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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:09
Photo Maxime Cochard

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photo Jean-Luc Le Calvez

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Compte rendu de l'Assemblée des animateurs de section du PCF à Paris le 18 novembre 2017

par Ismaël Dupont - 19 novembre 2017 

Le Parti communiste tiendra son Congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018, pour y "repenser" son "action" et ses "ambitions". La résolution actant ce Congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l'Assemblée nationale du parti, réunissant à Paris, à la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette, près de 900 animateurs de sections locales du PCF, à l'issue d'une période de deux mois de consultation à laquelle ont participé 13.000 militants (sur 56 000 à jour de cotisation) pour ce qui est du questionnaire individuel, et des milliers pour ce qui est des Assemblées de cellule, de sections, des AG départementales. 85 compte rendus de débats sur les enjeux du congrès et le questionnaire aux adhérents sont remontés au niveau national, dont 5 du Finistère. 

La synthèse des réponses libres au questionnaire et des compte rendus de débat a été faite par Guillaume Roubaud Quashié et reprend semble t-il très fidèlement et sans filtre ce qui remontaient des AG de communistes, un rapport de 10 pages qui me semble beaucoup plus utile et opérant que la synthèse du sondage auprès des adhérents leur demandant de hiérarchiser des priorités qui sont toutes parties prenantes de notre projet. 

Je cite des extraits du rapport de synthèse de la consultation qui correspondent tout à fait à des débats et des remontées que nous avons fait à Morlaix et dans le Finistère: 

"Le lien entre la prise et l'exercice du pouvoir et le projet du parti est très souvent évoqué, bien plus que son programme. Quelle est notre base idéologique, quelles sont les valeurs que nous promouvons? La nécessité de mieux définir ce que peut être le marxisme au 21e siècle et la perspective révolutionnaire sont souvent interrogées, tout comme la manière de lutter contre l'idéologie libérale dominante afin de reprendre pied dans le débat". "Une remarque vient fréquemment: "la France en commun" - un titre jugé trop flou par beaucoup - ne serait pas un projet mais un programme qui traduirait un affaiblissement de nos valeurs fondamentales (identité communiste, marxisme, lutte des classes...), programme qui n'est pas toujours jugé en phase avec la société actuelle. Aussi, nombreux sont celles et ceux qui appellent de leurs voeux un retour aux fondamentaux: l'écriture d'un manifeste du Parti communiste du 21e siècle, de base marxiste, qui montre l'actualité de la lutte des classes, un projet révolutionnaire de notre temps, un projet émancipateur et non d'inspiration réformiste comme l'estiment quelques-uns qui souhaitent un renforcement de la conscience de classe et une place plus importante de la lutte capital-travail dans notre visée". "Alors que beaucoup jugent que la France en commun, plus qu'un projet est un programme, celui-ci est souvent qualifié de flou, peu concret, et manquant d'identifiants forts pour le Parti communiste". "La notion de "monde des communs" n'est pas toujours comprise, certains la qualifiant peu ou prou de fourre-tout, de novlangue... Le commentaire qui revient parmi les plus fréquents est lié à l'identité du PCF qui devrait redevenir le parti des classes populaires, le parti de la lutte des classes en œuvrant pour le dépassement du capitalisme, en mettant l'opposition capital-travail au coeur de nos propositions, comme l'appropriation collective des moyens de production. Ces aspects considérés comme fondamentaux ne seraient plus au centre dans le projet, le programme du Parti, cela appellerait un besoin de formation des militant-e-s..." Sur la question de la prise de pouvoir, beaucoup de camarades insistent sur la nécessité de "nous inscrire dans une stratégie de long terme". "La question d'un éventuel changement de nom revient de manière récurrente. La quasi-totalité estiment qu'il serait inutile, inefficace, voire dangereux d'en changer. Cela ne modifierait rien sur le fond mais pourrait, au contraire, se traduire par un abandon de valeurs, d'idéologie et de références à des combats victorieux. Certains estiment que ce serait une capitulation." (...)

"En matière d'image, beaucoup souhaitent que soient mises en avant les propositions qui nous distinguent des autres partis de gauche. Certains estiment que ce changement d'image ne peut se faire sans réaffirmer notre identité communiste et révolutionnaire, ni sans s'appuyer sur des fondamentaux comme le marxisme, la lutte des classes. Enfin, on retrouve une volonté de redonner du souffle, de la dynamique, de l'espoir et de l'utopie au Parti, et de s'appuyer sur une forte volonté de faire ensemble chez nos militant.e.s".            

Pour le Finistère, 12 représentants des sections étaient présents: Ismaël, Glenn, Jean-Luc, Ronan, Jean-Louis, Hamidou, Isabelle, Yvonne, Jean-Paul, Paul, Maxime, Jean-Pierre. 

