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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 05:39

 

Ecrit avec la collaboration de Laurent Watiez, ancien journaliste à La Voix du Nord, « Ma France. Heureuse, solidaire et digne » de Fabien Roussel vient de sortir aux éditions Le cherche midi.

Dans l’avant-propos l’auteur rappelle d’une formule un thème qui est en quelque sorte le cœur de son ouvrage : en France aujourd’hui, « la solution, c’est le monde du travail. Et le problème, c’est la finance ! » Il y précise également que ce livre « ne constitue pas pour autant mon programme. J’aurai d’autres occasions de le présenter dans sa globalité et sa cohérence. J’ai fait plutôt le choix de raconter ici des combats, des événements, des rencontres qui ont marqué mon engagement, pour rendre le récit vivant ».

 

 

« Ma France » se compose de sept parties.

Un : « Un Nordiste à la tête du PCF » : l’homme se présente, ses origines, son histoire, son adhésion ; il raconte la tenue du congrès communiste d’Ivry, en 2018, un congrès vu des « coulisses » selon son expression.

Deux : « La présidentielle, la droite et la gauche ». La question de l’utilisation de l’argent, qui appelle « un débat de fond » entre la gauche et la droite est ici fortement développée. « J’aimerais être le candidat qui ressemble le plus à la grande majorité de nos concitoyens. Le peuple est divers mais il y a quand même une bonne part des Français qui ne se sentent pas représentés aujourd’hui. Ce sont ceux qui composent le monde du travail ou qui aspirent à y entrer. Je voudrais qu’ils disent : Tiens, lui, il me ressemble, il parle comme moi, il parle de ce que je vis. » Une idée qu’il reprend plus tard : « Notre ambition, c’est de redevenir le parti du monde du travail, qui défend les classes populaires, à toutes les élections, dans tous les combats, pour lui donner de la force. Cela servira au monde syndical comme à toute la gauche ! »

Trois : « Cette France du travail que j’aime ». L’auteur revient notamment sur le tour de France des entreprises qu’il a entrepris depuis plusieurs années, sur les formes de surexploitation et de ravages du capitalisme ordinaire comme à Bridgestone où « on tue des gens, on abîme la société en créant du chômage de masse, on casse la dignité ouvrière » ; sur la manière dont l’Europe libérale met « les ouvriers de différentes nationalités en concurrence entre eux », crée de la haine et du racisme.

Quatre : « La France de l’évasion et des profiteurs ». Ce chapitre est consacré à la triche fiscale. Au passage, Fabien Roussel rend hommage aux frères Bocquet, Alain et Eric, dont les travaux sur l’évasion fiscale font autorité. On apprend que ces auteurs publient en cette rentrée une suite en quelque sorte à leur fameux opus « Sans domicile fisc »,qui s’intitule « Milliards en fuite. Manifeste pour une finance éthique ».Détaillant les manœuvres frauduleuses des possédants, Fabien Roussel interroge : « Pourquoi ne pas créer un hashtag : Balance ton fraudeur fiscal ? »

Cinq : « Un communisme durable ! » Pour l’auteur, « le grand défi auquel nous sommes confrontés, c’est répondre à l’urgence sociale et à l’urgence écologique avec la même exigence, la même énergie. » Dans ce chapitre, il est entre autres question de Big Pharma, de la malbouffe (« Je suis un communiste opposé au productivisme ! »), de la rénovation des logements, des enjeux énergétiques, des transports. Une question revient fortement : « …l’importance de produire en France ce que nous consommons en France ».

