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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:43

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron,  le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le  débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.  

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle.  Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%). 

Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale. 

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument  les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui  sera malheureusement opposé, est net et sans détour.   Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président  dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger.  Nous prenons  toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté. 

Nous n'avons pas voulu  la configuration du  second tour, mais comment l'ignorer ?  Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat,  dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes.  Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent. 

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d'ailleurs totalement irresponsable de la part d'Emmanuel Macron,  face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit, lucides et clairvoyants, que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales. 

*  *  *

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril. 

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille pour les élections législatives, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du succès et du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !,  forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires. 

A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Des députés honnêtes et intègres qui ont préservé une gauche debout.

Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.  

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.  

Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles. 

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.  

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.  

C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.

Le temps presse.  

Si nous sommes ensemble, la victoire  est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque et de gâcher le résultat obtenu le 23 avril.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortifère. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national. 

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon  et qui auront à  travailler ensemble demain peuvent être bien représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout  le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.  

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.

25 avril: conférence de presse de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF sur le second tour des présidentielles et les législatives
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:38
En fidélité aux valeurs de la Résistance - communiqué de l'ANACR, 24 avril 2017

EN FIDELITE AUX VALEURS DE LA RESISTANCE

 

En ce premier semestre 2017, le peuple français a été et est appelé - lors des élections présidentielles et législatives - à choisir celles et ceux qui auront à diriger la France dans les cinq prochaines années, à choisir des options qui engageront son destin pour plus longtemps.

Le résultat obtenu le 23 avril par la candidate du Front National au premier tour de l’élection présidentielle – plus de 7 600 000 voix, plus d’1,2 million de plus qu’en 2012 – soulève une vive inquiétude, car elle traduit une progression des idées xénophobes et liberticides qu’elle professe ; inquiétude d’autant plus grande que d’autres candidats, par conviction ou surenchère démagogique à visées électoralistes, s’en sont parfois fait l’écho.

Cette progression révèle l’ampleur de la crise morale, sociale et de la démocratie que connaît notre pays, très largement la conséquence de la remise en cause -encore accentuée cette dernière décennie - du pacte social et républicain mis en place à la Libération en s’inspirant du Programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R.), de la remise en cause des principes de maintien de la paix, de coopération entre les nations et de solidarité entre les peuples concrétisés par la création de l’ONU en 1945.

Fidèle aux valeurs humanistes, patriotiques et démocratiques de la Résistance, ayant inspiré la lutte des Résistantes et Résistants, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance n’a cessé, depuis sa création en 1945, de combattre la xénophobie et les résurgences du fascisme, masqué ou non,  de se prononcer pour une société juste et fraternelle, pour un monde pacifique et solidaire.

A l’heure où, en mai et juin prochain, les Françaises et les Français vont à nouveau devoir s’exprimer, en élisant le nouveau Président de la République et les député(e)s d’une nouvelle Assemblée nationale, l’ANACR les appelle à - en conscience et en toute liberté - prendre en compte dans la détermination de leurs choix ces valeurs exprimées par le Programme du CNR, ainsi que la nécessité de prolonger, sans faiblesse ou complaisance, le combat antifasciste des Résistant(e)s.

 

Paris, le 24 avril 2017

 

L’ANACR

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:58
Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)

26 avril 1937 : Bombardement de Guernica - repris à la page Facebook de Robert Clément
 

Le 3 juillet 2004, L’Humanité publia l’article signé de Gabriel Péri écrit le 29 avril 1937, sous ce titre : « De Guernica, il ne reste que cinq maisons ! »

 