Nous nous sommes partagés le matin dans des ruches des 8 personnes à la suite de discours de Pierre Laurent pour discuter de la proposition de feuille de route sur le Congrès et des enjeux du congrès. 1h15 d'échange très fraternel avec à ma table et celle de Glenn, Ian Brossat, adjoint PCF au logement à Paris, Anne Sabourin, déléguée du PGE, responsable du secteur Europe du Parti Communiste, des camarades de l'Allier, de Marseille, de Montreuil. 

A une heure, retour en amphi pour la séance plénière après un pique-nique: prise de parole de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, sur la situation des prisonniers politiques palestiniens, le durcissement de l'apartheid, de la politique coloniale en Israël, l'interdiction de territoire des élus de la République Française en Israël, puis de Patrice Bessac, président de l'ANECR, sur la situation des collectivités prises à la gorge par les mesures d'austérité et de caporalisation du président Macron, avec un appel à la révolte des maires et élus locaux. 

Puis, avec Pierre Laurent, le nouveau sénateur communiste de Seine St Denis, 33 ans, Fabien Gay, Elsa Faucillon, jeune députée de Seine St Denis, Isabelle de Almeida, présidente du CN, à la tribune, trois heures de débat se sont ensuite enchaînés avant le vote de la résolution contenant la feuille de route que les communistes s'engagent à mettre en oeuvre d'ici le Congrès en novembre 2018.     

Dans les débats, auxquels ont participé 40 adhérents (aucun breton, ma demande d'intervention et celle de Maxime Paul n'ayant pu être validée, faute de temps, 36 demandes d'interventions n'ont ainsi pas pu déboucher), sont beaucoup revenus: 

- La nécessité de reconstruire une visée communiste en dessinant nettement les contours d'une société post-capitaliste, en ayant un projet de conquête du pouvoir sur le capital qui tienne compte des données politiques et sociales actuelles, en réécrivant un Manifeste du Parti Communiste du XXIe siècle

- Le débat sur le bilan des orientations stratégiques et des démarches de rassemblement depuis 2000  

- Le débat sur la date du congrès: juin ou novembre

- La nécessité de relancer le travail de réflexion et d'action sur le combat féministe, le combat anti-raciste (avec des débats internes compliqués à prendre en charge)

- Tenir notre place dans les solidarités concrètes

- Continuer à se battre pour un accueil digne des migrants

- Continuer à construire une pensée écologique pour faire face aux défis anthropologiques du 21 e siècle. 

- Mettre la culture et l'éducation populaire au centre de notre projet

- Avoir des propositions qui mettent au centre l'enjeu de la jeunesse: revenu d'autonomie pour les jeunes, Université et formation... 

- Améliorer l'efficacité de notre organisation, la seule à posséder ce potentiel militant, sa visibilité nationale, sa capacité à mettre en oeuvre les décisions nationales

- Mieux utiliser l'outil numérique pour notre communication et l'animation de notre débat et de notre démocratie interne  

Bref compte rendu par Ismaël Dupont, 19 novembre 2017 

Les représentants finistériens ont adopté la feuille de route à l'unanimité, qui a reçu finalement 72,8% des voix des 900 délégués présents. 

Feuille de route pour un Congrès Extraordinaire du Parti Communiste

adoptée par l'Assemblée Nationale des animatrices et animateurs de section

La Villette - Paris - 18 novembre 2018 

 

Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Anita Kervadec

photo Anita Kervadec

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

Patrice Bessac à la tribune, président de l'ANECR, maire de Montreuil

Patrice Bessac à la tribune, président de l'ANECR, maire de Montreuil

Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
Une assemblée des animateurs de section du Parti Communiste qui lance le Congrès de novembre 2018 sur les rails d'un Parti Communiste à l'offensive et conquérant
photo Anne Sabourin

photo Anne Sabourin

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 11:38
Le mois documentaire de la MJC: "Dans leurs yeux" de Séverine Vermesch le mardi 21 novembre à La Salamandre, "Maman Colonelle" de Dieudo Hamadi le jeudi 30 novembre à la MJC
Dans le cadre du mois du Documentaire, la MJC vous propose:
 

"Dans leurs yeux" de Séverine Vermersch mardi 21 novembre à 20h30 à la Salamandre, rue Eugène Pottier.
Quelle passion secrète relie les hommes à l'océan qui à la fois les tue et les nourrit ? Ce film tente d'y répondre à partir des films amateurs exclusivement réalisés par les marins eux-mêmes.Nous embarquons dans leurs récits et leurs regards, dans un voyage autour du monde.
Soirée en partenariat avec le cinéma La Salamandre.
5.5€ tarif unique.


