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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 11:43
La section du Pays de Brest du PCF appelle à participer au rassemblement ce jeudi à 18 h 30 place de la Liberté à Brest contre la suppression des emplois aidés.
 
Nous demandons que l'État accompagne les associations pour transformer les contrats aidés en emplois sécurisés et qualifiés, et que les services publics et les collectivités soient dotés des financements permettant de recruter les personnels nécessaires à leurs missions sur des emplois durables.
 
 Les moyens existent pour cette politique : mettre fin aux cadeaux fiscaux dont bénéficient les grands groupes - tel le CICE qui coûte 3 milliards d'euros pour 2017 aux finances publiques sans résultat pour l'emploi -, s'attaquer aux 80 milliards d'euros d'évasion fiscale, taxer les revenus  financiers. Ces emplois sont utiles pour les habitants et les territoires, pour les associations, ils répondent souvent aux défaillances de l'État : école, santé, maisons de retraite, collectivités territoriales.
 
Le succès des manifestations du 12 septembre montre qu’il est possible de bloquer les régressions sociales du gouvernement « Macron ».
 
 
La section PCF de Brest appelle à participer au rassemblement ce jeudi à 18h30 place de la Liberté contre la suppression des emplois aidés
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 11:02
Les gauches portugaises rejettent le populisme et mènent des politiques anti-austerité encourageantes (TV 5 Monde, Pascal Hérard)
La gauche – les gauches devrais-je dire – sont en crise et en recul partout en Europe. La France ne fait pas exception : le total des voix de droite et d’extrême droite au premier tour de la présidentielle était de plus de 70%, (certes une partie des électeurs de Macron sont de gauche).
 
Le Portugal échappe à cette debâcle : depuis deux ans, le PS au pouvoir est soutenu (sans participation gouvernementale) par le Parti Communiste Portugais et Bloco de Esquerda. En résistant à la Commission européenne qui exigeait davantage d’austérité, la gauche portugaise, unie sur l’essentiel au-delà de ses désaccords, a réduit le deficit budgétaire à presque zéro, a fait baisser le chômage et attire les investisseurs étrangers. Elle a même pu mener des politiques de redistribution modestes, mais réelles.
 
Je m’étonne que personne ou presque dans la gauche française ne s’intéresse de près à cette expérience. Serait-ce parce que nos camarades portugais ont choisi une autre voie que le “populisme de gauche” ? (fédérer le peuple et non rassembler la gauche)
 
C’est dommage car en rassemblant les gauches, le Portugal a un gouvernement de gauche qui est en mesure de tenir tête à la commission et de rompre avec l’austérité. À méditer.
 
Philippe Marlière
 

TV 5 MONDE - Pascal Hérard

Le Portugal n'a presque plus de déficit budgétaire, bénéficie d'une des meilleures croissances de la zone euro, a fait baisser son chômage et attire les investisseurs. Le petit miracle économique et social portugais s'est réalisé en moins de 2 ans avec une politique pourtant opposée aux demandes de la Commission européenne. Doit-on parler désormais du modèle portugais plutôt que du modèle allemand ou suédois ?

 

Il y a un an, en juillet 2016, la Commission européenne entamait une procédure pour "déficit excessif" contre le gouvernement de Lisbonne. Le Portugal risquait une amende, selon Bruxelles, puisque il était censé ramener son déficit à 2,5 % de son PIB en 2015 au lieu des 4,4 % annoncés. La procédure a été abandonnée un mois plus tard. Etonnement, la France n'était pas soumise à la même pression, alors qu'elle n'avait pas — elle non plus — tenu ses engagements : 3,4% de déficit au lieu des 3% requis. Depuis, le phénomène s'est radicalement inversé : le Portugal a réduit son déficit à 2,1% en 2016 et devrait le ramener à 1,5% cette année. La France, elle, a abaissé péniblement son déficit à 3,3% en 2016 et table sur 3,2% cette année quand elle s'est engagée à atteindre... 2,8%. L'Espagne est encore à 4,5%.

Mais l'économie portugaise n'a pas réussi à réduire ses déficits par la baisse des dépenses publiques, des réformes structurelles du travail visant à "assouplir" les droits des salariés, ou en abaissant les protections sociales, comme le préconise la Commission européenne. C'est même l'inverse qui a été pratiquée au Portugal depuis un an et demi. Un choix qui explique certainement l'irritation très nettement affichée par Bruxelles au printemps 2016, lors des annonces de Lisbonne. 

> Portugal : les audaces de la gauche irritent à Bruxelles​

Mesures socio-économiques

Depuis novembre 2015, c’est un gouvernement socialiste qui est au pouvoir au Portugal, soutenu et poussé par une union des gauches, composée du Parti communiste portugais, des écologistes, et du "Bloco de esquerda", le bloc de gauche (gauche radicale). Les choix économiques et sociaux de ce gouvernement se sont portés sur une politique clairement anti-austéritaire et antinomique avec celle pratiquée par le gouvernement précédent, de droite, qui avait gelé le salaire minimum et les pensions de retraites, augmenté les impôts, et réduit les aides publiques. Ce qui n'avait pas permis de réduire le déficit budgétaire ni le chômage significativement, mais avait fait exploser la précarité et la pauvreté dans le pays.

Le gouvernement du nouveau premier ministre, António Costa, depuis 2 ans, a donc appliqué des réformes qui avaient été déclarées dans son programme de coalition, en parfaite opposition avec la politique précédemment menée, comme le souligne cet extrait : "La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage. Elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs."

Le salaire minimum a été augmenté en 2016 puis de nouveau en 2017, en échange de baisses de cotisations pour les employeurs, de 23% à 22%. Ces deux augmentations du SMIC portugais ont passé le salaire minimum de 505€ à 557 €. Puis des mesures économiques à vocation sociale — mais aussi de relance du pouvoir d'achat — ont été prises : augmentation des retraites et des allocations familiales, renforcements du droit du travail, baisses des impôts pour les salariés les plus modestes, arrêt des privatisations de services et d'infrastructures publics, programme de lutte contre la précarité. Il est aussi prévu de supprimer les coupes dans les revenus des fonctionnaires et de ramener leur temps de travail à 35 heures par semaine. Sur le plan purement économique, la stratégie portugaise n'a pas été non plus en accord avec les demandes de la Commission, et se sont pourtant avérées payantes.

