Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 05:20

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 13:44
Partager cet article
Repost0
29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 13:31

Dimanche 24 avril 2022, un riverain a remarqué que le panneau qui expliquait l’histoire ​du village de Trédudon Le Moine, à Berrien (Finistère), avait été vandalisé. La commune a reçu le titre de premier village résistant de France en 1947.

Dimanche 24 avril 2022, le panneau racontant l’histoire du village de Trédudon Le Moine, à Berrien (Finistère) a été vandalisé.

 

 

Nous avons été alertés dimanche matin par une personne résidant dans le village.

 J‘ai aussitôt procédé à un signalement auprès de la gendarmerie de Carhaix.

Une brigade s’est rendue sur place le lundi afin de relever des indices, ​indique Hubert Le Lann, le maire, scandalisé par ce vandalisme.

Premier village résistant de France

Le village, classé comme le premier village résistant de France, possède une stèle explicative. De juin 1940 à août 1944, le village a maintenu une parcelle de France libre. Dès le 16 juin 1940, l’organisation clandestine du Parti communiste français, dirigée par Pierre Plassart, y a stocké des armes britanniques avec la complicité et le soutien de toute sa population.

Un refuge pour les résistants traqués

 

Trédudon Le Moine sera à la fois un dépôt d’armes, un refuge pour les résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour les dirigeants nationaux et régionaux des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). C’est pourquoi l’État-major national lui a décerné le titre de premier village résistant de France.

Le panneau démonté

La stèle a été inaugurée en 1947 par le professeur Marcel Prenant chef d’état-major des FTPF et les chefs régionaux en présence de l’ensemble des résistants du département. La municipalité a fait démonter le panneau afin de tenter d’effacer les traces de peinture. Sachant que les méfaits se sont produits le jour du souvenir des déportés, faut-il y voir un symbole ? », ​s’inquiète Hubert Le Lann. La municipalité de Berrien a décidé de procéder au remplacement du panneau dans les délais les plus brefs.

Partager cet article
Repost0
27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 05:49

 

Occultée par la campagne électorale de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, la hausse des prix sera forte en France d’ici les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Outre la flambée des prix du pétrole et du gaz, ceux des matières premières d’origine agricole sont aussi en forte hausse et le seront encore dans les prochaines semaines.

Réélu hier soir président de la République avec 58,54 % des suffrages exprimés contre 41,46 % à Marine Le Pen, Emmanuel Macron a soigné la mise en scène précédant sa prise de parole hier soir à Paris. Mais ce fut pour en dire le moins possible sur la politique qu’il entend conduire durant ce second mandat de cinq ans. Il s’est déclaré « dépositaire des divisions et des différences qui se sont exprimées » à travers ce scrutin. Puis il a ajouté que « nul ne sera laissé au bord du chemin », grâce à « une méthode refondée sur cinq années de mieux que celles que nous venons de vivre ». Voilà qui est clair comme du jus de chique.

En attendant d’en savoir plus sur les intentions du chef de l’État, les chiffres fournis la semaine dernière par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) indiquent que le prix du pétrole en euros a augmenté de 24,7 % au mois de mars après une hausse de 11,6 % en février. Durant ce même mois de mars, les prix des autres matières premières importées étaient en hausse de 9,3 % et ceux des matières premières agricoles continuaient d’augmenter avec une moyenne de +7,7 % sur le mois, tous produits confondus. Concernant les céréales et les oléagineux, le pire est peut-être à venir dans les prochains mois, une fois connue la récolte mondiale de l’été 2022 en volume et en qualité dans l’hémisphère nord.

Le prix de la tonne de colza a doublé en deux ans

En France, quelques semaines seulement après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, des reportages télévisés montraient des pénuries d’huile de tournesol dans les rayons de la grande distribution. En 2020-2021 la part de l’Ukraine dans les exportations mondiales de tournesol était de 46,7 % et celle de la Russie atteignait 28,7 %. La spéculation, favorisée par la guerre, est donc la principale explication de la nouvelle flambée des prix, sachant que les semis se font au printemps et qu’ils sont très perturbés en Ukraine en raison des bombardements, du manque de carburants pour labourer, du manque de graines pour les semis, du manque d’engrais pour faire pousser les plantes dans un contexte de désorganisation de l’économie par la guerre.

