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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:35

Libertés syndicales

Une salariée et syndiquée CGT séquestrée chez Conforama !
vendredi 10 mars 2017

La Fédération Commerce n’en revient pas. Le samedi 25 février dans le magasin Conforama de Niort (79), Nadine, hôtesse SAV, militante CGT en situation de handicap, a été enfermée et retenue dans un local exigu. Ceci afin de lui soustraire son carnet, sur lequel elle consignait ses notes personnelles et privées en lien avec la dégradation de ses conditions de travail depuis 2013.
Choquée, elle a dû être évacuée par les pompiers. La CGT Conforama dénonce depuis 2015 les agissements répétés de la direction, ayant pour effet une dégradation de ses conditions de travail, portant atteinte à ses droits, à sa dignité, altérant sa santé physique et mentale, ainsi que son maintien dans l’emploi. 
La direction de Conforama a choisi le silence face aux nombreuses alertes de la CGT. Elle continue de camper sur ses positions d’exclusion envers Nadine, obligée de justifiée son état de santé. La CGT Conforama soutenue par la Fédération Commerce et services, ne laissera pas la direction continuer à malmener une camarade de la sorte, et condamne de tels agissements.

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:00
Manifestation à Rennes. Les femmes kurdes en première ligne (11 mars 2017, Ouest-France)

Ouest-France, 11 mars 2017

Environ 150 Kurdes ont manifesté, samedi après-midi, dans le centre-ville de Rennes. En majorité, des femmes qui ont rendu hommage aux combattantes et aux révolutionnaires de leur communauté.

Un cortège d’environ 150 manifestants a défilé, samedi, en fin d’après-midi, de la dalle du Colombier jusqu’à la place de la République, à Rennes. Un cortège un peu particulier car clairement scindé en deux parties : les femmes et les enfants à l’avant, les hommes, discrets, à l’arrière.

 

Les femmes et les enfants d'abord!
Les femmes et les enfants d'abord! | DR

 

Sakine Cansiz, assassinée à Paris

Pourquoi une telle partition ? La communauté kurde, organisatrice de la manifestation, avait choisi, samedi, de défendre la cause des femmes, en lutte contre le système patriarcal.

Hommage a également été rendu à celles qui luttent pour l’indépendance des Kurdes face à l’État turc et qui combattent Daesh à Kobané, à Shengal… Au cri de « Vive le combat des femmes ! », le cortège, en guise de symbole, affichait, à sa tête, un grand portrait de Sakine Cansiz, l’une des trois militantes kurdes assassinées en 2013 à Paris.

 

Le portrait, brandi fièrement, d'une militante kurde assassinée.
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 11:13
Patrick Beguivin et Ismaël Dupont

Patrick Beguivin et Ismaël Dupont

Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn et Daniel Ravasio

Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn et Daniel Ravasio

Distribution de tracts des communistes sur le marché de Morlaix le 11 mars 2017

Appel de la Fédération du Parti Communiste du Finistère au rassemblement de la gauche et à la mobilisation citoyenne pour le rendre possible: retrouvons-nous le samedi 11 mars à Brest place de la Liberté et à la Maison des Syndicats! 

Notre société est à un carrefour de civilisation.

Le peuple de gauche aspire à tourner la page d'un système politique réduit à l'impuissance. Un système qui engraisse les riches et le capital. 

Les Français, et tout particulièrement le peuple de gauche, ne supportent plus les politiques dures pour les faibles, les solidarités, les services publics, faibles contre les puissants, les exilés fiscaux, les multinationales, la finance.

Aujourd'hui, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui veulent pouvoir intervenir et décider en tout ce qui concerne leur vie, leur travail, leur environnement.

Une victoire de la droite et de l'extrême-droite précipiterait notre société dans plus de violence sociale, d'inégalités, d'intolérance, de divisions.

Macron, candidat de la finance et torpille contre ce qui reste de gauche à se tenir debout, veut la flexibilité et la précarisation à tous les étages et la réforme de la France au service des capitalistes.

Une victoire de la gauche en mai et en juin ouvrirait des possibles.

Mais de quelle gauche parlons-nous ? Celle qui a tissé la toile de la déconstruction des progrès issus des luttes, des rassemblements, du mouvement populaire, ou cette gauche qui veut reconstruire de la justice, de l'égalité, de la paix. Une victoire de la gauche qui combat le chômage, les inégalités, la pauvreté, une victoire de la gauche qui lutte et qui ouvre un nouvel espoir, un nouvel avenir de progrès. En une phrase, une gauche qui ouvre une alternative aux politiques d'austérité et néo-libérales dictées par le capitalisme financier.

Cette double question – alternative à l'austérité et au libéralisme et exigence de rassemblement – prend corps dans la société.

Nous n'y sommes pas pour rien, nous qui portons cette ambition depuis des mois et avons fait le choix de ne pas présenter de candidat communiste aux élections présidentielles pour éviter la division et rendre plus fort une proposition de gauche alternative, en l'occurrence la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais nous n'en sommes qu'au début. Il nous faut éviter le piège d'attendre, de se dire que les présidentielles sont perdues pour le peuple, pour la gauche, qu'il ne s'agit que de prendre position pour la recomposition d'après du champ politique.

Cinq ans de politique de droite ou d'extrême-droite feraient voler en éclat des conquêtes sociales et démocratiques fondamentales de notre peuple, renforceraient la position idéologique des idées réactionnaires.

Face à la bande des trois, Macron, Fillon, Le Pen, il y a urgence. Urgence pour les gens, urgence pour la planète, urgence pour la démocratie, urgence pour les générations à venir.

Le hollandisme, le virage social-libéral d'une partie significative du PS est le principal responsable de cette situation si dangereuse pour la gauche, les travailleurs, les catégories populaires. Nous n'oublions rien des régressions sociales et idéologiques imposées par le Président, ses premiers ministres, ses gouvernements, les députés socialistes qui n'ont rien fait pour dévier l'axe de cette politique austéritaire et néo-libérale collant à l'agenda de la Commission Européenne et de l'Allemagne de Merkel. Le peuple de gauche a lourdement sanctionné cette politique avec la claque infligée à Valls et au clan au pouvoir aux primaires du PS.

