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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 05:19
Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

1920-2020: 110/ Joseph Argouac'h, résistant, artisan de la Sécurité sociale, maire communiste de Concarneau (1915-1997)

Il fut maire de Concarneau entre 1980 et 1983, secrétaire général de la mairie de Concarneau pendant 35 ans, de 1939 à 1974, Joseph Argouarc'h a eu pendant les années d'occupation une action déterminante au sein de la Résistance. Ce qui lui a valu de recevoir du gouvernement provisoire du Général de Gaule la médaille d'argent du courage et du dévouement. « Plusieurs centaines de patriotes lui doivent leur salut grâce aux faux papiers qu'il leur fournissait », soulignait Pierre Le Rose au moment de son décès en mai 1997 (Le Télégramme, 12 mai 1997). Il était membre du réseau "Vengeance".

Membre du parti communiste auquel il a adhéré en 1937, Joseph Argouarch fut un actif militant avec un souci prioritaire pour le social.

A la Libération, en 1944, il reconstitua le syndicat CGT des communaux de Concarneau et en devint secrétaire. Il fut aussi membre fondateur du syndicat national des cadres des services de la fonction publique et de santé CGT, responsable de l'Union locale CGT de Concarneau.

Joseph Argouarc'h s'impliqua fortement dans la création de la Sécurité sociale et, à Brest, en juin 1948, il fut désigné pour présenter un exposé sur la Sécurité sociale lors du congrès de l'Union départementale CGT du Finistère. Présenté en avril 1947, sur la liste CGT, aux élections du conseil d'administration de la caisse de sécurité sociale du Sud-Finistère, il en fut membre jusqu'en 1978. De 1950 à 1962, il en occupa la vice-présidence puis la présidence. Il fut aussi président de l'URSAFF, président du conseil d'administration de la caisse primaire d'assurance maladie du sud-Finistère.

En 1977, Joseph Argouarc'h est élu au conseil municipal sur la liste d'union de la gauche conduite par Robert Jan dont il devient le premier adjoint. En 1980, après la démission de Robert Jan pour raisons de santé, il est élu maire de Concarneau. Poste qu'il occupera jusqu'aux élections de 1983.

De son action comme maire, on retiendra plusieurs réalisations notamment la création du centre de loisirs, des classes de neige, la construction du foyer-logements pour personnes âgées et de la maison de cure, la mise en place du quotient familial.

On n'oubliera pas non plus son action déterminante dans la création des jumelages avec Senne et M'bour.

Président en tant que maire du comité de jumelage, il était également membre de la fédération mondiale des villes jumelées.

Lors de ses obsèques, Jean Bottereau, responsable de l'union locale CGT rappela "son souci de développer la santé et la solidarité au-delà du simple soin par la prévention", son attachement à la paix: "homme de conviction, de parole et de confiance, tu savais encourager et aider ceux qui prenaient place à tes côtés pour amplifier ton combat pour l'homme et le progrès".

Sources:

- Journal Le Télégramme, 12 mai 1997

- Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social

- "Mémoire vivante", le bulletin de l'Institut d'histoire sociale IHS Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 109/ Pierre Plassart (1912-1983)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère : 108/Jean Baudry (1901-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 107/ Aline de Bortoli (1908-2004)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 106/ Louis Departout (1916-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 105/ Charles Vuillemin (1918-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 104/ Louis Le Guen (1907-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 103/ Louis Hémeury (1911-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 102/ Jean Autret (1891- 1974)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes dans le Finistère: 101/ Yvette Castel

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 100/ Simone Moreau (1908-1962)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 99/ Francine Poulichet (1918-2014) et Christophe Poulichet

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes: 98/ Rosine Kersulec (1894-1985)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 96/ Germaine Le Lièvre, Geneviève dans la résistance brestoise (1911-1945)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 94/ Marie Miry née Calvarin (1905-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 93/Virginie Bénard (1920-2014)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 92/ Evangéline Dollet dit "Yvette" née Yvinec

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 91/ Joseph Laot (1920-2001)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 89/ Théo Le Coz (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 88/ René Lijour (1900-1979) et Lucie Lijour, née Le Goff (1909-1986)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 87/ Eugène Le Bris (1913-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 86/ Alphonse Duot (1874-1964)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 16:04

 

À trois semaines de la COP 26  qui va se tenir à Glasgow, l’année 2021  nous a fourni  des enseignements  préoccupants concernant notre souveraineté alimentaire du fait  des aléas climatiques qui rendent les récoltes agricoles incertaines. De leur côté, les  exploitants forestiers  constatent une dégradation de l’état sanitaire des massifs et demandent  au gouvernement d’avoir une politique budgétaire favorisant une gestion de long terme. Sans résultat pour le moment.    

