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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:26
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)

Reportage Pierre-Yvon Boisnard: 

 

http://dai.ly/x5jywcu

 

Nous avons défilé de l'hôpital, emprunté la rocade pour rejoindre la rue de Brest, la mairie avec prise de parole des syndicats et de Martine Carn pour le comité de défense de l'hôpital public, dont les propos ont été très applaudis. De nombreux communistes étaient présents à cette manifestation aux côtés des personnels et des usagers. « Touche pas à mon hosto », tel est le leitmotiv des défenseurs de l'établissement public. Arrivés devant la mairie, les délégués syndicaux ont pris la parole,  Madenn Gruat (CGT). « Les agents ont subi et payent encore très cher les mesures d'économies que la direction continue d'appliquer avec brutalité et sans répit », ont-ils dénoncé. La CFDT va envoyer un courrier aux communes du secteur pour leur demander de voter une motion contre « l'appauvrissement des services de soins à l'hôpital » . « La maladie ne prend pas de vacances », ont écrit certains alors que la fermeture de lits est actée pour l'été.  Pour alerter sur l'état de santé de leur établissement, des personnels ont fabriqué un cercueil symbolisant « l'agonie de l'hôpital de Morlaix ». « Nous avons besoin de tous, élus, usagers et population », ont scandé les syndicats en brandissant la banderole avec le viaduc en arrière-plan. Une délégation a été reçue par le maire et présidente du Conseil de surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
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500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
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500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:18
Le FN n'est jamais du côté des salariés
 PAR DAN ISRAEL ET MARINE TURCHI

Pour nombre d'ouvriers et de précaires, Marine Le Pen est celle qui les entend le mieux. Mais dans les faits – les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme –, le Front national ne défend pas les intérêts des salariés. Démonstration en trois points.

 

Un grand, un immense sourire. En se rendant à l’improviste aux côtés des salariés de Whirlpool en grève à Amiens, mercredi 26 avril, Marine Le Pen ne cachait pas sa joie devant le coup de com’ qu’elle s’est offert aux dépens d’Emmanuel Macron. Elle s’est prêtée de très bonne grâce aux selfies réclamés par les salariés dont l’usine fermera l’an prochain, ravis de cette rencontre inopinée. En une visite éclair de 20 minutes, et en s’évitant toute discussion de fond, la candidate du Front national a consolidé son image de responsable politique à l’écoute des ouvriers et soucieuse de protéger les Français les plus fragiles des méfaits d’une mondialisation malheureuse. 

Indéniablement, cela fonctionne. Un des représentants CFDT de l’usine a admis publiquement qu’il votait Marine Le Pen. Pour nombre de salariés et de précaires, elle est celle qui les entend le mieux, celle qui est proche d’eux. Et pourtant. Derrière les mots, au-delà des postures destinées à lui rallier le plus grand nombre de voix, le Front national n’est pas aux côtés des salariés. Bien sûr, son programme prétend soutenir les services publics, lutter pour l’amélioration des bas salaires, en finir avec la loi sur le travail. Mais dans les faits, les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme, tout se conjugue pour attester que le parti frontiste n’a au fond que faire des travailleurs ou des plus précaires. Démonstration en trois points.

  • UN PARTI LOIN DES LUTTES SOCIALES

En se rendant directement à l’usine Whirlpool, pendant que l’intersyndicale rencontrait Emmanuel Macron à la chambre de commerce, Marine Le Pen s’est aussi épargné un délicat face-à-face avec les syndicalistes. Car lorsqu’il s’agit de prendre clairement position sur les mouvements sociaux, sur le droit de faire grève ou même de manifester, au FN, l’embarras règne. Jamais on n’a vu ses militants défiler aux côtés des salariés ou des retraités, du public comme du privé. Il y a un an, alors que les manifestations et les grèves battaient leur plein contre la loi El Khomri, Florian Philippot, le numéro deux du parti, était sérieusement gêné pour dire son soutien au mouvement, tellement il craignait de paraître cautionner une action de la CGT.

Le 20 mai 2016 sur Europe 1, Marine Le Pen elle-même se disait en faveur de l’interdiction des manifestations : « En situation d’état d’urgence, il n’y a pas de manifestation », lançait-elle. Avant de faire volte-face un mois plus tard sur TF1, en assurant « respecte[r] la loi et notamment les grandes libertés publiques ». En 2014, déjà, elle avait mené la charge contre les syndicats au micro d’Europe 1, leur reprochant d’être « discrédités », d’avoir « refusé de s'opposer au libre-échange total » et de défendre « l'immigration qui pèse à la baisse sur les salaires ».

