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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:00
photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Hier après-midi, mercredi 22 février, nous avions une réunion avec des militants syndicaux, des citoyens, des militants communistes en vue de créer un Comité de défense local des Services Publics à l'échelle de Morlaix-Communauté: étaient invités les collectifs de défense des déchetteries de Plougonven et St Thégonnec, les représentants CGT des agents, les militants PCF et Front de Gauche.  

Marc Corbel, Philippe Rivoalen, Daniel Ravasio, Roger Héré, Martine Carn, Ismaël Dupont, Mariette et Jean-Rolland Labrousse, Jean-Luc Le Calvez participaient à la réunion, et plusieurs personnes étaient excusés.   

Le Front de Gauche (PCF, Ensemble, citoyens non cartés) est déjà à l'origine avec la CGT de l'Hôpital d'un Comité de défense du Centre Hospitalier de Morlaix qui informe et mobilise la population, en solidarité avec les personnels et les usagers de l'hôpital, pour la défense du service public hospitalier, contre les logiques libérales et d'austérité qui détruisent petit à petit la qualité de la prise en charge humaine et de santé des patients, rompent avec l'égalité de traitement et l'offre de proximité. Une nouvelle journée de mobilisation pour les urgences de l'hôpital, à la suite d'un appel unitaire intersyndical (CGT, CFDT, Solidaires) que nous soutenons, aura lieu le 28 Février.  

Des militants du PCF, des militants syndicaux et des citoyens vont aussi dans les prochains jours et dans le cadre de ce Comité de défense local des Services Publics de Morlaix-Communauté faire signer des pétitions pour le maintien des bureaux de Poste de La Boissière, Plourin, Taulé, Plouigneau, après que nous ayons révélé il y a plus de deux semaines l'intention de la direction de la Poste de les transformer en relais commerçants ou en bureaux communaux pour pouvoir récupérer des postes à terme. 

Enfin, pour lancer ce Comité de défense des services publics locaux (ouvert à toute personne intéressée), il nous semble important de lancer une réflexion citoyenne collective sur la problématique de l'écologie et de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté, afin que la population s'empare de cette question qui a beaucoup d'impacts sur ses finances (via son importance dans le budget de Morlaix-Communauté - 7 millions 600 000 euros, dont 75% qui est financé grâce à la TEOM, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, mais chaque année environ 500 000- 600 000 € complétés par le budget général), sur son confort de vie quotidienne (proximité, accessibilité des déchetteries, des points de dépôt et de collecte, propreté de la voie publique...), sur l'environnement (importance du recyclage, de la réduction et de la réutilisation des déchets) et sur le social (dette financière et écologique que nous laissons à nos enfants, aux générations futures; conditions de travail des agents: 41 agents de collecte, 16 agents de déchetteries, et 13 agents administratifs au service environnement de Morlaix Communauté pour la gestion des déchets; poids de la fiscalité). 

La mobilisation du PCF et du Front de Gauche, des collectifs de défense des déchetteries de Saint-Thégonnec et de Plougonven, a déjà permis de sauver la déchetterie de Plougonven cette année, que l'exécutif de Morlaix-Communauté avait initialement prévu de fermer dans le cadre du plan de réorganisation, induisant des coûts élevés de remises aux normes des déchetteries, rendue obligatoires par le cadre réglementaire et les nouvelles consignes de tri et de sécurité issues notamment du Grenelle de l'environnement, dans un contexte où Morlaix-Communauté perd 5,4 millions d'euros entre 2014 et 2017 en dotations de l'Etat. 

C'est une première victoire qui doit nous amener à poursuivre le travail d'information des citoyens, de prise en compte collective de cette question, avec ses différents enjeux, afin de ne pas laisser les élus de l'exécutif de Morlaix-Communauté et les services décider seuls de l'avenir de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté. 

Plusieurs questions peuvent et doivent faire débat, un débat dont la population doit s'emparer: 

Par exemple: 

- Que deviennent nos déchets? Qu'est-ce que ça coûte à la collectivité, au particulier? Qu'est-ce qu'il nous reste sur les bras? Qu'est-ce qui se recycle? Qu'est-ce qui ne se recycle pas? Comment peut-on réduire nos productions et apports de déchets? 

- Faut-il continuer à investir dans les containers enterrés plusieurs centaines de milliers d'euros alors que cela réduit la proximité des points de dépôt pour les particuliers et que cela vise à supprimer des postes d'agents de collecte? Pour l'instant, les actions de protestation menées à Morlaix et à Locquénolé surtout n'ont pas été entendues. Les décisions sont prises en haut lieu, le rouleau compresseur passe, quelques soient les oppositions.  