Six : « Redonner confiance à la jeunesse ». « Je veux passer un pacte avec la jeunesse et lui donner la priorité dans notre campagne. Avoir la jeunesse la mieux formée au monde, lui donner la liberté de travailler et de vivre heureuse, de s’émanciper au travail, d’élever des enfants. N’est-ce pas là le plus beau des projets que nous avons à bâtir ensemble, en y mettant tous les moyens ? Dans ce monde court-termiste, c’est révolutionnaire. Mais j’assume ! »

On notera ici qu’une sorte de fil rouge (il y en a d’autres) court tout le long du livre, une idée-force qui revient régulièrement : pour changer, changer vraiment et bousculer le système, il faut donner aux travailleurs, aux citoyens plus de pouvoirs d’intervention et singulièrement le droit des salariés de dire leur mot sur les choix de l’entreprise. Je rappelle que dans le dernier baromètre du Cevipof sur l’état de l’opinion, au printemps, la question la plus plebiscitée par les sondés est la suivante : « Trouvez-vous juste que le salarié donne son avis dans l’entreprise ? » 97% de oui.

Sept : « Construire la détente internationale » : l’auteur évoque l’aide au développement, les impératifs de la coopération internationale, les conflits en cours, le budget militaire. « N’ayons pas peur des autres. La mondialisation au service du capitalisme n’est source d’aucun progrès. Elle mène tout droit l’humanité dans le chaos et l’injustice. Ne cédons pas pour autant à la tentation du repli sur soi. L’heure est venue de s’ouvrir encore plus aux autres, de construire de nouvelles relations internationales, généreuses à l’égard des populations en souffrance, ambitieuses pour le développement économique, protectrices pour l’environnement et guidée par un seul grand dessein : la promotion de la paix dans le monde ».

G.S.

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 05:27

Fabien Roussel invité de la matinale de CNEWS

2022 l'année des communistes ? Fabien Roussel était l'invité de BFMTV

 

Fabien ROUSSEL à la Matinale d'Europe 1

Fabien ROUSSEL sur la matinale d'Europe 1

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 05:51

 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 05:33

 

Les études et témoignages s’accumulent pour dénoncer la nocivité de ces produits financiers étiquetés « climat » ou « responsables », qui vont pour plus de la moitié d’entre eux à l’encontre des accords de Paris à la COP21.

La finance verte n’est pas encore mûre pour exploser. Mais elle donne des signes de faiblesse qui commencent à inquiéter ses promoteurs. De plus en plus nombreux à miser sur son développement pour conserver leurs taux de profitabilité, les fonds et banques craignent les dommages sur cette finance dite durable. Or, les craquèlements qui se font jour font mauvais genre à deux mois de la tenue de la COP26 à Glasgow.

Dernière alarme en date, l’étude publiée par Influence Map en fin de semaine dernière chiffre le peu d’effets tangibles de cette branche de l’industrie financière que le minis­tère français de l’Économie prend lui-même avec des pincettes sur son site en la désignant comme « une notion qui définit les actions et opérations financières favorisant la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique ». L’ONG s’est attelée à étudier combien parmi les « equity funds » ESG, ou fonds de gestion d’actifs et de pension dont les produits respectent des critères écologiques, sociaux et de bonne gouvernance, sont en accord avec les préconisations édictées par la COP21 de 2015. Résultat : 71 % des 593 fonds ESG, brassant la bagatelle de 265 milliards de dollars d’actifs, sont en contradiction avec les accords de Paris. Quant aux 130 fonds dits climat et leurs 67 milliards de dollars d’actifs, 55 % agissent à l’encontre du scénario du degré et demi de réchauf­fement maximal fixé par la conférence des parties de l’ONU il y a six ans. Les noms de multinationales des énergies fossiles, comme Total, Chevron, ExxonMobil ou Halliburton, apparaissent même parmi les sociétés soutenues par ces fonds climat.

