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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 19:11
La Fédération PCF du Finistère se joint à l'appel de AFPS Cornouaille pour exiger la libération de Salah Hamouri. Rassemblement le Jeudi 14 septembre à Quimper

La Fédération PCF du Finistère se joint à l'appel de AFPS Cornouaille pour exiger la libération de Salah Hamouri. 

 

ci-dessous l'appel d'Yves Jardin pour l'AFPS Cornouaille 

 

 

Le groupe du Pays de Cornouaille de l'AFPS appelle à un rassemblement, auquel nous voulons donner une portée départementale, ce jeudi 14 septembre, à 18 h, Place de la Résistance à Quimper, pour exiger la libération de notre compatriote Salah Hamouri , ainsi que de tous les prisonniers politiques palestiniens.

 

 

 

Aux associations de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine: AJPF, CEMEA, CCFD-Terre Solidaire,CIMADE, LDH, MRAP, Mouvement de la Paix, Ritimo.

Aux associations et organisations membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens:AL, ATTAC, AJPF, ARAC, CGT, EELV, FSU, Mouvement de la Paix, LDH, MRAP, NPA, PCF, Solidaires
Aux associations ou organisations: ACAT, ATCM (Association des Travailleurs et Commerçants Marocains), 4ACG, CNT, Ensemble, Peuples solidaires,UDB 
 
 
Bonjour,
 
Vous avez pu suivre, avec les messages que je vous ai envoyés, la situation de Salah Hamouri. Il a été condamné avant-hier 5 septembre à trois mois de prison, par le tribunal d’instance de Jérusalem, au lieu de la libération sous conditions décidée le 29 août dernier, jugement remis en cause par l’émission par le gouvernement israélien (en fait par la volonté du ministère de la Défense, et surtout de son ministre de la défense, Avigdor Liberman, dirigeant d’un parti d’extrême-droite) d’un ordre de détention administrative, sans inculpation, ni jugement, d’une durée de six mois, indéfiniment renouvelable, et ce sur des "preuves secrètes ».
La peine de trois mois de prison est en fait la réimposition, totalement injuste et arbitraire, de la partie de la condamnation à 7 ans qui n’a pas été purgée par Salah, libéré avec trois mois d’avance le 18 décembre 2011 dans le cadre d’une échange de prisonniers palestiniens et du soldat israélien (franco-israélien en fait) Gilad Shalit; en outre cette libération anticipée avait été faite avec l’accord du gouvernement français de l’époque qui avait demandé que Salah soit libéré dans l’échange de prisonniers. Mais le gouvernement israélien (en fait le ministre de la Défense), ne trouvant pas la peine prononcée avant-hier assez dure, le procureur a fait appel, et une nouvelle audience est prévue le 12 septembre prochain (mardi).Evidemment l’on ne peut dire ce qui sortira de cette audience, mais il est à craindre que l’ordre de détention administrative de six mois ne soit entériné. En outre, l’on ne connaît toujours pas le motif de l’arrestation de Salah, le 23 août dernier, trois jours après avoir passé son examen d’admission au barreau des avocats palestiniens.  Quelle que soit la décision, Salah Hamouri ne sera sans doute pas libéré, à partir de cette date. En outre le gouvernement français ne se montre pas particulièrement actif (c’est le moins que l’on puisse dire) pour demander que Salah, citoyen français et palestinien, soit libéré.
 
C’est pourquoi, au lieu du piquet de la solidarité avec le peuple palestinien qui devait avoir lieu le jeudi 14 septembre à 17 h 30, le groupe du Pays de Cornouaille de l'AFPS appelle à un rassemblement, auquel nous voulons donner une portée départementale, ce jeudi 14 septembre, à 18 h, Place de la Résistance à Quimper, pour exiger la libération de notre compatriote Salah Hamouri , ainsi que de tous les prisonniers politiques palestiniens. Un rendez-vous sera également demandé au préfet du Finistère.

 

Une conférence de presse aura lieu lundi prochain, 11 septembre, à 11h, au Bar « Au Gavarnie »,Quai de l’Odet à Quimper. Toutes les associations et organisations qui appellent au rassemblement y sont bien sûr invitées.

 
Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 MORLAIX

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 MORLAIX

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 19:08
Appel commun de la CGT et du Mouvement de la paix aux marches pour la Paix du 23 septembre

Depuis plusieurs années, la CGT et le Mouvement de la paix participent conjointement à des initiatives dans le cadre de la promotion de la journée internationale de la paix.

Ceux qui dirigent le monde nous conduisent à un accroissement insupportable des inégalités entre les peuples. Cette situation, qui plonge plus d'un milliard d'habitants de la planète dans l'extrême pauvreté, est un facteur majeur d'insécurité sociale, de violences et de conflits armés…

C'est sur la pauvreté notamment que prospère le terrorisme. Ni rejet de l'autre, ni politique sécuritaire ou surenchère militaire ne peuvent constituer une solution. Le 13 avril 2016, nos organisations ont exprimé le souhait que « Le gouvernement français assure la promotion de la Journée internationale de la paix et la mise en oeuvre des résolutions des Nations unies pour la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence ». Nous avons insisté « pour que la France prenne des initiatives marquantes (…) afin de relancer les négociations internationales pour la mise en oeuvre d’un désarmement nucléaire négocié » et rappelé que l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T) stipule dans son préambule « qu’une paix durable ne peut se construire qu’à travers la justice sociale ».

