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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:07
photo Jean-Luc Le Calvez

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photo Jean-Marc Nayet

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photo Jean-Marc Nayet

200 personnes présentes devant les urgences et dans les locaux de la direction. 

Une mobilisation forte, pour que les revendications du personnel soient enfin entendues! 

lettre à la directrice de l'hôpital des personnels

lettre à la directrice de l'hôpital des personnels

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:06
Marguerite Duras et Robert Antelme

Marguerite Duras et Robert Antelme

Marguerite Duras, décédée le 3 mars 1996 !


L'élan d'une jeune écrivaine (1914-1950)
Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, une ville de la banlieue Nord de Saïgon. A l'âge de 5 ans la jeune Marguerite vit toujours à Saïgon lorsque son père Emile meurt, en France. Deux ans plus tard, en 1923, sa mère s'installe avec ses trois enfants à Vinh Long, une ville située dans le delta du Mékong.
Marguerite Donnadieu passe toute son enfance au Viet-Nam. En 1932, alors qu'elle vient d'obtenir son baccalauréat, elle quitte Saïgon et vient s'installer en France pour poursuivre ses études. Elle obtient en 1963 une licence en droit.
Cette même année elle rencontre un certain Robert Antelme qu'elle épousera en 1939. De cette union naîtra en 1942 un premier enfant malheureusement mort-né. Cette période troublé dans la vie de Marguerite Donnadieu sera marquée également par la rencontre de son futur second mari, Dionys Mascolo.
En 1943 Marguerite et Robert Antelme déménage, ils s'installent au 5 rue St Benoît, à Paris, dans le quartier de St Germain des Près. Robert Antelme et Dionys Mascolo se lient d'une profonde amitié et avec Marguerite entrent dans la résistance. En parallèle Marguerite Donnadieu publie un premier ouvrage sous le pseudonyme de Marguerite Duras : Les Impudents (Editions Plon). L'année suivante elle passe chez Gallimard et fournit son deuxième ouvrage, La vie tranquille. 1944 est l'année qui marque l'arrestation de son mari Robert, déporté à Dachau. Marguerite s'inscrit alors au PCF, la Parti Communiste Français. A la libération Robert Antelme est libéré dans un état critique, il rejoint son épouse dans son domicile parisien. En 1947 Marguerite Duras divorce et se remarie avec Dionys Mascolo dont elle aura rapidement un enfant prénommé Jean.
Vers la diversification des activités (1950-1968)
En 1950 Marguerite Duras quitte le PCF, elle publie Un Barrage contre le Pacifique, une œuvre majeure commencée trois ans plus tôt, puis en 1952 Le Marin de Gibraltar, et en 1955 Le Square. En 1957 elle rencontre Gérard Jarlot, avec qui elle va collaborer pour de nombreuses adaptations théâtrales ou cinématographiques. En parallèle sa vie personnelle est bousculée par deux évènements majeurs : elle se sépare de son second mari et sa mère décède.
Poursuivant son œuvre littéraire, Marguerite Duras publie en 1958Moderato Cantabile; alors que les salles de cinéma mette pour la première fois à l'affiche une adaptation d'un de ses livres, Un barrage contre le Pacifique, de René Clément. Ses droits d'auteurs commencent à lui apporter une certaine aisance, ce qui lui permet d'aménager dans une maison individuelle à Neauphle-le-Château. Lancé dans le cinéma, elle signe les dialogues d'Hiroshima mon amour, d'Alain Resnais.
Cette multiplication des activités fait reconnaître Marguerite Duras au niveau national. De 1960 à 1967 elle est membre du jury Médicis. Politiquement marqué à gauche malgré l'abandon de sa carte de membre du PCF, elle milite activement contre la guerre d'Algérie, dont la signature du Manifeste des 121, une pétition sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie, est le fait le plus marquant.
En 1963 elle commence l'écriture du Vice-Consul, puis en 1964 elle publie Le Ravissement de Lol V. Stein, un nouveau roman, et l'année suivante sa première œuvre théâtrale, "Théâtre" (tome I, éditions Gallimard). Active dans les évènements de mai 1968, elle poursuit toutefois la diversification de ses activités théâtrales en créant la pièce "L'Amante anglaise", mise en scène par Claude Régy.
La reconnaissance (1968-1996)
En 1969 elle passe à la réalisation cinématographique avec "Détruire, dit-elle". Puis en 1972 sa maison sert de décor à "Nathalie Granger", son nouveau film, puis elle écrit tour à tour "India Song" et "La Femme du Gange", qu'elle tourne au cinéma (Catherine Sellers, Gérard Depardieu, Dionys Mascolo)
En 1973 "India Song" est transformé en pièce de théâtre et parallèlement en film (sorti en salles en 1975). En 1977 c'est "Le Camion" qui sort au cinéma, un film marqué par l'apparition de Duras en tant qu'actrice (rôle succinct). Cette période prolifique pour elle se poursuit avec la réalisation en 1979 de quatre courts-métrages : "Les Mains négatives", "Césarée", "Aurélia Steiner-Melbourne" et "Aurélia Steiner-Vancouver".
A partir du début des années 80, Marguerite Duras poursuit la multiplication de ses activités avec la réalisation de "Dialogue de Rome", un film commandé par la RAI Italienne, puis suivront "Savannah Bay", "La Maladie de la mort" et en 1984 L'amant, un roman largement autobiographique reprenant la trame de son enfance. En 1985 elle met en scène "La Musica deuxième" au théâtre Renaud-Barrault, puis elle publie "Yann Andréa Steiner" (1992, éditions POL), "Ecrire" (1993, Gallimard) et "C'est tout" (1995, éditions POL)
Marguerite Donnadieu, dit Marguerite Duras s'est éteinte le 3 mars 1996 à son domicile parisien de St Germain des Près.

