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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:10
Discriminations, un film d'Hubert Budor à la MJC de Morlaix le jeudi 6 avril à 20h30
Discriminations
Film d'Hubert BUDOR - 52 min

Jeudi 6 avril à 20h30
Le film raconte le combat quotidien d'Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate en droit social, et de François Clerc, syndicaliste. Depuis plus de quinze ans, ce tandem tente de faire reculer les discriminations dans le monde du travail.

La projection sera suivie d'une discussion avec le vice-président du Conseil des Prud'Hommes de Morlaix

Entrée au chapeau
 
MJC Morlaix
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:07
29 mars 1989: Assassinat de Dulcie September sur le sol français par des tueurs du régime d'apartheid d'Afrique du Sud

Le 29 Mars 1988, Dulcie September était assassinée sur le sol Français par les tueurs du régime d'apartheid de Prétoria ! Les assassins retrouvés ne seront jamais jugés en Afrique du Sud (des militaires ) et l'affaire classée en France sans que les complicités n'aient été recherchées 
Dulcie avait 52 ans , elle était la représentante en France de l'African National Congress (ANC)
Alors secrétaire général la JC des Côtes du Nord ( devenues Côtes d'Armor en 1990 ) je l'avais rencontrée à Saint Brieuc en 1987 lors d'une des nombreuses initiatives que nous avions prise ( avec d'autres organisations, partis et associations ) pour exiger la libération de Nelson Mandela 
J'en garde un souvenir ému, celui d'une combattante humble et charismatique 
Une rue porte son nom à Saint Brieuc

Pascal Fournet 

29 mars 1989: Assassinat de Dulcie September sur le sol français par des tueurs du régime d'apartheid d'Afrique du Sud
29 mars 1989: Assassinat de Dulcie September sur le sol français par des tueurs du régime d'apartheid d'Afrique du Sud
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 11:54
Virginie Picaud a fait parti de l'équipe de chercheurs qui a réalisé l'exposition, un engagement logique du Musée de la Résistance lieu référent du concours de la Résistance dans le département. | Ouest-France, 1er avril 2017

Virginie Picaud a fait parti de l'équipe de chercheurs qui a réalisé l'exposition, un engagement logique du Musée de la Résistance lieu référent du concours de la Résistance dans le département. | Ouest-France, 1er avril 2017

Le musée de la Résistance en Argoat s’est associé au collectif histoire de Châteaubriant, afin de réaliser cette exposition basée sur les camps nazis (1933-1945).

« Le musée est inscrit avec dix-huit autres sites dans le réseau des musées de la Résistance », c’est dans ce cadre que l’animatrice, Virginie Picaud, inscrit le travail qu’elle a réalisé avec le site de Châteaubriant, en Loire-Atlantique, sur le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation, retenu en 2017 : « La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire qui trouve son origine dans l’idéologie nazie ».

Ce partenariat, permet au musée de présenter cette recherche d’historiens, de documentalistes, « nous avons plusieurs documents de famille, comme celle du fils de Marie-Claude Vaillant-Couturier, résistante et déportée ».On peut lire ses témoignages au procès de Nuremberg sur les panneaux, qui précède les jugements et les sanctions des responsables nazis. On y découvre aussi le travail de reconstruction, de résilience, après le retour des déportés à partir de 1945.

« Un sujet qu’il n’a pas été simple à construire », raconte Virginie. L’exposition explique le nazisme, « l’idée d’une supériorité supposée de la race aryenne, incarnée par le peuple allemand, et qui désigne les ennemis à combattre ou à abattre ».De nombreuses photographies apportent un éclairage concret de la réalité des camps et des extraits de documents et de lettres confiées aux chercheurs et historiens du collectif de rédaction.

Ainsi, l’exposition présentée en douze panneaux, évoque tour à tour le nazisme et ses idées, le péril juif, le racisme, les premiers camps hitlériens dès 1933, l’organisation des camps, déshumanisation, le chant des marais, les dénonciations du nazisme en Allemagne et en France, le transport des déportés et l’arrivée au camp, le génocide des juifs, la déportation des enfants, la vie quotidienne et le travail dans les camps. La dénonciation des camps avec un fil rouge, des extraits du livre Nuit et Brouillard sur chaque panneau.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:12
Decès de Jean Nedelec, vieux camarade communiste brestois, combattant infatigable de la Laïcité

C’est avec tristesse que nous faisons part du décès de notre camarade du PCF Jean Nédélec qui fut un combattant infatigable de la Laïcité en tant que responsable de la Fédération des Oeuvres Laïques. 

