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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:54

PAUVRE SEIGNEUR DEPUTE FILLON

 

Belle réussite pour ce fils de notaire…. A qui donc se fier?

 
A qui donc se fier....
Alors que l'affaire Pénélope Fillon bat son plein, voici un petit rappel des turpitudes de ces grands bourgeois qui prétendent nous faire la leçon.
Article du 9 avril 2013 complété le 25 janvier 2017.
 
 
Lundi 8 avril 2013, au JT de 20h sur Antenne 2, François Fillon dévoile son patrimoine et dit entre autres ceci: "Je suis propriétaire d'une maison dans la Sarthe, achetée il y a vingt ans (...) 440.000 euros, en empruntant. Aujourd'hui je pense qu'elle vaut à peu près 650.000 euros. C'est mon seul patrimoine." 
 
Pourtant, voici la "maison" qu'on lui connait dans la Sarthe; pour 650.000 euros c'est plus qu'une affaire!...
 

... d'autant que le Manoir de Beaucé, dont les parties les plus anciennes remontent au 14ème ou 15ème siècle, comprend de nombreuses et vastes dépendances: chapelle, bâtiments agricoles, colombier, chenil sans oublier le jardin paysager servant très régulièrement d'héliport...

 Mais sommes-nous mauvaises langues, François Fillon est simplement chanceux, sans plus... Qu'allons-nous donc insinuer?...
 
 Comble de l'indécence, le 28 août 2013...
A noter la naturel époustouflant de la scène! Eh oui, il faut s'éloigner un peu du bâtiment pour pouvoir le cadrer...
 
 
 
Et s'il n'y avait "que" ça !...
 
Les dépenses scandaleuses de l'austère Monsieur Fillon
 
 
Double face. François Fillon représente le bon père de famille, cinq enfants, catholique, intègre. La droite droite dans ses bottes. On peut même imaginer qu’il a, au moins en partie, gagné la Primaire de son camp parce que ses adversaires les plus dangereux, Sarko et Juppé, ont payé le prix de leurs mises en examen ou condamnations passées. Et pourtant…
 
Pourtant, l’ancien Premier Ministre croule sous les casseroles, accumulées notamment pendant ses cinq années à Matignon. M. Fillon  s’est servi des deniers publics pour son confort personnel, dans des proportions absolument inadmissibles. Ça la fout mal pour quelqu’un qui a parlé « d’Etat en faillite » et prône pour l’avenir une austérité thatchérienne, trente ans après la Dame de Fer. Revue de détails d’une imposture moderne.
 
L’agrandissement de l’appartement de Matignon
 
De 2007 à 2012, François Fillon a résidé avec sa famille à l’Hôtel Matignon dans le 7e arrondissement de Paris. Il s’agit là d’un joyau du patrimoine français, construit en 1722 par Courtonne pour le prince de Tingry. Il a appartenu successivement aux Grimaldi, à Talleyrand, à Napoléon Ier et à Louis XVIII, qui l’échangea en 1816 contre l’Elysée à Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. Suivirent encore, notamment, le Comte de Paris et l’empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph. Les bâtiments et le parc privé attenant (le plus grand de Paris), sont définitivement achetés par la France en 1922, qui en fait la résidence du chef du gouvernement en 1935.
 
Jusqu’en 2007 et le passage de Dominique de Villepin, l’appartement du Premier Ministre compte 78 m2. Sous le mandat Fillon, ce logement a subi un sacré lifting  en passant à 309 m2 (!), dont 213 pour la partie privative, afin d’accueillir sa femme et trois de ses enfants. L’argument serait recevable s’il était le premier Premier Ministre avec une famille.
 
 
Les non-factures de personnel de Matignon
 
Le « tour de force » aura été de créer l’illusion d’une baisse des dépenses de Matignon par un subtil jeu contractuel, repoussant en fait certains frais toujours en cours vers d’autres administrations. Mi-2008, seuls 21 des 70 membres du cabinet du Premier Ministre étaient payés par Matignon. Les autres étaient salariés par le Sénat, le Conseil d’Etat et tout un tas d’administrations annexes. Même constat pour 230 fonctionnaires en service rue de Varenne.
Le tout agrémenté d’un budget présenté comme « de rigueur en temps de crise ». Aucune honte…
 
Les voyages non facturés
 
Encore un tour de passe-passe. Les déplacements du chef du gouvernement sont facturés au Ministère des Affaires Etrangères. On ne peut pas, sur ce point, en tenir rigueur au Sarthois, puisque la pratique est historique. Cependant, dans le même temps, Nicolas Sarkozy met fin à cette hypocrisie de son côté et rapatrie toutes les dépenses de la Présidence vers le budget de l’Elysée, dans un souci de transparence. Ce que n’a pas jugé bon de faire Matignon. Ce faisant, le budget élyséen explose de 30 à 100 millions d’euros entre 2007 et 2008.  
 
Séjour à Marrakech aux frais de l’Etat
 
En mai 2009, François Fillon s’est accordé un weekend privé au Maroc, qu’il a rejoint à bord d’un Falcon 50 de l’Etat. A l’époque, la communication de Matignon annonce qu’un remboursement sur ses deniers propres aura lieu. Le tarif du vol et de l’immobilisation d’un tel avion avec son aéropage d’employés a coûté 182 272 euros pour 3 jours. On attend toujours la preuve dudit remboursement.
 
L’inauguration du TGV en jet privé
 
En 2007, la France inaugure à grand renfort de communication le TGV-Est. On fait une fausse annonce aux journalistes, à Montparnasse, disant que le PM est déjà dans le train pour une séance de travail et qu’il les rejoindra à l’arrivée. Pourtant, le convoi doit faire une pause non prévue de 26 minutes en gare de Nancy-Metz pour… faire monter à bord François Fillon. En effet, le premier des ministres, accompagné d’Alain Juppé, celui de l’Ecologie (sic), a décidé de parcourir une partie du trajet à bord d’un Falcon de l’Etat. Encore. La supercherie aurait du passer comme une lettre à la Poste, mais c’était sans compter sur Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. Échaudée par certaines critiques de M. Fillon à l’encontre de sa société, Mme Idrac a tout révélé aux journalistes en ironisant sur son « voyage multimodal ».
 
Weekends à nos frais dans son château de la Sarthe
 
On peut comprendre que quiconque possède un château apprécie d’y passer son temps libre en famille. Normal. Mais quand on est Premier Ministre et que le dit château se trouve à Solesmes (Sarthe), à 230 kilomètres de Paris, n’y a t-il pas d’autres moyens pour s’y rendre que d’utiliser encore et toujours un Falcon de l’Etat ? C’est le magazine Capital (n°243 – décembre 2011) qui révèle cette nouvelle preuve de l’inconséquence du candidat Les Républicains en période de crise financière.
Chacun des weekends du clan Fillon dans son fief a ainsi coûté plus de 30 000 euros au contribuable. A titre de comparaison, le billet de train Paris-Le Mans est approximativement de 70 euros, pour un trajet… plus rapide. Au total, la facture s’est élevée à 1,3 million d’euros par an ! La crise, on vous dit.
 
