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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 07:25
L’ancien chef de l’Etat (2010-2014) a remporté 36,64% des voix lors du premier tour des élections présidentielles . Il affrontera le candidat indépendant (mais apparenté au Parti socialiste et soutenu par le Parti Communiste du Chili) Alejandro Guillier (22,68%)
- article et traduction Nicolas Maury
 
 
Alejandro Guillier (22,68%)
Alejandro Guillier (22,68%)
 
Le candidat de droite Sebastian Piñera est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle chilienne, dimanche 19 novembre, avec 36,64% des suffrages. L’homme d’affaires milliardaire de 67 ans a devancé son rival de centre-gauche, le sénateur socialiste Alejandro Guillier (64 ans), qui a réuni 22,68% des votes. 

La participation n'a pas dépassée les 50%, cela malgré une hausse de cette dernière : 46,09% (+4,1%). 

Alejandro Guillier pour succéder à Michelle Bachelet 

Le second tour, le 17 décembre, pour déterminer qui succédera à Michelle Bachelet le 18 mars 2018, s’annonce beaucoup plus incertain que prévu. M. Piñera a recueilli beaucoup moins de voix que le prédisaient les derniers sondages, qui le créditaient de 42 % des suffrages. 

Alejandro Guillier veut poursuivre les réformes entreprises par la présidente socialiste Michelle Bachelet en faveur de la santé, de l’éducation et des retraites notamment. Il espère attirer les électeurs de la journaliste Beatriz Sanchez, dont le bon score inattendu (20,28%) la propulse en troisième position, à la tête du Frente Amplio, coalition allant de la gauche radicale aux centristes libéraux, qui a surgi en janvier dans la foulée des mouvements de protestation des étudiants et des retraités.

Les descendants de Pinochets lourdement battus 

Si le « pinochétisme » reste une réalité au Chili, avec nombre de partisans au sein des catégories sociales supérieures, les candidats issues des formations politiques héritières du dictateur ont été lourdement sanctionnée au profit du candidat de droite libérale. 

Le conservateur José Antonio Kast (UDI) remporte 7,92% des voix. L'autre candidate conservatrice, Carolina Goic (DC) , remporte 5,88% des suffrages. 

D'autres candidats de gauche remportent des scores intéressants : Marco Enríquez-Ominami (5,71%), Eduardo Artés (0,51%) et Alejandro Navarro (0,36%). 

Des élections législatives (parlement et sénat) se déroulaient en parallèle.  "Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires.
Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." (José Fort)
"Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires. Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." José Fort

"Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires. Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." José Fort

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 07:07
Féminisme et communisme, une association décisive - par Saliha Boussedra, Cause Commune - Novembre 2017
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En 1917, la question des droits réels des femmes prend la forme d'une question de stratégie politique et syndicale décisive dans le cadre d'une perspective communiste révolutionnaire.

8 mars : journée internationale pour les droits des femmes. 8 mars 1917 (23 février), premier jour de la Révolution russe. Les ouvrières russes prennent la rue d’assaut et rencontrent les suffragettes. Dans ces tout premiers jours de la révolution russe, il est encore difficile de savoir s’il s’agit d’une révolte populaire ou bien d’une révolution. Il suffira de quelques jours pour que les soldats se mutinent après avoir tiré sur la foule et rejoignent dès le lendemain la foule révolutionnaire. Quelques jours encore pour voir le tsarisme et l’ancien monde féodal réduits en lambeaux.

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Si la majorité des femmes qui prennent la rue le 8 mars sont des ouvrières et si la minorité sont des suffragettes, ce sont elles qui d’abord entraînent les hommes. Cette entrée dans la Révolution russe par les femmes semble marquer la place qu’elles y occuperont dans les premières années de la Russie révolutionnaire. Nous n’aborderons pas cette histoire des femmes en historienne que nous ne sommes pas mais nous chercherons à saisir les leçons que nous pouvons tirer de cette histoire pour nos luttes actuelles et à venir.

Une avancée considérable des droits des femmes 
Des luttes féministes des années 1970 en France est restée cette leçon, semble-t-il indépassable : la lutte féministe doit se constituer en mouvement autonome car il est impossible de défendre ses intérêts dans le cadre des partis ou des syndicats ouvriers. De cette leçon nous ne sommes toujours pas sortis. Il nous semble que si nous avons une leçon à tirer d’un point de vue à la fois féministe et communiste de l’expérience de la Révolution russe et bolchevique, c’est bien celui-là : des femmes luttant pour des droits ont été en mesure de s’associer à des hommes luttant pour des droits, et cette association, sans négliger tous les obstacles qu’elle a pu rencontrer, au premier rang desquels les difficultés d’ordre matériel liées aux structures patriarcales bien ancrées notamment dans la paysannerie, a permis une avancée considérable des droits des femmes et une avancée tout à fait précoce et extraordinaire au regard du développement socio-économique de la Russie de 1917 et des avancées dans les autres pays européens.

« Abolir la propriété privée familiale ne signifie pas abolir les rapports femmes-hommes, ni la parentalité, mais les conditions matérielles qui fondent ces liens, de la division du travail qui fonde cette forme de propriété privée. »