 

 Jean Paul CAM, secrétaire de section à Brest, et Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

 

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

 

Jean NEDELEC

 

à l’âge de 97 ans.

 

Un dernier hommage lui sera rendu le mercredi 5 avril à 14h30

à la salle de cérémonie du Vern à Brest.

 

Jean repose à l’Ehpad de Kérampéré 15 rue Guillaume Kéraudy Brest chambre 217.

 

La famille

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:44

VENUE DE L'AMBASSADRICE D'ISRAEL A L'IEP DE RENNES:  Aliza Bin Noun

Les étudiant.e.s de l'IEP de Rennes se sont mobilisés hier (30 mars 2017), avec notamment l'action des Jeunesses Communistes de Rennes, pour soutenir la Palestine et affirmer leur refus de voir s'exprimer Mme Aliza Bin Noun, ambassadrice d'Israël et représentante du gouvernement d'extrême-droite de Benyamin Netanayahou. 

Leur déclaration: 

Nous, étudiants de Sciences Po Rennes, déclarons que nous sommes fermement opposés à la tenue de cette conférence. Aliza Bin Noun s’est invitée au sein de notre établissement pour représenter l’Etat d’Israël, un état colonisateur gouverné par l’extrême droite. Israël, la soi-disant seule démocratie du Moyen-Orient, viole depuis des décennies le droit international et continue d’imposer un régime d’apartheid violent aux Palestiniens en dépit de l’indignation internationale. L’apartheid, nous le rappelons, désigne un régime où une partie de la population subit des discriminations et une exclusion fondée sur des critères de races, d'ethnies ou de religions. Ce mois-ci, l’Etat d’Israël ainsi que les Etat-Unis ont fait pression sur l’ONU pour supprimer un de ses rapports rédigé par deux américains spécialistes du droit international, Richard Falk et Virginia Tilley, concluant qu’« Israël est coupable de politique et de pratiques constitutives du crime d’apartheid ». Cela a conduit, en signe de protestation, à la démission de la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Rima Khalaf.

Quotidiennement, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, les autorités israéliennes procèdent à des expulsions forcées ainsi qu’à des démolitions d’habitations palestiniennes en Cisjordanie alors qu’elles continuent d’y promouvoir ses colonies illégales. En 1974, on recensait 2019 colons israéliens en Cisjordanie. En 2013, ils étaient 500 000. L’extension incessante des colonies israéliennes ne cesse de faire reculer la possibilité pour les Palestiniens d’avoir leur propre Etat puisqu’elles induisent un morcellement de leur territoire, morcellement voulu par Israël. Cette dernière impose aussi des restrictions sévères à la liberté de circulation des Palestiniens et maintient depuis 10 ans un blocus militaire sur la bande de Gaza, imposant à 1,9 million d’habitants des conditions de vie inhumaines. Depuis de nombreuses années, l’armée israélienne assassinent des civils, y compris des enfants, et jettent en prison celles et ceux qui osent défier leur occupation. Elle use de la torture en toute impunité sur ses détenus. Fréquemment, Israël exerce des attaques massives à l’encontre des palestiniens sous couvert de légitime défense : en 2009, avec l’opération Plomb Durci à Gaza, 1300 palestiniens sont morts, 5000 ont été blessés, pour 13 morts du côté israéliens. En 2014, 1460 palestiniens à Gaza ont périt sous les bombardements israéliens. D’après le gouvernement israélien, 47% de ces morts étaient des terroristes. Le peuple palestinien est totalement démuni face à l’Etat israélien qui possède l’une des armées les plus puissantes du monde. Le budget annuel de l'armée israélienne en 2015 était de 18,6 milliards de dollars et il ne cesse d’augmenter.

Ces dernières semaines, l'ambassade d’Israël, que Madame Aliza Bin Noun dirige, a multiplié les pressions sur plusieurs universités dans le but d'empêcher la tenue des événements de l'International Apartheid Week qui devaient se tenir partout en France. Certains militants de l'Association France Palestine Solidarité à Rennes ont été par la suite menacés de mort et de viol par des militants d'extrême droites pro-Israël. Nous ne comprenons pas comment une représentante du gouvernement israélien peut s'octroyer le droit de parler au sein des universités françaises tout en niant celui des militants contre l’occupation israélienne à exprimer leur solidarité envers les Palestiniens.

