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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:48
"La mémoire de l'insurrection malgache se chuchote" - entretien de Rosa Moussaoui avec l’écrivain Jean-Luc Raharimanana (L'Humanité, 28 mars 2017)
« La mémoire de l’insurrection malgache se chuchote »
Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Mardi, 28 Mars, 2017
L'Humanite

Le soulèvement anticolonialiste de 1947 à Madagasacar et sa sanglante répression tiennent une place singulière dans l’imaginaire de l’Île rouge. Retour sur cette mémoire avec l’écrivain Jean-Luc Raharimanana.

Quelle place l'insurrection de 1947 tient-elle dans l'imaginaire malgache en général et dans votre œuvre littéraire en particulier ?

Jean-Luc Raharimanana. 2017, nous sommes soixante-dix ans après l’insurrection, mais soixante-dix ans sans réel entretien de la mémoire aussi. Entre l’imaginaire et la mémoire, il y a bien sûr une très forte relation. Une mémoire mal entretenue peut disparaître de l’imaginaire mais avant cet oubli, elle peut s’y aménager un endroit trouble et inexplicable, et c’est cet endroit sans nom qu’occupe l’insurrection de 1947 dans l’imaginaire malgache. C’est un événement souvent manipulé par les politiques, et du coup mal appréhendé par l’enseignement, les témoignages sont inégalement transmis, la réalité historique largement méconnue, voire ignorée, mais la sensation mémorielle est forte car beaucoup de familles ont été touchée par elle. Mais les paroles sortent difficilement, ce qui nous ramène à cette région trouble de l’imaginaire, où d’une réalité de tabataba, grands bruits, émeutes, désordres, la mémoire de l’insurrection se chuchote, se fragilise, confrontée à la rumeur, tsao, presque mensonge. Mais elle est sauvée du mensonge par le sacré : masy, et avec la survie de la formule Rano, rano, une formule qui transformerait les balles des colonisateurs en eau… La terre est sacrée, cette lutte fut sacrée… Aujourd’hui, même si beaucoup d’enfants ne soupçonnent pas l’origine de cette formule, beaucoup la lancent encore dans leurs jeux de guerre, ou pour conjurer le malheur face à leurs bêtises… Cet imaginaire dépend aussi des régions, car bien sûr, l’insurrection, et surtout, la répression et les arrestations ont été fortes selon les régions. Il resurgit très fort pourtant lors des grandes insurrections politiques qu’a connues le pays, notamment en 1972, en 1991, et 2002, comme une sorte de désir d’achever une révolution avortée, une révolution où nous les Malgaches n’avions pas su réellement être ensemble. Quelques auteurs ont écrit sur 47, notamment Andry Andraina avec Mitaraina ny tany (1975), et E.D. Andriamalala avec Vohitry ny Nofy, il y a eu le grand chant-poème, Antsa, de Jacques Rabemananjara, l’un des compagnons de négritude de Senghor, de Césaire et d’Alioune Diop, beaucoup de chants traditionnels parlent de 47, je pense à l’incroyable Mama Sana. Personnellement, mon imaginaire d’enfant sur l’événement a été nourri des paysages traversés par la répression, les anciennes gares toujours criblées de balles, les récits des gens sur l’atrocité des colons et des tirailleurs « sénégalais », devenus de véritables figures de terreur, des ogres en puissance, les insurgés jetés des ponts, jetés des avions, mis dans des fosses communes que personne n’était capable de situer, comme si d’un coup, tout bombement de terrain sur les collines était une potentielle fosse commune ignorée de tous, la terre même avait mal pour l’enfant que j’étais.

Vos portraits d'insurgés sont ceux non pas de héros mais de femmes et d'hommes ordinaires arrimés à l'histoire. Pourquoi ce parti pris de raconter l'histoire de l'insurrection de 1947 à partir de cheminements singuliers ?

Jean-Luc Raharimanana. Car les figures connues de l’histoire, Rabemananjara, Ravoahangy, et dans une moindre mesure Raseta, ont toujours refusé d’endosser la responsabilité de cette insurrection, l’assimilant à un complot colonial destiné à mettre à bas le parti MDRM. Et surtout, mon intuition me parlait d’une insurrection hors de contrôle des politiques, hors de contrôle de l’Etat colonial car devenue une révolte profonde de l’être colonisé, c’est-à-dire ceux qu’on appelait indigènes, ceux qu’on considérait comme des moins que rien, juste bons à civiliser, et encore…

Car je voulais aussi donner un visage, des visages à ceux qui se sont battus dans l’anonymat, qui se sont levés, touchés profondément dans leur dignité d’êtres humains.

