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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:51
Interview de Marie-Pierre Vieu, membre de la direction du PCF, à "Regards": « Je regrette que l’on donne un spectacle de division »

Marie-Pierre Vieu, membre de la direction du Parti communiste, explique pourquoi elle appelle à une candidature commune Hamon-Mélenchon, et évoque les difficiles négociations avec la France insoumise dans la perspective des législatives.

 

Regards. Vous êtes cosignataire d’un appel à faire converger les candidatures de gauche à l’élection présidentielle. Cela ne risque-t-il pas de brouiller votre appel à voter Jean-Luc Mélenchon, que le PCF soutient pour la présidentielle ?

Marie-Pierre Vieu. Au contraire. Je parle en mon nom, mais je crois que le soutien à Jean-Luc Mélenchon procède à la fois d’une antériorité, d’un ancrage qui est celui du Front de gauche et de la volonté de tracer le sillon d’une majorité anti-austéritaire, mais aussi, dans le contexte actuel, de tirer le bilan du quinquennat pour offrir une autre perspective à notre pays. Inscrire ce soutien dans un rassemblement que je souhaite le plus large possible, cela relève de mon ADN de responsable et d’élue. Il y a un an, dans la région d’Occitanie, notre liste Nouveau monde en commun comprenait l’ensemble du Front de gauche, EELV, des intellectuels, des syndicalistes, qui rentraient dans cette idée de promouvoir une alternative écologiste, anti-austéritaire et démocratique. La situation est marquée par une crise politique et un besoin de rupture, mais aussi par des dangers multiples : l’extrême droite, une droite extrémisée et un "élection libre" Emmanuel Macron positionné au confluent du social-libéralisme, du libéralisme le plus pur et d’une certaine dose de populisme…

Cela suppose d’envisager une alliance avec le candidat PS ?

La candidature Hamon n’est pas la candidature du PS : c’est celle des gens qui ont manifesté contre l’état d’urgence, contre la loi Travail et qui ont voulu, lors des primaires, se débarrasser de Manuel Valls et de la politique Macron. Je regrette que l’on donne un spectacle de division à ces gens-là, qui ne veulent pas attendre après-demain pour reconstruire une alternative. Cela n’aboutirait peut-être pas, mais ne pas mener le débat jusqu’au bout, c’est ne pas prendre la mesure de la situation. Le choix de Mélenchon ne doit pas être fait au détriment des forces disponibles pour un rassemblement majoritaire.

 

« Deux bonhommes qui défendent la constituante, mais qui règlent l’éventualité de l’unité et du rassemblement populaire à deux dans un troquet, cela donne une image funeste de ce qu’ils vont faire dans le futur. »

 

Est-ce que les divergences entre Hamon et Mélenchon relèvent seulement d’un problème d’égo, pour reprendre les termes de l’appel ?

Elles ne relèvent pas seulement d’un problème d’ego. Il y a des divergences et la question est de savoir si elles sont indépassables ou pas. Pour le savoir, il faut les instruire. Deux bonhommes qui défendent la constituante, mais qui règlent l’éventualité de l’unité et du rassemblement populaire à deux dans un troquet, cela donne une image funeste de ce qu’ils vont faire dans le futur. Quand on veut aller au bout de l’unité, cela ne peut pas être qu’une posture, pour ensuite reprendre son sac et repartir. Il faut d’abord acter ce qu’il a en commun et essayer d’aller aussi loin que possible. Or, en commun, il y a toute une série de revendications sociales, qui vont du relèvement du smic et des minima sociaux à une relance de l’économie par le pouvoir d’achat et la création d’emplois, en passant par l’écologie, la volonté de refonder la démocratie avec une VIe République, etc. Bien sûr, des questions se posent : jusqu’où veut-on pousser le combat anti-austéritaire et la rupture avec les politiques libérales, comment repense-t-on la négociation sociale, quel rapport au travail souhaite-t-on ? Dans d’autres pays européens, comme le Portugal, la volonté de vraiment répondre aux attentes populaires a conduit des formations politiques à s’unir pour dépasser leurs divergences.

Ce discours du rassemblement n’est-il pas devenu inaudible pour une large part de l’électorat de gauche après ces cinq années de gouvernement socialiste ?

