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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 06:19
Jacques Rannou - Cheminot retraité - maire délégué de Kernevel (commune associée à Rosporden) - conseiller communautaire Concarneau Conouaille Agglomération

Jacques Rannou - Cheminot retraité - maire délégué de Kernevel (commune associée à Rosporden) - conseiller communautaire Concarneau Conouaille Agglomération

Karen Le Moal - Cheminote gare de Rosporden - Partenaire PCF - Adjointe au maire – sports  et équipements sportifs - conseillère communautaire. CCA

Karen Le Moal - Cheminote gare de Rosporden - Partenaire PCF - Adjointe au maire – sports et équipements sportifs - conseillère communautaire. CCA

Anita Richard –Retraitée de l’enseignement  Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Anita Richard –Retraitée de l’enseignement Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Jean-Marie Cloarec - Professeur de musique Partenaire PCF Adjoint au maire - culture

Jean-Marie Cloarec - Professeur de musique Partenaire PCF Adjoint au maire - culture

Françoise Nioche  Retraitée de l’enseignement  Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Françoise Nioche Retraitée de l’enseignement Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Djelloul Benhenni -Agent territorial Adhérent PCF - Conseiller municipal

Djelloul Benhenni -Agent territorial Adhérent PCF - Conseiller municipal

Quentin Rannou - Chargé d’affaires « réseaux » Partenaire PCF- Conseiller municipal

Quentin Rannou - Chargé d’affaires « réseaux » Partenaire PCF- Conseiller municipal

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 06:05
Le nouveau gouvernement et les violences faites aux femmes - rassemblement à l'appel du Planning familial et du PCF Brest à Brest le vendredi 10 juillet à 18h30
Emmanuel Macron a choisi Gérald Darmanin, soupçonné de viol, pour diriger le ministère de l’Intérieur. Il a désigné Éric Dupond-Moretti, pourfendeur du mouvement #MeToo, au poste de garde des Sceaux. Ces décisions scandalisent justement les féministes. C’est une gifle infligée aux luttes contre les violences sexistes et sexuelles.
Ces deux ministres chargés respectivement d’accompagner les fonctionnaires de police et la magistrature pour lutter contre les violences ne brillent pas par leur exemplarité. Comment faire confiance à un personnage comme Dupond-Moretti ? Il est dans le combat inverse de l’histoire de la libération des femmes.
Trois ans après l’onde de choc #MeToo, cette nouvelle équipe ne présage décidément rien de bon pour la lutte des violences faites aux femmes.
La section du Pays de Brest du PCF se joint à l'appel du Planning Familial , et donne rendez-vous vendredi 10 juillet à 18h30 , place de la Liberté à Brest pour toutes et tous ensemble, refuser la culture du viol et résister contre le patriarcat.

 

***

 
Suite à l'annonce de la composition du nouveau gouvernement, nous féministes femmes et hommes sommes en colère.
En effet, Gérald Darmanin est nommé ministre de l’Intérieur, alors qu'il est accusé de viol, de harcèlement sexuel et d'abus de confiance. Le parquet a annoncé le 11 juin la reprise de l’enquête. L’accusé se retrouve à la tête des policières et policiers chargé.e.s d’accueillir et accompagner les femmes victimes de violence.
Eric Dupond-Moretti est nommé ministre de la justice. Avocat, il est ouvertement antiféministe. Surnommé l’Acquittator, la culture du viol alimente ses plaidoiries pour défendre violeurs, pédocriminels, proxénètes et accuse les victimes d’être consentante.
 
A l'appel du planning familial , rendez-vous vendredi 6 juillet à 18h30 , place de la Liberté à Brest pour, ensemble, refuser la culture du viol et résister contre le patriarcat.
Ci-joint l'appel du planning familial.
Dans la liste des premières signataires figurent nos camarades : Laurence Cohen (sénatrice PCF), Hélène Bidard (adjointe PCF en charge de l'égalité femmes/ hommes à la mairie de Paris), Lorraine Questiaux (militante PCF et avocate féministe, Shirley Wirden (conseillère municipale PCF 4eme arrondissement à Paris).
 