En 2000, les résolutions de l’assemblée générale des Nations Unies (A/RES/52/13 et A/53/243) appelaient « préserver les générations futures du fléau de la guerre exige une transition vers une culture de la paix afin de prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes pour résoudre les problèmes grâce au dialogue et à la négociation » L'adoption par les Nations Unies, le 7 juillet 2017, d'un traité d’interdiction des armes nucléaires est un succès historique pour les peuples. Il est soumis à ratification dès le 2O septembre 2017. La conférence mondiale, contre les bombes A et H qui s’est tenue à Hiroshima en Aout 2017, appelle à la réussite d’une vague mondiale de mobilisation pour la paix du 20 au 26 septembre. L'actualité internationale souligne l’urgence d’une mobilisation populaire pour la paix ! Les marches pour la Paix seront un moment essentiel pour exiger de la France qu'elle :
- Ratifie et signe le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires de l’ONU.
- Renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB
- Se retire de l’OTAN
- S’engage résolument à construire une politique de paix et de prévention des conflits en application de la Charte des Nations Unies et des résolutions de l’ONU pour une culture de la paix. Le Mouvement de la paix et la CGT sont cosignataires, avec plus de 100 autres organisations, de l’appel national à marcher pour la paix, le samedi 23 septembre 2017. A travers les marches qui seront organisées partout en France, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs de paix, de fraternité, de justice, de solidarité, de démocratie, de liberté. CGT /Mouvement de la Paix. Montreuil le 6 septembre 2017.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:59
Macron, la SNCF et l’impunité démocratique - par Laurent Mauduit (7 septembre 2017, Médiapart)
Macron, la SNCF et l’impunité démocratique
 PAR 

Emmanuel Macron annonce une réforme explosive de la SNCF et du statut des cheminots. Alors que les ordonnances viennent à peine d'être dévoilées, ainsi qu'une pluie d'autres mesures controversées, le chef de l’État, comme enfermé dans une bulle, avance à marche forcée sans se soucier de ce que le pays souhaite ou peut accepter.

 

Emmanuel Macron use décidément d’une méthode singulière pour annoncer ses réformes. Alors que sous d’autres majorités, les projets essentiels touchant à la politique économique et sociale ont souvent été longuement débattus – au risque parfois de s’enliser –, lui avance constamment à la hussarde. Comme si seules ses propres convictions comptaient et que l’État n’avait nul besoin de prendre le temps d’établir ce que Michel Rocard, en d’autres temps, appelait « un diagnostic partagé », ni de confronter ses intuitions à celles des autres acteurs de la vie de la Cité.

La réforme de la SNCF qui se dessine est la dernière illustration en date de cette conception monarchique dans laquelle s’insère depuis le début du quinquennat l’action publique : usant du pouvoir exorbitant que lui confèrent les institutions antidémocratiques de la Ve République, Emmanuel Macron a une opinion sur tout, décide de tout, et veut que les choses aillent vite. L’avenir de cette entreprise publique – qui est (ou était ?) un grand service public – est visiblement déjà scellé. Dans son esprit et donc dans les faits. Puisque tel est son bon plaisir…

C’est d’abord d’une manière pour le moins cavalière que cette réforme très importante – pour les cheminots, comme pour les usagers du service public – a été annoncée : au terme de ce qui est visiblement une opération de communication soigneusement préparée, le journal Le Monde a obtenu le verbatim des propos que le chef de l’État a tenus le 1er juillet dernier, alors qu’il était à bord d’un TGV pour l’inauguration de la ligne à très grande vitesse Le Mans-Rennes, propos qui ont été par la suite publiés par la direction de l’entreprise dans le magazine interne de la SNCF, Les Infos Le Mag.

L’opération de communication est même grossièrement menée, puisque le quotidien tient un récit qui confine à l’extase : « Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, aurait été ébahi par l’approche de M. Macron – mélange de courtoisie accessible et de propos sans fard – qui a laissé les salariés médusés, racontent les témoins de cet échange », peut-on ainsi lire, en amorce de l’article. Voici sans doute le type de journalisme qu’apprécie Emmanuel Macron, lui qui ne rate jamais une occasion de montrer son agacement contre la presse…

Ce préambule étant fait, Le Monde livre les propos du chef de l’État face à différents interlocuteurs rencontrés lors de ce voyage inaugural. « Pour être franc, je pense que le modèle sur lequel on a vécu, le mythe de la SNCF, n’est pas celui sur lequel on construira la SNCF du XXIsiècle », a-t-il ainsi répondu à un salarié du Technicentre Atlantique de Châtillon (Hauts-de-Seine), qui l’interrogeait sur l’avenir du groupe public. « Votre défi sera de ne pas rester sur la protection du passé (…). Le vrai défi sera de dire : si vous voulez défendre votre entreprise, il faut la réinventer. »

Mais la réinventer comment ? Emmanuel Macron a clairement fait comprendre que cela passerait par une réforme du statut des cheminots et par une remise en cause du régime spécial dont ils profitent. « Vous protéger, ce n’est pas protéger votre statut ou le job d’hier, c’est vous protéger en tant qu’individu, pour aller vers le job de demain (…). Soyons clairs, si nous ne réglons pas ce problème, ce sont vos enfants qui paieront. C’est injuste. »

Dans la tête d’Emmanuel Macron, dès le 1er juillet, tout était donc déjà calé. Les contours de la réforme de la SNCF, mais aussi son calendrier. « Je souhaite que l’on puisse avoir au premier semestre 2018 une loi-cadre qui donne le top départ de cette réforme, par exemple au 1er juillet 2018 ou début 2019. (…) Ceux qui étaient à cinq ans de la retraite ne sont pas touchés, les autres ont des droits acquis dans un régime et à partir de ce jour-là basculent vers un régime unique où un euro cotisé donne lieu aux mêmes droits. »

La réforme pourrait-elle même être encore plus explosive ? Surfant sur les directives de l’Union européenne, qui a fixé les dates limites pour l'ouverture à la concurrence à fin 2019 pour les lignes régionales et à fin 2021 pour les lignes à grande vitesse, le chef de l’État imaginerait-il même que la SNCF aille jusqu’au bout de la logique de privatisation rampante dans laquelle elle est entrée depuis de longues années ? Ce n’est pas dit explicitement, mais c’est à tout le moins suggéré :