Car bien sûr, en 2009, lorsque j’ai entamé ces portraits avec Pierrot Men, il ne restait plus beaucoup de vivants de ces « héros ». Je voulais avec Pierrot dresser des portraits qui rendraient « immortels » leurs témoignages, sortir de l’oubli ces versions de l’histoire, poser l’humain derrière un fait historique, et dénoncer de cette manière l’indécent débat sur la positivité du colonialisme, sur l’absurdité de se demander si le colonialisme a été un crime contre l’humanité ou pas. Je ne prétends pas donner une vérité historique à travers ces portraits. Je veux juste poser hors de l’oubli ces versions recueillies dans la bouche de ceux qui ont vécu d’une manière ou d’une autre 1947. Pour qu’ils ne meurent pas une seconde fois, en enterrant leurs témoignages avec eux. 

 

Vous dites du projet colonial qu'il a enterré un monde, une culture, des mythes, une poétique. Exhumer la mémoire de ces insurgés permet-il de reconstituer le souvenir de ce monde précolonial en éclats ?

Jean-Luc Raharimanana. Non. Cela n’a rien à voir. Parler de 1947 ne signifie pas avoir la nostalgie d’un monde précolonial, ou ramener le souvenir d’un monde précolonial. On parle de dignité humaine ici, on parle de justice. On parle de la reconnaissance d’un crime contre l’humanité. Des hommes et des femmes ont été massacrés effroyablement alors même que la France coloniale se proposait d’amener les Lumières dans ces pays. Je « n’exhume » pas non plus la mémoire, car cette mémoire n’est pas morte et enterrée. Elle est juste hors du champ du connu, du débattu, du transmis ou de l’enseigné. Le projet colonial a ceci de monstrueux, de minorer et d’infantiliser la culture de l’autre, je n’ose pas dire d’éradiquer, mais il y a cette tentation de l’Etat colonial de détruire tout ou partie de la culture du colonisé. La colonisation malgache a duré près de 70 ans, d’autres grands crimes ont été commis avant 1947, et je considère que ce fut aussi criminel de broyer la culture de l’autre pour mettre à la place la culture française. Pour moi, il ne sert à rien de rendre un culte à la culture précoloniale, une société avance et se transforme toujours, mais il faut avoir la connaissance de cette culture, pour savoir d’où l’on vient, comment on peut avancer, que prendre, que laisser, que développer. Oublier fait partie du choix de la mémoire, mais on ne peut pas oublier tant qu’on ne le sait pas, tant qu’on n’a pas compris et pardonné. Parler de 47 amène forcément à cette question du pardon. Nous enfants de colonisés, nous voulons que la France reconnaisse les crimes qu’elle a commis sur nos parents, nos grands-parents, car nous enfants de colonisés, nous voulons continuer à vivre sans ressentiments, avec la dignité retrouvée de nos parents, dans la pleine possession de notre histoire et de notre mémoire, pour mieux vivre avec cette France et ses propres enfants. C’est la raison profonde de ce travail que j’ai mené avec Pierrot Men, qu’on laisse derrière nous ce passé et qu’on aille de l’avant. Mais cela ne peut être possible sans partage de la mémoire. 

 

Quel rôle la littérature, la poésie peuvent-elles jouer pour perpétuer cette mémoire de l'insurrection, des luttes anticoloniales, loin des instrumentalisations politiques ?

