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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 19:04
43 %

À partir du dossier de la revue Challenges de cet été sur l’enrichissement phénoménal de 500 familles, il a été calculé que le patrimoine de ce club de super-riches représentait en 2010 11 % du PIB français, 33 % en 2020 et 43 % en 2021. Merci Macron. Voilà en tout cas une info qui fait nettement moins de bruit dans les médias que les soubresauts d’un Zemmour ou les mémoires d’un Tapie.

Gérard Streiff, PCF

43 % - Gérard Streiff
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 19:02
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 06:32
Cinéma L'étoile à Carantec - WEEK-END DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE AFGHAN les 22 et 23 octobre 2021 avec la projection de 4 films et des temps de débat

ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL AU CINÉMA L’ÉTOILE DE CARANTEC

WEEK-END DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE AFGHAN

AVEC LE SOUTIEN DE LA MUNICIPALITE DE CARANTEC

 

VENDREDI 22 ET SAMEDI 23 OCTOBRE 2021

EN PRÉSENCE DES RÉALISATEURS ET JOURNALISTES

TÉMOINS DIRECTS DE L’ACTUALITÉ

DÉBAT ANIMÉ PAR ALAIN MINGAM

 

Séance : 10 euros. La recette du week-end sera reversée à une association de femmes afghanes.

La destruction par les talibans en 2001 des boudhas géants de Bamyan avait provoqué un électrochoc à la face du monde. Le 15 août dernier suite à la débâcle des armées américaines et afghanes - est revenu au pouvoir un régime obsédé par le souci de rétrograder la femme au rang « d’esclave, d’animal domestique ». Assignées de nouveau à résidence dans la prison grillagée de leur burqa, les femmes afghanes luttent pour leur survie, contre ce constat qui accuse la bêtise humaine, la lâcheté. Pour faire appel à notre solidarité - avec pour éclatantes preuves

2 documentaires et 2 films inoubliables.

MASSOUD L’HÉRITAGE de Nicolas Jallot (documentaire - 52mn) Ce film raconte la vie du légendaire Commandant Massoud, depuis sa jeunesse, sa lutte armée contre l’envahisseur soviétique, À la fois le portrait d’un homme et d’un peuple, ce film révèle les dessous du dernier conflit de la Guerre froide, et de la naissance des Taliban. Une épopée toujours d’actualité car l’Histoire se répète en Afghanistan avec le retrait des Américains, le retour des Taliban et la menace Al Qaeda et de Daech ! Dans ce film, Ahmad, le fils de Massoud retrace la vie de son père et rappelle qu’au-delà de l’homme, c’est un état d’esprit, une volonté de résistance et de liberté.  Vendredi 22 octobre à 17h.

OSAMA de Sedigh Barmak (1h23)

L'Afghanistan au début du règne des taliban. Une jeune fille de 12 ans vit avec sa famille. Tous ont réussi à échapper à la répression brutale qui a suivi les manifestations de femmes afghanes. Comme les deux hommes de la maison - l'oncle et le père de l'adolescente - sont morts, la jeune fille, sa mère et sa grand-mère sont contraintes de rester cloîtrées. Les trois femmes décident que l'adolescente va désormais se faire passer pour un garçon sous le nom d’Osama avec un destin qui va très vite être bouleversé... Vendredi 22 octobre à 20h45.

VOYAGE AU CŒUR DES TALIBANS de Véronique de Viguerie, Paul Comiti et Régis Sommier. (documentaire - 54mn)

Le 15 août 2021, Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, tombaient aux mains des taliban. Quelques semaines auparavant Régis Le Sommier et Véronique de Viguerie sont allés enquêter dans les territoires administrés par les nouveaux maîtres du pays. Les journalistes racontent ainsi comment les hommes et les femmes sont soignés séparément dans les hôpitaux, les stocks d'armes récupérés après la fuite de l'armée régulière ou encore comment fonctionnent désormais les tribunaux où les juges sont sommés de faire appliquer la chariaSamedi 23 octobre à 17 heures.

SYNGUÉ SABOUR de Atiq Rahimi (1h43)

Dans Kaboul sinistrée, un héros de guerre réfugié chez lui git dans le coma. Sa femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville avec les combattants à sa porte. La femme est forcée à l’amour par un jeune taliban. Contre toute attente, elle prend conscience de son corps, libère sa parole auprès de son mari. Celui-ci, malgré lui, devient sa « syngué sabour », sa pierre de patience, pierre magique que l’on évoque pour lui souffler tous ses secrets, ses souffrances… jusqu’à ce qu’elle éclate. Samedi 23 octobre à 20h45.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:49
Une magnifique affiche de Dugudus sur le 80e anniversaire de l'exécution des otages de Chateaubriant

Une magnifique affiche de Dugudus sur le 80e anniversaire de l'exécution des otages de Chateaubriant

Châteaubriant - 17 octobre - 80e anniversaire de l'exécution des 27 dans la Sablière le 22 octobre 1941
 
Le 22 octobre 1941, 48 hommes, qui ne s’étaient pas résignés à voir leur pays tomber aux mains de l’Allemagne nazie, furent exécutés à Châteaubriant, Nantes et Suresnes, au Mont-Valérien.
 
27 patriotes français, détenus au camp de Choisel, ont été fusillés par les Allemands dans la carrière de Châteaubriant, le mercredi 22 octobre 1941 entre 15h50 et 16h10.
 
Ces militants du Parti communiste français et/ou de la CGT ont été assassinés en représailles à l’exécution du Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, par un résistant communiste.
 