Réveillon avec le Raïs
 
Michèle Alliot-Marie en difficulté. Devant l’Assemblée, la Ministre de la Défense tente piteusement d’expliquer une escapade en Tunisie en 2010, payée par l’Etat, auprès de proches de Ben Ali. François Fillon fait profil bas. En effet, le Premier Ministre a exactement la même casserole sur le dos, mais en Egypte. La version officielle veut qu’il soit allé visiter la cathédrale d’Assouan pour « exprimer sa solidarité à l’égard de la communauté copte ».
Problème, M. Fillon est resté sur place du 26 décembre 2010 au 2 janvier 2011, pour un réveillon pas comme les autres. Logé avec sa famille aux frais du gouvernement égyptien dans une dépendance privée du luxueux hôtel Movenpick, sur l’Ile Eléphantine, il se voit offrir un jet privé du Raïs Hosni Moubarak (chassé du pouvoir depuis), pour visiter le temple d’Abou-Simbel, trésor de l’Egypte ancienne. Immobilisé dix jours avec son équipage, logé dans l’hôtel 5* Pyramisa, le désormais célèbre Falcon de la République aura encore coûté une petite fortune à l’Etat, difficile à chiffrer précisément sur ce coup là. Mais pas de panique, cette fois le vol (9 400 euros de l’heure pour un avion de ce type) a été facturé à la famille Fillon… au prix d’un avion de ligne.
 
En 2017, l’Etat paye encore son plein d’essence
 
L’Etat français, comme l’a révélé Mediapart, dépense chaque année des sommes faramineuses pour assurer le train de vie de ses ex, présidents et premiers ministres. Pour l’année examinée, 2014, l’Etat a pris à sa charge pour le compte du « collaborateur de Nicolas Sarkozy » la rémunération d’un assistant (54 717 euros), d’un chauffeur (12 167 euros), les frais d’entretien de la voiture (4 452 euros), l’essence (14 263 euros) et même l’assurance du véhicule (541 euros) ! Total de la facture : plus de 86 000 euros de fonds publics. C’est beau quand même ces hommes politiques qui montrent l’exemple.
 
Sa femme aussi voyage aux frais du contribuable
 
Pénélope Fillon, l’épouse galloise du candidat de la droite à l’élection présidentielle, s’est rendue le 7 mai 2009 à Roscoff, en Bretagne, pour le baptême d’un navire de la Brittany Ferries. Il semblerait que Mme Fillon, et c’est tout à son honneur, avait décidé d’effectuer le trajet en train (Paris-Morlaix), puis en bus, à ses frais. Son Premier Ministre de mari aurait alors insisté en apprenant son choix pour qu’elle utilise l’éternel Falcon de la République, ce qu’elle aurait fini par accepter à contre-cœur.
Le traitement médiatique qui en fut fait par L’Express vaut le détour. L’hebdo a changé de version sans publier d’erratum, pour finalement coller à celle de Mediapart.
On apprend aujourd’hui dans le Canard Enchainé que Pénélope Fillon aurait été rémunérée pendant 8 ans comme attachée parlementaire de François Fillon à hauteur de 500 000 euros sans que quinconque puisse confirmer qu’il ne s’agit pas d’un emploi fictif.
 
La mystérieuse entreprise 2F
 
Un seul employé et plus d’un million d’euros de chiffre d’affaire depuis 2012. L’entreprise de conseil 2F (les initiales de François Fillon), semble être un exemple à suivre. Pourtant, il n’en parle jamais. Pourquoi ?
La loi interdit à un parlementaire de travailler en tant que consultant sauf à avoir débuté cette activité avant son mandat. FF a opportunément déposé les statuts de sa boîte dix jours avant d’être élu député de la deuxième circo de Paris. Bien vu.
Mais comment a t-il pu générer de quoi se verser, tout de même, 18 000 euros de salaire mensuel, en plus de ses revenus de député (5 357 euros nets), auxquels s’ajoutent les frais cités plus haut ? L’essentiel de l’activité provient de conférences répond l’équipe du Manceau. Par contre, pour savoir où et quand, tabou général. Le Canard Enchaîné affirme que l’une d’elles a eu lieu au Kazakhstan en 2013, une autre en Russie la même année, une dernière en Iran en 2016. Du côté de Fillon on nie pour les deux dernières. Encore une fois, beaucoup d’argent et quasiment aucune transparence. Vilaine habitude.
 
Austérité bien ordonnée commence par soi-même, M. Fillon
 
Candidat de la droite et du centre pour 2017, François Fillon annonce du sang et des larmes aux Français. Son programme est clairement réactionnaire sur les valeurs et ultralibéral économiquement. Son projet pour le pays pourrait se résumer en un seul mot : austérité. Quand lui-même se permet de dilapider l’argent public. Honte à lui pour cette duplicité.
Cet article s’adresse surtout à ceux qui envisagent de glisser le nom de l’ancien maire de Sablé-sur-Sarthe dans l’urne le 23 avril prochain. N’oubliez pas au moment fatidique que M. Fillon, depuis son château, se moque ouvertement de vous.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:38
le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

En collège et malgré les discours du gouvernement sur la laïcité, le réseau privé catholique a poursuivi sans contrainte son développement depuis 5 ans (de 2013 à 2017) avec 2084 élèves supplémentaires contre 717 dans le public. L'accélération aux rentrées 2016 et 2017 est notable (° 1649 élèves contre – 44 pour le public) et s'explique évidemment par les libertés laissées au privé dans l'application de la réforme du collège. Mais le public résiste mieux là où le réseau de collèges publics est dense, comme dans le 35 et le 22 (+234 en 6ème public dans le 22 contre +26 en 6e privé).

En revanche, dans le Finistère (+ 1 élève dans le public contre +231 dans le privé) et surtout dans le Morbihan (- 195 élèves pour le public contre +360 dans le privé), le réseau catholique prospère ! Outre les fermetures de 4 collèges publics sur 2 ans (dont 2 dans le 29 et 1 dans le 56), c'est l'absence d'écoles, collèges et lycées publics sur des territoires qui est en cause : par exemple St Avé et Guidel, deux communes du Morbihan de plus de 10 000 habitants, sont sans collège public mais ont chacune un collège privé !

Fréderic Lalys, Matthieu Mahéo, Gwenaël Le Pailh (SNES Bretagne)

Dans le Morbihan et le Finistère, les collèges privés sont en dynamique au détriment des collèges publics (SNES Bretagne)
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:20
Tour de Bretagne du film d'Angélique Kourounis "Aube dorée, une histoire personnelle" sur l'extrême-droite grecque: à Plourin-les-Morlaix et à Berrien le samedi 18 mars

Communiqué de presse de Bretagne Grèce Solidarité Santé

Le film « AUBE DOREE Une affaire personnelle » (Que se passe-t-il dans la tête du néonazi de tous les jours ?) sera projeté en mars 2017 dans l’OUEST de la France, dans 15 salles en Bretagne (Locmiquélic, Baud, Lorient, Quimper, Quimperlé, à nouveau Quimper, Concarneau, Douarnenez, Brest, Berrien, Morlaix, Saint-Malo, Auray, Rennes et Vannes) et 2 salles en Normandie (Alençon et Caen).

Voir dates et lieux ci-dessous…

Ce film de la journaliste-réalisatrice Angélique Kourounis dure 90 minutes. Production OmniaTV avec Arte & Yemaya Productions, avec le soutien de Reporters Sans Frontières, Hellenic League for Human Rights et Rosa Luxemburg Stiftung (Grèce), Charlie-Hebdo, Politis et Econostrum.

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons ». Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

  • L’effondrement économique, l’instabilité politique et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
  • Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

« La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo-nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question mais le premier documentaire d’auteure. »

Après le prix spécial du jury au festival de Los Angeles, Aube Dorée une affaire personnelle a reçu le prix Avéroès junior au Primed 2016 à Marseille et il vient d'être sélectionné au festival de Berlin.

