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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 14:32

Le nouveau numéro spécial de la LRI que vous tenez entre les mains veut lever le voile sur la réalité de la situation des migrants en France et en Europe et sur la nocivité des programmes de rejet que la droite et l’extrême droite ont bien l’intention de mettre en oeuvre si elles gagnent les prochaines élections.
Ainsi donc, à les écouter, il n’y aurait plus de problèmes économiques et sociaux en France et en Europe si nous « accueillions moins » d’immigrés. Migrants, réfugiés… « étrangers», « clandestins », d’amalgames en amalgames et de mensonges éhontés en chiffres truqués, droite et extrême droite tissent leur toile. L’extrême droite se distingue de la droite
ultralibérale en exploitant le rejet des politiques européennes pour présenter l’UE comme trop permissive alors qu’en réalité les politiques migratoires européennes mises au point depuis 1990 sont ultra-sélectives et sécuritaires.
Ce n’est pas parce qu’il y aurait plus d’immigrés que les extrêmes droites progressent en Europe, mais à l’inverse c’est parce que les extrêmes droites progressent sur fond de profonde crise existentielle du cadre européen que les politiques migratoires des pays européens se font de plus en plus restrictives, créant des « goulots d’étranglement », jetant
les candidats à l’immigration dans les bras des passeurs, vouant des milliers d’entre eux au travail au noir, à la mort par noyade, aux violences et viols.
Certes les flux migratoires ont augmenté ces vingt dernières années avec les crises économiques des pays d’Europe centrale et orientale, le développement ou la poursuite de
conflits et guerres au Moyen-Orient et en Afrique, les dictatures et aggravations
des inégalités économiques et sociales, et avec les changements climatiques mais aussi avec le développement des qualifications et des compétences. Ces mouvements concernent seulement 3 à 3,5 % de la population mondiale et majoritairement d’un pays du Sud vers un
autre pays du Sud. L’UE est le cadre de fortes migrations internes – migrants d’Europe centrale que l’extrême droite britannique a précisément ciblés lors du référendum sur
le Brexit alors que le vrai problème est, depuis 20 ans, la Directive du travailleur détaché qui a organisé un dumping social frénétique à l’intérieur de l’UE.
Accuser les immigrés de la crise, c’est oublier un peu vite que, même quand ils sont maintenus dans l’illégalité, les immigrés qui travaillent produisent non seulement des richesses
mais versent des cotisations sociales, paient des impôts et participent ainsi au budget de l’État – si tant est qu’il ne soit pas grevé par les politiques d’austérité car voilà bien la cause du manque de logements, de services publics d’éducation, santé et transport, d’aide et protection sociales…
Les migrants qui travaillent nous « prennent-ils » des emplois devenus rares ? En France, les migrants, toute situation confondue, représentent seulement 10 % de la population ; ce ne sont pas eux qui sont à l’origine de la fermeture des industries et mines du Nord et de
l’Est de la France ou de la baisse des effectifs dans la Fonction publique
auxquels ils n’ont pas accès… mais bien les vagues de délocalisations de ces trente dernières années qui ont engraissé les actionnaires du CAC 40 par exemple, et le transfert
de la dette des banques sur les budgets nationaux après la crise de 2008. Mais si nous voulons sortir le pays de la crise, créer des emplois, augmenter les salaires, diminuer
les inégalités sociales, développer l’industrie française tout en l’engageant dans la transition écologique, développer tous les services publics et contribuer à une République pour
tous, se donner les moyens d’une sécurité humaine collective… c’est d’une tout autre politique nationale et européenne dont nous avons besoin reprenant le contrôle sur la souveraineté économique et budgétaire du pays afin de réinvestir dans le développement humain, social et
écologique. S’attaquer au système ce serait ça car les emplois qui n’existent plus, n’existent plus pour personne. Par contre chaque travailleur, Français ou immigré, contribue
à l’économie du pays. À nous de décider si la société doit encore longtemps subir le joug des
financiers et des actionnaires, ou si nous voulons une économie au service de la société tout entière.

Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF
 

(LETTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES - SPÉCIAL MIGRANTS - FÉVRIER 2017
MIGRANTS)

LE MONDE DU 28/09/2016

1952 RÉFUGIÉS RELOCALISÉS EN FRANCE SUR UN OBJECTIF DE 17 762 PRÉVUS POUR SEPTEMBRE 2017

 

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:39
L'UD CGT du Finistère organise une soirée ciné-débat à La Salamandre autour du formidable film de Gilles Perret "La Sociale" le jeudi 2 mars à 20H30 (3,50€) sur Ambroise Croizat et la naissance de la Sécu
pour rappel, l'union départementale CGT du Finistère organise jeudi prochain une soirée "débat / cinéma".
 