Un récent  conseil spécialisé de FranceAgriMer  nous apprend  que « suite aux pluies incessantes de l’été,  la teneur en eau des blés tendres à l’entrée des silos est souvent plus élevée qu’à l’accoutumée, avec une moyenne nationale estimée à 14% ». Du coup, « des opérations de séchage par les collecteurs seront parfois nécessaires. Par ailleurs, les fortes chaleurs au moment du remplissage des grains et les pluies persistantes en fin de cycle ont altéré parfois les poids spécifique». Mal remplis à cause de pics de chaleurs, puis humidifiés par les pluies, les grains de blé sont allégés, ce qui diminue leur poids spécifique. Cette année, moins du tiers de la récolte dépasse les 76 kilos pour 100 litres de volume. Du coup, certains blés ne seront pas vendus pour faire du pain. Ils seront recyclés dans la filière des aliments du bétail, avec un prix de vente moins rémunérateur.

Pour autant, nous ne risquons pas, cette année, de manquer de pain en France. La récolte de blé tendre serait proche de 35 millions de tonnes sur le territoire français. Les exportations vers les pays membres de l’Union européenne seraient de 8 millions de tonnes pour la campagne qui vient de débuter, en hausse de 1,9 million de tonnes sur la précédente. En revanche, les exportations vers les pays tiers seraient en baisse de 2,2 millions de tonnes, du fait notamment de l’augmentation du coût de fret sur les longues distances. Mais elles atteindraient tout de même 9,6 millions de tonnes.

La France importe trop de protéines végétales

On peut raisonnablement penser que la France devrait, dans les prochaines années, produire moins de blé pour l’exportation et cultiver davantage de protéines végétales pour nourrir les Français et les animaux d’élevage. Pour l’alimentation humaine, le déficit est élevé en pois chiches, en haricots secs et en lentilles. Pour le bétail, notre pays importe près de 3 millions de tonnes de soja et de tourteaux chaque année alors nous pouvons produire toutes ces protéines végétales avec de bons rendements dans plusieurs régions du pays. Mais il faudrait pour cela que les aides de la Politique agricole commune (PAC) soient davantage orientées en ce sens, ce qui n’est pas franchement le cas avec la réforme qui va se mettre en place entre  2023 et 2027.

Avec le réchauffement climatique, l’économie forestière voit aussi sa gestion se compliquer.  A propos de filière bois, Antoine d’Amécourt, qui préside la Fédération nationale des syndicats des forestiers privés, publie une lettre ouverte dans laquelle on peut lire que « les maladies ont décimé des secteurs entiers de nos forêts avec en particulier la chalarose du frêne et les scolytes sur les résineux. Le déséquilibre sylvo-cynégétique n’est plus acceptable, il rend difficile le renouvellement forestier et fragilise la gestion durable de nos massifs ».

Une vulnérabilité préoccupante des massifs forestiers

Antoine d’Amécourt relève que « les incendies de l’été ont montré les vulnérabilités générées par un déséquilibre entre protection de la biodiversité et maintien d’activités sylvicoles ». Il note aussi que « sans un juste prix (du bois d’œuvre, ndlr) aucun propriétaire ne pourra engager les investissements coûteux et de très long terme indispensables pour assurer le renouvellement forestier, surtout en cette période de changement climatique ». Il propose de « construire en bois de France plutôt qu’avec des produits d’import, de privilégier des habitats qui stockent du CO2 sur le long terme ». Considérant que « les stériles polémiques ne font qu’alimenter les réseaux sociaux  et les amateurs de scandales», il estime que «seules les rencontres  et la compréhension commune de forêt et de la filière bois  permettront d’avancer».