Plus tranchée encore – car opposée à la ligne nationale-républicaine, teintée d'accents de gauche, qu'incarne Philippot – Marion Maréchal-Le Pen estimait le 26 mai dernierque « le droit de grève équivaut à bafouer les droits des Français à se déplacer et à travailler », et fustigeait « ces syndicalistes, ultimes adeptes d'une lutte des classes périmée », d’une « stratégie du chaos ». Des contradictions qui ont trouvé un écho jusqu’au rang des rares parlementaires FN, lors de l’adoption de la loi sur le travail. Alors même que la dirigeante du parti dénonçait publiquement le texte, les deux frontistes du Sénat, David Rachline et Stéphane Ravier, avaient tenté d’y inclure plusieurs amendements visant à réduire les droits syndicaux, notamment dans les petites entreprises, et supprimer certains droits sociaux comme le compte pénibilité. Avant de les retirer sur injonction de Marine Le Pen. Laquelle aurait fait passer, selon Le Canard enchaîné, la même consigne aux députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard…

Il faut reconnaître que les accents sociaux du Front national, dans ses discours, ne sont pas nouveaux. Avant Marine Le Pen, son père avait entamé un virage, en partant à la pêche aux sans-voix, déçus ou abstentionnistes. Au soir du 21 avril 2002, il avait déclaré : « N’ayez pas peur de rêver, vous les petits, les sans-grade, les exclus » ; « vous les mineurs, les métallos, les ouvrières et les ouvriers de toutes les industries ruinées par l’euromondialisme de Maastricht. Vous, les agriculteurs aux retraites de misère et acculés à la ruine et à la disparition, vous aussi qui êtes les premières victimes de l’insécurité ».

 

Cinq ans plus tard, le fondateur du FN s'adresse à nouveau aux « petits », aux « obscurs », aux « sans-grade » lors de la présidentielle, le 25 février 2007, à Lille, et oppose « le capitalisme financier planétaire » à sa candidature, « la voix du peuple »Dès 2009, le FN a tenté de récupérer la figure de Jean Jaurès, par une campagne d’affichage qui a fait grand bruit : « Jaurès aurait voté Front national. » En 2012, Marine Le Pen avait fait du thème « des invisibles » un axe de sa campagne, entamant un an plus tard un « tour de France des oubliés ».

Mais c'est un paradoxe. Car sur le terrain, non seulement le Front national n’a jamais été présent dans les luttes sociales, mais longtemps, il n’a pas non plus été le bienvenue dans les usines. Un exemple parmi d’autres : le 27 janvier 2003, dans le Pas-de-Calais, commerçants, élus locaux et habitants de Noyelles-Godault font front aux côtés des salariés de Metaleurop Nord, l’usine qui a fermé cette année-là. Une petite délégation FN, menée par Steeve Briois, alors conseiller régional, se faufile dans le cortège. La caméra du documentariste Edouard Mills-Affif les suit. Ils sont écartés. « Vous avez été baisés par la gauche. Eh bien, crevez avec la gauche ! », leur crie Steeve Briois en s’en allant.

Dans ses discours, lors de la présidentielle, en 2012, Marine Le Pen parlait peu des « ouvriers ». Mediapart avait fait le compte à l'occasion de trois discours (Nice, Paris, Metz) : le mot n'était cité au maximum qu'à trois reprises, tout comme ceux d'« employés » et de « travailleurs » (entre une et quatre fois). À Metz, en revanche, elle parlait six fois de « patriotisme », 44 fois de « Français » et 34 fois de « France ». À Nice, le terme « immigrés » (ou « immigration ») apparaissait 17 fois.

 

  • AU POUVOIR, LE FN NE DÉFEND PAS LES PAUVRES

Dans la pratique, la contradiction du Front national entre le discours et les actes est plus saillante encore. S’il est souvent le premier à dégainer un communiqué lorsqu’un plan social massif est annoncé (par exemple dans le dossier Vivarte, où la classe politique a été globalement silencieuse), le parti ne défend pas les salariés dans ses votes et décisions, au niveau local comme européen.

Dans ses 11 villes, le Front national a pris de nombreuses mesures anti-sociales, dont voici quelques exemples. À Hayange (Moselle), le maire a demandé au Secours populaire d’évacuer son local municipal, reprochant à l’association, qui lutte contre la pauvreté, d’avoir une « idéologie communiste » et de faire de la « propagande pro-migrants ». Face au refus de l’association de rendre les clés, il a envoyé un huissier, accompagné de la police municipale, puis, la semaine suivante, a fait couper l’électricité. Dans plusieurs communes, telles que Le Pontet (Vaucluse) ou Villers-Cotterêts (Aisne), la gratuité dans les cantines pour les plus pauvres a été supprimée. Au Pontet toujours, il a supprimé la prime des employés municipaux tout en essayant d’augmenter son indemnité d’élu.

À Fréjus (Var) et Mantes-la-Ville, les maires ont fermé un centre social (lire nos articles ici et ) ; à Beaucaire (Gard) la « Maison du vivre ensemble » – un centre socioculturel qui assurait le soutien scolaire d'une centaine d'enfants – a été contrainte de mettre la clé sous la porte après que la mairie a supprimé sa subvention de 53 000 euros par an. Le maire de la commune gardoise a aussi voulu mettre fin aux impayés dans les cantines scolaires en signalant à la CAF, au procureur de la République et à la protection de l'enfance les parents « malhonnêtes ». À Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois a tenté de faire passer un arrêté “anti-mendicité agressive” que le tribunal administratif de Lille a suspendu. À Villers-Cotterêts, le maire a mis fin à la subvention aux syndicats.

Plusieurs maires ont aussi rechigné à se plier aux obligations en matière de logement social, au motif que ces logements ne seraient pas réservés en priorité aux citoyens français. Le parti frontiste est d’ailleurs visé par une enquête pour « provocation à la discrimination » car il avait recommandé à ses élus, dans un guide municipal, de défendre la « priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux ».

