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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:40
À Jérusalem-Est, la vie des Palestiniens sous le joug de l’occupation (mardi 8 juin, L'Humanité, Pierre Barbancey)
À Jérusalem-Est, la vie des Palestiniens sous le joug de l’occupation
Mardi 8 Juin 2021 - L'Humanité

Reportage. Un mois après l’explosion de violences dans la ville sainte, expulsions et destructions de maisons se multiplient. L’occupation israélienne touche tous les aspects de la vie quotidienne des Palestiniens. Les enfants souffrent particulièrement. Malgré la répression, la résistance s’organise, comme dans les quartiers de Cheikh Jarrah et à Silwan.

 

Jérusalem-Est occupée, envoyé spécial.

C’est un îlot de tranquillité où les jardins des maisons laissent échapper les parfums de leurs arbres fruitiers et de leurs fleurs. Un lieu où le temps ne semble avoir aucune prise et qui paraît si loin de la violence subie par les Palestiniens. De chaque côté de la rue, de petites maisons se dressent dont les grilles métalliques cachent bien des secrets. Un endroit qui garde encore les traces de la Palestine d’avant l’occupation israélienne de Jérusalem-Est. En réalité, depuis plus de dix ans maintenant, les habitants de Cheikh Jarrah, entre la vieille ville et le mont Scopus, vivent dans la crainte de perdre leur maison.

« C’était de nouveau la  Nakba »

En 2009, déjà, plusieurs familles ont été expulsées, chassées par des colons dont le premier geste a été de dresser sur le toit une énorme étoile de David et d’accrocher des drapeaux israéliens. « C’était comme une opération militaire, se souvient Adel Budeiri, qui craint lui aussi de devoir partir. Les enfants criaient, pleuraient. Ils avaient même coupé les lignes téléphoniques. Devant chaque entrée de maison, il y avait une dizaine de soldats. Pour ces familles qu’on chassait, c’était de nouveau la Nakba. »

Quatre nouvelles familles sont menacées par la décision d’un tribunal de Jérusalem qui, en début d’année, a estimé que les Palestiniens vivaient sur des terres ayant appartenu à des familles juives au XIXe siècle. L’affaire est en appel et la mobilisation sans faille des habitants de Cheikh Jarrah a braqué les projecteurs sur cette situation, pur produit de l’occupation. À présent, les accès sont contrôlés par la police et l’armée israéliennes, qui interdisent l’accès aux Palestiniens, mais laissent les colons y déambuler en toute tranquillité, parfois armés.

« L’apartheid, comme en Afrique du Sud »

Sous une grande tonnelle aérée, Salah Diab, installé sur un canapé, fume cigarette sur cigarette et alterne avec des tasses de café. Au début du mois de mai, il était assis à la même place lorsqu’il a entendu la porte céder et vu les militaires entrer. « Ils m’ont aspergé le visage avec une bombe lacrymogène puis m’ont brisé le pied avec la crosse d’un fusil. » À peine revenu de l’hôpital, il subit une nouvelle agression de la soldatesque, qui le met à terre, le tabasse et, au final, lui brise les côtes. Il se déplace maintenant avec une béquille.

Salah Diab n’a pas été visé au hasard. Depuis onze ans, il mène la bataille pour empêcher d’être délogé. « Au début, on était seuls. Mais maintenant, le monde entier sait ce qui se passe. » Pas question pour lui de tomber dans une querelle stérile avec ceux qui réclament sa maison. « Ce n’est pas un problème de papiers, mais un problème politique. C’est l’apartheid, comme en Afrique du Sud. » Et il sait que la solution n’est pas à chercher du côté de la « justice » israélienne.

Les visages de la révolte

Les demandes d’expulsions reposent sur deux lois discriminatoires. L’une, votée en 1970 à la Knesset (le Parlement), dit que les terres ayant appartenu aux juifs à Jérusalem-Est, avant la création d’Israël en 1948, peuvent revenir à leurs anciens propriétaires. Tandis qu’une autre loi affirme que les propriétés des Palestiniens avant 1948 ne peuvent pas être rendues à leurs anciens propriétaires !