Ces observations sont en phase avec celles exprimées par la Fédération nationale des communes forestières qui interpelle l’État en soulignant que ces communes «font face à de nombreuses difficultés pour la préservation des forêts : attaques de parasites, dépérissement de certaines essences, sécheresse répétées, risques d’incendies accrus. La Fédération attend du gouvernement « une véritable refonte de la politique forestière et la prise en compte du travail déjà exemplaire   des communes forestières pour la préservation du poumon vert de la France ».

Au moment où paraissait ce communiqué des communes forestières, l’hebdomadaire « La France Agricole » indiquait que dans le département du Doubs « 97% des communes ont des recettes forestières en recul, une centaine d’entre elles connaîtrait des difficultés budgétaires sérieuses, si la crise sanitaire devait perdurer ». Car cette crise conduit à couper du bois pour limiter la contamination des scolytes dans les massifs de résineux. Du coup, le prix du m3 de résineux baisse chaque fois que l’offre dépasse la demande. Le journal ajoutait que « la réforme du financement de l’ONF, qui prévoit une forte augmentation des frais de garderie (du bois coupé, ndlr) est aussi source d’inquiétude ».        

Non au traité de libre-échange UE-Mercosur

 Quelle soit publique ou privée, la forêt française doit être gérée avec une vision de long terme, ce qui implique d’avoir un juste prix du bois d’œuvre et sa transformation en France au lieu d’exporter toujours plus de grumes en Chine et ailleurs. Cela implique aussi, pour la préservation de nos forêts, comme pour l’agriculture, d’en finir avec les accords de libre-échange sur fond de dumping social et environnemental. Voilà aussi pourquoi le « Collectif national Stop-CETA-Mercosur » composé d’environ 35 organisations, dont ATTAC France, la CGT, la FSU et la Confédération paysanne, adressait le 21 septembre dernier une « Lettre ouverte à la Commission européenne et au gouvernement » français, leur demandant de ne pas « sauver » cet accord   pas encore ratifié, mais de l’abandonner car sa signature se traduirait par une accélération de la déforestation en Amazonie.

Mais on sait que la Commission cherche à faire ratifier cet accord tandis que le président Macron et le gouvernement français gardent le silence sur le sujet.     

 

 

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:18
L'Himalaya breton, de Nicolas Legendre (2020): un journal de voyage érudit et réjouissant entreprend l'ascension des sommets bretons
On vous parle d'un temps, il y a 245 à 540 millions d'années, ou les roches qui constituent aujourd'hui la Bretagne étaient au niveau de l’Équateur. Un temps "où les forces telluriques ont donné naissance à une gigantesque cordillère allant des futures Appalaches à l'actuelle Silésie. Elle culminait vers huit mille mètres et atteignait quatre mille à six mille mètres en Armorique. Bien avant que les Pyrénées et les Alpes ne prissent la forme qu'on leur connaît, un véritable "Himalaya" occupait l'actuelle Bretagne. Des millions d'années de mouvements tectoniques, de réchauffements et de glaciations, de tempêtes et de ravinements, ont entraîné l'érosion de ces fiers massifs".
Mais nos "géants en fin de vie" ont encore fière allure! Aux sommets de la Bretagne, dans les Monts d'arrée: le Roc'h Ruz (la montagne rouge) - 385 mètres- le Tuchenn Kador (384,9 mètres), le Roc'h Trévézel (384,9 mètres) selon des géologues du centre des Finances de Morlaix.
 
Voici un livre qui se recommande très chaleureusement, tant sa lecture allie la grâce et la profondeur, le plaisir et l'instruction.
 
Le road-trip du journaliste (Le Monde, Géo, XXI) et écrivain talentueux Nicolas Legendre, en février 2020, juste avant le premier confinement causé par la crise du Covid-19, de sommet breton en sommet breton, donne naissance à un récit mêlant les notations géographiques, géologiques, historiques, sociales, culturelles, politiques sur les "montagnes oubliées" de la Bretagne intérieure qui a quelque chose de profondément réjouissant et revigorant. Du Mont-Dol aux massifs de Paimpont, des Landes de Lanvaux au Ménez Bré, des Montagnes noires aux Monts d'Arrée, de Rennes au Ménez Hom, laissons nous entraînés à la redécouverte de la Bretagne des cimes et de l'Argoat. Un récit de voyage au plus près de chez nous mêlant l'humour, la poésie et une grande culture.
 
