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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:58

 

La « dette verte » a des conséquences incommensurablement plus importantes et graves que les dettes comptables dont les libéraux nous rebattent les oreilles.

Notre planète se consume et la mise en œuvre des décisions de la conférence mondiale sur le climat est d'une extrême lenteur, quand elle n'est pas contrecarrée par le président nord-américain et les grands groupes capitalistes transnationaux. Le 2 août dernier fut le jour dit du « dépassement », celui ou l'humanite a fini de consommer l'ensemble des ressources que la nature peut renouveler en une annee. En 1985, ce jour etait le 5 novembre. Ainsi, ce que l'on peut qualifier de « dette verte » équivaut a cinq mois de reproduction des ressources naturelles. Elle a des conséquences incommensurablement plus importantes et graves que les dettes comptables dont les libéraux nous rebattent les oreilles. Ce dont il s'agit ici, c'est de savoir si la Terre restera une planète habitable, capable de garantir l'avenir de nos enfants, et de toutes les générations a venir. Quel monde leur laisserions-nous si la biodiversité s'éteint, si le niveau des eaux continue de monter sous l'effet de la fonte de glaciers, si les abeilles indispensables a la production alimentaire continuent de disparaitre, comme les paysans d'ailleurs, si les sécheresses épuisent sans cesse les réserves en eau ? Que produiraient les migrations forcées de populations provoquées par la montée des niveaux des mers aux abords des zones côtières ou vit un être humain sur deux ? Celles dues à la sécheresse et aux pénuries d'eau ? Autant de conditions génératrices de nouveaux conflits, de nouvelles guerres qui rendent dérisoires bien des débats qui trop souvent occupent le devant de la scène médiatique.

Or, l'impact des mutations climatiques et environnementales est déjà à l'œuvre. Les saisons apparaissent comme déréglées, les vignobles sont plus précoces et on peut désormais les cultiver plus au nord, le niveau de la mer s'élève jusqu'a dix centimètres de plus a Marseille, une sécheresse des sols profonds, la perte de terres arables, davantage de grands incendies dévastateurs sont autant de faits incontestables qui partout devraient conduire a décréter l'état d'urgence absolue, avec de grandes initiatives d'informations et de débats populaires autour de ces enjeux. Elles devraient s'appuyer sur des expertises contradictoires pour affronter les immenses défis que pose l'incontournable processus de transformation de nos systèmes de production, d'échanges et de consommation, en les liant aux enjeux démographiques. Une telle démarche ne peut se frayer un chemin que par la participation et la coopération citoyennes planétaires, dans un cadre qui dépasse le système politique actuel dont la courte vue ne va pas au-delà de cinq ans, sauf pour la satisfaction des demandes des puissants. Surtout, elle ne peut s'accommoder d'un capitalisme financier dont les maitres mots sont la « productivité » et la « compétitivité », incompatibles avec les cycles de la nature. La reproduction naturelle de l'eau, de l'air pur, d'une part importante de l'énergie, de la fertilité des sols, des espèces sauvages indispensables a la vie humaine ne peut résister aux limites sans cesse repoussées d'un productivisme capitaliste a tous crins.

De ce point de vue, la fusion des groupes Bayer et Monsanto, il y a quelques mois, n'est pas une bonne nouvelle pour la nature, pas plus que l'alignement du gouvernement sur l'Allemagne dans l'acceptation d'un certain nombre de pesticides, ni les diminutions d'aides publiques a l'agriculture biologique. Le respect de la planète ne peut pas s'accommoder non plus de la destruction des services publics et de l'austérité. En témoignent les grands incendies, qui sont tout a la fois le résultat des modifications climatiques, du recul de la petite paysannerie et du nombre d'agents qui permettaient d'entretenir les forets, comme de la suppression de six mille postes de pompiers et du manque d'investissement dans nos moyens de lutte contre les incendies. Il est tout de même scandaleux que deux Canadair français soient cloues au sol faute de réparations confiées depuis quelques années à ... une société privée ! Les décisions du pouvoir de réduire les moyens publics et ceux des collectivités territoriales ne vont pas arranger les choses ! De même, pour que les états généraux de l'agriculture et de l'alimentation soient utiles a toute la société, il conviendrait d'y traiter de la rémunération du travail paysan comme des modes de production, de la qualité alimentaire et de la sante publique.