- Faut-il envisager un passage à la redevance incitative à la place de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères? Les usagers paieraient en fonction du poids de leurs dépôts de déchets annuels. Problème: on est plus dans le cadre de la philosophie du services publics: je paies le poids réel de ce que j'apporte, et ce n'est plus, "chacun paie selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins". Cela pourrait multiplier les dépôts sauvages, les incivilités. Cela coûterait globalement plus cher aux particuliers. Cela obligerait le budget Déchets à s'auto-financer complètement, d'où risque de compressions sur le personnel, d'augmentation des prélèvements sur les usagers ou de restrictions d'accès nouvelles.  

- Comment vont évoluer nos déchetteries (nombre de déchetteries sur le territoire, maillage du territoire, accès des particuliers, des professionnels: faut-il envisager des mises sous barrières, des restrictions d'accès? Cela mérite qu'on y réfléchisse à deux fois ; paiement en fonction du nombre de dépôts dans l'année ou du poids des dépôts? Horaires d'ouverture? Nombre d'agents dédiés au tri, aux conseils, à la sécurité? Relations avec les citoyens et les professionnels? Impact des nouveaux garde-corps? Mise en place d'une nouvelle plateforme déchets verts. Possibilité pour les usagers en déchetteries de faire remonter leurs remarques et réclamations via des cahiers d'usagers des services publics qui sont ensuite lus et visés par la hiérarchie, les élus, le CHSCT dans le cadre d'un nouveau dispositif réglementaire prévoyant plus de participation des usagers à la marche des services publics).

- Quel encouragement aux solutions de recyclage individuel ou collectif (compost, mulching, broyage)?  

- Quelle conception du service public ont les élus, touchant la question des déchets? Avenir des emplois, des conditions de travail des agents, du service public lui-même. 

- Rapport avec le privé et les logiques de profit (réduire les apports de déchets en amont au niveau des grandes surfaces, des entreprises; gestion des déchets des entreprises; contrôler le business du déchet en aval, privilégier les solutions de service public).      

- Faut-il accepter une nouvelle augmentation du taux de la TEOM? (après celle de 2% en 2016, une nouvelle augmentation a été envisagée, peut-être plus forte, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté). Si oui, pourquoi et à quelles conditions? 

- Quelle démocratie dans les prises de décision au sein de Morlaix Communauté? Quelle consultation des agents? Quel dialogue social? Quels débats en commissions et en conseil communautaire? De quelle manière informe t-on et consulte t-on la population sur ces questions liées aux déchets (et si on le fait vraiment)? 

 

Pour discuter de toutes ces questions, le Comité de défense des services publics locaux dans la communauté d'agglomération de Morlaix organise: 

une réunion publique sur la question de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté 

Le VENDREDI 10 MARS A 18H  

A LA MAISON DES ASSOCIATIONS DE SAINT EUTROPE A  PLOUGONVEN 

Avant de laisser place au débat et afin de l'instruire, l'introduction de la réunion sera réalisée par Marc Corbel (représentant CGT des agents de Morlaix-Communauté) et Ismaël Dupont (élu Front de Gauche à Morlaix Communauté, membre de la commission environnement). 

 

 

 

       

  

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 20:40
FN : d’hier à aujourd’hui, même propagande
GRÉGORY MARIN ET LAURENCE MAURIAUCOURT
LUNDI, 6 MARS, 2017
HUMANITE.FR
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». Photo : AFP
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». 

Entretien avec Valérie Igounet, historienne, spécialiste du négationnisme et de l'extrême droite en France, à propos de la sortie de son livre Les Français d’abord - slogans et viralité du discours Front national (1972-2017)) suivi du décryptage d’affiches du FN d’hier et d’aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi Les Français d’abord, un vieux slogan du Front national, comme titre ? C’est une provocation ?

Valérie Igounet. On s’est dit avec Inculte (la maison d’édition, ndlr) que c’était un beau titre. On ne voulait pas l’appeler Histoire des slogans. Ce n’est pas de la provoc ‘. C’est un des slogans phare du FN en effet, on le reprend parce qu’il explique beaucoup de choses par rapport au positionnement de ce parti – le nationalisme, la xénophobie, etc. C’est pour montrer cette réalité.

Vous vous intéressez à la viralité des slogans (c’est le sous-titre du livre, « slogans et viralité du discours Front national (1972-2017) ») en mettant en parallèle les mots de « l’ancien FN » et du « nouveau ». D’ordinaire, les historiens se méfient de la mise en parallèle.