À Béziers, Robert Ménard, soutenu par le FN, avait promis que sa ville serait un « laboratoire social ». Le maire a multiplié les mesures visant les plus précaires. Il a ainsi proposé la suppression de l'étude surveillée du matin aux enfants de chômeurs. Il veut aussi convoquer les auteurs de petits délits à la mairie pour des « rappels à l'ordre », et souhaite suspendre les aides sociales municipales de ceux qui ne se plieraient pas à la procédure.

Dans les conseils régionaux, le Front national s’est souvent limité à un discours de dénonciation, plutôt que de propositions. Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les élus frontistes se sont tenus très loin des luttes des salariés de Fralib (filiale d'Unilever fabriquant les thés Lipton) et NetCacao (chocolaterie marseillaise), deux usines au bord de la fermeture en 2011. Le parti a été absent des manifestations des Fralib, qui protestaient contre la délocalisation de leur activité en Belgique. En octobre 2010, ses 24 élus au conseil régional n'ont pas non plus voté la motion de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche (lire notre article).

Au Parlement européen, loin des caméras françaises, qui se risquent rarement au-delà des séances plénières, les positions antisociales s’épanouissent plus largement encore. C’est le site Bastamag qui épingle le mieux le double discours du parti frontiste. Le 4 octobre 2016, alors qu’Alstom vient d’annoncer sa volonté de fermer son usine historique de Belfort, et que Caterpillar supprime 2 500 emplois de son usine de Charleroi en Belgique, plusieurs groupes parlementaires européens tentent de faire voter une résolution « sur la nécessité d’une politique européenne de ré-industrialisation ». Ils demandent à la Commission européenne une sérieuse réflexion sur la politique industrielle européenne, pour éviter les délocalisations vers les pays moins-disant socialement et « sécuriser les emplois industriels européens ». Dix-huit députés FN, dont Marine Le Pen, ont voté contre cette résolution, et seul Florian Philippot s’est prononcé pour. La résolution a été adoptée.

Comme le montre toujours Bastamag, ce vote du FN contre les travailleurs au niveau européen n’est en fait pas isolé. En janvier, tous les eurodéputés du parti ont voté contre la proposition de créer un socle européen des droits sociaux, censé lutter contre le dumping social. Il s’agit de formaliser un seuil minimal de droits sociaux que les États membres doivent impérativement respecter. Las, pour le parti de Marine Le Pen, la souveraineté nationale doit primer, même sur ce sujet.

Les positions sont tout aussi contradictoires concernant le libre-échange, qui est pourtant désigné comme l’ennemi numéro 1 des salariés dans le discours frontiste. En commission, ni Marine Le Pen ni son suppléant n’ont voté sur le projet d’accord de libre-échange transatlantique, le Tafta, en mai 2015. Idem en janvier 2017 au sujet de l’accord de commerce entre Europe et Canada, le Ceta. Marine Le Pen n’est allée voter contre le Ceta qu’en séance plénière.

 

  • UN PROGRAMME SOCIAL PENSÉ POUR LES PATRONS ET LES PLUS RICHES

Toutes ces vérités transparaissent largement lorsqu’on se plonge dans le programme social du FN, comme Mediapart l’a déjà fait ici, pour mieux dissiper l’illusion entretenue par Marine Le Pen et ses troupes. Car, au-delà d’une inacceptable préférence nationale, le parti des Le Pen ne préconise quasiment aucune mesure destinée à réduire les inégalités et à protéger les plus pauvres ou les plus précaires. C’est par exemple ce que soulignait fort bien cette militante proche des Insoumis sur Twitter.

Point symbolique s’il en est : le Smic. Marine Le Pen, si prompte à dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des Français, ne propose en fait pas d’augmenter le salaire minimum. « Cela entraîne une charge supplémentaire pour les entreprises, qui sont déjà dans une très grande fragilité dans notre pays », a décrété la candidate en janvier. Et alors qu’en 2012, elle assurait qu’elle revaloriserait de 200 euros net par mois tous les salaires jusqu’à 1 500 euros, grâce à une taxe de 3 % sur les produits importés en France, elle ne parle désormais plus que de « prime de pouvoir d’achat » pour « les bas revenus et les petites retraites », de « près de 80 euros par mois ». Signalons au passage que la taxe à l’importation devrait immanquablement renchérir le prix de produits achetés tous les jours par des consommateurs, et frapper plus durement les moins fortunés qui n’ont parfois pas les moyens de se payer du « made in France ».

Marine Le Pen ferme aussi les yeux sur les mutations du travail, et son programme donne en fait la priorité aux petits patrons, promettant d’« alléger la complexité administrative et fiscale », de supprimer le compte pénibilité instauré par le gouvernement socialiste pour « libérer » les entreprises, et de recentrer sur les PME et sur les start-up le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Tout comme Emmanuel Macron, elle projette d’ailleurs de transformer le CICE en allègement durable de cotisations sociales. Et tout comme lui, elle propose de permettre de sortir des 35 heures par des négociations « au niveau des branches professionnelles ». Elle veut aussi privilégier les entreprises françaises dans l’attribution de marchés publics, et lutter contre la directive sur les travailleurs détachés, en l’abrogeant. Mais elle néglige, tout comme les collectivités locales qui marchent dans ses pas avec la désormais fameuse « clause Molière », que si la France accueille bien 286 000 travailleurs détachés sur son territoire, elle est aussi le troisième pays à en envoyer partout en Europe : 120 000 Français travaillent sous ce statut sur tout le continent.