En effet, du côté des droits fondamentaux : légalisation du mariage civil, droit de divorcer par consentement mutuel, droit de vote, ministère pour la protection de la maternité et de l’enfance, légalisation de l’avortement dès 1920, proclamation de l’égalité homme-femme, adultère et homosexualité supprimés du code pénal, disparition de l’autorité du chef de famille. Du côté des droits du travail : congé maternité, égalité des salaires et égalité professionnelle, journée de huit heures, semaine de quarante-huit heures, création des assurances sociales. Du côté de la division du travail propre à la propriété privée familiale, selon Stéphane Lanchon : « La première Constitution de l’État soviétique reconnaît l’utilité sociale du travail ménager. Le programme du parti adopté en 1919 prévoit la socialisation du travail domestique via des équi­pe­ments communautaires. » Cette position est ainsi résumée par Lénine : « Le travail ménager écrase, étrangle, rabaisse et dégrade la femme ; il l’enchaîne à la cuisine et à la chambre des enfants, et gaspille sa force de travail dans un esclavage barbare, improductif, mesquin, horripilant, déconsidérant et écrasant… Cantines publiques, crèches, jardins d’enfants : voilà quelques exemples de ce qui est indispensable, voilà les moyens simples et quotidiens, sans grande pompe ni décorum, qui peuvent vraiment résorber et abolir l’inégalité entre hommes et femmes dans le domaine de la production sociale et de la vie publique » (Lénine, À propos de l’émancipation des femmes, éditions sociales).
La présence des femmes dans les organisations ouvrières (syndicales et politiques) est déjà constatable dès la Révolution de 1905, ce n’est donc pas, à proprement parler, les révolutions de février et octobre 1917 qui expliquent à elles seules ces avancées. Les femmes représentent déjà en 1917 une partie importante de la classe ouvrière, non pas en tant que femmes d’ouvriers mais bien en tant que travailleuses, dans l’industrie textile notamment. Dès 1905, la frange de la classe ouvrière la plus politisée, que l’on trouve en particulier chez les métallurgistes, a déjà une cons­cience avancée de l’importance de la mobilisation des femmes et de l’importance qu’elles représentent du point de vue de la stratégie politique et syndicale. Parce que notre époque ne lit les révolutions de 1917 que de manière rétrospective en projetant nos propres structures et difficultés à rassembler communistes et féministes, nous ne percevons et nous ne mettons en exergue que les difficultés qu’ont rencontrées les femmes russes à se faire entendre des hommes (difficultés bien réelles) mais, ce faisant, nous ratons l’essentiel, à savoir qu’ils et elles ont réussi dans une certaine mesure à les dépasser.

« La question des femmes et de leurs droits réels n'était donc pas une question secondaire et “sociétale”, elle constituait au contraire un enjeu fondamental dans la remise en cause de la propriété privée et de la division du travail qui la fonde. »

L’importance de la place des femmes dans la perspective révolutionnaire
S’ils ont réussi à les dépasser, c’est  en raison de la profonde conviction, au sein de la fraction révolutionnaire de la classe ouvrière ainsi que de ses dirigeants, de l’importance de la place des femmes dans la perspective révolutionnaire. Contrairement à notre époque où le féminisme est simplement rangé parmi les questions dites « sociétales », les révolutionnaires russes avaient d’une part pris la mesure de la composante matérielle des catégories de travailleurs où les femmes étaient nombreuses, d’autre part ils savaient que le but d’une révolution communiste consiste en l’abolition de la propriété privée. Cela ne signifie rien de moins que l’abolition de la propriété privée des moyens de production ainsi que de la propriété privée qui a trait à la famille et à la division du travail qui la caractérise. (Abolir la propriété privée familiale ne signifie pas abolir les rapports femmes-hommes, ni la parentalité, mais les conditions matérielles qui fondent ces liens, de la division du travail qui fonde cette forme de propriété privée.) La question des femmes et de leurs droits réels n’était donc pas une question secondaire et « sociétale », elle constituait au contraire un enjeu fondamental dans la remise en cause de la propriété privée et de la division du travail qui la fonde.

« Les femmes représentent déjà en 1917 une partie importante de la classe ouvrière, non pas en tant que femmes d'ouvriers mais bien en tant que travailleuses dans l’industrie textile notamment. »

Mais, du côté des femmes révolutionnaires, cela impliquait également le fait qu’elles étaient convaincues que leur sort et leurs intérêts étaient irrémédiablement liés à la victoire de la classe ouvrière. L’histoire du féminisme en France, depuis l’acquisition de droits fondamentaux (citoyenneté, avortement, lutte contre le viol, etc.), n’est pas parvenue à remettre en cause la propriété privée et la division du travail au sein de la famille (en témoignent les éternelles études de l’INSEE sur l’évolution du partage du travail domestique), de même qu’en 2017, l’écart des salaires dans le monde social du travail reste une constante criante. C’est pourquoi si l’autonomie du mouvement féministe français a pu présenter des avantages et des enthousiasmes chaleureux et à bien des égards décisifs, elle le condamne à se priver des organisations ouvrières (partis et syndicats). Continuer à percevoir la lutte féministe seulement comme une question « sociétale » et non comme une lutte fondamentale contre la division du travail et la propriété privée (capitaliste et familiale), c’est se condamner durablement à se priver de l’autre moitié du ciel qui constitue pourtant un enjeu décisif dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire.

*Saliha Boussedra est doctorante en philosophie à l'université de Strasbourg.

Saliha Boussedra, membre du PCF, doctorante en philosophie, rédactrice à "Cause Commune", la revue de réflexion politique du PCF

Saliha Boussedra, membre du PCF, doctorante en philosophie, rédactrice à "Cause Commune", la revue de réflexion politique du PCF

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 07:03
Les femmes, oubliées d'octobre? - le combat des femmes pour l'émancipation des femmes dans la révolution russe (Hélène Bidard, Cause Commune, novembre 2017)
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L’invisibilisation des luttes des femmes dans l’historiographie empêche la prise de conscience du pouvoir de leur révolte, pourtant déterminant dans toute révolution.

 

«La justice, la paix, le paix ! »  Tels sont les mots scandés par les ouvrières russes descendues dans les rues de Petrograd le 23 février 1917 – 8 mars dans le calendrier grégorien – lors de la journée internationale de la femme que le tsar a tenté d’interdire. Un 8 mars, désormais « Journée internationale de lutte pour les droits des femmes », lors duquel continue de manifester tous les ans le Parti communiste aux côtés des associations féministes. En 1917, ce sont les travailleuses de l’usine Poutilov qui, les premières, se sont mises en grève, amorçant ainsi une mobilisation de masse contre le régime en place.

