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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:40
Compte suisse et blanchiment: le député LR anti-fraude sociale bientôt au tribunal
 PAR MATHILDE MATHIEU

D'après nos informations, le député Dominique Tian (LR), membre de l'équipe de campagne de François Fillon et grand pourfendeur de la fraude sociale et des “assistés”, fait l'objet d'une citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ».

 

ns l’équipe Fillon (ou plutôt sa dernière version), Dominique Tian est chargé de plancher sur « le financement de la protection sociale ». Au sein de la droite, il passe en effet pour un expert de la lutte contre la fraude sociale et s’est fait une spécialité de pourfendre les assistés – pas tant les patrons qui omettent de payer leurs cotisations que les prestataires abusant des “allocs”, de la Sécu ou du RSA. Désormais, son discours aura plus de mal à passer.

D’après nos informations, le parquet de Paris a décidé, à l’issue d’une enquête préliminaire ouverte en 2015 sur signalement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp), de faire citer Dominique Tian devant le tribunal correctionnel pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ». Pourra-t-il rester dans le prochain organigramme de campagne de François Fillon, en pleine recomposition ?

 


Également premier adjoint au maire de Marseille, ce dirigeant d’entreprises, longtemps proche de Bruno Le Maire, a en effet détenu des fonds en Suisse, non déclarés au fisc, de la fin des années 1990 jusqu’en 2014, date à laquelle il s’est décidé à les rapatrier via la « cellule de dégrisement » de Bercy – un dispositif de relative indulgence à l’égard des évadés fiscaux mis en place par le ministre Bernard Cazeneuve pour inciter ces derniers à rentrer.

Entretemps, en 2012, le député a rempli une déclaration de patrimoine muette sur ses actifs cachés à l'étranger, qui dépassaient alors 2 millions d’euros. C’est ce document, remis à l’ancêtre de la HATVP, qui se retrouve aujourd'hui dans le viseur de la justice, épaulée dans ce dossier par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Sollicité mardi 7 mars par Mediapart, Dominique Tian nous a simplement répondu qu'il n'avait « aucune information » sur la procédure en cours.

« Ce compte en Suisse a été ouvert par mon père, tentait-il de relativiser en 2015, lorsque nous l'avions interrogé. C'est un héritage. On l'a appris tardivement. C'était compliqué à gérer, comme dans toutes les familles. La procédure Cazeneuve est faite pour ça. » Après l'héritage, il s'est toutefois passé plus d'une décennie avant qu'une régularisation soit entreprise. Pire : les fonds répartis entre plusieurs banques ne seraient pas restés dormants, loin de là. Au-delà d’un éventuel redressement fiscal, Dominique Tian devra donc s’expliquer, en prime, à la barre d’un tribunal correctionnel et en audience publique.

Avant d’apprécier les faits, les juges pourront d’ailleurs consulter la prose du député lui-même. Dans un rapport d’information sur la fraude sociale, Dominique Tian écrivait en effet ces mots définitifs : « La fraude (…) ne constitue pas seulement une perte de ressources très importante et une masse considérable de dépenses injustifiées pour nos finances (…), elle est aussi source d’injustice, de déséquilibre économique et plus fondamentalement elle sape la confiance des assurés dans notre système de protection sociale (…). Nos concitoyens, à juste titre en ces temps de crise, ne l’acceptent plus. »

En avril 2016 déjà, un autre parlementaire anciennement détenteur d'un compte en Suisse, le sénateur Bruno Sido (LR), a été condamné à six mois de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ». À l’issue d’une procédure de plaider-coupable à la française (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), Bruno Sido a cependant échappé à toute peine d’inéligibilité et retrouvé son siège au palais du Luxembourg. À vrai dire, il ne l'a même jamais quitté.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:30

Loi relative à la sécurité publique : le MRAP alerte !

 

L’adoption récente, selon la procédure accélérée, de la loi « relative à la sécurité publique », le 15 février 2017 par l’Assemblée Nationale et le 16 février 2017 par le Sénat, entendait d'abord constituer une réponse aux réclamations de forces de l'ordre, telles qu'elles se sont exprimées depuis l'automne 2016, notamment lors de manifestations de policiers.

Or force est de constater que, dans le même temps, le gouvernement est resté largement sourd face aux protestations et aux manifestations contre les violences policières. Ainsi en est-il, tout particulièrement, de l'absence de résultats constatée lors de l’entrevue accordée par le premier ministre à des associations antiracistes, dont le MRAP, le 13 février 2017 (voir communiqué commun CRAN, LDH, MRAP, SOS-Racisme du 14 février 2017 :http://www.mrap.fr/violences-policieres-entrevue-avec-bernard-cazeneuve.html).

Il est choquant que, dans le cadre de cette procédure accélérée le Parlement ait décidé de réintroduire dans cette loi une disposition attentatoire à la liberté d’information, d'ailleurs, sanctionnée par le Conseil Constitutionnel après les premières lectures du projet de loi, à savoir la création d’un délit très flou de « consultation habituelle de sites djihadistes ».

L'une des dispositions les plus inquiétantes de cette « loi de circonstance » porte sur une extension  dangereuse des circonstances considérées licites d’usage des armes à feu par la police, extension qui renforce dangereusement la marge d’appréciation des fonctionnaires. A cet égard, le MRAP s’inquiète tout particulièrement du risque que les préjugés racistes de certains policiers (fussent-ils minoritaires) ne soit de nature à influer sur leur décision de recourir ou non à l’emploi de la force, avec les risques de dérapage potentiellement meurtrier qu’elle implique.

