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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 10:10
archives PCF Morlaix - Fête de l'Humanité, l'auberge bretonne

archives PCF Morlaix - Fête de l'Humanité, l'auberge bretonne

fête de l'Huma 1972 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma 1972 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1973 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1973 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1974 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1974 photo Jean-Yvon Ollivier

Petit coup d'oeil dans le rétro à une semaine de l'ouverture de la 82e Fête de l'Humanité... Les bretons, et particulièrement les finistériens du PCF et des Jeunesses Communistes, ont toujours été très présents pour ce qui reste encore aujourd'hui le plus grand rassemblement populaire du pays. Ici, trois photos prises respectivement en 1972, 1973 et 1974, et que l'on doit aux archives du Morlaisien Jean-Yvon Ollivier et à Jean-Luc Le Calvez, pour la première. On notera le slogan de 1974 : "La Bretagne lutte pour être une terre de bonheur dans une France démocratique".

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 06:31
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)

12 personnes hier, , vendredi 8 septembre, au 2, petite rue de Callac à Morlaix pour charger le camion transportant le matériel du stand du PCF Finistère à la fête de l'Huma.  

Prochaine étape, Concarneau!

Dans 7 jours, ce sera 70 bénévoles qui seront à pied d'oeuvre pour vous recevoir au stand du Finistère à la Courneuve pour des moments mémorables.   

 

 

Fête de l'Huma à Garches en 1936... C'était la 2ème fête de l'Huma. Cette année, nous fêterons la 82ème et nul doute que ce sera un succès et un moment de fraternité, de convivialité et de politique internationaliste et sociale extraordinaire!

Fête de l'Huma à Garches en 1936... C'était la 2ème fête de l'Huma. Cette année, nous fêterons la 82ème et nul doute que ce sera un succès et un moment de fraternité, de convivialité et de politique internationaliste et sociale extraordinaire!

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 06:09
Alain David - Annie Bergot - Michel Derrien au 2 petite rue de Callac - 3 élus communistes à Morlaix

Alain David - Annie Bergot - Michel Derrien au 2 petite rue de Callac - 3 élus communistes à Morlaix

Jean-Luc Le Calvez, conseiller municipal communiste, à droite, avec un camarade, Lucien Le Leuch, ancien adjoint communiste aux Travaux

Jean-Luc Le Calvez, conseiller municipal communiste, à droite, avec un camarade, Lucien Le Leuch, ancien adjoint communiste aux Travaux

C'était pendant le mandat de 83 à 89, du temps de Jean-Jacques Cléac'h, maire PS.  

Il y avait à l'époque 7 élus communistes dans la majorité. 

Marie-Paul Kerebel Adjointe aux affaires Sociales, Alain David Adjoint aux affaires scolaires, Lucien Le Leuc'h Adjoint aux Travaux, Michel Derrien Adjoint aux Transports, Jean-Luc Le Calvez à la commission logement et urbanisme, Annie Bergot aux Affaires Sociales, Scolaires et Culturelles, et Jean-Charles Le Naour à la commission Travaux. 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:53
Bientôt à vos côtés, Rouge Finistère, le journal du PCF 29...

Bientôt sur les marchés, aux portes des entreprises, à la fête de l'HUMA et dans les manifestations finistériennes contre les ordonnances Macron de destruction du droit du travail, "Rouge Finistère", le journal de la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère. 
Articles sur la réforme Macron qui démantèle le code du travail, sur les enjeux de la santé dans le Finistère, sur la contamination des oeufs au fipronil et ce que cela révèle des désastres des logiques capitalistes et productivistes dans le monde agricole, appel aux marches du 23 septembre pour la Paix. 
Ce journal sera tiré à 40 000 exemplaires pour le premier numéro et devrait paraître 3 à 4 fois dans l'année.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:39
1. Isabelle Sauvage et Alain Rebours ont appris avec stupeur que l'emploi de Sarah Clément (au centre) était supprimé dans leur maison d'édition à Plounéour-Ménez. 2. À Radio Nord Bretagne, présidée par Jean-René Le Houérou (à droite), les contrats de Céline Freiche, Christophe Samson et Océane Gouriou (absente sur la photo) sont menacés. 3. Représentée ici par David Focon, l'équipe des Chiffonniers de la joie craint pour l'avenir de ses six emplois aidés, dont Patricia Stéphan. 4. Deux contrats supprimés à la MFR de Kerozar et un troisième qui pourrait suivre, au grand dam du directeur, Bernard Le Roux, et de la secrétaire-comptable, Carine Conseil.