« L'effroyable récit d'un journaliste anglais sur " ce raid sans parallèle dans l'histoire militaire " : malades éventrés dans un hôpital, un prêtre mitraillé au moment où il sauvait un enfant, l'amas des corps déchiquetés de cinquante femmes dans une rue... On lira plus loin l'hallucinant compte rendu que publie le correspondant du Times à Biscaye sur la tragédie de Guernica. Le fascisme italien et le fascisme allemand nous avaient habitués à des horreurs sans nom. Se souvenir de Badajoz, se souvenir de Malaga et des descriptions que conte le livre si puissant de M. Arthur Koestler, l'Espagne ensanglantée. Le Times et tous les journaux anglais commentent des événements dans des articles extrêmement sévères dont, hélas, nous ne trouvons pas l'équivalant dans la presse française. Le Times parle des " avions allemands de Mola ".
Le gouvernement français sait que les antifascistes du monde entier ont parfaitement discerné les responsables du massacre du Guernica : " Le massacre n'a été possible que parce que la politique de non-intervention a été, de fait, celle de l'intervention fasciste tolérée. "
Des femmes et des enfants ont péri dans les flammes parce que la France et la Grande-Bretagne ont laissé Hitler et Mussolini transporter en Espagne des bombes incendiaires.
Et comme le Duce veut venger la défaite de Guadalajara, ces transports se poursuivront. La décision en a été prise formellement ces jours-ci par Goering et Mussolini au cours de leur rencontre. " À Guernica, l'ordre de bombardement a été donné par l'état-major allemand. Il a été exécuté par 120 avions allemands. "
M. Delbos s'imagine-t-il qu'il lui suffira tout à l'heure, pour justifier sa politique devant la commission des affaires étrangères, de dire que le contrôle fonctionne sur les côtes d'Espagne ?
Le gouvernement français, si tant est qu'il ait pu jusqu'ici, ne peut plus plaider l'ignorance.
Mola a annoncé hier que l'armée rebelle et interventionniste était décidée à " raser Bilbao comme elle a incendié Guernica ".
L'Allemagne hitlérienne veut transformer la Biscaye en un monceau de ruines.
Il y a quinze jours, del Vayo a annoncé - mais M. Delbos et M. Eden ont fait semblant de ne pas entendre - que l'Italie et l'Allemagne utiliseraient les navires contrôleurs et les gaz asphyxiants contre les villes républicaines. Une note du gouvernement espagnol confirme que les hydravions des navires contrôleurs coopèrent ouvertement avec les unités rebelles, et le sous-marin allemand U35 arrête les navires gouvernementaux. Très exactement, comme nous en avions avisé par avance M. Delbos !
Si placées devant ces menaces, si prévenues de ce plan infernal, la France et la Grande-Bretagne se croisent les bras, elles mériteront d'être accusées de complicité. On dira : la Biscaye est en flammes parce que des gouvernements ont eu la lâcheté d'être complices des incendiaires ; comme on a dit : Mussolini a vaincu à Addis-Abeba parce que la complicité de la France de Laval a appuyé l'action de l'ypérite.
Et la colère légitime des antifascistes se retournera, non point seulement contre ceux qui lancent des bombes, mais contre ceux qui ont toléré que les bombes parvinssent en Espagne.
Encore un coup ; le bombardement des villes ouvertes, le massacre d'un peuple, et ce qui revient au même, la tolérance de ces massacres, ce n'est pas la paix, c'est son contraire.
Les gouvernements qui se sont illustrés par ces pratiques n'ont jamais dans l'histoire mérité le titre de sauveurs de la paix : on les a traités de coupables et de complices et ils ont mérité de tout temps, et à juste raison, la réprobation publique.
Monsieur le ministre des Affaires étrangères doit être reçu tout à l'heure par la commission des affaires étrangères. Cette audition ne servirait à rien si elle ne nous fournissait pas une réponse aux questions suivantes :
- La France estime-t-elle que le bombardement d'une ville ouverte espagnole par 120 avions allemands, sur l'ordre de l'état-major allemand, est ou n'est pas un acte d'agression prévu et puni par le pacte de la SDN ?
- La France estime-t-elle que ce bombardement allemand, survenant le 27 avril, constitue ou non une violation de l'accord de non-intervention ?
- La France estime-t-elle que le contrôle naval, qui permet aux unités allemandes et italiennes de bombarder les côtes espagnoles, constitue ou non le plus grand danger pour la paix ?
Nous attendons la réponse. Nous attendons de savoir si le programme de paix du Rassemblement populaire, revu et corrigé par M. Yvon Delbos, s'énonce ainsi : " Complicité avec l'agresseur, dénonciation au profit des fauteurs de coups de force du droit international. Complaisance active envers les ennemis de la démocratie. Affamement des pays victimes d'une agression. Latitude donnée aux agresseurs de bombarder les côtes des pays attaqués. Application immédiate et automatique des sanctions des États victimes de l'agression ».
 

