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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 05:23
Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités (appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 2 mai 2017)

Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités

Appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF Paris, le 2 mai 

 

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là  pour barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible. 

L'abstention ou le vote blanc ne suffisent pas  pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national  doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix.

Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives. 

Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d'ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et  à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas  soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu'il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays. 

La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront.

Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas  au futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd'hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche  qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France  insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et, dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter. 

Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n'est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée nationale ».  C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner,  qu'elles soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et ambitieuses que nous porterons dès ce soir  dans les prochaines discussions avec la France insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.

J'appelle toutes celles et tous ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités (appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 2 mai 2017)
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 05:06
Lire aussi: 
 
Présidentielle : une majorité de militants de La France insoumise ne voteront pas Macron

 

Second tour: au sein de La France insoumise, le blanc et l’abstention dominent
 PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU

240 000 militants, sur environ 450 000, se sont prononcés lors de la consultation organisée par La France insoumise sur le second tour de l’élection. 36,12 % souhaitent voter blanc ou nul, 34,83 % voter pour Emmanuel Macron et 29,05 % comptent s’abstenir. Un statu quo assez fidèle au refus de se prononcer clairement de Jean-Luc Mélenchon. 

La division étalée au grand jour, pour mieux « rester groupés », selon les mots de Jean-Luc Mélenchon. La France insoumise a donné mardi le résultat de la consultation de ses soutiens organisée ces dernier jours, sur ce qu’il s’agirait de faire pour le second tour. En fait de consultation, comme nous l’avions expliqué, il s’agit plutôt d’un sondage – dès lors que la direction de La France insoumise ne compte pas en tirer le moindre enseignement en termes de consigne de vote. 243 128 Insoumis, sur les 450 000 environ qui auraient pu y participer, ont « dit leur choix ». 36,12 % d’entre eux ont annoncé leur intention de voter blanc ou nul le 7 mai, 34,83 % de voter pour Emmanuel Macron, et 29,05 % veulent s’abstenir. Cela porte à deux tiers le nombre de personnes qui ne comptent pas participer au vote « barrage » contre la candidate du Front national, Marine Le Pen. Avec le slogan « pas une voix pour le FN », La France insoumise avait par ailleurs décidé de ne pas laisser un choix « je vote Marine Le Pen »lors de cette consultation. À noter : l’abstention réalise lors de ce sondage un bon score, dans un parti qui avait mis le vote obligatoire dans son programme.

Le mouvement est en tout cas profondément divisé sur la question du second tour, du moins pour ceux qui ont participé. Cela semble valider la stratégie de Jean-Luc Mélenchon. Ni au soir du second tour, ni vendredi lors de sa prise de parole par l’intermédiaire d’une vidéo postée sur YouTube, le candidat défait au soir du premier tour n’avait souhaité donner de consigne de vote. Il n’avait pas plus donné son propre choix, tout en indiquant ce qu’il ne ferait pas : s’abstenir ou voter Marine le Pen.

Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon reprochait tout d’abord au candidat d’En Marche! de demander aux Insoumis non pas « un vote antifasciste, un vote anti-extrême droite »mais « un vote d’adhésion ». « Non, nous n’adhérons pas à ce projet. Ça ne va pas m’empêcher, moi en tant que personne, de faire ce que j’ai à faire. J’irai voter, d’abord parce que dans mon programme le vote est obligatoire. Quant à savoir ce que je vais faire, il n’y a pas besoin d’être grand clerc, mais pourquoi je ne le dis pas ? Pour que vous puissiez rester regroupés », poursuivait Jean-Luc Mélenchon en s'adressant à ses troupes. « Si je dis ce que je fais, je vous divise », insistait-il.

Un cadre de la campagne nous expliquait récemment cette absence de consigne par la« peur de perdre les électeurs arrachés au FN et à l’abstention, ou à l’inverse les politisés de gauche traditionnelle ». « Il n’y aura aucune indulgence de notre part à l’égard de l’extrême droite », précisait-il. Mais il veut croire que cette stratégie ne nuit pas pour l’instant au mouvement. À l’appui de ses dires : le fait que plus de 60 000 personnes se sont inscrites pour soutenir le mouvement depuis le 23 avril au soir. En outre, explique-t-il, depuis huit jours, « des gens qui ne s’étaient pas manifestés pendant la campagne rejoignent maintenant les groupes d’appui »

Surtout, La France insoumise estime que ces polémiques de l’entre-deux-tours seront bien vite oubliées, si tant est, bien entendu, qu’Emmanuel Macron soit bien élu dimanche prochain.

L’hypothèse inverse n’est de fait jamais envisagée chez les cadres du mouvement. Le troisième tour, celui des législatives, est en ligne de mire. « Le second tour de la présidentielle ne va régler aucune des questions. Le vrai choix va se faire aux législatives », explique Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, et lui-même candidat dans une circonscription à Toulouse. 

Coordinateur du Parti de gauche, Éric Coquerel juge qu’il y a « trois issues possibles aux législatives : l’issue “on continue comme avant” avec Macron majoritaire, l’issue identitaire, raciste et xénophobe avec Le Pen, et l’issue qu’on représente ». Mais pour lui, « les gens vont avoir un réflexe national à voter pour La France insoumise ». C’est cette volonté de « nationaliser » les législatives qui pourrait donner des arguments à une candidature de Jean-Luc Mélenchon dans une circonscription. Les villes de Lille, Marseille ou Toulouse, dans lesquelles La France insoumise a fait de gros scores au premier tour de la présidentielle, sont évoquées.

Reste à fixer une autre pierre d’achoppement : le lien entre La France insoumise et ses alliés potentiels, à savoir Ensemble et le PCF. À cette heure, aucun accord n’a encore été trouvé nationalement avec les communistes. Une nouvelle réunion devait avoir lieu mardi soir. Quelques heures auparavant, dans une tribune publiée sur Mediapart, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, proposait de créer une « bannière commune », « la force du peuple à l'Assemblée nationale », qui pourrait« rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu'elles soient ou non dans La France insoumise ».

