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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 08:32
Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan !
Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan !
Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan !
Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan !
Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan !

Manifestation ce samedi 24 février à Paris en solidarité avec le peuple kurde contre les massacres d'Afrin orchestrés par Erdogan ! Les communistes nombreux dans le cortège...

Photos Valck Gerard et PCF - Parti Communiste Français

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 08:31
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État du Front populaire, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.

arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État du Front populaire, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.

Dans le livre Les Françaises au XXe siècle*, Dominique Missika, ancienne productrice à France Culture, énumère sur tout le XXe siècle et à travers tous les domaines les destins de femmes du 20e siècle qui on laissé leurs empreintes. Ainsi dans la partie des années 30, Martha Desrumaux est citée :

"Martha Desrumaux (1897-1982), ouvrière du Nord, travailleuse du textile et syndicaliste, est la seule femme présente lors des accords de Matignon. Elle jouera son propre rôle dans le film de Jean Renoir, La vie est à nous, tourné à l'initiative du Parti communiste français pour la campagne électorale du Front populaire ".

Il s'agit de la légende d'une photo maintenant de Martha : lors d'une fête syndicales (certainement en 1937), Martha est seule au micro sur une estrade, devant des hommes assis derrière elle... Quel symbole alors qu'à cette date les femmes n'ont pas encore le droit de vote !
L'article : "Peu syndiquées, elles n’obtiendront pas l'égalité. Une seule femme participe aux négociations des accords de Matignon qui mettent fin aux grandes grèves de juin 1936. Il s'agit de Martha Desrumaux, entrée comme ouvrière à 9 ans dans une usine textile du Nord, syndicaliste de la CGT, et militante politique, qui se bat pour l'obtention de la semaine de quarante heures et deux semaines de congés payés."
L'article se poursuit sur l'entrée de trois femmes au gouvernement. Ainsi nous pouvons retrouver page 89, Martha, juste après la Une de Voilà saluant l'arrivée des trois femmes sous-secrétaires d'État, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, et Irène Joliot-Curie.
Dans cet ouvrage, Martha est la seule figure du syndicalisme ; quand on repense à la jeune femme qui ne savait ni lire ni écrire à 20 ans et se retrouver dans le même ouvrage que Colette, Françoise Sagan,Marguerite Yourcenar, Simone de Beauvoir, Simone Veil et Jacky Kennedy et tant d'autres...

Laurence Dubois
Présidente de l'association Martha Desrumaux

* aux Éditions du Seuil, Paris, 2014

Martha Desrumaux, une ville de lutte. 

Pour une ouvrière au Panthéon! 

François Hollande a choisi de panthéoniser Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion, Jean Zay et Pierre Brossolette en 2015, 4 résistants qui le méritaient assurément, mais sur une liste qu'on aurait aimé voir élargie à des résistants communistes tels que Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier, qui témoigna au Procès de Nuremberg comme Germaine Tillion, Missak Manouchian, pour saluer l'action de la FTP MOI, Ambroise Croizat, l'interné au bagne en Algérie, fondateur de la Sécurité Sociale, le jeune Guy Môquet, ou enfin Martha Desrumeaux, symbole de la résistance ouvrière, des conquêtes sociales de 36.

En juillet prochain, Emmanuel Macron panthéonise Simone Weil (et son mari?), une autre femme qui a marqué notre histoire nationale et l'émancipation des femmes, et dont l'hommage national est justifié, mais toujours pas d'ouvrier, a fortiori de communiste, au Panthéon, sur les 76 citoyennes et citoyens qui s'y trouvent! 

Faut-il croire qu'aux yeux des élites nationales, nous sommes toujours l'anti-France ? Celle qui écrit peu, compte peu...

« Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée », a pourtant rappelé en son temps François Mauriac avec lucidité et esprit de justice.

Martha Desrumeaux naît en 1897 à Comines, une petite ville proche de Lille.

Elle commence à travailler à neuf ans comme femme de ménage puis comme ouvrière dans le textile, dans une usine de lin à Comines où elle découvre la dureté des conditions de travail. Elle adhère à la CGT à treize ans, puis, deux ans plus tard, aux Jeunesses socialistes.  En 1917, elle prend la tête d’un mouvement de grève dans le textile.En 1921, elle rejoint le Parti communiste. En 1925, elle dénonce la guerre coloniale au Maroc, la sale guerre du RIF menée de concert par Pétain et Franco.  