Le meilleur moyen de remettre le Parti socialiste en position de centralité, c’est bien de continuer à mettre un fossé infranchissable entre Hamon et Mélenchon : on va ainsi pousser une partie des électeurs à soutenir Hamon, qui sait probablement mieux incarner le rassemblement et qui, sans rassemblement, sera de fait le candidat de la social-démocratie. Si, au contraire, on joue la convergence et le débat jusqu’au bout, on oblige Hamon à s’appuyer sur les gens qui l’ont élu contre l’appareil du PS et contre l’axe social-libéral. C’est miser sur un rassemblement dont la colonne vertébrale ne sera plus la social-démocratie – ni le PS. J’entends qu’une partie de la population est en rupture avec la politique, à plus forte raison après le dernier quinquennat. Mais avoir la rupture comme seule identité est moins utile à la gauche, malheureusement, qu’au vote en faveur de Marine Le Pen. La gauche doit se reconstituer sur la base d’un ras-le-bol, mais un ras-le-bol avec une perspective. En conformité avec son histoire, elle doit délivrer un message positif, créatif et humain.

 

« Mon mouvement ne s’inscrit pas dans la social-démocratie, ni dans le creuset du PS. Mais pas non plus dans celui de la France insoumise, pour être tout à fait honnête. »

 

La question principale n’est donc pas le rapport avec le PS ?

Le problème, ce n’est pas les socialistes – et croyez bien que, des socialistes, j’en bouffe matin, midi et soir (rires) – mais de savoir si l’on veut rester dans une situation d’absence de débat et de division des candidatures qui conduit à une défaite… dont on espérerait qu’elle accélère une recomposition pour les forces de progrès. Je pense que c’est un pari fou, que nous avons toujours perdu historiquement. Il vaut mieux instruire l’immédiat pour ce qu’il est, tout en sachant qu’il faudra aussi instruire le moyen et le long terme, ce qui demande un débat, des refondations et des recompositions. Mon mouvement ne s’inscrit pas dans la social-démocratie, ni dans le creuset du PS. Mais pas non plus dans celui de la France insoumise, pour être tout à fait honnête.

Quelle signification concrète cet appel au rassemblement prend-il par rapport aux législatives à venir ?

Contrairement à beaucoup, je crains qu’elles soient encore plus compliquées que la présidentielle. Les problèmes de celle-ci seront multipliés par autant de circonscriptions qu’il y en a, avec une base guère plus raisonnable que le sommet. Une défaite d’ampleur à la présidentielle nous inscrirait dans une situation d’urgence : faute d’avoir prévenu, il faudra guérir. Une Marine Le Pen à 25 ou 28% compromettra d’autant les possibilités d’obtenir des députés. Nous-mêmes essayons de travailler à la convergence des forces alternatives, mais nous sommes confrontés à une France insoumise qui veut imposer son propre diktat. Pour le moment, la situation est celle d’une concurrence entre France insoumise, le Parti communiste et une partie non négligeable de ce qui reste du Front de gauche, compliquée par des candidatures citoyennes, des bouts de NPA et même des candidats Macron…

 

« Le PCF veut avoir des députés, mais il ne va pas brader ce qu’il est. Certains disent que nous ne pensons qu’à conclure un accord avec le PS, mais il n’y aura pas d’accord avec le PS ! »

 

Justement, où en sont les négociations entre le PCF et la France insoumise ?

Pour l’heure, nous sortons douloureusement du débat de posture de la France insoumise sur la signature obligatoire de sa charte et sur sa volonté de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions. Les logiques et les tensions territoriales ne contribuent pas à une dynamique pour la présidentielle…Mais on en vient à parler de la réalité et à se soucier de ne pas être en concurrence, notamment dans les circonscriptions reprenables, afin, plus largement, d’obtenir des députés voire un groupe parlementaire qui puissent être la colonne vertébrale de la reprise du combat antilibéral à l’Assemblée. Il faut beaucoup d’efforts, et j’ai parfois l’impression qu’ils sont à sens unique… Je comprends l’aspiration derrière la construction d’un mouvement libéré des logiques d’appareil, en prise directe avec les citoyens : c’est une volonté à laquelle je souscris, et que les partis eux-mêmes veulent prendre en compte. Mais il faut aussi prendre en compte ce qui est le plus utile pour les populations.

Quelle est l’importance de disposer d’un groupe à l’Assemblée nationale ?

L’enjeu législatif est extrêmement important, le dernier quinquennat nous l’a montré. L’élection présidentielle n’entraîne pas forcément une majorité à l’Assemblée. Avec un horizon aussi sombre que le nôtre aujourd’hui, face à l’extrême droite et au libéralisme exacerbé, une présence significative à l’Assemblée est cruciale pour faire entendre notre voix. Et sans majorité législative, nous serons dans l’incapacité d’imposer un processus constituant. Il s’agit donc bien d’un enjeu politique, et non comptable ou boutiquier, contrairement à ce que j’entends souvent. Le PCF veut avoir des députés, mais il ne va pas brader ce qu’il est pour y parvenir. Certains disent que nous ne pensons qu’à conclure un accord avec le PS, mais il n’y aura pas d’accord avec le PS ! Nous prendrons nos responsabilités dans des situations particulières, par exemple face au FN, mais notre ancrage législatif est un ancrage de rupture avec le quinquennat et au-delà.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:31
A Brest, Jean-Luc Mélenchon parle de son projet agricole (Ouest-France, 1er Mars 2017)

Olivier PAULY.

Candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Brest ce mardi soir. Devant 4 500 personnes, il développe son ambition pour un nouveau modèle agricole.

Petite estrade carrée au milieu de la salle. Table haute dans un coin, un gobelet. Autour, comme dans une salle de boxe, les premiers rangs de chaises complétés par les sièges disposés les gradins de l’Aréna, à Brest. Dehors, la file d’attente qui s’étend sur plus de 200 m, une heure avant le début du meeting, en dit long. Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle sous l’étiquette de la France insoumise, était attendu.

Pour patienter, les 4 000 à 4 500 spectateurs annoncés au micro par l’équipe de campagne, ont droit à la diffusion, sur écran géant, d’une émission de la chaîne YouTube de Mélenchon. Ici, pas de biniou pour accompagner l’entrée du candidat dans l’arène du candidat. Pas le genre de la maison. Standing ovation quand même. 

Après les formules d’usage, le thème du soir apparaît clairement. Ce sera l’agriculture. « On ne peut pas continuer avec ce modèle d’agriculture qui fait de nous le premier consommateur de pesticides en Europe, affirme Jean-Luc Mélenchon. Et je ne mets pas en cause les agriculteurs, premières victimes de ce système », précise-t-il. 

À l’inverse, il plaide pour le développement de l’agriculture biologique. « Pour cela il nous faut planifier, organiser, indique le candidat. L’un des moyens de la développer est de décider que tous nos enfants allant à la cantine scolaire mangent bio. »

Fermement opposé au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Jean-Luc Melenchon assure que « le bulletin de vote qui portera [son] nom signifiera » à bas ce traité «. Parce que le prochain Président de la République devra dire s’il est pour ou contre. »

À quelques jours du 8 mars, Journée internationale du droit des femmes, le candidat de la France insoumise s’est exprimé sur l’égalité des sexes : « Si vous payez les femmes comme les hommes, le surplus de cotisations sociales permettrait de financer la retraite à 60 ans pour tous ».

Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur son opposition au projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Sans grande surprise, il a là aussi reçu les acclamations des spectateurs.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:26
Morlaix. Environ 70 personnes ont débrayé aux urgences [vidéo]
  • Sud, CGT et CFDT étaient présents à ce mouvement ayant réuni environ 70 salariés, membres du PCF ou encore usagers.
    Sud, CGT et CFDT étaient présents à ce mouvement ayant réuni environ 70 salariés, membres du PCF ou encore usagers. | Photo : Ouest-France

Depuis la grève du 12 janvier, et plusieurs rencontres avec la direction, le personnel des urgences du centre hospitalier n’a pas obtenu satisfaction. D’où un nouveau débrayage, ce mardi, de 14 h à 15 h, qui a réuni environ 70 personnes (infirmiers, aides-soignants, médécins, usagers...)

Ils réclament davantage de moyens humains en lien avec une fréquentation « en hausse de 16 % depuis 2010 », indique une représentante du personnel. Il leur manquerait, quotidiennement, « au minimum treize heures d’infirmier et trois heures d’aide-soignant ».

Réponse en fin de semaine

« La seule réponse qu’on a obtenue, c’est de la réorganisation, déplore Anne Le Marrec, déléguée CFDT. Soit un quart d’heure par-ci, une demi-heure par-là. »

 

 

Ariane Bénard, directrice, a écouté une nouvelle fois les griefs des salariés. Elle leur répondra avant la fin de la semaine.

Elle rappelle par ailleurs que depuis un mois et demi, « beaucoup de demandes ont été satisfaites. En termes d’organisation du service, de soutien en période de tension et d’insécurité ».

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:17

Jeudi 2 mars nous avions prévu la venue de Pinar Selek, écrivaine turque, celle-ci est annulée ! Nous avions prévu avec l'association Rhizomes à Douarnenez de recevoir dans le mois de mars Ali al-Muqri !

En février-mars, Rhizomes accueille en résidence un auteur et journaliste yéménite en exil, Ali al-Muqri


Le recevoir est pour nous l’occasion de parler du Yémen, de son histoire et du conflit actuel qui ravage le pays, de parler d’écriture, d’engagement, d’exil, de lutte contre tous les intégrismes, mais aussi de la vie de Rimbaud à Aden et de la situation de la population noire du Yémen, de la condition des femmes et des droits humains.