Elles manifestent et jouent un rôle déterminant dans la fraternisation avec les soldats qui refusent de tirer sur les manifestantes et tournent leurs baïonnettes en direction du pouvoir. Dans son Histoire de la Révolution russe, Léon Trotski relate ainsi cet épisode : « Sans tenir compte de nos instructions, les ouvrières de plusieurs tisseries se sont mises en grève et ont envoyé des délégations aux métallurgistes pour leur demander de les soutenir… Il n’est pas venu à l’idée d’un seul travailleur que ce pourrait être le premier jour de la Révolution. » Et pourtant, c’est bien cet événement déclencheur qui aboutit à la chute de la monarchie tsariste vieille de près de quatre siècles et à l’arrivée au pouvoir des bolcheviks en octobre. Ainsi, les travailleuses russes ont été un élément déterminant pour l’avènement du nouveau système politique. Bien évidemment dans notre mémoire collective française cela fait écho à la manifestation des femmes d’octobre 1789 jusqu’à Versailles, là aussi pour réclamer « du pain ». Et aujourd’hui, dans notre situation politique, réfléchissons à ce qu’il peut se passer « si » – ou plutôt « quand » – les femmes populaires s’en mêlent…

« L’absence de promotion des luttes des femmes dans l’historiographie empêche la prise de conscience du pouvoir de leur révolte, pourtant déterminant dans toute révolution. »

En 1917 comme aujourd’hui, cet engagement militant des femmes dans la lutte implique une prise de conscience de leur condition. Dans son fameux roman La Mère, Maxime Gorki décrit bien le cheminement d’une femme asservie qui, petit à petit, au contact de son fils et de ses amis, s’instruit, comprend le monde, saisit la violence de l’oppression qu’elle subit et finit par trouver en elle-même les ressources pour s’extraire de sa condition et progressivement devenir militante. L’un des personnages résume ainsi la nécessité d’une prise de conscience collective : « Apprendre, et ensuite apprendre aux autres. Nous devons étudier, nous autres ouvriers. Nous devons savoir, nous devons comprendre d’où vient que la vie est si dure pour nous. » Un principe anticipé vingt ans plus tôt en France par Marguerite Durand, lorsqu’elle fonda La Fronde, premier journal féministe au monde rédigé et dirigé uniquement par des femmes. Un modèle subversif est né et poursuivi à la création du PCF en 1920 avec son hebdomadaire L’Ouvrière, puis, entre autres, par Danielle Casanova qui déclarait en 1936 à propos de l’Union des jeunes filles de France : « Nous voulons créer pour elles une organisation qui saura à la fois les réunir dans une atmosphère d’amicale collaboration, les éduquer, leur faire prendre conscience de la force qu’elles représentent, du rôle social qu’elles ont à jouer, les défendre et les armer pour un combat juste. » Pourtant, dans nos institutions bourgeoises françaises, il aura fallu attendre une loi sur la parité en 2000 pour que les femmes aient un minimum de parole politique reconnue.

Un grand pas en avant
Dès sa mise en place, le régime soviétique vise l’évolution rapide de la place des femmes dans la société et la mise en œuvre des conditions d’une véritable émancipation. Pour la première fois au monde, une femme, Alexandra Kollontaï, participe à un gouvernement, les femmes obtiennent le droit de vote et des lois instaurant l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment salariale, sont adoptées. Le mariage civil est instauré, les époux y ont les mêmes droits, le divorce est légalisé. Pendant les années suivantes, d’autres mesures sont prises : création d’un ministère de la Protection de la maternité et de l’enfance, congé maternité rémunéré, exemption des tra­vaux trop pénibles, inter­diction des licenciements et du travail de nuit pour les femmes en­ceintes ou venant d’accoucher, cliniques spécialisées en maternité, avortement légalisé. Suivant les préceptes précurseurs d’August Bebel (La Femme et le socialisme, 1879), on « socialise » le travail domestique en créant des lingeries, cantines, garderies. Toutes les lois antihomosexuels sont retirées du Code criminel en 1922 et il devient légal de changer de sexe sur les passeports en 1926. En moins de dix ans sont faites les réformes nécessaires à une émancipation humaine, que d’autres sociétés mettront plus de cent ans à réaliser. Pire encore, nous continuons de lutter pour certaines !

Mais l’égalité réelle, un défi d’aujourd’hui
Obtenir l’égalité réelle dans tous les domaines reste un défi aujourd’hui alors que la lutte des classes s’entremêle toujours avec la lutte contre le patriarcat et que l’enjeu du travail reste central pour l’émancipation de toutes et tous.
Contre toute attente historique, les femmes, partout dans le monde, continuent de subir les inégalités de salaires et le chômage ; elles sont encore contraintes d’accomplir la majorité des tâches domestiques et restent sous-représentées dans les sphères politique et culturelle. Des services publics chèrement conquis pour leur liberté sont régulièrement menacés au nom de l’austérité. Les droits élémentaires, comme celui de disposer de son corps, sont remis en cause ; les violences faites aux femmes ne sont toujours pas l’objet de politiques publiques à la hauteur, voire carrément décriminalisées, comme vient de le faire la Russie.

« Un parti à visée révolutionnaire comprend que l’émancipation de tous passe par l’émancipation des femmes elles-mêmes, qui tiennent entre leurs mains la transformation de la société. »

Alors que, dès 1879, August Bebel a théorisé d’un point de vue socialiste la question des femmes, en établissant un lien de cause à effet entre organisation « par et pour » les femmes et changement radical de la société, l’absence de promotion des luttes des femmes dans l’historiographie empêche la prise de conscience du pouvoir de leur révolte, pourtant déterminant dans toute révolution.
Car un siècle après la révolution d’Octobre, les femmes sont susceptibles de jouer un rôle majeur dans la lutte contre l’oppression à l’instar de la Women’s March qui a immédiatement alerté après l’arrivée de Donald Trump au pouvoir ou des femmes impliquées dans la défense du peuple kurde face au régime de Recep Erdogan et à la barbarie de Daech.
« La femme est le prolétaire de l’homme », résumait Friedrich Engels. Dès lors, un parti à visée révolutionnaire comprend que l’émancipation de tous passe par l’émancipation des femmes elles-mêmes, qui tiennent entre leurs mains la transformation de la société.

*Hélène Bidard est coresponsable de la commission Droits des femmes et féminisme du conseil national du PCF.

Hélène Bidard, coresponsable de la commission Droits des femmes et féminisme au Conseil National du PCF, adjointe au maire à Paris

Hélène Bidard, coresponsable de la commission Droits des femmes et féminisme au Conseil National du PCF, adjointe au maire à Paris

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 06:14
Octobre 1917 et l'invention de la modernité artistique (Chimène De, Cause Commune - novembre 1917)
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La révolution soviétique ne fut pas seulement une révolution politique et sociale, elle fut aussi une révolution esthétique. De la peinture au cinéma en passant par la poésie, les œuvres de jeunes artistes communistes ont profondément marqué la modernité.