Marguerite Duras (4 avril 1914- 3 mars 1996): par Robert Clément
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:00
« Macron, c’est Tony Blair avec 20 ans de retard »
PROPOS RECUEILLIS PAS LOLA RUSCIO
JEUDI, 2 MARS, 2017
HUMANITE
Entretien avec l’économiste Frédéric Farah, co-auteur de l’ouvrage « Introduction inquiète à la Macron-économie » et professeur d’économie à l’université Paris III.
Quelle est votre appréciation de son programme économique dévoilé intégralement jeudi ?

@FredericFarah

 
 
 

Frédéric Farah : Macron est vendu comme du neuf, mais ce qu’il propose est poussiéreux. Il s’inscrit dans la continuité avec la ligne social-libérale du gouvernement tout en appuyant sur l’accélérateur.  On pourrait croire que la nouveauté se trouve dans sa réforme du marché du travail ou de l’assurance-chômage, mais elles sont directement inspirées du modèle anglais.  Alors que l'assurance-chômage est aujourd'hui financée par les cotisations salariales et patronales, il veut que ce système soit financé par l’impôt. Ce qui va engendrer un Etat social au rabais : tout le monde va bénéficier d’un minimum chômage, mais les indemnités vont être tirées vers le bas, comme c’est le cas en Grande-Bretagne. Pareil sur l’arrêt du versement des allocations chômage en cas de refus après des offres d’emploi, elles aussi inspirées par Margaret Thatcher. Autant de mesures qui ne combattent pas le chômage, mais les chômeurs.

Il s’inspire aussi de la flexisécurité danoise, initiée dans les années 1990, qui repose sur un marché du travail « flexible » et sur des facilités à licencier et embaucher, en assurant aux personnes une allocation modulable dans le temps et un accès à la formation. Dans ce sillage, Macron pense qu’accorder plus de flexibilité  sur le marché du travail revient à créer automatiquement des emplois. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui préconisait cette recette en 1994, concédait en 2004,  qu’il n’y a pas de corrélation entre la création d’emplois et la  flexibilité.  Au bout de la logique libérale, la flexibilité conduit à la modération salariale : le salaire est perçu comme un coût à comprimer pour gagner en compétitivité.
 