En avril 2020, le prix de la tonne de blé français rendue au port de Rouen pour l’exportation était de 180 €. Ce prix fut tout le temps sous la barre des 200 € la tonne durant toute cette année 2020, ce qui rendait difficile la situation des producteurs. À partir d’octobre 2021, le prix de la tonne de blé tendre atteignait 270 € en moyenne avec des fluctuations de semaine en semaine. Le 19 avril dernier, cette tonne de blé cotait 398 € au port du Havre et on signalait que les derniers achats de l’Égypte qui venaient d’être chargés dans ce même port sur plusieurs bateaux coûtaient 492 dollars la tonne au pays importateur. Jusque-là, l’Égypte achetait surtout des blés produits en Ukraine et en Russie car leurs taux de protéines sont globalement plus élevés que ceux des blés français.

Des «stocks report» en baisse au moment de la récolte

Stagnant à 160 € en moyenne en 2020, le prix de la tonne de maïs dépassait 250 € entre septembre 2021 et février 2022. Il atteignait 335 € à Creil le 19 avril dernier. En 2020-2021, 13,1 % des volumes de maïs exportés dans le monde provenaient d’Ukraine et 38,4 % des États-Unis. Actuellement, alors que les semis ukrainiens de maïs sont perturbés et réduits en superficie, le président des États Unis déclarait récemment vouloir produire toujours plus d’éthanol à partir du maïs et du blé pour moins dépendre du prix mondial du pétrole. Voilà pourquoi de nombreux observateurs redoutent aujourd’hui une flambée spéculative et durable des prix du blé, du maïs, du tournesol, du colza et du soja.

Concernant le blé produit en France, le conseil spécial de FranceAgriMer a tenu sa réunion mensuelle le 13 avril dernier. Il prévoit que le stock de blé tendre sera inférieur à 3 millions de tonnes au 30 juin prochain, un volume inférieur à 10 % de la récolte de 2021 qui était de 35,5 millions de tonnes. Dans les pays exportateurs autres que l’Ukraine et la Russie, les stocks de report de fin de campagne seront plus bas cette année que durant les années précédentes, ce qui est susceptible de faire monter les prix. Voilà pourquoi l’inquiétude est grande dans les pays importateurs nets dont font partie l’Égypte, la Tunisie, le Liban, le Maroc, l’Algérie et de nombreux pays africains. Au Yémen, l’ONU estime que les deux tiers des 29 millions d’habitants pourraient avoir besoin d’une assistance alimentaire au cours du second semestre de 2022. En pages 22 et 23 de « L’Humanité-magazine » du 21 au 27 avril une infographie avec un commentaire de Bruno Odent montre la forte dépendance de 26 pays du continent africain et ses alentours des blés exportés par la Russie et l’Ukraine.

Risque de pénurie mondiale en cas de baisse des récoltes

Il est déjà acquis que la production de céréales et d’oléagineux en Ukraine sera en forte baisse au moment de la moisson cette année en raison des conséquences de la guerre. On sait aussi que la Russie va limiter ses exportations de céréales afin de contenir les prix sur son marché intérieur. De son côté, la Chine saura prendre rapidement des dispositions pour importer en temps voulu ses besoins évalués à près de 10 millions de tonnes de blé par an. Pour toutes ces raisons, une baisse de la récolte mondiale en 2022, probablement aggravée par des sécheresses déjà perceptibles dès ce printemps, risque d’entretenir la spéculation dans les prochains mois sur le prix du blé et des autres céréales. Il y a bien un risque de pénurie mondiale et il pourrait déboucher sur des émeutes de la faim dans un grand nombre de pays.