Cette exécution de masse généra immédiatement une vague d’émotion qui peu à peu s’étendit dans tout le pays ainsi que dans le monde libre.
 
La fédération du Finistère du PCF invite ses adhérents et nos sympathisants à participer à la commémoration du  80e anniversaire de l'exécution de nos camarades, et parmi eux, avec le député communiste Charles Michels, Jean-Pierre Timbaud, le responsable de la CGT des Métaux, le jeune Guy Môquet, dirigeant de la Jeunesse Communiste à Paris, plusieurs militants finistériens: Pierre Guéguin et Marc Bourhis (devenu trotskyste) de Concarneau, Eugène Kerivel de Douarnenez, Fernand Jacq de Huelgoat, détenu aussi au camp de Choisel étant fusillé deux mois plus tard, à Juigné- les- Moutiers, près de Châteaubriant ,dans la forêt de la Blisière ,à l'âge de 32 ans, le 15 décembre 1941.
 
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, et Philippe Martinez, le secrétaire national de la CGT, assisteront à la cérémonie en l'honneur de nos camarades victimes du fascisme.
 
Le comité brestois du souvenir et les fédérations du PCF Finistère et des Côtes d'Armor organisent un déplacement collectif depuis le Nord Bretagne.
 
- Par une place dans le car du nord Finistère le dimanche 17 octobre (participation de 20€ pour le transport).
- Départ 7h15 : Parking de Géant – Brest
- Passage vers 8h : Parking de Géant – Morlaix
- Passage vers 9h : Gare – Saint Brieuc
 
- Un car part du sud-Finistère  - de Concarneau- avec 32 personnes ayant réservé jusqu'à présent.
 
Des co-voiturages sont aussi organisés de Brest, Morlaix, du Pays Bigouden.
 
Les Finistériens sont présents nombreux cette année pour le 80e anniversaire de l'exécution des 27 de Châteaubriant, où on attend près de 5000 personnes.
 
 
La fédération du PCF Finistère
federation@29.pcf.fr / dupont.ismael@yahoo.fr
5 rue Henri Moreau 29 200 BREST
06 20 90 10 52
 
« Les Fusillés de Châteaubriant »

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour
Ils n’ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René-Guy Cadou, « Les Fusillés de Châteaubriant », in René-Guy Cadou, Pleine Poitrine, Périgueux, P. Fanlac, 1946.
Repris dans Pierre Seghers, La Résistance et ses Poètes : France 1940-1945, Paris, Éditions Seghers, 1974.
© Éditions Seghers, 1974

 
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:32
Affiche de Dugudus - 80e anniversaire de l'exécution des 27 à Châteaubriant

Affiche de Dugudus - 80e anniversaire de l'exécution des 27 à Châteaubriant

Les derniers jours des 27 de Châteaubriant. #1 Mémoire et dignité
Mardi 12 Octobre 2021

Il y a 80 ans, le 22 octobre 1941, 27 résistants, dont Guy Môquet, 17 ans, étaient exécutés par les nazis après désignation par le gouvernement de Vichy. Découvrez chaque jour le feuilleton que leur a consacré l’écrivain et journaliste Pierre-Louis Basse.

 

Qu’y faire ?

Pour les 27 de Châteaubriant, comme pour le dernier poème de Missak Manouchian et ses camarades de l’Affiche rouge ; pour Gabriel Péri, comme pour Politzer, d’Estienne d’Orves ou Bertie Albrecht ; pour l’ultime sourire de Sophie Scholl et les décapités de la Rose blanche ; pour tous ceux et celles qui ont vécu à en mourir, c’est toujours la même supplique qui s’impose, quand nous voulons les regarder avec le plus de justesse possible.

Et je vous le dis ce matin : cette fierté de pouvoir les accompagner, comme bras dessus bras dessous, dans ce journal qui n’a pas eu 100 ans par hasard.

Faut-il, sans perdre de temps, rappeler au lecteur qu’au moment de forcer le corps robuste et mince de Guy Môquet dans le cercueil quelques heures après le crime, c’est à grands coups de barre de fer que le bourreau nazi, Kristucat, fit le travail. Il ajoutait, vociférant dans les caves du château de Châteaubriant : « Kommunist, pas Français. »

Quelques bonimenteurs, lesquels n’aiment rien tant que refaire l’histoire en fonction de l’époque qui les gouverne, n’y peuvent rien : la supplique nous vrille les tympans de toute sa vérité, sa beauté, son impérieuse nécessité, quatre-vingts ans après le crime. Oui, j’entends encore la voix du philosophe, résistant, Vladimir Jankélévitch : « Ceux qui ont disparu à tout jamais n’existent plus que par nous et dans la pieuse fidélité de notre mémoire ; si nous perdions leur souvenir, ils n’existeraient plus du tout. Le passé, comme les morts, a besoin de nous ; il n’existe que dans la mesure où nous le commémorons (…). Nous parlerons donc de ces morts, de peur qu’ils ne retombent, comme disent les chrétiens, dans le lac obscur, de peur qu’ils ne soient à jamais engloutis dans le lac des ténèbres. »

Enfant, je m’étais habitué à cette image collective du grand sacrifice : les 27 de Châteaubriant, Guy Môquet, Jean-Pierre Timbaud, Claude Lalet, Jean Poulmarc’h, le député Charles Michels, le jeune violoniste de Concarneau, Bourhis et tous les autres, avaient eu une heure à peine pour se dire au revoir. Ils quittèrent la vie, mais ce sont les autres qui pleuraient de rage et de douleur. Rarement hommes avaient respiré jusqu’au bout, avec tant de force et de générosité.