Aux éditions Le coin de la rue, 17 euros.
 
Morceaux choisis:
 
"Les humains qui peuplent les montagnes ont aussi leurs particularités. On n'habite pas les hauts plateaux des Andes comme on habite la pampa. On ne vit pas à Botmeur, au cœur des Monts d'Arrée, comme on vit à Penmarc'h, les pieds dans l'Atlantique. Les faibles distances entre ces "Bretagne" ne sont pas synonymes de proximité sociale, économique ou politique. Au XVIIIe siècle, il fallait entre vingt et trente heures pour rejoindre la mer à partir de Carhaix. Trente-cinq à quarante heures depuis Paimpont. Beaucoup de montagnards du Centre-Bretagne mourraient sans jamais avoir aperçu, ne fût-ce que de loin, les mille nuances de bleu de la Manche ou de l'Iroise.
Tout cela a forgé des caractères. L'éloignement des axes de communication et des grands centres urbains, la pauvreté des sols et l'escarpement des reliefs ont modelé les âmes.
Entre Trégor et Haute-Cornouaille, il existe un pays "rouge", historiquement procommuniste, anticlérical et laïc. Un pays où l'on vote plus à gauche qu'ailleurs en Bretagne, et qui correspond aux communes les plus élevées de la péninsule".
(...)
"Vue depuis mon promontoire, sous ce ciel chargé, la vaste étendue de lande du Yeun Elez paraissait inamicale, indomptable, éloignée de tout. Et pourtant: la route Quimper-Morlaix déroule son long ruban d'asphalte près de la ligne de crête. La gare de Brest n'est qu'à 45 minutes en voiture. Le relatif "enclavement" de l'Arrée n'est rien comparé à ce qu'il fut durant des siècles.
En témoigne le passé de La Feuillée, commune de 650 habitants située au nord-est du Yeun Elez. Au XIe siècle, dans ces parages alors quasiment inhabités, des religieux de l'ordre des Hospitaliers installèrent un hospice destiné à venir en aide aux pèlerins et voyageurs qui transitaient le long de la voie romaine reliant Carhaix à Landerneau, avant ou après le franchissement des sommets. Franchissement qui ne devait pas être une mince affaire... Il faut s'imaginer des landes peuplées de loups, parcourues par des brigands, exemptes bien sûr de tout panneau de signalisation. Précisions que 800 ans plus tard, au XIXe siècle, il fallait toujours cinq à huit heures, à cheval, pour effectuer les cinquante kilomètres séparant Carhaix de Morlaix...
Pour tenter de valoriser les landes qui les entouraient, les hospitaliers ont fait appel à des défricheurs. Ces "colons" étaient des paysans pauvres, des fils de métayers voire des renégats, en provenance d'autres territoires bretons, contraints d'émigrer pour survivre. Ils exploitaient les maigres terres de l'Arrée dans le cadre d'une institution très particulière: la quévaise. Ce mode de concession foncière et système social, minoritaire en Bretagne, impliquait une organisation très collective et relativement égalitaire. Elle était spécifique aux terres les plus pauvres de la péninsule, donc aux montagnes. Elle expliquerait en partie la persistance, jusqu'à nos jours, de particularismes locaux. A commencer par l'orientation politique, clairement à gauche depuis des décennies, de beaucoup de ces territoires.
Selon l'historien Ronan Le Coadic, professeur à l'université de Rennes 2 et responsable du Diplôme d'études celtiques dans ce même établissement, "il y a une corrélation très nette entre l'altitude et le vote communiste" en Bretagne. Et de préciser: "Sur 140 communes bretonnes ayant une altitude supérieure ou égale à 180 mètres (c'est ce qu'on appelle "les montagnes"), la moitié font partie du bastion. Vingt-trois autres accordent une proportion non négligeable de leurs suffrages au Parti communiste (...) Toutes les paroisses totalement couvertes de quévaises (sauf une) appartiennent au bastion".
(...)
Misère et richesse intérieure, dureté des éléments et beauté des lieux, enclavement et ouverture vers l'extérieur sont autant de composantes du cocktail "Arrée". Tout cela a façonné, l'âme de ce pays... qui ne manque pas de personnalités fortes. Cela permet-il d'expliquer pourquoi les Monts d'Arrée ont abrité le tout premier "village résistant" français durant la Seconde Guerre mondiale? Impossible à dire. Force est de constater, cependant, que l'Arrée a largement pris sa part dans la Résistance.
Dès les premiers jours de l'occupation allemande, en juin 1940, les habitants du hameau de Trédudon-le-Moine, à Berrien, choisirent de ne pas accepter l'ordre établi. Leur lieu de vie est devenu "un dépôt d'armes, un refuge pour résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour dirigeants nationaux et régionaux" de la Résistance. C'est ce qu'on peut lire sur un panneau installé par l'état-major national en 1947, dans ce petit lieu-dit. Un intitulé occupe le haut de l'écriteau: TREDUDON - PREMIER VILLAGE RESISTANT DE FRANCE.
En Bretagne, les plus importantes places fortes de la Résistance se trouvaient à Saint-Marcel, dans les landes de Lanvaux, à Duault, dans le massif éponyme. Parmi la centaine d'autres maquis bretons, certains furent créés en plaine ou à proximité du littoral, mais la densité la plus importante était en Centre-Bretagne, dans les monts d'Arrée, au sud de Carhaix, dans les Montagnes Noires, dans le Trégor "rouge", dans le Mené et dans le Kerchouan."
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 09:35
Création d'une Union des étudiants communistes dans le Finistère
Le MJCF souhaitait créer une UEC sur le Finistère.
 
