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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 13:24
Roger Héré

Roger Héré

Compte-rendu du conseil municipal du 7 décembre 2017

par Roger Héré

 

Début du conseil : 19h.

1° Compte rendu de séance du conseil du 13 septembre 2017:

Pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de compte rendu réel) l'opposition s'abstient sur ce point.

2° Tarifs bibliothèque au 01/01/2018

La majorité propose d'augmenter les tarifs de 1%, comme l’an passé.

Comme les années précédentes, Roger Héré indique que l'accès à la bibliothèque devrait être gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et ne souhaite pas d'augmentation pour le tarif des moins de 18 ans. Il ajoute que ces tarifs pourraient être étendus aux demandeurs d'emploi, et que cela serait en tout état de cause insignifiant pour le budget communal.

Comme les autres années la majorité rejette la demande.

Vote contre de l'opposition.

 

3° Tarifs des concessions au cimetière

La majorité propose de majorer de 1% les tarif des concessions.

Abstention de l'opposition

 

 

4° Tarifs de l’écomusée au 01/01/2018

La majorité propose de maintenir les tarifs à l'identique pour l'année 2018, précision étant faite que les tarifs n’avaient pas évolué non plus en 2017.

Dominique Guizien indique que c’est contradictoire avec la décision sur les bibliothèques.

Roger Héré fait remarquer qu’il y a effectivement deux poids et deux mesures. De plus il indique que les recettes générées par les entrées (25 000 €) ne représentent que le tiers du budget de l’écomusée (75 000 €), et que le coût supporté par la commune pour l’écomusée est de plus de 50 000 € chaque année.

Il fait remarquer que lorsqu’il s’agit d’autres services comme l’aide à domicile, la majorité n’hésite pas à les supprimer au motif d’un déficit cumulé trop important (75 000 € pour le service d’aide à domicile). Pour l’Ecomusée le déficit est de 50 000 € chaque année mais cela ne semble pas émouvoir la majorité municipale.

Joëlle Huon abonde dans le même sens.

L'opposition confirme son vote contre de l'année précédente.

 

5° Tarif des locations de mobilier

La majorité propose de les majorer de 1%.

Abstention de l'opposition.

 

6° Tarifs Foyer rural et autres salles

Comme l’an passé la majorité propose de majorer les tarifs de 1%, et d'appliquer une décote pour les réservations sur deux jours.

Roger Héré demande d'appliquer la gratuité pour les associations qui utilisent la salle de la Chapelle du Mur dans le cadre de leurs réunions ou assemblées générales dans la mesure où elles n'utilisent pas les équipements de la salle. Il trouve qu'il est en effet dissuasif de demander un tarif de 123 € pour une réunion de deux heures d’une association.

Abstention de l’opposition.

 

7° Loyer ADMR

Il est proposé de fixer le loyer à l'ADMR à la hauteur des dépenses engagées pour le local, soit 85 € HT par mois pour 2018.

Accord

 

8° aménagement de la rue du Puits

Avenant pour mur en pierres (2 610 € HT)

Accord

 

9° Lotissement Pichodou

Avenant pour la mission d’ingénierie (1 368,70 € HT)

Accord

 

10° Budget

En l’attente du vote du budget, la municipalité demande l’autorisation d’engager pour 2018 les dépenses d’investissement, dans la limite d’un quart des crédits ouverts en 2017, comme prévu par la loi.

Comme les années précédentes, Dominique Guizien rappelle le délai tardif du vote du budget primitif (fin mars) et que cela nécessiterait d'avoir un débat d'orientation budgétaire beaucoup plus tôt, et ce dès le conseil de décembre.

Abstention de l’opposition.

 

11° Budget communal, virements de crédits

Joëlle Huon demande quel est le montant des travaux effectués par le personnel municipal. Mme Le Maire répond que cela s’est élevé à 102 000 €.

Abstention de l’opposition.

 

 

12° ZAC de Lannelvoez

Démolition des travaux de démolition de l’ancien EHPAD à imputer sur le budget « lotissements et zones » et inclusion des futurs travaux sur place dans le compte « Zone industrielle de Plouigneau » qui est placé dans le champ d’application de la TVA.

Accord

 

13° vente de terrains lotissement de Lanleya

La majorité propose de réviser le prix de vente d’un lot à 20, 43 € HT le m², pour des raisons de configuration, et de vendre les autres lots au prix de 25 €.

R. Héré fait remarquer qu’en 2015 le prix au m² était de 30 € HT, que lors du conseil du 26/11/2015, suite à la demande d’un acquéreur, le prix avait été revu à 25 € HT pour des raisons de coût (normes de construction).

