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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 08:27
photo Gilles Troel Le Télégramme

photo Gilles Troel Le Télégramme

C'est en mémoire du passage de 2.000 Tirailleurs sénégalais, à Morlaix, en novembre 1944 et, notamment, du regroupement dans des conditions difficiles de nombre d'entre eux, dans les locaux de l'ancienne corderie de La Madeleine, qu'une plaque commémorative a été inaugurée, lundi soir, sur l'un de ses murs. En présence des témoins de l'époque, Paul Aurégan et Monique Le Ru; des auteurs, Martin Mourre, Kris et Anne Cousin, les souscripteurs volontaires ont découvert la plaque en bronze réalisée par Sylvie Bozoc. Il manque 200 € pour son financement. Contact : tél. 06.81.00.79.73.
 

Gilles Troel, Le Télégramme - 6 décembre 2017 

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

Nous y étions. Ce fut un moment chaleureux et émouvant. 

A l'inauguration de la plaque commémorative d'hommage aux Tirailleurs Sénégalais passés à Morlaix, une très belle oeuvre d'art de Sylvie Bozoc.

Comme soixante à soixante-dix environ souscripteurs et personnes sensibilisés qui se sont retrouvées aux Deux Rivières lundi.

Bien leur en a pris. Ils ont pu écouté le conte de Alain Divérès, les hommages à Paul Auregan et Monique Le Ru, qui ont sympathisé en 44 avec des Tirailleurs, par Anne Cousin, discuté avec Martin Mourre, historien chercheur au Sénégal qui a écrit sa thèse sur Thiaroye, et Kris, le brillant scénariste de BD, auteur d'un premier tome très tendre, très beau, en collaboration avec Fournier (Spirou) sur l'histoire des Tirailleurs Sénégalais pendant la seconde guerre mondiale ("Plus près de toi", passé en feuilleton sur le Télégramme). 

Bravo à Claude Bonnard et à Alain Divérès pour leur bonne idée. 

Et à tous les souscripteurs de cette souscription citoyenne pour avoir soutenu ce beau projet! 

Bravo à Anne Cousin aussi pour avoir porté et fait connaître avec quelques autres, dont Michel Le Saint, cette mémoire du passage des Tirailleurs Sénégalais à Morlaix.   

Ismaël Dupont

  

L'inauguration de la plaque a eu lieu le lundi 4 décembre vers 18h.

 

 

Thiaroye 1944

 

Martin Mourre, Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d'un massacre colonial, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2017, 240 p., préface d'Elikia M'Bokolo, postface de Bob B. White, ISBN : 978-2-7535-5345-3.

Notice publiée le 04 mai 2017

Présentation de l'éditeur

Ce livre prend pour objet les représentations d'un massacre colonial, la répression sanglante de tirailleurs sénégalais, ces soldats ouest-africains de l'Empire français, survenue au camp de Thiaroye, à proximité de Dakar, le 1er décembre 1944. Plus de soixante-dix ans après les faits, cet événement reste un sujet de controverse historiographique. Ce qui a longtemps été considéré par l'armée française comme une mutinerie, apparaît plutôt comme une tuerie organisée par les officiers coloniaux présents à Dakar.
C'est ce que démontre un long et patient travail sur les archives de ce drame. De plus, cet ouvrage retrace les réappropriations passées et actuelles de cet événement au Sénégal, à travers diverses temporalités permettant de lire la trajectoire de la nation sénégalaise postcoloniale en suivant la mobilisation d'imaginaires historiques. Aujourd'hui, au Sénégal, les représentations attachées à l'événement du 1er décembre 1944 apparaissent comme un des paradigmes de la mémoire coloniale.
Décrire ces usages du passé sur plusieurs décennies permet alors d'envisager l'articulation entre des mémoires dominantes – officielles ou non –, des formes particulières de rappel du passé et le rôle de ce passé dans certaines dynamiques identitaires.

Auteur

Martin Mourre

Martin Mourre est docteur en histoire de l’École des hautes études en sciences sociales et en anthropologie à l’université de Montréal. Ses recherches portent principalement sur l’histoire politique et mémorielle du Sénégal au XXe siècle. Il s’intéresse également à une sociohistoire des armées ouest-africaines depuis l’époque coloniale jusqu’à aujourd’hui.

Une plaque sur l'ancienne corderie de la Madeleine (brasserie Coreff ensuite) pour rendre hommage aux Tirailleurs Sénégalais ayant séjourné à Morlaix en 1944 et aux martyrs de Thiaroye: participez à la souscription citoyenne!

 

http://www.editions-harmattan.fr/vspace.gif

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/f/9782296550018f.jpg 
 

RETOUR TRAGIQUE DES TROUPES COLONIALES

Morlaix-Dakar, 1944
Anne Cousin
Préface de Anne Guillou

 

On estime à 31000 le nombre de morts issus des colonies dont 14000 tirailleurs sénégalais. Fin 1944, l'armée de libération "blanchit" ses troupes, les Africains sont rapatriés. 2000 tirailleurs vont embarquer de Morlaix à bord du Circassia pour Dakar. Un vent de révolte va souffler. Certains refusent de partir en l'absence du règlement de leurs soldes. Ceux qui arrivés à Dakar feront valoir leurs droits seront payés avec des balles.

 

Lire aussi: 

Comment les autorités françaises ont spolié, humilié, massacré les tirailleurs Sénégalais parqués à Morlaix à l'automne 1944.