"Maman colonelle" de Dieudo Hamadi jeudi 30 novembre à 20h30 à la MJC.
La colonelle Honorine travaille au sain de la police congolaise où elle est chargée de la protection et de la lutte contre les violences sexuelles. Mutée à Kisingani, elle se retrouve face à de nouveaux enjeux. Portrait d'une femme d'un courage et d'une ténacité hors du commun qui lutte pour que justice soit faite en RDC.
Entrée prix libre

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 10:25
Comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix: appel au rassemblement le samedi 2 décembre devant la mairie de Morlaix pour dénoncer la suppression des services à l'hôpital

La direction de l’hôpital de Morlaix vient de confirmer cet après-midi l’annonce faite hier aux personnels de la fermeture de l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix à compter du 1er décembre prochain, en raison du manque de médecins.

 

Cette décision inadmissible est grave de dangers pour l’ensemble du service public de santé du bassin de Morlaix.

 

En premier lieu pour les usagers du service de cardiologie, lesquels sont prié d’aller voir ailleurs pour se soigner et pour les personnels de cette unité, la décision affectant 9 postes équivalent-temps plein d’infirmières et 8,4 postes d’ aides-soignants.

 

Plus largement, cette situation inadmissible s’avère extrêmement grave et préoccupante pour l’hôpital public de Morlaix lui-même qui, par effet de dominos, menace d’autres activités, et qui de ce fait s’en trouverait considérablement fragilisé.

 

Cela intervient alors que les fermetures provisoires de différents services se poursuivent dans le même temps.  En effet, après la fermeture de 55 lits durant cet été, il est envisagé cette fois de fermer pendant 13 jours, à compter du 21 décembre, le service de l’UPEC (admission de premières hospitalisations en psychiatrie).

 

Le comité de défense de l’hôpital public de Morlaix considère qu’une telle situation serait parfaitement intolérable.

 

C’est pourquoi il agira, de concert avec les personnels et appelle dès ce jour les usagers et la population toute entière à participer au rassemblement qui est prévu le samedi 2 décembre devant la mairie de Morlaix.

Dès lundi le comité interviendra en ce sens auprès de la députée, Mme Le Feur dans le cadre de la rencontre déjà programmée avec elle.

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 10:08
Distribution des communistes morlaisiens à l'hôpital

Distribution des communistes morlaisiens à l'hôpital

Macron ne lésine pas :

Mort programmée de la Sécurité Sociale

 

Après son vote à l’Assemblée nationale, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) passe au Sénat depuis le 13 Novembre.

 

Le Parti Communiste Français considère, comme bien d’entre vous, que ce PLFSS 2018 n’est pas seulement dans la continuité des précédents, mais représente un vrai changement de projet de société imposé à notre pays.

Au-delà de l’augmentation de la CSG de 1,7 point, ponctionnant au prix fort les salarié-e-s et les retraité-e-s, de celle du forfait hospitalier pour toutes et tous, de la saignée de 4,2 Milliards dans le budget maladie de la Sécurité Sociale qui s’ajoute à celles des années précédentes… c’est la Sécurité sociale, ses valeurs de 1945, la cotisation sociale, la participation de la richesse produite par les travailleurs-ses à leur protection sociale, qui sont remis en cause !

 

C’EN EST TROP !!!!

 

Après SARKOZY et HOLLANDE, MACRON veut non seulement nous imposer cette même politique d’austérité budgétaire qui aggrave, chaque fois un peu plus, la situation de la population comme celle des personnels, mais mettre un terme à la Sécurité sociale.

Rationnement des soins, économies sur l’hôpital, virage ambulatoire sans réponse publique comme les centres de santé, … Le gouvernement veut « expérimenter » dans ces 5 prochaines années le système des USA, et aboutir au ZERO POUR CENT SECU, en faveur du secteur privé.

C’est l’accès à la santé et à la qualité des soins pour toutes et tous dans la proximité que l’on remet en cause. C’est sa privatisation et sa financiarisation que MACRON nous impose.

 

Alors que nous exigeons d’aller vers le 100% Sécu, vers de nouvelles modalités de financement de la sécu pour répondre aux besoins en augmentation, le Gouvernement et sa majorité, appuyés par la Droite et son extrême, suppriment l’Impôt sur la Fortune (ISF), rembourse 13 milliards de taxe sur les dividendes, augmente les cadeaux aux patrons avec le CICE (Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi)...

 

Le démantèlement  de la SÉCU a de graves conséquences, ceci dès maintenant:

  • Les déserts médicaux, les urgences saturées.
  • L’augmentation incessante des restes à charge, comme le forfait hospitalier ou les dépassements d’honoraires
  • Les tarifs des complémentaires en telle hausse que 25 à 30 % de la population renonce à se soigner.
  • Les hôpitaux qui manquent dramatiquement de moyens matériels et humains mettant en danger la santé des patient-e-s
  • Le manque de moyens matériel et humain des EHPAD (Etablissement d’hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) provoque une maltraitance des personnes en perte d’autonomie et des personnels.