Imaginez la scène de notre histoire : les assassins étaient bons Français des ministères et désignèrent, les uns après les autres, des types qui avaient mouillé la chemise en 1936 pour que la vie des humbles fût moins dure. « Parmi les détenus, prenez les plus dangereux », osa le sous-préfet Lecornu.

Oui, imaginez la scène : jusqu’au Conseil des ministres de Pétain, c’est un ministre d’État, Romier, qui reproche à Pucheu sa servilité : « Vous n’aviez pas à faire un choix. Vous n’aviez pas à prendre parti. Il fallait laisser aux Allemands la responsabilité de ce massacre. Vous la partagez désormais. »

Pour Vichy et leurs supporters – lesquels ne tarderaient pas à reprendre le flambeau quelques décennies plus tard –, fusiller ces représentants du peuple n’était pas suffisant. Il aurait fallu qu’ils n’eussent jamais existé.

Avec discrétion, presque grand silence, ce fut chagrin d’écouter le récit des miens.

Esther, ma mère, la jeune fille au baluchon qui s’en alla porter planches et ultimes messages des suppliciés vers la lumière des mots d’Aragon. Mon grand-père, Pierre Gaudin, qui s’était proposé d’être fusillé à la place des jeunes Nantais le 22 octobre. Et s’évada en novembre 1941 avec Auguste Delaune.

Je l’ignorais. C’est beaucoup plus tard qu’un ancien détenu m’en fit le récit. Les ans passèrent.

On aurait dit que les fusillés de Châteaubriant portaient sur leurs lèvres, dans le soleil d’octobre 1941, tout à la fois le pacte inique Staline-Hitler et la trahison future d’une utopie de partage et de liberté qui leur avait permis de chanter jusqu’au bout.Au fil du temps, l’effraie d’une mémoire défigurée nous obligeait à veiller sur l’immense sacrifice. Souvent, les poètes demeuraient seuls capables de placer notre mémoire au garde-à-vous du temps qui passe. Aragon et le Crime contre l’esprit : « On dira : c’étaient des communistes. Est-il possible que des Français, est-il possible que des hommes, unis à d’autres hommes, à d’autres femmes par les liens de la chair, de l’affection, de l’amitié, puissent se satisfaire d’une phrase pareille ? »Qu’un gamin de 17 ans à peine, massacré évanoui, fût élevé par le général de Gaulle au rang de héros de la nation ne suffisait pas.

Ils avaient refusé d’avoir les yeux bandés. Ils ont crié « Vive la France », « Vive 1789 ». C’était à n’y pas croire : on osait défigurer leur combat, au seul prétexte que la plupart étaient communistes.

Non, les 27 de Châteaubriant n’étaient pas seulement des otages. Non ! Dans la cour du lycée Carnot en 1937 et 1938, Guy avait 14 ans quand il donnait quelques bourre-pifs et coups de cartable aux antisémites en culotte de golf, lesquels s’en prenaient à ses copains fils de bijoutiers, Pierre Chalon et Maurice Cohen. Combien de fois ces deux copains, venus de milieux si différents, m’avaient intimé l’ordre de rappeler ce courage, cette gouaille de l’enfant de la rue Baron et des Batignolles.

Pour Vichy, fusiller ces représentants du peuple n’était pas suffisant. Il aurait fallu qu’ils n’eussent jamais existé.

Quatre-vingts ans après le crime, les faussaires de l’histoire s’efforçaient même de reprendre la main, en chantant les louanges de Pétain. La télévision invitait les faussaires. La France croupion du Maréchal n’en revenait pas de reprendre ainsi toutes ses couleurs. Très en forme, les maréchalistes des temps modernes allaient jusqu’à prétendre que les otages de Châteaubriant n’étaient pas résistants puisqu’ils étaient communistes !

Ainsi, au seuil des années 2000, les cagoulards de bac à sable se rappelaient avec mélancolie ce bon temps de Daladier, où les communistes étaient en prison et les juifs déjà menacés avant d’être anéantis.

Comme si tout devait recommencer. Comme si tout était vrai.

Les faussaires avaient oublié que le jeune Claude Lalet, étudiant à la Sorbonne, fusillé dans la sablière de Châteaubriant, avait beaucoup donné les 8 et 11 novembre 1940, au cours des premières grandes manifestations anti-allemandes à Paris. Pour que la réécriture de l’histoire fonctionne à plein régime, il fallait donc oublier les jeunes communistes, gaullistes, chrétiens de la première heure. Il fallait oublier l’arrestation, dès 1940, du professeur Paul Langevin. Oublier le courage de Germaine Tillion, les premiers résistants du musée de l’Homme. Et toutes ces revues, ces feuilles, dès l’automne 1940 ; de l’Université libre, avec Solomon et Politzer, à François de Lescure, qui imprime tracts et publications clandestines, jusqu’aux lycéens de Buffon et leurs collages sur les murs de Paris…

Et il fallait en urgence oublier que les 27 de Châteaubriant avaient été désignés par les hommes de Pétain, Pucheu, ministre de l’Intérieur, en tête de sinistre gondole…

Il faut se rendre à la carrière de Châteaubriant. Il faut marcher seul, avec les amis, en famille, dans cette jolie clairière du pays de la Mée. Le chemin tout en pente ignore le cours des années.

J’ai dix ans.

Et je sais bien qu’au retour de la mer, Esther, la jeune fille au baluchon, va me lire l’ultime lettre de Guy.

Quatre-vingts ans. « Ils n’avaient réclamé ni la gloire, ni les larmes ».