Tirailleurs sénégalais: la patrie bien peu reconnaissante (L'Humanité, 30 décembre 2016)

Bar des Deux Rivières: inauguration de la plaque d'hommage aux Tirailleurs Sénégalais ( 2000 passés à Morlaix en octobre-novembre 1944, 300 cantonnés à la corderie de la Madeleine) le 4 décembre en présence de Kris, Anne Cousin, Martin Mourre
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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 08:01
photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

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photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Très forte intervention hier de Jean-Claude Lefort, ancien député (PCF) du Val de Marne, ancien président de l'AFPS, et beau-père de Salah Hamouri qui alerte sur des logiques de répression de toute forme de résistance palestinienne dont sont victimes tous les prisonniers politiques palestiniens. 

Jean-Claude Lefort a exposé comment l'arrestation de Salah, après qu'il ait fait 7 ans de prison pour rien déjà entre 2004 et 2011, ses 20 ans et ses 27 ans, s'inscrivait dans un projet méthodique pour briser les Palestiniens qui résistent politiquement: Salah venait d'obtenir son diplôme d'avocat pour défendre les prisonniers politiques, alors que les Israéliens avaient tout fait pour compliquer ses études, puis pour le forcer à rejoindre la France (en empêchant sa femme et son bébé de vivre à Jérusalem). 

Jean-Claude Lefort a salué aussi l'implication solidaire des Finistériens, en montrant les progrès faits par la présidence française, sous l'effet des rapports de force et de la pression de la population et des élus, dans le soutien à Salah Hamouri, affirmant avoir du côté de Macron une écoute plus importante qu'avec Sarkozy ou Hollande. 

Il a alerté sur le caractère ultra-explosif de la situation au Proche-Orient, particulièrement en cas de reconnaissance de Jérusalem annexée illégalement comme capitale des Israéliens par l'Amérique de Trump. 

Jean-Claude Lefort a insisté sur la dimension de cohésion nationale et républicaine que conditionnait un engagement résolu de la France pour la défense de notre compatriote franco-palestinien arrêté et détenu de manière arbitraire sans procès et sans avoir rien fait, dans le plus grand des scandales démocratiques. 

Dans l'immédiat intensifions notre campagne pour sortir Salah Hamouri de prison avant les fêtes! 

Les prochaines réunions publiques avec Jean-Claude Lefort pour la libération de Salah Hamouri auront lieu à Carhaix jeudi et à Brest vendredi, après celle de Quimper lundi.  

 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 07:48

A l'instar de plusieurs centaines d'autres communes, la ville de Bagneux (mairie communiste dirigée par Marie-Hélène Amiable) a adopté un voeu contre l'installation des compteurs Linky. La filiale d'EDF Enedis a saisi le tribunal administratif le 14 novembre.

Face à une mobilisation qui ne faiblit pas mais grandit dans tout le territoire, Enedis multiplie les recours s'appuyant sur un vote au Parlement et sur l'argument de la pression financière pour faire avancer sa machine à supprimer des emplois, à collecter des Big Data, et à faire avancer des intérêts privés au préjudice de l'environnement et de la santé publique.   

Voir cet article de l'Humanité du 30 novembre 2017 

Lire aussi:  https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/essonne/essonne-ils-accusent-le-compteur-linky-de-l-incendie-de-leur-maison-5425016

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:57
Communiqué de Jacques Casamarta, chef de file de la liste de gauche à l'Assemblée Territoriale PCF-Insoumis Corses - Ensemble - l'Avvene, a Corsica in cumunu - et déclarations scandaleuses de Mélenchon sur Bellacio qui confirme son soutien actif aux Nationalistes Corses contre ses soutiens aux Présidentielles

Communiqué de Jacques Casamarta, candidat issu des Insoumis à l'Assemblée Territoriale de Corse, chef de file de la liste PCF-Insoumis Corse - Ensemble Corse

Objet : Communiqué de Presse

ELECTIONS TERRITORIALES 2017

Un vif remerciement aux 6788 électrices et électeurs qui ont choisi le vote du changement avec la liste l'Avenir, la Corse en commun – l’Avvene, a Corsica in cumunu.

Cette liste, représentant la gauche sociale et environnementale, a réalisé 5,68 % lors de cet important scrutin. Par rapport à la liste du FDG de 2015, elle progresse très légèrement en pourcentage, mais elle ne se maintiendra pas au deuxième tour, car elle ne fusionnera avec aucune autre liste. Elle ne négociera pas de strapontins. Elle restera claire dans ses intentions politiques et elle ne soutiendra personnes pour ce second tour.

Il faudra dans les jours qui viennent, avec tous les militant(e)s engagé(e)s dans la démarche de rassemblement, tirer tous les enseignements de cette campagne qui a été rendue très difficile par les violentes attaques verbales et l'entreprise systématique de dénigrement dont la liste a été victime. Cette situation a pesé lourd dans les résultats. Des esprits malsains, au sein même de notre mouvement FI et de cette gauche de la transformation sociale, ont conduit à empêcher la Corse d'avoir une représentation démocratique de notre liste au sein de l'Assemblée Territoriale. Ils ont, de ce fait, exclu la gauche de cette institution la laissant uniquement entre des mains libérales.

Ajaccio le 5 décembre 2017.