Valérie Igounet. Ce qui ne fonctionne pas, c’est de dire : « le FN est un parti nazi ». Ce parallèle est inopérant, et pas juste historiquement. En revanche, étudier cette dizaine de slogans, qui ont pris corps pour la plupart à la naissance du parti, c’est aborder une histoire du FN autrement. Montrer que Marine le Pen prétend conduire un nouveau FN, mais que si cette rhétorique a évolué, elle traite des mêmes fondamentaux. Ici, le parallèle existe : nationalisme, xénophobie, lutte contre l’IVG… Il y a une continuité sur le fond, mais évidemment une évolution contextuelle à retracer.

Le FN montre une certaine défiance envers les observateurs, journalistes ou chercheurs. Comment avez-vous obtenu les documents que vous présentez dans le livre ?

Valérie Igounet. Je travaille sur deux thématiques : le négationnisme et le Front national, depuis vingt ans. C’est assez neutre puisque nous, historiens, nous nous appuyons sur des archives, des sources internes et aussi des entretiens. Quand on est historien, on n’a pas de parti pris, même si chacun sait pourquoi il a choisi tel ou tel sujet de recherche… C’est important de travailler sur ce parti de façon rigoureuse, avec une multitude de documents, notamment internes.

Les documents, j’en ai accumulés en vingt ans. Par certains anciens cadres du parti qui trouvent mon travail rigoureux. Par un travail de terrain, et par le biais d’autres formations politiques. Et puis, il y a les sources orales. Elles sont, selon moi, essentielles. La majorité des entretiens provient d’hommes et de femmes ayant appartenu au FN et de cadres actuels du parti de Marine Le Pen. Bien entendu, les personnes savent à qui elles ont affaire. Mais j’ai toujours la même méthode : j’enregistre l’entretien et je fais valider les propos par leurs auteurs, parce que je considère que la source orale, bien qu’indispensable, est volatile.

Est-ce qu’il est plus facile aujourd’hui avec un parti qui s’est professionnalisé et verrouille un peu plus sa communication ?

Valérie Igounet. Pour mon avant-dernier livre (Le Front national, de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées), je n’ai pas eu de problème d’accès aux personnes, à part Marine Le Pen qui a refusé de me rencontrer. Que ce soient les cadres ou les élus, ou encore Jean-Marie Le Pen, ils m’accordent des entretiens et je retourne les propos sélectionnés avant publication comme je vous l’ai dit précédemment. M’intéressant à la formation politique des élus FN, Louis Aliot m’a laissé assister à des sessions de formation au siège du FN.

Entretien réalisé par Grégory Marin

  • Les Français d'abord : slogans et viralité du discours Front National (1972-2017) de Valérie Igounet. Edition Inculte. 19.90€.

 

Décryptage d’affiches

 
 
 

Le premier document est une affiche de meeting (qui date de décembre 1989, ndlr), importante parce qu’elle a des signes distinctifs, des codes identifiants l’islamisme (fond vert, minaret et femme voilée), et sans logo. C’est le premier support islamophobe qui n’a pas trop fonctionné par rapport au contexte, la première guerre du Golfe en 1990. [Du fait du positionnement de Jean-Marie Le Pen favorable à une solution « exclusivement arabe » en Irak, par crainte d’une action israélienne dans la région, le FN n’éditera aucune affiche visant à dénoncer l’islam pendant plus de vingt ans, ndlr] C’est au début des années 2000 avec l’arrivée de Marine Le Pen que le FN revient sur l’islamophobie. Et là ça prend. La deuxième affiche (datée de septembre 2015, ndlr) met en scène une religion conquérante, avec un slogan fort. Ce discours a pris encore plus de vigueur après les attentats, et avec ce qu’ils appellent la crise des « migrants » que le FN intrumentalise.  En passant du dessin des années 80 à la photo, qui identifie le danger, il n’y a plus d’ambigüité possible : sur cette question, le FN n’avance pas masqué.

 

 
 
 

Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal (père de Marion Maréchal-Le Pen, ndlr) d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». On est dans cette difficulté qu'il a à assumer son identité, entre le positionnement de Marine Le Pen lorsqu'elle se trouve, par exemple, en territoire nordiste, où elle n'emploie pas le mot "droite", et celui de Marion Maréchal-Le Pen, qui s'en revendique auprès de ses supporteurs vauclusiens. Il y a, si l’on peut dire, deux lignes : Le Pen-Philippot qui ne veulent s'allier aucunement avec la droite (même si elle a fait il y a quelques semaines un appel à Nicolas Dupont-Aignan et Henri Guaino, NDLR) et Marion Maréchal-Le Pen qui appelle à une recomposition avec une certaine droite. Le Front National a toujours refusé le terme d'extrême droite. Aujourd’hui, il se revendique de « droite et de gauche alors qu'à l'origine Jean-Marie Le Pen se réclamait de droite ("Nous sommes la droite nationale" disait-il à la fondation du FN). Ce qui est intéressant c'est de voir où le FN se place lui-même (nous, observateurs, le plaçons sans souci au sein de l'extrême droite française). Bruno Mégret, qui a marqué l'histoire du FN, avait observé comment le MSI, en se transformant en Alliance nationale et en abandonnant certaines marqueurs de l'extrême droite, s'était affadi pensait-il. Si aujourd'hui le FN ne revendique pas ce qui est constitutif de son ADN, ça peut nuire à ce qu'il est. Il doit à la fois produire des efforts de normalisation pour séduire un nouvel électorat, et en même temps donner des gages à son électorat historique. Les 144 engagements de son programme traduisent cela, en faisant des clins d'œil à tous : gauche, droite et extrême droite.