C’est la campagne de boycott international qui a réussit à venir à bout du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Ainsi, nous exigeons l’abrogation de la circulaire interdisant la campagne BDS en France et nous revendiquons la nécessité d’un boycott total envers l’Etat d’Israël afin que les palestiniens et les palestiniennes puisse enfin accéder à la liberté et à la dignité. Comme l’a dit Mandela « Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien ». Ainsi, pour protester contre la politique d’Israël, nous vous demandons à tous de bien vouloir quitter la salle pour faire en sorte que cette conférence n’ait pas lieu. Si vous hésitez encore, sachez que madame Aliza Bin Noun, ici présente, nie l’existence des colonies israélienne en Cisjordanie et a été la cheffe du Bureau politique du ministre israélien des Affaires étrangères Liberman en 2012 qui a de magnifiques citations dont celle-ci au sujet des prisonniers palestiniens « Je propose de les transporter en autocars jusqu’à la mer morte pour les noyer ».

Rennes. Des étudiants manifestent contre l’ambassadrice d’Israël (Ouest-France)

Rennes. Des étudiants manifestent contre l’ambassadrice d’Israël (Ouest-France)

30 mars: Liberté pour la Palestine: Contre la venue de l'ambassadrice d'Israël à l'Institut d'Etude Politique de Rennes: manifestation de protestation des Etudiants à Sciences-Po
30 mars: Liberté pour la Palestine: Contre la venue de l'ambassadrice d'Israël à l'Institut d'Etude Politique de Rennes: manifestation de protestation des Etudiants à Sciences-Po

Des étudiants de Sciences Po Rennes ont protesté, ce jeudi , contre la venue de l’ambassadrice d’Israël dans le cadre d’une rencontre avec les élèves de l’établissement.

« On manifeste contre la venue de l’ambassadrice d’Israël », explique Kevin, membre de l’association France Palestine solidarité. La venue, ce jeudi matin, de la diplomate israélienne d’Aliza Bin-Noun dans les locaux de l’Institut d’études politiques (IEP) de Rennes a déclenché une vague de protestations aux abords et à l’intérieur des locaux de l’IEP breton.

Arrivée dans le cours de la matinée à Sciences Po, l’ambassadrice devait rencontrer les étudiants puis se prêter à un exercice de questions-réponses. Toutefois, cette première visite de la diplomate à Sciences Po Rennes a rapidement été perturbée.

Des manifestants pro palestiniens présents

À l’extérieur, une vingtaine de manifestants se sont postés devant l’entrée de l’établissement avec des drapeaux palestiniens et des pancartes dénonçant la politique israélienne dans les territoires occupés. Les protestations ont ensuite continué à l’intérieur de l’amphithéâtre Érasme, où Aliza Bin-Noun devait prendre la parole.

Peu de temps après le début du discours de l’ambassadrice, une partie des étudiants se sont fermement opposés à la venue de la diplomate car selon ces étudiants « l’État d’Israël viole depuis des décennies le droit international. »

Une rencontre écourtée

Par la suite, plusieurs dizaines d’élèves ont quitté les lieux avant de déclencher l’alarme incendie en signe de protestation.

Après avoir laissé passer la bronca, l’ambassadrice d’Israël a remercié les élèves restés l’écouter.« On peut s’exprimer à l’université même si, parfois, c’est difficile. Merci à ceux qui sont toujours présents. »

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:39
Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017
A gauche: Jean-Yves Daniel, Serge Puil, Jeremy Lainé, adjoint PCF à Guimaëc, Ismaël Dupont, Jean-Claude Postic, Michel Tudo - à droite de la table, André Bouget, élu PCF à Lanmeur, Zélinda Bouget, Muriel Grimardias, Mireille et Michel Dizès

A gauche: Jean-Yves Daniel, Serge Puil, Jeremy Lainé, adjoint PCF à Guimaëc, Ismaël Dupont, Jean-Claude Postic, Michel Tudo - à droite de la table, André Bouget, élu PCF à Lanmeur, Zélinda Bouget, Muriel Grimardias, Mireille et Michel Dizès

Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017

C'était cet après-midi, de 14h30 à 15h30, une conférence de presse pour annoncer la candidature de Muriel Grimardias, résidant à Lanmeur, comptable retraitée, bénévole d'une association humanitaire, à mes côtés, et pour présenter notre campagne actuelle du Parti Communiste: 

- Obtenir un maximum de suffrages pour Jean-Luc Mélenchon afin de tenter de qualifier un candidat de gauche pour les Présidentielles, tout en continuant à porter des objectifs de rassemblement de la gauche dans sa diversité sur la base d'une volonté de rupture avec le libéralisme, l'austérité, et la monarchie présidentielle incarnés par le quinquennat Hollande. Le Parti Communiste depuis un an et demi porte cet objectif de rassemblement pour faire gagner la gauche et une majorité de progrès, de transformation sociale, démocratique, écologique, aux présidentielles et aux législatives.

- Aux législatives, rassembler pour avoir un député vraiment à gauche dans la circonscription de Morlaix, engagé dans les luttes pour les services publics, la défense des travailleurs, l'écologie, les libertés et la solidarité. Un député de terrain, vivant au contact des citoyens, prêt à se montrer combatif à l'Assemblée comme l'ont été les 10 députés du Front de Gauche sous le mandat précédent. Ce sont les députés qui votent les lois, il est de la plus haute importance de se mettre en condition de constituer une majorité parlementaire qui sera forcément diverse, quelque soit le candidat de gauche élu, dans le meilleur des cas, et d'avoir des députés communistes qui porte tout un héritage de conquêtes sociales et de combats démocratiques ( la Sécurité Sociale, les services publics, les hausses de salaires, la taxation des revenus financiers et des profits, la culture et le sport pour tous, la lutte pour la décolonisation, pour le désarmement nucléaire). Même en cas de victoire des ultra-libéraux, la présence de députés communistes au Parlement sera précieuse pour mener le combat sur le terrain parlementaire et servir d'appui aux luttes dans la rue et les entreprises, pour constituer la colonne vertébrale d'une gauche qui doit retrouver ses couleurs et ses valeurs. 

- Avoir un député intègre et dévoué à des idéaux plus qu'à un plan de carrière qui s'engage dans sa circonscription et qui rende des comptes à la population.   

Ce sont ces objectifs que nous servons. 

Ismaël Dupont - 1er avril 2017 

Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017
Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017
Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017
Conférence de presse d'Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche aux élections législatives, au bar des Sports à Lanmeur avec les militants de la section communiste de Lanmeur ce 1er avril 2017
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:39
photo Ismaël Dupont: Marie-Hélène Le Guen, Jean-Luc Le Calvez, Jean-Marc Nayet, Martine Carn

photo Ismaël Dupont: Marie-Hélène Le Guen, Jean-Luc Le Calvez, Jean-Marc Nayet, Martine Carn

Les communistes de Morlaix distribuent des tracts sur le marché pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon et pour une majorité de progrès à l'Assemblée Nationale
Les communistes de Morlaix distribuent des tracts sur le marché pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon et pour une majorité de progrès à l'Assemblée Nationale
Les communistes de Morlaix distribuent des tracts sur le marché pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon et pour une majorité de progrès à l'Assemblée Nationale

Ce 1er avril, pour la troisième fois sur le marché de Morlaix depuis décembre 2016, 8 militants communistes morlaisiens distribuaient des tracts avec les propositions du programme "La France en Commun" du Parti Communiste appelant à voter Mélenchon pour un vrai changement social, économique, démocratique en France, et la constitution d'une majorité de progrès rompant avec les orientations néo-libérales des cinq ans de pouvoir Hollande. 

Demain, dimanche 2 avril, des militants communistes seront au marché de Saint-Martin-des-Champs. 

Et des tracts d'appel à voter Mélenchon sont aussi distribués dans les quartiers de Morlaix, St Martin des Champs, et Lanmeur. 