Mais il ne s'agit plus maintenant de n'écouter que sa rancœur et son ressentiment. Il faut construire de l'espoir, se projeter vers l'avenir et les possibles de la situation, et construire dans le débat sur les contenus et les programmes les conditions d'une nouvelle majorité de gauche, basée sur un pacte de rupture avec le libéralisme, la monarchie présidentielle, le refus de prendre pleinement en considération les crises écologiques, et sur un programme de progrès social et démocratique. Sans rassemblement entre Hamon et Mélenchon, et au-delà, la gauche du PS, France Insoumise, le PCF, EELV, tout porte à croire que Macron, l'extrême-droite et la droite dure auront un boulevard devant eux pour balayer les idées de gauche et les acquis des luttes sociales à l'issue des Présidentielles et des Législatives.

Nous n'avons ni le droit, ni la volonté de nous résigner à la division et à la déroute de la gauche, en dépit des obstacles au rassemblement, et des différences de projets réelles mais non insurmontables.

Construire le Front Populaire de notre époque est possible. Les dangers pour la population ne sont pas moins grands qu'en 1936, le besoin de transformation de notre système social, économique et politique également.  

Nous voulons nous battre pour gagner, pour apporter de l'oxygène à la population et aux luttes des salariés, des chômeurs, des sans-droits, des retraités.

Renoncer par principe à toute perspective de rassemblement de la gauche sur des contenus de progrès tournant le dos au quinquennat Hollande est mortifère.

Attendre d'un homme ou d'une femme le rôle de sauveur suprême laisse l'avenir aux forces du capital. Rien ne peut changer, rien de peut se fédérer pour faire changer la politique menée depuis trois décennies, sans que le peuple s'en mêle.

C'est pourquoi la Fédération du Finistère du Parti Communiste appelle à un rassemblement citoyen à le Samedi 11 mars à BREST place de la Liberté à 14h pour dire notre exigence d'un rassemblement de la gauche authentique pour les Présidentielles et les Législatives, face à la triple menace MACRON- LE PEN- FILLON.

Nous invitons tous les citoyens de gauche soucieux d'éviter la victoire de la droite et de l'extrême-droite à participer à ce rassemblement.

Nous invitons aussi toutes les forces associatives, syndicales, de gauche du Département à venir discuter avec nous des conditions d'un Pacte de majorité de gauche à 15h à la Maison des Syndicats pour débattre et construire ensemble. 

 

Pour nous, parce que nous sommes des millions à gauche à le vouloir, ce pacte de majorité doit s'appuyer sur :

1. Une nouvelle ambition de progrès social avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation ; la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux ; un développement de la Sécurité sociale avec la retraite à 60 ans et un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 % grâce à une réforme de son financement étendu aux revenus financiers ; un plan de financement du droit à l'autonomie des personnes âgées; un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines ; un plan de relance de tous les services publics, la fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et un plan de mobilisation pour le logement social et contre les loyers chers.

2. Une VIe République démocratique qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France ; la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap ; le récépissé pour lutter contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement. 

3. L'égalité femmes-hommes avec la création d'un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes ; une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, l'éducation à l'égalité, le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle ; des mesures pour garantir le droit à disposer de son corps

4. La lutte contre la finance pour prendre le pouvoir sur l'argent avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, une réforme de justice fiscale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, la suppression du CICE et une modulation de l'imposition des entreprises sur critères sociaux et environnementaux.

5. Un nouveau mode de production et de consommation visant la réponse aux besoins humains et la transition écologique avec un moratoire sur les licenciements et une nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans les filières d'avenir ; un plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air ; un nouveau modèle agricole garantissant des prix rémunérateurs aux paysans.

6. Une France à l'offensive en Europe et dans le monde avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un fonds d'investissements financé par la BCE pour le développement des services publics et de l'emploi, une méthode de convergence sociale et fiscale par le haut, le respect des choix souverains des peuples européens ; une conférence européenne pour la paix et le désarmement ; l'abandon des négociations TAFTA, CETA et TISA au profit de nouveaux traités internationaux pour le bien commun.

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:53
Appel du PCF Finistère au rassemblement et aux débats des citoyens et forces de gauche pour un Pacte de majorité à gauche le samedi 11 mars à Brest: rassemblement place de la Liberté à 14h et discussion à la maison des syndicats à 15h

Appel de la Fédération du Parti Communiste du Finistère au rassemblement de la gauche et à la mobilisation citoyenne pour le rendre possible: retrouvons-nous le samedi 11 mars à Brest place de la Liberté et à la Maison des Syndicats! 

Notre société est à un carrefour de civilisation.

Le peuple de gauche aspire à tourner la page d'un système politique réduit à l'impuissance. Un système qui engraisse les riches et le capital. 

Les Français, et tout particulièrement le peuple de gauche, ne supportent plus les politiques dures pour les faibles, les solidarités, les services publics, faibles contre les puissants, les exilés fiscaux, les multinationales, la finance.

Aujourd'hui, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui veulent pouvoir intervenir et décider en tout ce qui concerne leur vie, leur travail, leur environnement.

Une victoire de la droite et de l'extrême-droite précipiterait notre société dans plus de violence sociale, d'inégalités, d'intolérance, de divisions.

Macron, candidat de la finance et torpille contre ce qui reste de gauche à se tenir debout, veut la flexibilité et la précarisation à tous les étages et la réforme de la France au service des capitalistes.

Une victoire de la gauche en mai et en juin ouvrirait des possibles.