Elle se tiendra au cinéma la Salamandre de Morlaix avec la projection du film "La Sociale".
 
 
Infos pratiques :
 
- Le film sera diffusé à 20 h 30.
 
- Le prix de l'entrée est de 3.50 euros.
 
- Capacité de la salle : 140 places.
 
- Un débat, animé par des membres de l'UD CGT du Finistère, se tiendra après le visionnage du film.
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:06
Chemin de croix - Fra Angelico (Notre-Dame de Rimont)

Chemin de croix - Fra Angelico (Notre-Dame de Rimont)

"Le nous" s'incarne si mal dans leurs "Je-ux"! 

Certes, il faut de l'imaginaire, des émotions, du combat symbolique et réel en politique car les choix à faire sont tranchés et la vie sociale est faite de combats économiques et sociaux réels, d'une lutte des classes, tandis que la conscience de groupe se pose en s'opposant. 

Mais les institutions pernicieuses et anti-démocratiques de la Ve République, aggravées par des pratiques politiques peu reluisantes et malhonnêtes pour la droite et l'extrême-droite, par un capitalisme financier prédateur et vampirisant, produisent une caricature de campagne présidentielle où des candidats prétendent marcher sur l'eau conduisant le troupeau ou s'exposer au sacrifice pour le faire monter au Ciel.  

Après Marine Le Pen qui se veut l'incarnation de la colère du Peuple et soit la victime émissaire soit le fossoyeur du Système - Europe, juges, gouvernement, médias aux services des puissances d'argent, Emmanuel Macron qui tout en se donnant des airs de sauveur touché par la grâce se voulait aussi marginal et persécuté par rapport au "système" dont pourtant il défend si bien les intérêts capitalistes de court et moyen terme en brouillant de manière toujours plus accusée, dans la logique creusée par Hollande et Valls, le clivage gauche-droite, Jean-Luc Mélenchon qui dit "moi ou le déluge" et incarne aussi un style de charisme messianique centré sur l'idée que nous seuls, les Initiés, les Insoumis, incarnons la "pureté et pouvons sauver le pays" , "tout le reste n'étant que compromission et pourriture", c'est François Fillon qui joue les Christs martyrs d'un complot ourdi par la gauche et le système judiciaire. C'est la fin d'un faux suspense. Convoqué par les juges, le 15 mars, pour une probable mise en examen, François Fillon, criant son innocence, nous refait le coup du complot, de l'acharnement judiciaire et politique, allant jusqu'à évoquer la violation de l'Etat de droit, d'un assassinat politique de l'élection présidentielle elle-même. Il aurait bénéficié d'une justice inéquitable et uniquement à charge. Contrairement à l'engagement pris il y a un mois, à savoir qu'il se retirait s'il était mis en examen, il persiste et signe. Il ne cédera pas, il ne se retirera pas. Contre vents et marées, il en appelle au seul juge à ses yeux, le suffrage universel. Dans la foulée, François Fillon s'attaque à l'état de droit, à l'indépendance de la justice, multiplie les procès d'intention indignes. Il montre la droite qu'il représente en organisation mafieuse prête à tout pour le pouvoir et l'argent et qui ne respecte ni les valeurs, ni les lois de la République. En attendant, ce sont les citoyens qui portent leur croix, et ce n'est pas prêt de s'arrêter, apparemment! 

Ismaël Dupont - le 1er mars 2017

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:03
LA SNCF renoue avec les bénéfices au détriment des effectifs et des salaires (L'Humanité, 27 février 2017)
La SNCF renoue avec les bénéfices aux dépens des effectifs et des salaires
LAURENCE MAURIAUCOURT
LUNDI, 27 FÉVRIER, 2017
HUMANITE

La journée a été marquée par deux informations émanant de l’entreprise ferroviaire. D’un côté, elle annonce avoir réalisé un bénéfice net de 567 millions d’euros et de l’autre, elle confirme avoir supprimé plus de 1800 postes en France et freiné les augmentations de salaire. 

La SNCF a laissé derrière elle sa perte colossale de 2015 pour retrouver la rentabilité en 2016, grâce notamment à d'importants gains de productivité et à la croissance de ses activités internationales.

Le groupe ferroviaire public a annoncé lundi avoir enregistré un bénéfice net de 567 millions d'euros en 2016.