Réélu président la République tandis qu’il préside aussi l’Union européenne jusqu’au 30 juin prochain, que dira Emmanuel Macron sur un sujet comme la mise en jachère d’une partie des terres agricoles dans les pays membres de l’Union européenne prévue dans la nouvelle réforme de la Politique agricole commune ? Les chiffres montrent déjà qu’une telle politique favoriserait la pénurie et contribuerait à maintenir des prix très élevés, rendant inaccessibles les aliments comme le pain et les pâtes pour les ménages à faible pouvoir d’achat en France et, plus encore, pour les populations pauvres dans un grand nombre de pays importateurs de blé et autres céréales.

 

 

Partager cet article
Repost0
25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 09:10

 

Mesdames et Messieurs,


Ce soir, le pire a été évité à la France.

Grâce à la mobilisation de millions de nos compatriotes, la représentante de l’extrême droite ne pourra pas, à l’Élysée, perpétrer le coup de force institutionnel qu’elle envisageait pour disloquer la République.
Elle ne pourra pas installer un pouvoir autoritaire, mettant en pièces nos principales conquêtes démocratiques, autant que les droits sociaux chèrement conquis par notre peuple.
Dans la clarté politique, sans illusion sur le projet d’Emmanuel Macron, nous avons clairement participé à ce résultat.

La bataille n’est, pour autant, pas achevée. Loin de là.


La représentante de l’extrême droite française a recueilli 42 % des suffrages, soit 8 points de plus qu’au second tour de 2017. Un résultat sans précédents depuis la Libération
Une lourde menace pèse sur notre démocratie.

Et la victoire d’Emmanuel Macron ne peut pas l’évacuer.

Quand 42 % de nos concitoyens utilisent le bulletin de vote de celle qui propose un référendum sur le voile, l’immigration avec la volonté de créer, ce qui n’existe dans nul autre pays au monde, un régime ségrégationniste en fonction de ses origines et de sa religion, c’est grave.

Et quand 28 % font même le choix de s’abstenir, en prenant le risque de son élection, nous mesurons à quel point l’extrême droite et ses idées se sont banalisées dans notre pays.


Le président sortant, s’il est réélu aujourd’hui, l’est uniquement à la faveur d’un rejet de la représentante de l’extrême droite.

Il ne doit pas considérer que ce résultat exprime un soutien à sa politique.
Nous l’avons interpellé publiquement, à plusieurs reprises, afin qu’il entende, avec humilité, la colère qui s’est exprimée lors de ces élections concernant le pouvoir d’achat, ou même son projet de réforme des retraites.

Il a refusé de remettre en cause ses choix, sa politique, avec une pointe d’arrogance que les Français ne supportent plus.

Nous devons maintenant le battre et battre sa politique aux élections législatives les 12 et 19 juin prochains.
C’est tout l’enjeu des semaines à venir.

Les Français, le monde du travail, la jeunesse ont besoin d’une perspective d’espoir.
Ils ont besoin de réformes heureuses, positives; ils ont besoin de progrès social, de justice sociale.
Ils ont besoin de services publics, partout et pour tous.

Ils attendent qu’on mette enfin les formidables richesses que nous avons au service de l’emploi, de l’augmentation des salaires, des pensions et de meilleures conditions de travail.
Pour mettre en œuvre de telles réformes, nous aurons besoin d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, une majorité connectée aux attentes populaires.

Et pour y parvenir, nous devrons d’abord battre l’extrême droite qui progresse dans de nombreuses autres circonscriptions, hormis quelques exceptions dont nous nous félicitons, car nous avons contribué à son recul.


Mais dans une majorité d’entre-elles, la situation reste préoccupante. Créons, partout, toutes les conditions, ensemble, pour offrir une perspective de victoire à gauche dans ces territoires où l’extrême droite pourrait l’emporter.

Il nous faut ensuite enclencher une vraie dynamique d’espoir à gauche et nous adresser aux 11 millions d’électeurs de gauche du 1er tour et aux 12 millions d’abstentionnistes.
Le 10 avril dernier, avec 32,5 % des suffrages exprimés, la diversité des candidatures à gauche a permis de progresser de quatre points par rapport à 2017.