« Elle est de toutes les luttes », explique l’historien Pierre Outteryck. « En 1920-1922 à Comines, en 1928-1929 à Halluin, en 1930 autour des assurances sociales, en 1931 contre le puissant patronat roubaisien, en 1933 à Armentières… » Pendant ce temps, l’inlassable militante rattrape l’écueil d’une vie happée trop tôt par le labeur et apprend à lire et à écrire. En 1927, l’année où elle rencontre Clara Zetkin, la fondatrice de la Journée internationale des droits des femmes, à Moscou, pour les 10 ans de la révolution d’Octobre, elle devient également la première femme élue au Comité central du PCF

Elle impulsera par la suite les premières marches des chômeurs vers Paris, dont « la marche de la faim » en 1933. « Le mouvement des chômeurs fut un embryon des conditions d’union de la classe ouvrière », précisait-elle avec son accent du Nord, parfois injustement moqué lorsqu’elle s’exprimait en dehors de sa région natale.

En 1936, elle est une figure de proue du Front populaire dans le Nord. Elle est la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon avec Léon Jouhaux et Benoît Frachon, seule femme à la table des négociations. Et c'est l'honneur de la CGT et du PCF d'avoir donné ce rôle à une femme qui n'avait pas le droit de vote, une non-citoyenne, comme le PCF dès lès années 20 à présenter des candidates aux élections, même si leur élection était ensuite invalidée.

Fondatrice du journal l’Ouvrière, représentante de la CGTU au comité de fusion avec la CGT, puis aux côtés de Danielle Casanova lors de la création de l’Union des jeunes filles de France (UJFF)… Son engagement pour la dignité des femmes et sa présence lors de moments cruciaux comme les accords Matignon sont autant de pas en avant pour la lutte féministe.

Martha Desrumaux a ensuite organisé la solidarité avec les forces républicaines espagnoles. Elle joue son propre rôle dans le film de Jean Renoir La vie est à nous.

En août 1940, dans le nord de la France sous administration directe de l’armée allemande, elle organise la grande grève patriotique de mai-juin 1941. 100 000 mineurs débrayent, refusant de fournir du charbon pour l’occupant. Dénoncée par le préfet, Martha est arrêtée par la gestapo. Elle est mise au secret à la prison de Loos et déportée à Ravensbrück.

Elle y organise l’entre-aide et la solidarité avec Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Extrait des mémoires de Marie-Claude Vaillant-Couturier

 Dans le périple de déshumanisation qui est imposé à chaque nouvelle arrivante, elle a retrouvé, en passant à la douche, Martha Desrumaux, militante communiste du Nord, membre du Comité central du parti et qu'elle connaissait d'avant-guerre de réputation. Martha est la déportée française la plus ancienne du camp. Elle est en contact avec des Allemandes et des Tchèques, Tchèques qui l’ont sauvée de la mort à l'arrivée en remplaçant sa carte rose d'inapte au travail par une carte jaune de travailleuse.

Le rôle (clandestin) de Martha Desrumaux, et de ses camarades de la « colonne n° 2 », qui est chargée de vérifier, aux douches, que les détenues n'ont ni poux, ni gale, est magnifié dans le livre du collectif de détenues sur Ravensbrück : « À chaque nouvelle arrivée de prisonnières, la colonne n° 2 était aux douches et l'une ou l’autre de ces anciennes, dans la mesure où elle arrivait à parler aux femmes, en dépit de la présence des SS, essayait de les aider à supporter le premier choc et de les avertir de ce qu'il fallait faire pour éviter l'extermination : ne pas se déclarer malade, ne pas montrer ses infirmités pour ne pas recevoir la carte rose, ne pas se dire juive. »
« Martha, dit Esther Brun, nous fut d'un grand secours. C'est elle qui par son travail aux douches nous procurait du linge propre, des bas, des chaussures et surtout cet hiver, des lainages, des robes et des manteaux... Martha était celle qui nous aidait le plus ; elle avait tant d'amies dans le camp, tant de sympathies chez les prisonnières de toutes les nationalités... »

Extrait de Marie-Claude Vaillant-Couturier, une femme engagée, du PCF au procès de Nuremberg, de Dominique Durand, Éditions Balland, 2012, p.260-261

Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée par la Croix-Rouge en 1945 mais revient malade du typhus. Elle réintègre les organes dirigeants de la CGT.

Lili Leignel, déportée à Ravensbrück à 11 ans, se rappelle d’une « femme simple » qui était « un exemple pour tous avec son amour du prochain incommensurable et sa grande conviction ». Dès la fin de la guerre, alors que les femmes n’ont le droit de vote que depuis un an, Martha Desrumaux est élue au conseil municipal de Lille et reprend ses fonctions à la CGT du Nord.