Muna et Mohammad Al Kurd sont un peu les visages de la révolte, de cette nouvelle génération qui relève la tête. Devant les caméras du monde entier, ils n’ont pas craint de dénoncer la politique coloniale israélienne. C’est sans doute pour cela qu’il y a quelques jours, par pure intimidation, ils ont été l’un et l’autre retenus au centre de police durant plusieurs heures. À peine dehors, Muna Al Kurd a expliqué publiquement : « Leur intimidation ne nous effraie pas. Personne dans le monde ne peut accepter d’être déplacé de force de sa maison. »

Une crainte de tous les instants

Aref Hammad est aussi visé. Il parle de harcèlement permanent, de policiers qui entrent dans sa maison, de grenades assourdissantes. L’une de ses filles, mariée, est empêchée de venir le voir. La plus jeune, 14 ans, a été emmenée au poste après un incident avec un colon. « Les enfants ont peur, ils ne veulent plus aller à l’école. Ils se remettent à faire pipi au lit », témoigne Aref. Alors que nous sortons du quartier, l’armée stoppe un bus – réservé aux Palestiniens – rempli d’adolescents et commence à contrôler les identités de chacun.

L’occupation au quotidien, c’est aussi cette crainte de tous les instants, comme l’explique Judeh, 27 ans, étudiant. « La discrimination est permanente. À la porte de Damas, il y a un poste de surveillance de la police. C’est stressant. Si je veux m’asseoir tranquillement, je sais qu’à un moment ou à un autre, je vais avoir un problème. C’est très vicieux. Le gouvernement israélien nous pousse à bout et, lorsque nous explosons, il en prend prétexte pour tenir un discours sécuritaire. »

« Ils veulent nous déshumaniser »

Raed Saadeh, président de la chambre de tourisme de Jérusalem-Est, montre bien comment l’occupation permet également au pouvoir israélien de « faire suffoquer l’économie palestinienne, tout en aspirant notre argent. Maintenant, il nous faut empêcher toute fermeture de la représentation palestinienne, que ce soit dans la culture, le tourisme ou la santé ». La Maison d’Orient, de même que la chambre de commerce ne peuvent plus ouvrir. Suhail Khoury, le directeur du Conservatoire national de musique Edward Saïd, sait ce que cela signifie. « L’occupation, c’est une lutte quotidienne, une bataille constante. Toute identité palestinienne est ciblée parce qu’ils veulent qu’on soit considérés comme une minorité folklorique, pour les touristes, souligne-t-il. En revanche, ils attaquent tout ce qui représente notre nation. »

Lui-même a été arrêté, avec son épouse, les ordinateurs saisis et accusé de diriger un centre culturel « qui promeut la culture palestinienne, ce qui signifie bien qu’à leurs yeux, c’est illégal, fait-il remarquer. En réalité, ils veulent nous déshumaniser ». Ces difficultés sont aggravées par l’attitude de l’Union européenne et de la France, qui entendent arrêter tout financement si une personne impliquée dans un événement est soupçonnée appartenir à une organisation inscrite sur la liste des organisations terroristes. « Je vais demander à un chef d’orchestre s’il est membre du FPLP ? Moi, j’enseigne Beethoven. Après trente ans d’accords d’Oslo, nous n’avons toujours rien et ils voudraient que nous participions à notre propre asphyxie ? » demande-t-il ingénument.

« L’occupation, c’est une guerre ouverte »

La culture comme enjeu de libération. Ce n’est pas qu’un slogan. « Depuis 1967, ils arrêtent les artistes, les bannissent, voire les assassinent », dénonce Yacoub Abu Arafeh, lui-même acteur, qui vit à Cheikh Jarrah. Il cite aussi le Festival international de marionnettes, qui devait se tenir à Jérusalem-Est, dans la salle du Théâtre national palestinien Hakawati, en 2019. « Le jour de la première séance, les Israéliens ont fermé le théâtre sous prétexte que nous avions reçu une subvention du ministère palestinien de la Culture », se souvient-il.