« Je pense que si SNCF, avec toute la force que vous représentez, sait s’adapter, elle sera le champion de la concurrence, a plaidé M. Macron. La concurrence va aider les évolutions qui sont déjà en cours. (…) Est-ce que ça veut dire qu’il n’y aura plus de SNCF, que les agents n’auront plus leur place ? Pas du tout. Mais SNCF sera un acteur des mobilités plurielles, beaucoup plus numérisées où les agents auront des missions plus variées (…). Demain, j’attends de SNCF qu’il soit un opérateur intégré qui dira : je sais vous emmener en train puis en car, puis vous louer un taxi ou une solution de covoiturage ou de vélo en ville, etc. Beaucoup ont encore le sentiment, parce que c’est notre imaginaire collectif, que la fierté de SNCF, c’est d’avoir de beaux trains, de belles gares et des infrastructures. Ce n’est pas vrai. Ce sont les voyageurs, les chargeurs, les données les concernant qui ont de la valeur dans cette entreprise. »

À la lecture de ces propos, on pourrait s’en amuser. Finie la SNCF, acteur historique du service public à la française ! Vive SNCF, « acteur des mobilités plurielles ». Mais derrière ces jongleries sémantiques, on devine bien que c’est un projet lourd de conséquences qui se profile…

Le propos présidentiel est donc inquiétant à plus d’un titre. D’abord, il vient confirmer que l’Élysée n’a pas de projets tabous : même les services publics pourraient passer à la moulinette de ce pouvoir néolibéral.

On observera certes que dans le cas de la SNCF, la dérégulation du service public est engagée de très longue date. Parmi les coups de boutoir, il y a ainsi eu la scission au début de 1997 de l’entreprise, avec d’un côté Réseau ferré de France (RFF), chargé du réseau ; et de l’autre la SNCF elle-même, chargée de l’exploitation des transports des voyageurs et des marchandises – même si en 2015, une holding de tête a finalement été créée. Il y a eu à la même époque des transferts aux régions des transports régionaux ; puis les années suivantes, des mises en concurrence sur certaines activités spécifiques de transport.

Et puis, tout au long de ces années, il y a eu une cascade de fermetures de lignes non rentables et une modification radicale des politiques tarifaires de la SNCF. Avec au bout du compte le résultat que l’on sait, que résume cette interrogation : peut-on encore dire que la SNCF est l’acteur majeur du service public des transports ? Assurément, non ! Elle a cessé progressivement de l’être. Car si un service public se définit par quelques critères très simples – comme la péréquation des tarifs ou l’égalité des conditions d’accès pour les citoyens –, la SNCF a progressivement cessé d’y souscrire. Il n’y a plus depuis belle lurette de péréquation des tarifs ; lesquels sont devenus proprement incompréhensibles ! Et il n’y a pas plus d’égalité d’accès des citoyens puisque, progressivement, n’ont plus été exploitées que les lignes rentables.

Et l’on devine sans peine que les ouvertures définitives à la concurrence prévues pour fin 2019 pour les lignes régionales et fin 2021 pour les lignes à grande vitesse risquent de jouer un rôle formidable d’accélérateur : c’est la logique du profit qui va définitivement l’emporter sur la logique du service public.

Même si la déréglementation du service public des transports s’inscrit dans une histoire longue, on se prend à penser que l’ultime coup de boutoir, celui qui fera irrémédiablement basculer la SNCF dans les logiques du privé, aurait pu mériter un débat. Une consultation des cheminots, et tout autant un grand débat public avec les citoyens. Car la SNCF n’est assurément pas une entreprise comme les autres, compte tenu des rôles majeurs qu’elle joue dans la vie de la Cité pour les usagers ; dans la vie économique ; dans les questions d’aménagement du territoire…

Emmanuel Macron ne l’entend visiblement pas de cette oreille. « L’État, c’est moi ! » : toujours pressé, il semble constamment adepte de la méthode autoritaire. Ou plus précisément, il semble empreint d’un trait de caractère, qui est la marque de certains grands corps de l’État et tout particulièrement l’Inspection des finances : lui sait ce qui est bon pour le pays, ce que le pays ne sait pas forcément lui-même. C’est le propre d’un système oligarchique : les élites qui le composent ont la ferme conviction de contribuer au bonheur du peuple, même contre son gré.

Dans le contenu même de la réforme de la SNCF qu’il a ainsi annoncée, comme dans la méthode qu’il a choisie pour ce faire, Emmanuel Macron révèle donc ce qui est sans doute l’une de ses principales faiblesses : il semble enfermé dans une bulle, incapable de pressentir le choc que ses propos peuvent susciter. Incapable de comprendre que la démocratie n’est pas une perte de temps et qu’elle repose d’abord sur un va-et-vient constant entre gouvernants et gouvernés…

 

Le sentiment qu’Emmanuel Macron donne d’être enfermé dans une bulle est d’autant plus fort que cette annonce d’une réforme à hauts risques de la SNCF intervient dans un contexte pour le moins chahuté.

D’abord, le pays vient tout juste de découvrir le choc social que risquaient d’induire les ordonnances, avec à la clef un démantèlement de pans entiers du code du travail. Instruit du conflit social gravissime qu’avait dû affronter Alain Juppé pendant l’hiver 1995, après avoir annoncé pêle-mêle une réforme de l’assurance maladie, une réforme des retraites et la suppression des régimes spéciaux de retraite, tout autre gouvernement aurait avancé avec précaution. Emmanuel Macron, lui, ne se soucie visiblement pas de cela. En avant toute ! Et qu’importe la journée de grèves et de manifestations organisée par la CGT dans toute la France le 12 septembre : pour le chef de l’État, tout cela semble secondaire. Ne perdons pas de temps…

Cet enfermement du pouvoir est même encore plus spectaculaire que cela, puisque l’actualité sociale n’est pas constituée que de la révélation du contenu des ordonnances. Il y a aussi une pluie d’autres mesures, qui continuent jour après jour… De la réduction de 5 euros du montant des aides personnalisées au logement (APL) en passant par de nombreuses mesures d’austérité pour les fonctionnaires, c’est une farandole interrompue de mesures controversées.