Il a été sélectionné dans 15 festivals, nominé à 14 reprises et  primé 2 fois.

En dehors du Grec, il a été traduit dans 6 langues : Français, Anglais, Espagnol (et Catalan), Italien et Allemand.

Les projections du film ont lieu depuis un an en France  mais aussi  un peu partout en Europe ainsi qu’au Canada, en Nouvelle Zélande et en Australie. Et, prochainement en Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Italie et Chypre... Le film sera projeté prochainement au Parlement européen, « ce qui nous donnera l'occasion de parler des politiques d'austérité qui nous mettent à genoux et du réseau de solidarité qui s'est tissé avec les grecs un peu partout en Europe », dit la réalisatrice.

Deux liens pour le film : https://www.youtube.com/watch?v=yyR_wNururk et https://goldendawnapersonalaffair.com/fr/

CALENDRIER DES PROJECTIONS

5 mars 2017 : A 17H à Locmiquélic, Salle L'Artimon, place Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

6 mars 2017 : A 20H30 à Baud, Cinéma Le Celtic, 1 rue de la Libération (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

7 mars 2017 : A 20H à Lorient, Salle audio, Cité Allende (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

8 mars 2017 : A 18H30 à Quimper,  MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4, rue Teilhard de Chardin (projection seule)

13 mars 2017 : A 20H30 à Quimperlé, Salle Ellé, Centre de Coat Kaer, rue Coat Kaer (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

14 mars 2017 : A 20H30 à Quimper,            MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4 rue Teilhard de Chardin (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

15 mars 2017 : A 20H30 à Concarneau, Maison des associations -26 rue du Maréchal Foch (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

16 mars 2017 : A 20H30 à Douarnenez, Cinéma " Le K", 39 rue Louis Pasteur (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

17 mars 2017 : A 20H à Brest,          Cinéma « Les Studios », 136 rue Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 14H30 à Plourin-Les-Morlaix, Centre social Ti An Oll (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 20H30 à Berrien, Salle Asphodèle (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

20 mars 2017 : A 20H à Saint-Malo, Cinéma Le Vauban 1, 10 Boulevard de la Tour d'Auvergne           (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

21 mars 2017 : A 20H à Auray, Salle Hélène Branche, 18 rue du Penher  (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

25 mars 2017 : A 18-23H à Rennes, MJC Bréquigny, 15 Avenue Georges Graff (suivi d’un débat avec la réalisatrice). PROJECTION DEBAT DANS LE CADRE DU FESTIVAL CINE ACTION, 2 FILMS…

27 mars 2017 : A 20H à Vannes, Palais des Arts, Place de Bretagne (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

28 mars 2017 : A 19H30 à Alençon, Maison de la vie associative, 25 rue Demées (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

30 mars 2017 : A ?H à Caen, Cinéma Lux 6 Avenue Sainte-Thérèse (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

CONTACTS : Pour la Bretagne, vous pouvez contacter : René Touriguine (rentourig@yahoo.fr et 06.80.06.05.76) André Locussol (andre.locussol@orange.fr et 06.89.77.43.72) et pour le 29, Claude Le Moguen (claude.le.moguen@gmail.com et 02.98.53.16.27). Pour la Normandie vous pouvez joindre : Michail Sinodinos (lagadianos2@gmail.com et 06.16.44.74.67 et Katerina Zambettakis (czambettakis@mailoo.org et 06.37.56.61.14)

A NOTER QU’IL EST  MIS A DISPOSITION, GRATUITEMENT, POUR TOUTE  PROJECTION DANS LES ECOLES. 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:35
Membre du Front de Gauche
Section de Morlaix
2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35
Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/
 

Communiqué de presse du PCF pays de Morlaix-le 23 février 2017

Le 12 janvier dernier, les personnels des urgences du Centre Hospitalier du Pays de Morlaix ont manifesté (grève, rassemblement), avec l’appui d’usagers, pour alerter sur les graves difficultés rencontrées par le service des urgences, réclamer davantage  de moyens, et être enfin entendus sur leurs revendications pour un service public digne de ce nom et une autre gestion de l'hôpital, avec des moyens humains plus importants. 

Les personnels, avec leurs organisations syndicales, ont élaboré un document complet relatant leurs difficultés ainsi que des propositions de réorganisation qui permettaient de manière simple de régler les problèmes qu'ils rencontrent.

A ce jour, il n’y a aucune perspective d’amélioration et de prises en compte des revendications. C’est pourquoi un appel intersyndical (CGT, Solidaires, CFDT) est lancé pour une nouvelle journée d'actions le mardi 28 février.

L’hôpital de Morlaix, comme l’ensemble du système de santé en France, est victime des politiques néolibérales et d’austérité que nous dénonçons et qui ne peuvent plus continuer sans dégrader gravement les conditions de soins, l'égalité devant la santé, et les conditions de travail des personnels de santé. 

La section PCF du Pays de Morlaix apporte son soutien aux personnels dans l’action et sera présente aux côtés des personnels grévistes. 

Elle appelle la population à venir apporter son soutien aux personnels (rassemblement devant le bâtiment des urgences le mardi 28 février à 14 h), à exiger, comme usagers de l’hôpital, un service public avec des moyens à la hauteur des besoins permettant de garantir une sécurité et une qualité de soins auquel ils ont droit. 

communiqué de presse du PCF Pays de Morlaix: soutien à l'action intersyndicale des personnels de l'hôpital de Morlaix pour les Urgences le 28 février 2017
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:34
Soutien aux personnels de l'hôpital en lutte: appel à manifester le 28 février 2017 du comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Communiqué - 23 février 2017

Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix soutient pleinement l'initiative des agents hospitaliers qui dénoncent la situation des urgences du CHPM de Morlaix, et réclament depuis de longues semaines davantage de moyens en personnels et en moyens matériels.

Malgré les besoins en personnels et en logistique en hausse, la direction de l'hôpital de Morlaix semble faire la sourde oreille aux revendications des personnels.

Pourtant il est avéré que l'activité du service des urgences a progressé de 16 % depuis 2010.

Cette situation conduit à une dégradation de la prise en charge, aux effets dommageables pour les patients et engendrant pour eux des risques accrus.

Les syndicats ont décidé d'engager une action de débrayage et de grève le mardi 28 février, et un rassemblement à 14 h devant le bâtiment des urgences.

Aussi le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix appelle les usagers et la population à soutenir l'action des personnels le mardi 28 février et à participer au rassemblement à 14 h devant le service des urgences de l'hôpital de Morlaix.

banderoles lors de la mobilisation du 12 janvier 2017 aux Urgences de l'hôpital de Morlaix

banderoles lors de la mobilisation du 12 janvier 2017 aux Urgences de l'hôpital de Morlaix

Soutien aux personnels de l'hôpital en lutte: appel à manifester le 28 février 2017 du comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:33
Mise à sac de l'Hôpital par les logiques libérales de baisse de moyens, et de gestion privatisée privilégiant la rentabilité: la CGT joue collectif dans la riposte (Le Télégramme, 24 février 2017)
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:27
jeune fille au Yemen

jeune fille au Yemen

par Tom Miles - Challenges, 16 février 2017

GENEVE (Reuters) - Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim au cours des six prochains mois dans quatre famines distinctes, prévient l'économiste en chef du Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations unies, Arif Husain.

Les combats au Yémen, dans le nord-est du Nigeria et au Soudan du Sud ont dévasté plusieurs régions et fait monter les prix. Dans l'est de l'Afrique, c'est la sécheresse qui a ruiné l'agriculture traditionnelle.