La commission féministe du PCF
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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 05:59
Liban: La révolte populaire face à l'effondrement du pays - Pascal Torre, secteur international du PCF
Liban: La révolte populaire face à l'effondrement du pays

 

Face à l'explosion de la misère, plusieurs suicides ont suscité récemment l'émoi d'une large frange de la population libanaise. Le pays du Cèdre est dans la tourmente économique, sociale et politique.

Une situation de faillite

Depuis octobre 2019, le Liban connaît une véritable dégringolade économique et financière. L'endettement public représente 170% du PIB (84,4 milliards d'euros). Pour ces raisons, Beyrouth n'a pas honoré sa dette souveraine en mars, provoquant le premier défaut de paiement de son histoire. La Banque centrale et les banques privées affichent des pertes abyssales (100 milliards de dollars) et bloquent désormais l'argent des épargnants tout en favorisant la fuite massive des capitaux pour les privilégiés. La devise nationale s'est effondrée de 70% par rapport au dollar depuis le début de l'année. De plus, la nécessité de subvenir aux besoins des importations de première nécessité aggrave massivement l'endettement.

Dans ce contexte, la crise sociale atteint un niveau inégalé. Le chômage explose, le pouvoir d'achat s'effondre alors que 55% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La faim a fait son retour accentuée par les pénuries alimentaires ou de médicaments. L'émigration prend de l'ampleur alors que les travailleurs immigrés africains et asiatiques sont jetés à la rue par leurs employeurs en toute impunité. Pour autant, l'argent des grandes fortunes continue de s'afficher avec insolence au grand jour.

Cette crise multiforme trouve ses racines dans la vague néolibérale qui a déferlé dans les années 1990 confortée par le système politique. Après la guerre civile, une reconstruction hyper-financiarisée a été entreprise par Rafiq Hariri. L'appareil productif a été bradé, les services publics de l'eau et de l'électricité liquidés tandis que l'endettement débutait. Ces dix dernières années, la croissance a été nulle générant des importations massives. En septembre 2019, avec l'éclatement de la bulle spéculative et la fuite des capitaux vers les banques occidentales, le Liban est entré dans une spirale apocalyptique.

L'incurie de l'establishment financier, étroitement lié à l'oligarchie politique corrompue, a dilapidé et pillé les richesses nationales. Le pouvoir, incarné par des chefs communautaires inchangés depuis trente ans, a privatisé les ressources publiques pour s'enrichir et entretenir la dépendance clientélaire. Ces caciques ont fait du Liban l'un des pays les plus inégalitaires du monde. Afin de maintenir ce racket institutionnalisé, la classe dominante est prête à détruire la société pour assurer sa survie.

L'économie rentière, le néolibéralisme, la faiblesse de l’État, le système communautaire et la complicité des pays occidentaux sont à l'origine de tous les maux dont souffrent le pays. La crise sanitaire du Covid-19 et le confinement ont accentué cette tendance.

La situation internationale pèse également lourdement. Avec la guerre en Syrie, le pays a dû faire face à l'arrivée massive de réfugiés, 1 à 1,5 million de personnes, pour une population de six millions d'habitants. Cela constitue une charge considérable pour la gestion des ressources publiques (écoles, hôpitaux) alors que la paralysie de l'économie syrienne constitue en retour un handicap supplémentaire.

Dans la débâcle, des incertitudes grandissantes

Face à cet abîme, les dirigeants politiques libanais ont d'abord tenu le discours du déni, ont eu recours aux vieilles combines et aux réflexes sectaires.

En février, après cent jours de contestation, le Premier ministre Saad Hariri a été contraint à la démission. Dans un nouveau tour de passe-passe coutumier, le président du Parlement, Nabih Berri, et le président Michel Aoun ont tenté d'imposer la candidature de Mohammad Safadi, un ancien ministre des Finances impliqué dans une kyrielle de scandales politico-financiers. Devant l'indignation de la rue, la manœuvre a échoué.

Sur un fond d'effondrement économique, Hassan Diab, le nouveau Premier ministre, a été désigné par toutes les factions pour faire face à la catastrophe. Ce dernier s'est empressé d'élaborer un plan d'économies drastiques et a évoqué une restructuration du secteur bancaire. Mais surtout, il s'est refusé à ponctionner les grandes fortunes pour présenter la facture au peuple libanais. Depuis, ce gouvernement laisse filer la situation.