Emmanuel Macron semble si sûr de son fait qu’on en viendrait presque à oublier les conditions de sa victoire à l’élection présidentielle : du fait d’un vote de rejet de la candidate de l’extrême droite, beaucoup plus que d’un vote d’adhésion à son propre programme. Mais cela, le chef de l’État ne semble guère s’en soucier, préférant s’enfermer dans un dangereux système d’impunité démocratique. C'est le paradoxe de la situation présente : la violence des mesures concoctées par le chef de l’État est, si l'on peut dire, inversement proportionnelle à la légitimité du pouvoir qu'il incarne…

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 17:54
La lutte contre le projet de centrale à Gaz à Landivisiau continue: rendez-vous les 23 et 24 septembre 2017

Les Collectifs en lutte appellent à un rassemblement les 23 et 24 septembre.
 

La lutte contre le projet de centrale à gaz continue. On ne lâche rien !


Ce week-end festif et militant marquera cette rentrée et sera l'occasion
de s'informer, de discuter et d'unir nos forces pour que ce projet de
centrale à cycle combiné gaz ne voit jamais le jour ni ICI ni AILLEURS.

Au programme :

Samedi 23 septembre :

Rendez-vous dans un lieu surprise (vous pourrez vous garer autour de
Tiez-Nevez, ce sera fléché à partir de là)
Midi : Rendez-vous sur le parking du stade de Tiez-Nevez, pour se rendre
ensemble pour faire le montage.
De 14 h à 17 h : discussion sur la poursuite de la lutte contre la
centrale à gaz (en petits groupes puis ensemble).
De 17h à 18h30 : Discussion sur la convergence des luttes.
19h : repas (pizzas et Cie...).
20h concert :  Chafouin (noise-rock), Buterflai (folk, euskal herria),
Ecuacion Anti-Vida (synthé-batterie, euskal herria), Kre ke ke kex koax
koax (Kreiz-Breizh) et autres invités.

Le dimanche 24 septembre :

Landivisiau et Sizun doivent dire non à la centrale vous invitent à des
randonnées contre le projet, circuits de 8, 13 et 14,5  kilomètres.
Départs entre 9h et 15h de la Salle des Capucins à Landivisiau.
Stand découverte de la faune et de la flore. Projection de
films-documentaires. Restauration sur place.

Venez nombreux et équipés (bottes/chaussures de randos, tente, lampe
frontale, gobelet).

Pour plus d'infos :  https://14novembre.noblogs.org

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:04
Découvrez les temps forts de la fête de l'Humanité: 15, 16, 17 septembre 2017
Découvrez les temps forts de la fête de l'Humanité: 15, 16, 17 septembre 2017

En amenant chaque année ce qu’il se fait de mieux sur ses scènes, la Fête de l’Huma fait partie des grands rendez-vous musicaux du pays. Et préparons, 2017ne sera pas de tout repos. On croisera entre autres l’iguane Iggy Pop, le poète Renaud, le S-Crew de Nekfeu, les légendes du rap des années 90-2000 avec L’Age d’Or du Rap Français (Passi, Neg Marrons, Nuttea, Stomy Bugsy et leurs amis), les nouveaux chouchous du métal made in France Gojira, Trust, Dub Inc, Salut C’est Cool, Feder ou Flavia Coelho. Electro, soul, reggae, hip hop, techno, tango, rock, jazz, pop, R&B, musiques du monde, rap, classique, variété française : il y en a pour tous les goûts à l’huma et ça ne s’arrête quasiment pas pendant 3 jours !

 
 Pour faire un tour de France de la gastronomie

Habitué de la fête de l'Huma, on a un vrai péché mignon: la nourriture proposée. On reste bouche bée devant le choix inégalable dans la restauration. Des spécialités bourguignonnes aux huîtres en passant par les canards du sud-ouest, les mets du nord, de la Méditerranée ou des Vosges, on peut manger de tout et à toutes heure. Alors fruits de mer, raclettes ou morue ? Le plus difficile sera de choisir !

Pour l’ambiance dans les stands

La fête n’a pas lieu que sur les scènes. La bonne ambiance de l’Huma se joue aussi dans les stands des délégations présentes tous le week-end. Une fois le son des principales scènes coupées, une autre musique prend le dessus et la fête continue jusqu’à la fermeture du site dans les ambiances chaleureuses des tentes, les mêmes qui quelques heures avant servaient mojitos et escargots en toute quiétude. Un conseil pratique: faites ami ami avec les personnes qui gèrent les stands, les possibilités d'after sous les chapiteaux s'ouvriront et la nuit ne fera que commencer.

 Pour militer, écouter, débattre

Ne l’oublions pas, la Fête de l’Humanité est avant tout un rendez-vous organisé par le journal éponyme. Bien connue des habitués, la tente de l’Agora au cœur de la fête accueille journalistes, personnalités politique, syndicalistes, intellectuels, artistes et public pour des débats sur l’actualité de la rentrée. Il y a de quoi y passer le week-end !

 Pour tous ce qui fait la Fête

Le Village du monde et ses scènes des luttes internationales, le Village du livre et les auteurs les plus en vue de la rentrée littéraire, la dizaine d’expositions, la Place des spectacles avec la présence de Pierre-Emmanuel Barré, le Quartier Ciné avec la diffusion de documentaires et avant-première, l’Espace Enfant, le Village du Sport, le Village de l’Economie Sociale et Solidaire, l’Espace Numérique, le Forum Social, l’Espace Tourisme… le programme  de la Fête est aussi riche que la Fête est vaste. Préparez-vous à peu dormir et à beaucoup marcher !