Gabriel Péri

 

 

 

15 décembre 1941: Gabriel Péri et Lucien Sampaix liquidés par les nazis avec la complicité du gouvernement de Vichy

Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)
Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 17:13
Le Parti communiste appelle à battre Le Pen
DIMANCHE, 23 AVRIL, 2017
L'HUMANITE
 

Le PCF a dénoncé, a l’issue du premier tour, « une situation extrêmement grave pour notre pays » et appelle à poursuivre la lutte lors des prochaines élections législatives.

 

 

 

Dans une déclaration, le Parti communiste a dénoncé a l’issue du premier tour « une situation extrêmement grave pour notre pays. » Pour le PCF, soutien de Jean-Luc Melenchon, le second tour de l’élection présidentielle « opposera la candidate de l’extrême-droite populiste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans. » Le PCF considère cependant, que « Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. » Les communistes, « conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. »

« Un espoir nouveau pour l'avenir »

Le parti communiste, qui a activement participé à la campagne de Jean Luc Mélenchon, qui réalise entre 19 et 20% de suffrages, salue également  « la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis. Ce résultat est le leur. » Cette campagne bien qu’échouant à atteindre le second tour visé, « lève un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. » « L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. » ajoute le PCF.

Poursuivre la lutte ce 1er mai et aux législatives

Enfin, selon le Parti communiste, la leçon essentielle de cette campagne est que «  rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir aux nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple. » Cette lutte de longue haleine commencera dès le 1er mai et se prolongera lors des élections législatives où le PCF compte faire élire  des « députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions. »

Journaliste à l'Humanité dimanche
Le Parti Communiste appelle à battre Le Pen (L'Humanité, Dimanche 23 avril 2017)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 08:18
Les résultats en progression très nette de Jean-Luc Mélenchon et de la gauche de transformation sociale et écologique dans le Finistère et la région de Morlaix

Présidentielles 2017:

1er tour - 23 avril 2017

Finistère

Inscrits 690.570

Votants 569.934 82,53%

Abstentions 120.636 17,47%

Blancs 9.452 1,66%

nuls 3298 0,58%

Exprimés 557.184 80,68%

 

Macron ............164.094 29,45%

Mélenchon .......109.607 19,67%

Fillon ...............099.965 17,94%

LePen ..............077.366 13,89%

Hamon ............060.781 10,91%

Dupont-A .........022.737 04,08%

Poutou ............008.250 01,48%

Lassalle ...........006.192 01,11%

Asselineau .......003.697 00,66%

Arthaud ...........003.638 00,65%

Cheminade ......000.857 00,15%

 

***

A l'image du reste du pays où avec un projet en rupture appuyé sur le projet qui était déjà celui du Front de Gauche en 2012 et une belle dynamique de campagne qui lui a permis, ainsi que ses soutiens (France Insoumise, le PCF, et Ensemble) de convaincre du bien-fondé d'une volonté de transformation démocratique, sociale et écologique profonde et d'être en position de reconquérir l'électorat populaire comme une partie de l'électorat qui pouvait voter PS, et qui a été terriblement déçu par lui ou qui a « voté utile » cette fois pour Jean-Luc Mélenchon (qui a siphonné des voix qui auraient pu aller aussi bien à Hamon dans d'autres dynamiques sondagières), Jean-Luc Mélenchon réalise de très bons scores en Bretagne et dans le Finistère. Du jamais vu même pour un candidat de gauche « bon teint », depuis le François Mitterrand de 1981.

 

19,3 % en Bretagne, 19,67 % dans le Finistère, et 109 697 voix, Mélenchon est en deuxième position de tous les candidats dans notre département et en Bretagne.

 

A Brest, il est en deuxième position derrière Macron (28%), avec 22,80 % des voix, loin devant Fillon (15,52%), Hamon (14%), Le Pen (13%).