En ce sens, son projet s’inscrit-il dans les politiques d’austérité mises en œuvre en Europe ?
Oui. Emmanuel Macron est euro-compatible : il promet un plan de relance de 50 milliards et une réduction des dépenses publiques à hauteur de 60 milliards d’euros, en restant très flou sur la manière dont il va le faire. Comme il ne veut pas changer de cadre européen, il va davantage libéraliser, miser sur la  formation et la  mobilité en espérant que ça marche,  accroître le contrôle des chômeurs… Il reste dans cette logique qui consiste à traquer la dépense publique, comme si elle était improductive par nature. A l’instar des élites françaises, le candidat souhaite amplifier les réformes structurelles pour obtenir les faveurs de l’Allemagne. C'est-à-dire réformer le droit du travail et la protection sociale et ne trouve rien à redire sur l’euro ou les règles budgétaires. Sans sortir de ces règles européennes, une seule orientation politique est possible, qui repose sur un élargissement de la concurrence et un renforcement des mécanismes de marché.
 
L’alternative pour sortir de l’austérité est européenne ?
Oui, mais pas dans l’Europe que nous connaissons. Depuis le tournant de la rigueur sous Mitterrand, et plus que dans les décennies précédentes, la France a choisi d’associer son avenir au sein de la construction européenne. Personne n’a remis en cause cette idée, qui a été reprise par les majorités gouvernementales successives. Mais, aujourd’hui, les candidats devraient débattre sur notre rapport à l’Europe. Il appartient à la France de redonner vie au couple franco-allemand, non pas en se soumettant à son modèle, mais en lui expliquant qu’elle a intérêt à redevenir une Allemagne européenne, comme ce fût le cas pendant la guerre froide, et non plus une Europe allemande, comme c’est le cas aujourd’hui.
Concernant la zone euro, même le FMI, qui n’est pourtant pas une organisation altermondialiste, explique que la monnaie européenne est surévaluée pour l’économie française et sous-évalué pour l’économie allemande. Emmanuel Macron a choisi de ne pas s’emparer de ce débat. Pourtant la solution est européenne. 
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 05:51

Macron et Fillon : les frères jumeaux du néolibéralisme (Olivier Dartigolles )

 

Maintien de l'austérité budgétaire et de politiques néolibérales à l'échelle européenne, poursuite des exonérations de cotisations sociales patronales, baisse de l’imposition des hauts revenus et des revenus du capital à travers sa réforme de l'ISF, de l'impôt sur les sociétés et la flat tax à 30 %, baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques, suppression de 120.000 fonctionnaires, casse des droits des chômeurs, suppression des régimes spéciaux de retraite… le programme d'Emmanuel Macron, entièrement soumis aux exigences du MEDEF, est une déclaration de guerre aux travailleurs du pays.

Loin d'apporter des réponses nouvelles, il fait la part belle à de vielles recettes inefficaces pour l'emploi et conduirait à la dégradation de services publics essentiels à la réponse aux besoins sociaux. Sa réforme de l'unedic fragiliserait considérablement l’indemnisation du chômage et la négociation collective dans son ensemble. La suppression des régimes spéciaux dégraderait le droit à la retraite pour des millions de français. Le droit à l'éducation serait quant à lui mis à mal par un projet qui casse le cadre national et créerait une École à plusieurs vitesses et le droit logement par l'absence totale de propositions en faveur du logement social.

Quant aux mesures soi-disant favorables aux catégories populaires et moyennes comme la suppression des cotisations salariales, la revalorisation d'allocations ou encore la suppression de la taxe d'habitation, force est de constater que l'augmentation du pouvoir d'achat promise serait annulée par la casse de la protection sociale et le recul des services publics, en particulier dans les communes, qui seraient pénalisées tant par la baisse de leurs ressources que par la réduction du nombre d'agents territoriaux.

François Fillon découvre aujourd'hui qu'il a un frère jumeau dont le programme partage exactement le même logiciel néolibéral.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:30
Le PCF n'abandonne pas la bataille du rassemblement
PIERRE DUQUESNE
MERCREDI, 1 MARS, 2017
L'HUMANITE
Initiative du PCF devant la Banque de France en mars 2015. Photo : PCF
Initiative du PCF devant la Banque de France en mars 2015. Photo : PCF

Le Parti communistes français a invité mardi à la Bellevilloise les principales forces de gauche à débattre de la finance internationale afin de travailler les convergences au-delà de la question des candidatures.