"Cela fait près de quinze ans que je travaille au Programme alimentaire mondial et c'est la première fois que nous parlons littéralement de famine dans quatre régions différentes du monde en même temps", a dit Arif Husain lors d'un entretien à Reuters.

"C'est presque bouleversant de réaliser qu'au XXIe siècle, des gens continuent de connaître des famines d'une telle ampleur. On parle d'environ 20 millions de personnes, et tout cela dans les six prochains mois, ou dès maintenant. Au Yémen, c'est maintenant, au Nigeria, c'est maintenant, au Soudan du Sud, c'est maintenant."

"En Somalie, quand je vois que les indicateurs montrent des prix alimentaires extrêmement élevés ainsi que des prix du bétail et des revenus agricoles qui chutent, les choses vont très vite."

Ces famines constituent une source supplémentaire de tension pour le système mondial d'aide humanitaire, déjà confronté à une hausse historique des flux migratoires, mobilisé par les opérations en cours en Syrie, en Irak et en Afghanistan et sollicité par des situations tendues dans plusieurs pays comme l'Ukraine, la Libye et le Zimbabwe, a-t-il expliqué.

"Et puis il y a des endroits comme la RDC (République démocratique du Congo), la RCA (République centrafricaine), le Burundi, le Mali, le Niger, où l'insécurité alimentaire est chronique (...) Il n'y a tout simplement pas assez de ressources pour y arriver."

"AUCUNE SOLUTION EN VUE"

Si l'aide humanitaire internationale atteint des niveaux sans précédent, la demande augmente plus vite encore, ce qui creuse l'écart entre les besoins et les moyens, explique-t-il.

"Dans le nord-est du Nigeria, nous nourrissons plus d'un million de personnes alors qu'il y quelques mois, nous n'avions même pas un bureau là-bas".

Il reste un mince espoir que la sécheresse en Somalie ne soit pas aussi grave que ne le craignent certains mais dans la capitale, Mogadiscio, les prix alimentaires ont déjà augmenté d'un quart depuis début janvier et les prévisions pour la saison des pluies, soit de mars à mai, ne sont guère optimistes.

En 2011, la famine avait fait environ 260.000 morts en Somalie, alors que la saison des récoltes avait été bonne, ce qui n'a pas été le cas pour les deux dernières.

Au Soudan du Sud, les prix des produits alimentaires ont doublé, voire quadruplé en un an.

Au Yémen, de nombreuses familles ont déjà dû se séparer de leurs avoirs en or, en argent ou en armes.

"J'étais au Yémen il y a deux semaines", dit Arif Husain, "Il y a de la nourriture sur les marchés mais les gens ne sont pas payés, notamment dans les villes, qui représentent environ un tiers de la population".

"Une fois qu'ils ont perdu leurs seules ressources, il leur est presque impossible de remonter la pente et cela ne fait que perpétuer la pauvreté."

Le Yémen est pour l'instant considéré comme une situation d'"urgence" mais pourrait être déclaré en famine d'ici trois mois, a-t-il précisé.

Au Nigeria, dans l'Etat de Borno, où des millions de personnes ont trouvé refuge après avoir fui Boko Haram, l'absence de commerces, de marchés et de possibilités de se déplacer rend les réfugiés dépendants de l'aide humanitaire.

"Ils survivent dans des camps, par 50°C, dans des huttes au toit de tôle, avec un point d'eau, des cuisines communes et un repas par jour", explique Arif Husain.

"Et il n'y a aucune solution en vue."

 

(Marc Angrand pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:13

Le programme d'Emmanuel Macron commence à prendre forme. Et, sur le front de l'emploi, l'influence du modèle ultralibéral britannique crève l'écran.

Certes, Macron promet dans son entretien aux Échos du 24 février une « assurance-chômage universelle » . Ouverte aux démissionnaires de leur poste, aux indépendants ou aux entrepreneurs, le candidat à la présidentielle se garde bien d'en chiffrer le coût et la hauteur d'indemnisation.

« Le contrôle de la recherche d'emploi doit être plus ferme »

Mais la contrepartie risque de faire des dégâts dans les rangs des millions de chômeurs aujourd'hui recensés en France : les « prestations » qui seront versées au demandeur d'emploi seront « strictement conditionnées » à ses « efforts de recherche, avec un contrôle drastique», explique le fondateur du mouvement En Marche. Le candidat précise encore qu'après avoir suivi une formation - qu'il veut « vraiment qualifiante» - le demandeur d'emploi devra « accepter les offres qui lui sont proposées». « Nous sortons réellement d'un système assurantiel où chacun se dit « J'ai cotisé, j'ai droit à être indemnisé », résume-t-il.

Un modèle qui, même s'il nécessite encore de nombreuses précisions, rappelle le système anglais et de ses « Job centre», où le chômeur n'a d'autre choix que d'accepter ce qu'on lui propose, quel que soit le niveau de salaire, de qualification ou la situation géographique du poste, au risque de perdre immédiatement ses indemnités.

Interrogé sur le plateau de France Info, l'architecte du programme économique d'Emmanuel Macron, l'économiste Jean Pisani-Ferry, a commenté la nature du dispositif envisagé, sans entrer beaucoup plus dans le détail.

« Le contrôle de la recherche d'emploi doit être plus ferme (…), drastique», confirme l'ancien commissaire général de France Stratégie, organisme de réflexion placé auprès du Premier ministre. Après la sortie de son favori du 24 février expliquant qu'un chômeur pourrait décliner une offre d'emploi mais « ne pourra pas refuser la deuxième», Jean Pisani-Ferry refuse de préciser si le demandeur d'emploi perdrait ses indemnités après avoir refusé une, deux ou trois propositions.

L'économiste ne s'étend pas non plus sur l'adéquation prévue entre le profil professionnel du chômeur, sa situation personnelle et le type d'emploi proposé. En revanche, il n'est pas avare de bons conseils : « Rechercher un emploi, ça veut dire répondre à des annonces, envoyer des CV, aller à des salons, …» Et puis l'important, « c'est l'esprit : ouvrir davantage l'accès à l'assurance chômage (…) et en même temps être plus exigeant vis-à-vis des demandeurs d'emploi».

9 millions de chômeurs à caser

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Travail ce 24 février, le nombre de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) en France s'établissait à 3,47 millions de personnes à la fin du mois de janvier, soit seulement 800 de plus que le mois précédent. Les catégories B et C, représentant les demandeurs d'emploi exerçant une activité partielle, comptent 5,49 millions de personnes.

Au total, quasiment 9 millions de personnes sont touchées par le chômage en France. Des chômeurs qui pourraient se voir priés d'accepter n'importe quel emploi, à n'importe quelles conditions.

Par Xavier Frison (Marianne.net)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:40
Fresque à Béthléem

Fresque à Béthléem

Un appel de 154 parlementaires pour la reconnaissance de la Palestine

lundi 27 février 2017

"Monsieur le président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’Etat de Palestine."

154 députés et sénateurs français demandent à François Hollande la reconnaissance de l’Etat de Palestine, dans un courrier rendu public par le JDD du 26 février dernier.