Hassan Diab a fait appel au FMI dans l'espoir d'obtenir un soutien de dix milliards de dollars mais il a aussi demandé le déblocage de 11 milliards promis lors de la conférence du Cèdre (Paris, avril 2018). Les conditions que veut imposer le FMI pour l'obtention de prêts sont draconiennes et irréalistes. Pour ces raisons, les négociations n'ont pas abouti. La perspective d'un rôle accru de cette institution financière internationale suscite des oppositions au sein même du Liban. Le Hezbollah y voit la tutelle américaine alors que d'autres forces refusent que l'on s'intéresse de trop près à la gabegie du système bancaire. A l'heure actuelle, aucun pays n'a proposé une nouvelle aide au Liban.

La confrontation régionale entre les États-Unis et l'Iran pèse lourdement sur la situation visant particulièrement le Hezbollah, allié de l'Iran. Washington multiplie les pressions, tentant d'entraîner dans son sillage les puissances occidentales, considérant qu'aucune réforme ne peut aboutir tant que la formation d'Hassan Nasrallah, toujours auréolée de sa victoire contre Israël, demeure associée au pouvoir. Ainsi, D. Trump empêche la Banque centrale libanaise d'injecter des dollars en quantité suffisante sur le marché sous prétexte que le Hezbollah enverrait ces devises en Syrie. La loi "Caesar", récemment adoptée aux États-Unis, vise à étrangler le régime de Bachar al-Assad en empêchant tout investissement ou collaboration économique alors que les entrepreneurs libanais misaient sur la perspective d'une reconstruction pour sortir du marasme. Le "plan Trump" sur la Palestine est également un facteur de déstabilisation nourrissant les ingérences croissantes.

Dans tout le Liban la révolte populaire gronde. Des manifestations puissantes, pacifiques, intercommunautaires, exprimant un rejet viscéral d'un système politique à bout de course ont provoqué la démission de Saad Hariri en février. Les foules immenses réclamaient déjà un nouveau gouvernement qui ne soit pas lié aux partis.

Avec le déconfinement, l'accélération des difficultés, la rue recommence à bouillonner car la colère est plus vivace que jamais. On y retrouve les slogans anticonfessionnels appelant à l'unité face à la corruption et l'incurie. Mais l'agitation devient plus chaotique, délétère, parasitée par des calculs partisans. Certains rassemblements ont dégénéré en confrontations communautaires. Les mots d'ordre clivants ressurgissent dressant les quartiers les uns contre les autres. Les partis au pouvoir cherchent le chaos en manipulant et en infiltrant les manifestants.

Dans ce combat, le Parti communiste libanais est aux avant-postes de la lutte. Cela fait des années qu'il alerte sur la déliquescence des institutions et de l'économie du pays et qu'il appelle de ses vœux la mise en place de nouvelles institutions non-confessionnelles afin d'établir un État laïc pour trouver une issue qui conjugue indépendance, justice et paix.

 

Pascal TORRE
responsable adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:16
Remaniement. Droits des femmes, la « grande cause » enterrée - Lola Ruscio, L'Humanité, mercredi 8 juillet
Mercredi, 8 Juillet, 2020
Remaniement. Droits des femmes, la « grande cause » enterrée

En nommant Gérald Darmanin, accusé de viol, et Éric Dupond-Moretti, pourfendeur de #MeToo, le président oppose une fin de non-recevoir à l’exigence d’égalité.

 

Emmanuel Macron a choisi Gérald Darmanin, soupçonné de viol, pour diriger le ministère de l’Intérieur. Il a désigné Éric Dupond-Moretti, pourfendeur du mouvement #MeToo, au poste de garde des Sceaux. Ces décisions scandalisent les féministes. Pour elles, c’est une gifle infligée aux luttes contre les violences sexistes et sexuelles. L’indignation s’est exprimé dès mardi matin dans les rues parisiennes : « Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice ! » ont scandé des jeunes militantes, près de la place Beauvau. Dans la foulée, un rassemblement s’est déroulé place de la Madeleine pour dénoncer ces nominations.

