salariale homme-femme même si le rapport joint en annexe du Rapport d'orientation budgétaire pose des éléments d'analyse et des ambitions intéressants.  

La communauté envisage aussi à titre d'hypothèse de travail de baisser les dotations de solidarité communautaires versées aux communes en fonction de critères socio-économiques (fiscalité, population, part de logement social...). Une mauvaise nouvelle potentielle pour des communes qui souffrent aussi fortement de la baisse des dotations et d'une marginalisation liée à la loi NOtre et à la réforme territoriale privilégiant les échelons supérieurs d'organisations, même s'ils sont souvent insuffisamment démocratiques et si on éloigne le citoyen des instances de décision. 

Le document budgétaire prévoit aussi "d'optimiser la charge financière de la communauté pour les transports" ce qui laisse très mal augurer d'une prise en compte d'une demande de densification de l'offre de transport en commun sur le secteur sud et sud-est de la communauté et d'un retour en régie publique ou en société publique des transports dans le secteur urbain et péri-urbain à l'expiration des contrats de DSP avec Kéolis et d'affermage qui arrive cette année. On nous dit même qu'il "paraît possible de prévoir une participation moindre du budget générale". Avec quelles conséquences sur le niveau de l'offre proposée? 

Ismaël Dupont

élu communautaire PCF-Front de Gauche

- le 13 février 2017

   

   

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:32
Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix, et Cindirella Bernard, candidate PCF-Front de Gauche  dans la circonscription voisine de Guingamp

Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix, et Cindirella Bernard, candidate PCF-Front de Gauche dans la circonscription voisine de Guingamp

A l'initiative et avec la coordination de Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, candidat du Front de Gauche aux dernières élections régionales, et responsable du secteur de travail agriculture-pêche-forêt du PCF, aura lieu le mercredi 15 mars une journée d'action, de rencontres, de réunions publiques sur l'avenir de l'agriculture et de l'agro-alimentaire en Bretagne et plus spécifiquement encore sur les circonscriptions de Morlaix et Guingamp, à l'occasion de laquelle nous pourrons échanger sur leurs problèmes et les solutions avec les professionnels, et débattre avec les candidats du PCF à Morlaix et à Guingamp.    

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 06:49
Une période politique pleine de surprises, de dangers, de potentialités

La période politique que nous vivons est pleine de périls et de risques de basculement aux conséquences durables (dans une hégémonie ultra-libérale ou d'extrême-droite xénophobe et réactionnaire) mais en même temps extrêmement riche en événements et en bouleversements de toutes sortes.

 

Qui aurait pu imaginer il y a quelques semaines que disparaîtraient de la liste des présidentiables autant de prétendant tels que le président actuel, François Hollande, le président précédent, Nicolas Sarkozy, le préféré des électeurs de droite, selon les sondages, Alain Juppé, le premier ministre au menton levé, Manuel Valls et même l’égérie des verts, Cécile Duflot?

 

Cela fait tout de même beaucoup en très peu de temps! 

 

Dans cette course par élimination, l’homme providentiel de la droite dure est aujourd’hui sur le devant de la scène politico-judiciaire pour son appétit du fric amassé en famille : papa Fillon employant ses enfants et son épouse à des montants de salaire et d’indemnités de licenciement qui laissent pantois, en n’oubliant pas de se servir au passage des primes particulières ristournées de l’enveloppe  qui devait servir à rémunérer ses assistants.

 

A cette heure, la probabilité que la droite soit représentée par Fillon à la présidentielle et que ce feuilleton en soit à son dernier épisode est limitée. 

 

Face à cet imbroglio inimaginable, un homme qui se présente comme une providence surfe sur la vague de la nouveauté en osant se présenter comme le candidat anti-système.

Pour quelqu’un qui a quitté la Banque Rotschild pour intégrer l’équipe de conseillers de Hollande puis le ministère de l’économie, c’est gonflé !!! comme anti-système on peut mieux faire…

D’autant plus quand on regarde ses réalisations : la loi Macron, la loi El Khomri qui sont les principaux marqueurs libéraux du quinquennat  qui d’achève.