L'année précédente, une importante dépréciation comptable de la valeur de son réseau, de ses gares et de ses trains, l'avait conduit à essuyer une perte nette géante de 12,2 milliards d'euros.

La SNCF a "fait face à un environnement épouvantable", entre inondations, grèves, attentats, et difficultés dans certains secteurs économiques, a commenté à l'AFP le président du conseil de surveillance, Frédéric Saint-Geours.

Coût estimé de ces événements: 700 millions d'euros. Mais "on a fait 825 millions (d'euros) de progrès de productivité, assez largement au-dessus de ce qu'on s'était fixé", soit 750 millions, a-t-il fait valoir.

Le chiffre d'affaires a quant à lui augmenté de 2,8% à 32,3 milliards d'euros, tiré notamment par une acquisition aux Etats-Unis.

En tout, un tiers du chiffre d'affaires du groupe est réalisé à l'international.

Le montant total des investissements s'élève à 8,6 milliards d'euros - dont 90% en France - en hausse par rapport à 2015 (8,2 milliards), mais légèrement en-deçà des 9 milliards prévus.

Parmi ces investissements, 5,2 milliards ont été consacrés au réseau, un niveau "pas vu depuis 40 ans", a commenté auprès de l'AFP le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet.

"On a rénové plus que ce qu'on avait prévu, surtout en Ile-de-France", a-t-il ajouté. Par ailleurs, ces "5,2 milliards d'euros d'investissement représentent près de 50.000 emplois" directs et indirects.

En 2017, les investissements devraient s'élever à 9 milliards d'euros, dont 5,3 milliards pour le réseau.

Pour 2017, la SNCF table sur une croissance "modérée" du chiffre d'affaires, mais avec de "forts gains d'efficacité".

 

 

Mais ces chiffres mirobolants s’accompagnent d’une autre réalité. La SNCF a supprimé au moins 1.800 postes dans ses activités ferroviaires en France en 2016, au moyen de départs en retraite non remplacés, surtout dans sa branche Mobilités, qui exploite les trains.

"Il y a eu, pour l'ensemble du groupe public ferroviaire, de l'ordre de 1 800 à 2 000 départs non remplacés", a déclaré Guillaume Pepy, président de la SNCF et de la branche Mobilités, ce lundi 27 février lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats annuels du groupe.

Le groupe public ferroviaire est composé de SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et de la holding de tête SNCF, qui pilote l'ensemble.

"Nous avons fait des efforts de productivité sur les effectifs. A Mobilités, nous n'avons pas remplacé 1 600 départs", a précisé M. Pepy. C'est un peu moins que les 1 700 suppressions programmées, a-t-il été relevé.

L'opérateur ferroviaire a dans le même temps appliqué "une politique salariale particulièrement rigoureuse", marquée par une "deuxième année sans mesure générale" d'augmentation, afin de limiter "l'évolution du coût moyen (par) agent (qui) a été pour la première fois inférieure à 1%", a-t-il ajouté.

A l'inverse, Réseau a enregistré "un accroissement de 300 (postes) à fin décembre", a indiqué son PDG Patrick Jeantet. C'est moins que les 350 postes supplémentaires budgétés. Mais le gestionnaire du réseau ferré français "a produit plus avec moins de gens", a-t-il assuré, chiffrant ce gain de productivité à 380 équivalent temps plein.

Le groupe public ferroviaire a embauché 6 200 personnes en 2016, en CDI ou au statut cheminot, "ça veut donc dire que deux départs sur trois sont remplacés", ce qui place la SNCF "dans le très, très haut de la fourchette du secteur public", a affirmé Guillaume Pepy.

Au moins 1 150 postes doivent encore être supprimés en cette année 2017, principalement chez Mobilités.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:54
Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)

En Bretagne, le solde naturel est négatif pour la deuxième année consécutive, selon une étude de l’Insee.

L’Insee vient de publier son bilan démographique. Pour la deuxième année consécutive, la Bretagne compte plus de décès que de naissances en 2016.

3310 000 habitants en Bretagne

Depuis 2011, la population a augmenté d’environ 18 500 personnes par an en Bretagne (+ 0,6 %). Ce qui place la région à la 7e place au niveau national, en termes de croissance. La moyenne française étant de + 0,5 % par an.

Au 1er janvier 2016, la population bretonne était donc estimée à 3 310 000 habitants. Une hausse essentiellement due à l’excédent migratoire (différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire (immigration) et le nombre de personnes qui en sont sorties (émigration), sur une période donnée).