Politique anti-austéritaire de relance par la demande

Le chômage se situait à 14,4% en 2014, après une année noire à plus de 16% en 2013, puis s'était stabilisé en 2015 — mais toujours à un niveau élevé — à 12,2%. En 2016, une nouvelle décrue l'a fait parvenir à 11,1%, et en 2017, le chômage est à 8,8% au deuxième trimestre, ce qui laisse envisager, selon les spécialistes, un taux pour de 9,4% pour l'année entière. Un chômage potentiellement inférieur à celui de la France. Les projections actuelles des instituts tablent sur un chômage portugais à 7% en 2019, le plus bas depuis 2004.

Le virage actuel des politiques économiques du pays n'est pas étranger à cette nette amélioration des créations d'emplois sur deux années consécutives avec pour conséquence la progression de la croissance du PIB, évaluée pour 2017 à 2,5%, contre 1,9% pour la zone euro et seulement 1,5% pour la France. Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a confirmé ces bons résultats en juillet à Lisbonne, indiquant que "la réduction du déficit au Portugal est durable" et que "la croissance sera probablement supérieure à 2,5% en 2017". Malgré tout, l'ancien ministre français de l'économie de François Hollande a tenu à dire au gouvernement portugais que "sur le plan du marché du travail, il faudra veiller à mieux intégrer les chômeurs de longue durée." 

Le ministre de l'économie du Portugal, Caldeira Cabral, explique cette reprise économique par plusieur facteurs. Le premier est celui d'un renouveau d'industries orientées à l'export telles que l'automobile, les chaussures ou encore le textile qui avaient quasiment disparu du paysage. Les industriels, installés depuis des années dans les pays de l'Est pour la main d'oeuvre très bon marché, sont en train de revenir vers le Portugal, à la recherche d'une meilleure qualité professionnelle tout en conservant des coûts salariaux avantageux. Les investissements sont effectivement en hausse depuis deux ans, particulièrement dans l'industrie automobile. Caldeira Cabral pense que la hausse des revenus joue aussi, en redonnant confiance aux investisseurs, aux entreprises, avec une demande interne qui augmente et une progression de la consommation vers des produits de meilleure qualité.

Cette politique de relance par la demande, confortée par une politique sociale du mieux-disant est dans le même temps tirée par une revitalisation du tourisme grâce — entre autres — à des projets immobiliers haut de gamme. Plutôt miser sur la qualité, donc que sur les prix bas. Pierre Moscovici, sur ce plan, a tenu à souligner, toujours lors de sa visite de juillet dernier, "Le retour de l’investissement à la fois externe et interne, les bons résultats des exportations ainsi que le boom du tourisme". Mais sur le plan budgétaire, le Commissaire français a étrangement déclaré que "les efforts doivent être poursuivis pour réduire le déficit structurel", alors que le pays est devenu l'un des meilleurs élèves de la classe sur ce sujet, tandis que la France ou l'Espagne ne le sont toujours pas...

Nouveau modèle portugais très discret

Depuis la crise financière de 2008 et celle des dettes souveraines de 2010, la plupart des pays du sud de l'Europe n'ont pas réussi à sortir la tête de l'eau : les déficits budgétaires sont souvent supérieurs aux critères européens, le chômage y est toujours très élevé, les problèmes sociaux causés par la précarité persistent. Les prêts concédés par le FMI, sous l'égide de la BCE et de la Commission européenne pour aider ces pays à retrouver un peu de vigueur et payer leurs dettes ont été tous accompagnés d'obligations de réductions des déficits, par une baisse des dépenses publiques et des demandes précises, comme le gel des salaires des fonctionnaires, des pensions de retraite, la baisse des prestations sociales.

Ces politiques dites d'austérité ont été doublées de réformes structurelles du marché du travail visant à assouplir les droits des salariés pour améliorer la compétitivité des entreprises. Ces réformes du marché du travail sont elles aussi une demande de Bruxelles. La Grèce, l'Italie ou l'Espagne ont effectué ces politiques d'austérité et ces réformes sans succès concret. Tout comme le Portugal jusqu'en 2015. L'Italie, si elle a baissé ses dépenses et a atteint un déficit inférieur à 3% en 2016, n'arrive pas à faire baisser son chômage qui est supérieur à 11%. En Espagne, le chômage est à 18,7% au premier trimestre 2017, et le déficit public ne colle toujours pas aux critères de Bruxelles : 3,6% en 2016. L'échec des politiques de rigueur budgétaire accompagnés des "assouplissements du marché du travail" ne permettent visiblement pas de faire repartir ces économies. 

Le Portugal a démontré depuis 2 ans, qu'une politique — inverse aux politiques austéritaires, et donc basée sur une relance par la demande et l'amélioration des protections sociales — pouvait fonctionner. Ce que le FMI avait déjà confirmé en 2016 en annonçant à propos de la Grèce que "l'austérité ne fonctionnait pas". De là à préconiser une politique sociale de relance en Europe, le pas est un peu grand pour l'institution internationale qui a toujours été favorable au désengagement financier social des Etats et à la privatisation de leurs infracstructures et services.

Malgré tout, si l'exemple portugais était mis en avant, il pourrait être une piste intéressante de redressement "par le haut" des Etats de la zone euro encore affectés par la crise. Une sorte d'espoir de changement économique et social permettant une sortie de crise. A moins que le modèle économique allemand, de plus en plus contesté pour ses effets sociaux négatifs, ne cède la place au modèle suédois qui semble attirer des dirigeants politiques, dont Emmanuel Macron ?

Suivre le modèle allemand ? Chiche ! (Article de février 2012)

Le modèle suédois reste malgré tout difficile "à vendre", bien que sa réussite économique soit réelle : ce pays n'est pas dans la zone euro, possède depuis longtemps l'un des niveaux de vie les plus élevés du monde, et surtout, ses salariés sont syndiqués à 80%.