 

Nous ne pouvons pas laisser passer ce changement profond d’orientation de la politique sociale de notre pays, sans réagir.

Nous proposons notamment de :

  1. Supprimer la taxe sur les salaires dans les hôpitaux,Récupérer les 20 milliards de fraude aux cotisations patronales,Appliquer l’égalité salariale Femme/Homme,
  2. Stopper les exonérations de cotisations sociales ...
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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 09:54
Fête de l'Huma Bretagne à Lanester les 25 et 26 novembre , J-6 : le programme des débats actualisé
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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 09:26
Migrants/ coopération UE-Libye: "La France a le devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine" (PCF)

Migrants / coopération UE-Libye « La France a devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine »

 

C'est à un véritable réquisitoire que s'est livré le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l''homme, Zeid Ra'ad Al Hussein à l'encontre de l'UE et des conditions de détention des migrants en Libye. "La communauté internationale ne peut continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye et prétendre que la situation ne peut être réglée qu'en améliorant les conditions de détention. La politique de l'UE consistant à aider les gardes côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants est inhumaine".

Dans ce communiqué publié mardi 14 novembre le Haut commissaire souligne que "la souffrance des migrants est un outrage à la conscience de l'humanité".

Se trouvent donc une fois encore confirmées les exactions menées contre les migrant-e-s depuis des années en Libye et dénoncées par de nombreux témoignages diplomatiques, d’observateurs et d'ONG. Cette réalité largement reconnue n'a pas empêché l'UE et plusieurs Etats en bordure de la Méditerranée, dont la France, d'adopter en juillet un accord avec des autorités libyennes.

 

Les observateurs de l'ONU présents en Libye du 1er au 6 novembre ont constaté une dégradation rapide de la situation. Des milliers – 20 000 recensés – de femmes, d'hommes et d'enfants émaciés et traumatisés par les violences subies, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars, subissant les violences des gardiens munis de bâtons électriques… Les femmes sont violées par les trafiquants mais aussi par les gardiens des centres officiels de détention.

 

Cet appel de l'ONU intervient au moment où le groupe de contact des 13 pays européens concernés, dont la France, et africains, dont la Libye, a décidé "d'améliorer les conditions de vie des migrants." Cet engagement pris à plusieurs reprises n'a jamais été respecté.

 

L'Union européenne par sa politique migratoire d'externalisation confie ainsi à la Libye en plein chaos, après l'intervention militaire française, la responsabilité de bloquer à tout prix les migrant-e-s voulant fuir violence et pauvreté pour se retrouver en Libye dans un véritable enfer financé par l'UE et les Etats voisins.

 

C'est une  véritable honte pour tous ces pays et pour l'UE. Il faut mettre rapidement un terme à cette tragédie.

La solution est connue: c'est d'organiser l'ouverture de voies légales et sécurisées permettant aux migrant-e-s de rejoindre l'Europe pour faire valoir leurs droits à la protection et d'espérer se construire une vie meilleure .

 

Ces révélations parviennent au moment ou le gouvernement français annonce une série de nouvelles mesures répressives, sous forme de lois, pour réduire encore plus l'accueil de migrants en France, malgré le faible nombre déjà parvenus, et de multiplier les expulsions…

Le gouvernement doit d'abord s'expliquer sur la situation en Libye étant données les responsabilités qui sont les siennes dans ce drame, et dire quelles mesures il compte prendre pour y mettre un terme.

 

Pour sa part, le Parti communiste français poursuivra son combat, avec ses dirigeants, ses élus, ses militants pour faire respecter les droits des migrants et pour que la France et l'UE remplissent leurs devoirs d'accueil, de solidarité, d'hospitalité et de protection à leur égard.

 

le PCF, 17 novembre 2017 

Migrants/ coopération UE-Libye: "La France a le devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine" (PCF)
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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 07:00
Mobilisation à l'hôpital de Morlaix le 12 janvier 2017

Mobilisation à l'hôpital de Morlaix le 12 janvier 2017

PCF Morlaix : L’Hôpital de Morlaix, victime des politiques menées en matière de santé.

La décision de la direction de l’hôpital de Morlaix de fermer de l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix à compter du 1er décembre prochain, en raison de la pénurie de médecins est grave et intolérable.

Outre les personnels du service et les usagers, cette décision aura sans nul doute des répercussions sur tous les autres services de l'hôpital.

Cette décision montre à l'évidence les effets catastrophiques des politiques menées en matière de santé. Cela augure mal de l'avenir si le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, qui prévoit des réductions de moyens supplémentaires de 1,2 milliards pour l'hôpital public venait à être entériné.