Le gouvernement a refusé d'instituer le récépissé de contrôle d'identité, refusant l'encadrement des contrôles d’identité - dont le caractère abusif deviendra de ce fait d’autant plus difficile à dénoncer ; Le MRAP condamne également le doublement des peines encourues pour « outrage aux forces de l’ordre », qui ne pourra que renforcer en leur sein un sentiment général d’impunité, aggravant ainsi la défiance de la population à leur encontre.

Le MRAP exprime également sa très vive inquiétude devant l’extension des possibilités de renseignement en milieu pénitentiaire et met en garde contre les conséquences délétères de toute forme de non-respect des droits fondamentaux des personnes détenues.

C'est pour ces motifs que le MRAP s'insurge contre toute dérive sécuritaire, au-delà des prolongements successifs de l’état d’urgence et des dispositions, attentatoires aux libertés publiques, figurant dans la loi « renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement » du 3 juin 2016.

C’est dans cette protestation que s’insère sa décision de participer aux manifestations du 19 mars 2017 « contre les violences policières, les discriminations, le racisme » (voir l'appel commun de la LDH, du MRAP, de la CGT et de la FSU : http://www.mrap.fr/le-19-mars-contre-les-violences-policieres-les-discriminations-le-racisme.html).

le 4 mars 2017

N.B. Une analyse critique approfondie de la loi « relative à la sécurité publique figure dans l’avis de la Commission Consultative Nationale des Droits de l’Homme, adopté le 23 février 2017, consultable sur :http://www.cncdh.fr/node/1552

 

 

Retrouvez l'article sur le site du MRAP

 
-- 

Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples

43 Boulevard Magenta - 75010 Paris

01.53.38.99.82

Site internet - Facebook - Twitter

Loi relative à la sécurité publique: le MRAP alerte!
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:26
Présidentielle: ce qu'ils pensent du nucléaire militaire? (Christian Pierre, dans Le Peuple Breton, 7 mars 2017)

Récemment, Le Peuple breton faisait le point sur les positions d’un certain nombre de candidats à l’élection présidentielle, ceux qui sont généralement considérés comme les principaux candidats. Comme promis, voici aujourd’hui leurs positions sur le nucléaire militaire et le désarmement.

Commençons par Benoît Hamon interrogé par « Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN) » présidée par Paul Quilès (devenu partisan du désarmement nucléaire après avoir été ministre de la Défense de François Mitterrand en 1985-86). Voici ce que nous apprend son blog : « [Benoît Hamon] a répondu OUI, comme Theresa May devant le Parlement britannique, à la question qui lui était posée : « êtes- vous prêt à donner votre feu vert à une attaque nucléaire capable de tuer des centaines de milliers de personnes, si cela garantissait la sécurité de votre pays ? ».

Dans le même temps, il a rappelé que le concept de dissuasion impliquait que les armes nucléaires ne devaient pas être utilisées en premier. Il a également approuvé la modernisation des deux composantes nucléaires (sous-marins lance engins et forces aériennes), alors que ces opérations coûteuses contredisent l’engagement de la France, qui, en ratifiant le TNP (traité de Non-Prolifération) en 1992, s’est engagée « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire… »

Il n’a pas évoqué la nécessité d’œuvrer au désarmement pour améliorer la sécurité du monde et n’a pas mentionné les travaux en cours à l’ONU pour aboutir à un traité d’interdiction des armes nucléaires, auquel la France s’est opposée lors d’un récent vote à l’Assemblée générale des nations-Unies.

Outre que ces réponses sont parfois contradictoires, elles témoignent d’une volonté de poursuivre la politique de défense actuelle, qui repose sur un système de dissuasion nucléaire datant du XXème siècle, lourd, dangereux, coûteux et loin d’être crédible. »

La position de Jean-Luc Mélenchon n’a rien à envier à celle de son principal concurrent de gauche : « Le 27 janvier 2012, nous dit Médiapart, Jean-Luc Mélenchon a répondu à un questionnaire soumis par l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire. Il conclut sa lettre par cette affirmation saisissante : « je ne peux m’engager à ne jamais utiliser d’arme nucléaire contre quelque peuple que ce soit » . A-t-on jamais lu ou entendu un représentant de la « gauche de la gauche » parler ainsi ?

La réponse de Jean-Luc Mélenchon à ce questionnaire a été soigneusement pesée. Elle s’inscrit dans une orientation d’ensemble qui exalte « l’amour de la France », qui valorise le rôle de l’Etat français sur le plan international et prône le renforcement de ses « capacités militaires souveraines ».

Une position qui n’a rien d’étonnant de la part d’un candidat qui se proclame sur une grande chaîne « républicain jacobin ».

« Cette orientation d’ensemble, reprend Médiapart, est totalement étrangère à tout l’éventail des traditions de la « gauche militante », de rupture avec l’ordre établi – qui va de l’antimilitarisme révolutionnaire au pacifisme. Elle est étrangère à toute la tradition anti-impérialiste et anticolonialiste […]. Si Jean-Luc Mélenchon dénonce virulemment l’impérialisme étatsunien, il considère en revanche que l’Etat français n’est pas impérialiste et ne menace aucun peuple.