Aucun discours, aucune mesure ne sera crédible si en même temps sont signes des traites de « libre-échange libéral », comme celui avec le Canada que le Conseil constitutionnel vient de valider avec un argumentaire inquiétant. Notre planète ne pourra être vivable et durable que si on y promeut la coopération et le partage. Voila un chantier décisif que les citoyens de toute l'Europe devraient imposer aux institutions. Ce serait le chemin de nouveaux investissements utiles pour le bien commun pour un nouveau plein-emploi, le développement de la recherche et de la formation. La résorption de la dette verte appelle l'engagement dans un processus démocratique qui place au-dessus de toute autre considération l'intérêt des êtres humains et de leur environnement. Le temps presse.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:57
Sébastien Jumel, Pierre Darhéville, Elsa Faucillon, trois nouveaux députés du PCF résolus à en découdre contre la politique ultra-libérale de Macron

Sébastien Jumel, Pierre Darhéville, Elsa Faucillon, trois nouveaux députés du PCF résolus à en découdre contre la politique ultra-libérale de Macron

L'ancien maire de Dieppe, nouveau député communiste de Seine-Maritime et co-porte parole du groupe communiste à l'Assemblée Nationale, Sébastien Jumel, exprime avec beaucoup de force et de conviction dans L'Humanité dimanche des 11-13 août en quoi la poursuite d'une volonté méthodique d'assèchement des moyens des collectivités aura des conséquences désastreuses sur la vie démocratique et la vie quotidienne des citoyens dans les territoires, approfondissant encore les inégalités sociales et territoriales. 

 

Sébastien Jumel:

"Il y a de l'intelligence dans les communes. Elles sont le symbole vivant d'une démocratie réelle qui se fait dans la proximité. C'est un échelon où les liens sont directs entre les élus et les citoyens qui s'y investissent quotidiennement. Les territoires font souvent preuve d'innovation, de bon sens, et expérimentent des pratiques collectives et des solidarités nouvelles qui peuvent servir d'exemple. Ils s'emparent de nombreuses questions. Tout cela peut être mis en miettes avec les 13 milliards d'euros de coupe annoncés par Emmanuel Macron. A Dieppe (Seine-Maritime), nous avons profité de la réforme des rythmes scolaires pour proposer un accès gratuit au théâtre, aux sciences et au sport. Nous avons aussi fait de notre projet pour la petite enfance une véritable question politique. Nous allons au-delà de nos compétences pour mieux prendre en compte les questions de culture et d'éducation, avec l'apprentissage d'un instrument pour chaque élève. Nous nous occupons de nos aînés avec de l'aide à domicile, des chorales, des cours de natation et des transports gratuits. Dans les communes rurales aussi, les élus sont des bénévoles, des militants du quotidien qui se battent pour un aménagement vertueux. Notre rôle est concret, aux prises avec la réalité de nos territoires, et ne saurait se limiter à une gestion administrative et comptable déconnectée de l'humain".   

 

"Le gouvernement est aveugle sur ce que dit l'élection présidentielle. La France et les Français souffrent d'un éclatement du territoire et d'une diminution des services publics. Les investissements se concentrent sur les métropoles et le risque de fracture s'accentue. Nous souffrons aussi d'un déni de démocratie. Le gouvernement n'a pas remis en cause officiellement la clause de compétence générale, qui permet aux communes d'aller au-delà de leurs obligations... Mais s'il ne la remet pas en cause en droit, il le fait en coupant les moyens, en empêchant de fait les communes de développer de véritables politiques locales. Cet assèchement va mettre les technocrates aux décisions. On a vu ce que ça a donné dans les hôpitaux, avec des déficits structurels, des fermetures de services d'urgence ou de maternités, et même des fermetures d'établissement. Il se murmure que, comme pour les hôpitaux, le gouvernement veut soumettre les communes et les collectivités à des conventions d'objectifs et de moyens. Il souhaite conditionner les dotations aux efforts d'austérité réalisés par les communes. C'est une façon d'imposer la casse des services publics et d'éloigner les citoyens de la cité, et c'est une façon de ne laisser aucune marge de manoeuvre pour innover et mener des politiques de solidarité qui ont pourtant fait leurs preuves".   

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:56

 

Le gouvernement vient d'annoncer que deux nouvelles sociétés françaises sont concernées par des œufs contaminés à l'insecticide Fipronil.

En provenance de Belgique et des Pays-Bas, cela porte à sept les transformateurs ayant importé ces produits à base d'œufs. Au pays du capitalisme européen, où cet insecticide est pourtant interdit sur les animaux destinés à la consommation humaine, quinze pays sont eux aussi confrontés à cette crise sanitaire.

Le PCF demande que les investigations aillent des producteurs jusqu'aux distributeurs, via les transformateurs. Des sanctions doivent être prises à l'encontre des entreprises commanditaires et complices dans cette chaîne de responsabilités.

Une nouvelle fois pour toujours plus de profit, l'assiette du consommateur se retrouve avec des pesticides au mépris des réglementations sanitaires.

En France, comme en Europe, les communistes exigent une alimentation de qualité, saine, accessible à tous et débarrassée des pesticides. Pour cela il faut rompre avec la PAC répondant aux intérêts financiers et construire une politique agricole et alimentaire qui lutte contre les spéculations.

L'Europe doit engager la transition écologique de son agriculture, promouvoir un mode de développement respectueux des hommes et des territoires, garantir la rémunération de l'agriculture paysanne. La France doit porter cette ambition.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:55

Avec les vacances les moments de rencontre sont au rendez vous. 

Nous sommes invités (militants, compagnons ,  compagnes , enfants et petits enfants) à passer un moment dans un site merveilleux . 