Il n'est donc pas certain qu'appliquer les méthodes sociales et économiques en cours en Suède soit possible si facilement pour des pays de la zone euro. Le Portugal, par contre, applique lui, des politiques économiques et sociales connues, et ce, au sein de la zone de la monnaie unique, l'euro... Pour l'instant, aux vues de ses résultats et de la vitesse à laquelle ils ont été acquis, il semble que le Portugal ait surtout un seul défaut : il ne suit pas la ligne dictée par la Commission européenne.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:57
"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano

Espace de débats Bretagne (angle de l'avenue Martin Luther King – et de l'avenue Raymonde Tillon)


 

Samedi 16 septembre à 17h :

 

Débat organisé par la Fédération du Finistère du PCF :
 

Le Royaume-Uni après le Brexit


 

Avec Philippe Marlière

politiste spécialiste du Labour et du Royaume-Uni, universitaire à Londres, auteur de nombreux articles et analyses pour la presse française

 

Anne Sabourin

représentante du PCF au sein du Parti de la gauche européenne

 

Jean-Michel Galano militant communiste, philosophe, bon connaisseur de l'Irlande et du Royaume-Uni

 

Débat animé par Ismaël Dupont et qui s'inscrit dans la suite de l'initiative de solidarité et de rencontre PCF-SINN FEIN de Paris à l'automne 2016 et du Finistère (BREST, MORLAIX, ROSCOFF) au mois de mai 2017. 


 

Comment analyser les causes du Brexit?

Quelles sont ses conséquences économiques, sociales, politiques déjà avérées? Celles qui sont à prévoir ? Quelles perspectives pour l’Écosse et l'Irlande du Nord, le capitalisme anglais, notamment?

Comment décrire la politique de Théresa May qui a conduit à un échec électoral relatif aux élections législatives anticipées de juin dernier?  

Quelles alternatives progressistes en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord?

En quoi l'épisode du Brexit doit-il être le catalyseur de la construction d'un autre projet européen, social, démocratique, respectueux des peuples?

 

"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano

Programme politique complet de l'espace Bretagne, fête de l'Huma 2017, envoyé par Xavier Compain et Carole Depuiset.

Encore une année avec des thématiques de débat et des plateaux très riches.

"La jeunesse face à la précarité" le vendredi à 17h, "Danger dans nos assiettes: pas de capitalisme sans casser des oeufs" le samedi à 14h30, "La Grande Bretagne, l'Irlande du Nord après le Brexit: quelles conséquences sociales et politiques" à 17h le samedi, "Aluminium dans les vaccins: pourquoi et comment s'en passer?" à 11h le dimanche.

Et le vendredi soir, fest-noz, et le samedi soir, concert aussi!

Innovation cette année, la vente solidaire de fruits et légumes le samedi après-midi.

Inauguration de l'espace Bretagne par le député communiste du Havre Jean-Paul Le Coq et inauguration de la vente solidaire avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano
"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano
Débat santé du dimanche à l'espace Bretagne l'an passé

Débat santé du dimanche à l'espace Bretagne l'an passé

"Le Royaume-Uni après le Brexit" - débat organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre à 17h avec Philippe Marlière, Anne Sabourin, Jean-Michel Galano
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:47
Journées du Patrimoine: exposition à la maison du peuple de Morlaix "40 ans de sport en entreprise", la FSGT, le sport corpo à Morlaix
Maison du Peuple de Morlaix

Maison du Peuple de Morlaix

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 13:07
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo de Julien Tanguy, secrétaire de l'UL CGT, qui a prononcé le discours de la CGT et rendu hommage en demandant une minute de silence, à René Saout (Pierre-Yvon Boisnard)

photo de Julien Tanguy, secrétaire de l'UL CGT, qui a prononcé le discours de la CGT et rendu hommage en demandant une minute de silence, à René Saout (Pierre-Yvon Boisnard)

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont - discours tonique de Sébastien Menès pour Sud Solidaires

photo Ismaël Dupont - discours tonique de Sébastien Menès pour Sud Solidaires

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo de Patrick et Serge par Pierre-Yvon Boisnard

photo de Patrick et Serge par Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Georges Le Duff

photo Georges Le Duff

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

Morlaix: 1100 personnes défilent contre la politique anti-sociale de Macron ce mardi 12 septembre et ses ordonnances qui dynamitent le droit du travail en précarisant toujours davantage les salariés!
Morlaix: 1100 personnes défilent contre la politique anti-sociale de Macron ce mardi 12 septembre et ses ordonnances qui dynamitent le droit du travail en précarisant toujours davantage les salariés!
le stand du PCF avec les programmes de la fête de l'Huma, les décryptages de l'Humanité, les autocollants et tracts du Parti Communiste, à côté du stand de la CGT où se signait la pétition contre la loi travail XXL!

le stand du PCF avec les programmes de la fête de l'Huma, les décryptages de l'Humanité, les autocollants et tracts du Parti Communiste, à côté du stand de la CGT où se signait la pétition contre la loi travail XXL!

Jean-Luc Le Calvez - photo Ismaël Dupont

Jean-Luc Le Calvez - photo Ismaël Dupont

la tête de cortège avec Philippe de la CGT et son drapeau breton à droite

la tête de cortège avec Philippe de la CGT et son drapeau breton à droite

Morlaix: 1100 personnes défilent contre la politique anti-sociale de Macron ce mardi 12 septembre et ses ordonnances qui dynamitent le droit du travail en précarisant toujours davantage les salariés!

Morlaix était rouge de colère et de combativité ce matin! Des photos de notre ami Pierre-Yvon Boisnard et d'Ismaël Dupont sur une manif qui a réuni 1100 personnes (selon les Renseignements Généraux).

Et ce n'est qu'un début de mobilisation, réussi et prometteur car il y avait pas mal d'actifs grévistes dans la manif!