Il n’est pas sûr du tout qu’il soit entendu. D’abord parce que La France insoumise a été pensée justement comme un mouvement qui puisse faire bannière – d’ailleurs les candidats estampillés La France insoumise pour les législatives s’engagent à signer une charte, mais peuvent rester dans leur propre parti. Ensuite, et surtout, car le PCF n’est pas précisément en position de force. « La logique voudrait que tout le monde se range sur le programme qui a fait 7 millions de voix », renvoie sèchement un cadre de La France insoumise.

 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 05:00
Longtemps, les nazis ont eu mauvaise presse
MARDI, 2 MAI, 2017
HUMANITE.FR

Une tribune de Christian Lehmann, médecin et romancier.

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme on dit. Un temps où la mémoire des crimes commis par les fascistes (de merde) était une tache indélébile sur le front de l'extrême-droite française. Incapables de consigner à l'oubli les massacres et exactions du Reich et de ses collaborateurs soumis, les héritiers des ligues fascistes, les pétainistes, les antisémites rasaient les murs, échangeant sous le manteau leurs écrits négationnistes.

Vint Jean-Marie Le Pen, qui les décomplexa en partie, en jouant avec les mots. L'homme était bon orateur, cultivé, suffisamment pervers pour tenir un double langage lui permettant comme un clown de tréteaux d'adresser à son public conquis des signes de connivence qui passaient au-dessus de la tête du plus grand nombre. Autour de lui, il agrégea du monde, un premier cercle d'ultracatholiques coinçés et de nazillons païens, de zélateurs du beau langage d’une France Eternelle et de saoûlards bedonnants fiers d’appartenir à la race blanche. Le Pen père les amalgama tous sous sa bannière, faisant taire les dissensions, écrasant les prétendants au trône et les «traîtres», avec une égale férocité.

Cela dura des années. Des années durant lesquelles s'était constitué autour de lui et de ses sbires un cordon de sécurité difficilement franchissable. Ce cordon bordait une fosse, dans laquelle gisaient des millions de morts et une Europe en flammes. Nier cette extermination pour les plus déments, la relativiser pour les plus retors, était un exercice périlleux. D'autant que tout autour, les hommes et les femmes qui avaient vécu cet enfer, qui l'avaient combattu, gardaient dans leur mémoire le nom des disparus, le prix de la liberté.

Cette liberté n'était pas totale, aucune liberté ne l'est. Très vite, le grand rêve des jours heureux avait été perverti. Très vite les "grandes féodalités", les patrons de presse, les barons de l'industrie qui avaient accueilli à bras ouverts le "redressement national" de Pétain et la collaboration avec le nazisme, reprirent le dessus, fustigeant les avancées sociales de l'après-guerre, acquises de haute lutte. Au point que dès les années 80-90, d'aucuns, qui combattaient en vain la main-mise des puissances d'argent, se mirent à trouver audibles les parias lepénistes. Avec le recul, le discours commun apparaît dans son extrême indigence: les uns niaient le génocide juif, faute indélébile, les autres théorisaient qu'un autre génocide était passé sous silence, celui de la classe ouvrière opprimée par les puissants. Fallait-il que ces coeurs soient secs, fallait-il que leur capacité d'outrage soit défaillante, pour ne pouvoir dans le même temps condamner les assassins d'hier et les oppresseurs d'aujourd'hui? Cette alliance rouge-brune eût un temps, fut dénoncée, créa au sein de l'extrême-gauche des déchirures irréparables.

Les années passèrent, les témoins se firent plus rares. Et la mémoire de la Shoah, le combat antiraciste, furent instrumentalisés, pour des raisons politiques. Ces petits calculs n'avaient rien à voir avec le respect dû aux victimes, mais servaient les intérêts géopolitiques du jour.

Longtemps cantonné au rôle de pitbull de la politique, le vieux leader d’extrême-droite confia enfin les rênes à sa fille Marine, charge à celle-ci de «nettoyer» l’image du parti, ce dont elle s’était empressée avec zèle, faisant d’une pierre deux coups.

L’Immigré, l’Arabe, c’était un ennemi à leur portée

Avec le soutien tacite de son père et une maîtrise de la communication insoupçonnée, "Marine" avait fait entrer le Front National dans le vingt-et-unième siècle. Les blagues douteuses sur les fours crématoires, le négationnisme bonhomme de son père, avaient été relégués aux poubelles de l’Histoire. Dans "Le Point", Marine Le Pen avait affirmé que la Shoah avait constitué "le summum de la barbarie", un moment atroce de l’histoire de l’humanité, sur lequel elle ne tolérait aucune ambiguïté. Et s’était empressée de cibler son discours sur un bouc-émissaire plus acceptable, l’Immigré.

Un moment déboussolées, ses troupes avaient rapidement entendu le message. L’Immigré, l’Arabe, c’était un ennemi à leur portée, un ennemi qu’ils pouvaient croiser au quotidien, un ennemi sur lequel ils pouvaient à loisir, aiguillonnés par tout ce que le gouvernement comptait de ministres racistes, reporter leurs frustrations, accuser de tous les maux: chômage, inflation, bientôt même la hausse du prix de l’essence.

Les nostalgiques de l’Ordre Ancien, ceux qui pendant des décennies avaient traqué et dénoncé le Juif, moquant les commémorations de la Shoah, discréditant les survivants, mettant en doute la réalité des camps, ceux-là avaient fait leur temps. Ceux qui n’acceptaient pas de mettre en veilleuse leur haine, ceux qui ne comprenaient pas qu’il était devenu nécessaire, beaucoup moins dangereux politiquement, et beaucoup plus porteur, de concentrer leur fiel sur l’Immigré, devaient être exclus.

Le coup de maître de Marine Le Pen fut de pratiquer ces exclusions publiquement, quand souvent son père s’était contenté de mises à l’écart discrètes. A chaque skinhead dévoilé sur Facebook avec le bras tendu dans une arrière-salle de brasserie, elle organisait une conférence de presse, dénonçant devant des journalistes médusés qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez l’insupportable déviance que représentait cet affront aux victimes du nazisme, et l’incompatibilité de ce comportement avec les «valeurs» que portait selon elle depuis toujours son parti. Cette purge pratiquée au grand jour, sous l’oeil même de média complaisants, lui permettait de gagner sur tous les tableaux, en rassurant l’électorat de droite modérée par sa prise de distance avec les extrêmistes, et en pratiquant au sein même du Parti, sans la moindre hésitation, le bannissement de tous ceux qui pouvaient la gêner. Flanquée de Florian Philippot en gendre idéal, elle se rendit fréquentable.