Le chemin, toujours le même, où les trois camions s’étaient rangés, quelques instants avant la fusillade. Et il y a maintenant, juste dans la grande plaine qui invite à regarder les neuf poteaux du crime, ces quelques chevaux tranquilles ; on dirait qu’ils apaisent le paysage alentour. Ils s’ébrouent dans le lourd silence d’été de la campagne.

Il faut se rendre à la carrière de Châteaubriant. Le chemin tout en pente ignore le cours des années.

Quatre-vingts ans. Les cris, la fusillade saccadée, le rythme fou du peloton d’exécution venu tout exprès d’Angers, les petites lunettes rondes de Pierre Guéguin, qui volent en éclats. Tout a disparu. La désolation des hommes s’est enfuie dans la nuit des temps. C’est à peine s’il reste dans l’air la dernière bravade de Timbaud avant de tomber : « Vive le Parti communiste allemand ! » Ou le poing serré de Guy autour du petit mouchoir de Cholet.

Plus rien. Presque une forme de soleil retrouvé. Comme si la vie de chacun avait fini par triompher. Comme si nous, les vivants, les rescapés, les enfants des enfants, nous avions recueilli tous les cœurs vaillants des 27 de Châteaubriant.

Comme si le poète René Guy Cadou avait eu le dernier mot. Le seul. Celui qui sauve à jamais la mémoire des 27. Cadou, qui n’en pouvait plus de voir le sang sécher sur la route. L’instituteur de Louisfert avait laissé son petit village situé à 8 kilomètres de la carrière. Le mercredi 22 octobre, il était venu à vélo chercher une rame de papier à Châteaubriant. Il s’est arrêté en haut du chemin. Il s’est arrêté pour toujours en haut du chemin. Le seul à avoir trouvé les mots de la mémoire. Les mots de la dignité et de l’espoir. Tout ce qu’ils nous ont laissé, les 27 de Châteaubriant.

Icon Quote Ils sont appuyés contre le ciel.
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel.
Avec toute la vie derrière eux.
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule.
Qui est un monument d’amour.
Ils n’ont pas de recommandation à se faire.
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus.
Ils sont bien au-dessus de ces hommes
qui les regardent mourir.
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres.
Pourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtres
Et que tout est simple.
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.
 

 

Pierre-Louis Basse, journaliste et écrivain,  
est notamment l’auteur de
♦ Guy Môquet, une enfance fusillée, 
 
Éditions Stock, 2000.
Dernier livre paru : 
Rien n’est perdu, 
Éditions Le cherche midi, 2020.

Les derniers jours des 27 de Châteaubriant - Pierre-Louis Basse, L'Humanité, 12 octobre 2021
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:26
Burkina Faso. Assassinat de Thomas Sankara : 34 ans après, un procès pour l'histoire (Marc de Miramon, L'Humanité, 11 octobre 2021)
Burkina Faso. Assassinat de Thomas Sankara : 34 ans après, un procès pour l'histoire
Lundi 11 Octobre 2021 - L'Humanité

Le procès des assassins du « Che africain » s’ouvre ce lundi à Ouagadougou, un épilogue judiciaire attendu depuis près de trente-quatre ans. Si les circonstances de l’exécution du président burkinabé, perpétrée le 15 octobre 1987, sont connues, il reste à faire la lumière sur ses commanditaires.

 

Ravagé par les conséquences de la « guerre contre le terrorisme », ses tueries de civils commises par des groupes armés se revendiquant pour la plupart du djihad, ses déplacements de population fuyant les zones de combat, le « pays des hommes intègres » retient son souffle. Ce n’est cependant pas l’avenir sombre et la dégradation du climat sécuritaire qui préoccupe ce lundi le peuple burkinabé, mais l’exploration judiciaire d’un « passé qui ne passe pas ». « Le 11 octobre 2021 restera gravé dans les annales de l’histoire du Burkina Faso », promet le quotidien le Pays, alors que s’ouvre le procès public des assassins présumés de Thomas Sankara, exécuté au Conseil de l’entente il y a près de trente-quatre ans déjà.

Perpétré le 15 octobre 1987 par un commando parti du domicile de Blaise Compaoré, le numéro deux de la révolution progressiste installée par un coup d’État le 4 août 1983, le meurtre a fait l’objet d’une véritable omerta. Jusqu’à la chute de ce même Compaoré, à l’automne 2014, renversé par un soulèvement populaire mené au nom des idéaux d’un « sankarisme » plus vivace que jamais. Lors de la campagne présidentielle organisée l’année suivante, tous les candidats, de l’ex-poids lourd du système Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré, à l’ultralibéral Zéphirin Diabré, ont revendiqué son héritage, tandis que la justice militaire ouvrait enfin une enquête contre « Blaise » et ses sicaires pour « complicité d’assassinats », « recel de cadavres » et « attentat à la sécurité de l’État ».

Le capitaine bouscule et dérange

L’instruction judiciaire, dont l’Humanité avait révélé en avril dernier des documents inédits impliquant des réseaux français, a confirmé la trame d’un scénario « shakespearien » signé Blaise Compaoré – que Thomas Sankara considérait comme son meilleur ami – et coécrit par des puissances étrangères bien décidées à chasser le leader autant patriote que panafricain. Son contexte et ses grandes lignes restituent l’histoire d’une révolution aux réussites indéniables, emmenée par le charismatique et intègre Sankara, imperméable à toute forme de corruption et peu enclin aux compromis.