Gérald Darmanin est promu ministre de l’Intérieur au moment où la cour d’appel de Paris a ordonné la reprise des investigations concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. Laura Jovignot, coordinatrice du mouvement #NousToutes, y voit une façon de faire perdurer la culture du viol : «  Macron donne des responsabilités à un homme accusé de viol, c’est délégitimer la parole des victimes, entretenir son impunité. Des militantes font un parallèle avec le césar donné à Roman Polanski. La République française, c’est le pays de la banalisation des violences faites aux femmes. » Pour la féministe, c’est la légitimité même du ministre qui est en cause : « Gérald Darmanin n’est pas crédible pour évoquer la protection des femmes et leur intégrité physique. Comment peuvent-elles déposer plainte dans un commissariat quand leur patron est lui-même accusé de viol ? Nous demandons sa démission, et nous attendons une réaction de Marlène Schiappa. » L’ex-secrétaire d’État auprès du premier ministre en charge de l’égalité femmes-hommes est reléguée au rang de supplétive de Gérald Darmanin à Beauvau, sur le dossier de la « citoyenneté ». Tout un symbole.

L’ancienne ministre déléguée aux droits des femmes, Laurence Rossignol, juge, elle aussi, que ces attributions de postes posent « un très gros problème, parce que, au minimum, ces deux hommes n’ont aucun engagement sur ces sujets ». C’est même tout l’inverse pour le nouveau ministre de la Justice qui s’est opposé à la création du délit d’outrage sexiste. Éric Dupond-Moretti a même manifesté son mépris pour le mouvement #MeToo. « À mon époque, quand une fille refusait vos avances, on appelait ça un râteau ; de nos jours, on appelle ça un délit. Quand c’est non, c’est non, on est bien d’accord. Mais comment fait-on pour rouler un patin aujourd’hui ? On adresse un courrier recommandé AR et on attend la réponse ? » assure-t-il dans un entretien accordé à QG magazine. Interrogé sur l’affaire Weinstein et son effet miroir sur la société, il répond : « Écoutez, tous les hommes ne sont pas des prédateurs, même s’il y en a. (…). Mais il y a aussi des femmes que le pouvoir fait bander. La starlette qui va voir un producteur célèbre et lui dit “ je veux devenir une star”, et l’autre qui lui répond “d’accord, mais tu couches”, si elle couche, ce n’est pas un viol, c’est une promotion canapé. »

La sénatrice PCF Laurence Cohen s’inquiète également : « Ces deux ministres chargés respectivement d’accompagner les fonctionnaires de police et la magistrature pour lutter contre les violences ne brillent pas par leur exemplarité. Comment faire confiance à un personnage comme Dupond-Moretti ? Il est dans le combat inverse de l’histoire de la libération des femmes. » Dans une moindre mesure, la communiste critique aussi l’arrivée au gouvernement de la PDG Élisabeth Moreno. La nouvelle ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes défend les « blagues à la machine à café » : « Je ne veux surtout pas que les hommes se sentent gênés, expliquait-elle en 2018 lors d’un entretien à l’école de commerce Groupe Ionis, car ils auraient le sentiment qu’il n’y en a que pour les femmes ! Les blagues à la machine à café sont très importantes, car il ne faut pas qu’on se sente verrouillé et qu’on ne puisse plus s’exprimer. Je ne veux pas d’un climat de défiance où le sexisme met tout le monde mal à l’aise. » Trois ans après l’onde de choc #MeToo, cette nouvelle équipe ne présage décidément rien de bon pour la lutte des violences faites aux femmes.

Lola Ruscio

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:06
Marie-George Buffet: Ce remaniement est un affaiblissement du ministère des Sports (Apolline Merle, France TV Info)
 
Marie-George Buffet : Ce remaniement est "un affaiblissement du rôle du ministère des Sports"

 

https://sport.francetvinfo.fr/omnisport/marie-george-buffet-ce-remaniement-est-un-affaiblissement-du-role-du-ministere-des-sports?fbclid=IwAR0fFif9shRgpZtHNDaB3nHNq-LypfJURzMNKwsq4dBzS0lpOn2xuu_9XYc

Jean-Michel Blanquer a été nommé ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports. Le haut fonctionnaire voit ainsi s'élargir son portefeuille au sein de l'équipe gouvernementale du nouveau Premier ministre, Jean Castex. Il remplace Roxana Maracineanu, qui passe de ministre à ministre déléguée des Sports. Une annonce qui, selon Marie-George Buffet, députée (Gauche démocrate et républicaine) et ancienne ministre des Sports, est "un affaiblissement du rôle du ministère des Sports".