1. Isabelle Sauvage et Alain Rebours ont appris avec stupeur que l'emploi de Sarah Clément (au centre) était supprimé dans leur maison d'édition à Plounéour-Ménez. 2. À Radio Nord Bretagne, présidée par Jean-René Le Houérou (à droite), les contrats de Céline Freiche, Christophe Samson et Océane Gouriou (absente sur la photo) sont menacés. 3. Représentée ici par David Focon, l'équipe des Chiffonniers de la joie craint pour l'avenir de ses six emplois aidés, dont Patricia Stéphan. 4. Deux contrats supprimés à la MFR de Kerozar et un troisième qui pourrait suivre, au grand dam du directeur, Bernard Le Roux, et de la secrétaire-comptable, Carine Conseil.

Si Diwan est vent debout contre la diminution des emplois aidés financés en bonne partie par l'État, plusieurs autres associations de Morlaix et sa région sont, elles aussi, touchées par cette décision gouvernementale. Les Chiffonniers de la joie, la Maison familiale rurale de Kerozar, Radio Nord Bretagne ou encore les Éditions Sauvage à Plounéour-Ménez : tous témoignent de leurs difficultés face à cette mesure qu'ils ne comprennent pas. «Ces contrats sont utiles», clament-ils à l'unisson, en s'inquiétant pour l'avenir.

 

1. « On nous coupe l'herbe sous le pied »
« Pôle emploi m'a appelé le 17 août, à 12 h 10, pour me dire que le renouvellement était refusé. Point ». Voilà comment Alain Rebours a appris la suppression de l'emploi aidé de Sarah Clément, 53 ans, embauchée depuis un an et demi par les Éditions Sauvage, structure associative que lui et sa compagne, Isabelle, animent bénévolement à Plounéour-Ménez.

« Le contrat devait être renouvelé le 31 août. On a été pris de court, d'autant qu'en juillet on nous avait dit qu'il n'y avait pas de problème. On nous coupe l'herbe sous le pied. On est en plein développement, on prévoyait d'embaucher Sarah en CDI dans un an. On lui a financé 150 heures de formation. On a besoin d'elle. Sans salarié, ce sera compliqué. Mais on va maintenir l'activité, en espérant quand même pouvoir l'employer un jour », raconte le couple, en regrettant que « la culture ne soit pas une priorité » et en jugeant cette mesure comme « un coup asséné au monde rural ».

« Je me suis inscrite à Pôle emploi. Je suis dans le flou », confie, de son côté, la salariée au chômage, Sarah Clément.

2. « Dire que ça ne sert à rien, c'est une connerie »
Jean-René Le Houérou n'y va pas par quatre chemins : « Dire que les emplois aidés ne servent à rien, c'est une connerie. Ça fait quinze ans qu'on fonctionne avec. Beaucoup ont trouvé du travail en sortant d'ici. Et tous ont eu une ou deux formations qu'on a financées », souligne le président de Radio Nord Bretagne, à Plouigneau.

 

« La logique comptable m'agace. Ça ne va pas coûter moins cher à l'État. Ces chômeurs, il faudra les payer », enchaîne-t-il, pas très optimiste pour les trois contrats aidés (sur cinq salariés) de la radio associative. « On ne se fait pas d'illusion. Et comme on subit déjà la baisse des subventions... On continuera à vivre, mais la qualité des programmes sera dégradée. On va revoir notre fonctionnement, avec peut-être des services civiques, du bénévolat, du mécénat ou des émissions produites à l'extérieur. Après, est-ce que ça va marcher ? », se demande Jean-René Le Houérou, en ironisant sur « l'énergie déployée par la députée pour défendre le milieu associatif ». Et en regrettant le possible cas par cas. « Je n'ai rien contre Diwan. Mais les autres là-dedans ? C'est à la gueule du client, quoi ! »

« Il ne faudrait pas que la radio disparaisse », notent, pour leur part, Céline et Christophe, emplois aidés, pour qui « ces contrats nous ont permis d'accéder à des postes de chroniqueurs qu'on n'aurait jamais eus sinon, c'était sympa ».

3. « Si on met à mal le tissu associatif, que va-t-il rester ? »
Aux Chiffonniers de la joie, l'annonce gouvernementale est plutôt mal vécue. « Six des quinze salariés sont en contrat aidé. Un renouvellement est prévu fin septembre. Sera-t-il validé ? », s'interroge David Focon, membre de l'équipe morlaisienne des « Chiff », en soulignant que l'association envisageait « de prendre trois autres personnes en emploi aidé car on est débordé ». Le projet est aujourd'hui en stand-by.