 

Pionnier des combats écologistes, du développement endogène – le Burkina Faso avait réussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire – comme des luttes féministes, le capitaine bouscule et dérange les structures traditionnelles et patriarcales. Son immense popularité auprès des jeunesses africaines, ses éloquents discours fustigeant le néocolonialisme, l’impérialisme ou le fardeau d’une dette qu’il refuse de payer donnent des sueurs froides aux dirigeants des pays voisins – Côte d’Ivoire et Togo en tête – mais aussi à Washington et à Paris.

La haine de Jacques Chirac

La CIA surveille comme le lait sur le feu ce militaire altruiste qui garde toujours son pistolet à la ceinture, même pour une audience avec le parrain régional de la Françafrique, l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, et ne quitte son treillis que pour le faso danfani, le tissu traditionnel fabriqué et cousu au pays. Quant aux décideurs français, ils bouillonnent d’une rage de moins en moins contenue. Thomas Sankara a beau exercer sur eux une fascination certaine, en particulier sur Jacques Foccart, inamovible chef d’orchestre des réseaux parallèles que pilote la République pour dompter ses anciennes colonies, son sort paraît scellé avec le début de la première cohabitation, en 1986. Devenu premier ministre, Jacques Chirac ne cache pas sa haine recuite contre le président du Conseil national révolutionnaire du Burkina Faso, qui a eu l’outrecuidance de parrainer une motion en faveur de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aux Nations unies.

Quelques mois avant l’assassinat, le patron d’une droite française qui bénéficie à plein des valises de billets envoyées par Félix Houphouët-Boigny menace explicitement Thomas Sankara, en s’adressant ainsi au journaliste Elio Comarin : «Dites à votre “petit” capitaine qu’il range ses abattis (abats de volaille, pattes et ailes coupées – NDLR), d’ici six mois on se sera occupé de lui. » Reste à déterminer si l’indispensable feu vert de Matignon ou de l’Élysée s’est borné à cautionner le coup d’État perpétré par Blaise Compaoré, ou si la France a validé, voire commandité l’assassinat. Il est hélas peu vraisemblable que le procès public qui s’ouvre ce lundi et qui se déroulera sans la présence du principal accusé puisse répondre à ces brûlantes questions.

En attendant les conclusions des prochaines instructions, la justice militaire va donc s’en tenir à un volet strictement interne, même si de nouvelles révélations peuvent toujours surgir des contre-interrogatoires et des auditions. En 2017, Emmanuel Macron avait promis dans un discours tenu à Ouagadougou la déclassification des documents français concernant l’assassinat de Thomas Sankara. Si trois lots d’archives ont effectivement été remis à la justice burkinabée, la pertinence des masses de papier n’a pas convaincu les avocats des parties civiles, et aucun organisme indépendant n’a pu vérifier si l’engagement du président français relevait du vœu pieux, d’un écran de fumée ou d’une réelle sincérité.

Le trublion de la Françafrique

Le révolutionnaire burkinabé donnait des sueurs froides aux potentats du pré carré français, tout en exerçant sur eux une véritable fascination. Le complot qui a scellé sa chute trouve probablement sa source en Côte d’Ivoire, où le président, Félix Houphouët-Boigny, s’était imposé comme le parrain politique de Blaise Compaoré, mais Thomas Sankara dérangeait bien au-delà de la sphère d’influence française. Son aura agaçait jusqu’à la Libye du colonel Kadhafi, qui se rêvait en « roi d’Afrique » et ne goûtait guère la concurrence du bouillant capitaine. Ce dernier disposait aussi de soutiens parfois inattendus, à l’instar d’Omar Bongo, président du Gabon, qui s’est posé en protecteur de certains de ses proches ou de sa famille après son assassinat.

Mort de Thomas Sankara. Pour Bénéwendé Sankara, les soutiens extérieurs « ne font pas l’ombre d’un doute »
Lundi 11 Octobre 2021

L'avocat de la famille Sankara et actuel ministre burkinabé de la Ville décrypte les enjeux d’un procès historique. Entretien.

Le procès qui s’ouvre ce lundi permettra-t-il de connaître enfin la vérité sur la mort de Thomas Sankara ?

Bénéwendé Sankara Les témoignages qui impliquent éventuellement des puissances étrangères sont consignés au niveau du parquet. Nous avons déposé une nouvelle liste de témoins avec des noms français comme Jean-Christophe Mitterrand (fils de l’ancien président et conseiller aux affaires africaines au moment de l’assassinat– NDLR), Jack Lang et bien d’autres. Mais moi je n’attends pas grand-chose de ce côté-là, car la procédure est essentiellement instruite sur la base des charges qui pèsent sur Blaise Compaoré et la dizaine de personnes qui devaient comparaître avec lui. Je ne vois pas de rebondissement possible, sauf à ouvrir une nouvelle instruction sur la base d’une complicité française ou d’un complot international. En théorie, c’est parfaitement possible.

Pour vous, est-il établi qu’il y a eu des complicités internationales ?

Bénéwendé Sankara Bien sûr ! Dans mon esprit, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Reste à savoir si ces complicités ont simplement accompagné le coup d’État ou si elles concernaient également la décision d’éliminer physiquement Thomas Sankara. Encore une fois, il faudrait pour cela investiguer sérieusement les éléments qui sont contenus dans la procédure et qui appuient cette hypothèse. Pour l’heure, ce procès est intra-burkinabé et il m’étonnerait beaucoup que le juge aille fouiller dans les méandres de ces procès-verbaux.

Le fait de ne juger que les responsables burkinabés et pas leurs éventuels parrains étrangers correspond-il à une volonté politique ?