 

 

Quand on a pas de cap de classe autre que son caprice et son intérêt opportuniste, et de cap idéologique autre que l'émergence du prétendu "nouveau monde" sur les cendres de l'ancien, et désormais l'anti-communisme primaire, voilà ce que ça donne chez Mélenchon. La déchéance finale: l'homme qui jubile devant les tas de ruines encore fumantes. 

Ce personnage n'avait rarement donné ainsi la pleine mesure de lui-même et de sa capacité de mauvaise foi (ou d'absence de foi politique, ce qui serait pire!) qu'en Corse où il a passé son temps à taper sur la seule liste de gauche et à draguer des nationalistes qui faisaient cause commune avec l'UMP aux municipales et n'apportent certainement pas de politique de progrès aux Corses. Cela fait penser à son mentor Mitterrand qui favorisait le Front National contre la droite par calcul opportuniste de court terme.

Mélenchon n'a eu que des insultes à dispenser aux Insoumis et communistes corses qui ont défendu sa candidature aux présidentielles et qui ont eu le tort de ne pas se soumettre à ses diktats de vieille diva usée.

 

Lu sur le site Bellacio sous la plume de Jean-Luc Mélenchon, tout miel avec Talamoni et Simeoni, tout fiel avec les Insoumis, Communistes Corses, et membres d'Ensemble qui soutenaient la seule liste gauche présentée à l'Assemblée Territoriale :

" La liste de monsieur Simeoni a fédéré les élécteurs de Corse en un tout massif et vivant. Elle a donné un centre de gravité à la société Corse. C’est un exploit quand on voit dans quel émiettement croupit la sphère politique sur le continent. Le signal avait été clairement donné il y a six mois. Les électeurs
avaient déjà élu trois députés sur quatre pris dans les rangs autonomistes. Le dégagisme en Corse, c’est eux qui l’incarnent, à l’évidence. Et c’est un dégagisme positif. Car il a un contenu, un projet de dépassement de la situation
actuelle. Il génère localement un enthousiasme et un optimisme fédérateur. Car le dégagisme n’est pas toujours vide de contenu comme le rabâchent les esprits superficiels qui exècrent tout ce qui sort du cadre prévu. Je me réjouis d’avoir eu ce dialogue amical avec les députés autonomistes à Paris. Il m’a permis, ainsi qu’à mes collègues du groupe parlementaire, de prendre la mesure de ce qui s’engageait sur place dans les rangs autonomistes. J’ai su qu’ils réclament
l’autonomie dans le cadre de la Constitution et de la République. Et je n’y vois pas d’inconvénients".

Les faussaires du PC qui avaient usurpé notre identité sous le label « Corse insoumise » ont reçu la punition qu’ils méritaient. Ils n’ont toujours rien compris et vocifèrent que j’aurais provoqué leur déroute. Ils ne comprennent rien à la société dans laquelle ils vivent. Seul leur importe de continuer la triste besogne que la direction du PCF leur avait vendu comme la bonne tactique. Sur 10 candidats : 7 communistes et 3 anciens
communistes dont l’ancien secrétaire général du PCF en Corse, le tout dissimulé sous un rassemblement de sigles même les plus exotiques, et enrobé dans le grand bla bla contre « Paris et Mélenchon ». Bref, la tambouille.
En réalité, les prestations télévisées désastreuses de leur chef de file, l’absence de programme ancré dans les réalités locales et la lourdeur partisane ont eu davantage de poids contre cette liste de bras cassés que n’importe laquelle de
mes recommandations. Mais pour le comprendre, il faudrait que cette piteuse équipe comprenne le moment politique et ce que la stratégie « féderer le peuple » signifie. Faute de l’avoir compris sur le continent les dirigeants actuels du PCF ont rabougri leur parti à 3% aux législatives, tout en nous empêchant dans 45 cas de franchir la barre du second tour".

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 16:51
Concert de Cali le 25 novembre

Concert de Cali le 25 novembre

Débat sur le communisme du 21e siècle avec Pierre Laurent, Laurent Etre, Louise, Erwan Rivoalan

Débat sur le communisme du 21e siècle avec Pierre Laurent, Laurent Etre, Louise, Erwan Rivoalan

Meeting de Pierre Laurent

Meeting de Pierre Laurent

La fête de l’Humanité Bretagne, un goût de communisme

« Pour la 26ème année, nous relevons le défi de la fête de l’Humanité Bretagne », déclarait à l’ouverture de la fête sa présidente Catherine Quéric, en remerciant chaleureusement « les 500 bâtisseurs qui depuis 6 mois ont permis que le fête soit et qu’elle soit belle ».

Une édition 2017 placée sous le signe de la révolution bolchévique d’octobre 1917, avec la reprise du visuel de Lili la Rouge dans l’affiche, mais aussi la diffusion de deux films qui ont marqué leur époque : le Cuirassée Potemkine et L’homme à la caméra.

Le cinéma a été un axe majeur de la fête avec la diffusion d’une dizaine de courts et moyens métrages et deux temps forts : un film sur les migrants et un film sur Salah Hamouri, suivis de débats avec des militants syndicalistes et associatifs.

Cinéma, marché solidaire, causeries à la librairie, huit expositions artistiques, produits locaux au fil des stands. La fête de l’Huma se nourrit de toute cette richesse culturelle. La fête, c’est aussi de grands débats, jusqu’à 300 personnes, où l’on parle solidarité internationale, services publics, perspective politique, communisme du XXIème siècle.