 

Dans le gouvernement remanié, Jean-Michel Blanquer voit son portefeuille s'élargir et devient ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports. Il prend la place de Roxana Maracineanu, qui est elle rétrogradée en tant que ministre déléguée aux Sports. Êtes-vous surprise par cette annonce ?
Marie-George Buffet :
"Je ne suis pas du tout surprise. Déjà parce qu'il y a eu la création de l'Agence nationale du sport (ANS) et dans la note de Bercy prévoyant cette agence, on visait la suppression du ministère des Sports. Certes, nous ne sommes pas dans la suppression mais dans le fait que le ministre des Sports n'est plus une ministre de plein exercice mais une ministre déléguée. C'est donc un affaiblissement du rôle du ministère par rapport à l'ensemble des pratiques sportives." 

Selon vous, cet "affaiblissement" est-il une sanction vis-à-vis de Roxana Maracineanu ou envers le ministère des Sports plus généralement ?
M.-G. B. :
"Non, c'est le ministère des Sports qui est visé. Dans la note de Bercy au sujet de la création de l'Agence national du sport, il était noté la disparition du ministère des Sports. On considère que le sport n'est pas, au même titre que la culture, un droit essentiel pour nos concitoyens et donc il n'a pas besoin d'un ministère de plein exercice. C'est donc une relégation du sport." 

C'est assez inédit de se retrouver avec deux ministres des Sports finalement...
M.-G. B. :
"Ce n'est pas vrai, il n'y a pas deux ministres. Il y a un ministre, Jean-Michel Blanquer, qui va gérer l'ensemble de ses domaines - Education nationale, Jeunesse et Sports - et une ministre déléguée qui sera sous ses directives. Je ne vois pas très bien le sens d'un pôle éducatif qui va englober le sport, y compris le sport professionnel. Il faut qu'on m'explique en quoi le sport professionnel doit être dans le même ministère que l'éducation. C'est une incohérence. C'est relégué le sport comme quelque chose de marginal alors que c'est un droit essentiel pour les citoyens de pouvoir pratiquer la discipline de leur choix et pouvoir peut-être aspirer au plus haut niveau."

Est-ce que cette nouvelle organisation au sein du gouvernement ne risque pas de compliquer la prise en charge des dossiers ?
M.-G. B. : 
"Bien évidemment. Vous avez déjà l'ANS, qui gère déjà une partie des subventions du sport amateur et qui est en charge de la haute performance. Et nous avons une ministre maintenant déléguée aux sports, au sein de l'Education nationale. Il va donc falloir quand même préciser quelles sont les missions et les prérogatives de l'ANS et de la ministre déléguée aux Sports. Car au bout d'un moment, on va se demander, et c'est ce que veut Bercy, faut-il encore un ministère des Sports ? C'est vers cela que l'on tend..."

Quel bilan faites-vous de Roxana Maracineanu au ministère des Sports ?
M.-G. B. : 
"J'ai trouvé qu'elle avait été déterminée et courageuse, avec le peu de moyens qu'elle avait. En effet, dans ce ministère, le personnel a été éparpillé et ses moyens ont été réduits."

Quelles qualités faut-il pour être un bon ministre des Sports ?
M.-G. B. : 
"Déjà, il ne faut peut-être pas appartenir à la famille du mouvement sportif pour pouvoir prendre plus de recul, plus de marge. Et il faut beaucoup de détermination. C'est un milieu extrêmement attachant, avec tous ses bénévoles, c'est un milieu formidable. Et c'est un milieu qui est à roder aujourd'hui par la marchandisation, par les enjeux financiers par tout ça, et donc il faut un ou une ministre qui soit extrêmement déterminé(e) et qui fasse face à ces enjeux." 

A quatre ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, quel est le signal envoyé par l'exécutif ?
M.-G. B. :
"C'est un mauvais signal. Nous sommes à quatre ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Alors qu'on avait ce beau défi de faire en sorte que d'ici quatre ans on multiplie le nombre de licenciés dans les clubs, qu'on donne plus de moyens aux clubs, qu'on forme plus de jeunes pour le haut niveau, on explique aujourd'hui que finalement le sport est délégué, et qu'il n'est pas plus que délégué."