[…] Il est assez inquiétant de voir avec quelle facilité le chantre le la VIe République endosse l’habit présidentiel de la Ve République. Cette posture a en effet bien des implications : se projeter en chef des armées et héraut de la nation, notamment. »

Du côté d’Emmanuel Macron, pas beaucoup de prises de position pour l’instant, sinon très récentes, comme nous le fait savoir « Zone militaire » :

« M. Macron s’engage à moderniser ses deux composantes (océanique et aéroportées). Or, les travaux allant dans ce sens sont déjà engagés. Au plus peut-on en déduire qu’il n’a pas l’intention de réduire le format des forces stratégiques, contrairement à d’autres responsables politiques (dont certains soutiennent sa candidature), qui proposent de supprimer la composante aéroportée. » Quand à son nouvel allié François Bayrou, le réseau « Sortir du nucléaire » nous indique qu’il est « favorable au maintien de la « dissuasion nucléaire », comme l’indique sa visite à la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’Île Longue ce 23 janvier. »

Et c’est de nouveau Médiapart qui nous donne la position de Marine Le Pen et de François Fillon dont les postions pour le nucléaire militaire sont en adéquation avec leur engagement droitier : « Tous [les candidats] ou presque entendent conserver et embellir la force de frappe française. Pour Marine Le Pen, « notre concept de dissuasion nucléaire sera réaffirmé et précisé. Il doit demeurer le fondement de notre stratégie de défense et la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale. » Même chose pour François Fillon : il faut « maintenir la force de dissuasion nucléaire et préparer sa modernisation » ».

La position d’Alain Juppé (sait-on jamais !) est beaucoup plus nuancée, du moins l’était-elle en 2009 : « Brièvement ministre de la Défense de novembre 2010 à février 2011, nous dit l’Opinion, Alain Juppé n’a pas eu alors le temps d’imprimer sa marque dans le monde militaire où les préventions à son égard restent importantes. Celles-ci s’abreuvent à plusieurs sources. Les farouches défenseurs de la dissuasion nucléaire, nombreux dans la Marine, ne lui ont pas pardonné une tribune cosignée avec Michel Rocard en 2009 dans laquelle il appelait à « un désarmement nucléaire mondial ». Même s’il a modéré ses déclarations d’alors, son discours à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) en septembre dernier n’a pas rassuré les plus inquiets, lorsqu’il promettait d’ « assurer la pérennité de notre politique de dissuasion » mais avec ce codicille : « dans des conditions compatibles avec nos contraintes budgétaires ». Oui mais… en 2012 sur Europe 1, « Alain Juppé [commentait] la proposition du socialiste Michel Rocard de supprimer la dissuasion nucléaire pour faire des économies. « Observez l’état du monde : il est paisible, il n’y a pas de menace, pas de risques de prolifération nucléaire… donc il est bien le moment de se mettre à poil sur le plan de la défense. Je le répète : ce serait une très grave erreur stratégique que de baisser la garde de la défense française aujourd’hui. La dissuasion nucléaire est la garantie de la sécurité et l’intégrité de la France ».

Enfin, dans notre précédent article sur les positions des candidats sur le nucléaire civil, nous avions laissé la parole finale à Christian Troadec. Là nous la laisserons à Oscar Temaru, emblématique opposant aux essais nucléaires (la Polynésie française a subi 193 essais nucléaires entre 1966 et 1996) qui salue la décision historique de l’Eglise protestante maohi qui a décidé de porter plainte contre l’Etat français au tribunal de La Haye vis-à-vis des essais. « C’est un crime contre l’humanité parce que les essais nucléaires français nous ont été imposés, il y a eu des morts, et il y aura encore les générations futures qui vont souffrir de ces essais nucléaires » (France-Info août 2016).

 

(Né en 1949, Christian PIERRE est membre de l'UDB depuis 1977 et du bureau de sa fédération depuis 1979. Très engagé pour la Bretagne, il est très investi aussi dans les Droits de l'Homme, comme à l'ACAT (ONG chrétienne de lutte pour l'abolition de la torture et contre la peine de mort) dont il est coordonnateur régional. Il milite enfin pour les droits du peuple palestinien).

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 17:18
Marwan Barghouthi, prisonnier politique palestinien et symbole de la résistance populaire à la colonisation, déclaré citoyen d'honneur de la ville d'Aubervilliers: hommage de Pierre Laurent

"Marwan Barghouthi est l'homme d'une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens" (Pierre Laurent)

Je tiens à apporter tout mon soutien et à exprimer la solidarité de l'ensemble du PCF à Meriem Derkaoui, maire d'Aubervilliers, et à tous les habitant-e-s d'Aubervilliers qui voient, pour la deuxième fois, annulée la délibération du Conseil municipal élevant le député palestinien, et prisonnier politique, Marwan Barghouthi, au rang de citoyen d'honneur de la ville.

Pourtant votée à l'unanimité par le conseil municipal, le Tribunal administratif de Montreuil en ordonnait la suspension, le 16 janvier dernier, au motif que cette délibération, jugée « contraire au principe de neutralité des services publics », n'aurait pas été « justifiée par un intérêt public local ». Un tel jugement a pourtant été débouté un première fois par la Cour d'appel de Versailles en août 2016.

Partisan d'une solution politique basée sur le respect du droit international avec la création d'un État palestinien, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés d'un État israélien, Marwan Barghouthi est détenu illégalement dans les prisons israéliennes depuis 2002.