Le débat avait lieu aussi dans les allées,  entre militants communistes, Ensemble !, FI, M1717, et de toute une gauche en recherche de « coopération » pour reprendre le mot de Pierre Laurent. Le Secrétaire national du PCF tenait le meeting du dimanche devant 800 personnes, démontrant que le PCF reste une force tenace de résistance au Macronisme, une force militante, une force qui travaille au rassemblement de la gauche de transformation et remet le communisme à l’ordre du jour.

« L’Huma » c’est aussi les spectacles, et parmi les propositions 2017, le concert de Cali a fait événement. Cali était « chez lui » et a fait danser et pleurer 1000 afficionados pendant 2 heures et demi.

A la fin de la fête, fréquentée par 5 000 personnes sur les 2 jours, 230 Rouge Morbihan vendus, 22 adhésions au PCF recensées.

Serait-ce un signal ?

Joël Gallais , secrétaire départemental du PCF Morbihan 

 

 

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 16:24

Notre ami et camarade élu PCF-Front de Gauche à Plouigneau va présenter un voeu au Conseil Municipal de Plouigneau jeudi pour la libération de Salah Hamouri.

S'il est voté, ce sera le 5e dans le pays de Morlaix après Morlaix-Communauté, Guimaëc (sur présentation de Jeremy Lainé, adjoint PCF), Plourin les Morlaix, Morlaix, avant Brest, Quimper... Sachant que Carhaix a également voté un voeu pour la libération de Salah.

La liste finistérienne des élus qui s'engagent personnellement pour la libération de Salah Hamouri et pour demander à Emmanuel Macron qu'il agisse fermement en ce sens auprès des autorités israéliennes atteint aujourd'hui le nombre de 127 personnes, élus signataires.

 

VOEU POUR LA LIBÉRATION DE L'AVOCAT FRANCO-PALESTINIEN SALAH HAMOURI

Considérant que :

-Salah Hamouri, 32 ans, a été arrêté à son domicile de Jérusalem-Est le 23 août par l’armée d’occupation Israélienne (comme souvent, les autorités militaires ne donnent aucun motif à cette arrestation) .

-C’est une décision militaire (les territoires palestiniens occupés sont toujours placés sous la coupe d’un gouverneur) qui l'a condamné à six mois de détention administrative.

-Le seul reproche qui lui est fait est de résister à l’occupation et à la colonisation.

-Ce franco palestinien, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l'Homme, militant de l'organisation de défense des prisonniers et des droits de l'Homme Addameer, a déjà perdu 7 ans de sa vie de 2005 à 2011 en détention dans les prisons israéliennes suite à des accusations non fondées.

-Salah Hamouri vit à Jérusalem, le gouvernement israélien lui interdit de se rendre en Cisjordanie, et ce gouvernement interdit aussi à sa femme et à leur jeune enfant (qui sont en France) de le rejoindre en Palestine occupée.

L'acharnement contre Monsieur Salah Hamouri, qui vise à travers lui la lutte légitime du peuple palestinien pour le respect de ses droits et sa liberté, pour le respect des décisions de l'ONU n'a que trop duré. Aujourd'hui, face à un tel arbitraire, notre compatriote ne peut compter que sur les autorités françaises pour retrouver la liberté.

De nombreuses personnalités réclament la libération de Salah Hamouri : l'historien israélien Michel Warschawski, Pierre Joxe, ancien ministre, Christiane Hessel, la veuve de Stephane Hessel, Jean Ziegler, Rony Brauman, Richard Falk, Michel Tubiana, président d'honneur de la LDH.

De nombreux conseils municipaux, communautaires, départementaux, ont déjà adopté des vœux pour la libération de Salah Hamouri et dans notre territoire, un collectif « Liberté pour Salah Hamouri » s'est monté pour réclamer cette libération comptant 17 groupes (associations de solidarité, syndicats, organisations politiques).

Le Conseil Municipal de Plouigneau demande au Président Emmanuel Macron et au gouvernement français d’agir avec conviction pour protéger et obtenir la libération de notre concitoyen.

Libérez Salah Hamouri! - visuel AFPS

Libérez Salah Hamouri! - visuel AFPS

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 16:00
Liberté pour Salah Hamouri- Tournée finistérienne de Jean-Claude Lefort: à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, le mardi 5 décembre, à 18h

Notre Collectif "Liberté pour Salah du Pays de Morlaix" et les groupes locaux de l'AFPS du Finistère organisent une tournée de 4 réunions publiques début décembre. 

JEAN-CLAUDE LEFORT, député honoraire du Val-de-Marne, ex-président de France Palestine Solidarité est un infatigable défenseur des droits du peuple palestinien. Il est aussi le beau-père de Salah Hamouri avec qui il était venu en 2012 à Brest et Quimper.
 
Alors quand celui-ci est de nouveau emprisonné par l'arbitraire de l'Etat israélien, Jean-Claude et sa fille Elsa portent haut et fort la voix de Salah Hamouri et de tous les prisonniers politiques palestiniens partout en France...
Demain, MARDI 5 DECEMBRE à 18 H, il est notre invité pour une réunion publique, salle du Cheval Blanc à Plourin lès Morlaix. On vous y attend très nombreux...
 
 

 

Le calendrier de ces réunions est le suivant

Quimper le lundi 4 déc. - 20h 30, Halles St François

 
Morlaix le mardi 5 décembre – 18 h Salle du Cheval Blanc 
à Plourin les Morlaix

 

Carhaix le jeudi 7- 20h salle de la justice de paix, mairie de Carhaix.