 

Nous sommes attendus le MARDI 15 AOUT à PARTIR DE 14 HEURES 30 à POUL ROUDOU 

 

Nous profiterons de l'hospitalité offerte par les habitants de la maison située en face du Caplan, dénommée l'ancien camping par les "vieux" de la région. Nous pourrons nous balader sur la plage, jouer dehors et dedans selon le temps , partager goûter et dîner confectionnés par vos soins. Il y a même un baby foot au caplan pour les jeunes qui aiment ce jeux qui attire toujours des visiteurs 

 

Il y aura un temps de réunion car l'actualité locale et nationale ne nous permettent pas un long arrêt. Pour ce temps de réunion l'ordre du jour va être fixé par le conseil collégial et vous sera transmis  ultérieurement 

 

Les ressources de la planète n'étant pas infinies un covoiturage est envisagé.

RENDEZ VOUS à 14 heures sur le petit parking à l'entrée du Leclerc 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:51

Plus de 1 200 CDI et 506 intérimaires : autant de salariés auxquels Alain Bruneel, député PCF de la circonscription, continuera de s'adresser.

 

Salaires à la baisse, fin illégale de mission intérimaire, menaces de licenciement individuel, bâton dans les roues des syndicalistes : à Douai (Nord), les pratiques managériales de la plateforme inaugurent celles dont la loi travail nous menace. 

Le 27 juillet, la CGT s'y est rendue pour, comme chaque jeudi aux quatre coins du département, préparer la mobilisation du 12 septembre et discuter. Y compris avec ceux qui n'ont rien à redire à la politique d'Amazon. Alain Bruneel, député PCF, était de la visite. Reportage.

« Cela fait deux ans que je suis ici, on ne m'a jamais rien reproché... » La jeune femme est en pleurs. Elle vient de recevoir ce qu'on appelle ici une « lettre de sensibilisation ». « Nous vous avons sensibilisé sur votre niveau d'activité en deçà des attentes d'Amazon (...). Malgré cela vos productivités restent en deçà des attentes de l'entreprise », prévient le courrier. Puis vient la conclusion, menaçante : « Nous vous demandons de vous ressaisir (...). À défaut et à regret, nous ne pourrions que tirer les conséquences de votre comportement. » Alain Bruneel, le député PCF du Douaisis qui a promis d'« entrer dans les boîtes », est atterré. Bienvenue chez Amazon à Douai (Nord). Gêné, un manager répond que « c'est la procédure » et qu'il n'a « pas de commentaire ».

 

« JOURNÉE PYJAMA » ET PETITS CADEAUX

La cafétéria fait le plein pour la pause du matin. Alain Bruneel engage la discussion : « Quelles revendications voudriez-vous que je porte à l'Assemblée nationale ? » « Un bon salaire ! » lance un salarié. Quelques tables plus loin, l'absence d'augmentations salariales est à nouveau mentionnée. « Ça fait quand même du bien à la région, Amazon, ça crée de l'emploi », nuance une salariée qui, elle, a reçu une lettre de félicitations pour sa productivité. « On ne peut pas nous donner 2 000 euros de salaire pour ramasser des articles dans des allées, estime-t-elle.

Pour celui qui n'est pas satisfait de son salaire, il y a des entreprises partout... En termes de bien-être au travail, on a une équipe managériale exceptionnelle. Mais ils surveillent certaines personnes qui abusent, qui se laissent aller. » Sa collègue vante la bonne humeur qui régnerait ici : « Il y a des animations. Par exemple, une journée pyjama : si on vient en pyjama, on peut avoir des cadeaux. » Dans le hall, de grands panneaux d'affichage. « Félicitations à nos associates (les salariés, en langage Amazon ­ NDLR) de la semaine ! » proclame une des affiches. En dessous, trois photos et trois noms. « Ce sont les managers qui les désignent », décrypte Gérald Defauquet, délégué syndical CGT. Leur récompense ? Un bon d'achat de 40 euros, à dépenser sur Amazon bien sûr. Gérald Defauquet dénonce, derrière des sourires de façade, une entreprise « sans sentiments, ni dialogue social ».

Lui aussi vient de recevoir un « courrier de sensibilisation », pour avoir « généré un préjudice » en prenant « l'initiative de faire cesser le travail à une dizaine de salariés ». Le délégué syndical explique qu'un dimanche, « un exercice incendie a entraîné la fermeture automatique de portes coupe-feu ». Photos en main, il nous montre comment il les a retrouvées le lundi, bloquées par des cales en bois. Or elles desservent une réserve qui contient des produits dangereux : « Gaz sous pression », « Corrosif », « Inflammable », préviennent les panneaux, qu'il a également photographiés.