Mais de quelle gauche parlons-nous ? Celle qui a tissé la toile de la déconstruction des progrès issus des luttes, des rassemblements, du mouvement populaire, ou cette gauche qui veut reconstruire de la justice, de l'égalité, de la paix. Une victoire de la gauche qui combat le chômage, les inégalités, la pauvreté, une victoire de la gauche qui lutte et qui ouvre un nouvel espoir, un nouvel avenir de progrès. En une phrase, une gauche qui ouvre une alternative aux politiques d'austérité et néo-libérales dictées par le capitalisme financier.

Cette double question – alternative à l'austérité et au libéralisme et exigence de rassemblement – prend corps dans la société.

Nous n'y sommes pas pour rien, nous qui portons cette ambition depuis des mois et avons fait le choix de ne pas présenter de candidat communiste aux élections présidentielles pour éviter la division et rendre plus fort une proposition de gauche alternative, en l'occurrence la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais nous n'en sommes qu'au début. Il nous faut éviter le piège d'attendre, de se dire que les présidentielles sont perdues pour le peuple, pour la gauche, qu'il ne s'agit que de prendre position pour la recomposition d'après du champ politique.

Cinq ans de politique de droite ou d'extrême-droite feraient voler en éclat des conquêtes sociales et démocratiques fondamentales de notre peuple, renforceraient la position idéologique des idées réactionnaires.

Face à la bande des trois, Macron, Fillon, Le Pen, il y a urgence. Urgence pour les gens, urgence pour la planète, urgence pour la démocratie, urgence pour les générations à venir.

Le hollandisme, le virage social-libéral d'une partie significative du PS est le principal responsable de cette situation si dangereuse pour la gauche, les travailleurs, les catégories populaires. Nous n'oublions rien des régressions sociales et idéologiques imposées par le Président, ses premiers ministres, ses gouvernements, les députés socialistes qui n'ont rien fait pour dévier l'axe de cette politique austéritaire et néo-libérale collant à l'agenda de la Commission Européenne et de l'Allemagne de Merkel. Le peuple de gauche a lourdement sanctionné cette politique avec la claque infligée à Valls et au clan au pouvoir aux primaires du PS.

Mais il ne s'agit plus maintenant de n'écouter que sa rancœur et son ressentiment. Il faut construire de l'espoir, se projeter vers l'avenir et les possibles de la situation, et construire dans le débat sur les contenus et les programmes les conditions d'une nouvelle majorité de gauche, basée sur un pacte de rupture avec le libéralisme, la monarchie présidentielle, le refus de prendre pleinement en considération les crises écologiques, et sur un programme de progrès social et démocratique. Sans rassemblement entre Hamon et Mélenchon, et au-delà, la gauche du PS, France Insoumise, le PCF, EELV, tout porte à croire que Macron, l'extrême-droite et la droite dure auront un boulevard devant eux pour balayer les idées de gauche et les acquis des luttes sociales à l'issue des Présidentielles et des Législatives.

Nous n'avons ni le droit, ni la volonté de nous résigner à la division et à la déroute de la gauche, en dépit des obstacles au rassemblement, et des différences de projets réelles mais non insurmontables.

Construire le Front Populaire de notre époque est possible. Les dangers pour la population ne sont pas moins grands qu'en 1936, le besoin de transformation de notre système social, économique et politique également.  

Nous voulons nous battre pour gagner, pour apporter de l'oxygène à la population et aux luttes des salariés, des chômeurs, des sans-droits, des retraités.

Renoncer par principe à toute perspective de rassemblement de la gauche sur des contenus de progrès tournant le dos au quinquennat Hollande est mortifère.

Attendre d'un homme ou d'une femme le rôle de sauveur suprême laisse l'avenir aux forces du capital. Rien ne peut changer, rien de peut se fédérer pour faire changer la politique menée depuis trois décennies, sans que le peuple s'en mêle.

C'est pourquoi la Fédération du Finistère du Parti Communiste appelle à un rassemblement citoyen à le Samedi 11 mars à BREST place de la Liberté à 14h pour dire notre exigence d'un rassemblement de la gauche authentique pour les Présidentielles et les Législatives, face à la triple menace MACRON- LE PEN- FILLON.

Nous invitons tous les citoyens de gauche soucieux d'éviter la victoire de la droite et de l'extrême-droite à participer à ce rassemblement.

Nous invitons aussi toutes les forces associatives, syndicales, de gauche du Département à venir discuter avec nous des conditions d'un Pacte de majorité de gauche à 15h à la Maison des Syndicats pour débattre et construire ensemble. 

 

Pour nous, parce que nous sommes des millions à gauche à le vouloir, ce pacte de majorité doit s'appuyer sur :

1. Une nouvelle ambition de progrès social avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation ; la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux ; un développement de la Sécurité sociale avec la retraite à 60 ans et un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 % grâce à une réforme de son financement étendu aux revenus financiers ; un plan de financement du droit à l'autonomie des personnes âgées; un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines ; un plan de relance de tous les services publics, la fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et un plan de mobilisation pour le logement social et contre les loyers chers.

2. Une VIe République démocratique qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les citoyens et pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France ; la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap ; le récépissé pour lutter contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement. 

3. L'égalité femmes-hommes avec la création d'un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes ; une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, l'éducation à l'égalité, le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle ; des mesures pour garantir le droit à disposer de son corps

4. La lutte contre la finance pour prendre le pouvoir sur l'argent avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, une réforme de justice fiscale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, la suppression du CICE et une modulation de l'imposition des entreprises sur critères sociaux et environnementaux.

5. Un nouveau mode de production et de consommation visant la réponse aux besoins humains et la transition écologique avec un moratoire sur les licenciements et une nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans les filières d'avenir ; un plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air ; un nouveau modèle agricole garantissant des prix rémunérateurs aux paysans.

6. Une France à l'offensive en Europe et dans le monde avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un fonds d'investissements financé par la BCE pour le développement des services publics et de l'emploi, une méthode de convergence sociale et fiscale par le haut, le respect des choix souverains des peuples européens ; une conférence européenne pour la paix et le désarmement ; l'abandon des négociations TAFTA, CETA et TISA au profit de nouveaux traités internationaux pour le bien commun.