 
Brest le vendredi 8 décembre - à 20h, maison du peuple
 
Attention pour la réunion à Plourin, nous avons décidé de la mettre à 18 h pour éviter un télescopage trop important avec la soirée Ciné-Débat proposée les ami-es d’Amnesty à 20h 30 à La Salamandre sur les réfugiés. En espérant que pour nombre d’entre vous cela vous permettra … d’aller aux deux initiatives !

Pour encourager les énergies militantes, nous proposons qu’à la fin de notre réunion avec Jean-Claude Lefort, ceux et celles qui le souhaitent puissent se restaurer avant de partir ou au contraire rester pour partager un moment de convivialité avec notre invité.

Pour cela, nous lançons donc un premier appel aux cuisinier-es volontaires pour la fabrication de quelques quiches, cakes et autres gourmandises… Merci à tous

Liberté pour Salah Hamouri- Tournée finistérienne de Jean-Claude Lefort: à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, le mardi 5 décembre, à 18h
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 16:00
Entouré de Sylvie Bozoc, Claude Bonnard et Anne Cousin, Alain Diverrès présente la plaque en bronze. À l'initiative d'un collectif citoyen, une plaque commémorative du passage de tirailleurs sénégalais à Morlaix en 1944 sera dévoilée le 4 décembre. Histoire de rappeler cet épisode oublié de la ville.

Entouré de Sylvie Bozoc, Claude Bonnard et Anne Cousin, Alain Diverrès présente la plaque en bronze. À l'initiative d'un collectif citoyen, une plaque commémorative du passage de tirailleurs sénégalais à Morlaix en 1944 sera dévoilée le 4 décembre. Histoire de rappeler cet épisode oublié de la ville.

À l'initiative d'un collectif citoyen, une plaque commémorative du passage de tirailleurs sénégalais à Morlaix en 1944 sera dévoilée le 4 décembre. Histoire de rappeler cet épisode oublié de la ville. 

C'est dans le quartier de la Madeleine, au bar des Deux Rivières, que Claude Bonnard, Alain Diverrès, Anne Cousin et Sylvie Bozoc, les citoyens à l'origine du projet de plaque commémorative, nous reçoivent. Dans le même lieu où séjournèrent les tirailleurs sénégalais à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'idée de leur rendre hommage est née là, au printemps dernier, alors qu'Alain Diverrès montait une pièce de théâtre sur cet épisode méconnu de l'histoire locale d'après-guerre.

70 morts au Sénégal


C'est la Morlaisienne Anne Cousin, auteur d'un livre publié en 2011 sur le retour tragique des troupes coloniales, de Morlaix à Dakar, qui en retrace les grandes lignes. « En novembre 1944, 2.000 tirailleurs sénégalais, ex-prisonniers de guerre, séjournèrent dans la Cité du viaduc, avant d'être renvoyés par navire au Sénégal. 300 d'entre eux refusèrent de partir sans le paiement de leur solde militaire et furent regroupés du 4 au 11 novembre, ici, à l'ancienne Corderie. De retour au camp militaire de Thiaroye, au Sénégal, les 1.700 autres revendiquèrent également ce solde. S'en suivit un massacre qui fit 70 morts.»

Pourquoi pas une plaque ?


De leur passage morlaisien, Alain Diverrès, comédien du Théâtre de la Corniche, a retenu une anecdote : « Des tirailleurs avaient sacrifié leur ration de nourriture pour l'offrir à une veuve et ses enfants.

 

 Cette idée de partage de pauvres, à d'autres encore plus pauvres, j'ai trouvé ça extraordinaire ». Il en a fait une pièce, jouée en juin dernier, axée sur la généreuse capacité d'accueil des Morlaisiens. Au moment de la représentation, une suggestion fut lancée : « S'il y a des sous dans le chapeau après la pièce, il faudrait en faire une plaque. Il restait des sous, alors on l'a fait ».

« Réparer l'oubli »


Pour la création, ils ont ouvert une souscription volontaire (*) et sollicité la sculptrice de Huelgoat, Sylvie Bozoc, qui s'est imprégnée du livre d'Anne Cousin et des photos d'anciens tirailleurs faites par Hervé de Willancourt. « J'ai fait des croquis, il fallait proposer quelque chose de cohérent, sans tomber dans la caricature " bananière " », indique Sylvie Bozoc, qui s'est alors attaquée au modelage en terre du bas-relief. La plaque de bronze a ensuite été coulée à Plouédern. « L'idée de cette plaque, c'est de réparer l'oubli », glisse Claude Bonnard, qui donne rendez-vous lundi 4 décembre, à 18 h 30, au bar des Deux Rivières, pour un moment d'hommage ouvert à tous.

Au programme : dévoilement de la plaque, partage d'une soupe, suivie d'échanges avec trois auteurs : Anne Cousin, Kris (scénariste de la BD « Plus près de toi » illustrée par Fournier), et Martin Mourre, auteur d'une thèse sur Thiaroye en 1944. * Il leur reste encore à rassembler la moitié de la somme de 1.000 €. Bulletins de souscription au Bar des Deux Rivières, 1, place de la Madeleine.
 