Le Pen annonce encore sa volonté de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure permettant à certains salariés de gagner plus, mais bloquant l’accès au marché du travail à de nombreux autres demandeurs d’emploi, et surtout par définition inégalitaire, puisqu’elle ne bénéficie qu’à la moitié des foyers français les plus riches, ceux qui payent l’impôt sur le revenu (les autres inconvénients de cette mesure sont listés ici par Libération).

 

Le cas des heures supplémentaires n’est pas isolé. Le programme du FN est en fait en bonne partie dirigé vers les plus aisés, et non les précaires que Marine Le Pen drague ouvertement. C’est particulièrement clair pour les mesures fiscales. Ainsi, s’il prévoit bien une baisse générale de 10 % de l’impôt sur le revenu pour tous les Français gagnant jusqu’à 6 000 euros par mois, le programme ne propose pas de hausse d’impôt pour les plus riches, bien au contraire.

Le FN projette par exemple de « rétablir la demi-part des veuves et veufs ». La suppression de cette demi-part en 2008 – mesure qui avait pris son plein effet en 2013 – avait été vivement ressentie par les ménages les plus faibles. Mais depuis, le gouvernement a fait adopter un dispositif d’exonération permanent pour les revenus inférieurs à 13 553 euros. Autrement dit, le FN semble vouloir faire baisser la part d’impôt des revenus de la classe moyenne, mais aussi au-delà, puisqu’il n’annonce pas de plafond à cette mesure. En annonçant qu’il envisage de « rehausser progressivement le plafond du quotient familial », il poursuit dans la même logique, car le quotient familial bénéficie d’autant plus à un foyer fiscal que ses revenus sont importants.

La dernière mesure annoncée est quant à elle directement pensée pour les plus riches : limiter fortement le montant des impôts sur les successions, en permettant de transmettre à ses descendants, sans taxation aucune, jusqu’à 100 000 euros tous les cinq ans (au lieu de quinze ans actuellement). Le tout peut-être au nom de la « solidarité intergénérationnelle », mais certainement pas de la justice fiscale.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 13:23
Un premier mai de mobilisation et de résistance - éditorial d'Ismaël Dupont pour le "Viaduc", programme de la fête du 1er Mai du Parti Communiste, distribué entre le 23 avril et le 1er mai

Un premier mai de mobilisation et de résistance!

La gueule de bois le lendemain du 23 avril ! En opposant l'un des candidats ultra-libéraux que s'étaient choisis la bourgeoisie et les milieux financiers, Emmanuel Macron, l'inspirateur de la politique économique de Hollande, à la candidate de l'extrême-droite, Marine Le Pen, le second tour de l'élection présidentielle porte de très grands dangers pour notre pays.

En même temps, le score réalisé par Jean-Luc Mélenchon (avec notamment 20,8 % sur la circonscription de Morlaix et 25,86 % à Morlaix), candidat soutenu activement par le Parti Communiste, a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle. Même si la gauche, toutes tendances confondues, est à un niveau très bas (27%), conséquence du désastre qu'a été selon nous le quinquennat Hollande, plus de 7 millions d'électeurs ont fait le choix d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. C'est un point d'appui important. Dans les municipalités communistes, le score moyen de Jean-Luc Mélenchon est de 30 %, 10 points au-dessus de la moyenne nationale. Il faut aujourd'hui faire face aux dangers qui se présentent devant nous en nous appuyant sur ces idées et sur ces forces de résistance au libéralisme, à l'austérité, et aux projets xénophobes et réactionnaires.

Les militants et élus du Parti Communiste sont sans cesse sur le pont et dans la lutte pour défendre les services publics (l'hôpital, la Poste, le rail, les maisons de retraite, les écoles), les solidarités, les précaires et les salariés, les droits des citoyens à la consultation sur les affaires qui les concernent.

Dans ce contexte plus inquiétant que jamais il nous faut être mobilisés le 1er mai, à l'occasion du rassemblement syndical à 11h place des Otages, et de la 53e fête du Viaduc, la fête du Parti Communiste et du peuple de gauche, place Allende à Morlaix, à partir de 12h15.

Nous dirons notre résolution à combattre avec la plus grande fermeté la politique de casse sociale que mènera Macron s'il est élu (suppression de 120 000 postes de fonctionnaires,  aggravation de l'austérité, fragilisation des services publics et de la Sécurité sociale, poursuite des cadeaux au patronat et aux riches, via la suppression de l'ISF notamment, accélération de la remise en cause du droit du travail).

Mais nous opposerons un refus catégorique et viscéral à de nouveaux progrès du Front National, dont rien ne permet de penser a priori qu'il n'a aucune chance de l'emporter au second tour des présidentielles, et qui, de toute façon, se servirait d'un bon score pour réussir ses législatives en faisant élire des dizaines de députés d'extrême-droite et en se positionnant comme première force d'opposition.

Nous refusons de banaliser la présence à l'Assemblée Nationale, à la tête des mairies, dans plusieurs régions et départements, d'un parti d'extrême-droite raciste et xénophobe, constituant un grave danger pour notre démocratie, les principes de notre République, notre lien social et humain.

L'extrême-droite incarne ce qu'ont toujours combattu les communistes qui savent à leurs dépens combien il en coûte pour les libertés démocratiques et les opposants de leur confier les rênes du pouvoir. Cette présence du Front National au second tour des présidentielles vient de loin et a des causes multiples, en premier lieu la permanence du chômage, de la précarité, les politiques libérales et de désindustrialisation et les déceptions amères par rapport aux politiques menées ces dernières décennies. On ne saurait pour autant s'en accommoder comme si le Front National était un parti démocratique comme un autre.