 

 
 
 

La première est illustrée d'une photo de meeting en 1988. La deuxième a servi pour les régionales de 2015. Aujourd'hui Marine Le Pen prétend incarner la voix des « invisibles ». Quand Marine Le Pen se trouve à Hénin-Beaumont, elle enlève ses talons et se met en jean et en baskets. Et les gens s'identifient à elle. Elle a « changé » en quelques années, en comprenant qu'elle devait s'identifier aux réalités du terrain. Ce qui marche aussi c'est que beaucoup d’électeurs auxquels elle s'adresse ne croient plus dans les autres partis. Ils s'estiment totalement trompés. Les électeurs de gauche qui ont voté Hollande en 2012, ceux qui avaient voté pour le maire divers gauche Gérard Dalongeville (2001-2009),  incarcéré pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme à Hénin-Beaumont, Le Front National et ses représentant adressent des signes à cette population désenchantée par la politique. Ils avancent un argument malheureusement entendable aujourd'hui: priorité au peuple français, encore plus avec la crise des réfugiés, ou l'affaire Fillon, qui a un effet dévastateur sur la confiance envers les politiques... Ce qui est étonnant, parce que le Front National lui-même est au centre d’affaires (financement des campagnes 2014 et 2015,  NDLR) mais ça ne fait pas écho. Pour l’instant, les électeurs entendent un des arguments principaux de leur représentante, à savoir : ses adversaires politiques, et plus largement le système, veulent l’abattre. Et ils n’auraient trouvé que « ça » pour le faire. Pour les frontistes, Marine Le Pen incarne une nouveauté. Et, rappellent-ils, elle n’a jamais été au pouvoir et s’est engagée à changer radicalement les choses, notamment par l’instauration de la « priorité nationale ».

 

Lire également :

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:15
Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD

 Journée nationale d'action "santé" le 7 mars, à l'appel de l'intersyndicale CGT, SUD, FO : Rendez-vous à 11H à Brest place de la liberté.

Les hôpitaux et l'offre de santé dans le Finistère, ainsi que les personnels, sont durement mis à mal par la politique du gouvernement, et sa fuite en avant dans le mouvement vers des logiques de privatisation et de gestion à l'économie et à la rentabilité. 

La population doit réagir et défendre ses services publics avec les personnels. C'est notre bien commun que l'on abîme. 

 

- Risque de fermeture de Perharidy à Roscoff à cause des nouvelles règles de tarification à l'activité sacrifiant les soins de suite. 

- Fermetures de lits et suppression de postes à l'hôpital de Morlaix (psychiatrie), personnels des urgences ultra pressuré.

 

- Restructurations aux EHPAD de Belizal et à de La Boissière à Morlaix au détriment des personnes âgées et des personnels.  

- Volonté de supprimer 2 maternités sur 4 dans le Nord Finistère, avec les centres hospitaliers de Morlaix, Landerneau, Carhaix qui pourraient être touchés.  

 

 

-Fusion de Quimperlé, Riantec, Port Louis au sein du CH de Lorient ; suppression de 25 lits sur Quimperlé

 

 

-craintes pour les urgences de Concarneau qui a vocation à devenir le service de soins de suite et de réadaptation du groupent hospitalier de teritoire

 

 

- CH de Quimper : grève dans différents services, mais difficulté de faire converger ces luttes ; problèmes sur les EHPAD

 

 

- Douarnenez : craintes pour les urgences et le SMUR, comme à Concarneau ; mise en place d'une filière gériatrique de l'Ouest-Cornouaille associant deux hôpitaux publics (hôpital Michel Mazéas de Douarnenez et EPSM Gourmelen de Quimper) et un hôpital privé à but non lucratif (hôtel Dieu de Pont l'Abbé) à deux établissements privés (centre de rééducation fonctionnelle de Tréboul et Clinique des Glénans à Bénodet) appartenant au groupe privé Orpea - Clinea

 

Ce n'est pas les raisons de se mobiliser qui manquent dans le Finistère! 