Pour imposer sa liste aux dernières élections à Amazon Douai, la CGT ­ qui a récolté 38 % des voix ­ a dû aller en justice. Et ce sont les prud'hommes qui trancheront un autre litige, avec une dizaine de caristes des sites d'Orléans (Loiret), Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et Montélimar (Drôme). Leur avocat, Lionel Thomasson, explique au téléphone que leur poste correspond au niveau 5 de la convention collective. Or, selon la transposition de cette dernière dans la grille de salaires propres à Amazon, les caristes devraient être au niveau T3 et non T1. La différence de salaire est conséquente : 2 254 euros brut, contre 1 671 euros.

Lionel Thomasson dénonce « une préfiguration de ce que permettra la loi Macron ». « Ce qu'on négocie au niveau national ne peut pas être arrangé localement », insiste-t-il. L'enjeu est important, puisque le groupe emploie « au moins 800 caristes en France », selon Alain Jeault, délégué central CGT, cariste à Amazon Chalon sur-Saône, présent ce jour-là à Douai. Autre signe qu'Amazon dicte ses règles : depuis le 1er juillet, le salaire d'embauche a été diminué d'un euro de l'heure.

 

« Vos productivités sont en deçà de (nos) attentes (...). À défaut, nous ne pourrions qu'en tirer les conséquences...» LETTRE À UNE SALARIÉE LA CGT SATISFAITE DE SON AUDIENCE.

 

La CGT du Nord et celle de Douai ne pouvaient donc choisir meilleur endroit pour alerter contre les « ordonnances du docteur Macron ». Au changement de poste du midi, le rond-point de la zone logistique est investi par une trentaine de militants. « Le 12 septembre 2017, toutes et tous en grève et dans la rue », invite leur tract, qui s'oppose à « moins de représentation du personnel » et à la « fin du Code du travail » et des conventions collectives. « Tous les jeudis, il y a des déploiements locaux, confie JeanPaul Delescaut, secrétaire général de la CGT du Nord. Nous avons commencé le 6 juillet et nous en sommes environ à 150 000 tracts distribués.

L'accueil est très bon ; les gens sont agacés par toutes les mesures que prend Macron concernant le privé, le public, les retraités... À nous de faire converger tout ça. » Au bord du rond-point, un couple d'intérimaires qui travaillait chez Amazon depuis fin juin et dont la mission a été interrompue la veille. On lui a signifié, par mail, une « mise à pied conservatoire », sans mentionner de motif. Évidemment illégal mais qu'importe...

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:48
Un pas vers la réunification de l'Irlande? - par Francis Wurtz, ancien député européen communiste, chroniqueur à l'Humanité Dimanche (10 août 2017)

UN PAS VERS LA RÉUNIFICATION DE L’IRLANDE ?

« Pour la première fois de ma vie, j’ai le bonheur de constater que ce thème (la réunification de l’Irlande) s’impose dans le débat politique ! » (1) Ce récent cri du coeur de Mickey Brady, député du Sinn Fein, traduit le sentiment de tous nos amis républicains irlandais en voyant – depuis le vote des Britanniques en faveur du « Brexit »- leur rêve de toujours, et le coeur de leur programme, devenir un sujet incontournable à tous les niveaux de la société.

Avant de préciser les derniers développements de ce processus, un rapide retour en arrière n’est pas superflu. On a parfois tendance à l’oublier : il existe toujours dans l’Union européenne deux pays divisés et partiellement occupés , l’un par la Turquie (le nord de Chypre), l’autre par la Grande-Bretagne (le nord de l’Irlande). Il y a bientôt vingt ans (avril 1998), fut conclu avec Londres un accord de paix dit « du Vendredi saint » qui permit , à tout le moins, l’instauration à Belfast d’une Assemblée élue et d’un gouvernement co-dirigé par les principales forces politiques d’Irlande du nord (notamment le DUP, de la droite extrême, aujourd’hui partenaire de gouvernement de Theresa May, et…le Sinn Fein, de la gauche républicaine, membre de la « Gauche unitaire européenne » au Parlement européen) ! Depuis lors, la libre circulation et le développement des coopérations entre l’Irlande du nord et la République d’Irlande ont commencé à changer la donne. A la satisfaction générale, comme l’illustrent les progrès constants de l’influence du seul parti implanté dans l’ensemble du pays : le Sinn Fein.