D’ailleurs que propose-t-il vraiment ?

Pour l’instant pas de programme construit mais quelques idées mises en avant qui ont de quoi provoquer de fortes inquiétudes.

Le cadre de ses propositions est annoncé : « il n’est pas question de brutaliser le système économique… »  et de décliner les mesures : toilettage du code du travail, pérennisation du CICE, transfert des cotisations chômage et maladie sur la CSG (ce qui commence à ressembler au démantèlement de la Sécu , réforme de la formation professionnelle sans préciser quelle serait cette réforme, respect du taux de 3% du déficit budgétaire fixé par les traités européens c’est à dire poursuite de l’austérité… Voilà ce que l’on connaît de ce que Macron veut mettre en place.

 

Autre "candidate anti-système prétendue", Jean-Marine Le Pen qui, comme ses colistiers et confrères députés européens joue au jeu de l’embauche croisée du conjoint de l’une par un élu qui fait embaucher sa conjointe par la députée épouse du premier cité tout en rémunérant sur fonds européens des militants qui travaillent au siège du FN ou même son propre garde du corps.

Le tout pour plus d’1 million d’€uros. Son programme est toujours le même : raciste et xénophobe, libéral, anti syndical, anti social.

 

Jean-Luc Mélenchon est donc le candidat que les communistes (à 53% des adhérents dans une consultation directe à laquelle ont participé 40 000 militants) ont choisi de soutenir dans un contexte de morcellement de la gauche qui laisse présager un second tour entre la droite ou Macron et l’extrême droite.

 

Candidat qui nous paraissait avoir le plus de chance de faire accéder la gauche d'alternative contre l'austérité et de transformation sociale au second tour des présidentielles. 

 

C'était notre candidat du Front de Gauche en 2012, c'est assurément le candidat dont le programme se rapproche le plus de celui que nous portons. 

Mais nous avons aussi des désaccords sur certains aspects du discours de campagne et du programme sur lequel nous n'avons de toute façon pas eu notre mot à dire (la rupture avec l'Union Européenne, des éléments nationalistes du discours de Mélenchon, la question des langues régionales, ce qu'il dit sur la Syrie, nos rapports avec la Russie, ...), des désaccords surtout avec son projet de recomposition de la gauche passant par la "table rase", la remise en cause de l'idée de gauche et des contradictions de classe au profit d'un affrontement peuple-élites, avec les facilités populistes du "qu'ils s'en aillent tous", et avec la stratégie politique du dénigrement de tout ce qui n'est pas lui.

Des désaccords avec les facilités du discours contre le prétendu discrédit des partis politiques quand on constitue un parti post-moderne "de fans", la politique devenant l'ère du spectacle.   

Nous avons des désaccords aussi avec la stratégie du "tout ou rien", "c'est moi ou le déluge" n'envisageant pas la nécessité pour construire une majorité de gauche qui serait forcément composite et plurielle, de travailler au rassemblement et de faire des compromis. Nous ne pensons pas que zigouiller le Parti Socialiste est le but en soi ni qu'il faudrait laisser les collectivités à la droite ou à l'extrême-droite, et se refuser d'y faire rentrer dans leur gestion au service de la population les représentants d'une gauche authentique, pour garder une "pureté révolutionnaire". 

Nous avons des désaccords avec le sectarisme qui disqualifie tout ce qui ne pense pas exactement comme soi-même. 

Des désaccords avec la construction d'une posture et d'une pratique d'homme providentiel, de leader charismatique engoncé finalement les travers de la Ve République tout en prétendant en sortir, regardant les autres du haut de son nombrilisme narcissique et prétendant tout renverser par la magie du verbe et du volontarisme. 

Des désaccords avec le mode de structuration très verticale et pyramidale de France Insoumise, et avec la volonté qu'a eu Mélenchon d'enterrer le Front de Gauche du jour au lendemain pour créer un outil politique plus conforme à ses intérêts et davantage sous son contrôle, plus consistant d'un point de vue militant, là où le Parti de Gauche, du fait de certaines pratiques politiques internes, était passé de 12 000 adhérents à 2 000 en l'espace de 3 ans et demi.  