L’année suivante, elle est élue député communiste du Nord.

La maladie l’oblige à ralentir ses activités. Elle continue cependant son action auprès de la Fédération nationale des Déportés, proche du Parti communiste.

Elle meurt le 30 novembre 1982, le même jour que son mari, ouvrier métallurgiste et syndicaliste.

 

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Château de Kergoz au Guilvinec

Château de Kergoz au Guilvinec

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février

Château de Kergoz au Guilvinec samedi 24 février, au lieu des premières fêtes du travailleur bigouden au Guil...
Un repas républicain chaleureux et fraternel en chansons en l'honneur de Martha Desrumaux dont après l'introduction d'André Le Roux, Philippe Moreau a retracé la vie de lutte dans un discours émouvant, qui a précédé une minute de silence pour nos camarades du Pays Bigouden décédés en février, Jean-Louis et Joséphine Guiziou, et un bref discours politique d'Ismaël Dupont faisant le lien entre ce que représente l'action et l'exemple de Martha Desrumaux et les défis posés au PCF aujourd'hui, dans la résistance et la construction d'alternative au rouleau compresseur libéral et capitaliste de Macron, et dans la reconstruction d'une dynamique politique marxiste et populaire.

Martha Desrumaux: Pour une ouvrière au Panthéon! - à l'honneur du Banquet Républicain du Pays Bigouden, au Guilvinec ce samedi 24 février
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:54
Affiche CGT Cheminots

Affiche CGT Cheminots

Sncf. Le recours aux ordonnances, détonateur d’une bombe sociale
MARION D’ALLARD
VENDREDI, 23 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITÉ
 

Envisagée par le gouvernement, la possibilité d’un passage en force de la réforme ferroviaire cristallise la colère des élus et des cheminots. Matignon devrait faire des annonces lundi. Les cheminots, en intersyndicale, travaillent à la riposte.

Comme un air de déjà-vu. À l’instar de la casse du Code du travail, entérinée en septembre dernier, l’exécutif pourrait une nouvelle fois passer par ordonnances, pour réformer le système ferroviaire. La piste, sérieusement évoquée par le journal les Échos dans son édition de jeudi, n’a pas été démentie par le gouvernement. Loin de là. Christophe Castaner, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, affirmant sans ambages que « oui, il faut aller vite et il faut être efficace », et d’ajouter : « Les ordonnances sont une des façons d’y parvenir. » L’affaire sera tranchée lundi par Édouard Philippe, qui doit annoncer officiellement la méthode et le calendrier retenus.

le rapport Spinetta, feuille de route de la future réforme du rail

Rendu public en fin de semaine dernière, le détail des préconisations contenues dans le rapport Spinetta – feuille de route de la future réforme du rail – a déclenché en chaîne la colère des cheminots, dont le statut et les conditions de travail sont directement menacés, celle des élus locaux, qui voient les lignes ferroviaires irriguant leurs territoires mises sur la sellette, et celle des usagers. Pour Fabien Roussel, député communiste du Nord, si le gouvernement venait à « briser la SNCF par ordonnances », ce serait la preuve intangible d’une « volonté de frapper vite et fort en évitant tout mouvement de contestation ». Un non-sens pour l’élu, qui « n’ose imaginer que cette méthode soit retenue », et affirme que l’avenir de la SNCF, « qui a bientôt un siècle d’histoire, mérite un vaste débat public ». De l’autre côté de l’échiquier politique, le ton monte également. Ainsi, Gérard Larcher, président « Les Républicains » (LR) du Sénat, a prévenu dès jeudi : « Si le Parlement n’est pas sollicité pour débattre d’un sujet aussi important pour l’aménagement du territoire, il y aura un déni de démocratie. Je le dis clairement, on nous entendra sur le sujet. » Tout porte à croire pourtant que le gouvernement ne retiendra pas l’option d’une procédure ordinaire de discussion parlementaire.

« Pas de débat public, pas d’explication, seulement la volonté d’imposer leur vision », résume Éric Meyer, secrétaire fédéral SUD rail. Pour le syndicaliste, si l’option des ordonnances n’est pas vraiment une surprise, la contre-attaque, elle, devra être à la hauteur. « On craignait le recours aux ordonnances, ça circule dans les couloirs de la direction SNCF et du ministère depuis quelque temps. Et, si la méthode est confirmée, le calendrier de la mobilisation (une manifestation nationale à l’appel de la CGT et de SUD est prévue le 22 mars – NDLR) devra forcément s’adapter », poursuit-il.