Le PCF porte un tout autre projet pour la santé, la sécurité sociale, les hôpitaux : un système de protection sociale juste, solidaire et pérenne qui prend ses racines dans les conquêtes du Conseil national de la Résistance, sous l’impulsion d’Ambroise Croizat. C’est le sens des propositions défendues par les élu-es communistes au parlement.

Le PCF se bat à tous les niveaux de responsabilité qui sont les siens contre ces mesures, soutiendra et participera activement aux initiatives qui seront décidées par les personnels et leurs syndicats hospitaliers.

 

 

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 06:31
Il y a 65 ans, mourrait Paul Eluard: hommage d'Anne Musso à l'occasion de la sortie du livre d'Odile Nguyen-Schoendorff

Paul Éluard décède le 18 novembre 1952

Dans l’étoffe du poète Paul Éluard, un article d’Anna MUSSO, publié le 21 janvier 2016, à l’occasion de la sortie du livre d’Odile Nguyen - Schœndorff, « Ce risque d’oubli", consacré à Paul Éluard et préfacé par Jack Ralite.

 

(lu sur l'excellente page Facebook de Robert Clément)

 

Le 22 novembre 1952.

Au cimetière du Père-Lachaise, le gouvernement n’accordera pas d’obsèques nationales au poète communiste, figure du surréalisme et de la Résistance littéraire, Paul Éluard.

Aragon eut ces mots :« Nous ne faisons que commencer à comprendre ce qui nous est enlevé. »

Avec cette biographie, rédigée à la première personne comme l’exige la collection de l’éditeur lyonnais Jacques André, la philosophe Odile Nguyen-Schœndorff s’est glissée avec délicatesse dans la peau d’Éluard pour corriger « ce risque d’oubli », selon la belle formule de l’ancien ministre Jack Ralite, qui signe la préface.

Une forme d’écriture originale qui a le mérite d’offrir un récit vivant, intime et accessible. Documentée et nourrie d’échanges avec la fille du poète, Cécile, et l’Association des amis de Paul Éluard, l’auteure met en scène, sans la trahir, la vie privée, publique, artistique et politique du poète.

L’essentiel de l’existence et de l’œuvre de l’auteur de Capitale de la douleur ou des Poèmes pour la paix, Liberté, pour ne citer qu’eux, y est ainsi raconté avec beaucoup d’affection par la philosophe elle-même engagée et auteure de poèmes. Ponctué de citations et illustré de photos, l’ouvrage permet d’assister à l’éclosion littéraire et de suivre le cheminement politique, inextricablement liés, du petit Eugène Émile Paul Grindel, qui adoptera le pseudonyme Éluard, du nom de sa grand-mère maternelle : « Je garderai ainsi la sonorité “el”, ou “aile”, que j’aime bien », développe Paul sous la plume d’Odile…

Ainsi de sa naissance, le 14 décembre 1895 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à sa mort, à 57 ans, le lecteur, précipité dans la peau de celui dont « la poésie est l’étoffe de sa vie », traverse son enfance heureuse et son adolescence maladive, goûte à son coup de foudre avec Gala, en 1913, sa muse initiatrice, éprouve ses chagrins amoureux, (re)découvre ses premiers poèmes, expérimente sa mobilisation durant les deux guerres…

Bouleversé, gazé, Éluard témoignera de l’horreur de la guerre dans plusieurs recueils, dont le Devoir et l’Inquiétude.

Chacun(e) revit son combat contre le nazisme, le fascisme et le colonialisme, son engagement au Parti communiste en 1927, l’aventure surréaliste aux côtés de Breton, Soupault, Aragon, ses amitiés fécondes et complexes avec Ernst, Picasso, Desnos…

Un récit haletant, empli d’amour et d’engagements, qui se lit d’un souffle.

Il y a 65 ans, mourrait Paul Eluard: hommage d'Anne Musso à l'occasion de la sortie du livre d'Odile Nguyen-Schoendorff
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 15:04

Avant la prise de parole de ce rassemblement, au nom  des organisations syndicales  de retraités  CGT,  FO, FSU qui avaient appelé à la manifestation morlaisienne le 28 septembre dernier, je vous dis quelques mots.

 

Pour  mémoire,  les  retraités  étaient  nombreux,  ce  jour-là,  (la  presse mentionnait 350 à 400) à  battre le pavé pour la défense de leur pouvoir d'achat, contre les mesures gouvernementales  (en particulier  la hausse de 1,7 °/o de la CSG).

 

Le propos d'aujourd'hui concerne une demande de rencontre de nos organisations de retraités avec Madame LE FEUR, députée de la circonscription.

 

Une première demande avait été faite dans le cadre de la journée d'action du 28 septembre.  Pas de réponse  ...

 

Lorsque nous avons réitéré cette requête, il nous  a  été  répondu,  par son secrétariat  ... qu'aucun courrier  ne lui était  parvenu.