C'est maintenant chose faites depuis ce soir: jeudi 7 octobre. 
 
Corentin Derrien élu à St Thegonnec et étudiant de philosophie à l'UBO a été élu responsable départemental de l'UEC par les adhérentes et adhérente du MJCF étudiants. 
 
C'est aujourd'hui une nouvelle page qui se créée pour la JC dans le Finistère, animée par Enzo de Gregorio, son secrétaire départemental, et non des moindres.
 
La création de l'UEC répond à un objectif de structuration de l'organisation dans le Finistère et nous permettra dans les prochains mois de pouvoir échanger plus facilement avec les étudiantes et étudiants de notre secteur sur leurs difficultés et leurs attentes.
 
Nous espérons ainsi pouvoir redonner goût à la politique aux étudiantes et étudiants finistériens avec notre action sur le terrain. 
 
Le travail ne fait que commencer. 
 
Corentin Derrien pour une cérémonie d'hommage à la Résistance organisée par le PCF à Morlaix

Corentin Derrien pour une cérémonie d'hommage à la Résistance organisée par le PCF à Morlaix

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:52

 

 

 

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:46
Éric Guellec, président du groupe des élu(e)s communistes de Brest (Finistère).https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-logement-tram-stade-le-pcf-va-se-faire-entendre-8cc1cbca-221f-11ec-a5a0-f6df8bfaf333

Éric Guellec, président du groupe des élu(e)s communistes de Brest (Finistère).https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-logement-tram-stade-le-pcf-va-se-faire-entendre-8cc1cbca-221f-11ec-a5a0-f6df8bfaf333

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:39
Mathilde Maillard constate une demande émergente pour de l’habitat inclusif et partagé. (Photo Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Mathilde Maillard constate une demande émergente pour de l’habitat inclusif et partagé. (Photo Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Adjointe à la politique du bien vieillir à Brest, Mathilde Maillard rappelle que la première volonté de la Ville est d’accompagner le maintien à domicile. « Mais il y a un public pour ses résidences haut de gamme », ajoute-t-elle.

Comment expliquer cette profusion de projets de résidences seniors avec services portés par des opérateurs privés ?

« Il y a plusieurs facteurs. D’abord, on constate un vieillissement très marqué de la population. Sur Brest Métropole, selon les projections d’une étude commandée en 2018, les plus de 65 ans passeraient de 16,6 % en 2011, à 24,3 % en 2040. Ensuite, il y a les souhaits des seniors eux-mêmes. L’âge d’entrée en Ehpad a reculé fortement et de plus en plus, ils souhaitent se maintenir à domicile, que ce soit dans leur "chez soi" historique ou dans un nouveau "chez soi" dans des résidences garantissant une autonomie et un cadre sécurisant. Enfin, ces projets s’adossent sur des dispositifs de défiscalisation mis en place par l’État, qui ont incité des porteurs de projet privés à se positionner ».