En effet, le nombre de décès dépasse celui des naissances pour la deuxième année consécutive

Baisse des naissances

Le nombre de bébés bretons a même diminué par rapport à 2015. On compte 33 200 naissances en 2016, soit 300 de moins que l’année précédente. Depuis 2010, le nombre de nouveau-nés a baissé de 11 %. Pour l’Insee, à l’initiative de l’étude, cette baisse s’inscrit dans un mouvement de repli, observé depuis 2010 dans toutes les régions françaises.Le nombre de décès a quant à lui augmenté. 34 200 personnes sont mortes en 2016, soit 400 de plus qu’en 2015. La Bretagne est d’ailleurs la seule région française où le nombre de décès augmente.

Vieillissement de la population

En 2000, la moyenne d’âge des Bretons était de 39 ans. Aujourd’hui, elle est passée à 42 ans. Elle est donc supérieure de 2 ans à la moyenne d’âge française.

Sur les quatre départements, seul l’Ille-et-Vilaine présente un solde naturel positif avec un taux d’accroissement naturel de 3,5 % pour 1 000 habitants. Dans les autres départements, ce taux oscille entre - 1,5 % et - 3 %.Le taux d’accroissement naturel est la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.

Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)
Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 11:12

 

La sculpture en hommage au P. Hamel qui sera installée à Saint-étienne-du-Rouvray sera choisie ce lundi. Une manière, pour le maire, de permettre aux habitants de faire le deuil, après l’assassinat du prêtre, le 26 juillet 2016.

Hubert Wulfranc lors de l’hommage rendu au P. Jacques Hamel, le 28 juillet 2016. / Pascal Rossignol/Reuters

« Soyons ensemble les derniers à pleurer. » C’était le 26 juillet dernier, quelques heures après l’assassinat du P. Jacques Hamel par deux jeunes djihadistes. Ces mots, prononcés d’une voix tremblante par un maire les yeux remplis de larmes, avaient ému au-delà de la petite foule rassemblée sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Étienne-du-Rouvray, à deux pas de l’église attaquée.

Un peu plus de six mois plus tard, costume noir et pull-over gris à col roulé, le même élu parle cette fois en frappant régulièrement du plat de la main sur une table ronde, à l’étage de la mairie. « Excusez-moi », lâche-t-il après le premier coup. Âgé de 60 ans, Hubert Wulfranc occupe ce bureau de maire depuis 2002, après avoir été directeur de cabinet de son prédécesseur de 1981 à 1995 et enseignant en histoire-géographie et français en lycée professionnel dans l’intervalle.

À LIRE : « A Dieu » au P. Jacques Hamel

L’édile communiste, par ailleurs conseiller départemental, avoue qu’il avait eu « du mal » à descendre de cette pièce, le 26 juillet 2016. En bas, les mots lui sont venus « comme ça » : « Dans ces moments, vous savez et on vous dit que vous avez à dire quelque chose. Vous y allez avec une purée de pois dans la tête. Personne n’est préparé à être la pierre angulaire d’une tragédie de cette nature. En même temps, je suis persuadé que la quasi-totalité de mes collègues sont en mesure de réagir. Parce qu’il le faut bien. »

300 des 700 agents municipaux ont bénéficié d’un soutien psychologique

Il lui a aussi bien fallu continuer à gérer cette ville de 30 000 habitants dans la banlieue rouennaise, marquée au-delà de la seule communauté catholique. Environ 300 des 700 agents municipaux ont bénéficié d’un soutien psychologique. Lui dit ne pas en avoir eu besoin. « La dignité de la réaction de la population et de ceux qui nous ont entourés a été telle que cela a été d’un soutien majeur, souligne-t-il. Il en aurait été autrement, je ne porterais sans doute pas les choses comme je les porte aujourd’hui. »

Cette dignité s’est notamment manifestée lors de la cérémonie d’hommage, organisée deux jours après le drame. Deux semaines après le massacre de Nice, le risque de tensions n’était pas négligeable. « On a été quasiment tout de suite dans la reconstruction et l’apaisement, avec le concours de l’archevêché, qui a été décisif, reprend-il. Il n’y a pas eu de dérapage. Si vous permettez l’expression, il y a eu quelque part une espèce de miracle. »

Depuis, Hubert Wulfranc a été amené à s’exprimer à plusieurs reprises à propos de la mort du P. Hamel. L’émotion était peut-être moins forte, mais le sens du propos identique. Il est toujours question de paix, comme pour le projet de sculpture qui doit être installé en hommage au prêtre devant l’église Saint-Étienne avant l’été prochain. Un concours a été lancé et le jury doit se réunir le 27 février pour choisir l’œuvre retenue.