Pendant des années, les média qui aujourd'hui se muent en résistants de la dernière heure lui offrirent des colonnes, des unes, des photographes de talent, des chroniqueurs complaisants, quand ses adversaires les plus virulents, à gauche, étaient pointés du doigt comme de dangereux irresponsables. Les injustices grandissaient, les boucs émissaires étaient tout trouvés: arabes, Roms, pauvres, populations dangereuses, mises à l'écart par ceux-là même qui nous jouent "No Pasaran" aujourd'hui.

Qui a oublié les propos de Manuel Valls sur les Roms, ou sa ville trop peu pourvue en "whites", en "blancos"? Qui a oublié la déchéance de nationalité? Ou ces lois liberticides que firent voter hier les mêmes députés qui aujourd'hui nous disent: "Vous n'imaginez tout de même pas laisser ceci aux mains du Front National?" Ou Elisabeth Badinter repeignant Marine Le Pen en défenseur de la laïcité? Ou Alain Finkielkraut éructant que "L'avenir de la haine raciste est dans le camp des gens qui se sont réjouis de la défaite électorale de Jean-Marie Le Pen en 2002, et non dans le camp des fidèles de Vichy"? Pendant des années, ceux qui dénonçaient l'injustice sociale, le joug de l'austérité, le poids de la finance sur leurs vies, furent traités comme des pestiférés, tandis que petit à petit Marine, qu'on appelait par son prénom, devenait audible, et que son patronus, Florian Philippot, cumulait les ronds de serviette sur les chaînes d'info.

À gauche un espoir était né, incarné par Jean-Luc Mélenchon

Et nous voilà ce soir. A la veille d'un second tour entre Marine Le Pen, l'héritière de la boutique paternelle, et Emmanuel Macron, ex-banquier qui se rêverait philosophe, adversaire rêvé. Comment en sommes-nous arrivés là? Sûre de tenir sa revanche sur un quinquennat haï, la droite s'est suicidée, se livrant au candidat le plus réactionnaire, le plus austéritaire, le plus malhonnête. C'était un pourri? Peut-être, mais c'était leur pourri. La gauche de gouvernement n'avait cessé de se saborder pendant cinq ans. Le président avait menti pour se faire élire, dénonçant la Finance à laquelle il avait ensuite ouvert toutes les portes, s'entourant de repris de justice, de corrompus, de lamentables. Dans la dernière ligne droite, elle se déchira: après cinq ans de reniements, elle enchaîna la trahison de son propre candidat.

A gauche un espoir était né, incarné par Jean-Luc Mélenchon, qui avait autour de son nom et de sa personne amalgamé des centaines de milliers d'insoumis. Au moment où cette vague se brisait au soir du premier tour, on vit Mélenchon défait, inaudible. Immédiatement, il fut sommé de se désister, de donner une consigne de vote, dénoncé par ceux-là même qui avaient longtemps ridiculisé son mouvement. Et dans le même temps, de ses propres rangs, naquit un mot d'ordre . Pour nombre des insoumis, il semblait inconcevable de voter pour un candidat estampillé comme candidat des élites et de la finance, dont le programme, la volonté de légiférer par ordonnances, heurtait ceux qui se trouvaient soudain pris au piège, entre le fascisme et l'horreur économique. Mélenchon se tut, lui avait l'âge et le vécu nécessaires pour savoir ce que représentait le Front National, dont il avait combattu les idées pendant des années. Et parmi les insoumis, ce furent des hommes mûrs, Axel Kahn, Gerard Miller, Sam Karmann, qui prirent la parole dans les jours qui suivirent pour dire qu'à l'évidence, et la rage au coeur, ils voteraient pour Emmanuel Macron, quitte à le combattre dès le lendemain. La distinction entre l'adversaire et l'ennemi était claire pour eux. Et on avait l'impression que Mélenchon refusait de faire de même, parce que sa stature d'opposant dépendait de ce non-dit: ayant fait naître un grand espoir, il ne pouvait mettre genou à terre.

Et nous voilà ce soir. J'ai lu, comme vous, des dizaines d'articles, de prises de position, de commentaires. Il y a ceux qui invectivent les abstentionnistes, ceux qui exigent des preuves, ceux qui refusent de se salir les mains en votant, ceux qui soulignent la tolérance des candidats du système pour un FN qui longtemps leur a permis par sa seule présence d'accéder au pouvoir, ceux qui s'en remettent aux autres, les "castors" pour faire barrage, ceux-là même qui ne voulaient pas voter Macron pour ne pas le plébisciter mais s'y résolvent devant la médiocrité de cette campagne d'entre-deux tours. Et puis il y a ceux qui se révèlent, pour qui ne les avait pas bien saisi: les Christine Boutin, les Marie-France Garaud, les Nicolas Dupont-Aignant, les futurs collaborateurs à qui on voudrait hurler , si ce mot avait encore un sens.

En 2002, nous savions qui était Jean-Marie Le Pen

Je suis un castor, je ne m'en cache pas. Je n'invective personne. Je n'enjoins personne. J'ai vécu le 23 Avril 2002, je me souviens des manifestations quasi-spontanées jusque dans ma petite ville de région parisienne. Nous étions des milliers. Nous savions qui était Jean-Marie Le Pen, nous savions ce qu'il incarnait. Le Front n'avait pas encore fait profil bas, n'avait pas mis son masque de fausse respectabilité. Pendant des années j'ai écrit des livres où il apparaît, souvent sous le nom d'un parti en quête de respectabilité, "Patrie et Renouveau", en marche vers la conquête du pouvoir. Un de ces livres, "No Pasaran le Jeu", plébiscité par les professeurs de français, d'histoire, les documentalistes, s'est retrouvé au programme des classes de collège, vendu à plus de 350.000 exemplaires. Un autre, "Tant pis pour le Sud", où il était question de la gestion d'une ville passée au FN, et qui m'avait été inspiré par la profanation du cimetière de Carpentras, où déjà Gilbert Collard avait oeuvré pour dédouaner Le Pen père, m'avait valu des menaces de poursuite du cabinet de Bruno Mégret à l'époque. Si vous les avez lu, si vous faites partie de ces 350.000 adolescents qui ont suivi la quête d'Eric, Thierry et Andreas, adeptes de jeux vidéo propulsés dans la mémoire des guerres du XXème siècle, souvenez-nous de la "morale" de cette histoire: Si la vie est un jeu video, elle n'a pas de sauvegarde.