Journaliste, auteur de poésie et d’un essai sur l’alcool et l’islam dans son pays, il est poursuivi par une fatwa lancée par le ministre de la Guidance Islamique.
En France, il a publié deux romans, publiés aux éditions Liana Levi :
Le beau Juif, sur les religions au Yémen et la discrimination dont a été victime la communauté juive du pays au 17ème siècle, et Femme Interdite, sur la condition de la femme et l’islamisme radical.

Il travaille actuellement à un roman sur les révolutions du monde arabe, et à un écrit docu-fiction sur la ville d'Aden, de berceau du cosmopolitisme moyen-oriental au cimetière de toute forme de diversité, inspiré du séjour de Rimbaud …

Poète et lauréat du prix du roman arabe. Réfugié en France depuis un an, il a été accueilli à Paris à la Maison des Journalistes, et apprend le français.

Laurent Baudry, propriétaire de la librairie bouquiniste "A pleine voix" à Morlaix

Bibliographie non exhaustive :

http://www.rhizomes-dz.com/

http://www.humanite.fr/ali-al- muqri-toutes-les-religions-cou pent-le-desir-629364

http://www.lorientlitteraire.c om/article_details.php?cid=15& nid=6475

https://abp.bzh/ali-al-muqri-a u-lycee-diwan-un-romancier-en- exil-41733


 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:54

PAUVRE SEIGNEUR DEPUTE FILLON

 

Belle réussite pour ce fils de notaire…. A qui donc se fier?

 
A qui donc se fier....
Alors que l'affaire Pénélope Fillon bat son plein, voici un petit rappel des turpitudes de ces grands bourgeois qui prétendent nous faire la leçon.
Article du 9 avril 2013 complété le 25 janvier 2017.
 
 
Lundi 8 avril 2013, au JT de 20h sur Antenne 2, François Fillon dévoile son patrimoine et dit entre autres ceci: "Je suis propriétaire d'une maison dans la Sarthe, achetée il y a vingt ans (...) 440.000 euros, en empruntant. Aujourd'hui je pense qu'elle vaut à peu près 650.000 euros. C'est mon seul patrimoine." 
 
Pourtant, voici la "maison" qu'on lui connait dans la Sarthe; pour 650.000 euros c'est plus qu'une affaire!...
 

... d'autant que le Manoir de Beaucé, dont les parties les plus anciennes remontent au 14ème ou 15ème siècle, comprend de nombreuses et vastes dépendances: chapelle, bâtiments agricoles, colombier, chenil sans oublier le jardin paysager servant très régulièrement d'héliport...

 Mais sommes-nous mauvaises langues, François Fillon est simplement chanceux, sans plus... Qu'allons-nous donc insinuer?...
 
 Comble de l'indécence, le 28 août 2013...
A noter la naturel époustouflant de la scène! Eh oui, il faut s'éloigner un peu du bâtiment pour pouvoir le cadrer...
 
 
 
Et s'il n'y avait "que" ça !...
 
Les dépenses scandaleuses de l'austère Monsieur Fillon
 
 
Double face. François Fillon représente le bon père de famille, cinq enfants, catholique, intègre. La droite droite dans ses bottes. On peut même imaginer qu’il a, au moins en partie, gagné la Primaire de son camp parce que ses adversaires les plus dangereux, Sarko et Juppé, ont payé le prix de leurs mises en examen ou condamnations passées. Et pourtant…
 
Pourtant, l’ancien Premier Ministre croule sous les casseroles, accumulées notamment pendant ses cinq années à Matignon. M. Fillon  s’est servi des deniers publics pour son confort personnel, dans des proportions absolument inadmissibles. Ça la fout mal pour quelqu’un qui a parlé « d’Etat en faillite » et prône pour l’avenir une austérité thatchérienne, trente ans après la Dame de Fer. Revue de détails d’une imposture moderne.
 
L’agrandissement de l’appartement de Matignon
 
De 2007 à 2012, François Fillon a résidé avec sa famille à l’Hôtel Matignon dans le 7e arrondissement de Paris. Il s’agit là d’un joyau du patrimoine français, construit en 1722 par Courtonne pour le prince de Tingry. Il a appartenu successivement aux Grimaldi, à Talleyrand, à Napoléon Ier et à Louis XVIII, qui l’échangea en 1816 contre l’Elysée à Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. Suivirent encore, notamment, le Comte de Paris et l’empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph. Les bâtiments et le parc privé attenant (le plus grand de Paris), sont définitivement achetés par la France en 1922, qui en fait la résidence du chef du gouvernement en 1935.
 
Jusqu’en 2007 et le passage de Dominique de Villepin, l’appartement du Premier Ministre compte 78 m2. Sous le mandat Fillon, ce logement a subi un sacré lifting  en passant à 309 m2 (!), dont 213 pour la partie privative, afin d’accueillir sa femme et trois de ses enfants. L’argument serait recevable s’il était le premier Premier Ministre avec une famille.
 