Jeudi, les organisations syndicales de cheminots se réunissaient pour confronter leurs opinions et envisager les suites éventuelles à donner au mouvement. Mais une chose semble acquise, le recours aux ordonnances est unanimement dénoncé par les syndicats de cheminots. « Exactement contraire aux valeurs de négociation », cette méthode constitue, pour la CFDT, « une provocation » et « une attaque sans précédent (qui) nécessite une réponse immédiate ». Le syndicat se déclare favorable au dépôt d’un « préavis de grève reconductible ».

À vouloir étouffer le mouvement social en accélérant à tout prix le calendrier, l’exécutif joue au contraire le durcissement des positions syndicales. D’autant que, reprend Éric Meyer, « du transfert obligatoire des personnels en cas de passage au privé au plan de départs volontaires, en passant par la privatisation du fret ou la fermeture de lignes et la suppression des centaines d’emplois qui y sont affectés, le rapport Spinetta cristallise la colère des cheminots dans tous les services ». De son côté, la direction de l’entreprise publique n’a pas réagi. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s’est dit en début de semaine « persuadé que l’écoute, la concertation, la négociation (allaient) permettre d’éviter une grande grève ». Et si le gouvernement, qui a reçu un à un les acteurs du secteur, parle de « concertation », pour la CGT cheminots, c’est à une simple « explication de texte » que s’est livrée Élisabeth Borne, ministre des Transports. Les salariés du rail ne s’y tromperont pas : « On est un peu à la croisée des chemins, explique Éric Meyer, et les cheminots savent bien que leur devenir dépendra un peu de l’issue de ce conflit, qui, aujourd’hui, paraît inévitable. »

journaliste
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:46
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
 
Communiqué de la section PCF du pays de Brest: 
Le 28 février  une prendra fin l'ordre de détention administrative contre l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, signé par le ministre israélien de la Défense , Avigdor Liberman, figure de l'extrême droite israélienne.
Depuis six moi s Salah Hamouri est détenu arbitrairement sans autre raison que d'être un militant de la paix, des droits et des libertés. Six moi s d'emprisonnement de trop.  La France ne peut se contenter d'être « préoccupée » par le sort de Salah Hamouri et d'« espérer sa libération », comme l'avait déclaré le Quai d'Orsay. Le président Macron, puisqu'il dit vouloir sa libération, doit passer aux actes et intervenir auprès du gouvernement israélien. Le 28 février, le risque est grand que l'ordre de détention soit renouvelé.
 
Le PCF réclame que le président de la République française, pays des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères agissent pour la libération de notre concitoyen, et que cesse l'acharnement du gouvernement Netanyahou contre Salah Hamouri et sa famille.
La section du Pays de Brest du PCF soutient l’appel  à se rassembler lundi 26 février à 18 h place de la Liberté à Brest pour que  Salah Hamouri soit enfin libéré et à l'élargir pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, enfermé depuis 2002 dans les geôles israéliennes, et Khalida Jarrar, députée, en prison depuis juillet 2017, qui font face à l'arbitraire le plus total. Il demande à MM Macron et Le Drian d'exiger que soient d'urgence libérés Ahed Tamimi et les 300 autres enfants palestiniens actuellement emprisonnés.
PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:43
« MOI, OMER GOLDMAN, À 19 ANS, J'AI REFUSÉ DE SERVIR DANS L'ARMÉE D'OCCUPATION ISRAÉLIENNE »

« Moi, Omer Goldman, à 19 ans, j'ai refusé de servir dans l'armée d'occupation israélienne » – juive et anti-sioniste, oui c'est possible !

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

C'était il y a cinq ans, déjà. Omer Goldman avait été une des premières non seulement à dire non au service de l'armée coloniale israélienne mais aussi à le faire savoir publiquement, à mener le combat pour la désobéissance des jeunes israéliens, juifs ou non.

 

On les appelle les « shminitism », les objecteurs de conscience. Ils étaient quarante lycéens en 2008 à signer une lettre de protestation contre l'enrôlement dans l'armée d'occupation israélienne. Aujourd'hui, ils se comptent par dizaines à refuser le service, âgés entre 18 et 22 ans.

 

Omer Goldman fut le visage de ce courage collectif. Elle avait 19 ans en septembre 2008, ses idées fortes contrastant avec ses traits fins.Immédiatement arrêtée, elle a passé plus d'un mois dans les geôles israéliennes comme cadeau d'entrée dans la vie adulte.