Bénéwendé Sankara Côté burkinabé, la volonté politique était de faire aboutir une affaire qui faisait l’objet d’un déni de justice jusqu’à la chute de Blaise Compaoré. N’oubliez pas qu’on a changé de nature de juridiction. D’une plainte déposée au départ devant un juge d’instruction civil, on est parti jusqu’en cassation, puis devant le Comité des droits de l’homme, qui a reconnu que le Burkina Faso avait violé le pacte relatif aux droits civils et politiques, mais l’État du Burkina est resté dans une inertie et dans un déni de justice. La présente procédure se déroule devant le tribunal militaire, suite à un ordre de poursuite donné par le premier ministre de la transition Yacouba Isaac Zida.

Les audiences vont se dérouler sans la présence du principal accusé, aujourd’hui réfugié en Côte d’Ivoire. Comment l’expliquer ?

Bénéwendé Sankara Il y a eu l’émission d’un mandat d’arrêt international, mais la Côte d’Ivoire a invoqué la nationalité ivoirienne obtenue par Blaise Compaoré pour refuser l’extradition. Récemment, le ministre en charge de la Réconciliation a pu le rencontrer pour le convaincre qu’il fallait maintenant rentrer au Burkina Faso. Mais qu’il allait forcément faire face à la justice car le président, Roch Marc Christian Kaboré, a été clair : on ne peut pas faire la réconciliation sur le dos de la justice et de la vérité. C’est pour cela qu’il s’est ravisé ! Mais je crois que la volonté politique de le ramener au pays existe réellement, comme elle existe concernant Yacouba Isaac Zida, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt et qui est actuellement réfugié au Canada.

Ce procès s’ouvre dans un contexte particulier, au lendemain d’un sommet Afrique-France à Montpellier. Que vous évoque ce télescopage?

Bénéwendé Sankara C’est évidemment un pur hasard, mais ce sommet n’enlève rien à la dimension néocoloniale qui marque toujours les rapports entre la France et son ancien pré carré, que ce soit au Burkina Faso, au Mali ou au Niger. La jeunesse africaine n’est plus celle d’il y a vingt ou trente ans, elle est moins docile, moins « domptable ». Elle a accès aux nouvelles technologies, elle s’informe et ne s’en laisse plus conter. Même si Emmanuel Macron a pu se complaire dans ses échanges avec cette jeunesse lors du sommet Afrique-France, celle-ci est bien décidée à faire entendre sa voix.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:21
La sénatrice socialiste de New-York Julia Salazar

La sénatrice socialiste de New-York Julia Salazar

États-Unis. Qu'est-ce que le « caucus » progressiste, ce comité qui secoue le Capitole ?
Mardi 12 Octobre 2021- L'Humanité

Ils partirent à quelques-uns, parmi lesquels Bernie Sanders. Ils sont désormais 95. À la Chambre, les députés progressistes sont de plus en plus puissants.

 

Il se trouvait bien isolé en cette rentrée parlementaire. Ses nouveaux collègues le regardaient d’un œil distant, voire méfiant : qui pouvait bien être celui qui refusait d’appartenir à l’un des deux grands groupes de la Chambre et se réclamait encore du socialisme, malgré la chute du mur de Berlin, une année plus tôt ? Son allure – costume mal taillé, cheveux en bataille, humeur grincheuse – ajoutait à la singularité du nouveau venu, dont on retrouvait presque aussitôt la signature en bas du communiqué annonçant la création d’un nouveau « caucus » (comité informel au sein d’un groupe).

Début 1991, face au rouleau compresseur de « la fin de l’Histoire », quelques élus décidaient de fonder le Congressional Progressive Caucus (CPC). Membre fondateur : Bernie Sanders, 49 ans. Trente ans plus tard, ce caucus joue un rôle central au sein de la coalition démocrate : il y a une dizaine de jours, il a transformé sa puissance numérique (95 membres sur les 220 élus démocrates) en véritable levier politique.

Infrastructures, avancées sociales : deux lois sinon rien

Tout commence comme une presque banale affaire de procédure parlementaire et se termine comme une leçon de choses politique. Deux lois sont sur le bureau des députés. La première porte sur des investissements dans les infrastructures du pays. De compromis en compromis, la proposition initiale a été rabotée pour être ramenée à un montant de 550 milliards de dollars (475 milliards d’euros). Elle a été adoptée par le Sénat, avec l’apport de 19 voix des républicains, un fait rarissime en ces temps de polarisation extrême.

Les élus progressistes de la Chambre estimaient que l’état du pays, dont les infrastructures ont été délaissées au cours de trente années de néolibéralisme, nécessitait des investissements plus massifs. Ils considèrent néanmoins qu’il s’agit d’un premier pas. Surtout, ils misent beaucoup plus sur la deuxième grande loi en discussion. Elle porte en fait deux noms : Build Back Better (Reconstruire en mieux, le slogan de campagne de Joe Biden) et Reconciliation bills, car elle utilise une procédure parlementaire (dite de réconciliation budgétaire) qui empêche les républicains de brandir la menace de l’obstruction parlementaire, sous la forme du « filibuster ». Cette dernière nécessite une majorité qualifiée de 60 voix au Sénat, ce dont ne disposent évidemment pas les démocrates (au mieux, l’égalité 50-50 y est tranchée par la voix prépondérante de la vice-présidente Kamala Harris).