 
Les non-factures de personnel de Matignon
 
Le « tour de force » aura été de créer l’illusion d’une baisse des dépenses de Matignon par un subtil jeu contractuel, repoussant en fait certains frais toujours en cours vers d’autres administrations. Mi-2008, seuls 21 des 70 membres du cabinet du Premier Ministre étaient payés par Matignon. Les autres étaient salariés par le Sénat, le Conseil d’Etat et tout un tas d’administrations annexes. Même constat pour 230 fonctionnaires en service rue de Varenne.
Le tout agrémenté d’un budget présenté comme « de rigueur en temps de crise ». Aucune honte…
 
Les voyages non facturés
 
Encore un tour de passe-passe. Les déplacements du chef du gouvernement sont facturés au Ministère des Affaires Etrangères. On ne peut pas, sur ce point, en tenir rigueur au Sarthois, puisque la pratique est historique. Cependant, dans le même temps, Nicolas Sarkozy met fin à cette hypocrisie de son côté et rapatrie toutes les dépenses de la Présidence vers le budget de l’Elysée, dans un souci de transparence. Ce que n’a pas jugé bon de faire Matignon. Ce faisant, le budget élyséen explose de 30 à 100 millions d’euros entre 2007 et 2008.  
 
Séjour à Marrakech aux frais de l’Etat
 
En mai 2009, François Fillon s’est accordé un weekend privé au Maroc, qu’il a rejoint à bord d’un Falcon 50 de l’Etat. A l’époque, la communication de Matignon annonce qu’un remboursement sur ses deniers propres aura lieu. Le tarif du vol et de l’immobilisation d’un tel avion avec son aéropage d’employés a coûté 182 272 euros pour 3 jours. On attend toujours la preuve dudit remboursement.
 
L’inauguration du TGV en jet privé
 
En 2007, la France inaugure à grand renfort de communication le TGV-Est. On fait une fausse annonce aux journalistes, à Montparnasse, disant que le PM est déjà dans le train pour une séance de travail et qu’il les rejoindra à l’arrivée. Pourtant, le convoi doit faire une pause non prévue de 26 minutes en gare de Nancy-Metz pour… faire monter à bord François Fillon. En effet, le premier des ministres, accompagné d’Alain Juppé, celui de l’Ecologie (sic), a décidé de parcourir une partie du trajet à bord d’un Falcon de l’Etat. Encore. La supercherie aurait du passer comme une lettre à la Poste, mais c’était sans compter sur Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. Échaudée par certaines critiques de M. Fillon à l’encontre de sa société, Mme Idrac a tout révélé aux journalistes en ironisant sur son « voyage multimodal ».
 
Weekends à nos frais dans son château de la Sarthe
 
On peut comprendre que quiconque possède un château apprécie d’y passer son temps libre en famille. Normal. Mais quand on est Premier Ministre et que le dit château se trouve à Solesmes (Sarthe), à 230 kilomètres de Paris, n’y a t-il pas d’autres moyens pour s’y rendre que d’utiliser encore et toujours un Falcon de l’Etat ? C’est le magazine Capital (n°243 – décembre 2011) qui révèle cette nouvelle preuve de l’inconséquence du candidat Les Républicains en période de crise financière.
Chacun des weekends du clan Fillon dans son fief a ainsi coûté plus de 30 000 euros au contribuable. A titre de comparaison, le billet de train Paris-Le Mans est approximativement de 70 euros, pour un trajet… plus rapide. Au total, la facture s’est élevée à 1,3 million d’euros par an ! La crise, on vous dit.
 
Réveillon avec le Raïs
 
Michèle Alliot-Marie en difficulté. Devant l’Assemblée, la Ministre de la Défense tente piteusement d’expliquer une escapade en Tunisie en 2010, payée par l’Etat, auprès de proches de Ben Ali. François Fillon fait profil bas. En effet, le Premier Ministre a exactement la même casserole sur le dos, mais en Egypte. La version officielle veut qu’il soit allé visiter la cathédrale d’Assouan pour « exprimer sa solidarité à l’égard de la communauté copte ».
Problème, M. Fillon est resté sur place du 26 décembre 2010 au 2 janvier 2011, pour un réveillon pas comme les autres. Logé avec sa famille aux frais du gouvernement égyptien dans une dépendance privée du luxueux hôtel Movenpick, sur l’Ile Eléphantine, il se voit offrir un jet privé du Raïs Hosni Moubarak (chassé du pouvoir depuis), pour visiter le temple d’Abou-Simbel, trésor de l’Egypte ancienne. Immobilisé dix jours avec son équipage, logé dans l’hôtel 5* Pyramisa, le désormais célèbre Falcon de la République aura encore coûté une petite fortune à l’Etat, difficile à chiffrer précisément sur ce coup là. Mais pas de panique, cette fois le vol (9 400 euros de l’heure pour un avion de ce type) a été facturé à la famille Fillon… au prix d’un avion de ligne.
 