 

Le temps est passé, mais nous estimons nécessaire de rappeler son combat, son témoignage, aussi pour couper l'herbe aux faux amis de la cause palestinienne, ceux qui voudraient penser qu'on ne peut être « juif » sans être sioniste, qu'on ne peut être anti-sioniste sans être anti-sémite.

 

« Papa, je ne servirai pas pour ton Israel ! »

 

La lettre qu'avait communiqué Omer pour justifier son refus révèle son courage. Oui, Omer est fille d'un ancien (très) haut responsable du Mossad, les sinistres services secrets israéliens. Mais Omer, à 19 ans lui a dit : « Pardonne-moi Papa, mais je ne battrai pas pour ton Israël ! »

 

Que de conflits avec son père qui a publiquement désapprouvé sa décision (« On est tous les deux opposés idéologiquement ») tout en respectant la décision de sa fille : « Nous, tous les deux, avec des caractères très similaires nous nous battrons pour ce en quoi nous croyons ».

 

Pas de doute qu'elle n'a pas les mêmes idées que son père, sa lettre n'est pas celle d'une enfant crédule :

 

« Je refuse de servir dans l'armée israélienne. Je ne ferai pas partie d'une armée qui met en place une politique violente, et viole les droits de l'Homme tous les jours.

 

Comme nombre de mes pairs, moi-même n'avais pas posé soulevé la question éthique de l'armée israélienne. Mais quand j'ai visité les territoires occupés, j'ai vu une réalité complètement différente : une réalité violente, oppressive, extrême qui doit cesser.

 

Je crois au service en la société dans laquelle je vis, et c'est précisément pourquoi je refuse de participer aux crimes de guerre commis par mon pays. La violence n'apportera aucune solution, et je ne commettrai pas d'actes violents, advienne qui pourra ».

 

Pas facile d'avoir 19 ans dans un Etat colonialiste … la prise de conscience de l'injustice

 

Son acte de courage est venu d'une prise de conscience, d'une indignation face à l'injustice. A la fin du lycée, Omer est parti, sans la permission de son père, dans un village palestinien de Cisjordanie.

 

Au check-point, accompagné de connaissances palestiniennes qu'elle aurait du haïr, les soldats israéliens lui ont tiré dessus :

 

« On parlait sur le bord de la route, les soldats se sont approchés et après quelques secondes, ils ont reçu un ordre, tiré des grenades lacrymo et des balles de caoutchouc contre nous. Cela m'a frappé que des soldats suivent un ordre sans réfléchir.

 

Pour la première fois dans ma vie, un soldat israélien m'avait mis dans le viseur et avait tiré sur moi ! »

 

Ce que Omer a connu ce jour-ci, c'est ce que connaissent des millions de Palestiniens depuis des décennies. A partir de ce moment-là, plus question pour elle de joindre ses mains à celle d'une machine d'oppression.

 

Pour Natan, Noam, Alon, oui, on peut être juif et refuser le sionisme. A bas le sionisme et … l'anti-sémitisme !

 

Nous nous sommes fait le relais ces derniers mois, dernières années de ces « refuzniks », jeunes israéliens, juifs (ou étiquetés comme tels par les sionistes .. et les anti-sémites!) qui se sont indignés, ont refusé de servir.

 

On pense à Noam Gur et Alon Gurman, deux jeunes lycéens de 18 et 19 ans condamnés à la prison en avril 201. On pense à Natan Blanc, 19 ans, qui a passé six mois de sa vie en prison. Tous ont vaincu l'injustice au cœur, tous ont osé défier un gouvernement criminel au nom de leurs idéaux.

 

Leur acte d'indignation était individuel, leur ambition collective : réveiller un peuple endormi par le venin de la haine sioniste. Le Parti communiste d’Israël, la Jeunesse communiste d’Israël, ont soutenu ces shminitism, mené campagne pour leur libération.

 

Rappelons que, comme dans l'Afrique du sud de l'apartheid, seules les organisations communistes accueillent les travailleurs, étudiants sans distinction de couleur de peau, de religion ou d'ethnie supposée : d'origine chrétienne, arabe musulman, juifs séfarades ou ashkénazes !

 

L'exemple de ces jeunes courageux, l'exemple des communistes d’Israël doit nous éclairer au moment où des semeurs de haine essaient en France d'assimiler les juifs au sionisme, et l'anti-sionisme à l'anti-sémitisme.