 

Cette loi comporte des mesures qu’un Européen pourrait trouver banales, mais qui constituent aux États-Unis de véritables avancées sociales : généralisation et gratuité de l’école maternelle, gratuité des deux premières années dans les community colleges, ces universités très prisées des catégories populaires qui délivrent des diplômes bac + 2, instauration des congés parentaux et congés maladie payés, pérennisation de l’allocation familiale de 300 dollars par mois et par enfant votée en mars.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait promis aux progressistes de solidariser les deux votes. Puis, à la veille du vote, elle se dédit. Les « modérés » exultent. Les progressistes identifient le piège. Élus ou pas à l’époque, ils ont tous en mémoire la « jurisprudence Obamacare » : les progressistes ont voté un compromis bancal négocié avec des républicains, avec la promesse d’une future « option publique » (un système de santé public concurrent des assurances privées) qui ne vint jamais. Quelques mois plus tard, les démocrates prenaient une raclée lors des élections de mi-mandat avec 64 sièges perdus, et leur majorité.

Joe Biden s’aligne sur la gauche du parti

Il faudra attendre la première campagne de Bernie Sanders en 2016, pour la primaire démocrate, pour que les progressistes se convainquent qu’ils ne sont plus des « marginaux », qu’une base sociale et militante très large leur permet de peser plus dans la vie politique. Le caucus progressiste n’est encore qu’un « club de lecture de Noam Chomsky », selon la formule du député Raul Grijalva. L’arrivée de nouveaux élus, le plus souvent des femmes, plus jeunes et beaucoup plus à gauche, va changer la donne. Dès 2018, Alexandria Ocasio-Cortez évoque la création d’un sous-comité, vraiment organisé, vraiment progressiste. En 2020, le caucus renforce ses conditions d’adhésion. Auparavant, un chèque de 4 000 dollars suffisait (3 458 euros). Certains élus, dont les votes étaient alignés sur l’establishment, s’achetaient ainsi à peu de frais une assurance contre des candidatures progressistes lors des primaires. Une présidence unique en lieu et place d’une coprésidence est établie, une façon d’être plus réactif dans les moments de tension. C’est Pramila Jayapal, entrée en politique en réaction à la déferlante nationaliste post-11 Septembre, qui occupe la fonction. Quelques escarmouches au sein du groupe démocrate passent sous les radars médiatiques, mais le CPC se fait les muscles.

La démonstration de force intervient donc fin septembre 2021. Les progressistes ne cèdent pas au chantage du « mieux vaut ça que rien ». Joe Biden se range « à la réalité » et s’aligne (momentanément ?) sur la gauche du parti : les deux votes auront lieu en même temps. Sur Twitter, un utilisateur adresse ses « félicitations au caucus progressiste et aux autres démocrates qui ont insisté pour que le Congrès vote ENSEMBLE la loi sur les infrastructures et la Reconciliation bills ». Signé : Bernie Sanders.

États-Unis. Qu'est-ce que le « caucus » progressiste, ce comité qui secoue le Capitole ? (Christophe Deroubaix, L'Humanité, 12 octobre 2021)
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:18
REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT »

REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT » Suite à un accident qui immobilise l'un des comédiens, le Théâtre de la Corniche est au regret d’annoncer le report de la présentation de son spectacle, Chroniques en chanson de la Commune de Paris, qui devait se tenir à la M.J.C. de Morlaix le lundi 18 octobre. De nouvelles propositions de dates seront annoncées d'ici la fin

Dans le cadre du 150ème anniversaire de la Commune, le Théâtre de la Corniche (qui avait joué la pièce de théâtre pacifiste "Bonsoir m'amour" sur la guerre 14-18 en 2018) présente le lundi 18 octobre à 19h à la MJC de Morlaix son spectacle "Les mauvais jours finiront" sur la Commune de Paris.
Chronique en chansons de la Commune de Paris. Le Théâtre de la Corniche revisite ces 72 journées du printemps 1871, remises dans son contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
 
Pour en savoir plus, visitez le site du Théâtre de la Corniche: https://www.theatredelacorniche.fr/ete-2021/les-mauvais-jours-finiront/
 
INFOS PRATIQUES:
 
Date le lundi 18 octobre à 19h
 
Organisateur MJC Morlaix, Morlaix, place du Dossen
 
Téléphone 02 98 88 09 94
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:11
Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot - L'Humanité, 12 octobre 2021
Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot
Mardi 12 Octobre 2021 - L'Humanité

Le candidat PCF propose de rendre inéligibles les personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine.

Faut-il empêcher les condamnés pour racisme de candidater à l’Élysée ? C’est en tout cas la proposition de Fabien Roussel. Invité sur Radio J, dimanche, le candidat PCF à l’élection présidentielle a déclaré vouloir «renforcer la loi Gayssot en rendant inéligibles des personnes qui sont condamnées pour racisme, pour incitation à la haine raciale, pour discrimination en fonction de sa religion».

La loi Gayssot, adoptée en 1990, réprime tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. L’article premier stipule que « toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite ». Pour le député du Nord, si «aujourd’hui, des juges d écident de rendre inéligibles des responsables politiques, des élus qui ont, par exemple, fait du détournement de fonds», il pourrait en être de même d’une condamnation pour discrimination raciale ou religieuse, puisque ces faits « portent atteinte aux valeurs de la République, à la cohésion nationale ».

Une référence à Zemmour, probable candidat

En effet, une peine complémentaire d’inéligibilité s’avère automatique pour tous les crimes et pour certains délits, qui n’incluent pas les délits d’incitation à la haine raciale, ni de discrimination raciale. Seul le juge peut aujourd’hui décider, de manière discrétionnaire, si une personne déclarée coupable de ces faits peut être interdite de se présenter à une élection.