Je voterai Emmanuel Macron. Je voterai pour renvoyer Marine Le Pen devant ses juges, et à ses luttes internes fratricides. Je ne sais pas ce que feront les autres, je ne sais même pas ce que feront certains de mes amis. Je sais juste que chaque vote, chaque bulletin blanc, chaque abstention comptera, que comme les Britanniques, comme les Américains, nous vivrons, tous, avec les choix de chacun.

Une vidéo de 4 mn: "Montrer de quoi le Front National est capable" avec Monseigneur Gaillot

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 14:27

Veuillez trouvez quelques informations concernant la traditionnelle fête du 1er Mai organisée par la section de Brest du PCF au patronage laïque du Pilier Rouge.

 

Elle avait cette année une teneur particulière.

 

Vous trouverez en PJ le discours qu’à prononcé en ouverture Eric Guellec, candidat aux élections législatives sur Brest Centre. Il était entouré des autres candidats PCF (Jean Paul Cam et Pierre Yves Liziard) sur les circonscriptions de Brest Rural et Landivisiau, de la Présidente du groupe des élu-e-s communistes Jacqueline HERE ainsi que de l’exécutif de la Section du PCF Brest/ Relecq Kerhuon.

 

Vous trouverez également quelques photos qui montrent démontrent l’affluence d’hier et que vous pouvez réutiliser.

 

Une bonne ambiance d’abord, où la solidarité était le maitre mot. 150 repas ont été servi ; pas moi ns de 300 personnes au total sont passées sur la Fête.

 

Mais, notamment après avoir défilé Place de la Liberté , l’heure était avant tout à la mobilisation politique. Toutes les organisations de gauche avaient été conviées à l’inauguration de la fête et au repas. L’UDB, le PS, EELV et BNC ont répondu positivement présent à cette invitation...

 

De nombreux acteurs locaux étaient présents (responsables associatifs, responsables syndicaux, représentant des usagers, élu-e-s…).

 

Eric Guellec a présenté un discours offensif (voir en PJ). Il a rappelé que le PCF a toujours combattu l’extrême droite, et le combattra toujours. Dans les urnes et sur le terrain ! Il a souligné l’importance que la Gauche se rassemble dès les élections législatives afin d’élire un maximum de députés qui soient aux avant-postes pour résister au Président E. Macron. Rassemblée, oui la Gauche est en mesure de gagner des centaines de circonscriptions en France.

 

N’hésitez pas à revenir vers nous en cas de questions complémentaires,

 

En vous souhaitant bonne réception et une agréable fin de journée,

 

Jean Paul Cam et Eric Guellec

 

***

DISCOURS DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS FETE DU 1ER MAI

par Eric Guellec, candidat aux législatives à Brest Centre

Mesdames, Messieurs, chers amis, chers camarades

Tout d’abord au nom de la section du PCF du Pays de Brest je tiens à remercier le Patronage Laïque du Pilier Rouge pour son accueil.

Merci également à nos annonceurs, aux bénévoles qui rendent cette fête du 1er mai possible tous les ans, aux associations présentes dont nous partageons les valeurs et qui ont répondu à notre invitation. Je salue la présence ici de syndicalistes et de membres des forces politiques de gauche de notre métropole.

Il y a 8 jours, les Françaises et les Français se sont rendus aux urnes.

Les finalistes qualifiés à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle ne sont pas de notre goût, c'est le moins qu'on puisse dire.

Mais il reste donc deux bulletins de vote sur la table, ou dans la machine, c'est selon.

Qui, parmi nous ici fraternellement rassemblés, se retrouve dans le programme de casse sociale, de fragilisation des services publics et de confortement de la finance que nous mijote le candidat Macron? Personne, évidemment.

Mais attention mes camarades, en face c'est l'extrême-droite...

Ne nous racontons pas d’histoires.

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont éloquents. La victoire du Front national du clan Le Pen n’est plus un fantasme ou une hypothèse trop improbable pour être considérée sérieusement. Il n’y a qu’à voir avec quelle indifférence et quelle résignation coupable ces résultats ont été en général accueillis sur les plateaux de télévision dimanche dernier.

Nous le rappelons s'il en est besoin : le Parti Communiste a toujours combattu et combattra toujours l'extrême-droite.

Cette lutte permanente fait partie de notre essence même, elle est une pièce de notre colonne vertébrale.

Et le 7 mai, combattre le Front National, ce n'est pas se contenter de dire : "Aucune voix pour Le Pen."

Les mots ont leur importance.

Et derrière ces mots, il y aurait, pourquoi pas, le vote blanc, l'abstention. Ce luxe-là, celui du vote blanc, de l'abstention, nous ne pouvons pas nous le permettre. Il va dans le sens de ce à quoi travaille inlassablement l'entreprise familiale Le Pen : la banalisation de l'extrême-droite pour finir par s'imposer par les urnes!

Le Parti Communiste a été très clair là-dessus, dès le soir du premier tour par la voix de Pierre Laurent. Faisons barrage à Le Pen.

Alors, on entend, ici ou là, certains s'insurger. Ils ne supporteraient plus de telles prises de position fermes. Il ne faudrait surtout pas inviter les citoyens à nous écouter sur le sujet. Et, de toute façon,le second tour serait déjà plié.

Nous, nous affirmons au contraire que c'est le devoir et l'honneur du Parti Communiste de faire porter haut et fort son message de combat et de résistance. L’histoire de notre Parti, bientôt centenaire, a été mouvementée, forgée au fer et au feu des luttes antifascistes, du combat pour la paix, de la lutte contre le capitalisme et pour l’émancipation du genre humain. Nous avons toujours participé aux batailles qui ont permis de grandes avancées sociales. Il faut donc battre Le Pen. Mais il faut également la maintenir à un score le plus bas possible. Score qui sera déjà bien trop haut à nos yeux. Chaque voix compte.