A Quimper aussi, ; ville du ministre Urvoas, il est en deuxième position (20,2%) derrière Macron (33%)

A Carhaix, il est en deuxième position derrière Macron (30%) avec 21,68 %.

A Châteaulin, il est aussi en deuxième position derrière Macron avec 19,50 %.

A Concarneau, il est en 2ème position avec 19 % (Macron : 30%)

A Douarnenez, il est en 2ème position avec 23,69 % derrière Macron (27,5%)

A Fouesnant, il est en 3e position derrière Macron (32%), Fillon (25,9%), avec 14,58 %

A Landivisiau, il est en 3e position avec 16,37 %

Au Relecq Kerhuon il est en 2ème position derrière Macron avec 21,18 %

A Quimperlé, JL Mélenchon est en 2ème position avec 23 %

A Pont-Labbé, Mélenchon est en 2ème position derrière Macron avec 22 %

 

 

Dans la circonscription de Morlaix :

 

En 1ère position :

à Commana (23,8%)

à Garlan (29,6%)

au Cloître Saint Thégonnec (35%)

Plounéour Menez : 29,7 % loin devant les 20 % d'Emmanuel Macron et les 16 % de Le Pen

 

En 2e position à :

Guimaec : 27 % contre 27,7 % à Macron

Lanmeur : 25,9 % (contre 28 % à Macron)

Morlaix : 25,8 % derrière Macron (28,3%)

Pleyber-Christ : 24,76 % (contre 29 % à Macron), loin devant les 13,5 % de Fillon

Plouigneau : 23 % derrière Macron (28%)

Plourin les Morlaix (23,7%), derrière Macron (30,9%)

Plouézoc'h (22,4%)

Plouégat-Mosan (22,6%)

à Saint-Martin-des-Champs : 21,6 % derrière Macron (30 %)

Sainte-Sève : 23,53 % (contre 33 % à Macron)

Taulé : 20,72 % (contre 30 % à Macron)

 

est en 3e position :

à Carantec (13%) derrière Fillon (35,5 %) et Macron (30,8%)

à Guerlesquin (19,15%) derrière Macron (25,9%) et Le Pen (20,9%)

au Ponthou (15 % derrière Le Pen (27,9%) et Macron (20,9%)

à Locquénolé (19%) derrière Macron et Fillon

à Locquirec (20,14%) derrière Macron et Fillon

à Roscoff (14,9%) derrière Fillon (32%) et Macron (29,7%)

à Saint-Pol de Léon (17,63%) derrière Macron et Fillon

à Santec (19,5%) derrière Macron et Fillon

 

En 4e position :

à l'île-de-Batz : 15,79 %

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 08:18
Une percée historique de Jean-Luc Mélenchon et du vote pour la gauche de transformation à Morlaix et dans le Finistère

Aujourd'hui, quand on a des idées fermement assises à gauche, on ne peut qu'être déçu, amer, et révolté en notre for intérieur du résultat national du premier tour des élections présidentielles qui ont amené l'extrême-droite du clan Le Pen au second tour, avec Emmanuel Macron, candidat ultra-libéral ne représentant au départ que son ambition et de grands intérêts, le candidat de rechange des milieux financiers et de ceux qui ont inspiré le quinquennat Hollande dans ses caractères les plus régressifs par rapport à ce qu'a été l'histoire et le socle idéologique de départ de la gauche.

Dans ce soir de tristesse et de frustration, où l'on sait qu'il va falloir à nouveau se battre, et plus efficacement, pour contrer toutes sortes de régressions sociales et démocratiques pendant 5 ans, Macron et Le Pen portant, chacun dans son style, et à des degrés différents, des projets extrêmement dangereux pour notre société, nous ne pouvons pas néanmoins ne pas nous féliciter de l'impressionnante progression du vote Jean-Luc Mélenchon, qui marque la défiance vis-à-vis d'un PS qui a lourdement failli et est très divisé, le rejet de l'expérience du gouvernement Hollande, mais surtout récompense à la fois une dynamique de campagne et une force de conviction réelles, permettant de convaincre un certain nombre de citoyens non tentés par la gauche de la gauche jusqu'à présent, y compris en empêchant le FN de progresser comme prévu.  