C’est tout ce processus qui est aujourd’hui menacé par le spectre de l’instauration d’une frontière physique -en fait d’une « frontière extérieure de l’UE » !- coupant l’Irlande en deux : le sud , indépendant, restant dans « l’Europe », le nord la quittant comme « membre du Royaume-Uni » ! Une telle perspective est naturellement inacceptable. Elle a ravivé l’aspiration à la réunification du pays et son maintien dans l’UE. Dès mars dernier, une motion du Sinn Fein fut adoptée au Parlement de Dublin : elle réclame pour l’Irlande du nord un « statut spécial » lui permettant de rester dans l’UE, de pérenniser la libre circulation en Irlande et dans l’UE, de conserver la citoyenneté irlandaise (et donc européenne), de continuer à bénéficier des fonds structurels européens, etc…La demande de la validation de cette quasi-étape vers la réunification est également soutenue par la majorité des élus de l’Assemblée de Belfast (mais vivement combattue par le très réactionnaire DUP). Coup sur coup, cet été, deux commissions parlementaires de la République d’Irlande se sont emparées du sujet pour faire avancer le projet de « statut spécial ». La première est la commission du Sénat sur le Brexit. Elle a lancé un appel à la Commission européenne afin d’obtenir de sa part la garantie « que la réunification serait soutenue par l’UE dans le cas où le peuple de l’île d’Irlande voterait dans ce sens » (2) La seconde est la commission conjointe Parlement-Sénat sur l’Accord du Vendredi saint (présidée par le Sinn Fein) qui a conforté ce point de vue. Même le gouvernement de Dublin (de droite) , réticent au départ, sort peu à peu de sa réserve concernant le fameux « statut spécial ». On attend à présent la réponse officielle des dirigeants européens, eux qui avaient laissé entendre, en marge du Conseil européen d’avril dernier, qu’ils seraient favorables à une « adhésion automatique » d’une Irlande réunifiée si « les peuples d’Irlande et d’Irlande du nord le décidaient conformément à l’Accord du Vendredi saint ». Solidarité avec le peuple irlandais !

 

——
(1) Mickey Brady au « Temps » de Genève (27/6/2017)
(2) Voir « Humanité » du 4/8/2017.

Un pas vers la réunification de l'Irlande? - par Francis Wurtz, ancien député européen communiste, chroniqueur à l'Humanité Dimanche (10 août 2017)
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 12:52
 Le débat de l'atelier régional santé du PCF-Front de Gauche et la commission nationale santé du PCF à l'espace Bretagne le dimanche 17 septembre à 11h:
 
Aluminium dans les vaccins: Pourquoi et comment faut-il s'en passer? Rôle des pouvoirs publics, du corps médical face aux laboratoires pharmaceutiques
 
Avec:
 
Professeur Romain Ghérardi, Chef du service du Centre expert en pathologie neuromusculaire, CHU Henri Mondor
 
Didier Lambert, Président de l'association E3M
 
Laurence Cohen, Sénatrice PCF du Val de Marne, une des marraines de la campagne "Pour des vaccins sans aluminium"
 
Docteur Christian Guy-Coichard, association Formindep, Médecin Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
 
Jean-Michel Galano, agrégé de philosophie, collaborateur du comité national du PCF
 
Fabien Cohen, commission nationale santé du PCF, responsable des questions du médicament
 
Débat animé par Christiane Caro, commission nationale santé du PCF, animatrice de l'atelier citoyen de Bretagne PCF-Front de Gauche
 
Ce sera le 7e débat consacré au médicament par l'atelier régional santé : un grand débat a été organisé sur ce sujet par l'atelier régional santé Bretagne fin mai à St Brieuc.
 

L'Atelier Citoyen de Bretagne PCF - membre du Front-de-Gauche a organisé le 1er juin dernier à St Brieuc une soirée consacrée au film : "L'ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS"...film documentaire qui révèle la vérité sur la toxicité de l'aluminium utilisé dans les vaccins, en donnant la parole à des malades, des chercheurs, des journalistes, une historienne et des politiques."

avec:

Didier LAMBERT, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'Association E3M, co-auteur du film citoyen

Laurence COHEN, orthophoniste, sénatrice PCF du Val de Marne et vice-présidente des affaires sociales au Sénat, marraine de la campagne "Pour des vaccins sans aluminium"

Thierry BODIN, statisticien au centre de recherche de Vitry, Coordinateur des syndicats CGT de SANOFI, co-auteur de "Sanofi BigPharma, l'Urgence de la maîtrise sociale"

L'an passé, le débat de l'atelier régional santé du PCF Bretagne organisé par Christiane Caro à la fête de l'Huma de la Courneuve était consacré à la télémédecine, avec notamment la présence d'Irène Frachon, Yann Le Pollotec, Sophie Pène, Thierry Bodin, Isabelle Lorand. 
 
Pour visionner le débat de l'an passé sur You Tube:
 

1ère partie du débat sur le numérique et la santé à la fête de l'Huma 2016 (Espace Bretagne)

  https://www.youtube.com/watch?v=5SnVyX24JUs

2e partie du débat sur le numérique et la santé à la fête de l'Huma 2016 (Espace Bretagne)

https://www.youtube.com/watch?v=MavPuC5p5lQ

3e partie du débat sur le numérique et la santé à la fête de l'Huma 2016 (Espace Bretagne)

https://www.youtube.com/watch?v=HG5hiklt8AE

4e partie du débat sur le numérique et la santé à la fête de l'Huma 2016 (Espace Bretagne)

https://www.youtube.com/watch?v=m0hBHUJtVHU

Débat sur l'impact de la révolution numérique dans la santé en septembre 2016 sur l'espace Bretagne - fête de l'Huma: Isabelle Lorand au micro, entourée par Irène Frachon et Christiane Caro

Débat sur l'impact de la révolution numérique dans la santé en septembre 2016 sur l'espace Bretagne - fête de l'Huma: Isabelle Lorand au micro, entourée par Irène Frachon et Christiane Caro