Tirailleurs sénégalais: une plaque pour ne pas oublier  (Le Télégramme): inauguration publique le lundi 4 décembre à 18h30 en présence de Martin Mourre, Kris, Anne Cousin

L'inauguration de la plaque se fera le lundi 4 décembre vers 18h.

 

L'auteur du livre "Thiaroye 1944", Martin Mourre sera présent ainsi évidemment que Anne Cousin. 

 

Thiaroye 1944

 

Martin Mourre, Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d'un massacre colonial, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2017, 240 p., préface d'Elikia M'Bokolo, postface de Bob B. White, ISBN : 978-2-7535-5345-3.

Notice publiée le 04 mai 2017

Présentation de l'éditeur

Ce livre prend pour objet les représentations d'un massacre colonial, la répression sanglante de tirailleurs sénégalais, ces soldats ouest-africains de l'Empire français, survenue au camp de Thiaroye, à proximité de Dakar, le 1er décembre 1944. Plus de soixante-dix ans après les faits, cet événement reste un sujet de controverse historiographique. Ce qui a longtemps été considéré par l'armée française comme une mutinerie, apparaît plutôt comme une tuerie organisée par les officiers coloniaux présents à Dakar.
C'est ce que démontre un long et patient travail sur les archives de ce drame. De plus, cet ouvrage retrace les réappropriations passées et actuelles de cet événement au Sénégal, à travers diverses temporalités permettant de lire la trajectoire de la nation sénégalaise postcoloniale en suivant la mobilisation d'imaginaires historiques. Aujourd'hui, au Sénégal, les représentations attachées à l'événement du 1er décembre 1944 apparaissent comme un des paradigmes de la mémoire coloniale.
Décrire ces usages du passé sur plusieurs décennies permet alors d'envisager l'articulation entre des mémoires dominantes – officielles ou non –, des formes particulières de rappel du passé et le rôle de ce passé dans certaines dynamiques identitaires.

Auteur

Martin Mourre

Martin Mourre est docteur en histoire de l’École des hautes études en sciences sociales et en anthropologie à l’université de Montréal. Ses recherches portent principalement sur l’histoire politique et mémorielle du Sénégal au XXe siècle. Il s’intéresse également à une sociohistoire des armées ouest-africaines depuis l’époque coloniale jusqu’à aujourd’hui.

Une plaque sur l'ancienne corderie de la Madeleine (brasserie Coreff ensuite) pour rendre hommage aux Tirailleurs Sénégalais ayant séjourné à Morlaix en 1944 et aux martyrs de Thiaroye: participez à la souscription citoyenne!

 

http://www.editions-harmattan.fr/vspace.gif

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/f/9782296550018f.jpg 
 

RETOUR TRAGIQUE DES TROUPES COLONIALES

Morlaix-Dakar, 1944
Anne Cousin
Préface de Anne Guillou

 

On estime à 31000 le nombre de morts issus des colonies dont 14000 tirailleurs sénégalais. Fin 1944, l'armée de libération "blanchit" ses troupes, les Africains sont rapatriés. 2000 tirailleurs vont embarquer de Morlaix à bord du Circassia pour Dakar. Un vent de révolte va souffler. Certains refusent de partir en l'absence du règlement de leurs soldes. Ceux qui arrivés à Dakar feront valoir leurs droits seront payés avec des balles.

 

Lire aussi: 

Comment les autorités françaises ont spolié, humilié, massacré les tirailleurs Sénégalais parqués à Morlaix à l'automne 1944.

Tirailleurs sénégalais: la patrie bien peu reconnaissante (L'Humanité, 30 décembre 2016)

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 14:46

Déclaration du Comité exécutif national du PCF


 

Les résultats du premier tour de l’élection territoriale en Corse sont très inquiétants pour la Corse elle-même. Ils mettent en évidence une crise politique dont l’abstention est révélatrice.

Un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes et c’est encore plus marquant dans les bureaux de vote des quartiers populaires des grandes villes de Bastia et d’Ajaccio, où l’abstention dépasse souvent les 60 %.

La réforme institutionnelle de la Collectivité, imposée aux Corses sans consultation par référendum reçoit en ce sens un cinglant désaveu.

A ce déni de démocratie, s’ajoute, pour ce troisième scrutin de l’année, le sentiment que les difficultés de la vie quotidienne, auxquelles une grande majorité d’entre eux est confrontée, ne font que s’accentuer.

La cherté de la vie, la pénurie de logements sociaux, les bas salaires, le chômage, la pauvreté et la précarité ont été évacués de cette campagne électorale. De même, il n’a jamais été question des compétences qui seront exercées prochainement par les élus de cette nouvelle collectivité dotée d’importantes compétences et concentrant tous les pouvoirs non régaliens.

En revanche, il est déjà question, côté nationaliste, d’engager avec le gouvernement une négociation en vue d’une nouvelle étape institutionnelle pour, cette fois-ci, changer radicalement le rapport de la Corse à la République.

Cela interpelle d’autant plus que la référence au fédéralisme européen, voire à l’autodétermination dans les dix ans est régulièrement avancée sans se soucier de la concurrence exacerbée entre les territoires que cette option suppose dans un cadre toujours plus libéral.

Or, il est évident que pour la Corse, région métropolitaine la plus pauvre, cette fuite en avant, tout en affaiblissant l’expression de la solidarité nationale dont elle a besoin, sera désastreuse.