« On vend de la poudre de perlimpinpin »

Le think tank britannique n’appelle pour autant pas au démantèlement de ces produits financiers frelatés. Adossé à des organisations philanthropiques, il s’est donné pour tâche de rendre plus éthiques les marchés. D’autres commencent à s’en charger. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de promoteurs de la finance verte repentis. Tariq Fancy est le premier du genre. En mars dernier, l’ex-responsable de 2018 à 2019 des « fonds durables » gérés par BlackRock, premier gestionnaire financier au monde avec 7 000 milliards de dollars d’actifs, a confié son vague à l’âme dans son Journal secret d’un investisseur durable« Au début, explique celui qui a activement participé à la popularisation de ces produits étiquetés verts ou soutenables (1), je me suis dit que la finance durable consistait à vendre de la poudre de perlimpinpin à un cancéreux. Cela peut jouer le rôle d’un placebo susceptible d’améliorer un peu sa santé. Aujourd’hui, je pense que c’est bien pire que cela car non seulement on vend cette poudre de perlimpinpin aux marchés financiers comme un remède à leurs dérives, mais de plus son emballage marketing, noble et trompeur, empêche le patient de poursuivre sa thérapie et le cancer dont il souffre continue à faire ses ravages. »

Dernièrement, Desiree Fixler, responsable de septembre 2020 à début 2021 du développement durable de DWS, a accusé son ancien employeur d’avoir surestimé le poids de ses actifs estampillés ESG. Cette affaire de bidonnage, prise au sérieux par les gendarmes des Bourses de New York et Francfort, sème le trouble alors que DWS est le principal gestionnaire d’actifs « verts » en Allemagne, le deuxième en Europe derrière le français Amundi. Elle relance en tout cas les critiques sur le peu de fiabilité de ces produits financiers supposés plus vertueux que les classiques.

En compagnie d’Alain Grandjean, président de la Fondation Nicolas Hulot, Julien Lefournier avait déjà bien documenté les tares du système dans l’Illusion de la finance verte (l’Atelier), sorti en mai dernier. « C’est du marketing, une mise en scène des banques et fonds pour améliorer leur image après le krach de 2008 et dire “on fait quelque chose pour le climat”. La finance verte s’ajoute quelques critères sociaux ou écologiques à sa convenance pour se distinguer. Mais elle n’échappe pas à la responsabilité fiduciaire qui lui impose de faire fructifier l’argent que vous lui confiez, ni à la maximisa tion des rendements. » Pour cet ancien trader sur les marchés « classiques », ces produits pseudo-responsables « font croire que les marchés peuvent changer les choses. Mais le changement systémique ne viendra que de l’imposition par les États de règles et de normes que les industriels et financiers devront appliquer. Pour l’heure, c’est du greenwashing généralisé qui prolonge le statu quo sur le climat ».

(1) Traduction Novethic.

 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 05:30

 

À deux mois de la COP 26, qui se tiendra à Glasgow, calculer rigoureusement le bilan carbone de la conversion de l’Europe à la voiture électrique impliquerait de prendre en compte celui de la construction des véhicules. Il a été totalement occulté par la Commission européenne dans sa proposition faite aux États membre de l’Union européenne d’interdire la vente de véhicules à moteur thermique à partir de 2035.

 

Gérard Le Puill. Photo Joël Lumien

Par Gérard Le Puill

Depuis Bruxelles le 14 juillet, Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, demandait aux pays membres de l’UE d’interdire la vente des voitures neuves à moteur thermique dès 2035 au lieu de 2040. Cela afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Elle annonçait aussi une taxe carbone sur les carburants fossiles, histoire de ponctionner les ménages pour les pousser à acheter une voiture électrique. Voilà qui réduira encore le revenu disponible des salariés les plus modestes qui n’ont souvent pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour se rendre au travail.

Tel que présenté par la Commission, l’objectif de neutralité carbone en Europe est inatteignable du fait, notamment de la place prise par la route au détriment du rail que cette même Commission ne remet pas en cause. Dans le monde, la sidérurgie est responsable de 7,6 % des émissions de CO2. Or la pollution de cette industrie est précédée par celle de l’amont dans l’extraction des matières premières. Il faudra millions de tonnes de différents métaux pour produire les véhicules électriques équipés de grosses batteries. Une fois fabriquées, il faudra alimenter les véhicules en électricité dont une partie proviendra de la combustion du charbon et du gaz. Une autre partie proviendra de productions agricoles dédiées qui entreront en concurrence avec la production alimentaire, comme cela se pratique déjà.