Un Front National à 30% et un Front National à 45%, et bien non, ça n'est pas la même chose!

Et ce serait une illusion dangereuse de croire qu’avec une extrême droite au pouvoir ou simplement renforcée, le peuple en serait plus combatif. L’histoire nous transmet des preuves tragiques et permanentes du contraire. Ne banalisons pas l'extrême-droite, combattons toujours l'idée qu'elle puisse accéder au pouvoir. Ne jouons pas avec ce feu-là. Le 7 mai, utilisons sans état d'âme le bulletin de vote Macron pour battre Le Pen.

Mais soyons clairs, la gauche ne se livre pas au candidat Macron. Le vote Macron sera de notre part tout sauf un vote d'adhésion.

Si certains en 2012 ont pu être très rapidement surpris et déçus par François Hollande, nous savons qu'Emmanuel Macron lui, s'il est élu président, ne nous surprendra pas et ne nous décevra pas! Nous ne sommes pas dupes! Il est notre adversaire. Nos revendications, notre projet d'une société plus juste et enfin fraternelle, nous continuerons à les porter. Comme nous les avons portés lors du rassemblement de ce matin. Comme nous les portons ici-même en ce moment! Nous avons combattu M. Macron comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes.

Nous combattrons demain tous ses choix antisociaux, favorables à la loi de l'argent et à la minorité qui en profite de façon scandaleuse. Le bon score obtenu dimanche dernier par le candidat soutenu par le Parti Communiste est l’expression d’un vote politique, conscient, un vote d’appartenance et d’exigence sociale.

Il est le fruit d’une belle campagne et également de ce travail de terrain de longue haleine que le PCF, ses militants et ses élus n’ont jamais cessé de mener, aux côtés d'autres progressistes. Jean-Luc Mélenchon obtient d'ailleurs ses meilleurs scores dans des municipalités communistes. Ce qui est certain, c’est que des perspectives nouvelles à gauche ont émergé de cette campagne présidentielle.

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains. Les droites sont en ordre de bataille pour les élections législatives. C'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble!, forces du Front de gauche, socialistes désireux de rompre avec la politique menée pendant ces 5 dernières années, de créer les conditions de ces victoires. Pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale, en élisant le maximum de députés prêts à défendre les intérêts des classes populaires, les aspirations de nos concitoyens au progrès et à la justice sociale.

A l'expérience, les citoyens de notre pays savent que ce sont les députés communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des députés qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Ils ont grandement contribué à maintenir la gauche debout. Les élections législatives seront cruciales.

La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les femmes et les hommes qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille. C'est l'appel que nous n'avons de cesse de lancer aux formations progressistes, et notamment, mais pas uniquement, à la France Insoumise.

Nous l'avons rencontrée régulièrement et nous continuons bien sûr d'échanger avec ses représentants brestois. Ils savent notre souhait d'avancer avec eux sur les législatives. Nous œuvrons quotidiennement à développer des dynamiques locales, qui nous permettront de porter haut nos projets communs de progrès social. Néanmoins, le temps presse. Le Parti Communiste prendra bien sûr part à la bataille des législatives. Dans l'espoir toujours maintenu de parvenir à des candidatures concertées, issues des forces progressistes que j'ai citées tout à l'heure, et soutenues par elles, le PCF met à disposition du rassemblement les candidatures de Maxime Paul sur la circonscription de Chateaulin, de Pierre Yves Liziar sur celle de Landivisau, de Jean-Paul Cam sur la circonscription de Brest Abers Iroise et de moi-même Eric Guellec sur celle de Brest Centre.

Notre Parti, ses militants, porteront au besoin ces candidatures jusqu'aux élections législatives. Mais en mettant leurs énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au beau score de la gauche de progrès le 23 avril et qui auront à travailler ensemble demain amplifieraient les résultats à venir. Unis, dans le respect et la reconnaissance de chacune de nos formations politiques, nous avons, aujourd’hui, les moyens de porter à l’Assemblée nationale un nombre important de députés de gauche.

Députés s’appuyant sur une plate-forme commune, sociale, écologiste et démocratique. Avant de conclure, insistons là-dessus : Toutes les composantes de la gauche de changement doivent dépasser leurs intérêts propres. Elles peuvent et doivent s’unir en proposant au peuple, un pacte pour une majorité de combat et de progrès. Il nous faut pour cela rejeter tout désir hégémonique. C’est un contrat d’assurance, un pacte de reconquête. L’assurance pour le peuple, pour les millions de Françaises et de Français qui, le 23 avril, ont fait le choix de la rupture démocratique, écologique et sociale, d’être défendus et protégés. Pour en terminer, je rappellerai que le partage, la solidarité, le bien-être commun et la préservation de notre planète sont juste ce que la plus large majorité de nos concitoyens espèrent, désirent et veulent porter en juin dans les urnes et à l’Assemblée nationale. Chers amis, chers camarades, je vous invite dès à présent à partager le verre de l'amitié. Passons ensemble une bonne journée fraternelle et conviviale ! Je vous remercie.

Eric Guellec.

 
Fête du Parti Communiste à Brest le 1er mai 2017 - Intervention de Eric Guellec, adjoint à Brest et candidat aux législatives
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 11:22

Fête du Viaduc. L'entre-deux tours a donné le ton (Le Télégramme, Gilles Troel)

 

En préambule à l'intervention de Laurence Cohen (à gauche), Ismaël Dupont, en présence de Muriel Grimardias, a donné le ton en évoquant la situation politique de cet entre-deux tours de la présidentielle.

 

En préambule à l'intervention de Laurence Cohen (à gauche), Ismaël Dupont, en présence de Muriel Grimardias, a donné le ton en évoquant la situation politique de cet entre-deux tours de la présidentielle.

La 53e Fête du Viaduc qui s'est déroulée, hier, à Morlaix, entre les deux tours de la présidentielle, comme en 2012, a été fortement impactée par la situation politique actuelle en France et dans le monde, notamment lors du discours de Laurence Cohen, la sénatrice communiste du Val-de-Marne, invitée du jour.