En nous additionnant, dès ce premier tour des élections législatives, nous pouvons par conséquent battre à la fois le bloc raciste de l’extrême droite, comme le bloc libéral de la droite représentée par Macron.
En nous additionnant, en nous rassemblant avec un contrat de législature, avec des engagements communs pour le pays, nous pouvons y parvenir.

C’est le sens de nos discussions avec La France insoumise, Europe-Écologie-Les Verts, le Parti socialiste.

Pour ces élections législatives, faisons tout pour être unis, retrouvons-nous autour d’un contrat de législature répondant à l’aspiration des Français sur le pouvoir d’achat, le droit à la retraite, la transition écologique et la justice climatique, les services publics, une République refondée.
Fixons-nous l’objectif d’un accord global, nous réunissant dans la totalité des circonscriptions, en évitant toute division dans des circonscriptions ayant déjà des députés de gauche, et en allant ensemble à la conquête d’une majorité de députés partout ailleurs.

Faisons-le en respectant bien sûr le rapport de force issus de la présidentielle, mais aussi en tenant compte des ancrages locaux et des différentes sensibilités à gauche.

En se rassemblant et en faisant de nos différences une richesse, toute la gauche peut, non seulement retrouver les 11 millions d’électeurs et électrices du 10 avril, mais elle peut contribuer aussi à remobiliser nombre d’abstentionnistes.

L’heure est trop grave, la menace de l’extrême droite sur de nombreuses circonscriptions trop angoissante, l’arrogance dévastatrice du président de la République trop dangereuse, pour que nous ne fassions pas preuve d’une grande responsabilité.

C’est dans cet esprit que nous discutons depuis plusieurs jours avec toutes les forces de gauche. Créons les conditions d’un tel accord.

Je redis à Jean-Luc Mélenchon, à Julien Bayou, à Olivier Faure ma totale disponibilité pour nous retrouver tous ensemble, le plus rapidement possible, pour atteindre l’objectif ambitieux que nous pourrions nous fixer à gauche.

Les communistes sont déterminés à tout faire pour aboutir et apporter notre contribution avec « La France des Jours heureux » que nous avons défendue pendant la campagne.


Je vous remercie.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 09:12

 

 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:34
La seule option possible - Fabien Gay, L'Humanité, 21 avril 2022
La seule option possible - Fabien Gay, L'Humanité, 21 avril 2022
Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:30
Présidentielle 2022 - Appels de Odette Nilès, Carine Picard-Nilès, Bertrand Badie, Dominique Vidal à faire barrage à l'extrême-droite - L'Humanité, Débats, 20 avril 2022
Présidentielle 2022 Appels contre l’extrême droite

Le 10 avril, les candidats Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan ont rassemblé 33 % des suffrages exprimés. Cette fois-ci, le danger est réel pour le second tour.

Publié le
Mercredi 20 Avril 2022
 

Odette Nilès Officier de la Légion d’Honneur, ancienne internée du camp de Châteaubriant

Monsieur Macron, dimanche 24 avril, je mettrai un bulletin de vote à votre nom dans l’urne, sans adhésion aucune à votre projet mais par fidélité à mon combat contre le fascisme et pour la jeunesse.

En 1941, à 17 ans, j’ai été arrêtée par des policiers français, lors d’une manifestation anti-Allemands à Paris, sur dénonciation, parce que jeune militante communiste drancéenne. J’ai connu les interrogatoires, l’enfermement, la faim, le froid pour avoir voulu défendre mon pays et mes idées. Mais j’ai aussi eu l’honneur de rencontrer, notamment, Jean-Pierre Timbaud, dirigeant syndicaliste CGT, et Guy Môquet, étudiant de 17 ans comme moi.