Extraits :"La France doit marquer sa volonté de sortir de l’impasse sur ce conflit [entre Israël et Palestine] en réaffirmant solennellement, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination, que le peuple palestinien est fondé à se doter d’un État. Il en va du respect du droit international comme de la sécurité d’Israël.« Il est temps que les négociations se déroulent sur un pied d’égalité, d’État à État. » Vous l’avez dit vous-même, Monsieur le Président, ’seules les négociations bilatérales peuvent aboutir’. Il est donc temps que ces négociations se déroulent sur un pied d’égalité, d’État à État. La France ne peut prôner dans ses expressions officielles la solution à deux États et n’en reconnaître qu’un seul. Nos actes doivent désormais suivre nos mots.

Monsieur le Président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’État de Palestine."

 La liste des signatairesest également publiée en intégralité sur le site du JDD

 

* Les signataires : 
Patrick Abate (sénateur CRC de la Moselle)
Laurence Abeille (députée NI du Val-de-Marne)
Leïla Aichi (sénatrice ECOLO de Paris)
Brigitte Allain (députée NI de Dordogne)
Pouria Amirshahi (député NI des Français établis hors de France)
Michèle André (sénatrice SOC du Puy-de-Dôme, Présidente de la Commission des finances, ancienne ministre)
Maurice Antiste (sénateur SOC de la Martinique)
Aline Archimbaud (sénatrice ECOLO de la Seine-Saint-Denis)
François Asensi (député GDR de la Seine-Saint-Denis, Front de Gauche Président du groupe)
Eliane Assassi (sénatrice CRC de la Seine-Saint-Denis, Présidente du groupe)
Danielle Auroi (députée NI du Puy-de-Dôme, Présidente de la Commission des Affaires européennes)
Alexis Bachelay (député SER des Hauts-de-Seine)
Gérard Bapt (député SER de la Haute-Garonne)
Delphine Bataille (sénatrice SOC du Nord)
Marie-France Beaufils (sénatrice CRC d’Indre-et-Loire)
Esther Benbassa (sénatrice ECOLO du Val-de-Marne)
Jacques Bigot (sénateur SOC du Bas-Rhin)
Michel Billout (sénateur CRC de la Seine-et-Marne)
Marie-Christine Blandin (sénatrice ECOLO du Nord)
Maryvonne Blondin (sénatrice SOC du Finistère)
Alain Bocquet (député GDR du Nord, PCF -Front de Gauche)
Eric Bocquet (sénateur CRC du Nord)
Michèle Bonneton (députée NI de l’Isère)
Jean-Pierre Bosino (sénateur CRC de l’Oise)
Yannick Botrel (sénateur SOC des Côtes-d’Armor)
Corinne Bouchoux (sénatrice ECOLO du Maine-et-Loire)
Michel Boutant (sénateur SOC de la Charente)
Kheira Bouziane-Laroussi (députée SER de la Côte-d’Or)
Marie-George Buffet (députée GDR de la Seine-Saint-Denis,PCF-Front de Gauche, ancienne ministre)
Jean-Pierre Caffet (sénateur SOC de Paris, Vice-président du Sénat)
Jean-Jacques Candelier (député GDR du Nord, PCF-Front de Gauche)
Michel Canevet (sénateur UDI-UC du Finistère)
Jean-Louis Carrère (sénateur SOC des Landes)
Françoise Cartron (sénatrice SOC de la Gironde, Vice-présidente du Sénat)
Patrice Carvalho (député GDR de l’Oise, PCF-Front de Gauche)
Christophe Cavard (député SER du Gard)
Bernard Cazeau (sénateur SOC de Dordogne)
Gabby Charroux (député GDR des Bouches-du-Rhône)
André Chassaigne (député GDR du Puy-de-Dôme, PCF-Front de Gauche)
Guy-Michel Chauveau (député SER de la Sarthe)
Pascal Cherki (député SER de Paris)
Jacques Chiron (sénateur SOC de l’Isère)
Laurence Cohen (sénatrice CRC du Val-de-Marne, PCF-Front de Gauche)
Yvon Collin (sénateur RDSE du Tarn-et-Garonne)
Pierre-Yves Collombat (sénateur RDSE du Var)
Hélène Conway-Mouret (sénatrice SOC des Français établis hors de France, ancienne ministre)
Sergio Coronado (député NI des Français établis hors de France)
Roland Courteau (sénateur SOC de l’Aude)
Cécile Cukierman (sénatrice CRC de la Loire, PCF-Front de Gaucge)
Yves Daniel (député SER de la Loire-Atlantique)

Ronan Dantec (sénateur ECOLO de la Loire-Atlantique)

 

 

Marc Daunis (sénateur SOC des Alpes-Maritimes)
Annie David (sénatrice CRC de l’Isère)

Florence Delaunay (députée SER des Landes)
Guy Delcourt (député SER du Pas-de-Clais)

Michel Delebarre (sénateur SOC du Nord, ancien ministre)
Michelle Demessine (sénatrice CRC du Nord, ancienne ministre)
Françoise Descamps-Crosnier (députée SER des Yvelines)
Jean Desessard (sénateur ECOLO de Paris, Président du groupe)
Félix Desplan (sénateur SOC de la Guadeloupe)
Evelyne Didier (sénatrice CRC de la Meurthe-et-Moselle)
Marc Dolez (député GDR du Nord, PCF-Front de Gauche)
Françoise Dubois (députée SOC de la Sarthe)
Cécile Duflot (députée NI de Paris, ancienne ministre)
William Dumas (député SER du Gard)
Laurence Dumont (députée SER du Calvados, Vice-présidente de l’Assemblée nationale)
Jérôme Durain (sénateur SOC de la Saône-et-Loire)
Alain Duran (sénateur SOC de l’Ariège)
Josette Durrieu (sénatrice SOC des Hautes-Pyrénées)
Vincent Eblé (sénateur SOC de la Seine-et-Marne)
Anne Émery-Dumas (sénatrice SOC de la Nièvre)
Frédérique Espagnac (sénatrice SOC des Pyrénées-Atlantiques)
Christian Favier (sénateur CRC du Val-de-Marne)
Corinne Féret (sénatrice SOC du Calvados)
Hervé Féron (député SER de la Meurthe-et-Moselle)
Jean-Jacques Filleul (sénateur SOC d’Indre-et-Loire)
Thierry Foucaud (sénateur CRC de Seine-Maritime, Vice-président du Sénat)
Jacqueline Fraysse (députée GDR des Hauts-de-Seine, Front de Gauche)
Samia Ghali (sénatrice SOC des Bouches-du-Rhône)
Jean-Patrick Gille (député SER d’Indre-et-Loire)
Dominique Gillot (sénatrice SOC du Val-d’Oise, ancienne ministre)
Joël Giraud (député RRDP des Hautes-Alpes)
Jean-Pierre Godefroy (sénateur SOC de la Manche)
Brigitte Gonthier-Maurin (sénatrice CRC des Hauts-de-Seine)
Sylvie Goy-Chavent (sénatrice UDI-UC de l’Ain)
Chantal Guittet (députée SER du Finistère)
Mathieu Hanotin (député SER de la Seine-Saint-Denis)
Claude Haut (sénateur SOC du Vaucluse)
Odette Herviaux (sénatrice SOC du Morbihan)
Gélita Hoarau (sénatrice CRC de La Réunion)
Gilda Hobert (députée RRDP du Rhône)
Robert Hue (sénateur RDSE du Val-d’Oise)
Michel Issindou (député SER de l’Isère, Président du groupe d’études à vocation internationale France-Palestine)
Gisèle Jourda (sénatrice SOC de l’Aude)