Et le charbon allemand alimente l’Alsace en électricité

En France, le gouvernement garde l’objectif de réduire la production électrique de nos centrales nucléaires à 50 % de notre mix énergétique en 2035, contre 70 % aujourd’hui. Cela se traduira par un recours accru aux énergies fossiles, ou d’origine agricole, chaque fois que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques verront leur production chuter faute de vent et de soleil. Avant la fermeture des deux tranches de la centrale nucléaire de Fessenheim, cette dernière vendait de l’électricité en Allemagne quand les éoliennes et les panneaux solaires d’outre Rhin manquaient de vent et de soleil. Depuis leur fermeture, les entreprises et les ménages de l’est de la France consomment de l’électricité provenant des centrales à charbon allemandes quand la production de l’éolien et du solaire baisse de ce côté-ci du Rhin. Ce n’est donc pas en réduisant la place du nucléaire que l’on réduira le bilan carbone de notre production électrique alors que la consommation d’électricité devra augmenter pour alimenter les véhicules électriques en nombre croissant tandis que la consommation du numérique continuera de croître également.

Une voiture électrique doit parcourir 40.000 kilomètres avant de moins polluer qu’une voiture à moteur thermique durant son cycle de vie. La France compte aujourd’hui quelque 40 millions de véhicules dont 32 millions de voitures particulières. Les remplacer par autant d’autres équipées d’un moteur électrique se traduira par une forte croissance des émissions annuelles de CO2 bien après 2035. Si, comme actuellement, 4 millions de véhicules à moteur thermique retirés du marché en Europe continuent d’être vendus en Afrique chaque année, ce commerce alimentera aussi le réchauffement de la planète.

Quel sera le prix de la voiture électrique dans 20 ans ?

Selon les cimentiers français, « une tonne de ciment produite chez nous ne devrait plus générer que 503 kilos de CO2 en 2030 contre 660 kilos en 2015 ». Mais on coulera toujours plus de ciment pour bâtir les nouvelles usines. On augmentera aussi l’utilisation du béton, du cuivre et des métaux issus des « terres rares » pour construire puis sceller les éoliennes qui alimenteront en partie le parc de véhicules électriques avant comme après 2035. Il reste enfin à voir où, et à quel prix, on trouvera le fer, le cuivre, l‘étain et tous les autres matériaux pour électrifier un parc mondial d’environ 1,2 milliard de véhicules dans le but proclamé d’atteindre la neutralité carbone en 2050 ! Dans 20 ans, la voiture électrique sera peut-être hors de prix, suite au manque de matières premières résultant de cette conversion accélérée, laquelle sera aussi destructrice d’emplois en France via les délocalisations dans les pays à bas coûts de main-d’œuvre.

Mais alors comment se fait-il que ces questions liées à la croissance exponentielle de l’utilisation du fer, du cuivre et de quantité d’autres métaux provenant des « terres rares » ne soient pas évoquées par la Commission, comme par nos principaux médias, dans le cadre de cette conversion à la voiture électrique ? Ce silence est surprenant alors que de nombreuses « start-up » tentent de se positionner dans la production des voitures électriques et que les grandes firmes se lancent aussi sur ce marché.

Vers des faillites et des suppressions d’emplois

Dans un dossier de deux pages consacré à ce sujet le 17 août dernier, le quotidien « Les Échos » évoquait « la voie des SPAC (spécial purpose acquisition company) » empruntée par ces « start-up » « pour lever des fonds » afin de produire des voitures électriques. Ce journal précisait qu’en « fusionnant avec des coquilles vides déjà cotées en Bourse, elles ont réussi à trouver les milliards de dollars nécessaires pour se lancer. Aucune de ces sociétés n’a toutefois encore livré le moindre véhicule (…) il faudra encore plusieurs années pour distinguer les gagnant des perdants (…) d’autant que les constructeurs traditionnels se sont réveillés ces derniers mois, suscitant à nouveau l’intérêt des marchés avec leurs ambitions dans la voiture électrique », lisait-on dans ce journal.