 

Carré blanc sur fond blanc
En 1918, un tableau de 79 cm sur 79 cm révolutionne l’histoire de l’art de façon radicale et définitive en inventant la modernité artistique. Sur cette toile de taille moyenne, le carré est légèrement de travers et un des angles touche le bord du cadre. Le blanc du carré est un peu plus gris que celui utilisé pour le fond, blanc crème. On y distingue les traces de pinceau et l’épaisseur de la peinture à l’huile. Le peintre s’appelle Kasimir Malevitch, il a 40 ans et il vient d’être élu député. Artiste et député, Malevitch est également enseignant. Il s’est fait remarquer dès 1915 avec un groupe de jeunes artistes lors de l’exposition « 0.10 ».

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Exposition 0.10 : un art neuf pour accompagner un monde neuf
Deux ans avant la révolution de 1917, cette exposition inaugure le début d’un monde nouveau. Quatorze artistes participent : sept femmes et sept hommes, la moyenne d’âge est de 29 ans. Ainsi, le monde nouveau respecte la parité homme/femme et, bien évidemment, il est jeune. Dans le cas de ce groupe, il s’agit autant de révolutionner le monde de l’art que d’accompagner la révolution.
En 1910, en Italie, le poète Filippo Marinetti inventait le premier mouvement d’avant-garde avec un manifeste tonitruant publié dans Le Figaro. Le futurisme rejetait les traditions artistiques et exaltait les inventions industrielles, les machines, la vitesse : le monde ancien devait être détruit pour faire place au monde moderne. Puis, en 1914, de jeunes artistes européens se regroupent en Suisse pour créer Dada. Ils sont peintres, musiciens, poètes, et se moquent de la guerre, de la religion et des bourgeois. En 1917, à New York, Marcel Duchamp fait entrer un urinoir dans l’histoire de l’art ! C’est dire que les artistes répondent avec humour mais aussi avec une subversion déterminée aux événements de l’époque.

« Les avant-gardes ont été avant tout une aventure unique dans l’histoire : la rencontre du politique et de l’artistique, favorisée par l’enthousiasme de la révolution. »

Le monde doit changer totalement
La révolution ne pourrait pas exister dans un environnement où l’esthétique resterait la même qu’auparavant, poussiéreuse et bourgeoise. Il faut changer l’art, la musique, la littérature, mais aussi les décors, les vêtements et tous les objets de la vie courante. Dans cette logique, plusieurs revues vont naître pour diffuser les travaux révolutionnaires dans tous les domaines artistiques : peinture, cinéma, architecture, littérature, théâtre, poésie. Un tout jeune artiste, Lazar Lissitzky (dit El Lissitzky), va devenir le maître d’œuvre de ce nouveau monde. Diplômé d’architecture en 1915, il est également peintre, illustrateur, graphiste, photographe, designer. Lors de la révolution de 1917, il crée le nouveau drapeau soviétique et redécore entièrement les rues de Moscou. Il a seulement 27 ans et démarre alors une remarquable carrière qu’il va consacrer à diffuser les idées de la révolution. D’abord grâce à des affiches au graphisme très simple et direct (formes simples, couleurs primaires) puis grâce à des revues, dont il tient à ce que l’esthétique reflète les changements liés à la révolution, et aussi dans tous les objets du quotidien : mobilier, vêtements, vaisselle… En effet, « l’abstraction révolutionnaire » est utilisée dans tous les domaines de la vie courante.

Le poète de la Révolution
Le poète Vladimir Maïakovski a 24 ans en 1917 et déjà un long passé de révolutionnaire. C’est donc tout naturellement qu’il devient le poète de Lénine et le chantre de la révolution soviétique. Là encore, il s’agit de déconstruire la poésie du monde ancien pour introduire un langage nouveau : direct, parfois cru. Les poèmes de Maïakovski parlent du monde moderne, des ouvriers, de la jeunesse et de ses révoltes.
Extrait du Nuage en pantalon, 1915 :
Votre pensée,
qui rêvasse sur votre cervelle ramollie,
tel un laquais obèse sur sa banquette graisseuse,
je m’en vais l’agacer
d’une loque de mon cœur sanguinolent
et me repaître à vous persifler, insolent et caustique.

Dès ses débuts, il se rapproche des « cubo-futuristes », peintres et sculpteurs, pratique également le graphisme et rédige des pièces de théâtre. En 1918, il réalise et joue dans un film dont il écrit le scénario : La Demoiselle et le voyou, drame dans lequel un jeune homme s’éprend de son institutrice. Amoureux d’Elsa Triolet puis de la sœur de celle-ci, Lili Brik, il se tue d’une balle dans le cœur en jouant à la roulette russe à 36 ans.

Le cinéma, un art très « jeune »
Inventé en 1895 par les frères Lumière, le cinéma est un art essentiellement populaire, un divertissement que l’on trouve dans les fêtes foraines. Dès les débuts, l’industrie s’intéresse à ce procédé grand public et la fréquentation des salles de projection explose très rapidement à travers le monde, de Los Angeles à Tokyo. Les Soviétiques vont en faire l’art majeur de la révolution. Ce sont huit très jeunes artistes qui vont s’engouffrer dans l’aventure cinématographique et y entraîner le pays tout entier.
À leur tête, Dziga Vertov et Sergueï Eisenstein, respectivement 21 ans et 19 ans en 1917. Avec l’énergie de leur jeune âge, ils vont écrire un grand pan de l’histoire du cinéma. Dziga Vertov est le plus radical des deux : il rejette la fiction, car trop théâtrale et divertissante selon lui, et prône un cinéma « vérité », qui documente la vie réelle et instruit le peuple. Son film expérimental L’Homme à la caméra (1929), suite d’images filmées dans la ville pendant une journée, sans scénario et au montage très rythmé, a profondément marqué les cinéastes européens des années plus tard (néoréalisme italien, nouvelle vague en France, etc.). Eisenstein, quant à lui, réalise des longs métrages qui font encore référence aujourd’hui : Le Cuirassé Potemkine avec la fameuse scène du landau dévalant le grand escalier d’Odessa. La première école de cinéma au monde sera créée à Moscou en 1919 avec à sa tête un directeur de 20 ans : Lev Koulechov, inventeur de l’ « effet Koulechov », principe de montage selon lequel la succession de deux images peut créer une infinité d’émotions chez le spectateur.
Fils de paysan, Alexandre Medvedkine, 17 ans en 1917, élabore un grand projet cinématographique dès les années 1920 : sortir le cinéma de ses murs et installer un studio dans un train. Ainsi, le « ciné-train » va parcourir l’ensemble de l’Union soviétique dès 1932 afin de réaliser des films montrant la réalité des paysans, des travailleurs, des habitants… puis il projette ses films immédiatement, créant ainsi des discussions dans le public.
Les avant-gardes soviétiques sont le fruit de deux mouvements européens : d’une part le futurisme italien, mouvement collectif né en 1910 de la main d’un poète, et d’autre part le cubisme et son tableau inaugural, Les Demoiselles d’Avignon, en 1907, fruit des recherches d’un génie de la peinture, Pablo Picasso. Mais les avant-gardes ont été avant tout une aventure unique dans l’histoire : la rencontre du politique et de l’artistique, favorisée par l’enthou­siasme de la révolution. Ce sont de très jeunes hommes et de très jeunes femmes qui ont inventé ce qui est devenu aujourd’hui un héritage incontournable. Dans le cinéma, ce sont des gamins qui ont porté un projet artistique sans précédent. Il aura fallu qu’on leur fasse confiance, qu’on leur donne les moyens de leur énergie et de leur créativité débordantes. Il y a cent ans, des artistes révolutionnaires inventaient la modernité : une exposition zéro point dix et un carré blanc sur fond blanc. 