Il rappelle également comment, le 8 mars, cette année, le centre culturel, qui accueillait une exposition consacrée aux femmes, a également été fermé. Pour Yacoub Abu Arafeh, « l’occupation, c’est une guerre ouverte. Ces dix dernières années, la vie est devenue encore plus compliquée pour nous, Palestiniens. » Pire : « Quand il n’y avait que des Palestiniens à Cheikh Jarrah, les ordures n’étaient ramassées qu’une fois par semaine. Depuis qu’il y a des colons, c’est pratiquement tous les jours, et la rue est nettoyée plusieurs fois dans la journée. »

La police arrête les jeunes

Le quartier de Silwan, en contrebas de la muraille sud de la vieille ville, est aussi dans le collimateur du régime israélien. Aujourd’hui, environ 400 colons juifs se trouvent dans 54 implantations situées au milieu de ce quartier. Une maison saisie à une famille palestinienne a été transformée en synagogue sur laquelle flotte le drapeau israélien. Le plan de la municipalité prévoit la démolition de 88 bâtiments habités par 114 familles, soit 1 123 personnes, et entend saisir 70 % des terres de Silwan pour en faire un parc biblique. Le site aurait prétendument abrité les jardins du roi David.

La tension est palpable. Plus encore qu’à Cheikh Jarrah. Pendant les manifestations du mois dernier, la police était en permanence devant le collège et arrêtait les jeunes. Ici, pas de services, pas de développement du quartier. Les habitants, souvent assez pauvres, vivent dans un sentiment d’insécurité. Mais la Mairie a beau envoyer ses sbires recouvrir de peinture blanche les slogans et les graffitis sur les murs, ils réapparaissent toujours. La carte stylisée de la Palestine côtoie les hashtags #SaveSilwan (« Sauvez Silwan ») ou « Nous resterons ».

Cauchemar quotidien

Amani Odeh, une dentiste qui vit là, le dit simplement : « On aime Silwan, mais on vit comme si c’était notre dernier jour. Avec les avis de démolition, même dans la maison on ne se sent pas en sécurité. » Les enfants aussi sont inquiets. Elle a trouvé des jouets dans le cartable de son fils, Adam, 10 ans. Lorsqu’elle lui a demandé pourquoi, il a eu cette simple réponse : « C’est au cas où ils détruisent la maison. » Une idée qui semble hanter le gamin dégourdi, aux yeux pétillants, casquette vissée sur le crâne. À la demande de sa mère, il raconte son cauchemar de la veille. « Toute la famille était dans une pièce. Ils sont arrivés, ont tout détruit et nous ont tués. J’avais très peur, mais je ne comprenais pas comment ils étaient arrivés-là. » Mais qui sont ces « ils » ? Il répond simplement : « Les colons et la police. »

La semaine dernière, une manifestation pacifique et originale a été organisée. Un marathon a pris le départ de Cheikh Jarrah pour rejoindre Silwan. Des centaines de jeunes ont participé à cette course. Des familles entières étaient là, dont de nombreux enfants, qui entendaient faire de ce moment une journée de dignité et de joie. Mais la police israélienne a multiplié les provocations et est intervenue brutalement. La foule a tenté de fuir.

 

 
Zakaria Odeh : « Les colons israéliens tentent d’effacer l’identité nationale palestinienne »
Mardi 8 Juin 2021 - L'Humanité

Le coordinateur de la Coalition civique pour les droits des Palestiniens, Zakaria Odeh, décortique la stratégie d’occupation et de colonisation de la ville sainte. Entretien.

Zakaria Odeh Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem

Depuis Jérusalem-Est occupée, propos recueillis par notre envoyé spécial.

Le coordinateur de la Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem (CCPRJ), Zakaria Odeh, est en relation permanente avec les comités de lutte dans les quartiers de la ville. Il a été arrêté à plusieurs reprises.

La situation que subissent les habitants du quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, est-elle un problème isolé ?

Zakaria OdehCoalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem

Zakaria Odeh Pour comprendre la situation de Cheikh Jarrah, il faut connaître ce qui se passe plus généralement à Jérusalem. Cheikh Jarrah n’est pas le seul quartier ciblé par le mouvement des colons Elad et Ateret Cohanim, et le gouvernement israélien. À Silwan, vous avez le district d’al Boustan, où 122 familles ont reçu un ordre de démolition de leur maison pour construire ce qu’ils appellent un « parc biblique ». Dans celui de Batten al Hawa, il y a un ordre d’expulsion qui touche 700 personnes, sous prétexte que des juifs y vivaient avant 1948. Près de 4 000 unités de logements sont en cours de construction dans les colonies de la ville. La stratégie de la mise en place de ces implantations est d’encercler Jérusalem et de l’isoler de son extension possible en Cisjordanie.