Appel du PCF Finistère au rassemblement et aux débats des citoyens et forces de gauche pour un Pacte de majorité à gauche le samedi 11 mars à Brest: rassemblement place de la Liberté à 14h et discussion à la maison des syndicats à 15h
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 06:53
Adam Rayski

Adam Rayski

Adam Rayski, décédé le 11 mars 2008


Mort à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, le responsable de la section juive des communistes de la MOI fut un des combattants les plus lucides de la Résistance. Son parcours témoigne d'un humanisme éclairé. Lucien DEGOY, l’a retracé dans un article que l’Humanité publia le 14 mars 2008, quelques jours après sa disparition

« Adam Rayski, modeste héros »
Avec Adam Rayski qu'on enterrait hier après-midi au Père-Lachaise, une grande figure de l'histoire de la Résistance en France vient de disparaître. Une grande figure aussi du communisme et du judaïsme révolutionnaire, dont il épousa très jeune, dans sa Pologne natale, les idéaux respectifs, sachant les réunir d'une manière féconde dès la fin des années 1920. Malgré les soubresauts d'un parcours biographique tourmenté, les déceptions et les coups tragiques portés par l'histoire aux espoirs de sa jeunesse qu'il racontera en particulier dans Nos illusions perdues (1985), l'un de ses livres, Adam Rayski ne renia jamais ni cette riche culture nourrie d'humanisme européen internationaliste ni ses choix politiques fondamentaux qui le conduisirent très tôt à percevoir l'horreur de la barbarie nazie et à l'affronter avec ses camarades juifs communistes dans un combat collectif qu'il savait sans merci.
Exclu du lycée pour activités subversives, il émigre en France
Né le 14 août 1914 à Bialystok, ville industrielle située aux confins de la Biélorussie, dans une famille de commerçants dont certains ont participé à la révolution de 1905, Adam grandit dans l'atmosphère des débats qui traversent la gauche juive, du Bund au communisme, en passant par les sionistes de gauche du Poalei Sion. Il raconte qu'il fut fasciné par la lecture des oeuvres de Boukharine qui lui révéla la « lumière du marxisme ». Il devint rapidement responsable de la « gauche scolaire » puis secrétaire du Komsomol de la ville. Engagements qui lui valent son exclusion du lycée pour activités subversives et de devoir immigrer en France fin 1932 afin de poursuivre des études universitaires.

Parallèlement aux cours de journalisme à la Sorbonne et à l'École libre des sciences politiques, Rayski intègre les organisations de jeunesses juives communistes de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée, groupes de langues étrangères qui rassemblent depuis la fin des années 1920 les immigrés au sein d'une commission centrale du Parti communiste).

En janvier 1934, sa « section juive » lance un quotidien en langue yiddish, Naïe presse (Presse nouvelle).

Rayski y est engagé comme journaliste et permanent du Parti. Il travaille en même temps à l'Humanité où il approfondit son métier sous la direction d'André Marty, puis de Paul Vaillant-Couturier, croisant dans les services Aragon, Daniel - Renoult, Gabriel Péri ou Marcel Cachin...

Rayski, qui a vu venir la guerre derrière la montée de l'antisémitisme, accompagne l'entrée dans la clandestinité d'Unzer Wort (Notre parole). En 1940, il rejoint un régiment de l'armée polonaise (alliée de la France) basé à Coëtquidan (Morbihan), il est fait prisonnier au moment de la débâcle, mais s'évade et rentre à Paris le 14 juillet.

Sans illusions sur le régime vichyste, il s'attache à constituer dans la clandestinité des réseaux de solidarité et de soutien aux familles frappées par le statut antijuif et autres mesures de persécution. Il organise déjà la résistance passive.

On le retrouve en 1941 délégué du Parti en zone sud où de nombreux juifs s'étaient repliés depuis l'exode. Il met en place un réseau d'évasion pour les internés des camps de rétention et organise le retour de certains immigrés vers leurs pays d'origine pour y rejoindre la résistance, organise à Marseille, puis à Lyon des réseaux d'information et d'imprimerie clandestins. Après l'invasion de l'URSS par Hitler, il est rappelé à Paris pour prendre la responsabilité nationale de la section juive alors que s'accentuent les persécutions et les exécutions d'otages. Il développe une stratégie de rassemblement et d'information fondée sur le refus de l'isolement de la population juive de l'ensemble de la nation, que poursuivent l'occupant et Vichy. Après les grandes rafles de juillet 1942, auxquelles plusieurs milliers de personnes échappent grâce à l'alerte lancée par la section juive, il contribue à créer le 2e détachement juif qui constituera le fer de lance armé des FTP-MOI. Sous la conduite de Missak Manouchian- , le réseau, ses combattants et ses martyrs seront décimés sur dénonciation à la fin 1943. C'est eux que l'Affiche rouge d'Aragon et Ferré immortalisent.

Rayski, qui recevait les directives d'orientation de Jacques Duclos, supervise les structures de résistance juive adaptées à la diversité de la population : union des femmes, mouvement des jeunes, groupes de résistance par arrondissement, services d'écoute de radio, diffusion de l'information, groupes de sauvetage d'enfants.
Identifié par les services de police, il réussit à passer à travers les mailles du filet.
Dès octobre 1943, les organisations juives de la MOI qui sont passées en zone sud connaissent une montée en puissance exceptionnelle et sont reconnues par tous les autres courants de la vie juive comme partie intégrante de la résistance juive. Cette dernière unifie ses forces en créant le Comité général de défense juif qui servira d'embryon à la fondation, dès janvier 1944, du Conseil représentatif des israélites de France (CRIF) incarnant la communauté d'après-guerre.
Il supervise toutes les structures de résistance juive en france
En 1945, alors que le Parti communiste français décide l'intégration au Parti des organisations des immigrés (excepté l'UJRE qui échappe à la dissolution), Rayski participe à la conférence internationale de New York sur la situation du judaïsme européen.