Jean-Luc Raharimanana. Pour moi, la mémoire n’a aucun intérêt si elle ne sert pas le présent. Et ça c’est politique. D’ailleurs, je ne connais aucune mémoire qui n’a d’intérêt au présent. Car l’homme est perpétuel recommencement et la mémoire une sorte de guide, d’indice pour avancer. Pourquoi associer tout de suite le mot politique à instrumentalisation ? Êtes-vous si désespérée de la politique ? La politique n’est pas qu’instrumentalisation. L’association des deux mots dessert la politique, la vraie. L’artiste est politique. Et je l’assume. L’artiste est politique car il est l’exemple même de la singularité, de la particularité, or la politique est le fait de bien harmoniser l’ensemble des particularités, l’ensemble de la communauté. La politique doit être la porte d’entrée de la liberté car elle est la somme de chaque point de vue. Enseigner l’histoire, c’est politique, car l’histoire nous montre ce que les hommes ont fait ou ont été capables de faire, en bien comme en mal. La transmission de la mémoire, c’est politique, car on choisit ce qu’on transmet, et ce choix est une lutte permanente des uns et des autres, ou un consensus, ou une acceptation du point de vue de l’autre. Alors oui, la poésie et la littérature peuvent être des vecteurs de la mémoire. Certains diront que la poésie et la littérature doivent s’en affranchir, c’est certes liberté de s’en affranchir, mais il ne faudrait pas prêcher le contraire, sinon il faudrait jeter tout Hugo, jeter Le dormeur du val, jeter Boris Vian, jeter Tony Morrison, jeter les Lumières, et tiens, pourquoi pas jeter la sidérée et sidérante Christine Angot…

 

Bibliographie:

  • Pierrot Men & Jean-Luc Raharimanana, 1947, Portraits d’insurgés, Vent d’ailleurs, 2011.
  • Des Ruines, Vents d’ailleurs, 2012.
  • Les cauchemars du Gecko, Vents d’ailleurs 2011.
  • Le prophète et le président, NCDE, 2008.
  • Madagascar, 1947. Illustrations du Fonds Charles Ravoajanahary. Vents d’Ailleurs, 2007.
  • L’Arbre anthropophage. Gallimard/Joëlle Losfeld, 2004.
  • Le Bateau ivre: Histoires en Terre Malgache. Avec des photographies de Pascal Grimaud. Images en Manœuvres, 2003.
  • Nour, 1947. Le Serpent à Plumes, 2001.
  • Rêves sous le linceul, Le serpent à plumes, 1998.
  • Lucarne. Le Serpent à plumes, 1996.
  • Le lépreux et dix-neuf autres nouvelles. Hatier, 1992.
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:46

Déclaration de Pierre Laurent: secrétaire national du Parti communiste français

 

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux. Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d'une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées.

Dans cette situation, face à une menace de droite et d'extrême droite qui s'aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles se rassemblent autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune.

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C'est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

Ralliement de Valls à Macron: déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:01
Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne (AFPS, CCFD-Terre Solidaire, LDH, Solidaires, CGT, Fair Finance France, Al Haq)

Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne

Plusieurs organisations (Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq, mercredi 29 mars 2017

La colonisation israélienne dure depuis 50 ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de 6 000 nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334 [1], exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

Cette colonisation ne pourrait exister sans la contribution des banques israéliennes qui financent les constructions, et des sociétés israéliennes qui fournissent services et infrastructures dans les colonies. Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation, et les entreprises israéliennes contribuent au maintien et au développement des colonies israéliennes. En 2013 déjà, une mission d’enquête indépendante des Nations Unies dénonçait le rôle primordial des banques israéliennes dans la colonisation et les conséquences en termes de violations des droits de l’homme.

L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA. Chacune de ces sociétés détiennent plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes [2]. Au-delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les colonies en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des colonies israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières. De nombreuses institutions financières étrangères [3], publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les colonies. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la colonisation et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses colonies. Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes, soutient indirectement la colonisation. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les colonies israéliennes est plus que problématique [4]. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.

>>Télécharger le rapport en français

>>Télécharger ce communiqué de presse en pdf

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:29
Ouest-France 29 mars 2017 compte rendu du Conseil Communautaire par Anaïg Dantec

Ouest-France 29 mars 2017 compte rendu du Conseil Communautaire par Anaïg Dantec

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:50
Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:00
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Christiane Léon, Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont

Christiane Léon, Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal

Claude Poder

Claude Poder

Agnès Le Brun - Maryse Tocquer - Yves Moisan

Agnès Le Brun - Maryse Tocquer - Yves Moisan

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal au premier plan

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal au premier plan

Solange Creignou au micro

Solange Creignou au micro

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Marc Madec et Marlène Tilly (majorité morlaisienne, conseillère déléguée au logement) au micro