Si le dispositif de restauration de cette 53e Fête du Viaduc a particulièrement bien fonctionné, à partir de 12 h 30, avec près de 180 repas servis sous le grand barnum, la foule des grandes heures du PCF n'était pas au rendez-vous*, au fil de l'après-midi, lors des concerts et des différentes prises de parole.

Une intervention musclée et un appel à voter Macron

Ismaël Dupont et sa suppléante, Muriel Grimardias, ont accueilli l'invitée du jour, Laurence Cohen. La sénatrice communiste du Val-de-Marne, responsable du secteur égalité femmes-hommes du PCF et membre de la direction nationale du parti, a fait une intervention musclée et a resitué le contexte politique en France mais aussi à l'étranger en évoquant les élections de Donald Trump et l'élargissement des pouvoirs de Vladimir Poutine en Russie et de Recep Tayyip Erdogan en Turquie. Elle s'est clairement exprimée sur le vote présidentiel et sur le barrage indispensable au FN, en annonçant son vote pour Emmanuel Macron. Au fil de l'après-midi, le groupe Coverfield a égrené ses balades pop-rock et ses reprises de standards en version acoustique très inspirées, tandis que les différents stands d'informations et de jeux accueillaient les visiteurs.

Petite frayeur en fin de matinée

À noter qu'en fin de matinée, une forte rafale de vent a créé un moment d'angoisse auprès des militants car le grand barnum a bougé et des stands ont été soulevé

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/fete-du-viaduc-l-entre-deux-tours-a-donne-le-ton-02-05-2017-11496245.php

 

* Il y avait en réalité sans doute plus de personnes que les deux années précédentes au repas, et sur les stands puisque la tombola et la loterie ont fait des recettes inédites depuis des années, et que l'intervention politique a été suivie par une centaine de personnes.

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 09:21

L’Appel de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains à utiliser le vote Macron pour vaincre l’extrême droite de Marine Le Pen.
 
Le premier tour de l’élection présidentielle n’a pas concrétisé tous les espoirs de transformation sociale et écologique que nous avions pu nourrir.
 
La gauche de transformation et du changement, divisée, n’a pas réussi à s’imposer, laissant s’affronter dans un second tour le candidat des banques et une candidate de l’extrême-droite qui, dimanche, a réuni sur son nom, le plus grand nombre de voix jamais obtenu par le Front national depuis sa création il y a 45 ans en agrégeant 21,4 % des votants. C’est 3 millions d’électeurs de plus qu’il y a cinq ans.
 
C’est une bien mauvaise nouvelle pour notre démocratie, alors que déjà, se multiplient les tentatives pour passer sous silence le formidable élan qui s’est levé à gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
 
Avec près de 20 % des électeurs rassemblés autour de l’exigence d’une rupture démocratique, institutionnelle, sociale et écologique radicale, c’est le peuple d’une France de progrès et de luttes qui, le 23 avril, a retrouvé sa voix.

Sur tous les territoires où nous menons la lutte et où nous mettons déjà en œuvre des politiques alternatives – je pense aux 620 communes dirigées par les maires de l’Association nationale des élus communistes et républicains - le candidat que nous avons soutenu est arrivé largement en tête.
 
Cette victoire est donc bien l’expression d’un vote politique, d’appartenances et d’exigences sociales. C’est le résultat, au-delà de cette très belle campagne que nous avons menée tous ensemble, du travail de terrain de longue haleine que les élus de l’ANECR n’ont jamais cessé de mener.
 
Le 7 mai prochain, pour le second tour de l’élection présidentielle, c’est un nouveau choix que nous devrons faire ; un choix difficile mais qui ne souffre aucune ambiguïté.
La lucidité sur le rapport des forces nous impose un constat sans appel : l’extrême-droite est en mesure, le 7 mai 2017, d’accéder au pouvoir.
 
C’est un risque innommable que nous refusons de prendre pour notre pays et nos concitoyens et en particulier pour le monde du travail.
 
Le 7 mai sera un jour décisif pour l’avenir de notre peuple, de notre nation. Les élus de l’ANECR feront face à ce rendez-vous historique comme leurs ainés ont su le faire en dépassant les clivages. Ce fut le cas en 1936 puis de 1940 à 1944.
 
Le 7 mai prochain pour battre l’extrême droite représentée par Marine Le Pen, ils lui opposeront concrètement le bulletin de vote Emmanuel Macron ainsi utilisé à dessein.
 
Ils invitent tous les démocrates à délaisser les calculs politiciens pour ne retenir que l’intérêt supérieur du pays.
 
Les élus de l’ANECR ne se livrent pas à Emmanuel Macron.
 
Nous savons déjà les combats qu'il nous faudra mener pour contrer les politiques antisociales auxquelles il nous a déjà habitués.
 
Nous les mènerons, forts et fiers de cet espoir nouveau né de notre campagne électorale.

Les élus communistes et républicains appellent donc à faire barrage à l’extrême droite le 7 mai, et à créer les conditions de l’émergence d’une majorité progressiste nouvelle à l’Assemblée nationale en juin prochain, seule capable d’ouvrir le front de la Résistance institutionnelle et citoyenne.
 

Patrice Bessac
Président de l’ANECR

 
Cet espoir mérite que nous repensions une nouvelle unité de toutes les forces progressistes pour faire valoir les aspirations portées par des millions d’habitants de notre pays. Cet espoir peut se concrétiser dès juin à l’occasion des élections législatives.
 