C’est une stratégie ?

Zakaria Odeh C’est un plan d’urbanisation discriminatoire dont le but est de s’assurer le contrôle de plus de terres et d’augmenter le nombre de colons à Jérusalem-Est. Israël contrôle et utilise maintenant 87 % des terres de Jérusalem-Est. Nous, Palestiniens, n’en avons plus que 13 % pour nous loger et développer nos activités commerciales. C’est-à-dire que nous manquons de terres et, comme si ce n’était pas suffisant, nous subissons des restrictions dans les délivrances de permis de construire, ne nous laissant pas d’autre choix que de bâtir sans autorisation. À Jérusalem-Est, près d’un tiers des habitants vivent dans des maisons construites sans permis, dans la crainte qu’elles soient détruites. L’autre façon israélienne de procéder est la fermeture de Jérusalem avec le mur et les check-points. Leur but : qu’il y ait une majorité juive et une petite minorité de Palestiniens.

Cela s’accompagne-t-il d’une attaque contre l’identité nationale palestinienne ?

Zakaria Odeh Depuis des années, les Israéliens essaient de contrôler le système d’éducation palestinien et d’imposer le leur. Par exemple, ils forcent les écoles de la partie occupée de la ville à utiliser les livres scolaires édités par le ministère israélien. Dans ces ouvrages, nous, Palestiniens, sommes totalement ignorés. Ils parlent de « minorité », de « musulmans, de chrétiens, de Druzes ». Vous ne trouverez jamais, dans aucun de ces livres, le terme « peuple palestinien ». Ils ne nous reconnaissent pas. En revanche, ils parlent toujours de l’histoire du peuple juif, d’Israël, désignent les lieux, les rues par des noms hébreux, jamais par des noms arabes-palestiniens. C’est un moyen d’essayer de changer la façon de penser de la jeune génération. Ils tentent d’effacer l’identité nationale palestinienne. Cela fait partie de l’israélisation et de la judaïsation de la ville.

Les différentes manifestations auxquelles on a assisté représentent-elles quelque chose de nouveau ?

Zakaria Odeh La résistance est très large et s’est étendue à tous les quartiers de la ville, mais pas seulement. Toute la Cisjordanie est en ébullition. Mais également au sein de la société palestinienne de 1948. Le leader­ship a été choqué par cette révolte en Israël. Les dirigeants israéliens pensaient que, au bout de soixante-treize ans, les gens étaient humiliés, intégrés, qu’ils avaient perdu leur identité, qu’ils avaient perdu tout lien avec les Palestiniens des territoires occupés. Depuis 1936, on n’avait pas assisté à une grève comme celle qui s’est déroulée à la mi-mai, associant les Palestiniens partout où ils se trouvaient, même dans les camps de réfugiés. Cela a uni la résistance, que le pouvoir israélien veut briser en multipliant les arrestations. Ce à quoi on assiste devrait amener les partis palestiniens existants à se renouveler, à instiller du sang nouveau, celui de cette génération née après les accords d’Oslo, mais qui a gardé les valeurs de notre identité nationale.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:34
À Tel-Aviv, à l'appel du Parti communiste israélien et de Standing Together, on manifeste côte à côte contre l'occupation (Pierre Barbancey, 8 juin 2021)
À Tel-Aviv, on manifeste côte à côte contre l'occupation
Mardi 8 Juin 2021

À l’appel des communistes israéliens et de l’association Standing Together, des manifestations réclament l’égalité, la justice et la fin de l’occupation.

 

Tel-Aviv (Israël), envoyé spécial.

« J e suis pour la fin de l’occupation et pour la paix entre les peuples. » Daniel, 24 ans, ne cache pas son enthousiasme. Il est venu manifester à Tel-Aviv à l’appel du Parti communiste israélien et de l’association Standing Together (Debout ensemble) pour la justice et l’égalité entre les citoyens. Un rassemblement organisé à une date symbolique, le 5 juin marquant le déclenchement de la guerre des Six-Jours et le début de l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Cinquante-quatre ans plus tard, il n’y a guère d’espoir de voir la situation évoluer. À l’instar des banderoles qui se déploient – « Palestiniens-Israéliens, nous gagnerons contre l’occupation » – Daniel veut pourtant y croire. « Il faut montrer que c’est une option possible et qu’il faut la soutenir. »

Sur place, des drapeaux palestiniens claquent au vent. Ibrahim, 33 ans, ingénieur, les regarde non sans émotion, même s’il ne veut rien laisser paraître. Il est un Palestinien israélien, ainsi que l’on désigne les familles restées sur place après 1948. Il est venu de Tayibes « pour soutenir cette manifestation contre l’occupation, pour un État palestinien à côté d’Israël ».