 

Oui, on peut être juif ou d'origine juive et refuser le sionisme, c'est même avoir pris conscience du jeu pervers et parallèle que jouent sionistes et anti-sémites s'alimentant dans leur haine : créer de faux clivages communautaires, préparer l'épuration ethnique, gommer les clivages de classe.

 

Omer disait en 2008 :

 

« L'occupation empoisonne Israël de l’intérieur. Elle crée un peuple agressif, un nationalisme extrémiste, et efface des valeurs importantes telle que la solidarité et l'égalité. C'est pourquoi prendre position contre cela, en tant qu'israélienne, est vital pour les Palestiniens comme pour les Israéliens »

 

Honneur à Omer Goldman, qui avait montré la voie ! Honneur à Alan, Noam, Natan, David, Tamar, Maya, Udi, Sahar, tous ces jeunes israéliens qui depuis 2008 ont refusé de servir dans l'armée de la honte !

 

Unité entre jeunes Palestiniens et Israéliens, arabes et juifs, pour la paix, la justice sociale, contre toute forme de colonialisme, de racisme. A bas le sionisme, à bas l'anti-sémitisme !

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:36
Dans la cuisine, l'Huma assure un Marx! (Libération, 23 février 2018)

Le journal communiste met les pieds dans le plat de grande bouffe mondialisée et des circuits courts avec un hors-série appétissant.

Camarades becs fins et marmitons, courez lundi chez votre marchand de journaux vous procurer le mijotage hors-série de l’Humanité «Cuisinons l’époque». Marx se devait de faire la couverture. Mais il s’agit de Thierry Marx, le chef multi-étoilé, et non de Karl Marx, le fricasseur du Capital,qui trône en brandissant une pomme de terre sous le titre «Un Marx et ça repart».

Exploitation sociale

Camarade, toi qui sais que tout est politique, tu comprendras que la lutte finale passe par les fourneaux. «Questionner ce que l’on mange revient dès lors à interroger le fonctionnement d’un mode de production et de consommation qui brasse des métiers, des compétences, des talents, mais aussi une exploitation sociale, des conditions paysannes et ouvrières misérables, et des doutes croissants sur la qualité alimentaire, en France et à travers le monde», écrit Patrick Le Hyaric, directeur del’Humanité dans son éditorial.

Ménilmontant

Et, c’est qui qui nous prédit que le Grand soir passera par la gamelle ? Marx Thierry, bien sûr, dont le grand-père vendait l’Humanité, au 140, rue de Ménilmontant, à Paris, là où le futur chef résidait : «En 2050, l’eau va manquer, nous serons devenus flexitariens, c’est-à-dire que nous consommerons 80% de protéines végétales et 20% d’animales,prédit le cuisinier. […] La star de demain, c’est le producteur. Et le pouvoir politique est entre nos mains, à nous, les citoyens, les consommateurs, les associations. Nous avons la clé du camion pour faire en sorte que la planète se porte mieux.»

Endives glacées

Donc camarade camionneur de la Terre, n’oublie jamais qu’il y a toujours un routier au bord du chemin pour se régaler les papilles et se nourrir le cerveau. C’est ainsi que l’on déguste les recettes de Nicolas Magie, le chef étoilé du Saint-James, près de Bordeaux qui imagine des repas gourmands et pas chers pour les plus démunis. On salive ainsi sur ses «endives glacées au jus de betterave, endives rouges, vieux comté» (1,80 euro par personne). On voyage aussi dans ce «garde-manger du monde» qu’est la Seine-Saint-Denis avec les empanadas de Louis Palma qui a fui la dictature au Chili et la pastilla de poulet de Khadija Jabeur.

Magicien des épices

On aime aussi les mots croisés de Carlo Petrini, fondateur et président du mouvement gastro-écologique Slow Food International et d’Olivier Roellinger cuisine à Cancale et magicien des épices, qui dit : «La France, pays des droits de l’homme, doit devenir le pays qui fait du "bien-manger" un droit inaliénable.» Un vrai programme commun.

L’Humanité, «Cuisinons l’époque» en kiosque à partir de lundi, 7,90 euros

Jacky Durand

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 08:07
Spinetta: entreprise de démolition de la SNCF: laisserons-nous faire?
« Gang », le billet de Gérard Streiff !
 