Je suis, à 99 ans, la dernière survivante à les avoir vu partir pour la mort, le 22 octobre 1941, en hurlant la Marseillaise. Guy Môquet nous a laissé, du haut de ses 17 printemps, une maxime qui aujourd’hui encore est ma raison d’être : « Les copains, qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui vont mourir. » Témoin et actrice de cette époque douloureuse de l’Occupation où régnaient en maîtres les nazis et leurs serviteurs français, pétainistes, je ne peux accepter que les thèses de l’extrême droite se propagent à nouveau. Je ne veux pas qu’ils s’approprient notre drapeau tricolore et encore moins la Marseillaise, qui a donné le courage à mes camarades d’aller affronter la mort pour notre France. Je ne peux les laisser se présenter en défenseurs de la patrie quand ils font l’apologie des traîtres de tous pays et qu’ils témoignent tant de mépris pour notre devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité. » Ces valeurs qui rassemblent tous les démocrates et toute notre population, issue de la diversité des migrations, de la décolonisation et des conflits.

Sachez qu’à mon âge, jamais je ne baisserai la garde et ne vous permettrai de prendre mon vote pour acquis. Je veux que ce qui nous animait en 1945, ces« Jours heureux » qui ont forgé la Sécurité sociale, le service public et la reconnaissance du travail, vous les portiez comme un rempart contre la haine et le fascisme. Votre jeunesse ne peut rester sourde à mon parcours et à mes mots qui sauront être une boussole pour les générations à venir.

Carine Picard-Nilès Présidente de l’Amicale de Châteaubriant. Voves-Aincourt-Rouillé

Le racisme et le fascisme ne sont pas des opinions mais des délits punis par la loi. Nous perpétuons, au sein de l’Amicale, la volonté de rassemblement, au-delà des divergences politiques ou religieuses, contre toutes idéologies de haine ou de violence. A-t-on jamais vu des membres des partis d’extrême droite dans les grandes manifestations revendicatives des travailleurs alors qu’ils se targuent de les soutenir ? Eux, dont les dirigeants font partie des premières fortunes de France. Dimanche 24 avril, je m’opposerai donc à un ennemi fasciste en mettant un bulletin pour un adversaire politique dont je ne partage pas les idées libérales, mais que je combattrai fermement. M’abstenir serait un consentement à l’extrême droite.

Bertrand Badie Politiste Dominique Vidal Journaliste

Vous avez voté Mélenchon, Jadot, Roussel, Hidalgo, Arthaud ou Poutou. Vous regrettez que la gauche ne soit pas au second tour. Vous ne déposerez évidemment pas un bulletin Le Pen dans l’urne. Mais vous êtes tenté par l’abstention.

Nous pourrions l’être aussi ! Le bilan de Macron est sans aucun doute des plus négatifs : une manière des plus arrogantes, une politique favorable aux plus riches, la destruction de nombreux acquis sociaux, une répression souvent sauvage des mouvements de contestation, une France mise en échec dans le monde… Rien de tout cela ne donne envie de voter Macron. Mais peut-on pour autant laisser passer Le Pen ? Car s’abstenir, c’est mathématiquement voter pour la candidate du RN qui est aux portes de la victoire ! Car seuls comptent les bulletins exprimés…

Or, l’histoire le montre : entre la droite et l’extrême droite, ce n’est jamais « blanc bonnet et bonnet blanc ». Les Italiens comme les Allemands, dans les années 1920 et 1930, en ont fait l’expérience tragique, et toute l’Europe avec eux. En ce début de XXI e siècle, Américains, Hongrois, Polonais et Brésiliens l’ont aussi appris à leurs dépens…

Il faut lire attentivement le programme de Marine Le Pen : putsch contre la démocratie et l’État de droit, régression sociale, menace sur les libertés, xénophobie d’État, déni du réchauffement climatique, remise en cause de certains droits des femmes, alignement sur Poutine. Bref, la victoire des néofascistes entraînerait un grand bond en arrière dans tous les domaines.