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 12:05
Jean Jaurès, ultime appel à l’unité des travailleurs de France et d’Allemagne
JÉRÔME SKALSKI
MARDI, 8 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
Jean Jaures (1859-1914) depute socialiste francais et fondateur du journal "L'Humanite" en1904 ici c. 1890 --- Jean Jaures (1859-1914) french socialist politician, founder of paper "Humanite" in1904 here c. 1890 ©Rue des Archives/RDA
Jean Jaures (1859-1914) depute socialiste francais et fondateur du journal "L'Humanite" en1904 ici c. 1890 --- Jean Jaures (1859-1914) french socialist politician, founder of paper "Humanite" in1904 here c. 1890 ©Rue des Archives/RDA
 

Les grands discours de la République 17/34. 29 juillet 1914, Cirque royal de Bruxelles

Le prolétariat prend conscience de sa sublime mission. Et le 9 août, des millions et des millions de prolétaires, par l’organe de leurs délégués, viendront affirmer à Paris l’universelle volonté de paix de tous les peuples.

Nous, socialistes français, notre devoir est simple. Nous n’avons pas à imposer à notre gouvernement une politique de paix. Il la pratique. Moi qui n’ai jamais hésité à assumer sur ma tête la haine de nos chauvins, par ma volonté obstinée, et qui ne faillira jamais, de rapprochement franco-allemand, moi qui ai conquis le droit, en dénonçant ses fautes, de porter témoignage à mon pays, j’ai le droit de dire devant le monde que le gouvernement français veut la paix et travaille au maintien de la paix. Le gouvernement français est le meilleur allié de la paix de cet admirable gouvernement anglais qui a pris l’initiative de la médiation. Et il donne à la Russie des conseils de prudence et de patience. Quant à nous, c’est à notre devoir d’insister pour qu’il parle avec force à la Russie de façon qu’elle s’abstienne. (…)

Voilà notre devoir et, en l’exprimant, nous nous sommes trouvés d’accord avec les camarades d’Allemagne qui demandent à leur gouvernement de faire que l’Autriche modère ses actes. Et il se peut que la dépêche dont je vous parlais tantôt provienne en partie de cette volonté des prolétaires allemands. Fût-on le maître aveugle, on ne peut aller contre la volonté de quatre millions de consciences éclairées. Voilà ce qui nous permet de dire qu’il y a déjà une diplomatie socialiste, qui s’avère au grand jour et qui s’exerce non pour brouiller les hommes mais pour les grouper en vue des œuvres de paix et de justice.

Aussi, citoyens, tout à l’heure, dans la séance du Bureau socialiste international, nous avons eu la grande joie de recevoir le récit détaillé des manifestations socialistes par lesquelles cent mille travailleurs berlinois, malgré les bourgeois chauvins, malgré les étudiants aux balafres prophétiques, malgré la police, ont affirmé leur volonté pacifique.

Là-bas, malgré le poids qui pèse sur eux et qui donne plus de mérite à leurs efforts, ils ont fait preuve de courage en accumulant sur leur tête, chaque année, des mois et des années de prison, et vous me permettrez de leur rendre hommage, et de rendre hommage surtout à la femme vaillante, Rosa Luxemburg, qui fait passer dans le cœur du prolétariat allemand la flamme de sa pensée. Mais jamais les socialistes allemands n’auront rendu à la cause de l’humanité un service semblable à celui qu’ils lui ont rendu hier. Et quel service ils nous ont rendu à nous, socialistes français !

Nous avons entendu nos chauvins dire maintes fois : « Ah ! comme nous serions tranquilles si nous pouvions avoir en France des socialistes à la mode allemande, modérés et calmes, et envoyer à l’Allemagne les socialistes à la mode française ! » Eh bien ! Hier, les socialistes à la mode française furent à Berlin et au nombre de cent mille manifestèrent. Nous enverrons des socialistes français en Allemagne, où on les réclame, et les Allemands nous enverront les leurs, puisque les chauvins français les réclament.

Voulez-vous que je vous dise la différence entre la classe ouvrière et la classe bourgeoise ? C’est que la classe ouvrière hait la guerre collectivement, mais ne la craint pas individuellement, tandis que les capitalistes, collectivement, célèbrent la guerre, mais la craignent individuellement. C’est pourquoi, quand les bourgeois chauvins ont rendu l’orage menaçant, ils prennent peur et demandent si les socialistes ne vont pas agir pour l’empêcher.

Mais pour les maîtres absolus, le terrain est miné. Si dans l’entraînement mécanique et dans l’ivresse des premiers combats, ils réussissent à entraîner les masses, à mesure que les horreurs de la guerre se développeraient, à mesure que le typhus achèverait l’oeuvre des obus, à mesure que la mort et la misère frapperaient, les hommes dégrisés se tourneraient vers les dirigeants allemands, français, russes, italiens, et leur demanderaient : quelle raison nous donnez-vous de tous ces cadavres ? Et alors, la Révolution déchaînée leur dirait : « Va-t-en, et demande pardon à Dieu et aux hommes ! »

Mais si la crise se dissipe, si l’orage ne crève pas sur nous, alors j’espère que les peuples n’oublieront pas et qu’ils diront : il faut empêcher que le spectre ne sorte de son tombeau tous les six mois pour nous épouvanter. Hommes humains de tous les pays, voilà l’œuvre de paix et de justice que nous devons accomplir ! 