On va les mettre mal, les fondés de pouvoir du Medef que sont Macron, ses ministres, et ses députés, ceux qui se permettent d'insulter la population et de mener une politique de régression sociale encore inédite!

4000 à 6000 manifestants à BREST, 2500 à QUIMPER, plus de 500 à QUIMPERLE, 500 à CARHAIX, soit plus environ 10 000 manifestants à l'échelle du Finistère, ce qui est pas mal du tout vu le contexte et la période peu propice pour les premières sorties lycéennes et étudiantes.

Il y a eu ce matin 10 000 manifestants à Bordeaux, 8 à 10 000 à Rennes.  

A noter que les syndicalistes FO du Finistère étaient bien présents au côté de la CGT, de Solidaires, de la FSU, et des citoyens et partis politiques: PCF, France Insoumise, de nombreux militants et élus socialistes, les Verts, le NPA. 

A Morlaix, le PCF avait installé son stand place des Otages pour y donner le programme de l'Huma et d'autres brochures et autocollants.  

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:25
Désinformation caractérisée! 


Dans Le Télégramme, hier, Agnès Le Brun prétend que le passage au menu unique en février 2016 aurait permis de gagner 13 300€ grâce à une réduction de 40% de gaspillage alimentaire. 
Il y a en réalité une confusion savamment entretenue, et depuis le départ, pour brouiller les pistes, entre les effets du changement des règles de réservation des repas à la cantine (des parents qui ne préviennent pas assez vite de l'absence de leurs enfants un jour le midi doivent désormais payer le repas alors qu'avant la réservation se faisait le jour même) et ceux du passage au menu unique, qui fait que plein d'enfants ne mangent pas tout à fait à leur faim certains jours et que d'autres familles ont fait le choix de ne plus laisser leurs enfants à la cantine, certains jours ou tous les jours. 
Les 13 300€ d'économisés ont été économisés largement sur le dos des familles des élèves des écoles publiques primaires et maternelles de Morlaix .

L'effet positif du passage au menu unique, en forme de leurre, a surtout été pour Agnès Le Brun, qui a été nommée porte-parole de Nicolas Sarkozy pour les questions d'éducation pendant les Primaires de la droite, avant que son mentor raccroche avec la politique, car "elle ne paie pas assez"!
Le passage au menu unique n'a pas du tout été décidé (sans aucune discussion avec les parents ou avec l'opposition, sans débat dans le cadre de la commission enseignement ou du conseil municipal en amont) pour réduire le gaspillage alimentaire mais pour créer une polémique porteuse politiquement autour de l'Islam et de sa comptabilité avec la laïcité et les valeurs de la République. Alors que personne dans les écoles ne se plaignaient des plats de substitution (une omelette ou du poisson) qui étaient proposés aux enfants végétariens ou de culture d'origine africaine ou arabe, ne mangeant pas de porc.
 Alors que la cuisine centrale prépare aussi des plats différenciés pour d'autres structures et que cela ne pose aucun problème. 

La décision du Tribunal Administratif le mois dernier de casser la décision de passage au menu unique par le maire Les Républicains de Châlons-sur-Saône devrait permettre de réouvrir le débat pour une école qui tient compte de la réalité des familles et n'est pas rendue prisonnière des enjeux politiciens.  

Chalon-sur-Saône: la suppression des menus sans porc à la cantine décidée par un maire de droite en 2015 annulée... Et à Morlaix?

Menu unique dans les cantines scolaires de Morlaix: point de vue

Menu unique à Morlaix : "la majorité s'accroche à son bout de viande" (Le Télégramme)

Passage au menu unique à Morlaix dans les cantines scolaires: lettre de l'opposition à Agnès Le Brun et aux élus de la majorité, particulièrement ceux de la Commission Enseignement

Passage au menu unique dans les cantines scolaires de Morlaix avec suppression des adaptations pour les régimes sans porc et végétariens: intervention de Sébastien Portier pour les parents d'élèves de l'école Gambetta le 5 février devant la mairie

Passage au menu unique: Lettre des associations de parents d'élèves des écoles publiques de Morlaix au maire, Agnès Le Brun

Menu unique: 200 personnes devant la mairie de Morlaix le vendredi 5 février pour protester contre la décision de la droite morlaisienne (Le Télégramme et le Ouest-France)

Menus des cantines scolaires: avis de l'observatoire de la laïcité

Agnès Le Brun, trop c'est trop!

Désinformation caractérisée! Agnès Le Brun prétend que le passage au Menu Unique aurait réduit le gaspillage alimentaire et fait gagner 13 300€ depuis février 2016 à la ville

Cette lettre a été lue en Commission Enseignement du Conseil Municipal de Morlaix aujourd'hui. Elle a donnée lieu à des échanges entre les deux représentants de l'opposition, Sarah Noll et Ismaël Dupont, et ceux de la majorité.

On nous a justifié le passage au Menu Unique à partir d'arguments qui nous semblent très contestables:

- L'AMF recommande que les cantines favorisent "l'ouverture au goût et aux saveurs", du coup, il faudrait proposer à tous les enfants la possibilité de manger de la viande cuisinée à toutes les sauces et du porc (tous les cinq jours environ).

- Si les enfants mangent pas tout, ce n'est pas gravissime, si les parents retirent les enfants de la cantine, c'est qu'ils pouvaient s'organiser autrement.

- On a pas à imposer aux enfants les choix des parents (régime végétarien, régime alimentaire de fondement culturel ou religieux).

- Proposer des compléments/substituts occasionnels ou réguliers aux enfants qui ne mangent pas de porc ou qui sont végétariens afin d'assurer l'équilibre alimentaire de leur assiette serait discriminant. Servir des repas différents (en réalité, ce ne sont pas les repas qui sont différents, mais simplement ce qui vient avec les légumes et féculents) serait discriminant.

- Quand on ouvre la voie à la reconnaissance de la diversité des régimes alimentaires et aux spécificités des habitudes alimentaires, on donne des arguments pour adopter les contenus pédagogiques aux cultures différentes des enfants.