Nous avons en particulier une responsabilité vis-à-vis de nos frères étrangers et descendants d’immigrés. Le référendum que projette Le Pen les vise directement : préférence nationale, restriction du droit du sol, enterrement des lois antiracistes, menaces sur la presse, dénaturalisation de certains Français, voire début de « remigration » – sans oublier le symbole de cette islamophobie qu’est l’interdiction du voile dans l’espace public… Quelle femme, quel homme de gauche pourrait assumer en conscience ce racisme (in)digne de Vichy ?

Demain, après les élections présidentielle et législatives, il faudra reconstruire une vraie gauche moderne, unie et pluraliste. En attendant, dans ce second tour, pour barrer la route au néofascisme à la française, nous n’avons – hélas – qu’un instrument : le bulletin de vote Macron. Utilisons-le toutes et tous.

Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:27
Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Le mauvais calcul
Publié le Vendredi 22 Avril 2022
 

Amar Bellal Rédacteur en chef de Progressistes

Fabien Roussel a été une des révélations de la campagne. Il a su développer une vision de gauche de ce que serait un mix énergétique incluant le nucléaire, sur le climat, la réindustrialisation de la France, mais aussi sur des sujets comme la tranquillité publique, la laïcité, la ­liberté d’expression. Il a sans nul doute contribué à rajouter des voix à gauche, avec des électeurs qui ne se seraient pas déplacés pour voter le 10 avril. Cela s’est vérifié dans l’histoire : la gauche est plus forte dans la diversité des idées et par les débats « par le haut » qu’elle peut susciter, et cela n’a pas grand-chose à voir avec le nombre de candidatures. Notons que la présence de trois candidats à l’extrême droite ne l’a pas empêchée d’accéder au second tour. Fabien Roussel a occupé de précieuses heures d’antenne arrachées aux éternels débats de la pensée unique économique et des thèmes identitaires, cela a contribué au renforcement global de la gauche en ancrant les débats sur les questions sociales.

Les reproches qui lui sont adressés, ainsi qu’à d’autres, d’être responsable de l’absence d’un candidat de gauche au second tour relèvent, au mieux, d’une méconnaissance des dynamiques électorales en jeu, au pire, d’une ligne assumée prônant l’existence d’un nombre réduit de candidats au service d’une vision hégémonique. Poussé à l’extrême, cela conduirait au système caractéristique des États-Unis où on ne peut quasiment voter que pour deux partis. En France, c’est une vision qui n’est pas nouvelle : déjà, en 2007, le PS et sa candidate Ségolène Royal reprochaient aux autres formations de gauche la multiplicité des candidatures.

Une forme d’autodéfense, que les psychologues connaissent bien chez les individus, face à un problème difficile à résoudre, consiste à lui trouver une explication facile afin que ce soit plus supportable à vivre. Et souvent alors, il est plus commode de rejeter la faute sur les autres et de trouver des coupables. Reprocher ainsi au candidat des « Jours heureux » ses 800 000 voix, c’est refuser de voir les 12 millions d’inscrits qui se sont abstenus et que personne n’a réussi à convaincre, auxquels il faut bien ajouter les 10 millions de voix qui votaient jadis à gauche. Aussi, les votes ne s’additionnent pas forcément parce que les offres politiques et les électorats ne se recoupent pas toujours.

Pourquoi la gauche plafonne-t-elle à 30 %, alors que dans un passé récent elle atteignait le seuil des 50 % et pouvait même espérer gagner une telle élection ? Telle est la seule vraie question sérieuse à se poser. Au fil des années, notons ce glissement curieux : il ne s’agit plus de gagner la présidentielle, mais simplement d’accéder au second tour et se donner deux semaines de sursis dans les débats.

Ces plus de 15 millions de voix qui manquent traduisent cruellement l’incapacité de la gauche tout entière à parler au monde du travail, à travailler correctement avec les syndicats, à avoir un discours crédible sur un tas de sujets. Et c’est un problème bien plus ardu qu’un simple jeu d’arithmétique électoral auquel il faudra faire face.