Député et président du groupe d'amitié Palestine-France au parlement palestinien, Marwan Barghouthi est un militant de la paix, de l'égalité, de la justice et de la démocratie comme l'était Nelson Mandela et, comme Nelson Mandela, il devrait un jour recevoir le prix Nobel de la paix car il est l'homme d'une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:00
photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Hier après-midi, mercredi 22 février, nous avions une réunion avec des militants syndicaux, des citoyens, des militants communistes en vue de créer un Comité de défense local des Services Publics à l'échelle de Morlaix-Communauté: étaient invités les collectifs de défense des déchetteries de Plougonven et St Thégonnec, les représentants CGT des agents, les militants PCF et Front de Gauche.  

Marc Corbel, Philippe Rivoalen, Daniel Ravasio, Roger Héré, Martine Carn, Ismaël Dupont, Mariette et Jean-Rolland Labrousse, Jean-Luc Le Calvez participaient à la réunion, et plusieurs personnes étaient excusés.   

Le Front de Gauche (PCF, Ensemble, citoyens non cartés) est déjà à l'origine avec la CGT de l'Hôpital d'un Comité de défense du Centre Hospitalier de Morlaix qui informe et mobilise la population, en solidarité avec les personnels et les usagers de l'hôpital, pour la défense du service public hospitalier, contre les logiques libérales et d'austérité qui détruisent petit à petit la qualité de la prise en charge humaine et de santé des patients, rompent avec l'égalité de traitement et l'offre de proximité. Une nouvelle journée de mobilisation pour les urgences de l'hôpital, à la suite d'un appel unitaire intersyndical (CGT, CFDT, Solidaires) que nous soutenons, aura lieu le 28 Février.  

Des militants du PCF, des militants syndicaux et des citoyens vont aussi dans les prochains jours et dans le cadre de ce Comité de défense local des Services Publics de Morlaix-Communauté faire signer des pétitions pour le maintien des bureaux de Poste de La Boissière, Plourin, Taulé, Plouigneau, après que nous ayons révélé il y a plus de deux semaines l'intention de la direction de la Poste de les transformer en relais commerçants ou en bureaux communaux pour pouvoir récupérer des postes à terme. 

Enfin, pour lancer ce Comité de défense des services publics locaux (ouvert à toute personne intéressée), il nous semble important de lancer une réflexion citoyenne collective sur la problématique de l'écologie et de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté, afin que la population s'empare de cette question qui a beaucoup d'impacts sur ses finances (via son importance dans le budget de Morlaix-Communauté - 7 millions 600 000 euros, dont 75% qui est financé grâce à la TEOM, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, mais chaque année environ 500 000- 600 000 € complétés par le budget général), sur son confort de vie quotidienne (proximité, accessibilité des déchetteries, des points de dépôt et de collecte, propreté de la voie publique...), sur l'environnement (importance du recyclage, de la réduction et de la réutilisation des déchets) et sur le social (dette financière et écologique que nous laissons à nos enfants, aux générations futures; conditions de travail des agents: 41 agents de collecte, 16 agents de déchetteries, et 13 agents administratifs au service environnement de Morlaix Communauté pour la gestion des déchets; poids de la fiscalité). 

La mobilisation du PCF et du Front de Gauche, des collectifs de défense des déchetteries de Saint-Thégonnec et de Plougonven, a déjà permis de sauver la déchetterie de Plougonven cette année, que l'exécutif de Morlaix-Communauté avait initialement prévu de fermer dans le cadre du plan de réorganisation, induisant des coûts élevés de remises aux normes des déchetteries, rendue obligatoires par le cadre réglementaire et les nouvelles consignes de tri et de sécurité issues notamment du Grenelle de l'environnement, dans un contexte où Morlaix-Communauté perd 5,4 millions d'euros entre 2014 et 2017 en dotations de l'Etat. 

C'est une première victoire qui doit nous amener à poursuivre le travail d'information des citoyens, de prise en compte collective de cette question, avec ses différents enjeux, afin de ne pas laisser les élus de l'exécutif de Morlaix-Communauté et les services décider seuls de l'avenir de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté. 

Plusieurs questions peuvent et doivent faire débat, un débat dont la population doit s'emparer: 

Par exemple: 

- Que deviennent nos déchets? Qu'est-ce que ça coûte à la collectivité, au particulier? Qu'est-ce qu'il nous reste sur les bras? Qu'est-ce qui se recycle? Qu'est-ce qui ne se recycle pas? Comment peut-on réduire nos productions et apports de déchets? 

- Faut-il continuer à investir dans les containers enterrés plusieurs centaines de milliers d'euros alors que cela réduit la proximité des points de dépôt pour les particuliers et que cela vise à supprimer des postes d'agents de collecte? Pour l'instant, les actions de protestation menées à Morlaix et à Locquénolé surtout n'ont pas été entendues. Les décisions sont prises en haut lieu, le rouleau compresseur passe, quelques soient les oppositions.  

- Faut-il envisager un passage à la redevance incitative à la place de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères? Les usagers paieraient en fonction du poids de leurs dépôts de déchets annuels. Problème: on est plus dans le cadre de la philosophie du services publics: je paies le poids réel de ce que j'apporte, et ce n'est plus, "chacun paie selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins". Cela pourrait multiplier les dépôts sauvages, les incivilités. Cela coûterait globalement plus cher aux particuliers. Cela obligerait le budget Déchets à s'auto-financer complètement, d'où risque de compressions sur le personnel, d'augmentation des prélèvements sur les usagers ou de restrictions d'accès nouvelles.  