N’y a-t-il pas un risque de saturation rapide sur cette offre haut de gamme ?

« Les porteurs de projets prennent leurs risques. Pour nous, l’essentiel reste que ces résidences s’intègrent dans une ville qui a une forte volonté d’accorder toute sa place aux seniors. C’est le sens de la démarche Ville amie des aînés que l’on poursuit actuellement, de façon que dans chaque quartier, ils puissent avoir un logement avec la proximité des commerces et des infrastructures de mobilité. On constate que les Brestois sont très attachés à leur quartier et quand ils avancent en âge, ils sont soucieux de conserver le lien avec leur vie d’avant. En tant que collectivité, notre rôle est de faire en sorte que l’offre soit suffisamment diverse et adaptée à tous les budgets, à commencer par les plus modestes ».

Justement, ces projets ne sont pas à portée de toutes les bourses. Or, l’étude de 2018 indiquait une offre manquante en résidence sociale et intermédiaire. Où en est-on ?

« Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville gère la résidence autonomie de Poul-ar-Bachet agréée à l’aide sociale. S’ajoutent les offres à vocation sociale portées par les bailleurs sociaux, comme la résidence Proudhon à Saint-Martin. Et puis, il y a trois projets portés par Brest Métropole Habitat ou associatifs en cours sur la métropole, dont celui de Menez Bihan qui vient d’être livré. Les deux autres se situent rive droite à Brest et à Guilers, et cela représentera environ 200 logements au total. Notre première volonté est de favoriser le maintien à domicile, c’est pourquoi on accompagne le dispositif Soliha d’aménagement et d’adaptation des logements. On est aussi mobilisés auprès des seniors à travers le Clic, le réseau Voisin’age et le portage des repas, qui a augmenté son activité pendant la crise sanitaire ».

Y-a-t-il d‘autres besoins qui apparaissent ?
 

« On constate une demande émergente d’habitat inclusif et partagé. À Brest, il a l’expérience de colocation solidaire menée depuis 2017 à l’Ehpad Louise-Le Roux, qui permet à des étudiants de louer un logement à prix modéré en échange d’une présence bénévole auprès des personnes âgées. Il y a aussi l’association Ailes qui a mis en place un dispositif Tiss’Ages de location de chambres chez les Seniors. Beaucoup d'initiatives germent, et la collectivité mène un travail de réflexion actuellement avec les acteurs du sujet"

 

Interview de Mathilde Maillard, Le Télégramme, 20 septembre 2021

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 05:57
Fabien Roussel, le candidat communiste aux présidentielles, sera en Bretagne, à Rennes, le 27 octobre, pour un forum sur l'écologie, l'environnement et l'énergie (Halles Martenot)
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 05:55
Fabien Roussel 2022 - Assez de factures toujours plus chères. Renationalisons EDF et Engie
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 05:51
Auvergne: Fabien Roussel défend une ruralité heureuse (L'Humanité, 8 octobre 2021)
Présidentielle. En Auvergne, Fabien Roussel défend une ruralité heureuse
Vendredi 8 Octobre 2021

Le candidat communiste à la présidentielle a choisi la petite ville de Billom, dans le Puy-de-Dôme, et les thèmes de l’agriculture, de l’alimentation et des ruralités pour lancer une campagne de six rencontres-débats avec les électeurs.

 

Large sourire, Fabien Roussel est satisfait. Il ne s’en cache pas : « Je suis heureux d’être en Auvergne, et d’avoir choisi pour premiers thèmes l’agriculture, l’alimentation, les ruralités. » « Cela a surpris certains qui ne voient les communistes qu’à la sortie des usines », a-t-il ironisé ce mercredi. La première des « Rencontre des jours heureux » est indéniablement un succès. Une salle comble. Attentive. Soigneusement agencée pour accueillir les questions des participants, des internautes et des citoyens filmés le matin même dans les allées du Sommet de l’élevage. Et au final, des militants confiants dans leur candidat que beaucoup découvrent dans l’exercice.