Comment aviez-vous vécu votre rôle de ministre des Sports ?
M.-G. B. :
"Je l'ai découvert au début. Je n'étais pas du tout préparée à ça. Ça m'a permis de beaucoup travailler les dossiers, de concerter avec le milieu sportif,  j'ai découvert des hommes et femmes, des bénévoles, formidables. Mais j'ai découvert aussi le dopage, les enjeux financiers, les enjeux des Etats qui instrumentalisaient le sport pour faire de la géopolitique, pour obtenir une bonne image. Ce n'est pas un poste de gestion uniquement mais c'est un poste qui a trait à l'éthique, à la géopolitique, au domaine politique, donc c'est un poste très intéressant."

Si on vous proposait de nouveau le poste, l'accepteriez-vous ?
M.-G. B. :
"Oui, si c'était un gouvernement de gauche, très déterminé à mener une politique sociale, économique, sportive de gauche. Donc, pour le moment, ce n'est pas pour demain."

 

07/07/2020
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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:03
L’état décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des enfants (communiqué commun CGT ; DEI France ; Fédération SUD Collectivités territoriales ; Fédération Sud santé sociaux ; FSU ; Gisti ; La Cimade ; Ligue des droits de l’Homme, etc...)

L’état décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des enfants

Communiqué commun

Tout juste sorti de cette période de confinement, et alors que la crise sanitaire a fortement impacté la situation des mineur-es isolé-es, le gouvernement reprend l’offensive réglementaire à l’encontre de leurs droits.

Un décret daté du 23 juin 2020 vient d’autoriser l’Etat à réduire sa contribution financière aux départements qui refusent de faire intervenir les préfectures dans le processus d’évaluation et d’identification de ces enfants.
Pour mémoire, ce sont la loi Collomb de septembre 2018 et son décret d’application du 30 janvier 2019 qui ont institué un fichier des mineur-es isolé-es permettant aux départements d’associer les préfectures à la détermination de leur minorité, et de faciliter l’éloignement de celles et ceux qui auront fait l’objet d’une décision provisoire de non-admission à l’aide sociale à l’enfance.

L’ensemble du secteur de la protection de l’enfance – et en particulier le Conseil national de la protection de l’enfance –, ainsi que la totalité des organisations qui se sont exprimées sur le sujet, ont dénoncé la confusion entre protection de l’enfance et lutte contre l’immigration irrégulière organisée par ce dispositif. Malgré quelques réserves, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat l’ont malheureusement validé.

Un an après son entrée en vigueur, environ un tiers des départements, pour des motifs divers et variés, continue à refuser d’appliquer ce dispositif.
Aussi, à défaut de pouvoir contraindre l’ensemble des départements à conclure avec les préfectures une convention permettant de vérifier si ces enfants figurent déjà dans deux fichiers destinés au contrôle migratoire (Visabio et AGDREF) et de les inscrire dans un troisième, dénommé « appui à l’évaluation de la minorité » (AEM), le gouvernement a décidé de les frapper au porte-monnaie.

Ainsi, il recourt à présent au chantage financier pour contraindre les derniers départements réfractaires à ce mélange des genres. Ce faisant, il fait montre de son acharnement pour imposer sa logique du soupçon et du contrôle à la question de l’accueil et de la protection des mineur-es isolé-es.

Nos organisations demandent l’abrogation de ce décret, la mise en œuvre du premier accueil, l’accompagnement socio-éducatif des jeunes isolé-es, sans discrimination et dans le strict cadre de la protection de l’enfance.

Paris, le 7 juillet 2020

Liste des signataires :
CGT ; DEI France ; Fédération SUD Collectivités territoriales ; Fédération Sud santé sociaux ; FSU ; Gisti ; La Cimade ; Ligue des droits de l’Homme ; Unicef ; SNPES-PJJ/FSU ; SNUASFP-FSU ; SNUTER-La FSU Territoriale ;  Union syndicale Solidaires ; Solidaires-Justice ; Syndicat des avocats de France ; Syndicat de la magistrature