Marc Madec et Marlène Tilly (majorité morlaisienne, conseillère déléguée au logement) au micro

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
les utopistes étaient présents hier soir encore pour que l'on avance sur leur demande de mise à disposition d'un local: ils ont un rendez-vous aujourd'hui avec l'exécutif de Morlaix-Communauté

les utopistes étaient présents hier soir encore pour que l'on avance sur leur demande de mise à disposition d'un local: ils ont un rendez-vous aujourd'hui avec l'exécutif de Morlaix-Communauté

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 14:29

Fédération du Parti Communiste du Finistère – 5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST – 06 20 90 10 52

Brest, le 27 mars,

COMMUNIQUE de SOUTIEN DE LA MANIFESTATION DES RETRAITES A QUIMPER DU 30 MARS

Le PCF Finistère soutient le rassemblement à l'appel des syndicats et associations de retraités (CGT, FSU, Solidaires, FGRLP et associations de retraités LSR) le jeudi 30 mars à 10h30 place de la Résistance à Quimper et appelle les citoyens et retraités à y participer en grand nombre pour défendre une autre politique économique et sociale au service des besoins sociaux et de l'égalité.

Pour les retraités, les salariés, les privés d’emploi les mesures d’austérité qui nous sont imposées par le gouvernement, le patronat, deviennent insupportables. Les pensions sont bloquées depuis quatre ans, à part le 0,1 % du 1er octobre. Nous demandons une revalorisation par un rattrapage de 300 € et que l'évolution des pensions soit indexée sur celle des salaires et non des prix. Le niveau des retraites baisse de 1 % par an en moyenne depuis 20 ans. Des écarts très importants de pensions existent entre les hommes et les femmes : 1200€ en moyenne pour les premiers, 800€ pour les secondes.

Beaucoup de retraités sont en difficulté pour accéder aux soins. L'accord qui a généralisé les complémentaires santé privées a laissé de côté beaucoup de retraités, comme les chômeurs ou les fonctionnaires. Pour les retraités, une mutuelle ça peut monter jusqu'à 150 € par mois. Aujourd'hui, la prise en charge de la Sécu, c'est en moyenne 62 %. Le PCF veut revenir progressivement vers la prise en charge des soins à 100 % par la Sécurité Sociale, avec un premier palier immédiat à 80 %. L'argent existe, à condition de mener une vraie politique de lutte contre le chômage, d'en finir avec la fraude fiscale et sociale et les milliards d'exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui favorisent les profits financiers plus que l'embauche. Il faut aussi mettre en place un pôle public du médicament

L'accompagnement public et solidaire de la perte d'autonomie des personnes âgées est très insuffisant. Le reste à charge dans les EHPAD grimpe et beaucoup de retraités n'ont pas les moyens de l'assumer. Le nombre de places en maison de retraite dans le Finistère, un département qui est plus vieillissant que la moyenne, est largement inadapté aux besoins. Les personnels des maisons de retraite et de l'aide à domicile, faute d'une politique volontariste de financement solidaire dans le cadre de la Sécurité Sociale, travaillent dans des conditions de plus en plus dures (sous-effectifs, manque de temps pour les personnes âgées, rémunérations basses, précarité de certaines structures d'aide à domicile et de beaucoup de personnels). Chaque semaine, les personnels des maisons de retraite du département alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail et de l'accueil des résidents. Il est plus que temps de construire des dispositifs publics et solidaires adaptés à la prise en compte du vieillissement et de ne plus considérer les personnes âgées dépendantes comme des citoyens de seconde zone.

 

 

Communiqué de soutien du PCF Finistère à la manifestation des retraités à Quimper le jeudi 30 mars à 10h30
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:18
Pouvoir d'achat des retraités. Mobilisation le jeudi 30 mars à Quimper (10h30, place de la résistance) pour le défendre

Pouvoir d'achat des retraités. Mobilisation jeudi 30 mars pour le défendre

 

Le Télégramme / 28 mars 2017

Plusieurs organisations syndicales et associatives de retraités appellent à manifester, jeudi, à 10 h 30, depuis la place de la Résistance, à Quimper. Elles revendiquent notamment une revalorisation des pensions.