*Chimène De est professeure d’arts plastiques à l’École d’architecture de Paris La Villette.

Vladimir Maïakovski

Vladimir Maïakovski

Sergueï Eisenstein

Sergueï Eisenstein

Le cinéma, un art très « jeune »
Inventé en 1895 par les frères Lumière, le cinéma est un art essentiellement populaire, un divertissement que l’on trouve dans les fêtes foraines. Dès les débuts, l’industrie s’intéresse à ce procédé grand public et la fréquentation des salles de projection explose très rapidement à travers le monde, de Los Angeles à Tokyo. Les Soviétiques vont en faire l’art majeur de la révolution. Ce sont huit très jeunes artistes qui vont s’engouffrer dans l’aventure cinématographique et y entraîner le pays tout entier.
À leur tête, Dziga Vertov et Sergueï Eisenstein, respectivement 21 ans et 19 ans en 1917. Avec l’énergie de leur jeune âge, ils vont écrire un grand pan de l’histoire du cinéma. Dziga Vertov est le plus radical des deux : il rejette la fiction, car trop théâtrale et divertissante selon lui, et prône un cinéma « vérité », qui documente la vie réelle et instruit le peuple. Son film expérimental L’Homme à la caméra (1929), suite d’images filmées dans la ville pendant une journée, sans scénario et au montage très rythmé, a profondément marqué les cinéastes européens des années plus tard (néoréalisme italien, nouvelle vague en France, etc.). Eisenstein, quant à lui, réalise des longs métrages qui font encore référence aujourd’hui : Le Cuirassé Potemkine avec la fameuse scène du landau dévalant le grand escalier d’Odessa. La première école de cinéma au monde sera créée à Moscou en 1919 avec à sa tête un directeur de 20 ans : Lev Koulechov, inventeur de l’ « effet Koulechov », principe de montage selon lequel la succession de deux images peut créer une infinité d’émotions chez le spectateur.
Fils de paysan, Alexandre Medvedkine, 17 ans en 1917, élabore un grand projet cinématographique dès les années 1920 : sortir le cinéma de ses murs et installer un studio dans un train. Ainsi, le « ciné-train » va parcourir l’ensemble de l’Union soviétique dès 1932 afin de réaliser des films montrant la réalité des paysans, des travailleurs, des habitants… puis il projette ses films immédiatement, créant ainsi des discussions dans le public.
Les avant-gardes soviétiques sont le fruit de deux mouvements européens : d’une part le futurisme italien, mouvement collectif né en 1910 de la main d’un poète, et d’autre part le cubisme et son tableau inaugural, Les Demoiselles d’Avignon, en 1907, fruit des recherches d’un génie de la peinture, Pablo Picasso. Mais les avant-gardes ont été avant tout une aventure unique dans l’histoire : la rencontre du politique et de l’artistique, favorisée par l’enthou­siasme de la révolution. Ce sont de très jeunes hommes et de très jeunes femmes qui ont inventé ce qui est devenu aujourd’hui un héritage incontournable. Dans le cinéma, ce sont des gamins qui ont porté un projet artistique sans précédent. Il aura fallu qu’on leur fasse confiance, qu’on leur donne les moyens de leur énergie et de leur créativité débordantes. Il y a cent ans, des artistes révolutionnaires inventaient la modernité : une exposition zéro point dix et un carré blanc sur fond blanc. 

*Chimène De est professeure d’arts plastiques à l’École d’architecture de Paris La Villette.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 06:00
Appel à la solidarité de la CGT avec les postiers en lutte et en grève à Carhaix et Briec notamment

APPEL A LA SOLIDARITE

Les postiers de Carhaix engagés depuis le 2 novembre dernier dans un conflit unitaire portant sur l’emploi et les conditions de travail, cherchent une issue à leur grève.
Malgré des négociations qui ont connu quelques avancées, malgré l’élargissement du mouvement à Crozon et à Briec (à noter les 8 jours de grève pour les facteurs de ce bureau), malgré un rassemblement réussi devant la Direction Ouest Bretagne à Vannes le 16 novembre, malgré les provocations de cette même direction pour pourrir la nature du conflit, l’esprit de responsabilité et la dignité des factrices et facteurs leur permet de tenir encore aujourd’hui dans l’unité la plus forte, puisqu’ils sont 100% de grévistes parmi les titulaires.
Le soutien sans faille de la population, des commerçants et des élus a connu un point d’orgue ce samedi 18 novembre à l’occasion d’un rassemblement de 200 personnes devant le Bureau de Poste de Carhaix.
La CGT engagée dès le début aux côtés des postiers en lutte, n’a eu de cesse d’exiger du contenu aux négociations jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise.
Le syndicat départemental CGT-Fapt du Finistère-sud a déjà initié une démarche de solidarité en interne auprès des organisations de la CGT.

La CGT appelle publiquement à la solidarité la plus large concernant les postiers de Carhaix encore engagés dans la lutte, et leurs collègues de Briec notamment, qui se sont joints à leur mouvement pour un service public postal de qualité dans le Finistère-sud.