Il est encore temps de renforcer la dynamique du vote Mélenchon pour faire qualifier un candidat de gauche au second tour! 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:13
" Sous les cendres du quinquennat ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité du 31 mars 2017
La dernière abjuration de Manuel Valls dit tout sur le quinquennat. Toute promesse reniée, l’ancien premier ministre se rallie au candidat de la finance branchée et prône même une coalition avec la droite de François Fillon. Cette fin de parcours  dit tout des étapes précédentes, de l’entreprise engagée dès juin 2012 par François Hollande et de la volonté de tuer le Parti socialiste trop réticent à une conversion complète au libéralisme.
À voir émigrer les marquis du régime, à assister au chemin de croix de Benoît Hamon, à entendre le petit cénacle qui gouvernait, on mesure l’état de décomposition d’un
Parti que François Mitterrand avait voulu hégémonique à gauche. Autre chose peut naître.
 
Ne nous y trompons pas : le courant social-démocrate, le réformisme ne disparaissent pas. le squelette politique se désagrège mais il reste une idéologie ancrée dans notre pays, qui cherche toujours le compromis entre changer et conserver, qui oscille d’un pôle à l’autre en fonction des rapports de force de la société ; quelques années après, le Parti socialiste ne s’était-il pas remis de la catastrophe de 1969, au prix d’une mue et de départs ? Ce n’est pas dans les confluences saumâtres d’Emmanuel Macron qu’il parviendra à se ressourcer. Certains élus peuvent y sauver leur mandat mais pas plus. L’électorat de la primaire – c’est-à dire le moteur socialiste – a choisi sans ambiguïté la censure du quinquennat et une option à gauche. Les soutiens de Benoît Hamon qui aspirent à relancer le socialisme n’y parviendront qu’en rejetant la camisole des solutions libérales et en acceptant de renouer avec modestie avec les forces de gauche aujourd’hui portées par la campagne dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Ce chantier est esquissé. Il faudra du temps pour le mener à bien. Il est vital pour construire une gauche utile à notre peuple.
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:09
Pierre Laurent : «La présidentielle n’est pas jouée, nous serons tenaces jusqu’au dernier moment »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ET CÉDRIC CLÉRIN, DIEGO CHAUVET ET STÉPHANE SAHUC
VENDREDI, 31 MARS, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
« Pour une majorité nouvelle PCF, Front de gauche, France Insoumise, socialistes de gauche, écologistes » Photo : Lahcêne Abib
« Pour une majorité nouvelle PCF, Front de gauche, France Insoumise, socialistes de gauche, écologistes » Photo : Lahcêne Abib

Entretien. Alors que la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite mais toujours sur fond d’affaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à se saisir du vote Mélenchon pour exiger un changement radical. Selon lui, rien n’est joué pour ce premier tour et il invite les électeurs à ne pas se laisser voler leur vote et à ne pas tomber dans le «piège» Macron face au réel danger FN.

Humanité Dimanche. Pour des millions de Français, la peur de Le Pen fait du vote Macron un vote utile. Que leur dire ?

Pierre Laurent. Cela fait un an que l’on construit un piège politique pour empêcher les Français de choisir une véritable politique de gauche. Le choix se réduirait à Mme Le Pen ou une version ou une autre des mêmes politiques libérales – soit la version ultraréactionnaire de Fillon, soit une version prétendument modernisée avec Macron. Mais nous avons déjà vu Macron à l’œuvre. Il a été l’inspirateur de la politique économique de François Hollande. Et aujourd’hui il veut poursuivre avec 60 milliards de dépenses publiques et 120 000 fonctionnaires en moins… Sa première visite internationale a été pour Angela Merkel pour l’assurer que la France, avec lui, poursuivrait dans la même voie. L’idée qu’on sera en meilleure position pour battre Mme Le Pen si le vote Macron est très élevé, quitte à faire descendre les votes de gauche, est une idée extrêmement dangereuse. Ne nous trompons pas d’adversaire. Pour porter le plus haut possible le vote Mélenchon, le danger, c’est le vote Macron, pas le vote pour Benoît Hamon, qui est d’ailleurs combattu par les tenants de la ligne sociale-libérale. Nous aurons demain à reconstruire avec tous les électeurs de gauche.

Humanité Dimanche. Alors, comment contrer le danger FN ?