Car ce n'est pas le cas! 

Le FN, ce parti héritier de l'extrême-droite fasciste, quelles que soient les motivations diverses de ses électeurs, porte dans son histoire et le discours de ses dirigeants, les germes de la haine, de la division, de la discrimination, de l'autoritarisme, de menaces mortelles pour nos libertés, l'égalité des droits, la fraternité entre les citoyens français.

La meilleure réponse, c'est de battre largement Marine Le Pen, et, dans la foulée, d'élire à l'assemblée des députés vraiment de gauche pour vous défendre en combattant fermement et sans la moindre ambiguïté la politique d'Emmanuel Macron dont nul n'ignore le projet destructeur. 

Pour cela, le rassemblement de la gauche anti-libérale et de transformation sociale, de la gauche qui a voté Mélenchon, Hamon, est souhaitable, et nous le défendons depuis des mois.

Mais quoiqu'il en soit de l'issue de nos efforts de rassemblement, nous saurons nous appuyer sur le bilan de nos élus sincères et combatifs, proches des gens et du terrain, constants dans leurs engagements, des élus du PCF et du Front de Gauche qui à l'instar de Laurence Cohen, sénatrice communiste, responsable égalité Femmes-Hommes du Parti Communiste, présente à notre fête du 1er mai aux côtés des candidats PCF-Front de Gauche aux législatives, Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, ont porté jusqu'au bout au Parlement une réplique forte aux projets de loi et aux coups de force du gouvernement, et l'exigence d'une politique au service de l'Humain plutôt que de la finance.

Parce que nous avons l'Humain au coeur, nous continuerons sans nous décourager aux cotés des citoyens, et quoiqu'il arrive, notre combat au service de la dignité humaine, de l'égalité des droits, et de la justice sociale.  

Ismaël Dupont, le mercredi 26 avril 2017 

 

Ismaël Dupont prenant la parole lors de la mobilisation contre la loi El Khomri au mois de juin dernier

Ismaël Dupont prenant la parole lors de la mobilisation contre la loi El Khomri au mois de juin dernier

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:05
Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix le 28 février

Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix le 28 février

Rassemblement de soutien aux personnels de l'hôpital de Morlaix et de défense de l'hôpital public le 27 avril (communiqué du Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix)
Les syndicats  CFDT, CGT et SUD de l'hôpital de Morlaix organisent une action le jeudi 27 avril à 14 h 30 devant le bâtiment administratif de l'hôpital de Morlaix.
 
Le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix appelle à participer à cette action.
 
Vous trouverez le communiqué adressé à la presse locale.

Roger Héré

 

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Communiqué

Par lettre du 9 avril adressée à la direction de l’hôpital de Morlaix, le comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix a fait part de ses inquiétudes face à l’annonce de la fermeture d’une cinquantaine de lits programmée pour la période estivale.

Malheureusement, période estivale ou pas, la maladie, elle, ne prend pas de vacances.

Dans ces conditions nous nous interrogeons sur le sort des patients durant cette période, et sur les conséquences de la situation qui pourrait conduire, dans certains cas, à leur mise en danger.

De son côté, pour ces mêmes raisons et face au manque criant d’effectifs hospitaliers pour assurer la continuité du service public, les syndicats CGT, CFDT et SUD du CHPM de Morlaix organisent une action le jeudi 27 avril.

Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix soutient pleinement l'initiative des syndicats, et appelle en conséquence les usagers et la population à soutenir et à participer massivement à cette action le jeudi 27 avril à 14 h 30 devant le bâtiment administratif de l’hôpital de Morlaix.

 

Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix: lettre ouverte de Martine Carn à la directrice de l'hôpital de Morlaix

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:51
L'hôpital de Morlaix symboliquement enterré, jeudi 27 avril (Ouest-France, 26 avril)

Une manifestation "symbolique" comme un "enterrement". Jeudi, à 14h30, élus, usagers, soignants formeront un cortège à l'appel des syndicats CFDT, Sud et CGT. Un nouveau rassemblement après des mois de mobilisation.

"Nous serons de noirs vêtus, ou de couleurs sombres, nous porterons symboliquement le cercueil de notre hôpital qui se meurt sous la contrainte budgétaire" indique Stéphanie Primel (CFDT), porte-parole de l'action commune.

Le personnel soignant estime l'offre de soin et les agents en danger. "Avec 58 équivalents temps plein perdus depuis deux ans, nous sommes au bout du rendu qu'on a pu faire". Les syndicats dénoncent l'absence de dialogue social avec la direction: "Les mesures nous frappent de plein fouet. La dernière concerne les fermetures de lit en cardiologie, chirurgie, hospitalisation de courte durée et soins de suite pour la période estivale. Soit 55 lits". Des mesures qui s'ajoutent à celles déjà dénoncées...

Les syndicats ont demandé à rencontrer Agnès Le Brun, maire de Morlaix (et présidente du Conseil de surveillance de l'Hôpital).

Jeudi 27 avril, départ à 14h30 devant l'hôpital, pour arriver devant la mairie.    