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 05:07

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Le nouveau premier ministre, Jean Castex, n’est pas un inconnu dans le monde de la santé. Il a été responsable de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins dans le ministère de Philippe Douste-Blazy, puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand. Son bilan est… impressionnant : généralisation de la tarification à l’activité transformant les hôpitaux en entreprises productrices de soins, mise en avant de l’ambulatoire avec des fermetures massives de lits, préparation de la loi Bachelot qui a tué la démocratie à l’hôpital, en concentrant tous les pouvoirs dans les mains du directeur. En résumé, il a mis en place une bonne partie des mesures qui ont conduit à la situation catastrophique que connaît aujourd’hui l’hôpital public et qui a provoqué la révolte des personnels. Une de ses premières déclarations a été d’annoncer vouloir boucler le Ségur de la santé avant la fin de la semaine qui suit sa nomination. Quel volontarisme ! N’en déplaise à ce monsieur, pour l’instant, aucun des partenaires sociaux n’est satisfait de ce qui a été mis sur la table par le ministre de la Santé, aujourd’hui reconduit dans ses fonctions.

À moins de débloquer enfin les milliards qui manquent pour augmenter les salaires et embaucher, son objectif paraît difficile à atteindre, sauf à passer en force. Si c’était son choix, ce serait un très mauvais début, et cela confirmerait qu’il reste dans la droite ligne de ce qu’il a accompli sous les gouvernements Chirac et Sarkozy. Les personnels de santé ne peuvent donc qu’être inquiets face à cet homme, technocrate, qui a toujours appliqué avec zèle les réformes libérales des gouvernements qu’il a servis. Cependant, les urgentistes ont eu à traiter avec lui en 2005-2006 et le rapport de forces l’avait fait céder. Cet exemple ne peut que renforcer notre engagement à poursuivre la mobilisation, notamment le 14 Juillet, avec de multiples actions, dont une grande manifestation à Paris, de la République à la Bastille.

 

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 04:59

Sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Jean Castex est déclaré comme magistrat à la Cour des comptes, délégué interministériel aux grands événements, délégué interministériel aux JO, président du CA de l’Agence nationale du sport, vice-président de Solideco, président d’un festival de musique de chambre, maire, conseiller général, conseiller départemental, président de communauté de communes. Au Figaro on le présente comme un haut fonctionnaire entreprenant, mais en bon français ça s’appelle un cumulard.


Gérard Streiff

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 15:32
Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Lucienne Nayet, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Lucienne Nayet, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Les élus de Plouigneau étaient présents eux aussi à la manif pour Hop!

Les élus de Plouigneau étaient présents eux aussi à la manif pour Hop!

Photo de Jean-Paul Vermot, nouveau maire de Morlaix, répondant aux médias (photo Ghislain Guengant)

Photo de Jean-Paul Vermot, nouveau maire de Morlaix, répondant aux médias (photo Ghislain Guengant)

Photo Rodolphe Thirard, 8 juillet 2020 - prise de parole de Jean-Paul Vermot au côté de Yves Moisan, vice-président Economie de Morlaix-Co, Gérard Lahellec, Vice-président Transport de la Région Bretagne, Jean-Luc Fichet et Philippe Paul, sénateurs,  qui sont intervenus eux aussi

Photo Rodolphe Thirard, 8 juillet 2020 - prise de parole de Jean-Paul Vermot au côté de Yves Moisan, vice-président Economie de Morlaix-Co, Gérard Lahellec, Vice-président Transport de la Région Bretagne, Jean-Luc Fichet et Philippe Paul, sénateurs, qui sont intervenus eux aussi

Photo de Rodolphe Thirard - discours de soutien aux salariés de Hop! du maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot

Photo de Rodolphe Thirard - discours de soutien aux salariés de Hop! du maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Jean-Luc Le Calvez, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

HOP ! Morlaix :
Ce matin, 8 juillet, dès 9h élus et habitants du Pays de Morlaix était au côté des salariés de HOP ! Morlaix.
Cette journée de mobilisation en appellera d’autre.
Nous ne laisserons pas 7 milliards d’euros financer des suppressions de postes.
 