 

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:14

Communiqué de presse

 

"Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix (CDHPPM) sera présent devant l'hôpital de Morlaix lundi 6 mars de 14 h à 15 h 30 pour échanger avec les usagers sur la situation de l'hôpital public, et recueillir leurs attentes et avis.

 

Par ailleurs le comité appelle les usagers à soutenir l'action de l'intersyndicale CGT/FO/SUD du mardi 7 mars 2017 pour la défense des hôpitaux et du service public de santé. Elle les invite à participer à la manifestation qui aura lieu à Brest ce 7 mars à 11h, place de la Liberté.

Le comité invite les usagers qui souhaitent s'y rendre à se retrouver à 10 h au parking de Géant à Saint Martin des Champs (près du garage Citroën) pour un covoiturage"

Communiqué de presse du comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix: co-voiturage pour le rassemblement de Brest le 7 mars et présence devant l'hôpital le 6 mars
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:14

Appel de la fédération du Finistère du PCF au rassemblement du 7 mars à Brest

Au cœur du débat politique et des mobilisations sociales : la santé et la sécurité sociale
 

Face à la gravité de la situation dans le secteur de la santé, la fédération du Finistère du Parti communiste appelle à donner le plus grand retentissement à la journée nationale d'action intersyndicale du mardi 7 mars et au rassemblement qui aura lieu ce jour à 11h à Brest, place de la Liberté.

De loi Bachelot en loi Touraine, avec la création des Groupements Hospitaliers de Territoire, notre système de santé, qui visait à l'excellence, s'est profondément dégradé. Les politiques d'austérité ont fait reculer dangeureusement l'accès aux soins, particulièrement pour les plus modestes, des territoires ruraux ou des quartiers urbains se transforment en déserts médicaux, l'hôpital public est en crise, le détricotage de la Sécurité sociale universelle et solidaire construite au sortir de la Résistance a ouvert une autoroute aux complémentaires privées lucratives.

Dans notre département, pas une semaine sans qu'une alerte soit lancée, un scandale dénoncé. Fermetures de lits et de services, notamment en psychiatrie à Morlaix et Quimperlé, d'autres à venir, comme celle de la blanchisserie de l'hôpital de Landerneau ; partout des urgences au bord de l'explosion, avec des malades sur des brancards et des personnels à la limite de l'épuisement ; hôpitaux de proximité menacés de nouveaux reculs ; EHPAD où le dramatique manque de personnel aboutit à une véritable maltraitance tant des salarié-e-s que des pensionnaires ; établissements de soins de suite et de réadaptation dont l'existence même est mise en cause par la prochaine application de la tarification à l'activité, comme à Brest et Roscoff ; partenariats public-privé comme celui de la filière gériatrique Ouest-Cornouaille, l'argent public allant ainsi grossir les dividendes versés par le groupe privé Orpea-Clinea à ses actionnaires dont le principal est un fonds de pension canadien !

Partout souffrance extrême des personnels et usagers.

Notre santé est en danger.

Toutes et tous ensemble, mobilisons-nous le 7 mars pour la défendre !

Et au-delà, mettons en échec les projets néo-libéraux de Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron qui se traduiraient par encore moins d'accès aux soins, plus d'inégalités sociales et territoriales, moins de solidarité et d'universalité, et plus de profits pour les grands groupes financiers.

À l'opposé, les communistes mettent en débat le 100 % Sécu, c'est-à-dire le remboursement à 100 % par la Sécu de tous les soins prescrits, couplé avec une toute autre conception de la santé et de la protection sociale, qui aurait la réponse aux besoins comme finalité, l'égalité, la solidarité, l'universalité comme visée, la démocratie comme outil, le service public comme pierre angulaire, le financement étant assuré par la cotisation sociale modulée selon les entreprises et étendue aux revenus financiers.

Dans un pays où 60 à 100 milliards d'euros par an s'évadent vers les paradis fiscaux au détriment des caisses de l'État, les profits des entreprises du CAC 40 battent tous les records par rapport à nos voisins européens, l'argent existe pour mettre en œuvre cette politique.

Les communistes vous invitent à porter avec eux ces exigences, pour la santé, pour l'humain d'abord !

Mobilisation pour l'hôpital public et la santé: Appel de la fédération du Finistère du PCF au rassemblement du 7 mars à Brest
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:06
Migrants: Malte, le sommet de l'abandon (PCF)

Malte ou le sommet de l’abandon

 

Le sommet européen qui sest tenu à Malte le 3 février a été en partie consacré aux questions migratoires.