Quelques temps forts de la Fête de l'Humanité.
VENDREDI 15 SEPTEMBRE
Soirée de solidarité avec les prisonniers politiques en Palestine, en Turquie, aux États-Unis et au Maroc 19 heures, Village du monde.
Soirée de solidarité avec les « délinquants solidaires » 19 heures, Agora de l’Humanité.

SAMEDI 16 SEPTEMBRE
« Code du travail : les droits collectifs sont_ils un frein à l’emploi ? » Avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et d’autres invités 18 heures, Forum social.

DIMANCHE 17 SEPTEMBRE
« Comment parvenir à la paix en Palestine ? » En présence de Richard Falk, ancien rapporteur sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens. 11 heures, Village du monde.

Le meeting de la Fête de l’Humanité Discours de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Précédé de prises de parole de solidarité nationale et internationale. Dès 15 heures, Grande Scène... Tous les temps forts

www.fete.humanite.fr 
Les Grands concerts
Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2017
 

Tiens, j'irai bien boire un chouchen et déguster un Kig ha Farz au Finistère... Mais où est-il ? Il faut dire que sur les 50 hectares du Parc , il n'est pas toujours facile de retrouver un stand. Celui du PCF29, avec ses 18 mètres de façade, est situé dans le "haut de la fête", Avenue Martin Luther King, proche du croisement avec l'avenue Raymonde Tillon, ce qui forme ce que l'on a coutume d'appeler "La place de Bretagne" avec sa petite scène. Ses voisins sont le Morbihan et ses fameuses huîtres, et le Maine et Loire du camarade Alain Pagano. En face, on déguste des crêpes aux Côtes d'Armor !
Deux petites astuces pour trouver facilement le stand :
- Il est adossé au pré qui accueille jusqu'à 70000 spectateurs lors des concerts.
- Plus facile encore, il est quasiment situé au pied de la Grande Roue, point de repère indispensable pour s'orienter sur la Fête de l'Huma !
Voilà, plus d'excuses ! On vous attend avec impatience !

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:56

Réuni le 31 août, le Bureau départemental SNES FSU 29 a voté l'appel à la grève le mardi 12 septembre comme l'ont fait la  CGT, FO, Solidaires et la FSU.

 

Les revendications portent sur la politique menée par le gouvernement qui pénalise les salariés au profit des plus riches, sous des prétextes maintes fois utilisés dans le passé et qui n'ont jamais donné d'amélioration de l'emploi ou des conditions de vie des moins favorisés.

Les ordonnances sont une atteinte au droit du travail, et ne sont qu'un début :

·        non reconduction d'emplois aidés,

·        augmentation de la CSG,

·        diminution des APL,

·        suppression de 120 000 postes de fonctionnaires à la fin du quinquennat,

·        réforme de l'ISF,

·        révision du calcul des retraites...

 

Et la fonction publique est particulièrement visée:

·        Gel du point d'indice jusqu'à nouvel ordre alors que, bloqué depuis 6 ans, il venait juste de connaître une augmentation de 0,6% en février 2017 !

·        Retour du jour de carence pour les arrêts maladie dès janvier...

·        Sans oublier la remise en cause du baccalauréat pour 2018 ...

 

La coupe est pleine, la purge trop toxique

 

On ne peut pas rester sans rien dire et sans rien faire.

Voilà pourquoi le SNES FSU appelle à faire grève et manifester le mardi 12 septembre.

 

 

Grève et rassemblement

le mardi 12 septembre à 10h30:

BREST place de la Liberté

QUIMPER place de la Résistance

MORLAIX et QUIMPERLE aux endroits habituels

CARHAIX-ROSTRENEN sous réserve.

 

Mardi 12 septembre: le SNES FSU appelle à la grève contre la politique de Macron contre les services publics et les droits sociaux avec dans le Finistère, la CGT, FO, Solidaires
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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:54
Salah Hamouri condamné à trois mois de prison, toujours victime de l'arbitraire d'Israël (AFPS)
Salah Hamouri condamné à trois mois de prison, toujours victime de l’arbitraire d’Israël

http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-condamne-a-trois-mois-de-prison-toujours-victime-de-l-arbitraire


Salah Hamouri reste en prison ! L’ordre de mise en détention administrative du ministre de la défense a été rejeté par la Cour mais l’acharnement continue : il est condamné, situation totalement inédite, à purger la fin de sa peine précédente, soit trois mois ! Salah Hamouri avait été libéré en décembre 2011 trois mois avant la fin de sa peine de sept ans d’emprisonnement, dans le cadre de l’échange de 1027 prisonniers politiques palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit.

De plus, le procureur ayant fait appel, l’ordre de détention administrative risque d’être rétabli.

L’émoi suscité par son arrestation sans motif le 23 août et la mobilisation citoyenne qui s’en est suivie a poussé le gouvernement français à intervenir auprès des autorités israéliennes. Cela n’est sans doute pas étranger aux bégaiements d’une « justice » qui n’a rien d’une justice ordinaire mais est clairement politique. Il en faudra plus pour faire renoncer le pouvoir israélien à l’arbitraire et à l’acharnement contre notre concitoyen. Si le rejet de l’ordre de mise en détention administrative est à mettre au compte de la mobilisation citoyenne, la décision invraisemblable prise ce matin doit être condamnée pour ce qu’elle est : une décision inique et de pure circonstance sans le moindre rapport avec des faits. L’État d’Israël n’a rien à reprocher à notre concitoyen, mais il a décidé coûte que coûte que ce défenseur des droits humains devait rester en prison ! Voilà qui en en dit long sur la nature de la justice d’occupation israélienne vis-à-vis des Palestiniens.