« Nous avons fait le choix d'une seule manifestation départementale car il faut que l'on se montre et que l'on se fasse entendre. Le mot "retraités" n'apparaît pas beaucoup dans le discours des candidats en campagne pour l'élection présidentielle », estime Gilbert Phelep, le secrétaire de l'Union syndicale des retraités CGT du Finistère. Neuf organisations syndicales et associatives appellent une mobilisation nationale jeudi. À l'échelle du Finistère, la FSU, la Fédération générale des retraités de la fonction publique, Solidaires et Loisirs solidarité retraités ont préparé la manifestation quimpéroise avec la CGT. « Les pensions sont bloquées depuis quatre ans, à part le 0,1 % du 1er octobre. Nous demandons une revalorisation par un rattrapage de 300 € et que l'évolution des pensions soit indexée sur celle des salaires et non des prix », revendique Gilbert Phelep. « Depuis vingt ans qu'elles sont indexées sur les prix, le niveau des retraites a baissé de 1 % par an », pointe Paul Abily, pour la FSU. « La pension, c'est un droit des salariés et pas une allocation sociale comme certains voudraient nous le faire croire. Notre problème, c'est que la place des retraités n'est pas organisée.

Il n'existe aucune instance qui nous permettrait de discuter des conditions de notre niveau de vie », regrette Michelle Lollier, de la Fédération générale des retraités de la fonction publique.

Renoncement aux soins

Derrière l'érosion du pouvoir d'achat se cache la question de l'accès aux soins. « De plus en plus de retraités nous disent y renoncer à cause du coût. L'accord qui a généralisé les complémentaires santé privées a laissé de côté beaucoup de retraités, comme les chômeurs ou les fonctionnaires », insiste Paul Abily. « Pour les retraités, une mutuelle ça peut monter jusqu'à 150 € par mois. Aujourd'hui, la prise en charge de la Sécu, c'est en moyenne 62 %, on va tout droit vers 50 % », redoute Daniel Édelin, de l'USR CGT. Son camarade Gilbert Phelep fait aussi référence au handicap, à l'accompagnement des personnes âgées dont le reste à charge dans les Ehpad a tendance à grimper, mais aussi à « la différence inacceptable des écarts de pension entre les hommes et les femmes, 1.200 € moyenne pour les premiers, 800 € pour les secondes ». Jeudi, les organisations impliquées projettent d'interpeller le préfet et la présidente du conseil départemental du Finistère. Des cars de manifestants devraient partir de Brest, Morlaix et Quimperlé et converger vers Quimper.

Photo Le Télégramme : Michelle Lollier (FGRFP), Gilbert Phelep et Daniel Edelin (USR CGT) et Paul Abily (Retraités FSU).

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:56
l'île de Guyane chère à Emmanuel Macron!

l'île de Guyane chère à Emmanuel Macron!

Guyane

Les salariés, la population et les syndicats Guyanais doivent être entendus !!!

Communiqué de la CGT - lundi 27 mars 2017

Ils dénoncent notamment la dégradation continue de leurs conditions de vie et de travail, l’insécurité, le taux de chômage qui atteint 22%, le manque d’infrastructures, le système de santé défaillant, etc. !

Ce n’est pas la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé qui ouvrira à la population un meilleur accès à la santé.

Les nombreux grévistes du secteur de l’Energie, demandent des recrutements et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où des milliers de personnes n’ont pas accès à l’électricité.

A quelques semaines de la loi votée, intitulée « loi pour l’égalité réelle », un quart des enfants en Guyane n’ont pas accès à l’eau ou à l’électricité !!! Vous avez dit égalité ?

Egalité encore ? La moyenne nationale des familles qui vivent sous le seuil de pauvreté est de 14%, et de 44% quand il s’agit de la Guyane !!

Égalité toujours, alors qu’on recense un manque criant de classes dans les établissements scolaires avec plusieurs centaines d’enfants et de jeunes déscolarisés, renforçant un sentiment de relégation.

La Guyane, depuis des décennies fait l’objet de promesses non tenues aggravant la situation économique et sociale du territoire.

La Guyane et Kourou sont la vitrine mondiale de la Fusée Ariane mais certainement pas la vitrine sociale des gouvernements successifs !