Embauchée aux cuisines en janvier 2016, Patricia Stéphan (53 ans) attend de savoir à quelle sauce elle va être mangée. « Il y a danger », glisse-t-elle, occupée à couper les tomates pour le repas de midi des salariés et des bénévoles. « Si on met à mal le tissu associatif, que va-t-il rester ? On est solidaires avec toutes les associations. On ne peut pas accepter de cas par cas, de dérogation ni de consensus mou. On manifestera mardi. Et oui, on peut inverser la tendance », lancent David et Patricia.

4. « Il faudrait trouver 15.000 € pour la remplacer »
À la Maison familiale rurale de Morlaix, deux emplois aidés en fin de contrat n'ont pas été renouvelés fin août. « On l'a appris par mail. C'est brutal et cassant », lâche Bernard Le Roux, le directeur de la MFR, structure associative aux 140 élèves qui emploie 20 personnes. « Ce n'est pas évident, mais on s'est ajusté. Si on nous supprime notre troisième poste fin novembre, ça va devenir très compliqué », constate-t-il, en évoquant Corinne, 46 ans, qui est employé en cuisine. « Je n'avais pas travaillé depuis quelques années. Être ici m'apporte beaucoup. Ça m'a remis le pied à l'étrier », explique la quadragénaire. « Si on veut faire de la qualité, il faut du personnel. Sans elle, la charge de travail sera trop lourde », lâche, de son côté, la maîtresse de maison, Nicole. « Il faudrait trouver 15.000 € pour la remplacer », calcule Bernard Le Roux. Pas gagné...


 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:31
André Chassaigne dévoile l'illusion Macron! (L'Humanité Dimanche)
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 14:07
Le conseiller Macron portait déjà la parole de Pierre Gattaz à l’Elysée en 2012-2013
GÉRARD LE PUILL
VENDREDI, 8 SEPTEMBRE, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Gattaz et Emmanuel Macron à l'université d'été du Medef en août 2016. Photo : Eric Piermont/AFP

Alors que le locataire de l’Elysée veut aujourd’hui aller plus loin que la loi El Khomri pour casser le code du travail, le témoignage d’un journaliste de l’Agence France Presse (AFP), en poste à l’Elysée  ces dernières années, nous révèle  qu’il était déjà le porte-parole du président du Medef quand il conseillait François Hollande sur les dossiers économiques.

Les sondages sur la chute de popularité d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre Edouard Philippe se suivent et se ressemblent, même si, réalisés par différents instituts, ils ne donnent pas les mêmes chiffres. Celui réalisé par l’institut Elabe pour le quotidien Les Echos du 8 septembre auprès de 1002 personnes nous indique que  45% des Français interrogés disaient faire confiance au nouveau président de la République en mai, juin et juillet. Ce chiffre chutait à 40% en août et tombe à 37%  en septembre.

L’indice de confiance envers le Premier ministre, issu du parti Les Républicains créé par Nicolas Sarkozy, avait démarré à 36% en mai pour passer à 37% en juin et cumuler à 43% en juillet. Il n’était  plusque de 37% en août et tombe à 32% en septembre. Au fur et à mesure que les Français découvrent la véritable politique voulue par le président Macron et son gouvernement, la confiance recule. On peut penser que l’attaque frontale contre le code du travail, alors que de nouveaux cadeaux sont annoncés en faveur du patronat, nourrit de plus en plus la  méfiance des Français.

Faire payer les petites augmentions de salaire du privé par les retraités

Macron a annoncé qu’il voulait faire passer l’impôt sur les bénéfices nets des entreprises à 25%  au lieu de 33% aujourd’hui. « Et en le même temps », pour reprendre son tic de langage, il annonce que seuls les  biens immobiliers seront à l’avenir soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) tandis que les capitaux spéculatifs qui jouent à l’économie de casino sur toutes les bourses de la planète en seront exonérées. Comme si cela ne suiffait pas, les petites augmentations de salaires que permettra la suppression simultanée de la cotisation chômage et de la cotisation maladie des salariés du privé  ne coûteront rien aux employeurs puisqu’elles seront financées via une augmentation de 1,7% de la CSG imposée aux fonctionnaires et à 60% des retraités dont les pensions n’ont pourtant pas augmenté depuis quatre ans.