Il est mandaté pour établir des contacts avec les communistes américains. Il joue un rôle international établissant des relations constantes entre le mouvement communiste français et la gauche israélienne. Ces pourparlers engagent le PCF dans une attitude favorable à la reconnaissance de l'État d'Israël.

En septembre 1949, Rayski repart en Pologne où il occupe un poste de sous-secrétaire d'État à la presse. Ses états de service au sein de la MOI et ses relations avec les organisations sionistes mondiales lui valent la méfiance des services de sécurité proches des Soviétiques. Lors du « printemps polonais » de 1956, il favorise la libéralisation des structures étatiques de la presse, mais il se détache de la politique de Gomulka qui parvient à éviter l'intervention armée soviétique au prix d'un alignement politique sur l'URSS qu'il réprouve. La rupture est consommée et Rayski revient en France en 1957.

En pleine guerre froide, il sera accusé d'espionnage au profit de la Pologne (une vengeance de - Varsovie ?) et condamné en 1962 à sept ans de prison, mais il est libéré en mars 1963 puis amnistié. À sa sortie de prison, Rayski se retire de la vie politique, se consacrant à écrire l'histoire de la Shoah et de la résistance juive, témoignant en toute simplicité auprès des écoliers et des lycéens. Le 21 février 2004, le membre d'honneur du CRIF qu'il était participait encore à la soirée d'hommage aux 23 fusillés communistes du groupe Manouchian au siège de PCF. Un héros modeste ».

Lucien Degoy

 

 

(lu sur la page Facebook de Robert Clément)  

 

Souvenons-nous d'Adam Rayski, résistant communiste juif d'origine polonaise, dirigeant et organisateur des FTP- MOI, décédé le 11 mars 2008 (Lucien Degoy, L'Humanité)
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 06:33

Les urgences de #Morlaix sont en grève reconductible et illimité depuis le 28/2. La direction du #CHPM reste méprisante. 
Le personnel des EHPAD, UDSL que ce soit sur Argoat ou Belizal subissent quotidiennement de plein fouet la maltraitance institutionnelle imposée par notre direction. 
Suppression des équipes mobiles d accompagnement à domicile sous prétexte fallacieux d'économie. 
Fermetures de lits estivales ou annuelles en chirurgie, pédiatrie, cardiologie, uhcd... 
Tout nos services sont impactés, ne la jouons pas Perso, soyons COLLECTIF !!! 
La casse de notre hôpital continue, il est grand temps de réagir collectivement. 
J'invite chaque agent du chpm à venir le mardi 14mars À 8H15 dans le hall du bâtiment principal, envahissement du comité technique d établissement, lecture d une motion devant nos directeurs.

Christophe Boudrot, CGT hôpital 

Les urgences de Morlaix en grève reconductible depuis le 28 février: Assemblée Générale des personnels le mardi 14 mars à 8h15
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 21:24
Programme Macron: un copier-coller des recommandations européennes
Par martine orange

Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et même grands projets comme le développement numérique, toutes les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Mot pour mot.

Des milliers d’intervenants de la société civile, des comités locaux dans toute la France réunis par thèmes, des centaines d’experts pour débattre des projets, des groupes pour analyser les propositions et sélectionner les meilleures… Emmanuel Macron n’a pas manqué de souligner la démarche originale mise en œuvre pour l’élaboration de son programme et pour justifier le retard pris. Il fallait du temps pour élaborer le plan d’ensemble, a-t-il expliqué avant de dévoiler ses mesures le 2 mars.

Mais était-il vraiment nécessaire de mobiliser tant d’énergies ? Car à lire ses propositions économiques et sociales, il n’y a pas vraiment de nouveauté : elles sont en parfaite résonance libérale avec ce que souhaite l’Europe. En soi, ce n’est pas surprenant. Emmanuel Macron n’a jamais caché être en faveur d’une intégration européenne de plus en plus en poussée, passant par la mise en œuvre d’une harmonisation politique, fiscale et budgétaire. Cette adhésion se manifeste sans retenue. Il n’y a pas la moindre distance, le plus petit soupçon d’un doute sur les thèses économiques de l’Europe, qui ont quand même contribué à enliser la zone euro dans la stagnation économique et le chômage de masse entre 2010 et 2015. Pas le moindre écho non plus aux révisions importantes qui ont lieu dans les cénacles d’économistes aux États-Unis, dont certaines études concluent que le libéralisme a été survendu, aggravant les inégalités et compromettant les chances de retour d’une croissance durable.

Pour Emmanuel Macron, la discussion ne semble pas avoir lieu d’être. La politique définie par l’Europe est la seule voie à suivre, comme pendant toute la présidence de Hollande. Une grande partie de ses mesures économiques et sociales sont même des copier-coller des recommandations adressées par le Conseil européen à la France dans le cadre du programme de stabilité en 2014, 2015, 2016. Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et grands projets comme le développement numérique, tout s’y retrouve. Même la manière de les décliner. À l’instar de la Commission européenne, le candidat d’En Marche !, qui pourtant ne cesse de se réclamer d’une vision, se refuse à donner un cadre général cohérent à sa politique. Il préfère énumérer une série de points, comme il l’avait fait dans le cadre de la commission Attali, ou pour sa loi sur la croissance (la loi Macron), comme le fait la Commission dans ses rappels à l’ordre aux pays de la zone euro, ramenant ainsi la politique à une énumération technocratique.

Emmanuel Macron y met cependant les formes. Parce qu’il sait qu’il existe des mots qui heurtent, il a rayé dans son programme toute référence aux politiques d’austérité. Il mentionne tout juste, au détour d’une simple parenthèse, un « déficit ne dépassant pas 3 % dès 2017 et [l’]atteinte, en 2022, de l’objectif à moyen terme de solde structurel soit - 0,5 point de PIB ». Comme si cela n’était qu’une mention accessoire, un petit rappel pour mémoire sur lequel il était inutile de s’appesantir.