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:49
Des participants du collectif transport Morlaix-Sud et des militants communistes défendant une gestion publique des transports à Morlaix-Co étaient présents nombreux en début de Conseil, avant de partir, dégoûtés par le verrouillage du débat démocratique sur la gestion des transports et par l'organisation du renouvellement automatique de la DSP (photo Sophie Prévost, Télégramme). Des militants de Morlaix-Libertés et du collectif des Utopistes défendant l'accueil des réfugiés et des migrants étaient aussi présents.

Des participants du collectif transport Morlaix-Sud et des militants communistes défendant une gestion publique des transports à Morlaix-Co étaient présents nombreux en début de Conseil, avant de partir, dégoûtés par le verrouillage du débat démocratique sur la gestion des transports et par l'organisation du renouvellement automatique de la DSP (photo Sophie Prévost, Télégramme). Des militants de Morlaix-Libertés et du collectif des Utopistes défendant l'accueil des réfugiés et des migrants étaient aussi présents.

Le collectif transport Morlaix-Sud s'était déplacé en nombre pour assister au conseil communautaire et entendre un débat autour du futur mode de gestion des transports publics, lundi soir. Les trente personnes en sont ressorties, déçues, au bout de dix minutes. 

Le groupe était rassemblé à l'extérieur de la Chambre de commerce, avant le début de la réunion, lundi. Venus des communes de Plougonven, Plourin-lès-Morlaix ou Le Cloître-Saint-Thégonnec, ces membres du collectif transport Morlaix-Sud réclament toujours de meilleurs dessertes sur leur secteur, ainsi qu'un rendez-vous avec le président Jean-Luc Fichet. Parmi eux, l'élu du Front de Gauche Ismaël Dupont : « À trois mois de l'expiration des contrats de Délégation de service public (DSP) avec Kéolis pour les transports en commun, rien n'est fait, selon nous, pour informer et consulter la population sur ce choix très important, qui va nous lier pour sept ans », résume le Morlaisien, acquis de longue date à la cause d'une gestion en régie publique.

Réunion le 15 mai


Autant dire que les explications de l'élue plouganiste Nathalie Bernard, qui a pris la parole en tout début de séance sur ce point, étaient très attendues. « Une première présentation d'une étude comparative sur les différents modes de gestion a déjà été donnée en conseil public le 18 avril 2016. La démarche a également été expliquée en conseil des maires le 10 avril, ainsi qu'en commission environnement le 13 avril. Et au vu de la demande, une nouvelle réunion ouverte sera encore programmée pour les élus, le lundi 15 mai, avant le vote définitif, fin mai », a détaillé la vice-présidente.

« On se tiendra au déroulé »


Pour Ismaël Dupont, le délai est trop court : « Les contrats expirent en juillet. Est-on en mesure de construire une régie publique ou une Société publique locale (SPL) d'ici là ? Ou sinon, est-il possible de reconduire pour un an les contrats de DSP en cours, pour que les élus aient un vrai choix ? » « On a déjà reconduit deux fois, on ne peut plus le faire. Un déroulé a été mis en place, on va s'y tenir », a tranché le président Fichet. Mettant un terme à ce point de l'ordre du jour, et vidant du même coup la salle de ses spectateurs. « Les citoyens du territoire sont-ils méprisables à ce point ? », s'est redemandé le collectif, dans un communiqué, hier.

Jusqu'à fin 2018 pour l'eau


Avant-dernier point évoqué, deux heures trente plus tard, le futur mode de gestion de l'eau et de l'assainissement a permis, lui, davantage d'échanges. Les élus ont jusqu'à fin 2018 pour choisir. Mais le chantier, de taille, vise à harmoniser 44 contrats différents, sur tout le territoire ! « Et plusieurs d'entre eux arrivent à échéance avant l'étude finale. La collectivité mettra en place un système de régie temporaire, dans chacun de ces cas », a réexpliqué le président. Ismaël Dupont, mais aussi Solange Creignou à Saint-Thégonnec-Loc-Éguiner ou Jean-Paul Vermot à Morlaix, y voient « une belle opportunité de créer un grand service public de l'eau ». Pour Gwénolé Guyomarc'h à Locquirec, Yvon Hervé à Sainte-Sève ou Alain Tigréat à Morlaix, il y a lieu, à l'inverse, d'être prudents, « et d'étudier toutes les solutions, sans choisir trop rapidement et par idéologie le système de régie ».
 

En complément: 

10.000 € de loyers pris en charge pour les Utopistes. 

Jean-Luc Fichet l'a annoncé en toute fin de séance, devant les quatre personnes du collectif des Utopistes, qui assistent à chaque conseil communautaire depuis le début de l'année. « On peut croire qu'il ne se passe rien, mais je leur ai bien fait une proposition. Je confirme ce soir que nous aiderons le paiement des loyers, pour la salle recherchée par le collectif, à hauteur de 10.000 € et pour un an ». Reste à trouver des locaux de stockage corrects, de 200 m² minimum. « On a consulté les maires et on attend. Ce n'est effectivement pas le plus évident ». 

Un nouveau panneau touristique pour Morlaix sur la RN 12 ? C'est l'élu morlaisienne Christiane Léon, qui a soulevé la question : « Pourquoi n'aurait-on pas un panneau " Morlaix ville d'art et d'histoire " un peu plus visible, en bord de RN 12 ? Cela manque à notre visibilité ! » Vice-président au tourisme, le maire de Plouezoc'h, Yves Moysan, acquiesce : « On milite pour, une demande a été faite auprès de l'État dans ce sens. Les discussions se poursuivent et nous amènent également à échanger avec le conseil départemental. Nous espérons pouvoir aboutir avant l'année prochaine, même si les réglementations sont, on le sait, de plus en plus complexes ». 