- Comment vont évoluer nos déchetteries (nombre de déchetteries sur le territoire, maillage du territoire, accès des particuliers, des professionnels: faut-il envisager des mises sous barrières, des restrictions d'accès? Cela mérite qu'on y réfléchisse à deux fois ; paiement en fonction du nombre de dépôts dans l'année ou du poids des dépôts? Horaires d'ouverture? Nombre d'agents dédiés au tri, aux conseils, à la sécurité? Relations avec les citoyens et les professionnels? Impact des nouveaux garde-corps? Mise en place d'une nouvelle plateforme déchets verts. Possibilité pour les usagers en déchetteries de faire remonter leurs remarques et réclamations via des cahiers d'usagers des services publics qui sont ensuite lus et visés par la hiérarchie, les élus, le CHSCT dans le cadre d'un nouveau dispositif réglementaire prévoyant plus de participation des usagers à la marche des services publics).

- Quel encouragement aux solutions de recyclage individuel ou collectif (compost, mulching, broyage)?  

- Quelle conception du service public ont les élus, touchant la question des déchets? Avenir des emplois, des conditions de travail des agents, du service public lui-même. 

- Rapport avec le privé et les logiques de profit (réduire les apports de déchets en amont au niveau des grandes surfaces, des entreprises; gestion des déchets des entreprises; contrôler le business du déchet en aval, privilégier les solutions de service public).      

- Faut-il accepter une nouvelle augmentation du taux de la TEOM? (après celle de 2% en 2016, une nouvelle augmentation a été envisagée, peut-être plus forte, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté). Si oui, pourquoi et à quelles conditions? 

- Quelle démocratie dans les prises de décision au sein de Morlaix Communauté? Quelle consultation des agents? Quel dialogue social? Quels débats en commissions et en conseil communautaire? De quelle manière informe t-on et consulte t-on la population sur ces questions liées aux déchets (et si on le fait vraiment)? 

 

Pour discuter de toutes ces questions, le Comité de défense des services publics locaux dans la communauté d'agglomération de Morlaix organise: 

une réunion publique sur la question de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté 

Le VENDREDI 10 MARS A 18H  

A LA MAISON DES ASSOCIATIONS DE SAINT EUTROPE A  PLOUGONVEN 

Avant de laisser place au débat et afin de l'instruire, l'introduction de la réunion sera réalisée par Marc Corbel (représentant CGT des agents de Morlaix-Communauté) et Ismaël Dupont (élu Front de Gauche à Morlaix Communauté, membre de la commission environnement). 

 

 

 

       

  

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 20:40
FN : d’hier à aujourd’hui, même propagande
GRÉGORY MARIN ET LAURENCE MAURIAUCOURT
LUNDI, 6 MARS, 2017
HUMANITE.FR
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». Photo : AFP
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». 

Entretien avec Valérie Igounet, historienne, spécialiste du négationnisme et de l'extrême droite en France, à propos de la sortie de son livre Les Français d’abord - slogans et viralité du discours Front national (1972-2017)) suivi du décryptage d’affiches du FN d’hier et d’aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi Les Français d’abord, un vieux slogan du Front national, comme titre ? C’est une provocation ?

Valérie Igounet. On s’est dit avec Inculte (la maison d’édition, ndlr) que c’était un beau titre. On ne voulait pas l’appeler Histoire des slogans. Ce n’est pas de la provoc ‘. C’est un des slogans phare du FN en effet, on le reprend parce qu’il explique beaucoup de choses par rapport au positionnement de ce parti – le nationalisme, la xénophobie, etc. C’est pour montrer cette réalité.

Vous vous intéressez à la viralité des slogans (c’est le sous-titre du livre, « slogans et viralité du discours Front national (1972-2017) ») en mettant en parallèle les mots de « l’ancien FN » et du « nouveau ». D’ordinaire, les historiens se méfient de la mise en parallèle.

Valérie Igounet. Ce qui ne fonctionne pas, c’est de dire : « le FN est un parti nazi ». Ce parallèle est inopérant, et pas juste historiquement. En revanche, étudier cette dizaine de slogans, qui ont pris corps pour la plupart à la naissance du parti, c’est aborder une histoire du FN autrement. Montrer que Marine le Pen prétend conduire un nouveau FN, mais que si cette rhétorique a évolué, elle traite des mêmes fondamentaux. Ici, le parallèle existe : nationalisme, xénophobie, lutte contre l’IVG… Il y a une continuité sur le fond, mais évidemment une évolution contextuelle à retracer.

Le FN montre une certaine défiance envers les observateurs, journalistes ou chercheurs. Comment avez-vous obtenu les documents que vous présentez dans le livre ?

Valérie Igounet. Je travaille sur deux thématiques : le négationnisme et le Front national, depuis vingt ans. C’est assez neutre puisque nous, historiens, nous nous appuyons sur des archives, des sources internes et aussi des entretiens. Quand on est historien, on n’a pas de parti pris, même si chacun sait pourquoi il a choisi tel ou tel sujet de recherche… C’est important de travailler sur ce parti de façon rigoureuse, avec une multitude de documents, notamment internes.