Le soir du 29 juillet 1914, Jean Jaurès est au Cirque royal de Bruxelles à l’invitation du conseil général du Parti ouvrier belge et du bureau de l’Internationale socialiste. C’est sa dernière grande intervention publique. Partout en Europe, l’agitation des diplomaties allemande, russe, austro-hongroise, anglaise et française fait craindre un embrasement du continent. La menace couvait, avait prévenu le promoteur de l’unité du mouvement socialiste français et directeur de l’Humanité, depuis la confrontation de la France et de l’Allemagne au sujet du Maroc, en 1905 et 1911.

Feu contre feu, celui du discours de Jaurès en faveur de la paix, qui, à Lyon quatre jours auparavant, avait soulevé l’enthousiasme de ses auditeurs, reprend au tison de sa voix. Mots martelés sous les ovations et les acclamations en faveur de l’entente du salariat international. Mots scandés contre les va-t-en-guerre. Mots comme des gants de boxe de cuir sur le ring du fanatisme belliciste porté par l’impérialisme et le capitalisme « comme la nuée dormante porte l’orage ».

Deux jours plus tard, au pied des locaux de l’Humanité, Jean Jaurès est assassiné par un militant de l’extrême droite française. L’Allemagne de Guillaume II déclare la guerre à la Russie le 1er août et à la France le 3 août. Le conflit fera près de 30 millions de morts civils et 10 millions de morts militaires.

Au lendemain de la guerre, une Chambre « bleu horizon » dirigée par Georges Clemenceau gagne les élections législatives. Raoul Villain, l’’assassin de Jaurès, est acquitté. Prenant la plume pour dénoncer ce scandale judiciaire, Anatole France écrit dans l’Humanité du 4 avril 1919 : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. »

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 10:01
La France a le devoir d'enrayer la surenchère à laquelle se livrent Donald Trump et Kim Jung-Un

A n'en pas douter , la Marche pour la Paix du 23 septembre dans de nombreuses villes de France s'annonce plus utile que jamais

La France a le devoir d'enrayer la surenchère à laquelle se livrent Donald Trump et Kim Jung-Un

En promettant hier "le feu et la colère, comme le monde n'en a jamais vu jusqu'ici à la Corée du Nord si elle persistait à "proférer des menaces contre les Etats-Unis" - autrement dit si la Corée du Nord continuait de menacer verbalement et non physiquement d'une attaque nucléaire les territoires américains, Donald Trump vient de révéler à quel point il constitue personnellement un danger réel pour la sécurité internationale.
 

Si la seule réponse de l'Administration américaine et de ses alliés de l'OTAN est une frappe dite préventive contre la Corée du Nord alors c'est une confrontation aussi dramatique qu'illégale qui est à l'ordre du jour et qui aura pour le monde entier des conséquences folles.
 

La France, dans ce contexte, se doit de jouer un rôle responsable et de s'activer pour la mise en place de négociations, et non de soutenir les propos d'un Donald Trump qui confond la vie avec un jeu télévisé.Rex Tillerson a avoué le 2 août que l'objectif des Etats-Unis n'était pas "le renversement du régime nord-coréen", alors de quoi s'agit-il ? De mettre l'Asie, et le monde à feu et à sang ?

 

La montée des tensions entre Corée du Nord et Etats-Unis prouve que la politique dite de dissuasion nucléaire est inefficace à enrayer les risques de guerre nucléaire. La véritable et seule solution est l'interdiction totale pour tous les pays des armes nucléaires ainsi que le Traité international adopté par 122 pays membres de l'ONU en juillet y engage les puissances nucléaires officielles et officieuses.

 

Le PCF condamne les tirs d'essais de Pyong-Yang et les menaces américaines qui ont massé en Asie des dizaines de milliers d'hommes de troupe et surarmé la région. Le PCF appelle le gouvernement français à agir sans délai pour mettre un terme à la surenchère verbale et l'escalade militaire entre Nord-Coréens et Nord-Américains, et pour créer les conditions de discussions multilatérales garantissant un cadre commun de sécurité collective en Asie. La France doit, de plus, signer et ratifier le Traité international d'interdiction des armes nucléaires. Le temps de la dénucléarisation globale n'attend plus.

La France a le devoir d'enrayer la surenchère à laquelle se livrent Donald Trump et Kim Jung-Un
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 09:58
Bombe atomique. Trump et Kim Jong-un écartent l’ONU
GAËL DE SANTIS
JEUDI, 10 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. Jung Yeon-Je/AFP
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. 
 