Faut-il s’étonner de cette attitude qui semble dictée au président de la République par Pierre Gattaz et le Medef ? Non si  on prend la peine de relire le chapitre 5 du livre écrit par Hervé Asquin (1), correspondant de l’AFP à l’Elysée,  du temps où  François Hollande était président. Dans ce livre paru en mai 2016, Asquin raconte comment, dès l’été 2013, une visite discrète de René Ricol, ancien commissaire général  à l’Investissement nommé par Nicolas Sarkozy, est venu à l’Elysée pour persuaderFrançois Hollande de donner satisfaction au président du Medef qui  réclamait un « pacte de confiance ».

Suite à cette démarche, Pierre Gattaz était reçu à l’Elysée par François Hollande en compagnie de René Ricol, du conseiller Macron et de Michel Sapin, ministre du travail à l’époque. Selon le journaliste de l’AFP, Gattaz plaida pour l’ouverture de cinq chantiers : baisse du coût du travail, de la fiscalité sur les entreprises, baisse des dépenses publiques en parallèle, simplification du droit du travail, levée des freins à l’embauche. C’est à la suite de cette rencontre que Louis Gallois fut chargé de préparer un nouveau cadeau fait au patronat via le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). C’était l’époque où Pierre Gattaz portait à la boutonnière un pins’ promettant la création d’un million d’emplois.

Gattaz et Macron « sont a tu et à toi », ils » échangent des textos nuit et jour ».

Et le rôle de Macron dans tout ça? Voici quelques extraits de ce qu’en dit Hervé Asquin dans son livre  en s’appuyant sur de nombreuses citations de Gattaz comme de Hollande : « A l’Elysée, Pierre Gattaz dispose d’un relai de poids : Emmanuel Macron. Il sera son cheval de Troie». Selon Gattaz, cité par  Asquin, Macron « veut transformer le pays  et je profite de ce contact (…) Je lui  présente le pacte de confiance, il le fait aboutir avec François Hollande. Bravo ! C’est une victoire pour Emmanuel Macron, pour François Hollande et pour le pays ».

Selon Hervé Asquin, Gattaz et Macron « sont a tu et à toi ». Hollande lui révèle qu’ils « échangent des textos nuit et jour», avant d’ajouter : «  Qu’un collaborateur comme Macron  puisse échanger des textos, essayer de donner des informations, c’est tout à fait légitime, mais qu’ils aient des conversations à tout moment, sous toutes les formes, nuit et jour, c’est quand même…  ». « Le président n’achève pas sa phrase », écrit Hervé Asquin confirmant cette façon qu’à  François Hollande de ne pas aller au bout de ses suggestions comme l’a aussi révélé le livre des deux journalistes du Monde (2).

Parce qu’il était du voyage présidentiel du 10 au 12 février 2014 aux Etats-Unis auquel participait aussi le président du Medef, le journaliste de l’AFP précise aussi que la décision d’accorder 40 milliard  d’allègements de charges au patronat fut décidé dans l’Airbus présidentiel entre François Hollande et Pierre Gattaz avec   la participation d’Emmanuel Macron et de Pierre Moscovici.

Suite à cet accord, Gattaz dira aux journalistes présents dans ce même avion : «Il n’est pas question que je prenne des engagements de résultats, ce n’est pas de l’argent public qu’on nous donne, c’est une baisse de la fiscalité. Je n’ai pas un bouton sur lequel j’appuie pour créer de l’emploi; l’emploi, c’est une conséquences».

La double conséquence fut finalement l’impossibilité pour François Hollande de solliciter un second  mandat à l’Elysée et le hold-up d’Emmanuel Macron  pour s’emparer du poste avec les objectifs que les Français découvrent progressivement.

(1) Hervé Asquin, l’Elysée selon Hollande, l’Archipel

(2) Un président ne devrait  pas dire ça, de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Stock

Journaliste et auteur
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 13:09
Patronat. Le CAC 40 en passe de battre tous les records de profits
SÉBASTIEN CRÉPEL
LUNDI, 4 SEPTEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
Olivier Brandicourt, PDG de Sanofi, vole la vedette à Total au premier semestre grâce à un profit en hausse de 200 %. éric Piermont/AFP
 

Avec 52 milliards au premier semestre, en hausse de 26,5 %, les bénéfices des 40 principales sociétés cotées ne se sont jamais mieux portés. De quoi contredire l’argumentaire sur la casse du Code du travail menée au nom de « l’emploi ».