« L’action catholique ouvrière, ici, est puissante »

Un représentant du diocèse en fait partie. Le membre du PCF ne se sent pas complètement dépaysé quand il fréquente des ecclésiastiques. « J’ai de nombreux amis communistes qui sont catholiques pratiquants, confie-t-il en souriant. On a la moitié de la section du PC à l’église. C’est particulier, mais c’est l’ADN de la ville. L’action catholique ouvrière, ici, est puissante. »

Hubert Wulfranc cite alors une vieille une des années 1970 du quotidien Paris-Normandie, qui titrait sur « l’ouvrière et la religieuse » à propos de Saint-Étienne-du-Rouvray. « Les choses évoluent, mais cela reste vrai », rappelle-t-il. La composition socioprofessionnelle de sa ville est toujours dominée par les ouvriers et d’importantes communautés espagnoles, italiennes et portugaises ont importé leurs traditions chrétiennes.

À LIRE : P. Jacques Hamel, une humble lumière

Le premier magistrat, lui, n’est pas croyant. « Ma femme est catholique, raconte-t-il. À Noël, elle va à la messe, moi je reste à la maison. Mais j’ai une sensibilité très ouverte. Je suis persuadé que la croyance et la foi sont une dimension humaine. »À Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, il a d’ailleurs glissé lors d’une rencontre en préfecture : « Je suis persuadé qu’on a des choses à se dire. »

« Je suis très pantouflard »

Hubert Wulfranc s’est aussi lié d’amitié avec Michel Lebouc, son homologue de Magnanville (Yvelines), où un couple de policier a été victime d’un terroriste le 13 juin 2016. Après l’assassinat du P. Hamel, cet autre maire communiste avait tellement insisté pour lui parler qu’il avait fini par le prendre au bout du fil. D’autres ont eu plus de mal à le joindre. L’édile ne possède pas de téléphone portable et cela lui a été reproché après l’attentat : « On m’a dit : “C’est pas normal.” C’est peut-être pas normal, mais c’est comme ça. On me trouve. »

Car ce Stéphanais de toujours, réélu au premier tour en 2014 avec 84,90 % des suffrages, assure n’être jamais très loin. « Je suis très pantouflard, dit-il. Je suis très souvent dans ma mairie ou dans ma ville. Ce que je n’apprends pas à 10 h moins 10, je finis par l’apprendre à 10 h 05. C’est aussi la meilleure façon de déléguer. Quand on ne me trouve pas, on téléphone au premier adjoint. »

Pascal Charrier, envoyé spécial à Saint-Étienne-du-Rouvray
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:51
Interview de Marie-Pierre Vieu, membre de la direction du PCF, à "Regards": « Je regrette que l’on donne un spectacle de division »

Marie-Pierre Vieu, membre de la direction du Parti communiste, explique pourquoi elle appelle à une candidature commune Hamon-Mélenchon, et évoque les difficiles négociations avec la France insoumise dans la perspective des législatives.

 

Regards. Vous êtes cosignataire d’un appel à faire converger les candidatures de gauche à l’élection présidentielle. Cela ne risque-t-il pas de brouiller votre appel à voter Jean-Luc Mélenchon, que le PCF soutient pour la présidentielle ?

Marie-Pierre Vieu. Au contraire. Je parle en mon nom, mais je crois que le soutien à Jean-Luc Mélenchon procède à la fois d’une antériorité, d’un ancrage qui est celui du Front de gauche et de la volonté de tracer le sillon d’une majorité anti-austéritaire, mais aussi, dans le contexte actuel, de tirer le bilan du quinquennat pour offrir une autre perspective à notre pays. Inscrire ce soutien dans un rassemblement que je souhaite le plus large possible, cela relève de mon ADN de responsable et d’élue. Il y a un an, dans la région d’Occitanie, notre liste Nouveau monde en commun comprenait l’ensemble du Front de gauche, EELV, des intellectuels, des syndicalistes, qui rentraient dans cette idée de promouvoir une alternative écologiste, anti-austéritaire et démocratique. La situation est marquée par une crise politique et un besoin de rupture, mais aussi par des dangers multiples : l’extrême droite, une droite extrémisée et un "élection libre" Emmanuel Macron positionné au confluent du social-libéralisme, du libéralisme le plus pur et d’une certaine dose de populisme…

Cela suppose d’envisager une alliance avec le candidat PS ?