Dans ce contexte, il n’y aura plus aucun élu pour porter dans cet hémicycle de la Collectivité unique de Corse une alternative de gauche, antilibérale et écologique, malgré une belle campagne menée par les militantes et les militants de la Corse Insoumise, du Parti communiste français, de la Manca Alternativa et d’Ensemble.

En rassemblant 6788 suffrages, 660 de moins qu’en 2015 pour la liste PCF-FdG, cette liste, la seule de gauche (FI, PS, PRG, EELV ayant jeté l'éponge avant de mener le combat) n’est pas parvenue avec 5,7 % à franchir la barre des 7 %, indispensable pour qu’elle puisse être maintenue.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, plusieurs voix sur le continent se sont félicitées de cette disparition, dont des responsables politiques de gauche qui ne présentaient pas de candidat. C’est une analyse à courte vue, dont le patronat local pourra se satisfaire tant il est vrai que sa domination économique et sociale n’était contestée jusqu’ici que par les élus régionaux communistes.

Ce deuxième tour pourrait donc voir se réaliser une fusion des listes de droite, "macroniste" incluse, sans que cela ne vienne contrarier la victoire, non moins libérale, des listes nationalistes impatientes d’engager un bras de fer avec Paris au bénéfice de leurs résultats pour obtenir un nouveau statut.

Dans ces conditions, ce scrutin ne pouvant être considéré comme un blanc-seing, il faudra en préalable à toute discussion de ce type donner la parole aux Corses.

Le Parti communiste français apporte, toute sa solidarité aux corses et renouvelle toute son amitié aux colistier.e.s et militant.e.s de la liste « l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in cumunu », soutenue par la Corse insoumise, le Parti communiste français, Manca alternativa/Ensemble.


Paris le 4 décembre 2017

Résultats de l'élection territoriale pour l'Assemblée de Corse: déclaration du PCF, 4 décembre 2017
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 06:25

Mélenchon, grand seigneur, voyant la CGT et les syndicats de lutte à la peine, et voulant leur disputer le leadership sur "les masses" dans la résistance au pouvoir et à ses visées ultra-libérales, avait donné le "bon point" à Macron avec qui il avait devisé, tout sourire, appréciant les charmes de la conversation du président jupitérien. 

Mais le bonhomme est beaucoup moins gentil avec ses anciens alliés du Parti Communiste qu'il aimerait sans doute voir déjà dans la tombe pour faire place nette à ses visées de recomposition.  

Disqualifier par un mot infamant ressassé et qui doit être repris comme un mantra par les militants zélés ce qui ressemble à une union de la gauche anti-libérale entre Insoumis et Communistes.  

Dans un contexte d'abstention massive aux élections Territoriales corses, appeler une démarche de rassemblement de la gauche authentique que l'on a préalablement plombé par stratégie anti-communiste de "la tambouille" parce que son objectif politicien premier est d'empêcher les forces à gauche de s'additionner et de faire place nette pour un mouvement qui veut enterrer tous les autres à gauche plutôt que fédérer les forces, c'est une contre-vérité caricaturale et une insulte à l'intelligence.

Surtout que les Insoumis de Corse voulaient cette alliance avec le PCF face à la menace d'un ras-de-marée nationaliste, menace d'une victoire écrasante qui se vérifie, alors que les nationalistes  ne portent pas des solutions de progrès social pour les Corses, eux qui votent les budgets d'austérité et néo-libéraux de la Sécurité Sociale et les ordonnances travail de Macron. Et ces Insoumis corses avaient la tête de liste... 

Mélenchon jouit de voir que la coalition PCF - Insoumis locaux ne parvient pas au second tour et contient si peu sa joie qu'il félicite le leader nationaliste corse, lui l'ultra-jacobin. 

Alors, comme ça le "dégagisme" devient une valeur en soi: populisme de droite, populisme nationaliste, qu'importe, pourvu que tout le champ politique traditionnel soit bousculé comme au jeu de quille, cela réjouit le roitelet Mélenchon, adepte de la terre brûlée.  Le dégagisme symbolisé par des nationalistes affairistes! 

L'intérêt des gens là-dedans est bien loin des préoccupations du leader de France Insoumise.  

La victoire annoncée des nationalistes est confirmée. Aucun élu de gauche dans la future Assemblée dans un territoire miné par les souffrances sociales et les inégalités. Qui, à gauche, peut trouver cela formidable ? Les forces qui ont œuvré au 1/2 rassemblement sur des valeurs de progrès social et de démocratie ont mené un combat courageux.

En Corse comme partout ailleurs, nous sommes face à un immense chantier pour un avenir "en commun"...

Et pour cela nous avons besoin de responsables politiques qui mettent l'intérêt du peuple et des catégories populaires au cœur de leurs ambitions et de leurs projets. 

Quand Mélenchon tweete sa haine des alliances Insoumis- communistes en félicitant les nationalistes corses !
Les élections de 2015 avaient débouché sur la victoire historique de la coalition nationaliste des autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni (35,34% au second tour). 

Cette coalition, Pè a Corsica (Pour la Corse), formée dès le premier tour cette année, fait à nouveau figure de favorite. 

Les deux listes de droite, emmenées par Jean-Martin Mondoloni (droite régionaliste) et Valérie Bozzi (soutenue par le parti Les Républicains LR), arriveraient ensuite et pourraient s'unir en vue du second tour.
 
La tête de liste de la République en Marche, Jean-Charles Orsucci, pourrait lui aussi se maintenir au second tour. 