Pierre Laurent. D’abord en combattant ses idées. J’ai publié un livre pour démonter l’imposture de son programme car j’en ai assez de la complaisance qui entoure le discours du FN. J’ai conscience que, pour combattre cette banalisation, il faut le faire avec des arguments précis, en démontant un discours qui s’emploie à maquiller ses véritables intentions. Prenons l’idée centrale du FN : il prétend qu’il créera un bouclier protecteur pour les travailleurs en constitutionnalisant la préférence nationale. Si cela arrivait, ce serait en vérité la fin du principe central d’égalité dans notre République, et son remplacement par un principe officiel de discrimination. Ce ne serait donc pas une protection mais une attaque contre tous les principes fondamentaux d’égalité. C’est l’ensemble des droits des travailleurs qui serait fragilisé. En créant des catégories de salariés sans droits, sans accès à la protection sociale, le FN institutionnaliserait sur le sol national le dumping social entre salariés aux droits différents. En vérité, Mme Le Pen passe son temps à diviser les Français en exonérant de toutes responsabilités la concentration des richesses financières dans les mains de quelques-uns.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:00
Pierre Serna, historien. « La Ve République est devenue un Ancien Régime »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR BENJAMIN KÖNIG
VENDREDI, 24 MARS, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
DR
 

Historien de la Révolution française, auteur notamment de « la République des girouettes », Pierre Serna est un fin analyste de la République, passée ou actuelle, et des processus révolutionnaires. Pour l’« HD », il revient sur le concept de VIe République, qu’il inscrit dans un cadre plus large. Et dresse un parallèle saisissant avec la France de 1789…

HD. Qu’entend-on en France quand on parle de République ? Et pourquoi parle-t-on aujourd’hui de la nécessité d’une VIe République ?
Pierre Serna. En tant qu’historien, je vais dire que la République survient car l’Ancien Régime échoue. Or, aujourd’hui, on peut considérer que la Ve République est devenue un Ancien Régime. Un des signes de cet échec est que ce système ne fait plus une communauté, un vivre-ensemble, mais qu’il divise : il crée des privilèges, des castes, des groupes, des modes de reproduction sociale qui empêchent l’accession d’autres personnes. Le deuxième constat que je fais, c’est le malentendu que démontre la situation de l’extrême droite aujourd’hui : seule, la République ne suffit pas. Il existe un problème d’éducation politique : une République n’est pas la démocratie, et inversement. Une République peut être aristocratique et autoritaire, nous n’en sommes d’ailleurs pas très éloignés. Et une démocratie peut être populiste. L’invention extraordinaire de la Révolution française, c’est la démocratie représentative, plus particulièrement par Antonelle, qui fut le premier maire d’Arles, ville marquée par les luttes pour la liberté s’il en est ! C’est pourtant un oxymore : il s’agit de déléguer une part de souveraineté pour un temps donné et avec le contrôle du peuple. La République démocratique implique deux choses : une égalité politique, donc un projet d’éducation, mais aussi la liberté. Ce mot a été capturé par les libéraux, mais il s’agit de l’émancipation de chacun : c’est une valeur fondamentale. Prenons l’exemple de la majorité politique à 16 ans, un des objectifs que je défends particulièrement : quand j’entends le discours sur les jeunes aujourd’hui, c’est le même que celui qu’on entendait sur les femmes pour qu’elles n’aient pas le droit de vote, elles ne sont pas assez mûres, elles voteront comme leur mari, ou bien contre sans réfléchir…
 
HD. Quels sont les dangers qui guettent ce principe de République démocratique ?
P. S. C’est d’abord le césarisme (type de régime, imposé notamment par Jules César, où le pouvoir est concentré entre les mains d’un homme fort appuyé par le peuple – NDLR). En France, c’est sans exception aucune, les faits sont têtus mais incontestables, ainsi que les Républiques se terminent : Napoléon, Louis-Napoléon, Pétain… La Ve République est elle-même césariste : elle est née d’un coup de force militaire de De Gaulle, s’appuyant sur les généraux menant la guerre en Algérie.
 