Ouest-France, 8 juillet 2020:
Mercredi 8 juillet 2020, salariés, élus et citoyens bloquent le site de Hop ! pour protester contre sa fermeture et la suppression des 276 emplois à Morlaix (Finistère) d’ici 2023.
Vendredi 3 juillet 2020, le groupe Air France a officialisé la fermeture du site morlaisien de sa filiale, Hop !. D’ici 2023, le site serait amené à fermer et les 276 emplois seraient supprimés.
Depuis 9 h, ce mercredi 8 juillet 2020, 400 personnes bloquent le site. Les salariés sont nombreux, tout comme les élus de la ville de Morlaix (Finistère) et de Morlaix communauté. Des élus départementaux et régionaux sont également présents. Le maire de Morlaix Jean-Paul Vermot, le conseiller communautaire Yves Moisan, le sénateur Jean-Luc Fichet, le sénateur Philippe Paul et le vice-président du conseil régional chargé des transports Gérard Lahellec se sont exprimés.
Pour Sébastien Grandjean, délégué de la CGT, embauché en 2003 comme mécanicien et technicien de maintenance, la colère, l’injustice et un sentiment de gâchis dominent.
Les noms de chaque salarié concerné ont été affichés sur un mur, avec leur date d’arrivée dans l’entreprise, comme l’a filmé l’un d’entre eux.
(...) À 11 h 40, les salariés sont sortis de la réunion avec la direction. Sébastien Grandjean réagit : « Bien sûr qu’il y aura de la casse ! Ils vont proposer des reclassements, mais les gens qui travaillent ici sont attachés à leur région, ils ne prendront pas la mobilité.
HOP ! Morlaix :
Ce matin, 8 juillet, dès 9h élus et habitants du Pays de Morlaix était au côté des salariés de HOP ! Morlaix.
Cette journée de mobilisation en appellera d’autre.
Nous ne laisserons pas 7 milliards d’euros financer des suppressions de postes.
Photo Ghislain Guengant, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ghislain Guengant, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Ismaël Dupont, Manif Hop! 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Manifestation Hop! - 8 juillet 2020

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 14:10
Remaniement : les ministres changent… pour que rien ne change (PCF, 7 juillet 2020)
Publié le 07/07/2020 par PCF
Remaniement : les ministres changent… pour que rien ne change

Le nouveau gouvernement est à l’image du nouveau Premier ministre : de droite et aux ordres d’un président de la République accroché à son cap ultralibéral. Ce cap a pourtant amplement démontré, en particulier ces derniers mois, ce qu’il a coûté à nos services publics comme aux infrastructures de l’État, et à quel point il tourne le dos aux attentes sociales du pays ainsi qu’aux exigences écologiques ou climatiques.

 

En guise de « nouveau chemin », Emmanuel Macron est décidé à poursuivre une politique au service exclusif des grands groupes et de leurs actionnaires avides de dividendes en augmentation constante.

Comme pour le prouver, après la nomination d’un Premier ministre formé à l’école du sarkozysme, c’est du côté de personnalités issues du parti Les Républicains que l’exécutif est allé chercher de nouveaux supplétifs. Loin des postures affichées par la droite, démonstration est faite de la convergence de ses orientations avec le macronisme.

C’est l’emploi, les salaires, les services publics, notre système de protection sociale et de retraites, notre industrie nationale, nos libertés individuelles et collectives qui vont en faire les frais. Et la crise économique, financière, sociale et écologique, qui balaie la France comme la planète, en sera d’autant plus aggravée.

Cette politique de régression n’a pas de majorité dans le pays.

Les Français.e.s ne veulent pas des aides sans condition aux grands groupes, qui se traduisent en d’innombrables délocalisations, fermetures de sites et plans massifs de licenciements. Ils ont dit par millions, dans la rue, qu’ils refusaient le retour d’une réforme des retraites qui conduirait à l’effondrement des pensions. Ils attendent une politique de relance qui répondent à leurs exigences de justice, non le verdissement de choix qui creusent les inégalités et détruisent l’environnement.

Pour le PCF, l’heure est à la résistance et à la conquête de nouveaux droits en faveur de la majorité de notre peuple. Elle est à l’augmentation des salaires, à commencer par ceux des femmes, « premières de corvée » ces derniers mois, à la sécurisation de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, à la réduction de la durée du travail, au développement des services publics, notamment de la santé publique. Elle est à une autre utilisation de l’argent au service du bien commun. Elle est à la construction d’une alternative, qui mette à l’ordre du jour un nouveau modèle de développement plaçant l’humain et la planète au cœur de tous les choix, qui inaugure un nouvel âge de la démocratie dans notre pays.

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