Aide aux réfugiés. Morlaix communauté a accepté, à la demande de la Ligue des droits de l'homme, de prendre en charge dans son budget trois nuits d'hébergement à l'auberge de jeunesse (354,60 €). Il s'agissait de financer l'accueil d'une famille de réfugiés albanais, les 2, 3 et 4 septembre 2016. Ismaël Dupont rappelle à cette occasion que, « face à une urgence humanitaire lourde, il serait utile de pouvoir accueillir un Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) sur le territoire morlaisien. Il est dommage qu'on en soit réduit à faire appel aux bonnes volontés d'associations ou de particuliers ». Jean-Luc Fichet indique avoir remonté la demande au préfet du Finistère, sans réponse pour l'instant.

 

Les subventions: 

Jeunes en TTTrans.
Le dispositif a obtenu 16.000 €, dans le cadre d'un contrat de collaboration avec l'École des hautes études en santé publique (Ehesp). 

CIDFF. 7.300 € sont accordés au Centre national d'information sur les droits des femmes qui mène des séances de prévention des comportements violents dans les collèges et lycées. 

SESAM. Le service de soutien et d'accompagnement mutuels (SESAM) obtient 4.800 € pour le Point accueil écoute jeunes (PAEJ), qui soutient et accompagne les jeunes de 12 à 25 ans. 

Culture. 
Cinétoile : basée à Carantec, l'association Cinétoile, qui gère le cinéma, obtient cette année une subvention de fonctionnement de 3.000 €. 
Enseignement musical : le Patio obtient cette année 193.241 € pour son fonctionnement, Ti an Oll à Plourin-lès-Morlaix 5.950 €, Lez'Arts Joyeux à Taulé 4.200 €, l'association artistique de Carantec 6.250 €, Crescen'do à Saint-Jean-du-Doigt-Plougasnou 6.250 €. 
Baie des livres : l'association est créditée d'une subvention de 4.000 € pour l'organisation du salon du livre jeunesse et de 1.500 € pour son projet de résidence d'auteur. La Salamandre
: le cinéma d'art et essai morlaisien obtient une subvention de fonctionnement de 15.000 €. Le LIEU, à Plougasnou, 5.000 € et les Moyens du Bord, 16.000 €. Le pôle culturel du Roudour : 25.000 € de subvention de fonctionnement. Théâtre de la Corniche : 6.000 € pour ses actions de création, de diffusion et de formation dans le domaine du spectacle vivant. Théâtre de l'Entresort : 5.000 €, avec notamment le soutien à l'atelier Catalyse. Ti an Oll, la Charrette aux Merveilles : 3.500 € pour l'organisation du festival de contes. Panoramas : l'association Wart obtient 44.000 € au titre du fonctionnement et 10.000 € pour sa programmation annuelle. Petit patrimoine non-classé : 1.767 € pour la restauration et la valorisation du lavoir de Len Vras, à Pleyber-Christ. 

Programmation HLM 2017. Pour l'année 2017, huit opérations sont inscrites, pour réhabiliter 71 logements, sur six communes. Les subventions accordées aux organismes sont calculées sur la base d'un taux de 7,5 % du montant des travaux, avec un maximum de 2.250 € par logement.

 À fer et à flots. L'association bénéficie de 4.000 € de subvention cette année.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:15
Conseil de Communauté du 24 avril 2017 (photo Pierre-Yvon Boisnard) - Ouest-France n'avait pas de photo sur le journal papier

Conseil de Communauté du 24 avril 2017 (photo Pierre-Yvon Boisnard) - Ouest-France n'avait pas de photo sur le journal papier

Vers un service public de l'eau sur le territoire? 

Après avoir pris la compétence eau et assainissement, le conseil d'agglo réfléchit au futur mode de gestion. Qui pourrait être une régie publique. Réponse, l'année prochaine. 

Pourquoi? Comment? 

Qu'est-ce qui a changé pour l'eau et l'assainissement? 

Depuis le 1er janvier, Morlaix Communauté a la compétence eau et assainissement pour le compte de 44 structures (19 en eau potable et 25 en assainissement collectif). Certaines sont en gestion directe, d'autres déléguée (Suez, Nantaise des eaux, Véolia...). La communauté d'agglo souhaite uniformiser tout ça, dans un souci "d'exploitation durable, écologiquement tolérable, économiquement efficace et socialement équitable", souligne Guy Pennec, vice-président compétent en la matière. Entre 2020 et 2028, un tarif unique de l'eau pour l'ensemble des administrés des 27 communes de Morlaix communauté doit progressivement être appliqué.

Que propose Morlaix Communauté?

Les contrats des différentes structures arrivent à échéance, mais pas en même temps. Au 31 décembre 2019, ce sera le cas pour 34 des 44 services d'eau. Un nouveau mode de gestion doit donc être décidé à cette date, avec un vote en 2018. D'ici là, les contrats s'achevant (ce sera le cas, en 2017, pour l'ex syndicat Pen ar Stang - Plougonven, Plouigneau et Plourin- et Plouégat-Moysan pour l'eau; Lanmeur et Guimaëc pour l'assainissement) passeront en gestion directe. Une expérimentation en quelque sorte avant de décider si, à terme, "le territoire passe en gestion directe l'ensemble des services, ou bien, si c'est trop lourd, et qu'on opte plutôt pour une société publique locale (SPL) ou une délégation de service public (DSP)" explique Jean-Luc Fichet, président. Le conseil a validé la mise en place d'études.