Pierre Laurent et le PCF ne lâchent pas l'affaire. Mardi soir, à la Bellevilloise à Paris, ils ont poursuivit le combat pour le rassemblement de la gauche, à l'occasion des deuxièmes Rencontres nationales de la campagne du PCF. Une construction par le bout des candidatures étant « compliquée », le secrétaire national du PCF a proposé d’y parvenir par « le biais des idées et des propositions », en invitant les principales forces de gauche à débattre autour de ce mot d’ordre : « Notre ennemi, c'est toujours la finance ! ».

« La question sur laquelle on ne parvient pas à s’entendre, c’est celle de l’Europe »

« La loi de séparation bancaire a été la première prise de conscience du fait que François Hollande avait déjà renoncé à faire de la finance son ennemi », estime d'emblée Eva Sas, députée EELV, soulignant les « combats communs » menés pendant cinq ans avec le frondeur Pascal Cherki (PS) et Nicolas Sansu (PCF), avant de dénoncer la pénétration des lobbys financiers au plus haut niveau de l'Etat. Il y a « de nombreux points de convergences », reconnaît la représentante de la France insoumise, Jeanne Chevalier. Mais « à moins de 60 jours de la présidentielle, la question sur laquelle on ne parvient pas à s’entendre, c’est celle de l’Europe, et elle a tout à voir avec l’argent et la puissance de la finance», mesure-t-elle, projetant la recomposition de la gauche à partir de la fracture née du « débat sur le Traité constitutionnel européen ». « Il faut que l'on se donne les moyens de négocier en se donnant un Plan B », rappelle-t-elle. 

Ça tombe bien, Pascal Cherki, proche de Hamon, a voté contre ce traité. Mais il appelle à construire l'avenir plutôt que de regarder le passé, se remémorant au passage que seuls les communistes s'étaient prononcés contre le traité de Maastricht, à l’époque, avant que d’autres forces n’évoluent sur le sujet. La victoire de Benoît Hamon est, pour lui, le signal que la « page a été tournée » au PS. Pour le reste, il a répété, pour preuve de bonne foi, que le premier déplacement de Hamon s'est fait au Portugal, et non en Allemagne, et qu'il n'y aura pas de solution qui ne soit pas européenne. « Ce n’est pas une unité de façade qui permettra de battre Marine Le Pen, mais la mise au cœur du débat de la question sur laquelle la gauche a échoué, analyse Pierre Laurent. Et c’est sur la question de la finance qu’elle a échoué, comme elle échoue depuis trente ans à chaque fois qu’elle est confrontée à l’exercice du pouvoir. Il n'y aura donc pas de succès de la gauche si nous n’organisons pas la reprise du pouvoir sur la finance. »

« Rien ne se fera sans intervention populaire »

Les convergences semblent nombreuses dès lors que les participants abordent la question de la Banque centrale européenne, dont les économistes Frédéric Boccara et François Morin ont souligné l’importance. Même chose pour les conséquences du CICE et du crédit impôt recherche, ce gâchis d’argent public mis en lumière par la sénatrice PCF Marie-France Beaufils. Idem encore sur la question de la rémunération du capital bien plus haute que celle du travail. La proposition de COP fiscale, avancée par le député PCF Alain Bocquet, sur le modèle des grandes conférences environnementales mondiales a aussi un certain succès, repris par plusieurs intervenants à la tribune. Si nous avions commencé à « discuter d'un contrat commun avant de discuter des uns et des autres, cela aurait été plus facile », note Pierre Laurent. Les échanges entre forces de gauches, qui sont « toutes légitimes », doivent être « publics, clairs, transparents », ajoute-t-il. « Moi, je refuse que tout le monde soit otage d’un débat où il y a deux solutions : ou le ralliement, ou se tourner le dos et se retrouver après la catastrophe. Des millions de Français attendent de nous voir débattre », poursuit le secrétaire nationale du PCF. « Rien ne se fera sans intervention populaire », souligne aussi Françoise Davisse, réalisatrice du documentaire Comme des Lions, sur la lutte des salariés de PSA d'Aulnay-sous-Bois, dont l’usine a été fermée dans le seul but de faire encore plus de profits financiers. « Il ne suffira pas d’avoir un programme, des points d’accords, et les meilleurs propositions communes », poursuit-elle. La question, c'est aussi ce qu'il se passe après l'élection. Car si François Hollande a renoncé, c'est peut être parce que « plein de gens ont intégré l’idée que la lutte, ça ne marche pas, ça ne sert à rien ». Pour gagner, il faut créer du « rapport de force. Il faut bien autre chose que des élections », conclut-elle.