Il est d’ores et déjà possible de contribuer concrètement en adressant vos chèques à :
CGT-Fapt 29 sud - 5 allée Samuel Piriou 29000 QUIMPER
A l’ordre de : CGT-Fapt -Solidarité grève La Poste 29

NB : Cette initiative est organisée en lien avec les grévistes et leurs représentants.

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 20:00

CENTRE HOSPITALIER : TOUS MOBILISES !

Depuis des années les personnels hospitaliers se battent contre les désastreuses conséquences des politiques d’austérité menées par les ministres Bachelot et Touraine sous Sarkozy et Hollande. Politiques que le gouvernement de Macron veut encore aggraver.

Ces actions se sont déroulées face à une direction et un conseil de surveillance la plupart du temps sourds aux revendications et aux propositions des personnels. Les syndicats notent d’ailleurs que, depuis l’arrivée de la nouvelle directrice, une cinquantaine d’équivalents-temps pleins ont été supprimés.

Après les mouvements de cet été la décision de fermer au 1er décembre l’unité de soins intensifs en cardiologie est la goutte qui fait déborder le vase. C’est l’ensemble du service public de santé du Pays de Morlaix qui est gravement menacé avec les répercussions que l’on imagine sur la qualité de prise en charge des malades, les conséquences sur le personnel et le fonctionnement futur des autres services.

En réalité c’est l’avenir de l’hôpital qui est en cause.

Depuis longtemps les personnels et leurs syndicats se battent. Le comité de défense aussi. Les militants communistes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Aux élus de jouer pleinement leur rôle autrement que par des mots.

Mais l’importance de l’enjeu exige que la défense de l’avenir de l’hôpital public en Pays de Morlaix devienne l’affaire de toute la population car c’est elle qui est concernée au premier chef.
L’occasion lui en est donnée en soutenant et en participant au rassemblement organisé par les hospitaliers le 2 décembre.
C’EST DE L’AVENIR DE NOTRE REGION QU’IL S’AGIT ! TOUS MOBILISES
!

Alain David

Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix au printemps 2017

Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix au printemps 2017

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:26
Carhaix: communiqués des organisations CGT et SUD de la Poste et des facteurs en grève

Communiqué de presse de la CGT: 

 

La CGT FAPT du Finistère Sud tient à réagir suite aux événements qui se sont passés aujourd’hui à Carhaix.

Notre syndicat tient tout d'abord à assurer qu'aucun facteur gréviste présent sur Carhaix  n'est à mettre en cause dans les faits inadmissibles commis.

 

Depuis le 2 novembre, les facteurs revendiquent de façon pacifique et respectueuse. Tous les jours, ils mettent un point d'honneur à rencontrer la Direction afin de sortir de ce conflit.

 

Pour en revenir aux faits de ce jour, depuis le début du conflit, La Poste laisse délibérément la porte du local recevant le courrier ouverte. La poste a pourtant l'obligation de sécuriser tous les objets qu'elle distribue. De plus, elle fait appel à des cadres de tout le territoire pour effectuer les tournées des grévistes, ce qui déjà en soit est une provocation.

Aujourd'hui, cette porte était de nouveau ouverte, ce qui a permis aux manifestants de s'introduire dans le centre courrier pour interpeller la direction sur la dégradation du service public postal.

Mais les faits qui ont suivis sont d'autant plus graves.

Suite au départ des manifestants du centre courrier, qui ont rejoint les quelques facteurs grévistes restés à Carhaix (une grande partie étaient à Vannes pour manifester devant la Direction Service Courrier Colis) 2 cadres supérieurs ont voulu passer en force en voiture pour effectuer la distribution, à travers la foule de manifestants. Voyant qu'ils n'y parvenaient pas, un des 2 est sorti de la voiture exaspéré et s'en est pris à un usager. Il y a eu échange de coups sous les yeux de la population et des facteurs grévistes.

 

Ces faits sont inacceptables mais étaient inévitables. Notre fédération a interpellé la Direction Nationale le 15 novembre, afin d’éviter que de tels débordements puissent arrivés, dénonçant déjà que la Direction Service Courrier Colis de Vannes devait prendre ses responsabilités.

Notre syndicat départemental dénonce la façon dont la Poste traite son personnel à tout niveau, y compris les cadres qui actuellement doivent faire le métier de facteur avec un quota d'heures supplémentaires important, mais tout en devant faire le travail pour lequel La Poste les rémunère.

Pour la CGT-FAPT du Finistère Sud, depuis le début du conflit, la Direction de Vannes a la volonté de laisser pourrir le conflit de Carhaix, utilisant même désormais la provocation, laissant le directeur d'établissement local porté seul la responsabilité de ce conflit.

 

Notre syndicat tient à rappeler que nous soutenons le mouvement des facteurs, qui en temps que professionnels du terrain doivent être entendus. Nous mettrons tout en œuvre pour que les négociations se passent dans les meilleures conditions, sans répondre aux provocations. C'est également l'état d'esprit des facteurs de Carhaix qui restent ouverts à la discussion dans un total respect. Les facteurs sont attachés à leur métier et ils souhaitent mener leurs missions de service public dans de bonnes conditions.

 

la CGT 

 

Grève des factrices et des facteurs de Carhaix

 

Pourrissement, provocations et violence patronale

 

de la part de La Poste, soutien de la population. 

 

Depuis le jeudi 2 novembre, les 20 factrices et facteurs titulaires de Carhaix (Finistère) sont en grève reconductible à l’appel de Sud et de la CGT. En cause, la dégradation de leurs conditions de travail et de la qualité du service public rendu aux usager·es, forte- ment mises à mal depuis la dernière réorganisation en novembre et qui a vu 2 tournées supprimées.

A chaque réorganisation, La Poste arguant de la baisse du trafic courrier en profite pour supprimer des tournées et des emplois. C'est aller un peu vite en besogne et oublier la hausse du nombre de boites aux lettres à desservir, la hausse voire l'explosion de certains trafics colis (comme les paquets internationaux), la hausse du volume de publicités non-adressées, les doubles présentations systématiques des colis et recommandés, ou encore la mise en place des nouveaux services... Résultat : des tournées à rallonge qui ne sont même plus réalisables dans les temps impartis, des conditions de travail déplorables qui n'engendrent que stress et épuisement, une qualité de service en berne. C'est pourquoi, les factrices et facteurs de Carhaix, soutenu·es par un collectif d'usager·es ont décidé de dire stop et exigent que soit réinjectée une position de travail dans l'organisation.