Dans les faits, il s’agit pourtant de se conformer à la lettre aux règles budgétaires définies par l’Europe. Mais s’il n’insiste pas sur la règle mère, il en donne la traduction : les dépenses publiques doivent baisser de 60 milliards en 5 ans, afin de ramener le taux de dépenses publiques dans la norme européenne. Tout un panel de mesures est envisagé pour y parvenir allant de la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique à l’encadrement des dépenses de santé, et à la réduction des dépenses des collectivités locales.

C’est exactement ce que préconise le Conseil de l’Europe dans sa lettre de recommandation adressée à la France en juillet 2016 : « Le Conseil recommande que la France s’attache à assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard, en prenant les mesures structurelles requises et en consacrant toutes les recettes exceptionnelles à la réduction du déficit et de la dette ; à préciser les réductions de dépenses prévues pour les années à venir et accentuer les efforts pour accroître le montant des économies générées par les revues de dépenses, y compris en ce qui concerne les dépenses des collectivités locales. »

Les révisions du FMI sur l’impact du coefficient multiplicateur et les conséquences sous-estimées d’une réduction des dépenses publiques sur l’économie semblent bien avoir été oubliées. « Il faut sortir de la logique du rabot, sortir d’une logique dans laquelle on comprime la dépense pour passer à une logique dans laquelle on engage le pays dans une transition économique et écologique, explique Jean Pisani-Ferry qui, après avoir été commissaire général de France Stratégie, a rallié Emmanuel Macron et coordonne le pôle « programme et idées » d’En Marche !. C’est une stratégie qui repose fondamentalement sur l’offre mais, en même temps, cela a des effets de demande. »

Animé de la même précaution, Emmanuel Macron a banni le mot « réforme », assimilé désormais par l’opinion publique à régression sociale. Il parle donc de mobilité, de changement, de flexibilité. Une France en marche, comme il le promeut.

Pourtant, derrière cet habillage consensuel, le programme d’Emmanuel Macron parle bien de mettre en œuvre le plan de « réformes structurelles » que la Commission européenne et la BCE réclament à cor et à cri. Il entend mettre en œuvre sans retard une grande réforme des retraites. Un système universel par points, donnant toute liberté à chacun de partir à la retraite quand il le souhaite, où « chaque euro cotisé donnerait le droit au même montant de retraite », a-t-il déclaré. Avant de se raviser en expliquant que le taux des cotisations pourrait varier, selon les métiers, que les conditions d’âge de départ pourraient différer.

« C’est un modèle scandinave », a déclaré, rassurant, Jean Pisani-Ferry. « C’est la réforme qui a été mise en place en Italie », relève une analyse des Économistes atterrés. Avant d’insister : « L’exemple de l’Italie montre que la réforme permettrait de faire baisser fortement les futures retraites des jeunes d’aujourd’hui. » C’est sans doute le but poursuivi, même s’il est inavoué.

La démolition programmée du système social français

Dans son rapport sur la France de 2016, le Conseil européen relevait que le système de retraite français, en dépit des réformes, était « très généreux ». « Malgré les réformes, le rapport 2015 sur le vieillissement ne prévoit un recul des dépenses publiques consacrées aux retraites qu’après 2025 ; la principale question liée aux retraites est donc le niveau actuel et à moyen terme des dépenses publiques qui leur sont consacrées », soulignait-il, avant d’insister lourdement sur la nécessité de faire « des efforts supplémentaires ».  

L’autre grande réforme mise en avant par Emmanuel Macron est celle de l’assurance chômage, passant par l’étatisation de l’Unédic. Une réforme majeure, insiste le candidat d’En Marche !, qui permettra de donner une assurance chômage à tous, « salariés, artisans, commerçants indépendants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs, et [de] faciliter les transitions d’un statut à un autre ». Cette unification conduirait à la suppression de tous les régimes spéciaux, à l’unification de tous les systèmes (37 au total). Là encore, le Conseil européen réclame cette réforme et la suppression des régimes spéciaux depuis des années.

Le financement de cette assurance chômage d’État est encore flou. Le plan d’Emmanuel Macron prévoit de remplacer les cotisations salariés (2,4 % du salaire) par un financement via la CSG. Mais les employeurs continueraient-ils encore à payer pour les cotisations chômage ? Le recours à la CSG, impôt non progressif qui concerne aussi les retraités, mettrait en tout cas à bas tout le système assurantiel actuel. « Le risque est que les allocations chômage deviennent une allocation universelle dont le niveau serait très bas », avertissent les Économistes atterrés. La tentation sera d’autant plus grande que le système sera centralisé et, comme pour la retraite par points, il suffira d’un décret pour en fixer le montant.

Cette réforme de l’assurance chômage est, elle aussi, vivement souhaitée par le Conseil européen. « Des mesures structurelles sont nécessaires pour garantir la soutenabilité du système. En particulier, les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être réexaminés par les partenaires sociaux chargés de la gestion du système », écrivait-il dans sa recommandation de juillet 2015. « D’ici à la fin de 2016, entreprendre une réforme de l’assurance chômage afin de rétablir la viabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail… », insistait-il encore dans sa recommandation de juillet 2016. Emmanuel Macron a bien entendu le dernier conseil : « Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés, ou que lintensité de la recherche demploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues », est-il prévu dans son programme.

Ces réformes, qui touchent aux piliers du système social français, ont été annoncées sans aucune concertation préalable avec les partenaires sociaux. Il est fort probable que les discussions soient réduites au minimum, voire inexistantes, si Emmanuel Macron est élu. Bien qu’il garde le silence sur le sujet, des observateurs pensent qu’il n’hésitera pas à tout mettre en œuvre par ordonnances, ces ordonnances dont il a abusé pour faire passer la loi qui porte son nom. Ce qui ne devrait pas trop chagriner le Conseil européen, lequel juge le paritarisme trop compliqué et trop peu sûr.