Accompagné des deux députés communistes auvergnats, André Chassaigne (Puy-de-Dôme) et Jean-Paul Dufrègne (Allier), Fabien Roussel a, en effet, commencé sa journée par une visite au plus grand salon de l’agriculture après celui de Paris, qui se déroule cette semaine à Clermont-Ferrand. Et appréhendé en direct l’étendue des difficultés des paysans, notamment des éleveurs, que le candidat assurera de son soutien résolu, plus tard dans la soirée, dénonçant l’inquiétante diminution du nombre de cheptels au profit d’importations massives (75 % de la viande consommée dans la restauration collective provient de l’étranger). Un sujet d’ailleurs prioritaire.

« La rentabilité de nos exploitations est en chute libre »

En fait, c’est une vision globale de l’agriculture qu’a défendue Fabien Roussel. « Que voulons-nous pour la France, a-t-il interrogé , 100 000 agrimanagers installés sur des structures qui n’auront plus rien d’humain ? » Dénonçant la logique de concurrence de la politique agricole commune (PAC), les « usines agricoles », nocives pour les animaux, la santé des humains et l’environnement, il s’est prononcé pour le développement d’exploitations familiales, à taille humaine. 500 000 emplois d’agriculteurs seraient alors nécessaires d’ici 2030. La France ne compte plus que 435 000 paysans, un sur deux va prendre sa retraite ou cesser son activité dans moins de dix ans. En Auvergne-Rhône-Alpes, 2 000 éleveurs jettent l’éponge chaque année. Première raison à cette hécatombe : les maigres revenus que la majorité tire de leur travail. Fabien Roussel considère que l’État doit taper du poing sur la table et s’octroyer des pouvoirs nouveaux pour garantir la rémunération au juste prix de la production agricole. Cela pourrait prendre la forme de conférences publiques annuelles par filière. « La rentabilité de nos exploitations est en chute libre », confirment Noël et Isabelle, un couple de céréaliers installés sur les terres pourtant riches de la plaine de la Limagne. Ils sont venus écouter Fabien Roussel par curiosité. La proposition d’un Smic fixé à 1 800 euros brut, applicable aux ouvriers agricoles, leur paraît « tout à fait raisonnable ». Le couple verrait en plus d’un bon œil la création d’une « rémunération pour service rendu à la société » en compensation de l’agriculture de conservation des sols (ACS) qu’il pratique depuis plusieurs années et qui leur permet de limiter drastiquement leur consommation d’énergies fossiles. À la tête d’une ferme d’un peu plus de 100 hectares née du regroupement de la fermette d’Isabelle et des deux fermes de leurs parents respectifs dont ils ont hérité, ils remarquent que les générations précédentes s’en sortaient, certes difficilement, en travaillant sur leurs exploitations. Ce n’est pas leur cas puisque Noël, comme beaucoup d’agriculteurs, a été contraint de prendre un emploi salarié à l’extérieur.

Lucie Lafforgue a chamboulé son emploi du temps pour témoigner de son expérience de jeune éleveuse bio et de la chance que constitue le développement des circuits courts pour son exploitation. Elle écoule sa production à moins de 30 kilomètres de sa ferme, dans les marchés et en fournissant des écoles. « Je ne parviens pas à satisfaire les demandes de mes clients. Il y a vraiment de la place pour tous, assure-t-elle , à la condition bien sûr d’améliorer le revenu paysan (Fabien Roussel propose de généraliser le repas bio à 1 euro pour tous les enfants dans les cantines scolaires – NDLR) mais également de réimplanter des services publics. » Le contraire de ce qu’il se passe depuis plusieurs décennies où médecins, écoles, gendarmerie, services fiscaux disparaissent peu à peu du paysage rural. À Billom, La Poste envisage de réduire son activité et les effectifs du bureau. Le candidat communiste veut inverser la tendance. « Je suis pour le renouveau de la ruralité. Une ruralité des jours heureux pour ceux qui la font vivre et ceux de plus en plus nombreux qui aspirent à vivre hors des grandes zones urbaines. »

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