Les communistes ont pris leur part dans cette percée et cette campagne de Jean-Luc Mélenchon en soutenant sa candidature et en choisissant de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs pour rassembler sur un projet de rupture et de progrès, en votant pour lui, en lui apportant la moitié de ses parrainages, en distribuant des millions de tracts et en collant des milliers d'affiches pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, en participant aux meetings et grands rassemblements.   

La dynamique de vote utile (face au danger Fillon et Le Pen, face au risque d'élimination de la gauche au second tour) a joué fortement dès le premier tour pour Macron et Mélenchon dans un électorat social-démocrate qui n'a pas disparu, même si le PS est en crise profonde, ses dirigeants cherchant même à le liquider comme parti socialiste.  

Nous ne pouvons que regretter aujourd'hui aussi que l'alliance Mélenchon-Hamon, et plus largement sur un projet innovant de gouvernement formé avec les écologistes, les communistes, toute la gauche sincère, pour la VIe République, la rupture avec l'austérité et le néo-libéralisme, n'ait pas pu avoir lieu.

L'amer résultat de ce soir, le siphonnage d'une partie des cadres et de l'électorat du PS par Macron, les dangers du Front National, obligent à travailler très vite, pour l'intérêt de la population et l'avenir de la gauche, qui, tous candidats additionnés, ne pèse que 27% dans le pays en comptant Mélenchon, Hamon, Poutou, Artaud, et sans compter la partie centriste ou sociale-démocrate modérée qui a voté Macron, au chantier de la reconstruction d'une gauche à vocation majoritaire, ouvrant de nouveaux espaces de progrès, de transformation écologique, économique, sociale et politique à mille lieux des politiques au service du capitalisme et des puissants.

Pour les législatives, nous souhaitons aussi au Parti Communiste qu'on puisse qualifier la gauche combative et de transformation, la gauche authentique, au second tour, et lui faire gagner un maximum de députés pour résister et servir de base à la prolongation de la construction d'une gauche de luttes victorieuses, ce qui passe évidemment par le refus de la résignation à la division, par des rassemblements avec France Insoumise, Ensemble et au-delà, basées sur des points essentiels de convergences à mettre en avant, au-delà de nos différences.

Les résultats que Mélenchon enregistre dans le Finistère (près de 20%), et à Morlaix singulièrement, doivent nous encourager dans ce sens et nous donner la responsabilité de réaliser l'unité pour gagner en nous remettant à discuter. 

A Morlaix, Jean-Luc Mélenchon est en deuxième position, à 25,86% des voix, derrière Macron, à 28,31%, largement devant Fillon (16,07%), Hamon (14,35%), Le Pen (8,97%).

C'est un score que nous saluons chaleureusement, dans le sentiment général d'inachevé de cette soirée, et nous remercions tous ces 2087 électeurs divers dans leurs parcours, leurs réflexions et leurs sensibilités politiques qui ont fait le choix du progrès social, écologique et démocratique, ou qui ont voulu du vote le plus efficace pour qualifier la gauche au second tour.

C'est 10% de plus que le score de 2012 du Front de Gauche qui était déjà bon. C'est un progrès très important dû à 5 ans de politique terriblement décevante du PS, et au contexte tout à fait particulier de cette campagne présidentielle.

Le vote pour Jean-Luc Mélenchon pèse par rapport aux suffrages exprimés, avec une participation générale de 80% des inscrits près de 10 points de plus que celui pour Fillon, 11,5 points de plus que le vote Hamon, 16 points de plus que le vote Le Pen.    