 

 
Spinetta est l’auteur remarqué d’un récent rapport de casse de la SNCF. Wikipédia nous dit de lui que c’est un « haut fonctionnaire » mais aussi que c’est « le patron le mieux payé de France ». La contradiction n’est qu’apparente. Spinetta est l’exemple type de cette faune d’énarques qui ont colonisé à partir des années 80 les principaux rouages de la machinerie d’État.
Des technos passés du côté du fric et que l’on retrouve systématiquement dans tous les postes de la haute administration en même temps que dans une flopée de conseils d’administration (Alcatel-Lucent, Air-France, GDF-Suez, Areva, notamment, pour ce qui concerne Spinetta). L’État c’est eux, le pouvoir, le vrai, c’est eux. Au nom de quoi Spinetta est devenu un expert es SNCF ? Au nom de cette appartenance de ce gang de petits marquis dont le chef est Macron.
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:54
Emile Bernard

Emile Bernard

Gauguin, danses bretonnes à Pont-Aven

Gauguin, danses bretonnes à Pont-Aven

COMMUNE culture –
 
Pont-Aven, au rendez-vous des amateurs de peinture en Bretagne

 

Le musée de Pont Aven qui a rouvert ses portes après 3 ans de travaux a d'ores et déjà gagné son pari. Bien sûr, des voix s'étaient élevées contre ce projet jugé trop ambitieux pour une petite ville de 3000 habitants. Mais aujourd'hui, 122 500 visiteurs sont passés en moins d'un an. Bretons, pour plus de la moitié. L’École de Pont Aven, c'est l'histoire d'une révolution artistique mise en œuvre à la fin du XIXème siècle par Paul Gauguin, Emile Bernard, amorçant un courant de modernité qui dispersera ses idées novatrices jusqu'en 1939.

Les noms des peintres qui viennent à Pont Aven, Gauguin, Sérusier, Emile Bernard, Maurice Denis, sont aujourd'hui très connus. Mais l'ampleur artistique du mouvement se trouve augmenté par le nombre des artistes, méconnus pour la plupart, venant d'univers parfois très différents qui se retrouvent à Pont Aven, échangent et tentent des expériences réussies d'une autre manière de peindre (symbolisme, japonisme, primitivisme …).

Paris est alors devenue capitale des arts grâce à ses musées ; la qualité de l'enseignement des écoles des Beaux Arts attire des artistes de toutes nationalités.

En Bretagne, le développement des chemins de fer favorise la venue d'artistes étrangers puis parisiens, tous à la recherche de l'authenticité encore intacte des gens et des paysages, en réaction à l'Académisme triomphant alors dans les Salons.

Le nomadisme des artistes qui peuvent désormais peindre d'après nature en dehors de l'atelier est également facilité par la commercialisation des tubes de couleurs dès 1859.

Entre la population et ces colonies d'artistes qui s'installent parfois pour plusieurs années - Paul Gauguin y séjourna 8 ans- la cohabitation se passe non seulement sans heurts, et même avec bienveillance.

Ces artistes, migrants et désargentés, trouvent non seulement des modèles sans difficulté mais également gîte et couvert avec facilités de paiement.

Tous ces artistes, qui ont diffusé leur vision personnelle de la Bretagne pendant plus de 50 ans, sont aujourd'hui représentés dans ce nouveau musée de Pont Aven dont la réhabilitation réussie est l’œuvre d'un cabinet d'architectes brestois.

Le bâtiment, qui encadre un jardin en espalier inspiré d'une œuvre du peintre Charles Filiger, est volontairement intégré au centre ville.

Mais c'est avant tout un espace pensé pour que se rencontrent à nouveau tous ces courants de la modernité en peinture : donner à voir, confronter, décrypter et bien entendu, expliquer

Enfin, pour donner aux visiteurs l'envie de revenir, des expositions temporaires sont régulièrement présentées.

Isabelle Colpin

 

Image en ligne

Du 2 février 2018 au 6 janvier 2019, exposition: Pont-Aven, berceau de la modernité

Pont-Aven, berceau de la modernité / Collection d’Alexandre Mouradian

Le Musée de Pont-Aven présente l’histoire d’une révolution artistique ini-tiée entre 1888 et 1894 : le synthétisme, art fondé sur l’usage de couleurs pures posées en aplats et cernées de contours comme un vitrail. Autour d’Émile Ber-nard et de Paul Gauguin, le groupe d’artistes qui s’approprie ces principes est appelé « École de Pont-Aven ».