En 2017, l’Etat paye encore son plein d’essence
 
L’Etat français, comme l’a révélé Mediapart, dépense chaque année des sommes faramineuses pour assurer le train de vie de ses ex, présidents et premiers ministres. Pour l’année examinée, 2014, l’Etat a pris à sa charge pour le compte du « collaborateur de Nicolas Sarkozy » la rémunération d’un assistant (54 717 euros), d’un chauffeur (12 167 euros), les frais d’entretien de la voiture (4 452 euros), l’essence (14 263 euros) et même l’assurance du véhicule (541 euros) ! Total de la facture : plus de 86 000 euros de fonds publics. C’est beau quand même ces hommes politiques qui montrent l’exemple.
 
Sa femme aussi voyage aux frais du contribuable
 
Pénélope Fillon, l’épouse galloise du candidat de la droite à l’élection présidentielle, s’est rendue le 7 mai 2009 à Roscoff, en Bretagne, pour le baptême d’un navire de la Brittany Ferries. Il semblerait que Mme Fillon, et c’est tout à son honneur, avait décidé d’effectuer le trajet en train (Paris-Morlaix), puis en bus, à ses frais. Son Premier Ministre de mari aurait alors insisté en apprenant son choix pour qu’elle utilise l’éternel Falcon de la République, ce qu’elle aurait fini par accepter à contre-cœur.
Le traitement médiatique qui en fut fait par L’Express vaut le détour. L’hebdo a changé de version sans publier d’erratum, pour finalement coller à celle de Mediapart.
On apprend aujourd’hui dans le Canard Enchainé que Pénélope Fillon aurait été rémunérée pendant 8 ans comme attachée parlementaire de François Fillon à hauteur de 500 000 euros sans que quinconque puisse confirmer qu’il ne s’agit pas d’un emploi fictif.
 
La mystérieuse entreprise 2F
 
Un seul employé et plus d’un million d’euros de chiffre d’affaire depuis 2012. L’entreprise de conseil 2F (les initiales de François Fillon), semble être un exemple à suivre. Pourtant, il n’en parle jamais. Pourquoi ?
La loi interdit à un parlementaire de travailler en tant que consultant sauf à avoir débuté cette activité avant son mandat. FF a opportunément déposé les statuts de sa boîte dix jours avant d’être élu député de la deuxième circo de Paris. Bien vu.
Mais comment a t-il pu générer de quoi se verser, tout de même, 18 000 euros de salaire mensuel, en plus de ses revenus de député (5 357 euros nets), auxquels s’ajoutent les frais cités plus haut ? L’essentiel de l’activité provient de conférences répond l’équipe du Manceau. Par contre, pour savoir où et quand, tabou général. Le Canard Enchaîné affirme que l’une d’elles a eu lieu au Kazakhstan en 2013, une autre en Russie la même année, une dernière en Iran en 2016. Du côté de Fillon on nie pour les deux dernières. Encore une fois, beaucoup d’argent et quasiment aucune transparence. Vilaine habitude.
 
Austérité bien ordonnée commence par soi-même, M. Fillon
 
Candidat de la droite et du centre pour 2017, François Fillon annonce du sang et des larmes aux Français. Son programme est clairement réactionnaire sur les valeurs et ultralibéral économiquement. Son projet pour le pays pourrait se résumer en un seul mot : austérité. Quand lui-même se permet de dilapider l’argent public. Honte à lui pour cette duplicité.
Cet article s’adresse surtout à ceux qui envisagent de glisser le nom de l’ancien maire de Sablé-sur-Sarthe dans l’urne le 23 avril prochain. N’oubliez pas au moment fatidique que M. Fillon, depuis son château, se moque ouvertement de vous.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:38
le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

En collège et malgré les discours du gouvernement sur la laïcité, le réseau privé catholique a poursuivi sans contrainte son développement depuis 5 ans (de 2013 à 2017) avec 2084 élèves supplémentaires contre 717 dans le public. L'accélération aux rentrées 2016 et 2017 est notable (° 1649 élèves contre – 44 pour le public) et s'explique évidemment par les libertés laissées au privé dans l'application de la réforme du collège. Mais le public résiste mieux là où le réseau de collèges publics est dense, comme dans le 35 et le 22 (+234 en 6ème public dans le 22 contre +26 en 6e privé).