Mais le leader de LaREM en Corse avait pour sa part écarté l'idée d'une union contre les nationalistes: "Hors de question de s'inscrire dans un front républicain, la République c'est la démocratie", avait-il assuré avant le premier tour. 

Selon ses premières estimations, les trois autres listes ne franchiraient pas la barre des 7% pour se maintenir au second tour. 
 
La liste, l'avenir, la Corse en commun, de Jacques Casamarta, soutenue par les groupes Insoumis de l'île contre l'avis de Jean-Luc Mélenchon, et par le PCF, fait 5,7%.  
 

Quoi qu’il advienne au terme du scrutin des 3 et 10 décembre -qui désignera les futurs Conseillers territoriaux de la nouvelle Collectivité unique-, la liste « L’Avenir, la Corse en commun » peut d’ores et déjà se prévaloir d’une première victoire. Celle d’avoir réussi ce qui avait échoué aux législatives : gagner l’union des forces de progrès. Emmenée par l’Insoumis Jacques Casamarta, elle est composée de représentants du PCF, de la Corse insoumise, de Manca Alternativa/Ensemble, ainsi que de militants associatifs, syndicaux et culturels. Un rassemblement dicté par l’exigence d’une réponse « sociale et écologique » à l’offensive libérale. « Dans le contexte où se déroulent ces élections, caractérisé à la fois par les coups qui pleuvent sur les acquis sociaux et au regard de la situation particulière de la Corse où les inégalités et la pauvreté sont plus marquées, se diviser aurait été une erreur politique », estime Michel Stefani, conseiller territorial sortant (PCF) et à nouveau candidat.

« Dynamique »

Jugeant « regrettable » que « des dirigeants nationaux de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête » n’aient pas évalué les enjeux « de la même façon », celui-ci insiste sur la nécessité de créer « une dynamique de nature à modifier le rapport de forces » au sein de l’assemblée insulaire. Et de tenter de le faire basculer « au bénéfice des salariés et des plus modestes ». Car, poursuit-il, « ce que le mouvement social exprime dans la rue a besoin d’un prolongement politique ».

Seule liste se réclamant de gauche -le PS et le PRG n’en présentant pas-, « L’Avenir, la Corse en commun » est surtout constituée d’« organisations qui ont fait le choix du refus de la logique libérale ». Logique libérale dont les dégâts sont particulièrement visibles sur l’île. Le responsable communiste en veut pour preuve quelques chiffres éloquents, estimant qu’il « ne suffit pas d’en faire le constat, mais qu’il faut aussi en expliquer les causes ». Ainsi, énumère- t-il, « dans les années 1987-88, au moment de la création de l’ISF [Impôt sur la fortune, ndlr], on recensait en Corse 87 contributeurs. Ils sont aujourd’hui quelque 1800 à déclarer au moins 180.000 euros annuels. L’écart entre les ménages les plus riches et les plus modestes est ici de 6,5 points. »

Les candidats de la « Corse en commun » affichent leur détermination à « s’attaquer » à ces disparités qui ne cessent de se creuser. D’autant que, souligne Michel Stefani, « les moyens et l’argent existent ». Or, « les dispositifs fiscaux qui devraient profiter aux ménages les plus modestes sont détournés par le consortium de patrons corses ». Ce qui, d’après les chiffres de 2014, concernerait des sommes de l’ordre de 194 millions d’euros annuels. Auxquels il faut ajouter « les 100 millions d’euros versés aux entreprises à travers le CICE [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, ndlr], le crédit d’impôt corse » et l’enveloppe allouée par la Collectivité territoriale.

« Solidarité nationale »

Face à cette déperdition de financements publics au détriment du plus grand nombre, « La Corse en commun » plaide pour la création d’un Fonds régional unique pour l’emploi et la formation, destiné à favoriser « l’emploi stable et bien rémunéré » assorti « de la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires et de la retraite à 60 ans ».

La naissance annoncée de la Collectivité unique au 1er janvier suscite à cet égard de vives inquiétudes. Outre que, d’une manière générale il y voit un certain nombre de points négatifs et notamment « une concentration des pouvoirs », Michel Stefani pointe également les menaces en matière d’emploi.

« Avec la fusion des services, on nous parle de doublons. Mais derrière ce qu’ils appellent les "doublons", il y a des hommes et des femmes qui sont inquiets. Et qui ont toutes les raisons de l’être, car l’objectif est de supprimer des centaines de postes », commente-t-il en évoquant une courbe du chômage ascendante et dépassant les 22.000 demandeurs d’emplois.

La lutte actuellement menée à l’hôpital de Bastia par une partie du personnel, qui observe une grève de la faim depuis fin octobre, est symptomatique des difficultés que subit la Corse dans de nombreux domaines. Josette Risterucci, secrétaire médicale, devenue une figure emblématique de ce combat, est d’ailleurs colistière de « La Corse en commun ». Elle réclame ni plus ni moins qu’un « plan Marshall » pour l’établissement. En matière de santé, l’état des lieux est en effet alarmant. « La couverture sanitaire est plus que problématique », alerte pour sa part Michel Stefani qui considère que la réduction des dépenses de santé ne laisse rien présager de bon dans l’île.

A l’heure où celle-ci a singulièrement besoin de « solidarité nationale », il met en garde contre « l’enfer libéral » que ne manqueront pas d’amplifier ses adversaires.

Agnès Masseï (La Marseillaise, le 1er décembre 2017)

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