Combattants pour la paix

Réticent à se confier au départ, il explique finalement les discriminations subies. « Comment l’État traite les juifs par rapport aux Palestiniens. À Tayibe, il n’y a pas de centre culturel, pas de moyens pour le nettoyage des rues contrairement aux villes juives, d’un point de vue éducationnel, il y a moins d’options pour les enfants », raconte-t-il. Et pour être sûr d’être bien compris, Ibrahim ajoute : « Je combats pour les droits de mon peuple, ce qui ne veut pas dire que je ne veux pas rester en Israël. »

En 1973, Elie était un soldat de l’armée israélienne, en pleine guerre. Aujourd’hui, il fait partie des Combattants pour la paix, une association réunissant d’ex-­prisonniers palestiniens et d’anciens militaires comme lui qui refusent de servir dans la réserve pour ne pas soutenir la politique menée dans les territoires occupés. À Jérusalem-Est comme en Cisjordanie, avec d’autres, il documente les actes de violence des colons, tente d’empêcher l’arrestation des Palestiniens et explique aux soldats israéliens qu’ils sont en train de commettre des crimes de guerre. À cinquante ans d’écart, Einat, 17 ans, refuse d’aller faire l’armée – comme il est obligatoire à 18 ans, y compris pour les filles – « parce que je suis contre l’occupation, pour la paix, dit-elle. Si tout le monde y va, rien ne changera ». Pour cela, elle est même « prête à aller en prison ».

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 18:57
Départementales : réunions publiques à Saint-Thégonnec et à Morlaix le mardi 15 et le mercredi 16 juin
Départementales : réunions publiques à Saint-Thégonnec et à Morlaix le mardi 15 et le mercredi 16 juin

A vos agendas, la semaine prochaine, à quelques jours du 1er tour des élections départementales, nous organisons deux réunions publiques de campagne à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner et à Morlaix.

A Saint-Thegonnec, salle des associations le mardi 15 juin à 19h30.

A Morlaix, mercredi 16 juin, à 20h en mairie salle ange de Guernisac.

On vous attend!

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 07:28
Claudine Kerguiduff - Hervé Richard - André Le Noir - Gaëlle Zaneguy - Ismaël Dupont - Corentin Derrien

Claudine Kerguiduff - Hervé Richard - André Le Noir - Gaëlle Zaneguy - Ismaël Dupont - Corentin Derrien

Au tournoi de foot de Taulé avec Gaëlle Zaneguy, Claudine Kerguiduff, Ismaël Dupont et nos soutiens sur la commune de Taulé
Au tournoi de foot de Taulé avec Gaëlle Zaneguy, Claudine Kerguiduff, Ismaël Dupont et nos soutiens sur la commune de Taulé

Au tournoi de foot de Taulé le samedi 12 juin de 12h à 14h30. C'est le 1er tournoi de foot de France de sortie du confinement. Une ambiance du tonnerre sous un soleil radieux, de belles rencontres avec des bénévoles dynamiques, engagés pour la jeunesse, le sport, la solidarité!

Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy avec Claudine Kerguiduff, Hervé Richard, André Le Noir, Isabelle Porzier, Séverine Charles, Corentin Derrien. 

Notre candidature aux départementales est également soutenue à Taulé par Annie Hamon, l'ancienne maire de gauche de Taulé, Corine Quéau, Lionel Cocaign, Philippe Clech, Marie Pascaline Lauret, Marie-France Faujour

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 07:24
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin
Marche pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix  le 12 juin

Manif pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite à Morlaix le 12 juin au matin.