En revanche, dans le Finistère (+ 1 élève dans le public contre +231 dans le privé) et surtout dans le Morbihan (- 195 élèves pour le public contre +360 dans le privé), le réseau catholique prospère ! Outre les fermetures de 4 collèges publics sur 2 ans (dont 2 dans le 29 et 1 dans le 56), c'est l'absence d'écoles, collèges et lycées publics sur des territoires qui est en cause : par exemple St Avé et Guidel, deux communes du Morbihan de plus de 10 000 habitants, sont sans collège public mais ont chacune un collège privé !

Fréderic Lalys, Matthieu Mahéo, Gwenaël Le Pailh (SNES Bretagne)

Dans le Morbihan et le Finistère, les collèges privés sont en dynamique au détriment des collèges publics (SNES Bretagne)
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:20
Tour de Bretagne du film d'Angélique Kourounis "Aube dorée, une histoire personnelle" sur l'extrême-droite grecque: à Plourin-les-Morlaix et à Berrien le samedi 18 mars

Communiqué de presse de Bretagne Grèce Solidarité Santé

Le film « AUBE DOREE Une affaire personnelle » (Que se passe-t-il dans la tête du néonazi de tous les jours ?) sera projeté en mars 2017 dans l’OUEST de la France, dans 15 salles en Bretagne (Locmiquélic, Baud, Lorient, Quimper, Quimperlé, à nouveau Quimper, Concarneau, Douarnenez, Brest, Berrien, Morlaix, Saint-Malo, Auray, Rennes et Vannes) et 2 salles en Normandie (Alençon et Caen).

Voir dates et lieux ci-dessous…

Ce film de la journaliste-réalisatrice Angélique Kourounis dure 90 minutes. Production OmniaTV avec Arte & Yemaya Productions, avec le soutien de Reporters Sans Frontières, Hellenic League for Human Rights et Rosa Luxemburg Stiftung (Grèce), Charlie-Hebdo, Politis et Econostrum.

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons ». Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

  • L’effondrement économique, l’instabilité politique et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
  • Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

« La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo-nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question mais le premier documentaire d’auteure. »

Après le prix spécial du jury au festival de Los Angeles, Aube Dorée une affaire personnelle a reçu le prix Avéroès junior au Primed 2016 à Marseille et il vient d'être sélectionné au festival de Berlin.

Il a été sélectionné dans 15 festivals, nominé à 14 reprises et  primé 2 fois.

En dehors du Grec, il a été traduit dans 6 langues : Français, Anglais, Espagnol (et Catalan), Italien et Allemand.

Les projections du film ont lieu depuis un an en France  mais aussi  un peu partout en Europe ainsi qu’au Canada, en Nouvelle Zélande et en Australie. Et, prochainement en Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Italie et Chypre... Le film sera projeté prochainement au Parlement européen, « ce qui nous donnera l'occasion de parler des politiques d'austérité qui nous mettent à genoux et du réseau de solidarité qui s'est tissé avec les grecs un peu partout en Europe », dit la réalisatrice.

Deux liens pour le film : https://www.youtube.com/watch?v=yyR_wNururk et https://goldendawnapersonalaffair.com/fr/

CALENDRIER DES PROJECTIONS

5 mars 2017 : A 17H à Locmiquélic, Salle L'Artimon, place Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

6 mars 2017 : A 20H30 à Baud, Cinéma Le Celtic, 1 rue de la Libération (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

7 mars 2017 : A 20H à Lorient, Salle audio, Cité Allende (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

8 mars 2017 : A 18H30 à Quimper,  MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4, rue Teilhard de Chardin (projection seule)

13 mars 2017 : A 20H30 à Quimperlé, Salle Ellé, Centre de Coat Kaer, rue Coat Kaer (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

14 mars 2017 : A 20H30 à Quimper,            MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4 rue Teilhard de Chardin (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

15 mars 2017 : A 20H30 à Concarneau, Maison des associations -26 rue du Maréchal Foch (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

16 mars 2017 : A 20H30 à Douarnenez, Cinéma " Le K", 39 rue Louis Pasteur (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

17 mars 2017 : A 20H à Brest,          Cinéma « Les Studios », 136 rue Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 14H30 à Plourin-Les-Morlaix, Centre social Ti An Oll (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 20H30 à Berrien, Salle Asphodèle (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

20 mars 2017 : A 20H à Saint-Malo, Cinéma Le Vauban 1, 10 Boulevard de la Tour d'Auvergne           (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

21 mars 2017 : A 20H à Auray, Salle Hélène Branche, 18 rue du Penher  (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

25 mars 2017 : A 18-23H à Rennes, MJC Bréquigny, 15 Avenue Georges Graff (suivi d’un débat avec la réalisatrice). PROJECTION DEBAT DANS LE CADRE DU FESTIVAL CINE ACTION, 2 FILMS…