Partager cet article
Repost0
20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 07:40
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h
Le programme de la 56 ème fête du Viaduc du PCF à Morlaix le dimanche 1er mai à Morlaix de 12h15 à 18h

56 ème Fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix - 1er Mai 2022

Organisée par l'association des Amis du Viaduc et les sections PCF du Pays de Morlaix

C'est le retour de la fête du 1er Mai du Parti communiste à Morlaix après 2 ans d'interruptions liées à la crise sanitaire.

Voici le programme:

12h15 - Inauguration de la fête, discours d'accueil et apéritif offert

12h30 - Repas convivial

Un restaurant sera ouvert sur la Fête:

Un restaurant sera ouvert sur la Fête (prix = 15 € pour un repas adulte et 7,50 € pour un repas enfant / Menu = jambon à l’os + pommes de terre grenaille ; fromage + salade ; café + boisson).

Nous disposerons de 180 places : il est donc fortement conseillé de réserver sa place: daniel.ravasio@orange.fr

Spectacle du Théâtre de la Corniche:

14 h 20 – 15 h 20 : Les mauvais jours finiront Chroniques en chanson de la commune de Paris

Les mauvais jours finiront Chroniques en chansons de la
commune de Paris.

2021 : 150 ans de la Commune de Paris. Si elles n'avaient pas été freinées par la crise sanitaire, les commémorations y seraient allées bon train, comme il y a 50 ans pour son centenaire. Deux fois par siècle, un événement majeur de l'histoire de France sort de l'oubli dans lequel on l'a délibérément enfoui. Comme
un secret de famille qu'on a du mal à assumer, on cache aux jeunes générations une insurrection qu'on croit honteuse et dont la seule mémoire risque de mettre à mal la bien-pensance officielle.

« Les Mauvais jours finiront » permet au théâtre de la Corniche de revisiter ces 72 journées du printemps 1871, remises dans son contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
L'évocation présentée ce jour se base sur des chansons de l'époque interprétées par deux paroliers, acteur ou témoin des événements : Jean Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises et membre du Conseil de la Commune, et Jules
Jouy, le « poète chourineur », observateur de l’insurrection à l'age de 16 ans.

Interprétation : Antoine Asnar, Claude Bonnard, Patrice Langlois

 

15 h 30 : interventions politiques et sociales: Valérie SCATTOLIN – Enzo DE GREGORIO

16 h – 17 h 15 : Concert du groupe de musique morlaisien COVERFIELD

Musique folk armoricaine!!!(country pop & Irish punk)
Reprise des grands standards de la musique pop/rock en versions acoustiques
tels les fils spirituels bretons de Johnny Cash et Shane Mac Gowan!

AC/DC, Bob Marley, Lady Gaga, U2, Rage agaisnt the machine... rien ne les
arrête... pour un set folk-rock endiablé !

3 musiciens : chant/guitare, flûtes/mélodica, contrebasse
Et afin d'aiguiser votre appétit, voici quelques liens vers des vidéos youtube :
http://youtu.be/wRF35LIFGoU
http://youtu.be/i7xGPYX40Zk
http://youtu.be/0Y3A5ldjtV


Toute l’après-midi :


- Exposition de l'artiste peintre - graffeur Guy DENNING

EXPOSITION : Guy DENNING
Guy Denning est né en1965 à Bristol-UK. Il a commencé à peindre à l'huile à l'âge de 11 ans. Refusé à maintes reprises des écoles des beaux-arts, il apprend la peinture de façon autodidacte et obtient un diplôme d'histoire de l'art de " the open university "
Pour subvenir aux besoins de sa famille, il exerce diverses professions tout en continuant à peindre. En 2007, exaspéré par la politique de son pays et d’être « sujet" anglais plutôt que "citoyen", il s'installe en Bretagne, à La Feuillée et se consacre entièrement à la peinture.
Faisant sans cesse évoluer son travail entre tradition et modernité, il développe un style figuratif très engagé pour représenter des sujets de société et ajoute sa touche "Punk" à son univers où se mélangent discours politiques et chimères.