En France, au nom de la conversion rapide à la voiture électrique, ces grands groupes réduisent déjà les commandes de pièces chez leurs sous-traitants dans plusieurs régions du pays et les poussent au dépôt de bilan. Ce mouvement risque de s’accélérer dans les prochaines années. Guidée par la seule course aux profits, cette conversion accélérée à la voiture électrique se traduira par un bilan social et environnemental désastreux au bout du compte. Surtout qu’il n’est jamais question de réduire la circulation sur route au profit du rail en France, en Europe et dans le monde.

Se pose enfin la question du niveau de compétence de la Commission européenne pour bâtir un projet économique cohérent, qu’il s’agisse de la voiture électrique ou d’un sujet comme la réforme de la Politique agricole commune. Elle est composée d’un commissaire nommé par pays membre soit un total de 27. Mais, depuis des décennies, ce sont des milliers de lobbyistes présents à Bruxelles, payés par des multinationales et, de ce fait, potentiellement corrupteurs, qui fournissent à la Commission des projets en phase avec les intérêts privés que ces mêmes lobbyistes sont chargés de défendre.

La connivence est telle que certains commissaires deviennent eux-mêmes des lobbyistes à l’issue de leur passage à la Commission. Ce fut notamment le cas de José Manuel Barroso, ancien Premier ministre du Portugal, puis président de la Commission européenne entre 2004 et 2014 !

 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 05:15

 

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 05:21

 

Le gouvernement multiplie les freins à l’accès aux soins pour toutes et tous partout ! L’hôpital public se désagrège avec un laisser-faire manifeste du gouvernement, satisfait de cette casse du service public au profit des établissements privés sous la coupe des fonds de pension.

Saluons les mobilisations, en plein été, des populations, à Sarlat, à Luçon : elles ont tout le soutien de la Coordination.

Avec la vaccination obligatoire pour les soignants et le pass sanitaire, le gouvernement a réussi le tour de passe-passe de déplacer les mobilisations sur un champ douteux : ce n’est pas la vaccination qu’il faut combattre, dont l’intérêt est scientifiquement prouvé (comme en témoigne tristement l’explosion de l’épidémie en Martinique et en Guadeloupe chez des jeunes non vaccinés) mais le contrôle social et les atteintes aux droits du travail que le gouvernement en profite pour installer !

Il cherche aussi à masquer les difficultés de la vaccination : Christophe Prudhomme rapporte sur sa page Facebook, que si un médecin de l’hôpital Avicenne convainc un patient de se faire vacciner, il ne peut passer à la pratique, faute de vaccin !

Et à faire oublier la mise en pl ace prochaine du Forfait Patient Urgence, qui devra être payé par tous les patients, se présentant dans un service d’urgence sans que cela ne soit suivi d’hospitalisation : une mesure discriminatoire pour toutes celles et ceux qui n’ont pas accès à un médecin généraliste en urgence, ou qui ont besoin de soins que ceux-ci ne pratiquent pas, sans parler des risques sanitaires majeurs en freinant des consultations devant des symptômes pouvant traduire une affection grave.

Devant le succès de la pétition contre ce Forfait Patient Urgence que certains de nos comités ont fait signer sur les marchés, devant les hôpitaux… elle est maintenant en ligne : signez là, partagez la !

 

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 05:13

L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 19 au 25 août 2021 – par Patrick Le Hyaric.