Dans le prolongement du sommet de La Valette il y a un an, les chefs dEtats ont décidé de confier la responsabilité à des pays du sud de la Méditerranée centrale de bloquer les migrants sur le territoire et de les renvoyer chez eux.

Tous les regards se sont tournés vers la Libye doù partent une grande partie des migrants venant dAfrique de lest. Les mesures adoptées par les chefs dEtats à lunanimité sont le renvoi des migrants parvenus sur le sol européen vers la Libye où ils seront accueillis dans des camps, en échange de compensations financières. Par ailleurs, « il sera fait appel aux tribus dans le sud de la Libye », a déclaré le Premier ministre maltais et les moyens de garde-côtes libyens seront renforcés.

Ces mesures consacrent la volonté de lUnion européenne de tout mettre en œu­vre pour faire obstacle à la venue de nou­veaux exilés voulant fuir les guerres, les persécutions, la misère dans leur pays. Cest un pas de plus dans labandon et le reniement des valeurs et des devoirs daccueil et dasile que lUE sétait elle-même fixée à sa naissance.

Cet accord a aussitôt été dénoncé par les ONG. Lambassadeur dAllemagne au Niger a déclaré en parlant de la Libye : « Sur une base quotidienne il y a des cas dexécutions de migrants, de tortures, de viols, et dabandons dans le désert ». Lhypocrisie est à son comble quand Donald Tusk ose, à lissue du sommet de Malte, déclarer « que les plans européens seront mis en œuvre dans le respect total des droits de lHomme ». Et la France sest tue devant les nouveaux drames qui se préparent.

A cela sajoute le renforcement des fron­tières à lintérieur de lEurope, de plus en plus infranchissables, mettant à bas le principe de libre circulation. Du vrai Trump, dont beaucoup soffusquent en Europe et en France mais ferment les yeux sur les murs anti-migrants construits sur notre sol et chez nos voisins du sud.

Heureusement, tous ne cèdent pas à des supposées peurs. « En Europe, il y a des personnes qui ne perçoivent pas ces réfu­giés comme une menace mais des person­nes comme elles qui ont besoin dun accueil et dun accompagnement » déclare Jean-François Dubost dAmnesty interna­tional. Démonstration a été faite encore il y a quelques jours à Barcelone où 160 000 personnes sont venues réclamer « dès maintenant » des milliers de réfugiés que lEspagne devait accueillir ; 1100 lont été sur les 16 000 prévus. En Allemagne, plu­sieurs Landers se refusent de participer à lopération expulsion lancée par le gou­vernement Merkel à lencontre de plu­sieurs centaines dAfghans vers leur pays en guerre.

En France aussi les actes de solidarité se multiplient dans les villes, avec les asso­ciations et les citoyens. La réalité est quil y a bien plus de capacités daccueil au plan local que le nombre de réfugiés que la France sest engagée à accueillir.

Le Parti communiste, nombre de ses élus et militants sont de ce combat et refusent de vivre dans une France et une Europe xénophobe et dans lindifférence face aux drames humains de la migration. Ils font le choix de la solidarité pour un monde de paix et de justice.

La brochure quil vient déditer revient sur toutes ces questions et permet déclairer les enjeux des politiques migratoires et lurgence de la solidarité n

 

 

Migrants: Malte, le sommet de l'abandon (PCF)
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:02
SNCF: profits et austérité (PCF)

SNCF

profits et austérité

 

Deux informations émanant de lentreprise ferroviaire. Dun côté, elle annonce avoir réalisé un bénéfice net de 567 millions deuros et de lautre, elle confirme avoir supprimé plus de 1800 postes en France et freiné les augmentations de salaire.

La SNCF a laissé derrière elle sa perte colossale de 2015 pour retrouver la renta­bilité en 2016, grâce notamment à dim­portants gains de productivité et à la crois­sance de ses activités internationales.

La SNCF a « fait face à un environnement épouvantable », entre inondations, grèves, attentats, et difficultés dans certains sec­teurs économiques, a commenté à lAFP le président du conseil de surveillance, Frédéric Saint-Geours. Coût estimé de ces événements : 700 millions deuros. Mais « on a fait 825 millions (deuros) de pro­grès de productivité, assez largement au-dessus de ce quon sétait fixé », soit 750 millions, a-t-il fait valoir.

Le chiffre daffaires a quant à lui aug­menté de 2,8% à 32,3 milliards deuros, tiré notamment par une acquisition aux États-Unis. En tout, un tiers du chiffre daffaires du groupe est réalisé à linterna­tional. Le montant total des investisse­ments sélève à 8,6 milliards deuros – dont 90% en France – en hausse par rap­port à 2015 (8,2 milliards), mais légère­ment en-deçà des 9 milliards prévus. Par­mi ces investissements, 5,2 milliards ont été consacrés au réseau, un niveau « pas vu depuis 40 ans », a commenté auprès de lAFP le président de SNCF/Réseau, Patrick Jeantet.