27 mars 2017 : A 20H à Vannes, Palais des Arts, Place de Bretagne (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

28 mars 2017 : A 19H30 à Alençon, Maison de la vie associative, 25 rue Demées (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

30 mars 2017 : A ?H à Caen, Cinéma Lux 6 Avenue Sainte-Thérèse (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

CONTACTS : Pour la Bretagne, vous pouvez contacter : René Touriguine (rentourig@yahoo.fr et 06.80.06.05.76) André Locussol (andre.locussol@orange.fr et 06.89.77.43.72) et pour le 29, Claude Le Moguen (claude.le.moguen@gmail.com et 02.98.53.16.27). Pour la Normandie vous pouvez joindre : Michail Sinodinos (lagadianos2@gmail.com et 06.16.44.74.67 et Katerina Zambettakis (czambettakis@mailoo.org et 06.37.56.61.14)

A NOTER QU’IL EST  MIS A DISPOSITION, GRATUITEMENT, POUR TOUTE  PROJECTION DANS LES ECOLES. 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:35
Membre du Front de Gauche
Section de Morlaix
2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35
Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/
 

Communiqué de presse du PCF pays de Morlaix-le 23 février 2017

Le 12 janvier dernier, les personnels des urgences du Centre Hospitalier du Pays de Morlaix ont manifesté (grève, rassemblement), avec l’appui d’usagers, pour alerter sur les graves difficultés rencontrées par le service des urgences, réclamer davantage  de moyens, et être enfin entendus sur leurs revendications pour un service public digne de ce nom et une autre gestion de l'hôpital, avec des moyens humains plus importants. 

Les personnels, avec leurs organisations syndicales, ont élaboré un document complet relatant leurs difficultés ainsi que des propositions de réorganisation qui permettaient de manière simple de régler les problèmes qu'ils rencontrent.

A ce jour, il n’y a aucune perspective d’amélioration et de prises en compte des revendications. C’est pourquoi un appel intersyndical (CGT, Solidaires, CFDT) est lancé pour une nouvelle journée d'actions le mardi 28 février.

L’hôpital de Morlaix, comme l’ensemble du système de santé en France, est victime des politiques néolibérales et d’austérité que nous dénonçons et qui ne peuvent plus continuer sans dégrader gravement les conditions de soins, l'égalité devant la santé, et les conditions de travail des personnels de santé. 

La section PCF du Pays de Morlaix apporte son soutien aux personnels dans l’action et sera présente aux côtés des personnels grévistes. 

Elle appelle la population à venir apporter son soutien aux personnels (rassemblement devant le bâtiment des urgences le mardi 28 février à 14 h), à exiger, comme usagers de l’hôpital, un service public avec des moyens à la hauteur des besoins permettant de garantir une sécurité et une qualité de soins auquel ils ont droit. 

communiqué de presse du PCF Pays de Morlaix: soutien à l'action intersyndicale des personnels de l'hôpital de Morlaix pour les Urgences le 28 février 2017
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:34
Soutien aux personnels de l'hôpital en lutte: appel à manifester le 28 février 2017 du comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Communiqué - 23 février 2017

Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix soutient pleinement l'initiative des agents hospitaliers qui dénoncent la situation des urgences du CHPM de Morlaix, et réclament depuis de longues semaines davantage de moyens en personnels et en moyens matériels.

Malgré les besoins en personnels et en logistique en hausse, la direction de l'hôpital de Morlaix semble faire la sourde oreille aux revendications des personnels.

Pourtant il est avéré que l'activité du service des urgences a progressé de 16 % depuis 2010.

Cette situation conduit à une dégradation de la prise en charge, aux effets dommageables pour les patients et engendrant pour eux des risques accrus.

Les syndicats ont décidé d'engager une action de débrayage et de grève le mardi 28 février, et un rassemblement à 14 h devant le bâtiment des urgences.

Aussi le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix appelle les usagers et la population à soutenir l'action des personnels le mardi 28 février et à participer au rassemblement à 14 h devant le service des urgences de l'hôpital de Morlaix.

banderoles lors de la mobilisation du 12 janvier 2017 aux Urgences de l'hôpital de Morlaix

banderoles lors de la mobilisation du 12 janvier 2017 aux Urgences de l'hôpital de Morlaix

Soutien aux personnels de l'hôpital en lutte: appel à manifester le 28 février 2017 du comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 21:33
Mise à sac de l'Hôpital par les logiques libérales de baisse de moyens, et de gestion privatisée privilégiant la rentabilité: la CGT joue collectif dans la riposte (Le Télégramme, 24 février 2017)
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