Alors que les Nations unies ont adopté une série de sanctions contre Pyongyang, les dirigeants des deux pays, par leurs déclarations, s’enferment dans un dangereux face-à-face.

Les mots sont lourds de sens dans la bouche de Donald Trump qui, le 7 avril dernier, a fait tirer 59 missiles sur l’armée syrienne et, le 15 avril, fait larguer sur l’Afghanistan la bombe la plus puissante jamais utilisée depuis l’attaque de Nagasaki en 1945. Mardi, le président des États-Unis a déclaré que Kim Jong-un, qui souhaite que la Corée du Nord acquière l’arme atomique, « a proféré des menaces bien trop graves. Il leur sera répondu par le feu, la colère et, franchement, avec une puissance telle que le monde n’en a jamais vu ». Dans la foulée, l’agence de presse du régime nord-coréen KCNA a informé que Pyongyang envisage d’envoyer une fusée balistique « sur les zones situées autour de Guam ». L’armée des États-Unis dispose de bases militaires dans cette colonie américaine du Pacifique, peuplée de 160 000 habitants et distante de 3 300 kilomètres de la péninsule coréenne. À rebours de son ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, qui s’est voulu apaisant, jugeant que la situation n’avait pas « évolué de manière dramatique », Donald Trump a choisi hier de jeter à nouveau de l’huile sur le feu, fanfaronnant : « Mon premier ordre en tant que président a été de rénover et moderniser l’arsenal nucléaire. Il est maintenant plus fort et plus puissant que jamais. »

Cette montée des tensions intervient après que le Washington Post a, lundi, cité dans un article un rapport de la communauté du renseignement des États-Unis en date du 28 juillet, qui « estime que la Corée du Nord a produit des armes nucléaires qui peuvent être embarquées sur des missiles balistiques » et révèle qu’un rapport japonais juge que Pyongyang est désormais entré dans la « phase finale de son programme nucléaire ». Les spéculations vont bon train sur le fait que la Corée du Nord soit parvenue à développer une bombe atomique miniature. De nombreux experts atomiques estimaient pourtant, hier, que Pyongyang était encore loin d’avoir franchi ce cap technologique.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses

Aux États-Unis, les déclarations de Donald Trump ont fait tout sauf l’unanimité. Ainsi, le représentant démocrate Eliot Engel a déclaré que « la sécurité de l’Amérique est basée non seulement sur la force de notre armée, mais aussi sur la crédibilité de notre commandant en chef ». John McCain, sénateur et figure importante du camp républicain, estime, lui, que des menaces telles que les a prononcées Donald Trump ne doivent pas être proférées à la légère. « Il faut être sûr de pouvoir faire ce que vous avez dit que vous feriez », a-t-il dit.

Or, quelle pourrait être une réaction de la part des États-Unis ? Un bombardement des installations nucléaires nord-coréennes est hasardeux, selon les experts militaires. Même si le système de défense antiaérien est obsolète, il n’est pas sûr que certaines installations nord-coréennes passent entre les mailles du filet, faute d’être identifiées par les services de renseignements.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses. Elles dessaisissent l’Organisation des Nations unies (ONU), qui avait pris en charge le dossier. Samedi, de nouvelles sanctions ont été approuvées contre la Corée du Nord à l’unanimité du Conseil de sécurité. Même Pékin, allié de Pyongyang, a voté, et Wang Ming, ministre des Affaires étrangères, a assuré que « la Chine va assurément appliquer la nouvelle résolution à 100 % ». Il faut dire que les récentes activités de la Corée du Nord inquiètent. Après avoir procédé à six explosions nucléaires l’an dernier, Pyongyang a testé à deux reprises, courant juillet, des missiles intercontinentaux. Si Pyongyang clame être en capacité d’atteindre l’ouest des États-Unis, la fiabilité des engins est encore contestée.

Donald Trump s’enferme dans un tête-à-tête mortifère qui n’est pas sans plaire à Kim Jong-un, qui réclame de pouvoir parler d’égal à égal avec Washington et a, jusqu’ici, refusé le cadre de discussion « à six » proposé par Pékin (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Japon, Russie, États-Unis). « La partie chinoise appelle toutes les parties à continuer sur la voie d’une résolution pacifique de la question nucléaire dans la péninsule coréenne, et à éviter les paroles et actions susceptibles d’intensifier les contradictions et d’aggraver la situation », a déclaré, hier, le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration. Ce n’est pas le chemin qui est pris. À plusieurs reprises, ces derniers mois, Pékin s’est offert comme médiateur, invitant Washington à éloigner du Sud-Est asiatique sa marine, omniprésente au prétexte d’épauler son allié japonais, à stopper le déploiement du bouclier antimissiles Thaad.

La Corée du Sud se trouve, elle aussi, écartée des discussions. Pourtant, son nouveau président, Moon Jae-in, exige que, désormais, Séoul siège à la table des négociations, alors que les conservateurs précédemment avaient jusqu’alors choisi de laisser les mains libres aux États-Unis sur ce dossier.

journaliste
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