 

Excédés par cette mauvaise foi, nous avons insisté et obtenu un rendez-vous  pour le 13 novembre.

 

Deux jours avant cette date, nous apprenons que la rencontre (prévue depuis le 17 octobre) n'était plus possible car Madame la Députée sera retenue par une réunion dans un ministère à Paris   !

 

Quel mépris pour les retraités et leurs représentants   !

 

Après avoir exprimé notre indignation, nous obtenons un nouveau rendez-vous  pour lundi prochain, 20 novembre, de 16h00 à  17h00.

 

Nous proposons que les retraités soient nombreux à soutenir la délégation qui sera reçue, en étant présents devant sa permanence située 21 place Cornic, à Morlaix, à partir de  15h45.

 

Comptant sur vous, merci de votre attention. Prenez soin de vous, et restez en  colère.

Et            maintenant,      place     au           rassemblement               interprofessionnel         et intergénérationnel  et tous ensemble contre les ordonnances  Macron

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:48

 

Déclaration de Laurence COHEN - 13 novembre 2017

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, je commencerai mon intervention en rendant à mon tour un bref hommage à Jack Ralite, homme de culture, dirigeant communiste décédé hier. Alors que nous examinons ce budget de la sécurité sociale, comment ne pas avoir une pensée pour ce grand humaniste qui fut sénateur, député, maire d’Aubervilliers et ministre de la santé, et qui plaçait l’être humain au cœur des politiques à mener ? J’espère qu’il inspirera nos travaux.

Je note que la motion tendant à opposer la question préalable défendue par mon collègue Dominique Watrin a été repoussée par souci du débat. Nous serons donc très exigeants quant aux réponses qui nous seront apportées.


Car ce projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 remet en cause les principes fondateurs de la sécurité sociale qui veulent que chacun cotise selon ses moyens et reçoive selon ses besoins.

Réduire les cotisations sociales, pour les supprimer in fine, au prétexte d’augmenter le salaire direct est un leurre, voire une escroquerie intellectuelle.


Non seulement c’est une façon d’exonérer le patronat de toute augmentation de salaire, mais c’est couper les vivres à notre système de protection sociale, qui permet à chacune et à chacun de faire face, à égalité, à la maladie, aux accidents du travail, aux besoins de base de la famille et à la vieillesse. C’est faire voler en éclats le principe de solidarité entre générations, entre bien portants et malades, entre actifs et inactifs.

La politique qui est suivie avec ce projet de loi de financement de la sécurité sociale vise à livrer encore un peu plus le droit à la santé à la spéculation et à la marchandisation, dans les perspectives tracées par la loi HPST, par l’accord national interprofessionnel ou encore par la loi Touraine. Ainsi, les plus riches disposeront d’une assurance privée protectrice et la majorité des Français d’une assurance minimaliste.

Comment ne pas dénoncer les budgets des PLFSS successifs qui contraignent les dépenses de santé, à la fois au détriment de l’offre et de la qualité des soins, mais aussi des conditions de travail des personnels ?

Vous nous dites, madame la ministre, que 30 % des dépenses de santé ne seraient pas pertinentes. Ainsi, les Françaises et les Français dépenseraient trop pour se soigner ! Faut-il rappeler qu’en France les dépenses de santé s’élèvent à 11 % des richesses nationales, contre 12,5 % pour la moyenne des pays de l’OCDE ? L’allongement de la durée de vie nécessiterait à lui seul plus d’argent public.

Parmi vos propositions de financement, il y a l’augmentation de la CSG. Quoi de plus injuste quand on sait qu’elle repose à 70 % sur les revenus du travail et à 18 % sur les retraites ? Quoi de plus injuste quand on sait que 2,5 millions de retraités modestes ne bénéficieront pas des compensations financières du Gouvernement ? Quoi de plus injuste quand on sait que cette cotisation entre pour partie dans le revenu imposable ?

Ainsi, vous supprimez l’impôt sur la fortune pour les cent foyers les plus riches tandis que vous demandez toujours plus aux autres. Nous ne voterons bien évidemment pas cette hausse de la CSG !

Nous ne sommes pas face à des choix de bons gestionnaires visant à réduire des dépenses inutiles, mais nous sommes face à des choix de réduction drastique du périmètre de la protection sociale et du service public de santé : nous sommes face à des choix de société !

Toujours au nom des 30 % des dépenses de l’assurance maladie non pertinentes, vous justifiez un ONDAM à 2,3 % alors que, selon la Confédération des syndicats médicaux français, la croissance naturelle des dépenses est de 4,5 %. Sur les 4,2 milliards de restrictions budgétaires pour la branche maladie, l’hôpital public devra supporter 1,2 milliard de coupes sombres. Comment résister à cette nouvelle ponction après les cures d’austérité successives qu’il a subies avec Mmes Bachelot et Touraine ?