La candidature Hamon n’est pas la candidature du PS : c’est celle des gens qui ont manifesté contre l’état d’urgence, contre la loi Travail et qui ont voulu, lors des primaires, se débarrasser de Manuel Valls et de la politique Macron. Je regrette que l’on donne un spectacle de division à ces gens-là, qui ne veulent pas attendre après-demain pour reconstruire une alternative. Cela n’aboutirait peut-être pas, mais ne pas mener le débat jusqu’au bout, c’est ne pas prendre la mesure de la situation. Le choix de Mélenchon ne doit pas être fait au détriment des forces disponibles pour un rassemblement majoritaire.

 

« Deux bonhommes qui défendent la constituante, mais qui règlent l’éventualité de l’unité et du rassemblement populaire à deux dans un troquet, cela donne une image funeste de ce qu’ils vont faire dans le futur. »

 

Est-ce que les divergences entre Hamon et Mélenchon relèvent seulement d’un problème d’égo, pour reprendre les termes de l’appel ?

Elles ne relèvent pas seulement d’un problème d’ego. Il y a des divergences et la question est de savoir si elles sont indépassables ou pas. Pour le savoir, il faut les instruire. Deux bonhommes qui défendent la constituante, mais qui règlent l’éventualité de l’unité et du rassemblement populaire à deux dans un troquet, cela donne une image funeste de ce qu’ils vont faire dans le futur. Quand on veut aller au bout de l’unité, cela ne peut pas être qu’une posture, pour ensuite reprendre son sac et repartir. Il faut d’abord acter ce qu’il a en commun et essayer d’aller aussi loin que possible. Or, en commun, il y a toute une série de revendications sociales, qui vont du relèvement du smic et des minima sociaux à une relance de l’économie par le pouvoir d’achat et la création d’emplois, en passant par l’écologie, la volonté de refonder la démocratie avec une VIe République, etc. Bien sûr, des questions se posent : jusqu’où veut-on pousser le combat anti-austéritaire et la rupture avec les politiques libérales, comment repense-t-on la négociation sociale, quel rapport au travail souhaite-t-on ? Dans d’autres pays européens, comme le Portugal, la volonté de vraiment répondre aux attentes populaires a conduit des formations politiques à s’unir pour dépasser leurs divergences.

Ce discours du rassemblement n’est-il pas devenu inaudible pour une large part de l’électorat de gauche après ces cinq années de gouvernement socialiste ?

Le meilleur moyen de remettre le Parti socialiste en position de centralité, c’est bien de continuer à mettre un fossé infranchissable entre Hamon et Mélenchon : on va ainsi pousser une partie des électeurs à soutenir Hamon, qui sait probablement mieux incarner le rassemblement et qui, sans rassemblement, sera de fait le candidat de la social-démocratie. Si, au contraire, on joue la convergence et le débat jusqu’au bout, on oblige Hamon à s’appuyer sur les gens qui l’ont élu contre l’appareil du PS et contre l’axe social-libéral. C’est miser sur un rassemblement dont la colonne vertébrale ne sera plus la social-démocratie – ni le PS. J’entends qu’une partie de la population est en rupture avec la politique, à plus forte raison après le dernier quinquennat. Mais avoir la rupture comme seule identité est moins utile à la gauche, malheureusement, qu’au vote en faveur de Marine Le Pen. La gauche doit se reconstituer sur la base d’un ras-le-bol, mais un ras-le-bol avec une perspective. En conformité avec son histoire, elle doit délivrer un message positif, créatif et humain.

 

« Mon mouvement ne s’inscrit pas dans la social-démocratie, ni dans le creuset du PS. Mais pas non plus dans celui de la France insoumise, pour être tout à fait honnête. »

 

La question principale n’est donc pas le rapport avec le PS ?

Le problème, ce n’est pas les socialistes – et croyez bien que, des socialistes, j’en bouffe matin, midi et soir (rires) – mais de savoir si l’on veut rester dans une situation d’absence de débat et de division des candidatures qui conduit à une défaite… dont on espérerait qu’elle accélère une recomposition pour les forces de progrès. Je pense que c’est un pari fou, que nous avons toujours perdu historiquement. Il vaut mieux instruire l’immédiat pour ce qu’il est, tout en sachant qu’il faudra aussi instruire le moyen et le long terme, ce qui demande un débat, des refondations et des recompositions. Mon mouvement ne s’inscrit pas dans la social-démocratie, ni dans le creuset du PS. Mais pas non plus dans celui de la France insoumise, pour être tout à fait honnête.