Depuis plusieurs semaines la collectivité territoriale Guyanaise voit des mobilisations sociales dans plusieurs secteurs économiques qui ont marqué des convergences ces derniers jours. 37 syndicats de l’Union des Travailleurs Guyanais ont ainsi décidé d’un appel à la grève générale.

Depuis ce matin, la Guyane est donc figée par l’ampleur de la grève. 

Cette situation doit être prise à la hauteur des besoins sociaux, économiques, d’éducation et sanitaires qu’elle porte.

Le gouvernement doit répondre à la légitime demande des grévistes de pouvoir ouvrir de réelles négociations avec la Ministre et le gouvernement.

La Confédération Générale du Travail exprime son entier soutien aux salariés Guyanais et leurs organisations syndicales. 

La CGT est disponible pour répondre à toutes sollicitations et échanges avec les syndicats Guyanais dans le cadre de nos relations d’amitié, de solidarité et de lutte.

Montreuil le, 27 mars 2017

 

Guyane: les salariés, la population et les syndicats Guyanais doivent être entendus!!! (CGT)
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 05:00

Compte-rendu du conseil municipal du 23 mars 2017

 

Début du conseil : 19h.

Jean-Yves Lecomte, absent pour raisons professionnelles, a donné pouvoir à Ludovic Jaouen.

En préambule Joëlle Huon intervient pour indiquer ne pas comprendre la réaction de la municipalité dans la presse locale concernant la réunion organisée le même jour sur le thème de la maison médicale.

M. Le Vaillant indique que la municipalité a été choquée d'apprendre la tenue de cette réunion le jour même du conseil et sans en avoir été informé officiellement. Il estime que la présence de Jean-Luc Fichet, par ailleurs président de Morlaix communauté, pour animer cette réunion aurait conduire celui-ci  à en informer préalablement la municipalité.

Joëlle Huon répond que cette réunion, qui était une simple réunion publique, était prévue de longue date, bien avant que la date du conseil ne soit connue, ce qui d'ailleurs ne se produirait pas si la municipalité prenait l'habitude de fixer un calendrier prévisionnel des conseils municipaux.

1° Compte rendu du conseil du 23 février 2017:

Roger Héré souligne que, contrairement à l'habitude, le document rendait compte cette fois des débats, mais seulement pour le premier point à l'ordre du jour (PADD). Cela prouvait donc que ce qui était demandé par l'opposition était tout à fait possible. Cependant cela devrait constituer la pratique pour l'ensemble des points examinés par le conseil, ce qui n'était pas le cas. D'où l'abstention des élus de l'opposition (6 abstentions avec le pouvoir).

 

2° Budget de la commune

La municipalité avait décidé d'organiser la discussion à partir d'une présentation très formaliste et comptable (présentation du compte de gestion du percepteur et du compte administratif 2016 et vote sur chaque point distinctement).

Roger Héré estimait qu'il aurait été préférable d'avoir une présentation globale des comptes de 2016, suivie d'une discussion générale et des votes sur chaque point à l'issue du débat. Cette suggestion n'a pas été retenue : "Jusqu'à présent ce n'est pas vous le maire" a rétorqué le premier adjoint.

Néanmoins, dans un cadre de discussion compliqué compte tenu de la méthode volontairement retenue, Roger Héré a fait état des éléments sur les résultats de l'année 2016 (après avoir indiqué au passage à Mme le Maire qu'elle s'était trompée dans sa présentation car elle avait donné les chiffres du budget primitif au lieu du compte administratif), précisant qu'il aurait pu faire un "copier/coller" de ce qu'il avait indiqué l'an passé pour le compte administratif de l'année 2015 :

- la commune réalisait encore une fois en 2016 un excédent de fonctionnement très important ( + 648 748,99 €)  d'un niveau tout à fait comparable à celui de 2015 (+ 676 071,28 €);

- que cet excédent important représentait 16,5 % du budget de fonctionnement total de la commune (17% en 2015);

- que si ce même résultat était obtenu en 2017, ce serait au total un  budget complet ( environ 4 000 000 €) qui aura été économisé en 7 ans depuis 2011;

- que, globalement, les recettes réelles avaient été supérieures de 134 000 € au budget attendu, malgré une légère baisse du produit de la taxe d'habitation (exonérations pour les personnes âgées aux revenus modestes);

- que les dépenses réelles de fonctionnement étaient inférieures de 238 030,55 € à celles prévues au budget primitif (suppression d'un poste d'ATSEM et non remplacement de personnels);

- que sur le total de 621 310,80 € de dotations aux associations, 449 734,32 € étaient attribués à la piscine, soit 72%, 144 805,81 € au total étaient attribués à l'école Ste Marie, soit 23,30%, et que toutes les autres associations devaient se partager les 26 770 € restant, soit 4,31% en tout et pour tout.