Cette situation doit cesser immédiatement. Le gouvernement ne doit pas lâcher prise, et le Président de la République doit se saisir également directement et fermement de la défense de notre concitoyen, exiger le respect de la parole donnée par l’État d’Israël en 2011 et intervenir vigoureusement contre toute velléité de rétablir l’ordre de détention administrative.

À nous tous d’amplifier la mobilisation, de faire connaitre partout l’injustice qui frappe Salah Hamouri. Salah ne doit pas passer un seul jour de plus en prison, ni six mois, ni trois mois !

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
5 septembre 2017

-- 
Association France Palestine Solidarité (AFPS) 
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris 
Tél. : 01 43 72 15 79 
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Salah Hamouri condamné à trois mois de prison, toujours victime de l'arbitraire d'Israël (AFPS)
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 17:06
L'Huma-Café à Nantes, au Lieu Unique: conférence-débat sur la Révolution d'Octobre avec Alexandre Sumpf

L’Huma-Café® , café citoyen à Nantes

LA SOCIÉTÉ DES AMIS et LA SOCIÉTÉ DES LECTRICES ET LECTEURS du journal L’Humanité

Le 113ème Huma-café® citoyen commémore le Centenaire de la REVOLUTION d’OCTOBRE

NOTRE INVITE : Alexandre SUMPF

Membre junior de l'Institut Universitaire de France (2014- 2019), Commissaire de l’Exposition Et 1917 devint révolution aux Invalides.

Au Mémorial de la Shoah, son exposition, avec Valérie Pozner et Vanessa Voisin, Filmer la guerre. Les Soviétiques face à la Shoah (1941-1946), a été un véritable événement mémoriel.

Il a publié notamment : De Lénine à Gagarine. Une histoire sociale de l'Union soviétique, Gallimard, 2013,

La Grande Guerre oubliée. Russie, 1914-1918, Perrin, 2014,

Révolutions russes au cinéma. Naissance d'une nation, URSS 1917-1985, Armand Colin, 2015 Raspoutine, Perrin, 2016.

Gratuit. Entrez libre, et ressortez plus libre encore ! Attention, nombre de places limité. https://humacafe.wordpress.com 

 

Commencée en février par la grève générale, les manifestations populaires, les mutineries et la chute du tsar, la Révolution d’Octobre 1917 mènera, après de violents affrontements politiques et insurrectionnels à l’instauration du gouvernement des Soviets, confronté dès l’abord à la guerre intérieure visant à restaurer l’ordre ancien. Cet événement bouleversa l’équilibre du continent européen, amenant dans son sillage la chute des Empires et Monarchies, il souleva aussi, par son attrait exceptionnel, le « rêve révolutionnaire » dans les démocraties, anciennes ou nouvelles. Il marqua, quoiqu’on en pense, le mouvement intellectuel et ouvrier, en profondeur et durablement, particulièrement en France. Si le Centenaire donne lieu à une forte production éditoriale, il ne semble pas attirer la fibre commémoratrice officielle. Evoquer le passé d’un peuple dont les pertes furent considérables et qui sortit exsangue du conflit relèverait-il de l'indécence ? « Et 1917 devint RÉVOLUTION »

Vous en débattez et la parole est libre avec Alexandre SUMPF Historien, Maître de conférences à l’Université de Strasbourg 22 Septembre 2017 / 18h au Lieu Unique (FOYER HAUT) 

En avant-première et en exclusivité, la magnifique affiche du PCF réalisée par Dug Dugudus pour le centenaire de 1917 et l'exposition au siège du PCF

En avant-première et en exclusivité, la magnifique affiche du PCF réalisée par Dug Dugudus pour le centenaire de 1917 et l'exposition au siège du PCF

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 16:27
Marine Roussillon, responsable éducation au PCF

Marine Roussillon, responsable éducation au PCF

Entretien réalisé par Michel Delaporte (Journal L’Humanité)

Drapé de bienveillance, le ministre de l'Éducation cherche à pousser la sélection à son maximum. Marine Roussillon décrypte son projet libéral.

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, emploie les termes d'« innovation », de « liberté », de « bienveillance » pour définir son idéologie. Une façade ?

 

MARINE ROUSSILLON. Lorsqu'il parle de liberté, il parle en fait de libéralisme. La liberté du chef d'établissement qui gère son collège comme une entreprise en concurrence avec d'autres établissements. C'est la liberté du client, de la famille considérée comme une clientèle qui va devoir choisir sa meilleure école. Mais on sait bien que cette liberté, pour la plupart des familles, c'est extrêmement stressant. Et le plus souvent, hélas, c'est l'école qui choisit ses élèves. Ce n'est pas du tout la liberté au sens de l'émancipation des enfants. La liberté passe par des cadres protecteurs ou par des repères clairs, égaux quel que soit le territoire. Quant à la bienveillance, je ne vois pas quel enseignant pourrait être malveillant avec ses élèves. Il y a là une façon de culpabiliser les professeurs comme responsables des dysfonctionnements de l'école, alors qu'il est question d'objectifs pour notre école. La bienveillance selon Blanquer, c'est que ceux qui sont assignés à l'échec ne soient pas trop malheureux... Or, c'est cette assignation à l'échec qui produit de la souffrance et de l'ennui.

Jean-Michel Blanquer est connu pour ses positions libérales. Il annonce vouloir remettre l'école à plat. Qu'en est-il ?

MARINE ROUSSILLON C'est l'un de ceux qui a appliqué la politique de Sarkozy avec le plus de brutalité. Dans la relation aux enseignants et aux acteurs de l'éducation, on peut s'attendre à du conflit ouvert. Il a mis en place les internats d'excellence. Pour lui, le problème de l'école française, c'est l'égalitarisme.