 

Patrice Bessac, président de l'ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains)

Patrice Bessac, président de l'ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains)

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 05:34
photos Pierre-Yvon Boisnard

photos Pierre-Yvon Boisnard

Manif du 1er mai à Morlaix: un rassemblement de 600 personnes avec les syndicats CGT-FSU-FO, pour le progrès social et contre l'aggravation des politiques libérales et l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard et Cyril Deleau)
Manif du 1er mai à Morlaix: un rassemblement de 600 personnes avec les syndicats CGT-FSU-FO, pour le progrès social et contre l'aggravation des politiques libérales et l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard et Cyril Deleau)
Manif du 1er mai à Morlaix: un rassemblement de 600 personnes avec les syndicats CGT-FSU-FO, pour le progrès social et contre l'aggravation des politiques libérales et l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard et Cyril Deleau)
Manif du 1er mai à Morlaix: un rassemblement de 600 personnes avec les syndicats CGT-FSU-FO, pour le progrès social et contre l'aggravation des politiques libérales et l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard et Cyril Deleau)
Manif du 1er mai à Morlaix: un rassemblement de 600 personnes avec les syndicats CGT-FSU-FO, pour le progrès social et contre l'aggravation des politiques libérales et l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard et Cyril Deleau)
photo prise par Cyril Deleau

photo prise par Cyril Deleau

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 19:54
Non au FN: pour une république sociale et fraternelle. Rassemblons-nous contre le danger de l'extrême-droite à Morlaix le lundi 1er mai à 11h devant la mairie, avec la manifestation syndicale

Non au FN- pour une république sociale et fraternelle 

Rassemblons nous contre le danger de l'extrême droite le 1er mai à 11h devant la mairie.

Le Front National est pour la deuxième fois au second tour de l'élection présidentielle. Ceci constitue un grave danger pour notre démocratie, les principes de notre république ainsi que pour notre lien social et humain.
 
Cette présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles à des causes multiples : chômage, précarité, déceptions dues à des politiques qui n'ont pas été à là hauteur.
 
On ne saurait cependant la banaliser et s'y résigner.
 
Car non, le Front National n'est pas un parti démocratique.
 
Le FN reste une menace pour nos libertés, pour l'égalité des droits et le fraternité entre les citoyens français.
 
Soyons mobilisés contre le F-Haine.
 
Collectif unitaire contre le danger de l'extrême droite avec des citoyens, la Ligue des Droits de l'Homme, Morlaix-Libertés, Europe Écologie Les Verts, Parti Communiste Français, Parti Socialiste
 
(la liste des organisations ne reprend que celles des organisations présentes au kiosque ce soir et qui ont validé le communiqué mais pourrait s'agrandir dans les jours à venir) 
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 19:50
Laurence Cohen

Laurence Cohen

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

La fête du 1er Mai de la section du Parti Communiste du pays de Morlaix, la 53e fête du Viadux (la première en 1964) s'approche à grand pas.

Cette année, le journal Le Viaduc annonçant la fête avec le programme et un édito politique comptera beaucoup plus de publicités que d'habitude, plusieurs commerçants ayant accepté pour la première fois de prendre une publicité. Qu'ils en soient remerciés. Plus de 15 pubs simples ou doubles en plus, ce sont des moyens politiques pour faire vivre le Parti Communiste et diffuser ses idées sur la région.

Intervention de Daniel Ravasio pour l'inauguration de la fête à 12h 15
Apéritif offert aux citoyens et syndicalistes présents au rassemblement du 1er mai place de la Mairie, aux représentants politiques, associatifs, syndicaux invités, et évidemment aux militants.
Animé par Claude Bonnard et son orgue de barbarie.
Interventions politiques de 15h15 à 16h15:
Entre-deux tours des présidentielles, approche des élections législatives: Et maintenant? Quel projet pour le pays et la gauche?
Avec
Laurence Cohen, orthophoniste, sénatrice communiste du Val de Marne, responsable du secteur égalité femmes-hommes du PCF, membre de la direction nationale du PCF
Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux législatives dans la circonscription de Morlaix
Des syndicalistes du milieu hospitalier

 

Concert :

Cette année, après Mona Jaouen en 2016, Fanch Le Marrec et Jean-Paul Ferrec en 2015, avec la Souris Noire, Célestino Lopez pour la 50e fête du Viaduc en 2014, Zogo en 2013, avec Joël et Dominique Corre, Célestino Lopez, La Famille Chandru (Michel Gasse et Gaël Abaléo), Darry Cowl and the Band en 2012, le 1er mai 2017, nous invitons le groupe:  

Coverfield (Folk armoricaine avec Gaël Abaléo, Kévin Le Saint, Yvan Le Saint) pour deux passages de 14h30 à 15h15 et de 16h15 à 17h15.

Reprises des grands standards de la musique Pop/Rock en versions acoustiques tels les fils spirituels bretons de Johny Cash et Shane Mac Gowan ! AC/DC, Bob Marley, Lady Gaga, U2, Rage against the machine, les Doors.

Le groupe fera un premier passage de 14 h 30 à 15 h 15

Le groupe fera un second passage de 16 h 15 à 17 h 15.

 

Restaurant :

Limité à 150 places. réservation auprès de Daniel Ravasio: 06 62 74 75 27  

Le menu sera : salade césar en entrée ; boeuf bourguignon en plat ; gâteaux en dessert. 13€ adulte avec boisson/ 6€ menu enfant

Exposition de photos sur la Palestine de Jean-Marc Nayet

Présence de l'Association France Palestine Solidarité (expo sur le projet de partenariat avec le camp de réfugié de Jalazone près de Ramallah, braderie solidaires de livres d'occasion et de CD et disques) et de Morlaix Wawel, association de solidarité avec un camp palestinien du Liban et pour un jumelage  (vente de produits palestiniens artisanaux, expos).
Tombola, stand librairie, fleurs, pêche à la ligne, stand politique du PCF, buvette, loterie, crêperie 

 

Coverfield

Coverfield

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives dans la circonscription de Morlaix

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives dans la circonscription de Morlaix

Un premier mai de mobilisation et de résistance!

La gueule de bois le lendemain du 23 avril ! En opposant l'un des candidats ultra-libéraux que s'étaient choisis la bourgeoisie et les milieux financiers, Emmanuel Macron, l'inspirateur de la politique économique de Hollande, à la candidate de l'extrême-droite, Marine Le Pen, le second tour de l'élection présidentielle porte de très grands dangers pour notre pays.

En même temps, le score réalisé par Jean-Luc Mélenchon (avec notamment 20,8 % sur la circonscription de Morlaix et 25,86 % à Morlaix), candidat soutenu activement par le Parti Communiste, a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle. Même si la gauche, toutes tendances confondues, est à un niveau très bas (27%), conséquence du désastre qu'a été selon nous le quinquennat Hollande, plus de 7 millions d'électeurs ont fait le choix d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. C'est un point d'appui important. Dans les municipalités communistes, le score moyen de Jean-Luc Mélenchon est de 30 %, 10 points au-dessus de la moyenne nationale. Il faut aujourd'hui faire face aux dangers qui se présentent devant nous en nous appuyant sur ces idées et sur ces forces de résistance au libéralisme, à l'austérité, et aux projets xénophobes et réactionnaires.