Comment pouvez-vous affirmer vouloir recentrer l’hôpital sur l’excellence et la haute technicité quand vos choix budgétaires vont entraîner de nouvelles fermetures de lits, la disparition de services et d’hôpitaux, alors que les urgences sont ultra-saturées, que les déserts médicaux gagnent du terrain et que les personnels sont à bout ? Comment prétendez-vous parfaire l’ambulatoire dans un tel contexte avec des manques de généralistes, de spécialistes, de personnels paramédicaux, avec des centres de santé en nombre insuffisant ?

Permettez-moi, à cet instant, de rendre hommage au personnel hospitalier mobilisé il y a deux ans à l’occasion des attentats. Ce sont les mêmes agents dévoués au quotidien pour l’intérêt général qui permettent à l’hôpital de tenir debout alors que leurs moyens sont réduits chaque année.

Comme j’ai eu l’occasion de le souligner en réunion de la commission des affaires sociales, j’attire l’attention de mes collègues. Certains d’entre eux votent des budgets imposant des économies drastiques à notre système de santé alors que, sur le terrain, ils se lamentent des fermetures de services, d’hôpitaux de proximité et de la dégradation des soins. Les choses sont intimement liées, mes chers collègues !

Il n’y a pas besoin d’avoir travaillé vingt-cinq ans à l’hôpital, madame la ministre, pour se rendre compte de la dégradation des conditions de travail du personnel hospitalier et de la détérioration de la qualité des soins. La semaine dernière, un neurochirurgien a mis fin à ses jours au CHU de Grenoble : le syndrome France Télécom atteint, hélas ! l’hôpital.

Il faut d’autres choix que ce sous-financement chronique des hôpitaux, cette gestion purement comptable et ce management qui met les soignants en souffrance.

Les personnels se mobilisent d’ailleurs un peu partout pour contrer cette logique qui nuit gravement à la santé. Je pense aux personnels de l’AP-HP en Île-de-France, à ceux du centre hospitalier de Millau dans l’Aveyron, de l’hôpital de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais ou encore de la maternité du centre hospitalier régional d’Orléans dans le Loiret.

Alors que, selon le dernier baromètre Secours populaire français-IPSOS, quatre Français sur dix renoncent à se soigner du fait de l’augmentation incessante du reste à charge, le forfait hospitalier va augmenter !

Dans ce PLFSS, le Gouvernement Macron-Philippe ne témoigne aucunement de la volonté de rechercher de nouvelles recettes sans pénaliser la grande masse des assurés sociaux.

Que dire de la transformation du CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, en exonération pérenne des cotisations sociales pour les salaires en dessous du SMIC ? Contrairement aux éléments de langage du Gouvernement, le CICE n’est pas supprimé. Au contraire, il est sanctuarisé jusqu’en 2019 avant la disparition définitive des cotisations à la branche famille, soit 25 milliards d’euros en moins pour les comptes de la sécurité sociale. Comment admettre qu’aucun bilan ne soit tiré de ce CICE ?

Ce sont 45 milliards de deniers publics, de 2013 à 2015, qui ont servi à la création de seulement 100 000 emplois : beaucoup d’argent pour un bien piètre résultat ! En outre, je rappelle à ceux qui justifient ces exonérations de cotisations par l’excédent de 300 millions d’euros de la branche famille que, sans la remise en cause de l’universalité des prestations familiales pour 500 000 familles, cet excédent n’existerait pas.

Aujourd’hui, tel un illusionniste, le Gouvernement communique sur l’augmentation de 30 % du montant du complément de garde pour les familles monoparentales. Mais derrière ce rideau de fumée, l’allocation de base pour la garde d’enfants, la PAJE, est réduite pour tout le monde.

D’après la Caisse nationale des allocations familiales, la CNAF, 44 000 familles obtiendront un gain mensuel moyen de 70 euros par enfant gardé, tandis que la baisse du montant de la PAJE entraînera une perte de 500 euros sur la durée de versement de la prestation pour les familles les plus modestes et de 250 euros pour les familles de catégorie intermédiaire ayant de jeunes enfants.
À cette diminution du montant, s’ajoute la baisse du plafond de la prestation, ce qui exclura demain près de 10 % des familles qui pourraient percevoir aujourd’hui la prestation.

En réalité, le Gouvernement veut transformer la branche famille universelle en un système d’aide ciblée vers les ménages les plus précaires. C’est l’amplification de la rupture de l’universalité des allocations familiales déjà assumée durant le précédent quinquennat.

Ce double discours se retrouve à propos de la revalorisation de 100 euros du montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, alors que le recul de la date de revalorisation au 1er janvier 2019 rapportera 380 millions d’euros en 2018 au budget de l’État.