- L'école de la république, celle des "quatre Jules" (Ferry, Grevy, Simon, Favre), c'est la même proposition pour tous et le modèle de l'assimilation.

- "C'est en mangeant comme les autres qu'on s'intègre": cela n'appelle pas de commentaire...

En réalité, l'Association des Maires de France ne prescrit rien de bien défini en matière de menu unique ou d'adaptation des menus à la diversité des habitudes et des goûts et dit que la laïcité ne peut être invoquée en faveur du choix de l'un ou l'autre des scénarios, que la seule obligation des mairies est de proposer des menus équilibrés aux enfants.

On ne tient pas compte de l'objectif de rendre l'école accueillante pour toutes les familles, pour tous les enfants, de faire en sorte que tous les enfants puissent fréquenter la cantine et la pause du midi avec des repas nourrissants.

Par rapport au mode de décision, la majorité justifie le fait de ne pas en avoir discuté avec les parents, en Conseil Municipal en Commission Enseignement, laissant croire qu'il ne s'agit que d'une application des préconisations de l'AMF et d'une compétence du maire et des services.

Pour notre part, nous restons mobilisés pour défendre une école ouverte et tolérante pour tous, et école qui accueille bien tous les enfants, toutes les familles.

A Morlaix, le 25 février 2016

A Madame le Maire, Agnès Le Brun

Aux élus de la majorité municipale, tout particulièrement ceux de la Commission Enseignement

Pour nous, le rôle de l'école de la République, laïque, gratuite et obligatoire, est de faire réussir tous les enfants, d'être accueillante pour tous les enfants, toutes les familles, en créant des conditions de vivre ensemble qui permettent l'acquisition de connaissances permettant d'accéder à la compréhension du monde, à l'autonomie de pensée, et de valeurs communes, parmi lesquelles le respect de l'égale dignité des hommes dans leur diversité.

Dans le cadre du service de restauration scolaire, qui même s'il est facultatif d'un point de vue réglementaire, est indispensable pour les familles des enfants scolarisés à l'école, une mairie doit à notre avis poursuivre les mêmes objectifs.

C'est pourquoi nous avons appris avec consternation et colère trois jours avant les vacances de février la décision de passage au menu unique dans les écoles primaires et maternelles publiques de Morlaix se traduisant par la suppression des compléments alimentaires pour les enfants qui ne mangent pas de viande, ou pas de porc, voire même, dans le pire des cas, par le fait de pouvoir leur servir du porc ou de la viande même s'ils ne veulent pas, et ne peuvent pas en manger.

Ces possibilités alternatives pour les régimes sans porc et les régimes végétariens étaient pratiquées depuis des années, concernant un peu plus de 10 % des enfants. Elles ne posaient strictement aucun problème à Morlaix ni ne soulevaient de polémiques. Ces dispositions ne coûtaient rien de plus à la collectivité, s'appuyaient sur du pragmatisme, un esprit d'ouverture et de tolérance, sur la volonté d'accueillir tous les enfants, toutes les familles à l'école publique, en tenant compte des interdits alimentaires propres à certaines cultures, et en tenant compte aussi du végétarisme qu'ont adopté un certain nombre de familles et d'enfants en France.

Cette décision a été ressentie de manière très violente par beaucoup de familles ayant des enfants scolarisés dans les écoles publiques de Morlaix : elles ont considéré, à raison selon nous, que pour des raisons politiciennes et par souci de publicité, on voulait créer une polémique au préjudice de l'équilibre alimentaire des enfants et du sentiment de reconnaissance des musulmans de pratique ou de culture, ou des familles morlaisiennes issues de l'immigration et originaires du Maghreb, d'Afrique, du Proche-Orient. Elles ont senti qu'on voulait mettre en avant bruyamment une conception restrictive, intolérante, contraire à son esprit véritable, de la laïcité, que l'on pourrait formuler en forçant le trait dans des expressions que l'on entend trop souvent aujourd'hui, dans un climat de xénophobie montante : « Français de souche, maître chez toi » , « les modes de vie et les habitudes alimentaires qui doivent prévaloir à l'école sont ceux de la majorité et de nos traditions nationales (chrétiennes ou judéo-chrétiennes ajoutent certains, qui ne sont pas à une contradiction près)».

Pour nous, la laïcité, c'est la mise en place des conditions d'accès pour tous à la liberté de conscience, c'est la neutralité de l’État et de la sphère publique par rapport aux cultes, c'est l'égalité reconnue à tous les citoyens, ce n'est pas le rejet de certaines religions.

Au-delà même du contenu de la décision de passage au Menu Unique, qui aurait pu à la rigueur se discuter à condition d'établir une véritable concertation, d'associer les parents, les personnels, et tous les élus à la décision, et à condition aussi de trouver des dispositions pratiques pour faire face aux effets pervers de la disposition, ce qui nous révolte, c'est la manière dont a été prise la décision.

Pas d'information des membres de l'opposition de la commission enseignement, pas de débat en Conseil Municipal alors qu'on a adopté un nouveau règlement des Cantines scolaires en décembre et que cette question particulière avait été posée en Commission Enseignement, pas d'information et de débats en Conseils d'école, une information de dernière minute à la veille des vacances aux Parents. On justifie la non information de l'opposition dans la presse par le fait qu'elle ne participe pas à la Commission Menu à laquelle on ne l'a jamais conviée. On justifie le passage au Menu Unique par un souci de lutter contre le gaspillage alimentaire et de veiller à l'équilibre nutritionnel des enfants alors que le mobile est tout autre et que le résultat est diamétralement opposé.

Aujourd'hui, nous craignons qu'un certain nombre de familles se ressentent rejetées d'une certaine manière dans leur particularités culturelles par la Mairie et l'école publique. Nous craignons pour l'équilibre financier de la Cuisine Centrale si un certain nombre de parents ne mettent plus leurs enfants à la cantine, nous craignons pour le maintien des effectifs des écoles publiques, nous redoutons surtout que certains enfants, régulièrement, ne mangent pas complètement à leur faim le midi à la cantine ou que leurs parents s'inquiètent de les savoir déjeuner à la cantine.