Il prône une éducation individualisée, avec la concurrence des élèves entre eux pour repérer les meilleurs. C'est aussi lui qui avait mis en œuvre le modèle d'éducation prioritaire, avec l'idée qu'il fallait sortir les établissements en difficulté du public et recruter localement les enseignants. Une idée qui revient sur la table aujourd'hui et qui est très dangereuse, car elle entérine le fait qu'il y a une école différente, moins exigeante et plus précaire, pour les enfants des quartiers populaires. Blanquer applique à l'école la phrase de Macron : « Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne font rien. »

S'inscrit-il dans une continuité avec ses prédécesseurs ?

MARINE ROUSSILLON. Oui. Voilà dix ans qu'on impose l'autonomie des établissements, le contrôle continu, l'individualisation des formations. La refonte du système global d'enseignement répond aux exigences libérales. Ce sont des lignes de fond avec lesquelles Hollande n'a pas rompu. Il n'y a pas de grande rupture avec Macron.

Au fond, quel est le but de cette politique « différentialiste » ?

MARINE ROUSSILLON. Blanquer et les tenants de cette idéologie néolibérale sont persuadés que la différenciation entre les élèves permettrait de répondre aux problèmes de l'école. Sauf qu'en fait, cette manière de traiter les élèves casse un des derniers lieux où se construit du commun. À l'heure où l'on lance des incantations sur le vivre-ensemble, où l'on s'inquiète d'une société fragmentée, on s'attaque à cet espace où tous les milieux sociaux se croisent et partagent des expériences. Pour moi, il faut faire le lien avec ce qui se passe avec le Code du travail. On casse ce qui va permettre aux salariés d'agir collectivement, on casse la reconnaissance des qualifications, on individualise les formations.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 16:23

Les chantiers de démolition des ordonnances Macron

Décryptage réalisé par Stéphane Guérard, Kareen Janselme et Cécile Rousseau (Journal L’Humanité du 1er septembre 2017)

Les 36 mesures présentées hier par l’exécutif organisent la casse du droit du travail. Elles s’attaquent de front aux accords collectifs en faisant de l’entreprise l’échelon principal de la négociation sociale, affaiblissent le rôle et les prérogatives des syndicats, et facilitent les plans sociaux.

1- L’entreprise fait sa loi

L’accord d’entreprise prime. La loi El Khomri l’avait initiée, ces ordonnances parachèvent l’inversion de la hiérarchie des normes. Derrière cette expression, se cache un principe fondateur de notre droit du travail. Jusqu’à présent, le Code du travail primait sur toute autre forme d’accord émanant de la branche professionnelle ou d’une entreprise, à moins que ces derniers soient plus favorables aux travailleurs. Tout est envoyé cul par-dessus tête. Le Code du travail ne fixera plus que des seuils minimalistes, adaptables au niveau de chacune des branches professionnelles chargées de définir des règles communes de fonctionnement au sein d’un même secteur économique. Règles que les entreprises auront tout le loisir de contourner via toute une série d’outils distillés au fil des cinq ordonnances. Alain Griset, le président de l’U2P (artisans et indépendants), était sans doute le plus heureux de cette évolution. Car, ces contournements s’offrent aux petites entreprises. Jusqu’ici, en l’absence de délégué syndical, celles-ci devaient se conformer à la loi et aux accords de branche. Désormais, les petits patrons auront la possibilité de passer outre en téléguidant des négociations maison (voir par ailleurs).

Accords compétitivité-emploi survitaminés. Symbole de cette prime donnée aux accords d’entreprise, le gouvernement offre un recours généralisé aux accords compétitivité emploi. « Il s’agit d’une mesure majeure, reconnaissait Muriel Pénicaud, hier. Nous donnons la possibilité aux entreprises de s’adapter vite à une hausse ou une baisse de l’activité économique par des accords simplifiés. » Ces accords étaient jusqu’alors l’apanage de grosses PME ou multinationales (Renault et PSA, par exemple) en proie à des difficultés, souhaitant jouer sur le temps de travail, la rémunération et la mobilité de leurs salariés, dans un laps de temps réglementé, en échange d’une garantie de niveau d’emploi. Les négociations menant à ce genre d’accord vont être « simplifiées », expliquait la ministre du Travail. Et malheur aux salariés qui s’y opposeraient. Leur éviction ne sera plus considérée comme un licenciement économique. Adieu les indemnités et droits au reclassement afférents.

Contrats de chantier, CDD au rabais. Les promoteurs des ordonnances insistaient tout de même, hier, sur le rôle central des branches professionnelles pour la fixation des salaires minimums, des grilles de qualification, des politiques de formation, de prise en compte de la pénibilité et de l’égalité professionnelle femmes-hommes, ainsi que du choix des complémentaires santé. Une façon de souligner que le dumping social tous azimuts entre entreprises d’un même secteur économique avait été évité. Les branches sont dotées d’une nouvelle prérogative : celle du contrat de chantier, dont les modalités étaient jusqu’alors fixées par la loi. Chacune pourra bientôt fixer par la négociation les règles permettant aux entreprises concernées de recourir à ce genre de contrat plus précaire et moins protecteur qu’un CDD. Il n’en reste pas moins que les textes gouvernementaux offrent à la négociation, au niveau de l’entreprise, les moyens de contourner ces seuils fixés par la branche. Un exemple mentionné par le gouvernement ? Une prime d’ancienneté « imposée par la branche » pourra, après négociation d’entreprise, être détournée pour autre chose, comme le financement d’une garde d’enfant.