Mais le Front de Gauche avec ses contradictions, ses débats, était un outil ouvert qui aurait été utile dans la période pour agréger d'autres forces déçues du PS, refusant le libéralisme à tout crin et la droitisation de la gauche "de gouvernement". 

 

Ce à quoi les communistes travaillent depuis un an, c’est à un programme partagé par la gauche authentique permettant de présenter une candidature commune à l’élection présidentielle et à une alliance qui pourrait assurer l’élection d’une majorité de députés à l’assemblée nationale.

 

Cette perspective n’est pas morte, d’autant plus que la primaire du PS a condamné la politique libérale menée par Hollande ces 5 dernières années et montré l'aspiration de l'électorat, y compris social-démocrate, à autre chose qu'à une politique libérale et austéritaire, s'alignant sur les thématiques et les préconisations de la droite. Nous avons des désaccords avec le programme d'Hamon qui par certains aspects apporte une réponse à des défis du temps (la crise écologique, le travail raréfié par le progrès technologique, la désindustrialisation et la mondialisation) mais qui est un peu trop "bobo" et qui ne nous semble pas aller assez loin dans la remise en cause des logiques capitalistes, libérales, européennes actuelles, mais il peut tout de même s'appuyer à son crédit sur une opposition de gauche sans ambiguïté depuis plus de deux ans à la politique du gouvernement et de Hollande, même si Hamon se débat aujourd'hui dans des contradictions, avec des députés potentiels déjà investis qui ont soutenu cette politique et qui sont aujourd'hui virtuellement le socle de la majorité potentielle d'un frondeur.     

 

Il y a des convergences entre les programmes avancés par Mélenchon, Hamon et Jadot et les sondages récents qui donnent 15% à Hamon, 11% à Mélenchon et 1% à Jadot permettent d’envisager la présence du candidat de la gauche authentique au 2éme tour.

 

L’addition de ces scores envisagés fait 27%, soit mieux que Jean-Marine Le Pen qui est créditée de 26% quand Fillon est à 21% et Macron à 20%.

Nous sommes une majorité à refuser les idées de l'extrême-droite et du néo-libéralisme (la loi travail que Macron et Fillon voudraient encore aggravée était rejetée par deux tiers des Français), à vouloir le progrès social, écologique, démocratique. Toutes celles et ceux qui se mobilisent sur ces questions, toutes celles et ceux qui les soutiennent veulent des suites politiques en adéquation avec leurs attentes, leurs espoirs. Elles et ils ont raison. 

 

Pour le moment chacun campe sur ses positions et ce sont les égos qui prennent le dessus sur la raison et les communistes ne s’y résolvent pas.

 

Benoît Hamon a appelé à "construire ensemble une majorité gouvernementale "cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique". Cette proposition mérite d'être examinée sérieusement même si toutes les ambiguïtés et hypothèques à ce stade sont loin d'être levées.

 

Le PS n'est plus hégémonique à gauche, c'est un juste retour des choses par rapport à des années de trahison de promesses de justice sociale et à sa gestion si calamiteuse du pays lors du quinquennat Hollande. 

 

Mais nous ne nous résignons pas, de notre côté, au pire, et nous visons une majorité politique à l'Assemblée Nationale mettant en oeuvre une politique résolument à gauche. Elle ne pourra qu'être pluraliste.  

 

Il en va de même pour les législatives quand partout en France, France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, sur décision de sa direction, constituée par le clan Mélenchon, refuse toute alliance avec les partis de gauche tels qu’Ensemble ou le PCF, ou EELV, ou d'autres dans un cadre pluraliste où on ne parlait pas simplement de ralliement derrière un "chef" et sa logique politique mais où on pourrait faire exister un rassemblement dans la diversité et le respect réciproque.  

Les candidats France Insoumise sont présentés partout y compris contre des députés communistes et du Front de Gauche sortants qui, valeureusement à l'Assemblée, ont combattu pendant 5 ans la politique de Hollande, Ayrault et Valls et réussi à créer des synergies pour résister avec d'autres députés, verts ou socialistes frondeurs. 