C’est notamment le cas dans le droit du travail. Les services de l’Europe jugent que les seuils et toutes les règles qui y sont fixées « limitent la croissance des entreprises françaises ». Ils ne cessent d’en demander la suppression, ainsi qu’une réforme « du droit du travail pour inciter les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ». N’ayant pas pu présenter la grande loi du travail qu’il souhaitait pour cause de rivalité avec Manuel Valls, Emmanuel Macron entend bien poursuivre le chantier et écrire ce qui n’a pu être mis dans la loi El Khomri. Il entend mettre « la négociation au plus près du terrain », en permettant de définir la durée du travail, les accords sociaux entreprise par entreprise, « adapter le droit du travail à la taille », comme il le propose. Une seule règle nouvelle sera instituée au niveau national : un plancher et surtout un plafond pour les indemnités prud’homales. Un dispositif qu’il n’avait pas réussi à imposer dans le cadre de la loi El Khomri.

 

Parmi les recommandations faites à la France, l’une tient particulièrement à cœur au Conseil européen : c’est la pérennisation du CICE et tout ce qui peut permettre l’allègement du coût du travail, jugé « trop élevé » en France. « Des mesures ont été prises pour réduire le coût du travail et améliorer les marges bénéficiaires des entreprises, notamment le crédit d’impôt pour la compétitivité et [pour ce faire ] l’emploi de 20 milliards d’euros et l’allègement des cotisations patronales de 10 milliards d’euros […]. La manière dont ont été conçues ces mesures, qui représentent 1,5 % du PIB et contribuent à combler l’écart entre le coût du travail en France et la moyenne de la zone euro, pourrait limiter leur efficacité », note le rapport européen en juillet de 2016, avant de recommander de « veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées ».

Le CICE n’a pourtant pas tenu toutes les promesses annoncées, à l’exception de l’amélioration des marges des entreprises. Selon le rapport d’évaluation établi par France Stratégie, alors dirigé par Jean Pisani-Ferry, la mesure fiscale n’a pas eu « d’effet observable sur l’investissement, la R&D et les exportations ». Et elle aurait « probablement eu un effet direct de l’ordre de 50 000 à 100 000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014 ». Autant dire, beaucoup d’argent dépensé pour pas grand-chose. Mais cela n’empêche pas d’envisager la poursuite du dispositif sous une autre forme. Le programme d’En Marche ! prévoit de remplacer le CICE par une baisse des cotisations patronales de 10 points pour tous les emplois au Smic et de 6 points au-delà.

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 21:21

Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du Pcf

Le dépôt des parrainages à l'élection présidentielle est en cours de clôture auprès du Conseil constitutionnel. D'ores et déjà, au moins 150 élu-e-s communistes et républicains ont vu leurs parrainages enregistrés. D'ici le 17 mars, plusieurs centaines d'autres élu-e-s communistes et républicains, aux côtés d'autres élu-e-s de gauche, auront permis la candidature de Jean-Luc Mélenchon, comme ce fut déjà le cas en 2012. L'engagement de ces élu-e-s, leur ancrage populaire et territorial est un atout, qui doit trouver une meilleure place dans les dispositifs de campagne à venir.

Ce geste démocratique permettra le 23 avril, lors du premier tour de l'élection présidentielle, à des millions d'électrices et d'électeurs de se faire entendre avec force et clarté pour une politique d'égalité et de justice sociale, qui ait le courage de s'attaquer à la finance et qui ouvre la voie à une VIème République démocratique. Au cours des semaines qui viennent, nous ferons tout pour donner à la campagne en faveur du vote Jean-Luc Mélenchon la plus grande capacité de rassemblement possible.

Le parrainage des élu-e-s communistes et républicains, comme leur action quotidienne pour la défense des intérêts populaires et pour la promotion des droits sociaux et démocratiques de tous, est porteur d'une exigence : que s'intensifie le travail de rassemblement sur des engagements de justice et de progrès auxquels nous appellent, de plus en plus nombreux, les femmes et les hommes de gauche, les millions de nos concitoyen-ne-s pour qui le changement est une urgence. Le danger d'un second tour entre la droite et l'extrême-droite menace. Emmanuel Macron cherche à capter la crainte que suscite cette perspective en faisant oublier la nature profondément libérale de son propre programme. Un programme libéral, qui aujourd'hui appliqué dans toute l'Union européenne, est précisément à l'origine de la montée des populismes de droite et des extrême-droites. Face à ces dangers, un immense travail de conviction et de rassemblement est nécessaire d'ici le 23 avril, pour que monte dans le pays l'exigence d'un pacte de majorité à gauche, un pacte d'engagements concrets pour changer la vie. Les communistes mènent campagne au service de cet objectif, pour construire des alternatives capables de faire reculer l'offensive libérale et ses représentants politiques.

Dans les élections législatives qui suivront, tout doit être fait pour concrétiser l'exigence de cette nouvelle politique, de cette nouvelle majorité et faire entrer la voix du peuple à l'Assemblée nationale. Les populations, en particulier les plus populaires, ont besoin d'être mieux représentées et mieux défendues. Nous voulons une représentation parlementaire paritaire et diversifiée, avec des ouvriers, des employés, des nouveaux visages. C'est le sens des campagnes et des efforts unitaires et de rassemblement d'ores et déjà déployés dans tout le pays par les candidat-e-s présenté-e-s ou soutenu-e-s par le PCF-Front de gauche et tous leurs partenaires. Nous appelons à amplifier la construction de ces campagnes de large rassemblement et à mettre un terme aux divisions qui risquent d'empêcher l'élection de nombreux député-e-s utiles à notre peuple et à l'avancée d'une nouvelle République sociale, démocratique, écologique.

Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

Paris, le 10 mars 2017

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF - 10 mars 2017
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 21:09
Conférence de presse des cheminots CGT de Morlaix et Landivisiau: gare de Morlaix, ligne Morlaix-Roscoff, horaires LGV, guichets

CONFERENCE DE PRESSE DU JEUDI 9 MARS 2017

SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS DES PAYS DE MORLAIX ET LANDIVISIAU

 

Nous vous remercions de votre présence à ce point de presse concernant la desserte ferroviaire de notre territoire.

Il nous permettra d'actualiser et d’expliciter notre analyse sur différents dossiers, notamment :

 

- la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff,

- les points de vente dans les gares du secteur,

- les arrêts TGV,

- l'évolution du nombre d'emplois.

 

Chaque sujet a son importance, car, en y réfléchissant bien, l’un épaule l’autre.

 

Avant de les traiter avec vous, nous soulignerons que le transport ferroviaire fait évènement dans cette période (les différents articles parus dans vos journaux en sont des témoignages) avec l’arrivée de la LGV, du remodelage de la gare de Morlaix, de la mise en place du Pôle d’échanges multimodal …

 

Dans ce contexte, nous faisons entendre une nouvelle fois notre voix : derrière ces belles vitrines, quelle « tambouille» se prépare-t-elle dans les arrière-cuisines ?

 

La ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff :

 

1) Alors que depuis de nombreux mois, la survie de cette ligne ferroviaire est posée, nous pouvons constater (suite aux nombreuses rencontres que nous avons eues) que les différentes structures concernées (Etat, Région Bretagne, Conseil Départemental du Finistère, SNCF, RFF, Morlaix Communauté, Communauté du Haut-Léon et les communes traversées par cette ligne) ne se sont pas « mises autour de la table » afin de mettre en œuvre une démarche ambitieuse et porteuse d’une vision à plus long terme. A ce jour, celles-ci ne se sont même pas accordées pour procéder à une étude de faisabilité !..

Elles se rejettent la « patate chaude ». Que n’avons-nous pas lu ou entendu ? : « ce n’est pas de ma compétence », « je ne suis qu’un prestataire de service », « l’effort financier est trop important », etc …

Nous ne souhaitons pas qu’au fil du temps le double langage et le renoncement s’installent …

comme dit le proverbe : quand il y a du flou, il y a un loup.

 

Nous le réaffirmons clairement : la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff est moribonde.

Si comme nous, ces structures n’entendent pas tirer un trait sur cette liaison, quelles sont les suites que chacun entend donner maintenant ?

Pour notre part, à chaque rencontre avec les élus ou les structures, nous avons souligné les atouts de cette ligne et fait des propositions pour son maintien et son développement.

Nous demandons que l’étude de faisabilité démarre et qu’un réel débat s’instaure entre les structures concernées.

Nous demandons que les représentants des usagers, des associations et des syndicats soient incorporés à ce processus.

 

2) Pour informations :

 

- au service d’été, les correspondances entre TGV et dessertes sur Roscoff laissent à

désirer : trop d’attente et pas assez de correspondances avec ces TGV.

 

- la SNCF a fait savoir, que cet été, la desserte sera effectuée avec un autorail simple, même

les jours de circulation de « A Fer et à Flots ». Cette association refuse déjà des touristes

par manque de places. Quel manque à gagner pour les commerçants, A Fer et à Flots, le

batelier et la …SNCF ! Ce n’est pas compréhensible : les autorails sont, en principe, plus

disponibles dans cette période (moins « tendue » pour les relations domicile/travail) et au

pire un engin pourrait être prêté par une autre région.

 

Les points de vente dans les gares du secteur :

 

Nous apprenons que les postes de vente des gares de Landivisiau et Roscoff sont sur la sellette : leur disparition est prévue pour début 2018.

 

Les arrêts TGV :

 

1) Notre ville n’est pas desservie par le premier TGV venant de Paris. Il nous « passera sous le

nez » vers 09h50 (Morlaix étant la seule ville de Bretagne ne bénéficiant pas directement ou

indirectement de ce TGV). Ne pourrait-on pas trouver un accord avec Brest pour une arrivée

retardée de 5 minutes (cette ville ayant déjà bénéficié de l’arrivée du premier avion).

 

2) Avec l’arrivée de la LGV, nous aurions pu espérer une arrivée plus matinale à Paris, mais

non, nous arriverons à la même heure (il est vrai que l’on partira plus tard qu’aujourd’hui et

que l’on dormira un peu plus …).

 

L'évolution du nombre d'emplois :

 

Le repli du service public ferroviaire, avec la bienveillance de l’Etat, se fait ressentir sur le secteur. Après la réorganisation des guichets de la gare de Morlaix (diminution drastique des horaires d’ouverture et fermeture dominicale), la disparition des guichets de vente de Landivisiau et Roscoff est annoncée.

Cela a des conséquences pour les usagers, et aussi sur le nombre d’emplois des salariés cheminots.

Si par malheur, la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff était « rayée de la carte », ce nombre serait encore augmenté : quid des emplois de contrôleur, de conducteur, d’agent de l’équipement, d’agents du poste d’aiguillage ?

 

Conférence de presse des cheminots CGT de Morlaix et Landivisiau: gare de Morlaix, ligne Morlaix-Roscoff, horaires LGV, guichets
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:36
Union de la gauche. L'Autre Gauche-BNC présente demain au rassemblement

Publié le 10 mars 2017
 

Le Télégramme

Les élu.e.s et le mouvement de l'Autre Gauche BNC, invitent leurs militant.e.s, sympathisant.e.s et les citoyen. ne. s à participer, demain, à 14 h, place de la Liberté, au rassemblement initié par le PCF et qui propose l'union pour éviter l'élimination de la gauche au premier tour des présidentielles. L'Autre Gauche-BNC participera également à la rencontre de 15 h, à la Maison des Syndicats de Brest, et aux discussions autour du contenu « d'un nécessaire pacte de majorité de gauche répondant à l'urgence sociale, démocratique et écologique ».

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