Comme à son habitude, La Poste laisse pourrir la situation au plus grand mépris des usager·es en se renvoyant la balle entre la direction de l'établissement et la direction terri- toriale de Vannes. Pire, elle enfreint même la légalité en employant des intérimaires sur des positions de grévistes. Elle a fait également venir du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d’Armor une cinquantaine de cadres pour briser la grève. Au 12e jour de grève, jeudi 17 novembre, un de ces encadrants a même franchi la ligne rouge en n'hésitant pas à frapper physiquement le mari d'une gréviste, après avoir avoir tenté le forcing en voiture contre un rassemblement de soutien aux grévistes. Un autre a même poussé la provocation jusqu'à aller voir plus tard les grévistes en les traitant de "bande d'alcooliques". Un autre encore leur a adressé un doigt d’honneur en bonne et due forme. Subtil ! Enfin, comble de la mesquinerie et de l'imbécilité, le direction a même osé cou- per le câble électrique qui servait à alimenter la cafetière du piquet de grève.

La fédération Sud PTT exige que la direction de La Poste ouvre enfin de réelles négociations sur la base des revendications des grévistes.
Nous demandons que des sanctions exemplaires soient prises contre ce cadre auteur de violences, et qu'il soit déjà immédiatement placé en retrait de service.

Paris le 17 novembre 2017

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:09
Photo Maxime Cochard

Photo Maxime Cochard

photo Jean-Luc Le Calvez

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photo Jean-Luc Le Calvez

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photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

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Compte rendu de l'Assemblée des animateurs de section du PCF à Paris le 18 novembre 2017

par Ismaël Dupont - 19 novembre 2017 

Le Parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions". La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l'Assemblée nationale du parti, réunissant à Paris, à la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette, près de 900 animateurs de sections locales du PCF, à l'issue d'une période de deux mois de consultation à laquelle ont participé 13.000 militants (sur 56 000 à jour de cotisation) pour ce qui est du questionnaire individuel, et des milliers pour ce qui est des Assemblées de cellule, de sections, des AG départementales. 85 compte rendus de débats sur les enjeux du congrès et le questionnaire aux adhérents sont remontés au niveau national, dont 5 du Finistère. 

La synthèse des réponses libres au questionnaire et des compte rendus de débat a été faite par Guillaume Roubaud Quashié et reprend semble t-il très fidèlement et sans filtre ce qui remontaient des AG de communistes, un rapport de 10 pages qui me semble beaucoup plus utile et opérant que la synthèse du sondage auprès des adhérents leur demandant de hiérarchiser des priorités qui sont toutes parties prenantes de notre projet. 

Je cite des extraits du rapport de synthèse de la consultation qui correspondent tout à fait à des débats et des remontées que nous avons fait à Morlaix et dans le Finistère: 

"Le lien entre la prise et l'exercice du pouvoir et le projet du parti est très souvent évoqué, bien plus que son programme. Quelle est notre base idéologique, quelles sont les valeurs que nous promouvons? La nécessité de mieux définir ce que peut être le marxisme au 21e siècle et la perspective révolutionnaire sont souvent interrogées, tout comme la manière de lutter contre l'idéologie libérale dominante afin de reprendre pied dans le débat". "Une remarque vient fréquemment: "la France en commun" - un titre jugé trop flou par beaucoup - ne serait pas un projet mais un programme qui traduirait un affaiblissement de nos valeurs fondamentales (identité communiste, marxisme, lutte des classes...), programme qui n'est pas toujours jugé en phase avec la société actuelle. Aussi, nombreux sont celles et ceux qui appellent de leurs voeux un retour aux fondamentaux: l'écriture d'un manifeste du Parti communiste du 21e siècle, de base marxiste, qui montre l'actualité de la lutte des classes, un projet révolutionnaire de notre temps, un projet émancipateur et non d'inspiration réformiste comme l'estiment quelques-uns qui souhaitent un renforcement de la conscience de classe et une place plus importante de la lutte capital-travail dans notre visée". "Alors que beaucoup jugent que la France en commun, plus qu'un projet est un programme, celui-ci est souvent qualifié de flou, peu concret, et manquant d'identifiants forts pour le Parti communiste". "La notion de "monde des communs" n'est pas toujours comprise, certains la qualifiant peu ou prou de fourre-tout, de novlangue... Le commentaire qui revient parmi les plus fréquents est lié à l'identité du PCF qui devrait redevenir le parti des classes populaires, le parti de la lutte des classes en œuvrant pour le dépassement du capitalisme, en mettant l'opposition capital-travail au coeur de nos propositions, comme l'appropriation collective des moyens de production. Ces aspects considérés comme fondamentaux ne seraient plus au centre dans le projet, le programme du Parti, cela appellerait un besoin de formation des militant-e-s..." Sur la question de la prise de pouvoir, beaucoup de camarades insistent sur la nécessité de "nous inscrire dans une stratégie de long terme". "La question d'un éventuel changement de nom revient de manière récurrente. La quasi-totalité estiment qu'il serait inutile, inefficace, voire dangereux d'en changer. Cela ne modifierait rien sur le fond mais pourrait, au contraire, se traduire par un abandon de valeurs, d'idéologie et de références à des combats victorieux. Certains estiment que ce serait une capitulation." (...)

"En matière d'image, beaucoup souhaitent que soient mises en avant les propositions qui nous distinguent des autres partis de gauche. Certains estiment que ce changement d'image ne peut se faire sans réaffirmer notre identité communiste et révolutionnaire, ni sans s'appuyer sur des fondamentaux comme le marxisme, la lutte des classes. Enfin, on retrouve une volonté de redonner du souffle, de la dynamique, de l'espoir et de l'utopie au Parti, et de s'appuyer sur une forte volonté de faire ensemble chez nos militant.e.s".            

Pour le Finistère, 12 représentants des sections étaient présents: Ismaël, Glenn, Jean-Luc, Ronan, Jean-Louis, Hamidou, Isabelle, Yvonne, Jean-Paul, Paul, Maxime, Jean-Pierre. 

Nous nous sommes partagés le matin dans des ruches des 8 personnes à la suite de discours de Pierre Laurent pour discuter de la proposition de feuille de route sur le Congrès et des enjeux du congrès. 1h15 d'échange très fraternel avec à ma table et celle de Glenn, Ian Brossat, adjoint PCF au logement à Paris, Anne Sabourin, déléguée du PGE, responsable du secteur Europe du Parti Communiste, des camarades de l'Allier, de Marseille, de Montreuil. 