L’adaptation de la société au vieillissement est un véritable enjeu pour notre modèle de protection sociale, comme l’a souligné Dominique Watrin. Plutôt que de considérer les retraités uniquement comme des personnes exploitables à volonté ou d’envisager de moduler le montant des pensions avec votre projet de réforme des retraites, il serait temps d’investir massivement pour améliorer les conditions de travail du personnel d’aide à domicile, des aidants familiaux et du personnel travaillant dans les établissements qui subissent la réforme de la tarification. En aucun cas, ce projet de loi de financement de la sécurité sociale ne règle ces problèmes.

Ajoutons à cela la suppression du RSI, du tiers payant généralisé et le passage de trois à onze vaccins obligatoires. Si nous soutenons les vaccins, en général, en tant que formidables protections pour les populations, nous demandons des garanties pour une sécurité vaccinale, notamment en ce qui concerne les adjuvants. L’absence de transparence a créé de la défiance et ce n’est pas en imposant les vaccins que la confiance va revenir.

Il est troublant de constater que vous suivez les directives de grands laboratoires pharmaceutiques qui déclaraient ne pas pouvoir sortir trois vaccins – le DT-Polio –, mais qui aujourd’hui en sortent onze ! Il faut dire que le rapport financier est nettement plus avantageux pour eux : trois vaccins étaient facturés un peu plus de 20 euros en 2008 tandis qu’ils pourront aujourd’hui empocher 350 euros pour onze vaccins !

Si la mesure devient obligatoire, a minima elle doit être totalement gratuite et prise en charge par la sécurité sociale. Il faut aller au bout de cette logique, madame la ministre, c’est le sens d’un amendement que nous défendrons et qui visera à mettre les laboratoires à contribution !

Plus de moyens pour l’hôpital public et la médecine de ville, c’est possible : il suffit d’en avoir la volonté politique. Pourquoi n’avoir rien prévu contre la fraude patronale, qui coûte la bagatelle de 20 milliards d’euros par an aux comptes de la sécurité sociale selon la Cour des comptes ?

Vous êtes, à juste titre, attentive à l’argent public, madame la ministre. Pourquoi ne pas faire respecter la loi par les entreprises qui ne l’appliquent pas concernant l’égalité salariale ? La Fondation Concorde a estimé le manque à gagner pour l’économie française à 62 milliards d’euros et à 25 milliards d’euros de cotisations pour la sécurité sociale.

Pourquoi ne pas décider la suppression de la taxe sur les salaires à l’hôpital, qui rapporterait 4 milliards d’euros, alors que votre gouvernement n’hésite pas à dilapider 3,4 milliards d’euros de deniers publics en supprimant l’ISF ?
De l’argent, il y en a : supprimer les exonérations de cotisations patronales pour les entreprises qui ne créent aucun emploi en contrepartie, ce sont 45 milliards d’euros par an, soit 10 % de la totalité du budget de la sécurité sociale !

Être en prise avec les évolutions de son temps, c’est défendre un système de protection sociale juste, solidaire et pérenne qui prend ses racines dans les conquêtes du Conseil national de la Résistance, sous l’impulsion d’Ambroise Croizat. C’est défendre les principes fondateurs de la sécurité sociale tout en étant favorables à son évolution. C’est l’ambition que je porte avec mon groupe, le groupe communiste républicain citoyen et écologiste. Nous voulons une évolution qui aille vers une plus grande prise en charge des soins, qui laisse moins de place aux complémentaires santé, et non l’inverse comme vous le proposez.

Au XXIe siècle, dans un pays riche comme la France, il est possible que la sécurité sociale rembourse les soins à 100 %, y compris les soins optiques, dentaires et les prothèses auditives. Il est possible de mener une politique ambitieuse de prévention qui passe notamment par l’arrêt du démantèlement de la médecine scolaire et de la médecine du travail, par le refus de voir disparaître les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, les CHSCT dans la réforme du code du travail. Il est possible de développer l’innovation, d’améliorer la sécurité sanitaire par la création d’un pôle public du médicament et de la recherche.

Nous sommes des progressistes modernes et pragmatiques puisque nous proposons des mesures de financement crédibles en mettant à contribution les revenus financiers, en tenant compte de la politique salariale, environnementale des entreprises, mais également en supprimant les exonérations de cotisations patronales en tout genre.

Les difficultés de la sécurité sociale sont organisées volontairement sous la pression de ceux qui possèdent les richesses et qui se font sans cesse exonérer de leur contribution au bien commun.

Notre groupe ne peut entériner un tel projet de démantèlement de notre système de protection sociale, contraire à l’intérêt du plus grand nombre. C’est pourquoi nous voterons contre ce projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, à moins que nos amendements soient pris en compte. On peut toujours rêver…

 

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