« Il faut dire aux gens que nous allons continuer le combat avec eux »

Un soir électoral ne pourra pas tout changer, reconnaît Pierre Laurent. Mais toutes « les grandes conquêtes sociales dans notre pays ont allié grandes mobilisations sociales et victoires électorales ». Et l'on ne part pas de rien, selon le communiste : il y a eu la mobilisation contre la loi travail, entre autres, et l’élimination de Manuel Valls après le renoncement de François Hollande. « Dans les entreprises, comme dans le processus électoral, il faut permettre aux citoyens, travailleurs, salariés, de reprendre les pouvoirs. Il faut dire aux gens que nous allons continuer le combat avec eux », insiste-t-il. « Il y a des obstacles pour construire dans le peu de temps qu'il nous reste des alliances, des rapports de forces électoraux. Mais si nous faisons dans tous le pays des débats de ce genre, si nous multiplions des Bellevilloises comme ce soir, si nous encourageons les forces citoyennes à entrer dans le débat sans rester spectateurs de la vie politique, nous pourrons lever des obstacles et changer la situation dans les huit semaines qui viennent. Car beaucoup de choses peuvent encore se jouer ! »

Lire aussi :

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:15
Paris manif contre la loi El Khomri - mai 2017 - va t-on subir 5 ans de régression sociale et démocratique XXL faute d'une entente Hamon-Mélenchon sans laquelle la gauche n'a quasiment aucune chance d'être présente au second tour des Présidentielles?

Paris manif contre la loi El Khomri - mai 2017 - va t-on subir 5 ans de régression sociale et démocratique XXL faute d'une entente Hamon-Mélenchon sans laquelle la gauche n'a quasiment aucune chance d'être présente au second tour des Présidentielles?

Grand rassemblement citoyen SAMEDI 14 heures Place de la République à Paris pour une candidature unitaire à la Présidentielle !

 

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE !!!

 

L’appel « Vous attendez quoi » est issu de l’Appel des Cent qui regroupe des responsables politiques (  dont PCF) et syndicaux de tous horizons de la gauche depuis  le 1er Mai 2016…

Les discussions sont en cours entre les différent-e-s candidat-e-s, mais rien ne nous garantit que cela aboutisse à une réelle coalition des gauches et des écologistes aux prochaines élections.

Il est temps de leur montrer que nous sommes nombreux à demander ce rassemblement, nombreux à vouloir une véritable alternative gagnante aux élections présidentielles. Une alternative fondée sur un grand projet de transition démocratique, écologique, économique et sociale.

 

Rejoignez-nous lors des rassemblements organisés les 3, 4 et 5 mars aux quatre coins de la France pour faire passer le message !

 

ALBI : samedi 4 mars - Place du Vigan - 10:00
https://www.facebook.com/events/262738794149288/

AUBENAS : samedi 4 mars - au Kiosque - 10:00
https://www.facebook.com/events/735583879950329/

LILLE : sam 4 mars - Place du Vieux Marché aux Chevaux - 13:00
https://www.facebook.com/events/1941762442723828/

LYON : dimanche 5 mars - Place de la Comédie - 16:30
https://www.facebook.com/events/1917467021817721/

MONTPELLIER : sam 4 mars - Place de la Comédie - 15:00
https://www.facebook.com/events/1657885481171842/

NANTES : jeudi 2 mars - Place Royale - 18:30
https://www.facebook.com/events/1403611863024340/

PARIS : samedi 4 mars - Place de la République - 14:00
https://www.facebook.com/events/414026398939874

TOULOUSE : samedi 4 mars - Place du Capitole - 14:00
https://www.facebook.com/events/987409494724155/
https://www.facebook.com/events/987409494724155/

AUTRES VILLES :
Des initiatives citoyennes naissent chaque jour. Depuis l'envoi de ce message, un rassemblement s'est peut-être ajouté près de chez vous ! Vérifiez-le ici :
https://www.facebook.com/events/1449968668360950/

 

Montrons-leur que le peuple de gauche est debout et déterminé !