 

2-Le licenciement devient presque une formalité

la rupture conventionnelle collective sortie du chapeau. C’est la grosse surprise de la journée. Alors que le gouvernement souhaitait inscrire dans le Code du travail les plans de départ volontaires (PDV), il a finalement proposé à la place unerupture conventionnelle collective. Dans le PDV, la prime de départ est incitative, donc en générale supérieure à celle d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Désormais, la négociation sera menée sur le modèle des ruptures conventionnelles individuelles, qui donnent souvent lieu à des indemnités bien moindres, beaucoup d’employeurs se contentant de verser l’équivalent de l’indemnité légale de licenciement. Leur nombre est d’ailleurs en explosion depuis leur création en 2008, avec 35 700 ruptures conclues rien qu’en juin dernier, un record. Ce dispositif, reposant sur le principe erroné que salarié et employeur sont sur un pied d’égalité, fait pourtant couler beaucoup d’encre. Accusée de servir de préretraite déguisée, de n’être souvent qu’à la simple initiative de l’employeur, la rupture conventionnelle collective prédit de nouvelles dérives. Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, « cette création » est aussi une manière d’éviter de mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), avec les garanties sociales qui vont avec…

Le rôle du juge anéanti. Après une première tentative avortée dans la loi Macron, l’exécutif réussit cette fois-ci à sérieusement limiter les recours des salariés licenciés devant les prud’hommes. Tout d’abord, les ex-employés voient le délai de contestation devant la justice passer de deux ans à un an. Mais surtout, alors que la compensation allouée au plaignant était laissée à l’appréciation du juge, elle sera désormais plafonnée à vingt mois de salaire brut pour les personnes ayant trente ans d’ancienneté et dont le licenciement a été requalifié sans cause réelle et sérieuse, de six à trois mois de salaire pour deux ans passés dans l’entreprise, et un mois de salaire en dessous de deux ans. Ces plafonds ne s’appliqueront pas en cas de plainte pour discrimination ou d’atteinte des droits des salariés. Cet encadrement drastique augure d’indemnités moindres pour les salariés lésés et d’une sécurisation des licenciements pour les employeurs. Pour tenter de faire passer la pilule, le gouvernement propose en parallèle d’augmenter les indemnités légales de licenciements de 25 %. « Insuffisant », pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

Le plan social facilité. Le périmètre du plan social et son motif économique ne seront plus appréciés au niveau international, mais au niveau local. Pour le gouvernement, il s’agit d’harmoniser les règles avec celles des pays européens : « Cette solidarité de toutes les filiales du monde avec la filiale française en difficulté compte parmi les règles qui pénalisent la France dans les comparaisons internationales et qui détournent les investisseurs. » Rien que cela ! Cette réduction du périmètre rend possible la mise en faillite d’une unité implantée en France alors que la santé du groupe est florissante à l’échelle mondiale. Même si la ministre du Travail précise que des garde-fous seront instaurés, comme un « éventuel contrôle du juge », le risque est réel.

3- Dialogue social : les syndicats au second plan

Des accords pourront être signés sans les syndicats… Contre-révolution dans l’entreprise : les sociétés de moins de 20 salariés pourront négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat. Les entreprises de 20 à 50 salariés le pourront avec un élu du personnel non mandaté. Un seuil de 50 que revendiquait la CFDT lors des concertations, rejointe aujourd’hui par Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière, qui affirme que les discussions ont permis d’éviter que cela ne s’étende aux entreprises jusqu’à 300 salariés. Maigre consolation pour les autres syndicats. Argument du gouvernement et des patrons ? La présence syndicale dans les PME atteint juste les 4 %, et l’absence de délégués syndicaux impose de se conformer aux accords de branche, sans négociation possible à l’échelle de l’entreprise. Dans les TPE, le chef d’entreprise pourra directement consulter ses salariés, notamment par le biais du référendum.

Référendum pour les employeurs dans les TPE. Dans les entreprises comprenant jusqu’à 11 salariés, l’employeur pourra consulter directement ses employés par référendum, sur l’ensemble des thèmes ouverts à la négociation d’entreprise. Dans les entreprises de 11 à 20 salariés, qui ne possèdent pas d’élus du personnel, un référendum à l’initiative de l’employeur pourra aussi être utilisé pour valider un accord d’entreprise. La loi El Khomri avait ouvert la possibilité du référendum mais initié par des syndicats minoritaires. La loi Pénicaud donne cette fois-ci directement la prérogative à l’employeur. Une possibilité qui inquiète même Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT, plutôt sensible jusqu’ici aux propositions du gouvernement.

Fusion des IRP et disparition des CHSCT. Osant afficher vouloir « défendre un dialogue social simplifié et opérationnel », le gouvernement a décidé de fusionner les trois instances représentatives du personnel – délégué du personnel, comité d’entreprise, et CHSCT (comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail) – en un seul conseil social et économique (CSE) dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés. François Hommeril, président de la CFE-CGC, dénonce une « fusion forcée » qui « supprime le CHSCT de sa personnalité morale, ce qui discrédite l’ensemble du projet ». Une commission CHSCT pourra exister dans les entreprises de plus de 300 salariés ou être imposée dans certains cas par l’inspection du travail. L’ensemble des syndicats de salariés dénonce cette fusion qui entraînera la diminution du nombre d’élus et de moyens. Un décret prochain devrait préciser ces chiffres. Le gouvernement ouvre également à hauteur de 20 % la participation du CSE aux frais des expertises, qui jusqu’ici demeuraient principalement à la charge de l’employeur. Une façon d’en freiner le recours car le budget octroyé actuellement au comité d’entreprise n’est pas extensible. Autre bouleversement : par accord majoritaire, il sera possible de fusionner les délégués syndicaux (DS) au CSE, et donc leur compétence de négociation. Dans ce cas-là, le CSE prendra le nom de « conseil d’entreprise ». Or, comme le souligne Philippe Martinez, de la CGT : « Un représentant du personnel et un syndicat, ce n’est pas la même chose. »

Face à l’offensive libérale menée par le gouvernement et le Medef, un seul moyen de défense : la lutte commune des salarié.e.s public et privé, des étudiant.e.s, lycéen.e.s, des privé.e.s d’emploi pour mettre en échec le tandem Macron/Gattaz et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous !

Premier rendez-vous important : les manifestations du 12 septembre !!!

Tou.te.s ensemble nous gagnerons !

 

Les chantiers de démolition des ordonnances Macron
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