Le jeu en valait-il la chandelle ? Sans parler des tensions communautaires que l'on agite avec de telles prises de décision.

Nous vous enjoignons donc solennellement de revenir sur cette décision qui ne se justifie en aucune manière et de recevoir les représentants de toutes les écoles publiques morlaisiennes qui souhaitent vous rencontrer pour obtenir le retrait de la mesure et qui vous l'ont fait savoir il y a plus de deux semaines déjà.

Pour notre part, nous ne nous résignons pas, nous ne désespérons pas de vous convaincre de revenir sur cette décision injuste.

Les élus de l'opposition municipale

Le Vendredi 5 Février

Les Associations des Parents d’Elèves des Ecoles publiques morlaisiennes

Et

Les représentants des Conseils des écoles publiques morlaisiennes à Madame Agnès Le Brun, Maire de Morlaix

 

Madame Le Maire,

Nous parents d’élèves des écoles publiques de Morlaix, avons appris par le biais de l’APE de l’école Gambetta qu’une lettre signée de votre main, en date du 22 janvier annonçant la mise en place du menu unique a été affichée le mardi 2 février.

Contrairement à ce que vous affirmez dans l'article d’Ouest France (4/02/16), aucun affichage n'a été organisé à l'initiative de la mairie et aucune école n'était informée jusqu’alors.

La découverte de cette nouvelle mesure le 2 février est particulièrement indélicate, lorsqu' on la met en perspective avec les départs en vacances du 5 février.

Cette annonce surprise du menu unique, l'est d'autant plus, que lors des derniers conseils d'écoles, elle n'a jamais été mentionnée. Les conseils d'écoles se prononçaient alors sur les nouvelles modalités d'inscriptions et les nouveaux règlements dans les cantines. Un débat sur le menu unique y aurait eu sa place.

Nous nous étonnons de cette façon de faire. Au lieu d'ouvrir une discussion, de débattre, cette mesure est imposée.

Nous vous rappellerons cette phrase de Monsieur Toubon, défenseur des droits de la République, sur France Inter, jeudi 4 février 2016 : « Respecter la différence dans les menus scolaires, c'est respecter les différences et faciliter l'intégration. Le bon accueil, la cantine ouverte à tous, favorise l'accès à l'éducation »

Dans un communiqué en date du 23 octobre 2014, l’Observatoire de la laïcité exprime son refus de voir la laïcité « utilisée comme un argument », pour ne plus proposer d’alternative au porc dans les cantines scolaires de la commune.

Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité a déclaré, le 24/10/2014 : « Respecter la laïcité, c’est offrir un choix dans l’intérêt général, favoriser le vivre-ensemble. Un choix, qui, par ailleurs, n’est pas une réponse à des demandes religieuses ».

De plus, si aucune obligation ne contraint la commune dans le cadre d’un service facultatif, l’Observatoire de la laïcité rappelle que les cantines scolaires proposent généralement une diversité de menus, avec ou sans viande, « empêchant ainsi la stigmatisation d’élèves selon leurs convictions personnelles ».

Madame Le Maire, vous nous dites dans le Télégramme, du jeudi 4 février, que vous êtes hors polémique. Il n'y avait pourtant aucune polémique jusqu'à présent. Le système des menus de substitution convenait à tout le monde et préservait la diversité dans les écoles.

Il n'y a à ce jour, pas de problème d'ordre communautaire dans les cantines. Avec une telle mesure, hormis le fait de désorganiser brutalement les familles, elle prive aussi les enfants de temps d'échanges, très utiles au bien vivre ensemble (TAP et temps de cantine). Cette mesure va avoir des conséquences sur nos enfants, en plein apprentissage du vivre ensemble, de la tolérance et de la différence.

Cette inquiétude est renforcée par le contexte actuel troublé, où plus que jamais il est nécessaire de dépasser les clivages...

Par ailleurs, nous nous interrogeons sur le fait que l'annonce de la modification du règlement intérieur des cantines intervienne après l'inscription des enfants à la cantine jusqu'à la fin de l'année scolaire et sans en avoir de surcroit informé les familles.

Une réflexion sur le menu unique peut être menée s'il respecte l'ensemble de la population morlaisienne. Nous souhaitons une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun. Nous souhaiterions donc connaître vos motivations, pouvoir échanger avec vous, afin de faire évoluer cette nouvelle mesure.

Vous ou Monsieur Aurégan n'avez pas souhaité nous recevoir ce vendredi 5 février.

Nous sollicitons donc un nouveau rendez-vous à la rentrée des vacances d'hiver.

Sans réunion commune, réunissant les représentants des associations de parents d'élèves des écoles morlaisiennes, les représentants élus aux conseils d'écoles et l'ensemble des élus, pour rechercher un consensus serein, des pétitions seront présentées à la sortie de chaque école morlaisienne, et de nombreuses actions conviviales et festives seront envisagées.

Nous respectons votre fonction, et souhaitons vraiment une réflexion sereine et un aboutissement consensuel à cette problématique. La discussion et la réflexion entre la ville de Morlaix et ses habitants pourraient être exemplaires pour notre société républicaine et laïque.

En espérant que vous répondrez favorablement à notre demande, veuillez agréer Madame Le Maire, l'expression de nos sentiments respectueux.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 05:31
Le 12 septembre, 1 million de bras d'honneur à Macron !

Bras d'honneur

Jean-Emmanuel Ducoin

(Journal L’Humanité)

L'insulte facile révèle parfois la vraie nature de ses auteurs. 

Nous savons désormais qu'Emmanuel Macron, usant et abusant d'un tel degré d'implication verbale pour exprimer sa haine du bas-peuple et des Français qui ne pensent pas comme lui, dirige les affaires de l'État avec toutes les formes inspirées par le mépris. À commencer par le principal, le pire, celui qui détermine le sens de son action : le mépris de classe.