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 14:32

Le nouveau numéro spécial de la LRI que vous tenez entre les mains veut lever le voile sur la réalité de la situation des migrants en France et en Europe et sur la nocivité des programmes de rejet que la droite et l’extrême droite ont bien l’intention de mettre en oeuvre si elles gagnent les prochaines élections.
Ainsi donc, à les écouter, il n’y aurait plus de problèmes économiques et sociaux en France et en Europe si nous « accueillions moins » d’immigrés. Migrants, réfugiés… « étrangers», « clandestins », d’amalgames en amalgames et de mensonges éhontés en chiffres truqués, droite et extrême droite tissent leur toile. L’extrême droite se distingue de la droite
ultralibérale en exploitant le rejet des politiques européennes pour présenter l’UE comme trop permissive alors qu’en réalité les politiques migratoires européennes mises au point depuis 1990 sont ultra-sélectives et sécuritaires.
Ce n’est pas parce qu’il y aurait plus d’immigrés que les extrêmes droites progressent en Europe, mais à l’inverse c’est parce que les extrêmes droites progressent sur fond de profonde crise existentielle du cadre européen que les politiques migratoires des pays européens se font de plus en plus restrictives, créant des « goulots d’étranglement », jetant
les candidats à l’immigration dans les bras des passeurs, vouant des milliers d’entre eux au travail au noir, à la mort par noyade, aux violences et viols.
Certes les flux migratoires ont augmenté ces vingt dernières années avec les crises économiques des pays d’Europe centrale et orientale, le développement ou la poursuite de
conflits et guerres au Moyen-Orient et en Afrique, les dictatures et aggravations
des inégalités économiques et sociales, et avec les changements climatiques mais aussi avec le développement des qualifications et des compétences. Ces mouvements concernent seulement 3 à 3,5 % de la population mondiale et majoritairement d’un pays du Sud vers un
autre pays du Sud. L’UE est le cadre de fortes migrations internes – migrants d’Europe centrale que l’extrême droite britannique a précisément ciblés lors du référendum sur
le Brexit alors que le vrai problème est, depuis 20 ans, la Directive du travailleur détaché qui a organisé un dumping social frénétique à l’intérieur de l’UE.
Accuser les immigrés de la crise, c’est oublier un peu vite que, même quand ils sont maintenus dans l’illégalité, les immigrés qui travaillent produisent non seulement des richesses
mais versent des cotisations sociales, paient des impôts et participent ainsi au budget de l’État – si tant est qu’il ne soit pas grevé par les politiques d’austérité car voilà bien la cause du manque de logements, de services publics d’éducation, santé et transport, d’aide et protection sociales…
Les migrants qui travaillent nous « prennent-ils » des emplois devenus rares ? En France, les migrants, toute situation confondue, représentent seulement 10 % de la population ; ce ne sont pas eux qui sont à l’origine de la fermeture des industries et mines du Nord et de
l’Est de la France ou de la baisse des effectifs dans la Fonction publique
auxquels ils n’ont pas accès… mais bien les vagues de délocalisations de ces trente dernières années qui ont engraissé les actionnaires du CAC 40 par exemple, et le transfert
de la dette des banques sur les budgets nationaux après la crise de 2008. Mais si nous voulons sortir le pays de la crise, créer des emplois, augmenter les salaires, diminuer
les inégalités sociales, développer l’industrie française tout en l’engageant dans la transition écologique, développer tous les services publics et contribuer à une République pour
tous, se donner les moyens d’une sécurité humaine collective… c’est d’une tout autre politique nationale et européenne dont nous avons besoin reprenant le contrôle sur la souveraineté économique et budgétaire du pays afin de réinvestir dans le développement humain, social et
écologique. S’attaquer au système ce serait ça car les emplois qui n’existent plus, n’existent plus pour personne. Par contre chaque travailleur, Français ou immigré, contribue
à l’économie du pays. À nous de décider si la société doit encore longtemps subir le joug des
financiers et des actionnaires, ou si nous voulons une économie au service de la société tout entière.

Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF
 

(LETTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES - SPÉCIAL MIGRANTS - FÉVRIER 2017
MIGRANTS)

LE MONDE DU 28/09/2016

1952 RÉFUGIÉS RELOCALISÉS EN FRANCE SUR UN OBJECTIF DE 17 762 PRÉVUS POUR SEPTEMBRE 2017

 

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:39
L'UD CGT du Finistère organise une soirée ciné-débat à La Salamandre autour du formidable film de Gilles Perret "La Sociale" le jeudi 2 mars à 20H30 (3,50€) sur Ambroise Croizat et la naissance de la Sécu
pour rappel, l'union départementale CGT du Finistère organise jeudi prochain une soirée "débat / cinéma".
 
Elle se tiendra au cinéma la Salamandre de Morlaix avec la projection du film "La Sociale".
 
 
Infos pratiques :
 
- Le film sera diffusé à 20 h 30.
 
- Le prix de l'entrée est de 3.50 euros.
 
- Capacité de la salle : 140 places.
 
- Un débat, animé par des membres de l'UD CGT du Finistère, se tiendra après le visionnage du film.
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:06
Chemin de croix - Fra Angelico (Notre-Dame de Rimont)

Chemin de croix - Fra Angelico (Notre-Dame de Rimont)

"Le nous" s'incarne si mal dans leurs "Je-ux"! 

Certes, il faut de l'imaginaire, des émotions, du combat symbolique et réel en politique car les choix à faire sont tranchés et la vie sociale est faite de combats économiques et sociaux réels, d'une lutte des classes, tandis que la conscience de groupe se pose en s'opposant. 

Mais les institutions pernicieuses et anti-démocratiques de la Ve République, aggravées par des pratiques politiques peu reluisantes et malhonnêtes pour la droite et l'extrême-droite, par un capitalisme financier prédateur et vampirisant, produisent une caricature de campagne présidentielle où des candidats prétendent marcher sur l'eau conduisant le troupeau ou s'exposer au sacrifice pour le faire monter au Ciel.  

Après Marine Le Pen qui se veut l'incarnation de la colère du Peuple et soit la victime émissaire soit le fossoyeur du Système - Europe, juges, gouvernement, médias aux services des puissances d'argent, Emmanuel Macron qui tout en se donnant des airs de sauveur touché par la grâce se voulait aussi marginal et persécuté par rapport au "système" dont pourtant il défend si bien les intérêts capitalistes de court et moyen terme en brouillant de manière toujours plus accusée, dans la logique creusée par Hollande et Valls, le clivage gauche-droite, Jean-Luc Mélenchon qui dit "moi ou le déluge" et incarne aussi un style de charisme messianique centré sur l'idée que nous seuls, les Initiés, les Insoumis, incarnons la "pureté et pouvons sauver le pays" , "tout le reste n'étant que compromission et pourriture", c'est François Fillon qui joue les Christs martyrs d'un complot ourdi par la gauche et le système judiciaire. C'est la fin d'un faux suspense. Convoqué par les juges, le 15 mars, pour une probable mise en examen, François Fillon, criant son innocence, nous refait le coup du complot, de l'acharnement judiciaire et politique, allant jusqu'à évoquer la violation de l'Etat de droit, d'un assassinat politique de l'élection présidentielle elle-même. Il aurait bénéficié d'une justice inéquitable et uniquement à charge. Contrairement à l'engagement pris il y a un mois, à savoir qu'il se retirait s'il était mis en examen, il persiste et signe. Il ne cédera pas, il ne se retirera pas. Contre vents et marées, il en appelle au seul juge à ses yeux, le suffrage universel. Dans la foulée, François Fillon s'attaque à l'état de droit, à l'indépendance de la justice, multiplie les procès d'intention indignes. Il montre la droite qu'il représente en organisation mafieuse prête à tout pour le pouvoir et l'argent et qui ne respecte ni les valeurs, ni les lois de la République. En attendant, ce sont les citoyens qui portent leur croix, et ce n'est pas prêt de s'arrêter, apparemment! 

Ismaël Dupont - le 1er mars 2017

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 13:03
LA SNCF renoue avec les bénéfices au détriment des effectifs et des salaires (L'Humanité, 27 février 2017)
La SNCF renoue avec les bénéfices aux dépens des effectifs et des salaires
LAURENCE MAURIAUCOURT
LUNDI, 27 FÉVRIER, 2017
HUMANITE

La journée a été marquée par deux informations émanant de l’entreprise ferroviaire. D’un côté, elle annonce avoir réalisé un bénéfice net de 567 millions d’euros et de l’autre, elle confirme avoir supprimé plus de 1800 postes en France et freiné les augmentations de salaire. 