HD. Reste cette problématique particulière : la mainmise du pouvoir économique sur le politique…
P. S. Aujourd’hui, on construit des systèmes de pure idéologie, dans un rapport au réel vicié. On entend le discours : « On est pris dans une logique de marché, donc il faut faire comme ça, comme l’Allemagne, etc. » C’est une logique d’acceptation de l’a priori libéral, d’une part dans le domaine macroéconomique. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, une économie mondialisée s’est construite sur l’esclavage. Les propriétaires, les « honnêtes gens », disaient : « C’est pas bien, mais on peut pas faire autrement. » Mais, grâce aux luttes et aux nouvelles institutions, l’esclavage a été aboli en 1794, car l’impératif des droits et des principes s’est imposé, et surtout les esclaves ont pris les armes et ne les ont plus déposées. Or qui sont les nouveaux esclaves aujourd’hui ? D’autre part, toutes les mesures prises ces dernières années pour contourner la fiscalité, notamment celle sur la succession, vont dans le sens d’un renforcement de la richesse privée dans l’espace microéconomique. Dans les deux cas, les institutions ont renoncé à toute justice et redistribution.
 
HD. Nos institutions reflètent le rapport de forces de notre époque. Il semble que le problème soit plus large que le terme de « VIe République » ?
P. S. En effet. Je crois moins à l’échelon français. Beaucoup sont attachés à la nation, au patriotisme, je le comprends mais pour moi ça n’a plus de sens. L’objectif souhaitable est une République démocratique des peuples européens, dont le noyau serait constitué des pays de l’Europe du Sud.
 
HD. Mais comment articuler cela avec d’autres échelons locaux ?
P. S. La Révolution a inventé deux choses exceptionnelles : l’égalité des départements, et cette formidable invention : les 36 000 communes. Il s’agit là de la politisation au niveau de la paroisse. Et, nous, que ferons-nous 225 ans après ?
 
HD. C’est sans doute pour cela que certains veulent en réduire le rôle et le nombre ?
P. S. Oui, car la commune multiplie les possibilités d’intervention du citoyen. Il est frappant de constater que les régions actuelles semblent fonctionner de plus en plus comme des provinces d’Ancien Régime. Il faut inventer une ou plusieurs instances qui donnent un pouvoir réel de décision sur le fonctionnement et l’argent de la communauté. Cela implique sans doute de nouvelles mesures : je pense au tirage au sort pour une partie des élus ou au contrôle direct de ceux-ci. Dans la Constitution de 1793, on trouve une chose très intéressante : la révocabilité des lois. Un certain pourcentage du corps électoral peut faire réviser une loi.
 
HD. Pour en revenir à la Ve, quelle analyse faites-vous de la prééminence du pouvoir exécutif sur le législatif, comme en témoigne l’utilisation du 49-3 ?
P. S. Oui, c’est évident, il faut revenir à un système plus parlementaire, que le premier ministre incarne une majorité qui ne soit pas à sa botte. Mais, aujourd’hui comme en 1789, la question est celle de l’impôt et de la faim ! Ce qui est en cause, c’est la mauvaise répartition des richesses qui déchire le tissu social. Sur ce point, nous fonctionnons comme l’Ancien Régime. Et notre époque comporte une question nouvelle : l’urgence écologique, qui rejoint étrangement la question de la nourriture. Elle est entièrement liée à l’urgence sociale et démocratique, puisqu’elle pose des problèmes concrets : les transports en commun, les réseaux de distribution, les circuits courts, etc. Cela implique d’avoir des possibilités réelles d’agir. Et pose la question de « réforme ou révolution ». Va-t-on passer tranquillement à la VIe République ? Pour le moment, ce n’est pas ce qu’on voit. On peut même dire que 90 % des Français n’en veulent pas, ou ne s’en soucient pas. Donc la question est : « Qu’est-ce qu’un changement radical ? » Je comprends bien que l’on n’a pas envie de réfléchir à cet impensé forcément violent. La réponse sera apportée par le réel : des catastrophes écologiques en série, sur l’eau, l’air, la nourriture, qui nous amèneront à un changement radical, ce n’est pas de la fiction, c’est de l’histoire bien utilisée : tous nos vieux schémas vont s’effondrer. Comme en 1789, où le réveil des volcans islandais avait déréglé totalement le climat, et perturbé toutes les récoltes, lorsque personne ne pensait à la République. À ce titre, l’analyse du règne de Louis XVI est très intéressante. Nombre de ses proches conseillers sont conscients des problèmes de l’époque : la crise économique, le prix du grain, la dette due aux opérations militaires extérieures, les scandales… J’ai l’impression de parler de ce quinquennat qui se termine ! Or le règne de Louis XVI est marqué par des réformes libérales qui échouent toutes : ils avaient conscience du problème, mais la priorité a été donnée aux intérêts particuliers.
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