28,3% au bureau à Kerfraval - en première position

28,2% au bureau de Zoé Puyo (la Vierge Noire) - en première position 

27% au bureau 1 du rez-de-chaussée de la mairie - à 14 voix de Macron, en deuxième position 

27% au bureau des services techniques à Kernéguès - à 12 voix de Macron, en deuxième position

26,8% au bureau 2 à l'étage de la mairie - à 4 voix de Macron, en deuxième position

26,7% à la Madeleine, en première position

26% au Poan Ben en première position

24,7% à Gambetta, en deuxième position 

23,3% à Jean Jaurès, La Boissière, en deuxième position

21,6% à Ploujean, en troisième position derrière Macron et Fillon

Plus largement, avec 20% dans le Finistère, 23% à Brest (Mélenchon est en deuxième position à Brest), ce score constitue une force considérable qui permettra de construire une perspective progressiste pour l'avenir.  

Ismaël Dupont, élu Front de Gauche à Morlaix (avec Valérie Scattolin) et Morlaix-Communauté. 

 

 

  

 

          

Une percée historique de Jean-Luc Mélenchon et du vote pour la gauche de transformation à Morlaix et dans le Finistère
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 20:18
L'Humanité du 25 avril: tout ce qu'a fait bouger le vote Mélenchon
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:55
Présidentielle 2017: un nouvel ordre électoral se cherche encore
 PAR FABIEN ESCALONA ET DONATIEN HUET

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 est marqué par le niveau historiquement faible de la gauche et l’émergence d’un centre indépendant capable de contester le pouvoir aux blocs de droite et de gauche qui y alternaient jusqu’à présent.

Le seul résultat « ordinaire » de l’élection présidentielle du 23 avril aura été celui de la participation. Celle-ci n’est certes pas très élevée au regard du caractère particulièrement incertain du scrutin, qui recelait pour cette raison un fort potentiel mobilisateur. Avec un taux comparable à ceux atteints en 1969, 1981, 1988, 1995 ou 2012, elle se situe néanmoins à un niveau tout à fait honorable. La centralité de l’élection présidentielle dans la vie politique française, en tout cas du point de vue de l’expérience des électeurs et de l’importance qu’ils lui accordent, n’est donc pas démentie. 

Tout le reste du paysage, en revanche, est en mouvement par rapport à ce que nous connaissions. Selon une grille de lecture défendue par les chercheurs Pierre Martin et Simon Labouret, dont on s’est déjà fait l’écho lors des départementales de 2015, la France n’en finit pas d’assister à la décomposition/recomposition de l’ordre électoral qui prévalait depuis le milieu des années 1980. Les principaux piliers en étaient une alternance régulière entre deux blocs de gauche et de droite, dominés chacun par une force principale (RPR/UMP/LR d’un côté, PS de l’autre) et concurrencés par une force impuissante car isolée, le FN, dont l’électorat singularisé par son ethnocentrisme pesait près de 15 % des suffrages à la présidentielle. 

Au-delà d’évolutions plus mineures, telles que l’insertion à gauche des Verts dans ce dispositif, ces permanences ont conféré une certaine stabilité à la vie politique nationale, du moins jusqu’en 2007. Cette année-là, grâce à l’élection de Nicolas Sarkozy et à la victoire de l’UMP aux législatives qui ont suivi, la droite s’est succédé à elle-même. Ayant réussi à assécher le FN, Sarkozy a en même temps construit un électorat de droite beaucoup plus polarisé sur les questions d’immigration et d’identité nationale, ce qui a libéré un espace inédit pour un centre autonome.

L’élection présidentielle de 2012 a pu donner l’impression d’un retour à un ordre ordinaire, mais celui-ci n’était qu’apparent. Non seulement l’électorat de droite mobilisé par les candidats post-gaullistes n’est plus tout à fait le même que celui que mobilisait Chirac, mais, sous l’effet de la crise et de l’action de François Hollande, la gauche a atteint des scores historiquement faibles aux élections intermédiaires, tandis que le FN, dont les enjeux avaient été légitimés, s’est hissé à des niveaux historiquement élevés pour sa part.

Une gauche historiquement faible, un centre indépendant au cœur de la recomposition politique

On en retrouve la trace dans les résultats du 23 avril. Les candidats de la gauche, issus de ses appareils historiques et portant un programme clairement orienté vers la fin de l’austérité, la transition écologique et le libéralisme culturel, n’ont rassemblé que 27,7 % des suffrages exprimés. C’est le total le plus médiocre enregistré sous la Ve République. Il s’agit d’un fait majeur de l’élection, qui ne se comprend que par l’attraction par Emmanuel Macron d’anciens électeurs socialistes pas rebutés par son tropisme néolibéral (certes plus modéré que celui, quasi outrancier, de François Fillon). 