La SNCF a laissé derrière elle sa perte colossale de 2015 pour retrouver la rentabilité en 2016, grâce notamment à d'importants gains de productivité et à la croissance de ses activités internationales.

Le groupe ferroviaire public a annoncé lundi avoir enregistré un bénéfice net de 567 millions d'euros en 2016.

L'année précédente, une importante dépréciation comptable de la valeur de son réseau, de ses gares et de ses trains, l'avait conduit à essuyer une perte nette géante de 12,2 milliards d'euros.

La SNCF a "fait face à un environnement épouvantable", entre inondations, grèves, attentats, et difficultés dans certains secteurs économiques, a commenté à l'AFP le président du conseil de surveillance, Frédéric Saint-Geours.

Coût estimé de ces événements: 700 millions d'euros. Mais "on a fait 825 millions (d'euros) de progrès de productivité, assez largement au-dessus de ce qu'on s'était fixé", soit 750 millions, a-t-il fait valoir.

Le chiffre d'affaires a quant à lui augmenté de 2,8% à 32,3 milliards d'euros, tiré notamment par une acquisition aux Etats-Unis.

En tout, un tiers du chiffre d'affaires du groupe est réalisé à l'international.

Le montant total des investissements s'élève à 8,6 milliards d'euros - dont 90% en France - en hausse par rapport à 2015 (8,2 milliards), mais légèrement en-deçà des 9 milliards prévus.

Parmi ces investissements, 5,2 milliards ont été consacrés au réseau, un niveau "pas vu depuis 40 ans", a commenté auprès de l'AFP le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet.

"On a rénové plus que ce qu'on avait prévu, surtout en Ile-de-France", a-t-il ajouté. Par ailleurs, ces "5,2 milliards d'euros d'investissement représentent près de 50.000 emplois" directs et indirects.

En 2017, les investissements devraient s'élever à 9 milliards d'euros, dont 5,3 milliards pour le réseau.

Pour 2017, la SNCF table sur une croissance "modérée" du chiffre d'affaires, mais avec de "forts gains d'efficacité".

 

 

Mais ces chiffres mirobolants s’accompagnent d’une autre réalité. La SNCF a supprimé au moins 1.800 postes dans ses activités ferroviaires en France en 2016, au moyen de départs en retraite non remplacés, surtout dans sa branche Mobilités, qui exploite les trains.

"Il y a eu, pour l'ensemble du groupe public ferroviaire, de l'ordre de 1 800 à 2 000 départs non remplacés", a déclaré Guillaume Pepy, président de la SNCF et de la branche Mobilités, ce lundi 27 février lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats annuels du groupe.

Le groupe public ferroviaire est composé de SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et de la holding de tête SNCF, qui pilote l'ensemble.

"Nous avons fait des efforts de productivité sur les effectifs. A Mobilités, nous n'avons pas remplacé 1 600 départs", a précisé M. Pepy. C'est un peu moins que les 1 700 suppressions programmées, a-t-il été relevé.

L'opérateur ferroviaire a dans le même temps appliqué "une politique salariale particulièrement rigoureuse", marquée par une "deuxième année sans mesure générale" d'augmentation, afin de limiter "l'évolution du coût moyen (par) agent (qui) a été pour la première fois inférieure à 1%", a-t-il ajouté.

A l'inverse, Réseau a enregistré "un accroissement de 300 (postes) à fin décembre", a indiqué son PDG Patrick Jeantet. C'est moins que les 350 postes supplémentaires budgétés. Mais le gestionnaire du réseau ferré français "a produit plus avec moins de gens", a-t-il assuré, chiffrant ce gain de productivité à 380 équivalent temps plein.

Le groupe public ferroviaire a embauché 6 200 personnes en 2016, en CDI ou au statut cheminot, "ça veut donc dire que deux départs sur trois sont remplacés", ce qui place la SNCF "dans le très, très haut de la fourchette du secteur public", a affirmé Guillaume Pepy.

Au moins 1 150 postes doivent encore être supprimés en cette année 2017, principalement chez Mobilités.

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