- Buvette ; Crêperie (cidre – thé – café)
- Stands : jeux
- Stands : fleurs - loteries
- Stands : PCF Morlaix (Presse : L’Humanité / Livres / ...)
- Stands : AFPS – Morlaix Wavel

Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, candidats aux législatives du PCF, animeront le moment politique à 15h30

Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, candidats aux législatives du PCF, animeront le moment politique à 15h30

"Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent" - Lucie Aubrac
édito du Journal Le Viaduc du PCF Morlaix et des Amis de la fête du Viaduc pour annoncer la fête du dimanche 1er mai, place Allende à Morlaix
 
Une majorité d’électeurs, au lendemain du premier tour, sont déçus ou en colère mais surtout inquiets. Le scénario dont 80 % des Français ne voulaient pas il y a encore quelques semaines s’est reproduit hier à la faveur, entre autres, d’une abstention forte - 12 millions d’électeurs n’ont pas jugé utile de se déplacer - qui révèle autant les fractures de notre société qu’un malaise profond.
 
L’extrême droite, représentée par plusieurs candidats, n’a jamais été aussi forte dans notre pays.
 
Le vote dit « utile » a largement servi les 3 candidats arrivés en tête, au détriment de tous les autres.
 
Chacune des voix portées sur la candidature de Fabien Roussel sera toujours demain un point d’appui pour faire gagner la justice sociale et l’égalité, pour unir nos forces, au service du monde du travail et de la jeunesse. 15 340 voix pour Fabien Roussel dans le Finistère (2,83%), ce n’est pas à la hauteur de nos espoirs et de la belle campagne menée pour la France des Jours Heureux, mais c’est un point d’appui pour nos luttes futures et notre candidat a su engranger de la sympathie bien au-delà de nos résultats, même si le « vote utile » à gauche a joué contre nous.
 
Malgré tout, la gauche, à l’issue de ce premier tour, reste historiquement faible. Pour la première fois, le total des voix de gauche est inférieur au total des voix d’extrême droite. L’enjeu est bien aujourd’hui de reconstruire une gauche forte, nouvelle, populaire, respectueuse de sa diversité et soucieuse d’unité pour être en capacité de l’emporter demain. Notre détermination est d’autant plus forte que notre pays affronte un défi redoutable.
 
En effet, l’extrême droite accède au second tour avec une réserve de voix faisant peser une menace majeure sur l’avenir de la République.
 
Le président-candidat est le premier responsable de cette situation. Après un quinquennat où notre peuple a vu se dégrader son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, ses services publics, sa souveraineté industrielle ou énergétique, il a refusé le débat devant les Françaises et les Français. Pour tout programme, il n’a présenté que des mesures de casse sociale aggravée, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite. Une large partie de la France vient de lui dire qu’elle ne supportait plus son comportement méprisant et sa volonté d’enrichir les plus riches.
Il appartient maintenant à Emmanuel Macron de dire qu’il a entendu le message.
 
Il doit renoncer à infliger à nos compatriotes une nouvelle cure de souffrance, et il doit d’ores et déjà retirer son projet d’allongement d’âge de départ à la retraite, de casse de l’hôpital public, de privatisation de l’école publique, que le pays rejette.
 
Pour notre part, nous ferons le choix de la responsabilité. Fidèle à toute l’histoire de notre famille politique, nous ne permettrons jamais qu’un projet raciste et xénophobe soit mis en œuvre à la tête de l’État. Nous ne nous résoudrons jamais à ce que Madame Le Pen puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division.
 
Jamais nous ne banaliserons l’extrême droite et ses idées. C’est pourquoi, comme l’a fait Fabien Roussel au soir du premier tour, nous appelons à battre l’extrême droite.
 
Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique de ce gouvernement et du président Macron. Nous serons toujours ses adversaires résolus.
 
Pour résister aux projets dangereux de la droite comme de l’extrême-droite, arracher des avancées pour les Français, il nous faudra envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.
 
Le Parti communiste continuera à se battre pour faire passer le travail avant les dividendes, pour arracher l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, pour rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, pour d’agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, de faire grandir une voix indépendante de la France en Europe et dans le monde.
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011