Philippe Kaltenbach (sénateur SOC des Hauts-de-Seine)
Antoine Karam (sénateur SOC de la Guyane)
Bariza Khiari (sénatrice SOC de Paris)
Georges Labazée (sénateur SOC des Pyrénées-Atlantiques)
Joël Labbé (sénateur ECOLO du Morbihan)
Françoise Laborde (sénatrice RDSE de Haute-Garonne)
Serge Larcher (sénateur SOC de la Martinique)
Jean-Luc Laurent (député SER-A du Val-de-Marne)
Pierre Laurent (sénateur CRC de Paris, PCF-Front de Gauche)
Dominique Lefebvre (député SER du Val-d’Oise)
Michel Le Scouarnec (sénateur CRC du Morbihan)


Claudine Lepage (sénatrice SOC des Français établis hors de France)
Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice SOC de Paris, ancienne ministre)
Jeanny Lorgeoux (sénateur SOC du Loir-et-Cher)
Jean-Jacques Lozach (sénateur SOC de la Creuse)
Roger Madec (sénateur SOC de Paris)
Philippe Madrelle (sénateur SOC de la Gironde)
Noël Mamère (député NI de la Gironde)
François Marc (sénateur SOC du Finistère)
Didier Marie (sénateur SOC de la Seine-Maritime)
Rachel Mazuir (sénateur SOC de l’Ain)
Michel Ménard (député SER de la Loire-Atlantique)
Michelle Meunier (sénatrice SOC de la Loire-Atlantique)
 

Jacques Mézard (sénateur RDSE du Cantal, Président du groupe)
Danielle Michel (sénatrice SOC des Landes)
Thani Mohamed Soilihi (sénateur SOC de Mayotte)
Alain Néri (sénateur SOC du Puy-de-Dôme)
François Patriat (sénateur SOC de la Côte-d’Or, ancien ministre)
Marie-Françoise Perol-Dumont (sénatrice SOC de la Haute-Vienne)
Hervé Poher (sénateur ECOLO-R du Pas-de-Calais)
Patrice Prat (député NI du Gard)
Christophe Premat (député SER des Français établis hors de France)
Christine Prunaud (sénatrice CRC des Côtes-d’Armor, PCF-Front de Gauche)
Monique Rabin (députée SER de la Loire-Atlantique)
Daniel Raoul (sénateur SOC du Maine-et-Loire)
Daniel Reiner (sénateur SOC de la Meurthe-et-Moselle)
Jean-Luc Reitzer (député LR du Haut-Rhin)
Stéphanie Riocreux (sénatrice SOC d’Indre-et-Loire)
Evelyne Rivollier (sénatrice CRC de la Loire, PCF-Front de Gauche)
Sylvie Robert (sénatrice SOC d’Ille-et-Villaine)
François Rochebloine (député UDI de la Loire)
Barbara Romagnan (députée SER du Doubs)
Yves Rome (sénateur SOC de l’Oise)
Gwendal Rouillard (député SER du Morbihan)
Jean-Louis Roumégas (député NI de l’Hérault)
Nicolas Sansu (député GDR du Cher, PCF-Front de Gauche)
Eva Sas (députée NI de l'Essonne)
Henri Tandonnet (sénateur UDI-UC de Lot-et-Garonne)
Catherine Tasca (sénatrice SOC des Yvelines, ancienne ministre)
Thomas Thévenoud (député NI de la Saône-et-Loire, ancien ministre)
Nelly Tocqueville (sénatrice SOC de Seine-Maritime)
Jean-Louis Tourenne (sénateur SOC d’Ille-et-Villaine)
René Vandierendonck (sénateur SOC du Nord)
Bernard Vera (sénateur CRC de l’Essonne)
Jean-Pierre Vial (sénateur LR de la Savoie)
Maurice Vincent (sénateur SOC de la Loire)
Michel Voisin (député LR de l’Ain)
Dominique Watrin (sénateur CRC du Pas-de-Calais)
Evelyne Yonnet (sénatrice SOC de la Seine-Saint-Denis)
Richard Yung (sénateur SOC des Français établis hors de France).

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:27
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin

Une cinquantaine de personnes était présente dans l'assistance le jeudi 23 février au débat du PCF sur la santé et la protection sociale, avec le docteur Fabien Cohen, animateur de la commission Santé du PCF, Marceline Séverac, infirmière à l'hôpital de Douarnenez et secrétaire du syndicat CGT des personnels hospitaliers du Finistère, Pierrick Raoul, délégué CGT à l'hôpital de Carhaix, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, Maxime Paul, candidat aux législatives, Yves Jardin, animateur du Comité de défense de l'hôpital de Douarnenez, Yvonne Rainero, responsable de la commission santé-Protection Sociale du PCF Finistère. 

Des personnels de santé, des animateurs des comités de défense des hôpitaux de Morlaix et Concarneau, le dirigeant des mutuelles de Bretagne, étaient également dans la salle, et les interventions comme les débats ont été extrêmement enrichissants. 

 

***

La santé en débat à Châteaulin

Jeudi 23 février à l'invitation de Maxime Paul, candidat « pour rassembler à gauche, pour l'Humain d'abord » dans la 6ème circonscription du Finistère, et en présence d'Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère du PCF, et de Xavier Compain, secrétaire régional, se tenait à Châteaulin une réunion-débat sur la santé.

Hôpital public, Sécu, accès aux soins, démographie médicale, maillage du territoire, médicaments, perte d'autonomie...

Sujets qui touchent à la vie de chacun-e, à l'intime, à l'humain, et que les graves menaces que font peser les 3 cavaliers de l'Apocalypse, Le Pen, Fillon et Macron, sur notre Sécu et notre système de santé, déjà bien malmenés lors des derniers quinquennats, ont projeté au cœur du débat de 2017.

Le film « La Sociale » de Gilles Perret, qui fait salle comble à chaque projection, a aussi contribué, cette fois de façon positive, à mettre ces questions sous les feux de l'actualité.

Résister, rassembler, construire.

Démarche partagée par tous les participants : Fabien Cohen, co-animateur de la commission nationale santé-protection sociale du PCF; les « grands témoins » : Yves Jardin, pour les usagers de l'hôpital de Douarnenez et la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Marceline Séverac, secrétaire générale du syndicat CGT santé et action sociale du Finistère, Pierrick Raoul, syndicaliste CGT de l'hôpital de Carhaix ; ainsi que les personnes présentes dans la salle qui sont intervenues dans le débat.

Un seul regret pour tous : avoir dû se plier aux contraintes de temps alors qu'il y avait encore tant à dire !

Maxime Paul ouvrit le débat.

Yves Jardin fit l'historique des suppressions de services qui ont touché l'hôpital de proximité de Douarnenez et pointa les risques à venir pour les urgences et le SMUR.