En 2018, Alexandre Mouradian, collectionneur philanthrope, s’associe au musée en prêtant 23 oeuvres de sa collection person-nelle dédiée aux amis de Gauguin. Ce corpus inédit et présenté en exclusivité au Musée de Pont-Aven prendra place au sein du parcours permanent, renou-velant totalement l’accrochage des oeuvres au niveau 3. Des oeuvres d’Émile Bernard, Émile Jourdan, Maxime Maufra, Henry Moret, Roderic O’Conor, Éric Forbes-Robertson, Armand Seguin, Paul Sérusier, Wladyslaw Slewinski, Jan Verkade seront présentées.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:48
« Asile-immigration » : Une loi indigne de la France
 

 

En effet, cette loi réduit les possibilités de demande d'asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d'expulsés. Ce projet de loi multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d'asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l'examen de leur situation et leurs possibilités de recours s'en trouvent réduites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l'expulsion.
 
Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l'asile, mais c'est deux fois plus pour la rétention en vue de l'expulsion.
 
A ces mesures régressives s'ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup du règlement de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait à tout débouté du droit d'asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l'asile en France ou dans le pays de leur choix. La Grèce et l'Italie, premiers pays d'arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces migrants dits « dublinés » seraient placés en rétention pour être expulsés.
A cette logique répressive et absurde, s'ajoute, pour le gouvernement, la volonté d'opposer devant l'opinion publique, les « bons et les mauvais migrants », de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté.
Les chiffres du ministère de l'Intérieur attestent pourtant qu'il n'y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures.
Cette « menace » migratoire est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l'opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l'extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron.

La France, terre des droits de l'Homme, s'en trouve défigurée c'est ainsi que sont bradés valeurs, principes, droits de l'Homme et humanité.
Cette loi est indigne et doit être retirée.
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:43
Rassemblement pour la défense des trois classes de Corentin Caër, Gambetta, Jean Jaurès le 9 février dernier devant la mairie, les représentants des parents témoignent après leur rencontre avec Agnès Le Brun (photo JL Le Calvez)

Rassemblement pour la défense des trois classes de Corentin Caër, Gambetta, Jean Jaurès le 9 février dernier devant la mairie, les représentants des parents témoignent après leur rencontre avec Agnès Le Brun (photo JL Le Calvez)

« On a été corrects, sympathiques... On pensait que nos arguments avaient porté, notamment sur nos spécificités sociales. Aujourd'hui, on a franchement l'impression d'avoir été roulés dans la farine... ». C'est peu de dire que Sébastien Portier, co-président de l'APE de l'école Gambetta, était remonté, ce vendredi, au lendemain de la publication de la carte scolaire 2018 dans le Finistère. À l'instar des écoles Corentin-Caër et Jean-Jaurès, l'établissement morlaisien perdra un poste à la rentrée.

« Des actions d'ampleur » à prévoir


« On pensait en sauver un ou deux sur les trois mais on fait face à une implacable logique comptable », s'agace-t-il. Et d'annoncer une rentrée mouvementée, avec des actions d'ampleur, à partir du 12 mars, après les vacances d'hiver. « Comme d'habitude, l'annonce a été faite la veille des vacances scolaires. C'est donc compliqué de mobiliser. Mais nous allons créer un collectif rassemblant toutes les écoles touchées du pays de Morlaix. Car c'est du jamais vu. Des occupations sont déjà prévues ».

 

 Au-delà des trois écoles morlaisiennes, Lanmeur (Les Quatre Vents) et Plouigneau (De Lannelvoëz), qui font partie de la circonscription de Morlaix, perdent aussi un poste. De même que Cléder (Pierre Jakez-Hélias) et Plouescat (Anita-Conti), de la circonscription de Landivisiau. Commana (La Pierre Bleue), de la circonscription de Landerneau, perd un demi-poste (dispositif « plus de maîtres que de classes »). Et Pleyber-Christ (Jules-Ferry), un demi-poste itinérant langues vivantes. Si on prend en compte le découpage électoral (4e circonscription de Morlaix) et non plus celui de l'Éducation nationale, on peut même ajouter la perte d'un demi-poste à La Roche-Maurice (école du Bourg).

« On ne peut pas laisser faire »


« Ça fait huit postes en tout. On ne peut pas laisser faire ça. Si on n'agit pas, il ne restera plus que les grandes villes », explique Sébastien Portier, qui continue de réclamer un poste « plus de maîtres que de classes » à Gambetta. Et d'indiquer qu'il a reçu le soutien de nombreux politiques, tous partis confondus. « Sauf la députée Le Feur. Nous sommes apolitiques mais là, on se demande vraiment ce qu'elle fait. Ce qui se passe dans sa circonscription, ça fait mal au coeur »
 

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