Au cœur de l’été, l’amplification des événements météorologiques, accompagnés de leurs terribles souffrances et de leurs deuils, s’est invitée à notre table, en pleine pandémie, sans masque. S’ajoutant aux innombrables décès dus au Covid 19, en partageant les mêmes origines, mégafeux ou pluies diluviennes, canicules et sécheresses envahissent des pans de la planète, avec leurs lots de destructions et de morts. Le sixième rapport du Giec (1) sonne l’alerte rouge, à moins de trois mois de la nouvelle conférence sur le climat qui doit se tenir à Glasgow (COP26). De grandes parties de notre Terre commune vont devenir invivables si la communauté humaine ne réussit pas à réduire beaucoup plus rapidement sa production de gaz à effet de serre due essentiellement à la combustion de charbon et de pétrole. Sachant que l’ampleur avec laquelle notre planète se réchauffe n’a pas d’équivalent dans l’histoire, ne pas s’engager dans cette voie reviendrait à accepter d’irréparables désastres. La fonte des glaciers, la montée des eaux des océans, la modification des écosystèmes océaniques et terrestres mettraient en cause la sécurité alimentaire mondiale et provoqueraient, par conséquent, des déplacements de populations à grande échelle vers des zones moins touchées. Une course de vitesse est donc engagée tant chaque jour et chaque dixième de degré compte pour sauver l’humanité. Songeons qu’un enfant qui naît aujourd’hui peut connaître cette catastrophe. C’est dire nos responsabilités ! Et ce ne sont pas les rodomontades culpabilisantes envers les citoyens-consommateurs par un écologisme politicien qui peuvent nous sortir d’affaire.

Trois milliards d’êtres humains manquent de l’essentiel, alors que les 10 % les plus riches de la population émettent plus de la moitié du gaz carbonique. Le système capitaliste et sa soif jamais étanchée de profit sont bien en cause. Ce sont à la fois le modèle productif de l’agrobusiness, favorisé par exemple par la politique agricole commune, les banques et assurances, avec la liberté totale de circulation des capitaux spéculatifs, les privatisations des ressources énergétiques et des transports mais aussi la conception des villes et des logements comme les systèmes de distribution et de consommation qu’il s’agira radicalement de dépasser. Certes, à chaque grande réunion internationale, les chefs d’État et de gouvernement rivalisent d’engagements aussi dérisoires qu’hypocrites devant micros et caméras sur l’inversion des tendances actuelles. Rentrés en leurs palais, ils défendent les intérêts de classes et poursuivent la guerre intracapitaliste au service de leurs multinationales, dont celles qui ont paraît-il la « bonté » d’investir dans leur pays en bénéficiant de ponts d’or. C’est ce qu’il s’est passé il y a quelques semaines au grand « raout » du château de Versailles avec le président Macron à genoux devant les milieux d’affaires nord-américains. Sachant que la durée de rotation du capital investi est dix fois plus importante que celle d’un mandat présidentiel, on mesure l’urgence à porter des actions et un débat populaire sur les réorientations des productions afin de les mettre au service des besoins humains, démocratiquement décidés. La vie humaine et celle des écosystèmes sont antagonistes avec l’accumulation capitaliste et la « concurrence libre », prétendument non faussée, qui génèrent à la fois inégalités sociales et destructions environnementales. C’est au contraire un monde de coopération, de partage des avoirs, des savoirs, des pouvoirs qui est à l’ordre du jour. L’appropriation sociale, citoyenne et démocratique de larges secteurs de l’économie, le postcapitalisme deviennent l’intérêt supérieur de l’humanité. L’émancipation humaine et le respect des écosystèmes doivent prendre le pas sur toute autre considération.

*GIEC : Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

 

 

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 05:05

 

 

 

 

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 11:43
Manif pour la filière bilingue en juillet 2021 devant le lycée Tristan Corbière

Manif pour la filière bilingue en juillet 2021 devant le lycée Tristan Corbière

Manif pour la filière bilingue en juillet 2021 devant le lycée Tristan Corbière

Manif pour la filière bilingue en juillet 2021 devant le lycée Tristan Corbière

Communiqué de presse Div Yezh Montroulez, SNES-FSU, SNUipp-FSU29, KLT.