A Douarnenez, nous avons vécu la conséquence d'une politique malthusienne, d'une politique d'austérité et d'économie: la maternité a fermé en 99, soi-disant parce qu'on ne pratiquait que moins de 300 accouchements. Ensuite, cela a été les maternités de Paimpol et de Quimperlé qui ont fermé, où l'on pratiquait aux alentours de 600 accouchements par an. Récemment, on a fermé une maternité qui pratiquait plus de 900 accouchements par an. On a aussi fermé à Douarnenez le service de réanimation 24h/24h. Et tout récemment le service d'ophtalmologie. Yves Jardin dénonça aussi la filière gériatrique mise en place sous le patronage de l'ARS avec un partenariat public-privé associant 2 hôpitaux publics (Douarnenez et l'EPSM de Quimper), un hôpital relevant du privé non lucratif (l'Hôtel-Dieu de Pont L'Abbé) et 2 établissements de soins de suite et de réadaptation à Tréboul (Douarnenez) et Bénodet qui appartiennent au groupe privé très lucratif Orpea-Clinea, côté en Bourse et dont l'actionnaire principal est un fonds de pension canadien. Yves Jardin montra aussi que ce sont des vraies logiques de privatisation et de marchandisation qui sont à l'oeuvre dans la santé: à l'hôpital, on applique aussi des normes de gestion privée, comme la tarification à l'activité: pour chaque acte, une valeur marchande. Cela ne se fait pas d'un seul coup comme en Espagne ou en Grèce, mais petit bout par petit bout. Le bulldozer de la marchandisation avance quand même. Or, on sait que les services hospitaliers comme les maternités sont aussi des supports de la médecine libérale. On crée des déserts médicaux en supprimant des activités hospitalières de proximité au nom de la rationalisation, du regroupement des moyens. Parallèlement, le numerus clausus empêche une présence territoriale égale des médecins. Il n'y a aucune réponse sérieuse pour répondre au problème de la désertification médicale. 

Marceline Séverac présenta la situation de l'hôpital public dans le département après la mise en place des 2 GHT, les fermetures programmées de services et de lits, déjà en route, au nom de la suppression des « doublons », et souligna la souffrance des personnels et celle des patients, parlant de « non-assistance à personnes en danger », et le ressenti qu'elle en avait elle-même quand elle passait dans les services : « Je n'ai jamais vu en 30 ans des collègues aussi malheureux ». Pour Marceline Séverac, face à l'ampleur des attaques contre le service public hospitalier, leur caractère méthodique et planifié, on ne peut plus raisonner en termes de défense d'établissement mais en termes de défense d'un modèle social, d'une logique de santé publique. Les GHT sont des instances anti-démocratiques. L'objectif à terme c'est de passer à un CHU par région, 4 GHT au niveau de la Bretagne. Les rapports médicaux aujourd'hui parlent de parts de marché, de zones d'activité, comme des prospectives financières d'entreprises. La question, c'est comment organiser les usagers avec les personnels pour résister efficacement?  

Elle mit l'accent sur les luttes à venir, avec la mobilisation nationale du 7 mars, et sur la nécessité aujourd'hui de ne pas rester chacun dans son coin à défendre « son » hôpital mais de faire converger tous ces mouvements pour l'hôpital public, pour la santé. Hélène Derrien parle de la théorie de la grenouille: pour privatiser et libéraliser progressivement l'hôpital, il faut chauffer à petit feu le chaudron. Comme une grenouille qu'on ébouillante progressivement, on trouve d'abord l'élévation de la température assez confortable et relativement insensible, mais ça finit par nous tuer! 

Pierrick Raoul rappela la lutte à l'hôpital de Carhaix pour le maintien de sa maternité, puis la fusion avec le CHRU de Brest, qui n'a pas écarté les menaces qui pèsent sur la maternité de Carhaix au sein du nouveau GHT Bretagne occidentale. Il porta aussi à partir de lettres un témoignage très fort sur la situation dans les EHPAD. Il mit en avant l'évolution des directions à l'hôpital où les directeurs n'ont plus vraiment la notion du service public mais pratiquent le même management que dans l'entreprise privée, avec des cadres qui sont aussi là pour mettre en oeuvre la bonne parole libérale. Des techniques sont mises en place pour éviter que les personnels communiquent, s'organisent, protestent.

Fabien Cohen développa l'analyse et les propositions des communistes, pour une protection sociale et un système de santé du 21ème siècle, rappelant que lorsque nous avions lancé à la fête de l'Huma 2015 notre campagne pour le 100 % Sécu, beaucoup nous présentaient comme des gens déconnectés des réalités. Aujourd'hui notre revendication fait école. Mais attention aux falsifications !

Le Crime de la Sécurité Sociale version Croizat, c'est d'avoir installé le communisme dans le système social et économique français, via la gestion par les travailleurs de caisse de solidarité représentant plus financièrement que le budget de l’État et prélevés sur les richesses créées dans l'entreprise et le travail, limitant ainsi les profits de l'employeur au nom du droit à la sécurité et au bien-être de tous.

La Sécu, c'est aujourd'hui 200 milliards qui échappent à la finance (comparativement, les mutuelles ne représentent que 34 milliards), qui sont prelevés sur les richesses produites par les travailleurs, dans les entreprises, qui ne vont pas aux patrons. C'est beaucoup trop ! C'est trop énorme ! La Sécu doit donc n'être qu'un problème, un trou, un déficit !

Le trou ou le déficit annuel de la Sécu, 6 milliards d'€, créé par les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires (40 milliards), la fraude sociale (40 milliards), la soumission aux lobbies de l'industrie pharmaceutique ou de la médecine libérale, par le poids du chômage de masse (1 % de chômage en moins, 1 milliard de plus qui rentre dans les caisses de la Sécu), un trou que l’État a creusé lui-même donc, est le prétexte tout trouvé pour détruire petit à petit cette institution révolutionnaire que le mouvement ouvrier et la Résistance ont produites et que la Patronat n'a jamais, jamais digéré.

Depuis 1947, le Patronat veut récupérer les cotisations sociales que nous lui avons confisqué pour financer la protection sociale universelle (santé, retraites, allocations familiales).

Jusqu'à présent, pour faire accepter la remise en cause de la Sécurité Sociale, casser la démocratie sociale dans la gestion des caisses de sécurité sociale, livrer la protection sociale aux Patrons, aux Mutuelles, aux Assurances, et aux profits financiers, baisser le prélèvement social sur les profits des patrons, on a employé des techniques discrètes et utilisé un plan progressif mais mis en œuvre avec beaucoup de constance et de précision par la droite comme par les socialistes.

En 67, en imposant la Parité dans la gestion des caisses de Sécurité Sociale, Pompidou et la droite permettent aux Patrons de pouvoir dominer leur gestion avec l'appui des syndicats d'accompagnement.

On a cassé l'unicité de la Sécu, séparée en 4 branches séparées, on a séparé le régime obligatoire et le régime complémentaire, et favorisé le glissement vers les complémentaires, réduit considérablement les remboursements Sécu ce qui a fait grimpé le prix et l'importance des mutuelles et assurances sociales.

La CMU et aujourd'hui le Tiers Payant Généralisé (« on ne voit plus ce qui vient de la carte verte, ce qui vient de la carte bleue ») ont servi de couverture pour dissimuler la part de moins en moins importante prise par les remboursements Sécurité Sociale sur les soins et les médicaments, la part de plus en plus importante prises par les particuliers.

On a étatisé la Sécu en la mettant sous le contrôle de l'Etat (ONDAM) et des critères de gestion à l'économie et à la rentabilité. Beaucoup voudrait faire dépendre le financement de la Sécu de la fiscalité surtout, de la CSG, et non plus des cotisations sociales : c'est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, et c'est un débat que nous avons avec lui. 

Aujourd'hui, sous un gouvernement dit de gauche, il y a une augmentation significative de français qui doivent renoncer aux soins. Un domaine aussi important que la prise en charge du vieillissement de fait pas l'objet d'une réponse solidaire à la hauteur, dans le cadre de la sécurité sociale.

Pourtant, la Sécu, les Français y sont attachés, sans percevoir forcément la logique politique et l'aspect de révolution sociale qui ont présidé à sa création.

C'est la Sécu qui fait chuter Fillon, qui voulait la détruire par ordonnance, au moins autant que le Pénélope Gate.