Quelle signification concrète cet appel au rassemblement prend-il par rapport aux législatives à venir ?

Contrairement à beaucoup, je crains qu’elles soient encore plus compliquées que la présidentielle. Les problèmes de celle-ci seront multipliés par autant de circonscriptions qu’il y en a, avec une base guère plus raisonnable que le sommet. Une défaite d’ampleur à la présidentielle nous inscrirait dans une situation d’urgence : faute d’avoir prévenu, il faudra guérir. Une Marine Le Pen à 25 ou 28% compromettra d’autant les possibilités d’obtenir des députés. Nous-mêmes essayons de travailler à la convergence des forces alternatives, mais nous sommes confrontés à une France insoumise qui veut imposer son propre diktat. Pour le moment, la situation est celle d’une concurrence entre France insoumise, le Parti communiste et une partie non négligeable de ce qui reste du Front de gauche, compliquée par des candidatures citoyennes, des bouts de NPA et même des candidats Macron…

 

« Le PCF veut avoir des députés, mais il ne va pas brader ce qu’il est. Certains disent que nous ne pensons qu’à conclure un accord avec le PS, mais il n’y aura pas d’accord avec le PS ! »

 

Justement, où en sont les négociations entre le PCF et la France insoumise ?

Pour l’heure, nous sortons douloureusement du débat de posture de la France insoumise sur la signature obligatoire de sa charte et sur sa volonté de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions. Les logiques et les tensions territoriales ne contribuent pas à une dynamique pour la présidentielle…Mais on en vient à parler de la réalité et à se soucier de ne pas être en concurrence, notamment dans les circonscriptions reprenables, afin, plus largement, d’obtenir des députés voire un groupe parlementaire qui puissent être la colonne vertébrale de la reprise du combat antilibéral à l’Assemblée. Il faut beaucoup d’efforts, et j’ai parfois l’impression qu’ils sont à sens unique… Je comprends l’aspiration derrière la construction d’un mouvement libéré des logiques d’appareil, en prise directe avec les citoyens : c’est une volonté à laquelle je souscris, et que les partis eux-mêmes veulent prendre en compte. Mais il faut aussi prendre en compte ce qui est le plus utile pour les populations.

Quelle est l’importance de disposer d’un groupe à l’Assemblée nationale ?

L’enjeu législatif est extrêmement important, le dernier quinquennat nous l’a montré. L’élection présidentielle n’entraîne pas forcément une majorité à l’Assemblée. Avec un horizon aussi sombre que le nôtre aujourd’hui, face à l’extrême droite et au libéralisme exacerbé, une présence significative à l’Assemblée est cruciale pour faire entendre notre voix. Et sans majorité législative, nous serons dans l’incapacité d’imposer un processus constituant. Il s’agit donc bien d’un enjeu politique, et non comptable ou boutiquier, contrairement à ce que j’entends souvent. Le PCF veut avoir des députés, mais il ne va pas brader ce qu’il est pour y parvenir. Certains disent que nous ne pensons qu’à conclure un accord avec le PS, mais il n’y aura pas d’accord avec le PS ! Nous prendrons nos responsabilités dans des situations particulières, par exemple face au FN, mais notre ancrage législatif est un ancrage de rupture avec le quinquennat et au-delà.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:31
A Brest, Jean-Luc Mélenchon parle de son projet agricole (Ouest-France, 1er Mars 2017)

Olivier PAULY.

Candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Brest ce mardi soir. Devant 4 500 personnes, il développe son ambition pour un nouveau modèle agricole.

Petite estrade carrée au milieu de la salle. Table haute dans un coin, un gobelet. Autour, comme dans une salle de boxe, les premiers rangs de chaises complétés par les sièges disposés les gradins de l’Aréna, à Brest. Dehors, la file d’attente qui s’étend sur plus de 200 m, une heure avant le début du meeting, en dit long. Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle sous l’étiquette de la France insoumise, était attendu.

Pour patienter, les 4 000 à 4 500 spectateurs annoncés au micro par l’équipe de campagne, ont droit à la diffusion, sur écran géant, d’une émission de la chaîne YouTube de Mélenchon. Ici, pas de biniou pour accompagner l’entrée du candidat dans l’arène du candidat. Pas le genre de la maison. Standing ovation quand même. 

Après les formules d’usage, le thème du soir apparaît clairement. Ce sera l’agriculture. « On ne peut pas continuer avec ce modèle d’agriculture qui fait de nous le premier consommateur de pesticides en Europe, affirme Jean-Luc Mélenchon. Et je ne mets pas en cause les agriculteurs, premières victimes de ce système », précise-t-il. 