Prospérant sur la faiblesse des partis de gouvernement, agglomérant des sensibilités hétérogènes par une sorte de césarisme entrepreneurial, Macron réalise ce que Bayrou avait échoué à accomplir en 2007 et a fortiori en 2012, autrement dit la perturbation de l’alternance droite/gauche par un centre indépendant. Il aura fallu les échecs des quinquennats Sarkozy et Hollande, sur fond de crise économique globale, de chômage massif et de succession d’affaires, pour qu’une telle force politique bénéficie d’une réelle fenêtre d’opportunité.

On ne saurait trop insister sur la portée historique de la présence de Macron au second tour et de sa probable victoire. Parmi les systèmes partisans européens, la compétition politique française apparaissait particulièrement fermée aux nouveaux entrants, comme à ceux qui prétendaient s’émanciper de l’opposition droite/gauche. Grâce à la centralité de l’élection présidentielle et au mode de scrutin majoritaire à deux tours, les acteurs dominants de cette compétition bénéficiaient de forts mécanismes de protection – au contraire du cas néerlandais, par exemple, sur lequel nous sommes revenus à l’occasion des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. 

Au-delà d’évolutions plus mineures, telles que l’insertion à gauche des Verts dans ce dispositif, ces permanences ont conféré une certaine stabilité à la vie politique nationale, du moins jusqu’en 2007. Cette année-là, grâce à l’élection de Nicolas Sarkozy et à la victoire de l’UMP aux législatives qui ont suivi, la droite s’est succédé à elle-même. Ayant réussi à assécher le FN, Sarkozy a en même temps construit un électorat de droite beaucoup plus polarisé sur les questions d’immigration et d’identité nationale, ce qui a libéré un espace inédit pour un centre autonome.

L’élection présidentielle de 2012 a pu donner l’impression d’un retour à un ordre ordinaire, mais celui-ci n’était qu’apparent. Non seulement l’électorat de droite mobilisé par les candidats post-gaullistes n’est plus tout à fait le même que celui que mobilisait Chirac, mais, sous l’effet de la crise et de l’action de François Hollande, la gauche a atteint des scores historiquement faibles aux élections intermédiaires, tandis que le FN, dont les enjeux avaient été légitimés, s’est hissé à des niveaux historiquement élevés pour sa part.

Une gauche historiquement faible, un centre indépendant au cœur de la recomposition politique

On en retrouve la trace dans les résultats du 23 avril. Les candidats de la gauche, issus de ses appareils historiques et portant un programme clairement orienté vers la fin de l’austérité, la transition écologique et le libéralisme culturel, n’ont rassemblé que 27,7 % des suffrages exprimés. C’est le total le plus médiocre enregistré sous la Ve République. Il s’agit d’un fait majeur de l’élection, qui ne se comprend que par l’attraction par Emmanuel Macron d’anciens électeurs socialistes pas rebutés par son tropisme néolibéral (certes plus modéré que celui, quasi outrancier, de François Fillon). 

Prospérant sur la faiblesse des partis de gouvernement, agglomérant des sensibilités hétérogènes par une sorte de césarisme entrepreneurial, Macron réalise ce que Bayrou avait échoué à accomplir en 2007 et a fortiori en 2012, autrement dit la perturbation de l’alternance droite/gauche par un centre indépendant. Il aura fallu les échecs des quinquennats Sarkozy et Hollande, sur fond de crise économique globale, de chômage massif et de succession d’affaires, pour qu’une telle force politique bénéficie d’une réelle fenêtre d’opportunité.