Ainsi donc, « la survie de la France », comme il a osé le dire depuis Athènes, dépendrait ni plus ni moins de sa « réforme » du droit du travail... Avant d'ajouter : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » Mais qu'arrive-t-il à notre pays pour que des propos aussi rances se rencontrent dans la bouche d'un président de la République, constituant une sorte de comportement inédit, indigne de la fonction ? La récidive témoigne non pas d'un trouble de la pensée mais bien d'une constance de la pensée.

Après les « riens », voici les « fainéants ». Les fossoyeurs de l'histoire ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Ils fréquentent assidûment les palais et ne savent absolument pas que les gens de peu demeurent souvent les plus courageux sur le front de tous les combats...

Ceux qui en ont le temps se délecteront des explications alambiquées données hier par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, selon lequel le mot « fainéants » et son pluriel visaient ceux qui n'ont « pas eu le courage de réformer ».

La bonne blague. Non, le chef de l'État a bel et bien insulté ceux qui s'opposent à sa politique, ceux qui seront dans la rue, demain, pour dénoncer la casse de leurs droits dans le monde du travail. Au moment où la nation française aperçoit dans son champ de vision tout ce qui se bricole de plus pourri du côté du libéralisme, comme par hasard, le pouvoir tente de s'épanouir sur les cimes d'une très haute vulgarité. Monsieur Macron, qui s'y connaît en cynisme, n'aime décidément pas les Français. Ces derniers le lui rendent bien ces temps-ci. Et cette fois, ils vont lui répondre dans la rue. Quant aux « fainéants », qui sont donc les mêmes, ils adressent d'ores et déjà à ce président le bras d'honneur des salariés. Ceux qu'il défigure.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 05:24
Belgique: le péril rouge. Le premier ministre Charles Michel alerte sur les dangers du communisme de Raoul Hedebouw et du PTB
Charles Michel, Premier ministre Belge, membre du parti MR (Mouvement réformateur - libéral), lors de des universités d'été de son parti, au parc Walibi, s'inquiète de la montée du Parti du Travail de Belgique. Nous revoilà revenu au temps de la guerre froide

Un extrait du discours du Premier ministre belge : 

"Dans plusieurs pays, et en Belgique aussi, nous assistons au retour du communisme, qui écrase les libertés individuelles et a toujours entraîné plus de pauvreté et de régression sociale. Jamais le Venezuela ou la Corée du Nord ne seront nos modèles politiques!" 

Les capitalistes s'inquiètent, car dans l'opinion publique le Parti socialiste, n'incarne plus l'alternance et c'est une bonne nouvelle. Le Parti du Travail de Belgique incarne les aspirations de ceux qui n'ont rien.

Nicolas Maury (Perspectives communistes) http://www.editoweb.eu/nicolas_maury

Raoul Hedebouw, porte parole du spectre qui hante la Belgique, le PTB. Raoul Dedebouw était présent à l'Université d'été du PCF à Angers

Raoul Hedebouw, porte parole du spectre qui hante la Belgique, le PTB. Raoul Dedebouw était présent à l'Université d'été du PCF à Angers

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 19:37

Communiqué de la section PCF pays de Morlaix :

La section du Parti Communiste du Pays de Morlaix apporte son soutien aux organisations syndicales qui appellent à l'action et à la grève le 12 septembre, et sera mobilisée avec les citoyens et salariés pour manifester très nombreux le 12 septembre, à 10h30 à Morlaix.

Il est essentiel que cette première mobilisation sociale réussisse, si on ne veut pas que le rouleau compresseur ultra-libéral de Macron continue à écraser les droits des salariés, les services publics, ce qui reste de notre modèle social, pour satisfaire les exigences du monde de l'Argent.

C'est une journée d'action test pour nos capacités de résistance et de riposte, comme pour les capacités du Pouvoir quasi monarchique de Macron à continuer à mener sa politique au service des privilégiés.

C'est à partir de maintenant que tout se joue !

Macron n'a pas de majorité d'idées, pas de majorité politique dans le pays pour mener son projet de conversion de la société française à l'économie capitaliste sauvage à l'anglo-saxonne. Si nous refusons le fatalisme et la résignation, nous pouvons gagner.

Les ordonnances Macron sont extrêmement dangereuses car avec elle, c'est le patron qui fixe les règles, l'accord d'entreprise conclu sous la menace du chantage à l'emploi prévalant sur la loi, avec à la clé des référendums bidon du type : augmentation du temps de travail ou licenciements...

Ces ordonnances facilitent les licenciements en plafonnant les indemnités pour licenciement illégal, en permettant les licenciements économiques pour des multinationales qui font des profits à l'étranger.

Les ordonnances Macron affaiblissent considérablement les pouvoirs d'intervention des représentants syndicaux. Elles imposent la flexi-précarité à tous en faisant du CDD la norme générale du contrat de travail.

Alors, tous ensemble disons non à la régression Macron Taille Patron !

La section du Parti Communiste Français du Pays de Morlaix

le 8 septembre 2017

 

Appel de la section de Morlaix du Parti Communiste à la plus forte mobilisation possible contre les ordonnances Macron, avec les syndicats, le mardi 12 septembre 2017 à 10h30 à Morlaix, place des Otages
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 17:07
"Jeremy Corbyn, l'anti-populiste" (juin 2017) - par Philippe Marlière, politiste et universitaire, invité de la fédé PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre 2017 pour un débat sur le Royaume-Uni post-Brexit
"Jeremy Corbyn, l'anti-populiste" (juin 2017) - par Philippe Marlière, politiste et universitaire, invité de la fédé PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre 2017 pour un débat sur le Royaume-Uni post-Brexit
Jeremy Corbyn, l'anti-populiste
Jeremy Corbyn a mené une campagne d’homme de gauche. C’est le dirigeant du plus grand parti social-démocrate d’Europe. Il a constamment rappelé dans ses discours la centralité de l’opposition Labour vs. Tories, qui correspond au Royaume-Uni au clivage gauche vs. droite en France. Il a évoqué le socialisme et ses valeurs éternelles d’égalité, de pluralisme et de tolérance.