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 06:00
Loig Chesnais Girard, Enzo de Gregorio, Gwenegan Bui, Olivier Le Bras - candidats de la gauche et de la majorité sortante aux élections régionales - Morlaix, 12 juin

Loig Chesnais Girard, Enzo de Gregorio, Gwenegan Bui, Olivier Le Bras - candidats de la gauche et de la majorité sortante aux élections régionales - Morlaix, 12 juin

Gwenegan Bui, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont et Loig Chesnais-Girard

Gwenegan Bui, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont et Loig Chesnais-Girard

12 juin - Loig Chesnais-Girard et les candidats aux régionales de la liste de la majorité de gauche à Morlaix
12 juin - Loig Chesnais-Girard et les candidats aux régionales de la liste de la majorité de gauche à Morlaix
12 juin - Loig Chesnais-Girard et les candidats aux régionales de la liste de la majorité de gauche à Morlaix
12 juin - Loig Chesnais-Girard et les candidats aux régionales de la liste de la majorité de gauche à Morlaix
12 juin - Loig Chesnais-Girard et les candidats aux régionales de la liste de la majorité de gauche à Morlaix
Enzo de Gregorio, Pierre Moal, Loig Chesnais-Girard, et Gwenegan Bui

Enzo de Gregorio, Pierre Moal, Loig Chesnais-Girard, et Gwenegan Bui

La Bretagne et le Finistère à gauche les 20 et 27 juin.
 
Dans un paysage politique national pour l'extrême-droite RN et la droite menacent de conquérir de nombreuses régions ou au moins d'arriver en tête au 1er tour des élections, la Bretagne doit rester une exception, solidaire, tolérante, progressiste. Donné à 19% dans le dernier sondage Ipsos-France 3 à 1% derrière le RN, la liste de Chesnais-Girard doit basculer en tête au 1er tour pour empêcher la LREM de Burlot de conquérir la Bretagne pour le mouvement d'Emmanuel Macron et le RN de signer une nouvelle étape de banalisation de ses idées nauséabondes en arrivant en tête en Bretagne. 
 
Les communistes ont 11 candidats sur la liste de Loig Chesnais Girard, dont 5 en position éligible, et sur le secteur de Morlaix, Enzo de Gregorio, le plus jeune candidat aux Régionales en Bretagne!
 
Présent ce matin à Morlaix avec Gaëlle Zaneguy, Jean-Paul Vermot pour soutenir les candidatures engagées de Gwenegan Bui, Enzo de Gregorio, Olivier Le Bras, Solange Creignou aux côtés de Loïg Chesnais-Girard pour la La Bretagne Avec Loïg
Yvon Hervé, Jean-Luc Fichet, Pierre Moal, Gildas Laeron étaient également présents à la conférence de presse le 12 juin au matin à l'Europe. 
Départementales, Régionales les forces de gauche sont présentent pour la Bretagne et le Finistère!
 
Après la conférence de presse, les candidats aux Régionales ont le marché de Morlaix avec le maire de Morlaix Jean-Paul Vermot, Jean-Luc Fichet, Yvon Hervé, et ont rejoint l'intersyndicale de Hop!, le tournoi de foot de Taulé, Sew à la Manu, et Saint-Pol de Léon. 
Avec l'intersyncale Hop! ( photo Enzo de Gregorio)

Avec l'intersyncale Hop! ( photo Enzo de Gregorio)

Au tournoi de foot de Taulé, photo Enzo de Gregorio

Au tournoi de foot de Taulé, photo Enzo de Gregorio

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 05:40
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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 05:37

 

L’Exposition coloniale internationale s’est tenue à Paris, du 6 mai au 15 novembre 1931, pour « présenter les produits et réalisations » des colonies. Seuls les communistes, l’Humanité et certains artistes dénoncèrent l’événement.

Il a fière allure, le maréchal Lyautey, ce mercredi 6 mai 1931, lorsqu’il inaugure la grande Exposition coloniale internationale (c’est son titre complet). À ses côtés, le président de la République Gaston Doumergue, dont ce sera la dernière apparition officielle. Plus une pléiade d’officiels venus de tous les pays colonisateurs (sauf le Royaume-Uni) et quelques représentants (muets et résignés) des « indigènes ».

Au terme d’un vaste chantier, l’Exposition regroupa, sur un espace de 110 hectares, entre la porte de Reuilly et le bois de Vincennes, plusieurs dizaines de pavillons (dont une reproduction grandeur nature du cœur du temple d’Angkor-Vat), plus le Palais permanent, orné d’une gigantesque fresque, œuvre réalisée sous la direction du sculpteur Alfred-Auguste Janniot. Une très haute statue dorée, représentant la France apportant la civilisation à ses colonies, trônait en haut des marches.