Comment réagissent les élus? 

Ils sont plusieurs à souhaiter, selon les mots de Solange Creignou, maire de Saint-Thégonnec, "un grand service public de l'eau et de l'assainissement". Car selon l'élue, "on pourrait garder la maîtrise de la ressource, des réseaux et du choix de la tarification, permettant par exemple d'instaurer un tarif social". Pour Ismaël Dupont (Morlaix, Front de gauche), cela permettrait aussi "de refuser l'opacité des grands groupes". A Morlaix toujours, Bernard Guilcher et Georges Auregan, adjoints, doutent. "Avec la DSP, le Sivom a pu baisser d'un euro le m3", dit le premier. "Nous sommes le service le moins cher de la communauté" abonde le second.

Transport public: des citoyens demandent un débat

Lors du conseil communautaire de lundi, une communication devait être faite sur le futur mode de gestion du réseau de transport (la délégation de service public prendra fin cet été). Il s'agissait en fait d'annoncer une prochaine réunion entre élus sur le sujet. Ismaël Dupont (Front de Gauche), qui plaide pour une gestion directe, a demandé que le débat se tienne dans l'enceinte du conseil, "avec un aller retour en conseil municipal avant le vote". Le débat a ensuite été clos. Dans la foulée, les membres du collectif transport Morlaix sud, qui réclament une meilleure desserte, ont quitté la salle. Hier, ils se disaient "stupéfaits: aucune information sérieuse, puis un refus de laisser la parole aux élus pour débattre". Ils déplorent aussi "un report du rendez-vous prévu avec le président, sans nouvelle date proposée. Les citoyens sont-ils méprisables à ce point? ".

Utopistes 

Ils sont présents à chaque conseil, avec leurs pancartes, pour réclamer un local afin de stocker les objets collectés pour les réfugiés et mettre en place une friperie. "Mais il ne faudrait pas croire que rien ne bouge", remarque, dans un sourire, Jean-Luc Fichet. Morlaix communauté a accepté de "supporter la location, à hauteur de 10 000€ la première année". Reste à trouver le local avec vitrine de 200 m2". 

Delphine Van Hauwaert, Ouest-France - mercredi 26 avril 2017   

  

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:00
Conseil de communauté du 24 avril

Conseil de communauté du 24 avril

Ismaël Dupont: intervention pour une régie publique de l'eau (distribution et assainissement). Jean-Paul Vermot, Guy Pennec et Solange Creignou ont argumenté avec force dans le même sens.

Ismaël Dupont: intervention pour une régie publique de l'eau (distribution et assainissement). Jean-Paul Vermot, Guy Pennec et Solange Creignou ont argumenté avec force dans le même sens.

Jean-Paul Vermot au micro

Jean-Paul Vermot au micro

intervention de Marlène Tilly sur le logement

intervention de Marlène Tilly sur le logement

les élus consultent la brochure de bilan 2016 de la Maison du Tourisme

les élus consultent la brochure de bilan 2016 de la Maison du Tourisme

intervention de Yves Moisan sur le bilan de la maison du tourisme

intervention de Yves Moisan sur le bilan de la maison du tourisme

des citoyens, membres du collectif eau publique Morlaix-Saint-Martin des Champs (Jean-Pierre Cloarec, élu Coopérative Citoyenne à Morlaix, et Claude Craignic) et des Utopistes sont restés assister jusqu'au bout au conseil

des citoyens, membres du collectif eau publique Morlaix-Saint-Martin des Champs (Jean-Pierre Cloarec, élu Coopérative Citoyenne à Morlaix, et Claude Craignic) et des Utopistes sont restés assister jusqu'au bout au conseil

Gwénolé Guyomarc'h (maire de Locquirec) et Bernard Guilcher (premier adjoint au maire) ne veulent pas s'engager dès maintenant dans la construction d'une gestion publique de l'eau, le second étant même ouvertement favorable à une DSP

Gwénolé Guyomarc'h (maire de Locquirec) et Bernard Guilcher (premier adjoint au maire) ne veulent pas s'engager dès maintenant dans la construction d'une gestion publique de l'eau, le second étant même ouvertement favorable à une DSP

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 24 avril:photos de Pierre-Yvon Boisnard
Solange Creignou (maire de St Thégonnec) a fortement défendu la Régie publique de l'eau et de l'assainissement

Solange Creignou (maire de St Thégonnec) a fortement défendu la Régie publique de l'eau et de l'assainissement

Marc Madec au micro

Marc Madec au micro

Jean-Guy Guéguen, maire de Carantec, au micro

Jean-Guy Guéguen, maire de Carantec, au micro

Thierry Piriou (vice-président à l'économie), Jean-Luc Fichet (président de Morlaix-Communauté) et Françoise Raoult (vice-présidente Culture)

Thierry Piriou (vice-président à l'économie), Jean-Luc Fichet (président de Morlaix-Communauté) et Françoise Raoult (vice-présidente Culture)

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 20:09

Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Déclaration de la Commission exécutive confédérale
mardi 25 avril 2017

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires. 
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 25 avril 2017

Faire barrage à l'extrême-droite et lutter pour le progrès social et la démocratie (déclaration de la CGT)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:55
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
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