Le communiste faisait référence à Éric Zemmour, probable futur candidat à la présidentielle. En effet, le polémiste d’extrême droite a été plusieurs fois condamné par la justice. Une première fois en 2011, pour provocation à la discrimination raciale lorsqu’il avait dit, en 2010, sur le plateau de Salut les Terriens (Canal Plus), à propos du contrôle au faciès : «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait. »

Puis, en 2019, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du polémiste pour provocation à la haine religieuse envers les musulmans, après qu’il eut évoqué une « invasion » de la France sur l’émission C à vous (France 5), en 2016.

Le 11 octobre, Éric Zemmour a réagi aux propos de Fabien Roussel au micro de Sud Radio : «C’est la vieille technique des communistes, c’est-à-dire on invente des délits d’opinion et puis, après, on fait condamner pour ces délits d’opinion qu’on a inventés.» Une référence à la loi Gayssot, qui porte le nom du député communiste qui l’a initiée, et qui serait une insupportable machine à censurer pour Éric Zemmour. On lui rappellera que le racisme ne saurait être une opinion, mais qu’il fait bel et bien de lui un délinquant au regard de la justice.

Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot - L'Humanité, 12 octobre 2021
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:08
Fabien Roussel: Il faut créer une banque publique pour l'emploi et le climat - L'Humanité,  Julia Hamlaoui, 12 octobre 2021
Fabien Roussel : « Il faut créer une banque publique pour l’emploi et le climat »
Mardi 12 Octobre 2021

Le candidat du PCF, Fabien Roussel, propose un plan de « reconquête industrielle et de relance des services publics » qui s’appuie sur des nationalisations et de nouveaux pouvoirs pour les travailleurs.

« En mémoire des 600 emplois détruits à Haubourdin depuis 2008, sacrifiés sur l’autel du profit. » Parmi les initiatives de la semaine de mobilisation lancée par le PCF pour l’emploi, la réindustrialisation et le pouvoir d’achat, les communistes du Nord pointeront ce week-end, via « un monument éphémère » érigé dans cette commune de la métropole lilloise, le bilan catastrophique aligné par les gouvernements successifs ces dernières décennies.

Au total : « 2,2 millions d’emplois supprimés dans l’industrie depuis 1980 et des dizaines de plans de licenciements et de délocalisations », rappelle le PCF. Airbus, Renault, General Electric, Sanofi, Vallourec, Michelin… Emmanuel Macron est loin d’échapper à la règle malgré le lancement en grande pompe, ce mardi, du plan d’investissement « France 2030 », soit de 30 à 50 milliards d’euros destinés aux «champions de demain dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des bio­technologies ou encore dans l’agriculture ».

« Flécher l'argent au service d'investissements utiles »

Et pour cause : « Les deux tiers des 204 milliards d’euros investis par le gouvernement jusque-là vont être attribués aux entreprises de taille intermédiaire et aux grandes entreprises. Elles représentent 6 200 entreprises contre 520 000 PME et TPE », fustige le candidat du PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, évoquant les « 51 milliards de dividendes » distribués en parallèle. C’est une « très mauvaise utilisation de l’argent public et des prêts de la Banque centrale européenne », estime le député du Nord, qui juge impératif de « conditionner les aides à la création d’emplois à des critères écologiques et environnementaux, à l’égalité professionnelle femmes-hommes, à la reconquête industrielle et à la relance de nos services publics ». À cette fin, « il est urgent de créer une banque publique pour l’emploi et le climat », assure le candidat, qui propose ainsi « la nationalisation d’au moins deux banques systémiques, ce qui permettra de flécher cet argent au service d’investissements utiles ».

Icon QuoteNous voulons qu’au sein des comités d’entreprise, les salariés aient un droit de veto, mais aussi la possibilité de présenter des propositions alternatives en matière d’investissements, de relocalisation, de formations.

Reste l’urgence des suppressions d’emplois en cours, auxquelles le PCF oppose l’idée d’un « moratoire » immédiat. « Il faut tout de suite interdire toute fermeture d’activité, d’usine, d’entreprise dans une filière industrielle parce que, quand on ferme, on perd les compétences et ensuite on a beaucoup de mal à les relocaliser », défend Fabien Roussel, qui souhaite en matière de réindustrialisation s’appuyer sur des filières stratégiques. Parmi elles, le médicament, les transports, l’alimentation ou encore l’énergie. Pour cette dernière, par exemple, le prétendant à l’Élysée veut à la fois « nationaliser EDF et Engie », protéger l’ensemble de la filière jusqu’à « la production de turbines à Belfort », mais aussi investir « dans de nouvelles centrales nucléaires et des mini-EPR permettant de compenser la fermeture des 12 réacteurs d’ici à 2035, et dans nos barrages hydrauliques dont les capacités peuvent être augmentées ».

La conquête de nouveaux droits sociaux

Mais il s’agit aussi de « reprendre le pouvoir à la minorité qui décide aujourd’hui : nous voulons qu’au sein des comités d’entreprise, les salariés aient un droit de veto, mais aussi la possibilité de présenter des propositions alternatives en matière d’investissements, de relocalisation, de formations », avec l’appui de la « banque publique pour l’emploi et le climat ». Sans compter la conquête de nouveaux droits sociaux, à commencer par la semaine de 32 heures, le Smic à 1 800 euros brut ou encore la retraite à 60 ans. Autant de propositions défendues dans de multiples rendez-vous locaux cette semaine, avant un « grand rassemblement » dédié à l’emploi, le 21 novembre, à Paris.

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