C’est que la France officielle, alors, est en plein dans l’ère des certitudes : nous avons « pacifié » des régions entières, nous y avons apporté la « civilisation », les populations noires, jaunes, brunes, nous sont reconnaissantes… Pour donner de la véracité à l’ensemble, les autorités mobilisèrent des « indigènes » chargés de reproduire des scènes de la vie professionnelle – forgerons, pêcheurs, cordonniers, brodeurs... – et artistique – danseurs, musiciens, bijoutiers... Il y eut également de nombreux soldats réquisitionnés. En tout, de l’ordre de 2 500 figurants dans des jeux de rôle. Enfin, sans se douter du caractère vexatoire de cette initiative, le zoo de Vincennes fut inauguré en même temps que l’Exposition. Même si l’exhibition des Kanak au Jardin d’acclimatation, exactement contemporaine, ne peut être reprochée aux organisateurs de la grande Exposition, il reste que bien des spectateurs visitèrent les deux… et que souvent ils ne firent guère la différence.

Rien ne fut épargné pour faire de l’Exposition un grand moment festif. Chaque soir avait lieu un spectacle, style son et lumière, avec défilés d’« indigènes » en « costumes exotiques ». Les scènes parisiennes programmèrent toutes des spectacles. Comble de la confusion, Joséphine Baker, native du Missouri, fut même proclamée « reine des Colonies ».

Condescendance, paternalisme, ces autres expressions du racisme

Toutes les instances de l’appareil d’État, dont l’éducation nationale, se mobilisèrent pour assurer un grand succès à l’Exposition. La quasi-totalité de la presse – l’Humanité faisant figure de seule exception – appela les Français à venir mesurer l’ampleur de « l’œuvre civilisatrice sur 11 millions de kilomètres carrés, vingt-deux fois le territoire de la métropole ». Comble de félicité, ces colonies étaient également un apport considérable à notre économie.

Le résultat fut à la mesure de cet immense travail de propagande. Les travaux d’historiens ont depuis longtemps établi que de l’ordre de 8 millions de visiteurs s’y rendirent, soit un Français sur cinq, ce qui la place, aujourd’hui encore, comme le second succès populaire de l’histoire des expositions en France (après celle de Paris en 1900). Durant six mois, les « Français moyens » ont pris le chemin, parfois à plusieurs reprises, du bois de Vincennes. Certains venaient de loin, comme ce petit garçon venu de Sète avec ses parents, un certain Georges Brassens. Certains avec étonnement, d’autres avec amusement, mais quasiment tous avec condescendance, paternalisme, ces autres expressions du racisme. Qu’importait, pour le « parti colonial », alors à l’offensive. Le ministre des Colonies, Paul Reynaud, trouva les mots justes : « Aujourd’hui, l’idée coloniale s’est emparée des colonnes des grands journaux ; l’opinion publique s’est enfin éveillée. Elle ne sera pas l’opinion publique d’avant » (7 juin 1931).

Les « élites » de la nation participèrent à cette autoglorification. Un temps, Paris, fut la capitale économique, intellectuelle et culturelle du monde colonial. Il s’y tint près de deux cents congrès et rencontres, de la Confédération des travailleurs intellectuels aux chambres de commerce et d’agriculture, en passant par l’Alliance française.

Qui brisa ce consensus ? On sait, par quelques rapports de police, qu’il y eut des manifestations, vite réprimées, de colonisés, en particulier de Vietnamiens. D’autre part, quelques intellectuels anticonformistes (André Breton, Paul Éluard et les autres surréalistes) imprimèrent un tract incendiaire : « Ne visitez pas l’Exposition coloniale ! »  Ils se joignirent également aux communistes pour organiser une contre-exposition anti-impérialiste, place du Combat, aujourd’hui du Colonel-Fabien.

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 06:14
Photo Ouest-France, Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, candidats d'union de la gauche aux Départementales (Finistère & Solidaires) avec François Hamon et Claudine Kerguiduff

Photo Ouest-France, Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, candidats d'union de la gauche aux Départementales (Finistère & Solidaires) avec François Hamon et Claudine Kerguiduff

Départementales à Morlaix. Le binôme Zaneguy/Dupont veut une plateforme d’insertion

Ouest-France, 10 juin 2021

​Les élections départementales approchent : elles ont lieu les dimanches 20 et 27 juin 2021. La rédaction Ouest-France a interrogé les quatre binômes du canton de Morlaix (Finistère) sur leur vision pour le conseil départemental. Ici, les réponses de Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, pour Finistère et Solidaires.