Les militants et élus du Parti Communiste sont sans cesse sur le pont et dans la lutte pour défendre les services publics (l'hôpital, la Poste, le rail, les maisons de retraite, les écoles), les solidarités, les précaires et les salariés, les droits des citoyens à la consultation sur les affaires qui les concernent.

Dans ce contexte plus inquiétant que jamais il nous faut être mobilisés le 1er mai, à l'occasion du rassemblement syndical à 11h place des Otages, et de la 53e fête du Viaduc, la fête du Parti Communiste et du peuple de gauche, place Allende à Morlaix, à partir de 12h15.

Nous dirons notre résolution à combattre avec la plus grande fermeté la politique de casse sociale que mènera Macron s'il est élu (suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, aggravation de l'austérité, fragilisation des services publics et de la Sécurité sociale, poursuite des cadeaux au patronat et aux riches, via la suppression de l'ISF notamment, accélération de la remise en cause du droit du travail).

Mais nous opposerons un refus catégorique et viscéral à de nouveaux progrès du Front National, dont rien ne permet de penser a priori qu'il n'a aucune chance de l'emporter au second tour des présidentielles, et qui, de toute façon, se servirait d'un bon score pour réussir ses législatives en faisant élire des dizaines de députés d'extrême-droite et en se positionnant comme première force d'opposition.

Nous refusons de banaliser la présence à l'Assemblée Nationale, à la tête des mairies, dans plusieurs régions et départements, d'un parti d'extrême-droite raciste et xénophobe, constituant un grave danger pour notre démocratie, les principes de notre République, notre lien social et humain.

L'extrême-droite incarne ce qu'ont toujours combattu les communistes qui savent à leurs dépens combien il en coûte pour les libertés démocratiques et les opposants de leur confier les rênes du pouvoir. Cette présence du Front National au second tour des présidentielles vient de loin et a des causes multiples, en premier lieu la permanence du chômage, de la précarité, les politiques libérales et de désindustrialisation et les déceptions amères par rapport aux politiques menées ces dernières décennies. On ne saurait pour autant s'en accommoder comme si le Front National était un parti démocratique comme un autre.

Car ce n'est pas le cas!

Le FN, ce parti héritier de l'extrême-droite fasciste, quelles que soient les motivations diverses de ses électeurs, porte dans son histoire et le discours de ses dirigeants, les germes de la haine, de la division, de la discrimination, de l'autoritarisme, de menaces mortelles pour nos libertés, l'égalité des droits, la fraternité entre les citoyens français.

La meilleure réponse, c'est de battre largement Marine Le Pen, et, dans la foulée, d'élire à l'assemblée des députés vraiment de gauche pour vous défendre en combattant fermement et sans la moindre ambiguïté la politique d'Emmanuel Macron dont nul n'ignore le projet destructeur.

Pour cela, le rassemblement de la gauche anti-libérale et de transformation sociale, de la gauche qui a voté Mélenchon, Hamon, est souhaitable, et nous le défendons depuis des mois.

Mais quoiqu'il en soit de l'issue de nos efforts de rassemblement, nous saurons nous appuyer sur le bilan de nos élus sincères et combatifs, proches des gens et du terrain, constants dans leurs engagements, des élus du PCF et du Front de Gauche qui à l'instar de Laurence Cohen, sénatrice communiste, responsable égalité Femmes-Hommes du Parti Communiste, présente à notre fête du 1er mai aux côtés des candidats PCF-Front de Gauche aux législatives, Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, ont porté jusqu'au bout au Parlement une réplique forte aux projets de loi et aux coups de force du gouvernement, et l'exigence d'une politique au service de l'Humain plutôt que de la finance.

Parce que nous avons l'Humain au coeur, nous continuerons sans nous décourager aux cotés des citoyens, et quoiqu'il arrive, notre combat au service de la dignité humaine, de l'égalité des droits, et de la justice sociale.

Ismaël Dupont, le mercredi 26 avril 2017

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 19:49
Les militants du PCF se mobilisent pour la mise en place de la 53e édition de la Fête du Viaduc qui se déroulera lundi, place Allende. (photo Le Télégramme)

Les militants du PCF se mobilisent pour la mise en place de la 53e édition de la Fête du Viaduc qui se déroulera lundi, place Allende. (photo Le Télégramme)

« La Fête du Viaduc a vu le jour en 1964, alors comme d'habitude, elle se déroulera le 1e r mai, c'est-à-dire lundi ! », expliquent les militants des sections du PCF du pays de Morlaix. « Cette 53e édition de la Fête du Viaduc ne va pas déroger et sera, à la fois, un rendez-vous politique mais aussi un rendez-vous convivial. Comme en 2012, cet événement se retrouve entre les deux tours de l'élection présidentielle mais avec, cette année, une situation très particulière en raison d'une vraie menace pour la démocratie », a expliqué Ismaël Dupont, secrétaire départemental du parti communiste.

Le programme


Elle se déroulera sur la place Allende, à partir de 12 h 15 et débutera par un discours d'accueil de Daniel Ravasio suivi d'une animation de Claude Bonnard, à l'orgue de Barbarie. À 12 h 45, place à la restauration avec un menu adultes à 13 € toujours très prisé (menu enfant 6 €). Les réservations sont à prendre au 06.62.74.75.27. Place à la musique dès 14 h 30 avec les Morlaisiens de Coverfield. Dans un style de musique folk armoricaine, Gaël Abaléo, Kevin et Yvan Le Saint reprendront des standards de Johnny Cash, U2, Shane Mc Gowan... etc. Ils seront interrompus à 15 h 15 par les interventions politiques et sociales d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias et de Laurence Cohen, sénatrice et responsable du secteur égalité femmes-hommes du PCF. Tout l'après-midi, les nombreux stands proposeront diverses animations, expos et informations et des jeux.
 

© Le Télégramme

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