- que les dépenses d'investissement avaient été réduites par rapport à ce qui était prévus,et que 425 000 € de dépenses prévues avaient fait l'objet d'une annulation;

- que l'encours total de la dette de la commune était de 1 497 845,50 € au 31 décembre 2016 contre  1 763 021,57 € fin 2015, ce qui était  très en dessous de la moyenne des villes comparables, et que cela traduisait finalement, non pas une bonne gestion, mais un manque total de vitalité de la politique municipale, des investissement utiles n'étant pas effectués pendant que la commune en avait les moyens.

Ainsi, la municipalité dispose largement des moyens pour entreprendre une autre politique au service de la population.

Concernant le budget pour 2017 les mêmes constats ont été faits, Roger Héré faisant remarquer que seul le projet de maison médicale pouvait être considéré comme un projet d'avenir, les reste consistant en des projets de dépenses courantes d'investissement.

L'un des adjoint a indiqué lui-même que la gestion municipale était comparable à "la gestion du porte-monnaie de la ménagère".

A l'issue de la discussion, pour toutes ces raisons, et à l'exception du compte de gestion du percepteur de l'année 2016 pour lequel un vote favorable a été émis, l'opposition a voté contre les budgets administratifs 2016 et le projet de budget pour 2017 (6 voix)

 

3° Allocations scolaires

Comme chaque année des explications on été demandées sur le calcul du montant forfaitaire appliqué pour chaque élève de l'école Sainte Marie. R. Héré constate que le montant retenu pour 2016/2017 (658,77 € par élève) a été majoré de exactement 1% par rapport à l'année précédente. Répondant à sa demande, Mme le maire donne les chiffres du coût moyen par élève dans le public, soit 790 €, ce qui est largement supérieur au coût de l'année précédente (690 € selon ses chiffres), la raison avancée étant la baisse des effectifs scolaires. 

Comme les autres années, et compte tenu de l'importance des sommes accordées à l'école privée Saint Marie, l'opposition votre contre la proposition de la municipalité.

4° Projets des écoles, tarifs camps ALSH, relais des jeunes

Pas de remarque particulières.

Accord.

5° Indemnités BAFA

La municipalité propose de verser une indemnité de 315 € (310 € en 2016) aux stagiaires encadrant les enfants dans le cadre de leur stage pratique pour l'obtention du BAFA pour un stage complet de 14 jours.

R. Héré rappelle la demande faite en 2014, 2015 et 2016 de porter cette indemnité à 600 € compte tenu du travail effectué. Comme les autres années ce sujet donne lieu à une fin de non recevoir de la majorité municipale.

Vote contre de l'opposition compte tenu de la non prise en compte de leur demande.

 

6° indemnités des élus

La municipalité fixe le barème des indemnités des élus à compter du 01/01/2017, sur la base du nouvel indice terminal de la fonction publique.

Abstention de l'opposition.

 

7°prêt d'honneur

Prêt de 1 000 € pour le financement d'un stage au Canada.

Accord.

 

 

8° acquisition par la commune de terrains rue des Sports et rue du puits

Accord.

 

9° déclassement d'une voie communale et échanges de terrains

La municipalité propose ce projet pour des terains sis à Goz Foënnec. B. Le Vaillant précise qu'en raison d'un projet de vente par une personne, il s'agit de régulariser une très ancienne situation résultant d'accords donnés par M. Berthou, alors maire et prédécesseur de l'ancien maire J. Urien.

L'opposition s'abstient sur ce projet municipal.

 

10° compte rendu des décisions prises par délégation

Pas de remarques.

 

Fin du conseil         : 21 h

 

 

 

Roger Héré

Roger Héré

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