Les élections départementales auront lieu les dimanches 20 et 27 juin 2021. À cette occasion, la rédaction de Ouest-France a soumis les quatre binômes candidats pour le canton de Morlaix (Finistère) à trois questions. Voici les réponses de Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, pour Finistère et Solidaires (union de la gauche).

En quoi le Département dispose de leviers d’actions intéressants, selon vous ?

Penn ar Bed, c’est le bout du monde : le Finistère a toujours dû et su affirmer son caractère et ses valeurs. Dans tous les domaines de la vie quotidienne, il peut s’appuyer sur ses forces associatives, économiques, sociales et culturelles. Notre rôle est d’accompagner ces atouts humains dans le cadre de nos compétences, dans le domaine social mais aussi sur les projets novateurs importants pour notre territoire.

Si vous êtes élus, quelle mesure ou action mettriez-vous en place en priorité ?

Nous serons des conseillers départementaux à l’écoute des habitants, attentifs à porter les projets du territoire. Nos actions s’inscriront dans la continuité des actions engagées par l’équipe précédente avec des valeurs de solidarité et un souci constant d’allier transition écologique et justice sociale. Citons, par exemple, les rénovations énergétiques de l’habitat social sur les villes de Morlaix et Saint-Martin-des-Champs.

Quels sont les enjeux du canton de Morlaix qui vous semblent les plus importants ?

Nous devons en cette période de crise sanitaire être très attentifs à la jeunesse, à l’accompagnement et l’accueil de nos anciens. Fort de nos échanges, nous voyons un enjeu fort sur l’insertion par le travail pour les métiers de l’hôtellerie et du tourisme et de l’aide à domicile. Nous prévoyons la création d’une plateforme d’insertion et de qualification. An emglev evit kement rummad zo (Solidaires à tous les âges de la vie ) !

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 06:11

Mercredi 16 Juin 2021, à 11h15, devant la gare SNCF de Morlaix,

la CGT vous appelle à participer à un rassemblement pour exiger un service public ferroviaire marchandises et voyageurs au service des populations et du développement de l’emploi en Bretagne.

Le 16 juin 2021

Pour la défense du service public ferroviaire au service des territoires,

toutes et tous à Morlaix.

 

Présentées chaque fois comme des solutions d’améliorations, les réformes successives de la SNCF n’ont fait que détruire l’efficacité d’une entreprise intégrée et le maillage du système ferroviaire. Cela s’est traduit par la réduction de services aux usagers et la suppression de moyens.

Au gré de ces transformations, la SNCF est devenue un groupe financier qui brade son patrimoine dans des opérations financières en France comme à l’étranger. En créant des filiales capables de concurrencer sa propre maison mère, la SNCF applique le moins disant social pour mieux presser les salaires et les conditions de travail et ce, malgré le captage permanent des aides de la force publique au plan régional comme national sans véritable contrepartie.

La fermeture de la ligne Morlaix Roscoff en 2018 est la conséquence d’abandon d’infrastructures du réseau ferré national.

Pour la CGT, le ferroviaire est un atout fondamental pour le développement économique et social des territoires.

Au regard des enjeux environnementaux, il est une évidence pour la décongestion des routes et la santé de toutes et tous. En cela, il doit devenir un acteur central des mobilités du transport des marchandises comme celui des voyageurs fondés sur les compétences, la qualité de service et la sécurité.

Il est fondamental de relier les villes et les centres d’intérêts économique au rail, et de donner les moyens à l’entreprise d’assurer toutes ses missions avec des emplois qualifiés.

En Bretagne, pour mieux vivre ensemble et mieux travailler là où on habite, maintenir et renforcer le tissu industriel, développer l’activité économique des ports, transporter les matières et réaliser l’intermodalité des transports, il est urgent de rouvrir des lignes en Bretagne, comme ailleurs !

La ligne Morlaix Roscoff contribue à ce maillage territorial ferré nécessaire à relier les territoires entre eux.

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