Mais ces chiffres mirobolants saccompa­gnent dune autre réalité. La SNCF a sup­primé au moins 1 800 postes dans ses acti­vités ferroviaires en France en 2016, au moyen de départs en retraite non rem­placés, surtout dans sa branche Mobilités, qui exploite les trains. « Il y a eu, pour lensemble du groupe public ferroviaire, de lordre de 1 800 à 2 000 départs non remplacés », a déclaré Guillaume Pepy, président de la SNCF et de la branche Mobilités, ce lundi 27 février lors dune conférence de presse consacrée aux résul­tats annuels du groupe.

Le groupe public ferroviaire est composé de SNCF/Mobilités (trains et gares), SNCF/Réseau (construction et entretien des voies) et de la holding de tête SNCF, qui pilote lensemble. « Nous avons fait des efforts de productivité sur les effectifs. À Mobilités, nous navons pas remplacé 1 600 départs », a précisé M. Pepy. Cest un peu moins que les 1 700 suppressions programmées, a-t-il été relevé. Lopéra­teur ferroviaire a dans le même temps appliqué « une politique salariale particu­lièrement rigoureuse », marquée par une « deuxième année sans mesure générale » daugmentation, afin de limiter « lévol­ution du coût moyen (par) agent (qui) a été pour la première fois inférieure à 1% », a-t-il ajouté. n

 

 

SNCF: profits et austérité (PCF)
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:58
La France en commun (programme du Parti Communiste à acheter 2€ auprès des militants)

Livre en vente au prix de 2€ auprès des militants

La France en commun

Pour nous, parce que nous sommes des millions à gauche à le vouloir, ce pacte de majorité doit s'appuyer sur :

 
  1. Une nouvelle ambition de progrès social

 

  • Abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation.
  • Diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux.
  • Développement de la Sécurité sociale
  • Retraite à 60 ans et retour progressif à un remboursement de tous les soins à 100 % grâce à une réforme de son financement étendu aux revenus financiers.
  • Plan de financement du droit à l'autonomie des personnes âgées.
  • Plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines.
  • Relance de tous les services publics.
  • Fin de la baisse des dotations aux collectivités locales.
  • Mobilisation pour le logement social et contre les loyers chers.

 


2. Une VIe République démocratique

 

  • Sortie du régime présidentiel.
  • Proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e.
  • Droits nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises
  • Droit de vote des étrangers résidant en France.
  • Lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.
  • Lutter contre les contrôles de police au faciès.
  • Constitutionnalisation du droit à l’avortement.

 

3. L'égalité femmes-hommes

 

  • Création d'un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes.
  • Loi-cadre contre les violences faites aux femmes
  • Education à l'égalité.
  • Renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.
  • Garantir le droit à disposer de son corps


4. prendre le pouvoir sur l'argent

 

  • Lutte contre la finance prédatrice qui confisque les produits du travail.
  • Plan d’action contre l’évasion fiscale.
  • COP fiscale mondiale.
  • Réforme de la justice fiscale.
  • Création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit,
  • Suppression du CICE et modulation de l'imposition des entreprises sur critères sociaux et environnementaux.

 


5. Un nouveau mode de production et de consommation

 

  • Réponse aux besoins humains et à la transition écologique.
  • Moratoire sur les licenciements.
  • Nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans les filières d'avenir.
  • Plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air.
  • Nouveau modèle agricole garantissant des prix rémunérateurs aux paysans.

 

6. Une France à l'offensive en Europe et dans le monde

 

  • Renégociation du traité budgétaire européen
  • Fonds d'investissements financé par la BCE destiné audéveloppement des services publics et de l'emploi.
  • Convergence sociale et fiscale par le haut.
  • Respect des choix souverains des peuples européens.
  • Conférence européenne pour la paix et le désarmement.
  • Abandon des négociations TAFTA, CETA et TISA au profit de nouveaux traités internationaux pour le bien commun

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:23
Lorient: la CGT chômeurs dénonce le tout numérique

Un rassemblement était organisé, ce lundi 6 mars, devant l’agence Pôle Emploi Marine de Kergroise, par la CGT chômeurs rebelles.

« Nous dénonçons la fermeture des agences l’après-midi et le tout numérique géré par le privé, lancent les militants. La défense des droits des chômeurs se conjugue avec la défense des missions du service public de l’emploi et du droit à une juste indemnisation. »

Explosion des offres frauduleuses

Ils soulignent les pertes d’informations, des délais sans fin, des absences de réponses, la flambée des radiations… Et surtout, l’explosion des offres d’emploi frauduleuses.