À l’inverse, il plaide pour le développement de l’agriculture biologique. « Pour cela il nous faut planifier, organiser, indique le candidat. L’un des moyens de la développer est de décider que tous nos enfants allant à la cantine scolaire mangent bio. »

Fermement opposé au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Jean-Luc Melenchon assure que « le bulletin de vote qui portera [son] nom signifiera » à bas ce traité «. Parce que le prochain Président de la République devra dire s’il est pour ou contre. »

À quelques jours du 8 mars, Journée internationale du droit des femmes, le candidat de la France insoumise s’est exprimé sur l’égalité des sexes : « Si vous payez les femmes comme les hommes, le surplus de cotisations sociales permettrait de financer la retraite à 60 ans pour tous ».

Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur son opposition au projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Sans grande surprise, il a là aussi reçu les acclamations des spectateurs.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:26
Morlaix. Environ 70 personnes ont débrayé aux urgences [vidéo]
  • Sud, CGT et CFDT étaient présents à ce mouvement ayant réuni environ 70 salariés, membres du PCF ou encore usagers.
    Sud, CGT et CFDT étaient présents à ce mouvement ayant réuni environ 70 salariés, membres du PCF ou encore usagers. | Photo : Ouest-France

Depuis la grève du 12 janvier, et plusieurs rencontres avec la direction, le personnel des urgences du centre hospitalier n’a pas obtenu satisfaction. D’où un nouveau débrayage, ce mardi, de 14 h à 15 h, qui a réuni environ 70 personnes (infirmiers, aides-soignants, médécins, usagers...)

Ils réclament davantage de moyens humains en lien avec une fréquentation « en hausse de 16 % depuis 2010 », indique une représentante du personnel. Il leur manquerait, quotidiennement, « au minimum treize heures d’infirmier et trois heures d’aide-soignant ».

Réponse en fin de semaine

« La seule réponse qu’on a obtenue, c’est de la réorganisation, déplore Anne Le Marrec, déléguée CFDT. Soit un quart d’heure par-ci, une demi-heure par-là. »

 

 

Ariane Bénard, directrice, a écouté une nouvelle fois les griefs des salariés. Elle leur répondra avant la fin de la semaine.

Elle rappelle par ailleurs que depuis un mois et demi, « beaucoup de demandes ont été satisfaites. En termes d’organisation du service, de soutien en période de tension et d’insécurité ».

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:17

Jeudi 2 mars nous avions prévu la venue de Pinar Selek, écrivaine turque, celle-ci est annulée ! Nous avions prévu avec l'association Rhizomes à Douarnenez de recevoir dans le mois de mars Ali al-Muqri !

En février-mars, Rhizomes accueille en résidence un auteur et journaliste yéménite en exil, Ali al-Muqri


Le recevoir est pour nous l’occasion de parler du Yémen, de son histoire et du conflit actuel qui ravage le pays, de parler d’écriture, d’engagement, d’exil, de lutte contre tous les intégrismes, mais aussi de la vie de Rimbaud à Aden et de la situation de la population noire du Yémen, de la condition des femmes et des droits humains.

Journaliste, auteur de poésie et d’un essai sur l’alcool et l’islam dans son pays, il est poursuivi par une fatwa lancée par le ministre de la Guidance Islamique.
En France, il a publié deux romans, publiés aux éditions Liana Levi :
Le beau Juif, sur les religions au Yémen et la discrimination dont a été victime la communauté juive du pays au 17ème siècle, et Femme Interdite, sur la condition de la femme et l’islamisme radical.

Il travaille actuellement à un roman sur les révolutions du monde arabe, et à un écrit docu-fiction sur la ville d'Aden, de berceau du cosmopolitisme moyen-oriental au cimetière de toute forme de diversité, inspiré du séjour de Rimbaud …

Poète et lauréat du prix du roman arabe. Réfugié en France depuis un an, il a été accueilli à Paris à la Maison des Journalistes, et apprend le français.

Laurent Baudry, propriétaire de la librairie bouquiniste "A pleine voix" à Morlaix

Bibliographie non exhaustive :

http://www.rhizomes-dz.com/

http://www.humanite.fr/ali-al- muqri-toutes-les-religions-cou pent-le-desir-629364

http://www.lorientlitteraire.c om/article_details.php?cid=15& nid=6475

https://abp.bzh/ali-al-muqri-a u-lycee-diwan-un-romancier-en- exil-41733


 

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