 

Ce positionnement peut s’expliquer par la volonté de Mélenchon de transformer son mouvement en organisation politique ce qui nécessite un financement. C’est sur ce principe que repose le financement des partis politiques. Jean-Luc Mélenchon aimerait aussi affaiblir autant que possible le Parti Communiste, qui, avec ses 60 000 militants à jour de cotisation, ses milliers d'élus, son histoire politique presque centenaire, ses pratiques mettant l'intérêt populaire dans les collectivités et la construction de rassemblements de contenu pour battre la droite et l'extrême-droite, est perçu par lui comme un concurrent et un obstacle pour construire une hégémonie sur la gauche de lutte et de transformation sociale.   

 

Dans la IV éme circonscription du Finistère, les communistes ont avancé ma proposition de candidature, pensant que j'étais un candidat sérieux en tant qu'élu du Front de Gauche à Morlaix et Morlaix Communauté, candidat du Front de Gauche aux législatives en 2012, arrivé en troisième position derrière le PS et la droite (5,7%), devant le FN et les Verts, en restant ouverts à la discussion permettant de trouver la voie d’une candidature rassemblée de la gauche authentique.

 

Des propositions de rencontre et d'alliance ont été faites à l'UDB et au NPA au niveau départemental, à France Insoumise, à Nouvelle Donne, au Parti de Gauche, à EELV au niveau local. Nous étions prêts à laisser la tête de liste, à nous intégrer dans un processus de construction collective d'une plateforme programmatique commune aux élections législatives. 

Force est de constater que ces propositions et ces efforts n'ont pas abouti. 

Ce n'est peut-être pas le dernier mot de l'histoire.

Les électeurs pourraient se réveiller le lendemain du second tour des présidentielles avec un sacré mal de tête et un désir d'unité pour faire barrage à la droite (on inclut Macron dedans) et à l'extrême-droite.  

Rien n’est impossible comme le montre la candidature de François Ruffin, réalisateur du film « Merci Patron » et initiateur de Nuit Debout, qui est soutenue à Amiens nord par le PCF, France Insoumise, EELV et Ensemble.

 

Persévérer dans la voie  du chacun pour soi est une attitude suicidaire qui peut conduire à une défaite qui serait préjudiciable aux intérêts des classes populaires.

 

Sans possibilité d’union nous maintiendrons  nos candidatures dans chaque circonscription, à regret, mais en considérant que les candidats du  PCF-Front de Gauche ont toute légitimité pour porter la défense des idées d'une gauche combative, qui priorise les intérêts populaires, qui combat la finance, l'oligarchie et les inégalités, qui lutte pour la démocratie au niveau européen, national, local, en s'appuyant sur le bilan des élus Front de Gauche au Parlement qui, même si Mélenchon et France Insoumise n'en parlent presque jamais, car cela ne les arrange pas (il n'y avait pas un seul député Parti de Gauche, Marc Dolez ayant démissionné du Parti de Gauche, et Mélenchon n'avait pas le contrôle des groupes parlementaires, à son grand regret), et sur les combats qu'ils ont menés et que nous continuerons à mener: 

 

- contre la loi travail (El Khomri), la loi Macron, l'ANI, autant de mesure de remise en cause des droits des travailleurs. 

- contre l'austérité

- contre les milliards d'euros transférés vers les gros groupes dans le cadre du CICE. 

- contre la casse des services publics, de la santé et de la protection sociale

- pour de vraies mesures de justice fiscale et une loi contre l'évasion fiscale

- pour la nationalisation de certaines banques, des autoroutes, et le contrôle public de secteurs stratégiques (énergie, transports). 

- contre l'état sécuritaire et l'état d'urgence permanent  

- contre TAFTA, CETA, la loi du libre-échange et de la dérégulation capitaliste, et le renforcement de la domination d'instances européennes non démocratiques  (commission, BCE).  