Le « coût du travail » et les « rigidités » du marché du travail seraient la cause du chômage en France ? Mieux que des discours, les résultats du CAC 40 au premier semestre apportent un éclairage utile sur la question. Avec 52 milliards d’euros engrangés depuis janvier, en hausse de 26,5 % par rapport au premier semestre de l’année dernière, les bénéfices des 40 principales sociétés cotées ne se sont jamais mieux portés. À tel point qu’ils sont en passe d’exploser le sommet de 2007, année de tous les records pour les profits, quand 95 milliards étaient entrés dans les caisses avant que la crise financière ne vienne sonner la fin de la fête… momentanément. Sur sa lancée, le résultat net des groupes pourrait crever le plafond des 100 milliards d’euros en 2017, un niveau jamais égalé, avec une croissance au bout de l’année visant les 30 %, comme en 2016 (+ 32 %).

D’ores et déjà, les grands groupes ont accumulé en six mois un trésor équivalant à plus de deux tiers de la totalité de leurs profits de l’an dernier. La recette de ces entreprises pour renouer avec l’euphorie des années 2000 : une politique de restructuration et de réduction des coûts, notamment salariaux, mise en œuvre durant la crise et qui leur a permis, une fois la conjoncture redevenue plus favorable, de renouer avec des profits historiques progressant beaucoup plus rapidement que leur chiffre d’affaires (+ 6,9 %). En d’autres termes, de faire de l’argent sur le dos de l’emploi, avec un taux de marge en hausse d’un point en un an, à 12,5 % en moyenne, contre 11,4 % un an plus tôt.

Le poids des banques demeure prédominant

Dans le détail, on observe une augmentation des bénéfices pour les trois quarts des sociétés du CAC 40, dont certaines affichent des taux de progression à trois chiffres, loin, très loin de la croissance de l’économie française (0,5 % au premier trimestre comme au deuxième trimestre). C’est le cas d’ArcelorMittal (+ 234 %, 8e avec 2,07 milliards d’euros de bénéfices) et surtout de Sanofi qui, en triplant ses profits (+ 200 %, 6,7 milliards d’euros), vole la tête du classement du semestre à Total, pourtant en bonne forme (+ 32,3 %, 2e avec 4,35 milliards). Parmi les autres stars du top 10 des superprofits, Renault et le Crédit agricole (+ 58,5 % chacun, respectivement 5e avec 2,4 milliards et 6e avec 2,2 milliards), LVMH (+ 23,8 %, 7e, 2,1 milliards) et L’Oréal (+ 37,7 %, 9e, 2 milliards) affichent aussi de belles progressions, tandis que BNP Paribas (– 1,9 %, 3e, 4,3 milliards) et Axa (+ 1,9 %, 4e, 3,3 milliards) sont quasi stables. Seule la Société générale affiche un fort recul de ses bénéfices (– 24,3 %, 10e, 1,8 milliard). Hors le Crédit agricole, ce n’est d’ailleurs pas le secteur financier qui tire la croissance des bénéfices du CAC 40. Bien que le poids des banques demeure prédominant avec 11 milliards d’euros au premier semestre, ce sont les sociétés non financières qui caracolent à + 32,8 % de profits en moyenne, soit 6 points de plus que le CAC 40 dans son ensemble.

« Quand on écoute les patrons du CAC 40, on entend les mots : très bon premier semestre, chiffres records, carnet de commandes en hausse, confie un expert au journal les Échos. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un tel enthousiasme. » De quoi contredire l’argumentaire du premier ministre qui prétend, dans le Journal du dimanche, qu’il n’y aurait d’autre voie pour « attaquer le chômage » que l’octroi de « plus de souplesse au droit du travail » – en réalité, la casse des droits collectifs des travailleurs par ordonnances – et la baisse du « coût du travail » par la « baisse des cotisations ». Car la fragilisation des salariés dans le rapport de forces face aux employeurs d’un côté, et la baisse de leur salaire brut par l’amputation des cotisations de l’autre, vont peser encore davantage sur le niveau global des salaires, favorisant la captation d’une part toujours plus grande des richesses par le capital. Au contraire, des économistes comme Nasser Mansouri-Guilani, syndicaliste à la CGT, plaident pour une définanciarisation de l’économie. Cela passe, selon le responsable syndical, non seulement par la fin des politiques de « déflation salariale », c’est-à-dire par l’augmentation des salaires, mais aussi par le réinvestissement de l’argent détourné par la finance dans les capacités de production.

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:20
archives PCF Morlaix, char de l'Huma et du PCF (avec faucille et marteau) à Morlaix dans l'après-guerre

archives PCF Morlaix, char de l'Huma et du PCF (avec faucille et marteau) à Morlaix dans l'après-guerre

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:00
Séance d'autographe pour Pierre Juquin à Morlaix (archives PCF Morlaix)

Séance d'autographe pour Pierre Juquin à Morlaix (archives PCF Morlaix)

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