« La CGT a étudié 1 298 offres d’emploi en février et a constaté que 50 % sont illégales, mensongères, malhonnêtes… »

Site : cgtchomeursrebelles56.blogspot.com/

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:08
Jacquy Hénin, l'ancien maire communiste de Calais et Parlementaire Européen, réagit à l'arrêté interdisant la distribution de repas aux Migrants à Calais et interpelle le préfet
Distribution de repas aux réfugiés interdits à Calais : Jacky Hénin va saisir le Préfet

lundi 6 mars 2017

Le 2 mars dernier, Jacky Hénin ancien maire de Calais, publiait sur son compte Facebook un long texte appelant à résister.

Il venait d’apprendre que Natacha Bouchart, maire LR interdit désormais aux associations de distribuer des repas aux réfugiés. Il saisira le Préfet, aujourd’hui, pour dénoncer l’illégalité du décret paru.

L’Humanité du jour publie cet appel et l’a interrogé par téléphone

A tous ceux qui sont des amis, j’ai besoin que vous m’aidiez à populariser la position qui suit. D’avance, merci à tous. « Natacha Bouchart veut empêcher les distributions de repas aux migrants ». Éloigné de Calais pour raisons professionnelles la semaine, je me tiens cependant quotidiennement au courant de la vie locale par l’intermédiaire de mon abonnement numérique à la presse locale, mais également par les informations que mon épouse et mes camarades ne manquent pas de m’envoyer.

Ce matin très tôt, j’ai failli tomber de ma chaise à la lecture des décisions que Natacha Bouchart entendait prendre au nom de Calais. Un positionnement qui appelle de ma part la réaction suivante : j’ai honte. C’est à l’occasion d’une visite du Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux dans notre ville, que l’ex-Sénatrice, aujourd’hui Vice-Présidente de la Région, Présidente de la communauté d’agglomération du Calaisis, Maire de Calais a réalisé cette magnifique saillie médiatique.  Alors que le Ministre de l’Intérieur rappelait la position de l’Etat d’empêcher « tout lieu de fixation » des migrants à Calais (on en reparlera d’ici l’été), mais pas les distributions de repas, Natacha Bouchart (selon la presse) a aussitôt réagi en annonçant « qu’elle ferait tout pour s’opposer à ces distributions : elle dit vouloir prendre un arrêté en ce sens dès aujourd’hui ». C’est donc au nom de tous les Calaisiens que notre Maire entend non pas refuser de participer à…, mais interdire aux associatifs de distribuer un repas aux migrants qui sont à la rue. Ainsi, cette élue du peuple qui émarge à 8000 euros par mois, dont les repas et les boissons au restaurant sont réglés par le contribuable, qui est venue un jour au conseil municipal nous expliquer qu’elle aurait des difficultés à vivre avec juste ses 8000 euros, qui n’avait pas hésité à solliciter de son successeur au Sénat un contrat d’assistante parlementaire pour percevoir un salaire supplémentaire, veut interdire que des femmes et des hommes de cœur puissent offrir à ceux qui errent dans les rue (dont de nombreux mineurs) un repas chaud. Il s’agit ni plus ni moins que de la non-assistance à personne en danger. C’est un positionnement abject qui donne presque envie de vomir. Jusqu’à présent je n’ai jamais participé à une distribution estimant que cela aurait pu être pris pour de la récupération, par contre, bon nombre de mes camarades qui se reconnaîtront, participent depuis de nombreuses années à la solidarité entre les peuples. Après avoir pris connaissance des propos de madame Bouchart, je me sens obligé d’entrer en résistance, et d’appeler à résister. Si les associations veulent bien accepter ma présence (en fonction de mes disponibilités), alors je participerai aux distributions de repas. Rien ni personne ne m’empêchera d’avoir ce simple geste d’humanité ! Aujourd’hui c’est l’interdiction d’aider l’autre à survivre, et demain ? L’ouverture de camps ? L’autorisation du tir à vue ? La France, celle qu’a chantée Ferrat, n’a rien à voir avec ce type de comportement honteux. Calais, notre ville, cette ville reconnue et honorée par la République pour son courage, cette ville qui s’est toujours efforcée de respecter et d’aider ceux qui souffrent, n’a rien à voir avec ce type de positionnement. Oui, j’ai honte et j’ai la rage qu’on puisse vouloir prendre de telles décisions en mon nom et au nom de milliers d’hommes et de femmes qui, je le sais, ne seront pas d’accord. Ensemble, rendons à Calais son honneur, entrons en résistance et opposons-nous à un véritable trouble à l’ordre public ».

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