 - pour l'égalité homme-femmes, les retraites agricoles, la conquête de nouveaux droits pour les jeunes, les personnes âgées, les handicapés

 

Ismaël Dupont

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 06:42
Les riches cherchent le bon cheval fiscal à la présidentielle
VENDREDI, 10 FÉVRIER, 2017
L'HUMANITÉ
Photo : Reuters
 

Les plus fortunés s’inquiètent de leur imposition, dont ils espèrent une baisse sensible de la part du prochain président de la République. Le candidat de la droite est le plus acharné dans ce domaine, suivi de près par Emmanuel Macron et, en embuscade, Marine Le Pen.

Ils sont dans les starting-blocks, guettant le visage qui s’affichera sur les écrans, le 7 mai à 20 heures. Il faudra jouer serré, mais c’est juridiquement possible, affirment-ils. Pendant que toute l’attention se focalise sur l’affaire des emplois d’assistants parlementaires de François Fillon, d’autres se passionnent pour un autre marathon : celui qui se jouera entre le second tour de l’élection présidentielle et l’échéance des premiers encaissements de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dû pour l’année 2017, le 15 juin.

Un délai très court pour supprimer l’ISF payable cette année alors que les élections législatives ne seront pas encore terminées, mais rien n’est insurmontable, assure le cercle de réflexion ultralibéral Ifrap. Il suffit « qu’un gouvernement nommé le 10 mai 2017 repousse la date (du paiement de l’ISF – NDLR) au 15 septembre », sans vote du Parlement, et que « la suppression de l’ISF 2017 soit votée ensuite » en juillet, détaille le site de la fondation.

En 2011, Nicolas Sarkozy avait procédé de la sorte pour réformer l’ISF. Désormais, les regards se tournent d’abord vers François Fillon, le plus volontaire pour supprimer cet impôt dès cette année, mais aussi vers Emmanuel Macron, qui court derrière le candidat de la droite en proposant de l’alléger substantiellement. Quant à Marine Le Pen, soucieuse de ne pas s’aliéner les voix populaires, elle en dit le moins possible en promettant prudemment de « mainten(ir) l’ISF », ce qui n’engage à rien sur son taux et son assiette… Et elle opère ainsi une discrète retraite, après son programme de 2012 qui promettait un « impôt progressif unique sur le patrimoine (…), fruit de la fusion entre la taxe foncière et l’ISF ». Une proposition sans doute un peu trop ambitieuse, et proche d’ailleurs de celle défendue aujourd’hui par le candidat PS Benoît Hamon de créer « un impôt unique sur le patrimoine, simple, et progressif ». À cette différence près que le FN proposait à l’époque de maintenir les « mêmes taux » que ceux en vigueur en 2012, mais que François Hollande a remontés depuis, ce qui n’a plus l’air de faire les affaires de la candidate FN…

Campagne obsessionnelle de Fillon

De quoi déclencher l’ironie de Jean-Luc Mélenchon, qui propose, outre le renforcement de l’ISF, d’élargir l’assiette de l’impôt sur les revenus du capital pour les imposer à 14 tranches comme ceux du travail. A droite, « il y a un point sur lequel ils sont tous d’accord : il faut supprimer l’ISF, dénonçait le candidat de la France insoumise à Chambéry, le 16 novembre. Combien ça concerne de monde, ce sujet qui les passionne ? À qui ils parlent ? 342 000 personnes ! 1,7 % des contribuables ! »

Mais cela ne semble pas poser de problème à François Fillon. Cinq ans après l’engagement numéro 17 du candidat Hollande (« Je reviendrai sur les allégements de l’ISF (…) en relevant les taux d’imposition des plus gros patrimoines ») et le discours du Bourget qui l’avait propulsé dans les sondages, il fait le pari exactement inverse, en assumant une mesure toujours très impopulaire (72 % des Français sont opposés à la suppression de l’ISF, selon un sondage Odoxa réalisé en octobre). Le candidat annonce la couleur de façon quasi obsessionnelle : sa proposition d'effacer cet « impôt stupide » est répétée ou reprise plus de 20 fois sur son site de campagne, jusque dans son dernier tract, « Stop à la chasse à l’homme », et elle figure parmi ses 15 mesures et cinq engagements prioritaires. Le 16 avril 2015, dans le Point, il a montré qu’il était prêt à relever le défi. Pour paralyser l’opposition, sa méthode sera de « faire adopter par le Parlement en moins de trois mois les 10 décisions principales qui sont de nature à débloquer la situation économique de manière à profiter de l’élan de la présidentielle ».