Les documents, j’en ai accumulés en vingt ans. Par certains anciens cadres du parti qui trouvent mon travail rigoureux. Par un travail de terrain, et par le biais d’autres formations politiques. Et puis, il y a les sources orales. Elles sont, selon moi, essentielles. La majorité des entretiens provient d’hommes et de femmes ayant appartenu au FN et de cadres actuels du parti de Marine Le Pen. Bien entendu, les personnes savent à qui elles ont affaire. Mais j’ai toujours la même méthode : j’enregistre l’entretien et je fais valider les propos par leurs auteurs, parce que je considère que la source orale, bien qu’indispensable, est volatile.

Est-ce qu’il est plus facile aujourd’hui avec un parti qui s’est professionnalisé et verrouille un peu plus sa communication ?

Valérie Igounet. Pour mon avant-dernier livre (Le Front national, de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées), je n’ai pas eu de problème d’accès aux personnes, à part Marine Le Pen qui a refusé de me rencontrer. Que ce soient les cadres ou les élus, ou encore Jean-Marie Le Pen, ils m’accordent des entretiens et je retourne les propos sélectionnés avant publication comme je vous l’ai dit précédemment. M’intéressant à la formation politique des élus FN, Louis Aliot m’a laissé assister à des sessions de formation au siège du FN.

Entretien réalisé par Grégory Marin

  • Les Français d'abord : slogans et viralité du discours Front National (1972-2017) de Valérie Igounet. Edition Inculte. 19.90€.

 

Décryptage d’affiches

 
 
 

Le premier document est une affiche de meeting (qui date de décembre 1989, ndlr), importante parce qu’elle a des signes distinctifs, des codes identifiants l’islamisme (fond vert, minaret et femme voilée), et sans logo. C’est le premier support islamophobe qui n’a pas trop fonctionné par rapport au contexte, la première guerre du Golfe en 1990. [Du fait du positionnement de Jean-Marie Le Pen favorable à une solution « exclusivement arabe » en Irak, par crainte d’une action israélienne dans la région, le FN n’éditera aucune affiche visant à dénoncer l’islam pendant plus de vingt ans, ndlr] C’est au début des années 2000 avec l’arrivée de Marine Le Pen que le FN revient sur l’islamophobie. Et là ça prend. La deuxième affiche (datée de septembre 2015, ndlr) met en scène une religion conquérante, avec un slogan fort. Ce discours a pris encore plus de vigueur après les attentats, et avec ce qu’ils appellent la crise des « migrants » que le FN intrumentalise.  En passant du dessin des années 80 à la photo, qui identifie le danger, il n’y a plus d’ambigüité possible : sur cette question, le FN n’avance pas masqué.

 

 
 
 

Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal (père de Marion Maréchal-Le Pen, ndlr) d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». On est dans cette difficulté qu'il a à assumer son identité, entre le positionnement de Marine Le Pen lorsqu'elle se trouve, par exemple, en territoire nordiste, où elle n'emploie pas le mot "droite", et celui de Marion Maréchal-Le Pen, qui s'en revendique auprès de ses supporteurs vauclusiens. Il y a, si l’on peut dire, deux lignes : Le Pen-Philippot qui ne veulent s'allier aucunement avec la droite (même si elle a fait il y a quelques semaines un appel à Nicolas Dupont-Aignan et Henri Guaino, NDLR) et Marion Maréchal-Le Pen qui appelle à une recomposition avec une certaine droite. Le Front National a toujours refusé le terme d'extrême droite. Aujourd’hui, il se revendique de « droite et de gauche alors qu'à l'origine Jean-Marie Le Pen se réclamait de droite ("Nous sommes la droite nationale" disait-il à la fondation du FN). Ce qui est intéressant c'est de voir où le FN se place lui-même (nous, observateurs, le plaçons sans souci au sein de l'extrême droite française). Bruno Mégret, qui a marqué l'histoire du FN, avait observé comment le MSI, en se transformant en Alliance nationale et en abandonnant certaines marqueurs de l'extrême droite, s'était affadi pensait-il. Si aujourd'hui le FN ne revendique pas ce qui est constitutif de son ADN, ça peut nuire à ce qu'il est. Il doit à la fois produire des efforts de normalisation pour séduire un nouvel électorat, et en même temps donner des gages à son électorat historique. Les 144 engagements de son programme traduisent cela, en faisant des clins d'œil à tous : gauche, droite et extrême droite.

 

 
 
 

La première est illustrée d'une photo de meeting en 1988. La deuxième a servi pour les régionales de 2015. Aujourd'hui Marine Le Pen prétend incarner la voix des « invisibles ». Quand Marine Le Pen se trouve à Hénin-Beaumont, elle enlève ses talons et se met en jean et en baskets. Et les gens s'identifient à elle. Elle a « changé » en quelques années, en comprenant qu'elle devait s'identifier aux réalités du terrain. Ce qui marche aussi c'est que beaucoup d’électeurs auxquels elle s'adresse ne croient plus dans les autres partis. Ils s'estiment totalement trompés. Les électeurs de gauche qui ont voté Hollande en 2012, ceux qui avaient voté pour le maire divers gauche Gérard Dalongeville (2001-2009),  incarcéré pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme à Hénin-Beaumont, Le Front National et ses représentant adressent des signes à cette population désenchantée par la politique. Ils avancent un argument malheureusement entendable aujourd'hui: priorité au peuple français, encore plus avec la crise des réfugiés, ou l'affaire Fillon, qui a un effet dévastateur sur la confiance envers les politiques... Ce qui est étonnant, parce que le Front National lui-même est au centre d’affaires (financement des campagnes 2014 et 2015,  NDLR) mais ça ne fait pas écho. Pour l’instant, les électeurs entendent un des arguments principaux de leur représentante, à savoir : ses adversaires politiques, et plus largement le système, veulent l’abattre. Et ils n’auraient trouvé que « ça » pour le faire. Pour les frontistes, Marine Le Pen incarne une nouveauté. Et, rappellent-ils, elle n’a jamais été au pouvoir et s’est engagée à changer radicalement les choses, notamment par l’instauration de la « priorité nationale ».