On ne saurait trop insister sur la portée historique de la présence de Macron au second tour et de sa probable victoire. Parmi les systèmes partisans européens, la compétition politique française apparaissait particulièrement fermée aux nouveaux entrants, comme à ceux qui prétendaient s’émanciper de l’opposition droite/gauche. Grâce à la centralité de l’élection présidentielle et au mode de scrutin majoritaire à deux tours, les acteurs dominants de cette compétition bénéficiaient de forts mécanismes de protection – au contraire du cas néerlandais, par exemple, sur lequel nous sommes revenus à l’occasion des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. 

En fait, c’est à gauche que les évolutions de rapports de force ont été les plus brutales. Le résultat de Jean-Luc Mélenchon (19,6 %) ne lui a pas permis d’accéder au second tour, mais il est remarquable à double titre. D’une part, c’est la première fois depuis 1981 qu’un candidat de la gauche de transformation sociale obtient un score aussi élevé. D’autre part, c’est la première fois depuis 1969 qu’un candidat non socialiste occupe la première place à gauche dans le cadre d’une élection présidentielle. Comme en 2012, on observe au passage la marginalité des candidatures d’extrême gauche, dont les représentants avaient récolté jusqu’à 10,4 % des suffrages en 2002. Le Front de gauche derrière Mélenchon, et maintenant la France insoumise, ont réduit à néant leur espace.

Pour le PS, il s’agit d’une déroute massive, qui n’a pour équivalent en Europe, mais dans le cadre de législatives, que les effondrements des sociaux-démocrates néerlandais, islandais, voire grecs. Comme nous l’avions raconté, Benoît Hamon avait une occasion historique d’asseoir sa domination sur le PS d’Épinay pour le refonder, à l’occasion d’une défaite honorable. Son score, correspondant à un noyau électoral ultra-réduit, ne lui offre guère de marges de manœuvre dans l’appareil dont Cambadélis va tenter d’organiser la survie face au rouleau compresseur d’En Marche!.

La question des rapports avec la gauche alternative de Mélenchon va se poser pour tous ceux qui ne se résoudront pas à la marginalité ou à la satellisation par un centre hégémonique. Dans le cadre d’une quadripartition, et tant que perdure le mode de scrutin majoritaire, des candidatures unitaires sont le meilleur moyen de permettre à la gauche d’exister, voire de gagner des élections. 

 

Le premier tour de la présidentielle de 2017 recèle et promet donc des changements d’ampleur dans le niveau des forces politiques, aussi bien que dans leurs chances respectives d’accéder au pouvoir. Dans cette configuration inédite, les législatives du mois de juin recouvreront toute leur importance, alors que ce type de scrutin était quasiment apparu secondaire en 2007 comme en 2012, les citoyens donnant une majorité au président élu dans un contexte de démobilisation électorale assez massive.

Il n’est pas encore dit qu’Emmanuel Macron saura stabiliser un nouvel ordre électoral autour de l’affrontement qui s’annonce entre les partisans de la clôture stato-nationale et ceux de la mondialisation heureuse. C’est pourtant son intérêt, qui consiste à reproduire la réussite du pouvoir gaulliste en 1962, lorsque celui-ci s’était identifié à la majorité présidentielle et avait renvoyé les autres forces dans l’opposition. Dans le cas contraire, nous resterions dans une phase de chaos électoral d’une longueur inédite en France. 

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 20:00

Le second tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

 

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. L'extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l'heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C'est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981. 

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité. 

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour. 

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l'avenir.

 

C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d'un réseau important de militant-e-s et d'élu-e-s . 

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement. 

 

C'est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 

 

Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.  

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l'élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l'essai lors des prochaines élections législatives. L'Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1ermai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

 
 
 
Déclaration de Pierre Laurent après le premier tour des élections présidentielles
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 14:36

Parceque ce sujet ne peut laisser indifférent, un Appel au rassemblement en soutien aux migrants à été organisé le dimanche 20 mars 2016, sur la plage de Beg Léguer près de Lannion par des militants et bénévoles qui aident les migrants.

Une mobilisation importante aura lieu place de la Liberté à Brest, le samedi 29 avril à midi, pour remettre en cause le règlement Dublin qui amène à expulser les réfugiés vers leur premier pays d'arrivée ou d'identification en Europe où leurs conditions de vie sont souvent dégradées: plats à partager, témoignages, informations, concerts....
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