En attendant, le candidat de la droite mène une campagne acharnée, en promettant de mettre « le paquet sur la baisse des charges de la fiscalité du capital », expliquait-il sur TF1, le 25 novembre. Quitte à colporter des contre-vérités. Comme celle qui consiste à faire croire que « la France est le seul pays de l’Union européenne » (UE) qui « prélève, chaque année, une part du patrimoine d’un contribuable ». Ou encore que l’ISF « fait fuir les investisseurs et les talents à venir (les expatriations ont triplé) ». Alors que l’exil fiscal – à ne pas confondre avec les expatriations, qui concernent surtout de jeunes chômeurs – n’a concerné que 0,22 % des contribuables à l’ISF en 2013. Et que d’autres pays de l’UE, comme l’Espagne et les Pays-Bas, et, hors UE, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, qui ne sont pas spécialement connus pour être des enfers fiscaux, ont des impôts comparables à l’ISF, relève l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, rattaché à Sciences-Po). Quant aux revenus du capital qui seraient « imposés à 60 % chez nous, contre 30 % en Allemagne », selon François Fillon, peu importe si, après déduction de la taxe d’habitation — que tout le monde paie — et réintégration des loyers perçus et des loyers implicites (c’est-à-dire les loyers que les propriétaires économisent en étant détenteurs de leur logement), « le taux d’imposition serait de 36 % », précise l’OFCE.

En réalité, plutôt que de préserver le « capital des entreprises », d’ailleurs en grande partie épargné par l’ISF (exonération des biens professionnels, des investissements au capital des PME, ou de parts ou actions sous réserve de les conserver), le souci de François Fillon est ailleurs : il s’agit de « restaurer la rentabilité pour les investisseurs dans l’immobilier », comme il l’a dévoilé dans ses propositions sur le logement.

Une ponction de 15 milliards dans les poches du peuple

Détaxer la rente : c’est le point sur lequel Emmanuel Macron veut montrer sa différence, en promettant au contraire de transformer l’ISF « en impôt sur la rente immobilière » et en « exonérant totalement tout ce qui finance l’économie par ailleurs ». En réalité, les deux candidats se rapprochent sur l’idée de diminuer fortement l’imposition globale des revenus du capital. François Fillon veut convaincre que l’ensemble des impôts actuels (ISF, mais aussi sur les donations et successions, les revenus fonciers, les intérêts et dividendes, les plus-values mobilières et immobilières, voire une partie des bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés) pourrait être remplacé avantageusement par une « flat-tax » (impôt à taux unique) à 30 %, en échange de la hausse de deux points des taux supérieurs de la TVA. « Cela représente une ponction de 15 milliards d’euros par an dans les poches du peuple », a calculé Jean-Luc Mélenchon. « François Fillon va donc prendre 300 euros par an dans la poche de chaque salarié payé au Smic ! 300 euros ! Cela représente plus de la moitié du RSA mensuel, plus d’un tiers du minimum vieillesse mensuel, un quart de Smic mensuel ou encore quatre pleins d’essence ou la moitié du coût annuel de la cantine scolaire pour un enfant en moyenne, souligne encore le candidat de la France insoumise. Et que va faire François Fillon avec vos 300 euros ? Il va commencer par rendre 15 000 euros par an à chaque millionnaire de France ! Robin des riches à l’œuvre. »

Pour le PCF, qui appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle mais développe son propre programme, la justice exige de faire tout autrement, en intégrant dans la base de l’ISF les biens professionnels, tout en doublant et en modulant ses taux actuels. C’était d’ailleurs le sens d’un amendement au budget 2017 déposé par les députés PCF-Front de gauche Nicolas Sansu et Gaby Charroux. Une dernière occasion manquée pour la majorité PS, l’Assemblée nationale l’ayant rejeté… avec le concours de la droite.

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