Devenir des filières bilingues au collège et au lycée dans le pays de Morlaix


Div Yezh Breizh, association des parents d'élèves bilingues scolarisés dans les établissements publics, le SNES-FSU et le SNUipp-FSU29, syndicats majoritaires de la fonction publique dans le second et le premier degré s’opposent fermement aux décisions du rectorat affectant l’enseignement bilingue public breton-français dans le pays de Morlaix. Nous avons eu l’occasion
de le faire savoir le 19 juillet dernier en mobilisant plus de 100 personnes devant le lycée Tristan Corbière de Morlaix.
A une semaine de la rentrée scolaire, malgré les multiples courriers des élus, le travail sans relâche du SNES-FUS et SNUipp-FSU 29, il n’y a pas un signe d’avancée de la part du rectorat de l’Académie de Rennes. Il y a urgence !
Bien que l’ouverture d'une filière bilingue au lycée Tristan Corbière de Morlaix ait été actée dans la carte des pôles bilingues publics 2020-2021, le rectorat de l’Académie de Rennes a refusé
l’ouverture du groupe classe de seconde bilingue pour les premiers élèves ayant eu une scolarité entièrement bilingue dans les écoles et collèges du secteur.
Cette décision contraint les élèves inscrits en filière bilingue depuis la maternelle, à cesser leurs apprentissages du et en breton.
A cette décision intolérable, créant une rupture pédagogique, vient s’ajouter le refus d’ouverture d'un groupe classe de 6e au sein de la filière bilingue du collège de Lanmeur, filière existante
depuis 5 ans.
L’ouverture de la filière bilingue au collège de Lanmeur a été actée en 2017 avec le même nombre d’élèves que le nombre d’élèves inscrits en 6e pour la rentrée prochaine.
Alors que les services de l’Education Nationale invoquent le trop faible nombre d’élèves inscrits pour justifier leur décision, nos organisations rappellent que chaque rupture de l'enseignement
bilingue conduit à des pertes d'élèves futures par le jeu des fratries et la perte de confiance et de visibilité. Aussi, cette décision renforcera paradoxalement les causes qui conduisent le rectorat à ne pas ouvrir en lycée dès cette année, car nous perdrons des élèves et des familles à ne pas
respecter les engagements.
Il y a pourtant urgence. La sauvegarde et le développement de l’enseignement en langue bretonne est un réel enjeu politique auquel le service public se doit de répondre.
Ces décisions manquent de constance et sont le révélateur du manque d'investissement pattant dans l'éducation. Nous demandons au rectorat de revoir sa copie urgemment pour rassurer les élèves, les familles et les enseignant.e.s concerné.e.s et leur permettre de continuer d’apprendre et d’exercer en breton.
La situation morlaisienne se retrouve sur les secteurs de Guingamp (lycée Pavie et collèges de Callac et Plouha), de St Brieuc (4 inscrits au collège Jean Macé) et sur le secteur de Lorient.
Mardi 31 août à 18h, nous appelons la population, les élus locaux, départementaux et régionaux à se joindre à la mobilisation des élèves, parents d’élèves et enseignants et à se rassembler à Morlaix devant le lycée Tristan Corbière.

 

Voir aussi:

Rassemblement de soutien à la filière bilingue à Morlaix devant le lycée Tristan Corbière le 18 juillet 2021