 

Lire également :

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:15
Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD

 Journée nationale d'action "santé" le 7 mars, à l'appel de l'intersyndicale CGT, SUD, FO : Rendez-vous à 11H à Brest place de la liberté.

Les hôpitaux et l'offre de santé dans le Finistère, ainsi que les personnels, sont durement mis à mal par la politique du gouvernement, et sa fuite en avant dans le mouvement vers des logiques de privatisation et de gestion à l'économie et à la rentabilité. 

La population doit réagir et défendre ses services publics avec les personnels. C'est notre bien commun que l'on abîme. 

 

- Risque de fermeture de Perharidy à Roscoff à cause des nouvelles règles de tarification à l'activité sacrifiant les soins de suite. 

- Fermetures de lits et suppression de postes à l'hôpital de Morlaix (psychiatrie), personnels des urgences ultra pressuré.

 

- Restructurations aux EHPAD de Belizal et à de La Boissière à Morlaix au détriment des personnes âgées et des personnels.  

- Volonté de supprimer 2 maternités sur 4 dans le Nord Finistère, avec les centres hospitaliers de Morlaix, Landerneau, Carhaix qui pourraient être touchés.  

 

 

-Fusion de Quimperlé, Riantec, Port Louis au sein du CH de Lorient ; suppression de 25 lits sur Quimperlé

 

 

-craintes pour les urgences de Concarneau qui a vocation à devenir le service de soins de suite et de réadaptation du groupent hospitalier de teritoire

 

 

- CH de Quimper : grève dans différents services, mais difficulté de faire converger ces luttes ; problèmes sur les EHPAD

 

 

- Douarnenez : craintes pour les urgences et le SMUR, comme à Concarneau ; mise en place d'une filière gériatrique de l'Ouest-Cornouaille associant deux hôpitaux publics (hôpital Michel Mazéas de Douarnenez et EPSM Gourmelen de Quimper) et un hôpital privé à but non lucratif (hôtel Dieu de Pont l'Abbé) à deux établissements privés (centre de rééducation fonctionnelle de Tréboul et Clinique des Glénans à Bénodet) appartenant au groupe privé Orpea - Clinea

 

Ce n'est pas les raisons de se mobiliser qui manquent dans le Finistère! 

 

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:14

Communiqué de presse

 

"Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix (CDHPPM) sera présent devant l'hôpital de Morlaix lundi 6 mars de 14 h à 15 h 30 pour échanger avec les usagers sur la situation de l'hôpital public, et recueillir leurs attentes et avis.

 

Par ailleurs le comité appelle les usagers à soutenir l'action de l'intersyndicale CGT/FO/SUD du mardi 7 mars 2017 pour la défense des hôpitaux et du service public de santé. Elle les invite à participer à la manifestation qui aura lieu à Brest ce 7 mars à 11h, place de la Liberté.

Le comité invite les usagers qui souhaitent s'y rendre à se retrouver à 10 h au parking de Géant à Saint Martin des Champs (près du garage Citroën) pour un covoiturage"

Communiqué de presse du comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix: co-voiturage pour le rassemblement de Brest le 7 mars et présence devant l'hôpital le 6 mars
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:14

Appel de la fédération du Finistère du PCF au rassemblement du 7 mars à Brest

Au cœur du débat politique et des mobilisations sociales : la santé et la sécurité sociale
 

Face à la gravité de la situation dans le secteur de la santé, la fédération du Finistère du Parti communiste appelle à donner le plus grand retentissement à la journée nationale d'action intersyndicale du mardi 7 mars et au rassemblement qui aura lieu ce jour à 11h à Brest, place de la Liberté.

De loi Bachelot en loi Touraine, avec la création des Groupements Hospitaliers de Territoire, notre système de santé, qui visait à l'excellence, s'est profondément dégradé. Les politiques d'austérité ont fait reculer dangeureusement l'accès aux soins, particulièrement pour les plus modestes, des territoires ruraux ou des quartiers urbains se transforment en déserts médicaux, l'hôpital public est en crise, le détricotage de la Sécurité sociale universelle et solidaire construite au sortir de la Résistance a ouvert une autoroute aux complémentaires privées lucratives.

Dans notre département, pas une semaine sans qu'une alerte soit lancée, un scandale dénoncé. Fermetures de lits et de services, notamment en psychiatrie à Morlaix et Quimperlé, d'autres à venir, comme celle de la blanchisserie de l'hôpital de Landerneau ; partout des urgences au bord de l'explosion, avec des malades sur des brancards et des personnels à la limite de l'épuisement ; hôpitaux de proximité menacés de nouveaux reculs ; EHPAD où le dramatique manque de personnel aboutit à une véritable maltraitance tant des salarié-e-s que des pensionnaires ; établissements de soins de suite et de réadaptation dont l'existence même est mise en cause par la prochaine application de la tarification à l'activité, comme à Brest et Roscoff ; partenariats public-privé comme celui de la filière gériatrique Ouest-Cornouaille, l'argent public allant ainsi grossir les dividendes versés par le groupe privé Orpea-Clinea à ses actionnaires dont le principal est un fonds de pension canadien !