Lorsque Theresa May avait dissout la Chambre des Communes, le Parti travailliste accusait un retard de plus de vingt points dans les sondages. Jeremy Corbyn, son dirigeant, avait une côte de confiance au plus bas. On louait alors le calme et l’expérience de la première ministre conservatrice. Ne fallait-il pas, comme le disait le slogan de campagne conservateur, une cheffe de gouvernement "forte et stable" pour mener à bien les difficiles négociations de sortie de l’Union européenne ?

Peine perdue ! Theresa May a raté sa campagne dans la forme : évitant les débats, télévisés, elle est apparue distante et empruntée en public et n’a guère mobilisé autour d’elle. La première ministre a révélé au public un profil inquiétant : durcissement de politiques d’austérité qui ont amené les services publics au bord de l’asphyxie, volte-face multiples (décision d’organiser une élection anticipée ou changement de cap sur le volet social de sa politique, notamment la "Dementia Tax"). Mais c’est surtout sur la question même du Brexit que May a perdu tout crédit.
Favorable au maintien du Royaume-Uni pendant la campagne référendaire, la voici depuis un an transformée en agent zélée d’un Brexit dur qui emprunte au discours de l’aile droite de son parti et de UKIP, le parti de droite europhobe et xénophobe. Cette campagne était censée clarifier la position des conservateurs relative au Brexit. À l’issue d’un mois de campagne intensif, les Britanniques ne savent toujours pas de quoi ce Brexit sera fait, et cela commence à les inquiéter.

Theresa May a oscillé entre déclarations tapageuses et arrogantes à l’encontre des partenaires européens et un discours flou sur le modus operandi de la sortie de l’Union européenne. Elle a inquiété des électeur.rice.s majoritairement acquis.es au Brexit mais sans aucun enthousiasme pour celui-ci. Dans l’esprit des Britanniques, le Brexit est de plus en plus perçu comme un phénomène aux contours incertains. Plus personne ne croit qu’une sortie de l’Europe règlera la question des flux migratoires. Les Britanniques savent que les ressortissant.e.s communautaires ne repartiront pas chez eux car leur savoir-faire professionnel est vital pour le pays. Ils/elles se demandent dans quel état sera une économie britannique post-Brexit.

Jeremy Corbyn a montré, inversement, qu’il savait mener une campagne. Dynamique, inspiré, il a drainé des foules importantes. Corbyn est un orateur posé qui a beaucoup progressé dans ce domaine depuis deux ans. Il s’exprime simplement, directement, sans effet de manche. Il évoque des valeurs et des idées simples, mais rassembleuses : la justice sociale, la solidarité, la défense des services publics (en proposant la renationalisation de services publics-clés, une mesure populaire auprès de l’électorat depuis plusieurs années).

Le leader travailliste a réussi à mobiliser un électorat jeune très largement acquis au parti travailliste (qui préconise notamment la suppression de frais de scolarité très élevés). Le Labour a renoué avec l’électorat populaire traditionnel du Labour, à Londres et dans les grandes villes du nord de l’Angleterre. Il a sauvé le bastion gallois qu’on disait menacé et a repris pied en Écosse. Plus impressionnant encore, le parti travailliste enregistre des gains en sièges dans le sud de l’Angleterre, plus rural et plus proche des conservateurs.

La plupart des sondages pré-électoraux n’ont pas saisi la percée travailliste tout simplement car celle-ci s’est réalisée dans la dernière semaine de campagne. En axant sa campagne sur des thèmes sociaux-démocrates traditionnels (services publics, pouvoir d’achat, emploi), il a attiré vers lui un électorat en marge du Labour. Il est ainsi intéressant de noter que le vote UKIP de 2015, concentré dans les catégories populaire dans le nord de l’Angleterre, s’est également réparti entre les conservateurs et les travaillistes. Cet électorat pro-Brexit et culturellement conservateur aurait pu basculer en masse pour les Tories. Mais c’est le discours social concret, faisant appel à la decency décrite par George Orwell, qui a attiré ces électeur.rice.s aux penchants plutôt droitiers. Dans les débats télévisés, Corbyn a pris à partie les représentant.e.s conservateur.rice.s, leur demandant s’ils/elles avaient déjà visité une banque alimentaire dans leur circonscription. Celle et ceux qui ont vu "Moi, Daniel Blake" de Ken Loach comprendront de quoi il s’agit.

Jeremy Corbyn a mené une campagne d’homme de gauche. C’est le dirigeant du plus grand parti social-démocrate d’Europe. Il a constamment rappelé dans ses discours la centralité de l’opposition Labour vs. Tories, qui correspond au Royaume-Uni au clivage gauche vs. droite en France. Il a évoqué le socialisme et ses valeurs éternelles d’égalité, de pluralisme et de tolérance, contre l’injustice, la xénophobie et la brutalité des conservateurs au pouvoir.

Jeremy Corbyn a démontré qu’il était inutile, voire contre-productif d'adopter une démarche populiste qui s’appuie sur un électoralisme et un confusionnisme idéologique. Le député d’Islington a remporté triomphalement deux élections de leader du parti travailliste. Ces succès sont l’équivalent d’une victoire à la primaire des gauches en France, car le Labour rassemble tout le camp progressiste britannique. Corbyn respecte les institutions et les traditions du mouvement ouvrier qui sont à la base du socialisme britannique, et ne cherche pas à les dépasser ou à les rabaisser. C’est un socialiste qui a réussi cette percée, pas un politicien en quête de victoires électorales éphémères.

Philippe Marlière

Philippe Marlière

Sur l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité (angle de l'avenue Raymonde Tillon et de l'avenue Martin Luther King), le samedi 16 septembre à 17h30: 

Philippe Marlière sera l'invité de la fédération du PCF Finistère en compagnie d'Anne Sabourin, responsable du secteur Europe au PCF, et de Jean-Michel Galano, philosophe, grand connaisseur de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, pour une rencontre débat sur le thème de:

La Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Comment analyser les causes du Brexit?

Quelles sont ses conséquences économiques, sociales, politiques déjà avérées? Celles qui sont prévisibles?     

Quelles alternatives en Grande-Bretagne, en Irlande, et pour une autre Europe? 

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