Le mot d'ordre du PCF depuis des années, « Remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale », est de plus en plus repris : cela passe notamment par la taxation des revenus financiers. C'est possible en luttant contre la fraude sociale, l'évasion fiscale et la fraude fiscale, en mettant fin aux exénorations de cotisations sociales, en mettant une politique de réindustrialisation au service de l'emploi. Les frais de gestion des mutuelles sont beaucoup plus lourds que les frais de gestion de la Sécu (25 % de frais ou de charges d'exploitation pour les mutuelles contre 6 % pour la Sécu). En même temps, aujourd'hui, face à nous, dans ces élections Présidentielles - on a des candidats de la privatisation du système de santé et de protection sociale : Fillon, Macron, Le Pen sans doute. Ce pourquoi les enjeux de l'élection présidentielle sont décisifs pour l'avenir de notre modèle de société. 

Le 100 % Sécu ce n'est pas le tiers payant à la mode Touraine, ni le remboursement par les complémentaires privées à la mode Macron ou Fillon. Il s'agit bien du remboursement à 100 % de tous les soins prescrits par la Sécurité sociale, avec comme 1ère étape le remboursement à 80 % pour tous et à 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants.

Cela suppose que l'on s'en donne les moyens financiers.

 

Fabien Cohen insista beaucoup sur la globalité et la cohérence de nos propositions, le 100 % Sécu ne peut se concevoir sans une profonde réforme du système de santé. Il ne s'agit pas par exemple avec le 100 % Sécu de financer les super-profits des multinationales du médicament, comme cela se passe avec le nouveau médicament contre l'hépatite C, ni d'alimenter les dividendes boursiers et les fonds de pension... C'est une toute autre logique de la santé qu'il faut mettre en œuvre dans tous les domaines, hôpital, médicaments...en partant des besoins des populations et en démocratisant profondément le fonctionnement. Aujourd'hui, Marisol Touraine et le gouvernement emboîtent le pas des politiques de droite: 10 milliards retirés à la santé, dont 3,5 milliards retirés à l'hôpital public! Quand on parle rationalisation à l'hôpital, on sait ce que ça veut dire: réduction de moyens, de postes, suppressions d'activités. Leur objectif est de rendre perméable le secteur public à la privatisation.

  1. le 100 % Sécu permettra une gestion plus économe, plus simple, plus efficace, plus transparente, et dégagera des moyens pour l'hôpital public, pour la prise en charge de la perte d'autonomie. Aujourd'hui, la Sécu engraisse à bon compte les multinationales de l'industrie pharmaceutique: 8 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires de SANOFI. On n'utilise pas un dispositif constitutionnel qu'on pourrait faire valoir: la "licence office" qui permet de fabriquer des médicaments bon marché dans des situations d'urgence de santé, comme pour les médicaments pour l'hépatite C. Laurence Cohen au Sénat en a fait la proposition au gouvernement. Il faut un pôle public du médicament, de la recherche et du développement, comme de la distribution. Il faut sortir le médicament des logiques financières de profit rapide. On a des pharmacies d'hôpitaux, ce peut être une base pour développer des médicaments utiles, nécessaires et peu chers. Des tas de pseudo-médicaments ne devraient plus faire l'objet de remboursements, les autres devraient être remboursés à 100%. Il y a 34 milliards qu'on peut récupérer avec un meilleur contrôle sur le médicament, sa production, sa commercialisation, son remboursement. Sur l'hôpital, il est clair que la logique des libéraux au pouvoir est de revenir à des soins planchers pour les catégories modestes, et des soins de qualité et complets pour les privilégiés. On vide et démantèle les hôpitaux publics locaux pour fournir des débouchés au secteur privé financier.

Toutes ces interventions furent rythmées par les questions ou témoignages venus de la salle.

Citoyen-ne-s, militant-e-s engagés, professsionnel-le-s de la santé.

Bien des sujets furent abordés : le financement de la recherche médicale publique ; la pénurie, parfois organisée par les fabricants, de certains médicaments, y compris pour les maladies chroniques ; les déremboursements de médicaments ; le travail difficile des personnels, vécu côté patients : un malade évoqua les séances de chimiothérapie à l'hôpital de Quimper où les infirmières trop peu nombreuses sont parfois obligées de « sauter » le repas ; les difficultés d'accès aux soins au-delà du soin lui-même : un bénévole expliqua que certains habitants de la presqu'île de Crozon avaient recours au Secours populaire pour payer leurs déplacements jusqu'aux hôpitaux de Brest et Quimper ; une orthophoniste pointa l'inhumanité, et l'absurdité économique, d'un système qui préfère mettre des patients sous sonde plutôt que de traiter les troubles de la déglutition par une rééducation ; une des animatrices du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, ancienne salariée de la santé, évoqua la question des urgences de jour fragilisées, les urgences de nuit n'existant plus, et revint sur la crise de l'hôpital public et la dégradation considérable des conditions de travail de ses personnels ; la situation de l'hôpital de Morlaix fut aussi évoquée, et les suppressions de lits en psychiatrie ; le lien entre le maintien dans les territoires de médecins généralistes et la proximité de services hospitaliers.

Il fut question aussi de l'histoire de la Sécu et d'Ambroize Croizat, ministre communiste et dirigeant cégétiste, qui la mit en œuvre et à qui le film « La Sociale » rend un bel hommage.

On s'interrogea encore sur ce que recouvre le 100 % Sécu, sur son financement.

Fabien Cohen souligna qu'il y a aujourd'hui 3 candidats, Le Pen, Fillon, Macron, qui vont vers le 0 % Sécu, 3 autres (Yannick Jadot ne s'était pas encore retiré) qui sont plutôt du côté du 100 % Sécu, même s'il y a des ambiguïtés sur le contenu, des débats à mener sur le financement, clairement avec Hamon, mais y compris avec Mélenchon. Débats qu'il faut mener avec les citoyens pour construire un pacte de changement, pour une nouvelle majorité de gauche, à quoi appellent les communistes.

À son tour, Xavier Compain, rappela que les objectifs de lutte que se sont donnés les communistes en Bretagne, notamment pour une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé, rémunératrice pour les producteurs, et permettant à tous d'accéder à une nourriture saine et de qualité, vont dans le sens des attentes et des besoins des consommateurs, des salariés, des agriculteurs, et sont partie prenante du débat de Châteaulin ; l'après-midi, en prélude à la réunion , Maxime et Xavier avaient d'ailleurs rendu visite à un agriculteur bio à Loperhet.

Puis Xavier Compain retraça la démarche des communistes en Bretagne dans les échéances présidentielle et législatives.

Maxime Paul rappela la prochaine venue de Gérard Le Puill.

Un appel fut lancé à venir rencontrer Alain et Éric Bocquet le jeudi 5 avril après-midi à Quimper sur le thème de l'évasion fiscale.

C'est encore une façon de prolonger le débat santé.

Car l'argent qui fuit dans les paradis fiscaux (égal au montant de la dette publique...) ne va pas aux services publics et aux investissements utiles. Lutter contre l'évasion fiscale c'est aussi aider au financement de l'hôpital public et de la santé !

L'on se quitta en appelant à la mobilisation des usagers et des personnels de santé pour la journée d'action du mardi 7 mars, et à la manifestation qui aura lieu ce jour-là à 11h, place de la Liberté à Brest.

Yvonne Rainero, responsable santé de la fédération du Finistère du PCF et membre de sa commission nationale

Compte rendu complété par Ismaël Dupont

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