Partout souffrance extrême des personnels et usagers.

Notre santé est en danger.

Toutes et tous ensemble, mobilisons-nous le 7 mars pour la défendre !

Et au-delà, mettons en échec les projets néo-libéraux de Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron qui se traduiraient par encore moins d'accès aux soins, plus d'inégalités sociales et territoriales, moins de solidarité et d'universalité, et plus de profits pour les grands groupes financiers.

À l'opposé, les communistes mettent en débat le 100 % Sécu, c'est-à-dire le remboursement à 100 % par la Sécu de tous les soins prescrits, couplé avec une toute autre conception de la santé et de la protection sociale, qui aurait la réponse aux besoins comme finalité, l'égalité, la solidarité, l'universalité comme visée, la démocratie comme outil, le service public comme pierre angulaire, le financement étant assuré par la cotisation sociale modulée selon les entreprises et étendue aux revenus financiers.

Dans un pays où 60 à 100 milliards d'euros par an s'évadent vers les paradis fiscaux au détriment des caisses de l'État, les profits des entreprises du CAC 40 battent tous les records par rapport à nos voisins européens, l'argent existe pour mettre en œuvre cette politique.

Les communistes vous invitent à porter avec eux ces exigences, pour la santé, pour l'humain d'abord !

Mobilisation pour l'hôpital public et la santé: Appel de la fédération du Finistère du PCF au rassemblement du 7 mars à Brest
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:06
Migrants: Malte, le sommet de l'abandon (PCF)

Malte ou le sommet de l’abandon

 

Le sommet européen qui sest tenu à Malte le 3 février a été en partie consacré aux questions migratoires.

Dans le prolongement du sommet de La Valette il y a un an, les chefs dEtats ont décidé de confier la responsabilité à des pays du sud de la Méditerranée centrale de bloquer les migrants sur le territoire et de les renvoyer chez eux.

Tous les regards se sont tournés vers la Libye doù partent une grande partie des migrants venant dAfrique de lest. Les mesures adoptées par les chefs dEtats à lunanimité sont le renvoi des migrants parvenus sur le sol européen vers la Libye où ils seront accueillis dans des camps, en échange de compensations financières. Par ailleurs, « il sera fait appel aux tribus dans le sud de la Libye », a déclaré le Premier ministre maltais et les moyens de garde-côtes libyens seront renforcés.

Ces mesures consacrent la volonté de lUnion européenne de tout mettre en œu­vre pour faire obstacle à la venue de nou­veaux exilés voulant fuir les guerres, les persécutions, la misère dans leur pays. Cest un pas de plus dans labandon et le reniement des valeurs et des devoirs daccueil et dasile que lUE sétait elle-même fixée à sa naissance.

Cet accord a aussitôt été dénoncé par les ONG. Lambassadeur dAllemagne au Niger a déclaré en parlant de la Libye : « Sur une base quotidienne il y a des cas dexécutions de migrants, de tortures, de viols, et dabandons dans le désert ». Lhypocrisie est à son comble quand Donald Tusk ose, à lissue du sommet de Malte, déclarer « que les plans européens seront mis en œuvre dans le respect total des droits de lHomme ». Et la France sest tue devant les nouveaux drames qui se préparent.

A cela sajoute le renforcement des fron­tières à lintérieur de lEurope, de plus en plus infranchissables, mettant à bas le principe de libre circulation. Du vrai Trump, dont beaucoup soffusquent en Europe et en France mais ferment les yeux sur les murs anti-migrants construits sur notre sol et chez nos voisins du sud.

Heureusement, tous ne cèdent pas à des supposées peurs. « En Europe, il y a des personnes qui ne perçoivent pas ces réfu­giés comme une menace mais des person­nes comme elles qui ont besoin dun accueil et dun accompagnement » déclare Jean-François Dubost dAmnesty interna­tional. Démonstration a été faite encore il y a quelques jours à Barcelone où 160 000 personnes sont venues réclamer « dès maintenant » des milliers de réfugiés que lEspagne devait accueillir ; 1100 lont été sur les 16 000 prévus. En Allemagne, plu­sieurs Landers se refusent de participer à lopération expulsion lancée par le gou­vernement Merkel à lencontre de plu­sieurs centaines dAfghans vers leur pays en guerre.

En France aussi les actes de solidarité se multiplient dans les villes, avec les asso­ciations et les citoyens. La réalité est quil y a bien plus de capacités daccueil au plan local que le nombre de réfugiés que la France sest engagée à accueillir.

Le Parti communiste, nombre de ses élus et militants sont de ce combat et refusent de vivre dans une France et une Europe xénophobe et dans lindifférence face aux drames humains de la migration. Ils font le choix de la solidarité pour un monde de paix et de justice.

La brochure quil vient déditer revient sur toutes ces questions et permet déclairer les enjeux des politiques migratoires et lurgence de la solidarité n

 

 

Migrants: Malte, le sommet de l'abandon (PCF)
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