A la fin juillet 2021, Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, Joëlle Huon et Pierre Le Goff, conseillers départementaux des cantons de Morlaix et Plouigneau, ont co-signé un courrier commun au recteur d'académie pour l'ouverture des filières bilingues dans notre canton après le fort moment de mobilisation devant le lycée Tristan Corbière du 19 juillet auquel nous avons participé. Ce courrier a été également proposé aux maires de nos cantons pour qu'ils puissent le cosigner.
Filières bilingues Canton de Morlaix et Plouigneau
Monsieur Le Recteur d’Académie,
C’est avec beaucoup de déception et d'inquiétude que nous avons par voie de presse découvert votre décision de ne pas ouvrir de filière bilingue en Septembre 2021 au lycée Tristan Corbière de Plourin-les-Morlaix.
Depuis plusieurs années les inscriptions en bilingue sur le Pays de Morlaix montrent l’appétence de nombreuses familles pour la langue bretonne et les apprentissages dispensés en filière bilingue publique. Dans notre région, la filière bilingue enregistre une progression de 5%, soit 463 élèves dans les écoles publiques de Bretagne.
Il s’agit d’un des leviers essentiels de la survie et du développement de la langue bretonne, une composante essentielle de notre culture. Il est tout à fait important que l'école publique s'inscrive dans cet objectif et permette la découverte et l'appropriation de la langue bretonne.
La filière bilingue a besoin de continuité entre l’élémentaire, le collège et le lycée sur un même territoire pour pouvoir vraiment se développer dans la durée. C'est aussi un droit pour les enfants et pour leurs parents de pouvoir continuer leur parcours dans la filière bilingue sans interruption, ou sans devoir choisir une autre solution (une école Diwan plus loin de chez eux nécessitant le recours à un internat, ou le retour dans le système classique et l'abandon du breton).
Nos cantons sont dotés de filières bilingues dans 7 écoles primaires publiques et 2 collèges publics, preuve d’un dynamisme qui ne cesse de croître : l’ouverture d’une filière bilingue en lycée public est une réelle nécessité pour permettre aux adolescents de poursuivre cet enseignement, au-delà des engagements qui avaient été pris dans le cadre de la Convention Etat-Région en octobre 2015.
Déjà, dans le public, les réformes du collège et du lycée ont bien souvent eu des impacts négatifs sur le maintien de l’option breton et des heures des professeurs de breton.
Dernièrement, la censure de deux articles fondamentaux de la loi Molac, le 21 mai 2021 est pour nous une atteinte sévère à l’instruction immersive contre laquelle nous avons manifesté notre mécontentement. Aujourd’hui, ces coups portés à la filière bilingue avec le renoncement à plusieurs projets de fermeture est un coup dur pour la langue et la culture bretonne et leur préservation car c’est de cela dont il s’agit. Aujourd’hui, la Bretagne ne compte plus que 200 000 locuteurs. Il est de notre responsabilité à tous d’agir pour la défense de notre langue, de notre culture qui sont des biens communs.
Il est nécessaire que les filières puissent d’abord commencer avant de se développer, ce pourquoi les effectifs réduits ne doivent pas être un argument décisif pour interrompre la continuité entre l’élémentaire, le collège, le lycée, sans laquelle la filière bilingue perd beaucoup de son sens et de son attractivité.
Le bilingue est présent simplement dans 6 lycées publics sur une centaine en Bretagne, et exclusivement en filière générale. C'est insuffisant. La mise en sommeil de la section bilingue au collège des 4 Vents à Lanmeur ne nous convient pas non plus.
L’État et l'éducation nationale doivent avoir un esprit de suite dans leurs engagements, cesser de prétendre mettre en concurrence ce qui ne doit pas l'être quand il s'agit de la sauvegarde d'une langue régionale et du respect des parcours pédagogiques des élèves, qui ne doivent pas être sacrifiés sur des considérations strictement comptables.
Nous avons été témoin le lundi 19 juillet 2021, lors de la mobilisation des acteurs de la filière, militants associatifs, enseignants, parents, élèves, et des élus à Morlaix pour la défense de l'enseignement bilingue public des attentes fortes dans ce domaine et de l'impatience par rapport à ce qui est perçu comme une insécurisation délibérée de la filière bilingue.
Nous vous demandons de prendre ces attentes et cette impatience en compte, de respecter l'engagement de l'éducation nationale et d'ouvrir comme prévu une filière bilingue au lycée Tristan Corbière Morlaix, de la préserver au collège des 4 vents à Lanmeur, et d'en ouvrir une comme prévu aussi à l'école Jean Jaurès à Morlaix à la rentrée de septembre 2021.
Bien respectueusement,
Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, conseillers départementaux du canton de Morlaix
Joëlle Huon et Pierre Le Goff, conseillers départementaux du canton de Plouigneau
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