A une heure, retour en amphi pour la séance plénière après un pique-nique: prise de parole de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, sur la situation des prisonniers politiques palestiniens, le durcissement de l'apartheid, de la politique coloniale en Israël, l'interdiction de territoire des élus de la République Française en Israël, puis de Patrice Bessac, président de l'ANECR, sur la situation des collectivités prises à la gorge par les mesures d'austérité et de caporalisation du président Macron, avec un appel à la révolte des maires et élus locaux. 

Puis, avec Pierre Laurent, le nouveau sénateur communiste de Seine St Denis, 33 ans, Fabien Gay, Elsa Faucillon, jeune députée de Seine St Denis, Isabelle de Almeida, présidente du CN, à la tribune, trois heures de débat se sont ensuite enchaînés avant le vote de la résolution contenant la feuille de route que les communistes s'engagent à mettre en oeuvre d'ici le Congrès en novembre 2018.     

Dans les débats, auxquels ont participé 40 adhérents (aucun breton, ma demande d'intervention et celle de Maxime Paul n'ayant pu être validée, faute de temps, 36 demandes d'interventions n'ont ainsi pas pu déboucher), sont beaucoup revenus: 

- La nécessité de reconstruire une visée communiste en dessinant nettement les contours d'une société post-capitaliste, en ayant un projet de conquête du pouvoir sur le capital qui tienne compte des données politiques et sociales actuelles, en réécrivant un Manifeste du Parti Communiste du XXIe siècle

- Le débat sur le bilan des orientations stratégiques et des démarches de rassemblement depuis 2000  

- Le débat sur la date du congrès: juin ou novembre

- La nécessité de relancer le travail de réflexion et d'action sur le combat féministe, le combat anti-raciste (avec des débats internes compliqués à prendre en charge)

- Tenir notre place dans les solidarités concrètes

- Continuer à se battre pour un accueil digne des migrants

- Continuer à construire une pensée écologique pour faire face aux défis anthropologiques du 21 e siècle. 

- Mettre la culture et l'éducation populaire au centre de notre projet

- Avoir des propositions qui mettent au centre l'enjeu de la jeunesse: revenu d'autonomie pour les jeunes, Université et formation... 

- Améliorer l'efficacité de notre organisation, la seule à posséder ce potentiel militant, sa visibilité nationale, sa capacité à mettre en oeuvre les décisions nationales

- Mieux utiliser l'outil numérique pour notre communication et l'animation de notre débat et de notre démocratie interne  

Bref compte rendu par Ismaël Dupont, 19 novembre 2017 

Les représentants finistériens ont adopté la feuille de route à l'unanimité, qui a reçu finalement 72,8% des voix des 900 délégués présents. 

Feuille de route pour un Congrès Extraordinaire du Parti Communiste

adoptée par l'Assemblée Nationale des animatrices et animateurs de section

La Villette - Paris - 18 novembre 2018 

 

Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Anita Kervadec

photo Anita Kervadec

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

Patrice Bessac à la tribune, président de l'ANECR, maire de Montreuil

Patrice Bessac à la tribune, président de l'ANECR, maire de Montreuil

Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
photo Anne Sabourin

photo Anne Sabourin

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 11:38
Le mois documentaire de la MJC: "Dans leurs yeux" de Séverine Vermesch le mardi 21 novembre à La Salamandre, "Maman Colonelle" de Dieudo Hamadi le jeudi 30 novembre à la MJC
Dans le cadre du mois du Documentaire, la MJC vous propose:
 

"Dans leurs yeux" de Séverine Vermersch mardi 21 novembre à 20h30 à la Salamandre, rue Eugène Pottier.
Quelle passion secrète relie les hommes à l'océan qui à la fois les tue et les nourrit ? Ce film tente d'y répondre à partir des films amateurs exclusivement réalisés par les marins eux-mêmes.Nous embarquons dans leurs récits et leurs regards, dans un voyage autour du monde.
Soirée en partenariat avec le cinéma La Salamandre.
5.5€ tarif unique.


"Maman colonelle" de Dieudo Hamadi jeudi 30 novembre à 20h30 à la MJC.
La colonelle Honorine travaille au sain de la police congolaise où elle est chargée de la protection et de la lutte contre les violences sexuelles. Mutée à Kisingani, elle se retrouve face à de nouveaux enjeux. Portrait d'une femme d'un courage et d'une ténacité hors du commun qui lutte pour que justice soit faite en RDC.
Entrée prix libre

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 10:25
Comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix: appel au rassemblement le samedi 2 décembre devant la mairie de Morlaix pour dénoncer la suppression des services à l'hôpital

La direction de l’hôpital de Morlaix vient de confirmer cet après-midi l’annonce faite hier aux personnels de la fermeture de l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix à compter du 1er décembre prochain, en raison du manque de médecins.

 

Cette décision inadmissible est grave de dangers pour l’ensemble du service public de santé du bassin de Morlaix.

 

En premier lieu pour les usagers du service de cardiologie, lesquels sont prié d’aller voir ailleurs pour se soigner et pour les personnels de cette unité, la décision affectant 9 postes équivalent-temps plein d’infirmières et 8,4 postes d’ aides-soignants.

 

Plus largement, cette situation inadmissible s’avère extrêmement grave et préoccupante pour l’hôpital public de Morlaix lui-même qui, par effet de dominos, menace d’autres activités, et qui de ce fait s’en trouverait considérablement fragilisé.

 

Cela intervient alors que les fermetures provisoires de différents services se poursuivent dans le même temps.  En effet, après la fermeture de 55 lits durant cet été, il est envisagé cette fois de fermer pendant 13 jours, à compter du 21 décembre, le service de l’UPEC (admission de premières hospitalisations en psychiatrie).

 

Le comité de défense de l’hôpital public de Morlaix considère qu’une telle situation serait parfaitement intolérable.

 

C’est pourquoi il agira, de concert avec les personnels et appelle dès ce jour les usagers et la population toute entière à participer au rassemblement qui est prévu le samedi 2 décembre devant la mairie de Morlaix.

Dès lundi le comité interviendra en ce sens auprès de la députée, Mme Le Feur dans le cadre de la rencontre déjà programmée avec elle.

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