Aujourd’hui un acquéreur souhaite que le prix de 25 € soit revu à la baisse compte tenu de la disposition du terrain qu’il souhaite acquérir, son chemin d’accès et sa superficie, et fixé à 20,43 HT. Il indique qu’il ne dispos pas de tous les éléments, mais il lui semble que la pratique de tarifs différents ne semble pas répondre au principe d’équité, ce que souligne également Joëlle Huon.

Abstention de l’opposition.

 

14° Rétrocession de voies à la commune

Division du lotissement de Trojoa par Finistère Habitat

Classement d’une parcelle de 6 161 m² dans le domaine privé de la commune, puis ensuite dans le domaine communal

Accord

 

15° Classement de voies nouvellement nommées dans le domaine public communal

 

16° Dérogation au repos dominical

- professions de l’automobile :

5 dimanches en 2018 ;

- professionnels des commerces de fleurs, plantes, graines et animaux de compagnie :

5 dimanches en 2018 ;

Roger Héré rappelle son opposition de principe au travail des salariés le dimanche et constate que le périmètre des commerces concernés s’accroît davantage encore cette année, et qu’il serait temps de s’arrêter.

Abstention de l’opposition.

 

17° projet de préau à l’école de La Chapelle du Mur

L’opposition donne son accord.

Roger Héré fait observer qu’une demande de préau est également souhaitée en ce qui concerne la maternelle de Lannelvoez (70 élèves) et qu’il n’est pas normal que les jours de mauvais temps les jeunes enfants soient confinés à l’intérieur devant des écrans. Mme le Maire minimise l’importance de ce besoin tout en indiquant : « on est au courant » (sic)...Affaire à suivre !

 

18° projet de salles de réunion

Proposition d’installer près du bâtiment du judo, un « Algeco »acquéis à la commune de Plouégat Moysan en décembre 2016 pour 15 000 €.

 

Accord

19° Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)

demande de présenter le projet de démolition de l’ancien EHPAD (81 000 € HT) dans le cadre de la DETR.

Accord

 

20° rapport de la commission locale d’évaluation des charges transférées (zones d’activités économiques)

Accord

 

21° Fonds de concours de Morlaix communauté

Demande d’un fonds de concours de 43 043 € pour financer des dépenses d’équipements.

 

Accord

 

22° rapport annuel du SDEF

R.Héré profite de ce point de l’ordre du jour pour évoquer la question des compteurs Linky que l’on ne retrouve pas dans le rapport annuel du SDEF. Or il indique que nombreuses inquiétudes existent quant à l’installation de ces nouveaux compteurs, et que plusieurs communes ont pris des délibérations de refus de l’installation de ces compteurs. Il indique que la commune, même si elle a délégué sa compétence au SDEF depuis de nombreuses années, doit au moins toute l’information à la population et devrait même engager un débat sur cette question.

Dominique Guizien abonde dans le même sens en indiquant qu’il y a un besoin collectif d’information de la population.

Pas de réponse franche de la majorité.

23° rapport annuel de Morlaix Communauté

R. Héré fait remarquer que ce rapport annuel, tout comme d’ailleurs pour l’eau et l’assainissement demanderait un temps de discussion autre qu’un seul point évoqué à l’ordre du jour, et que cette façon de présenter ne permet pas de réelles et sérieuses discussions.

24° Rapport Eau, assainissement collectif et non collectif

cf : ci-dessus

25° RIFSEEP

La précédente délibération sur le sujet avait été invalidée par le sous-préfet, en ce qui concerne la part variable du nouveau système indemnitaire.

Joëlle Huon demande si le RIFSEEP apportera un plus financier pour les agents.

La secrétaire de mairie indique que le nouveau permet de neutraliser certaines périodes d’arrêt et de ne pas écarter certaines personnes du dispositif, en précisant que la commune aurait pu conserver l’ancien dispositif.

Comme pour la précédente version l’opposition s’abstient sur ce point.

 

26° décisions prises par délégation

Joëlle Huon demande à quoi se rapportent les travaux de rénovation de la Halle des sports. Il est répondu qu’il s’agit bien de la halle située sur le plateau.

 

27° questions diverses

- Eoliennes de Kenébet : R. Héré indique que cela fait longtemps que le projet d’éoliennes a été évoqué au conseil et il demande où on en est sur le sujet. La majorité indique que l’on n’a pas de nouvelles. Guy Guillou précise qu’une demande de permis devait être déposée en octobre mais qu’on a toujours rien vu venir. Roger Héré demande alors si tout ça n’est pas du vent !

- Voeu pour la libération de Salah Hamouri

R. Héré a présenté un voeu pour la libération de Salah Hamouri, en reprenant dans les mêmes termes celui qui avait été adopté à l’unanimité par le conseil de Morlaix Communauté.

Malgré l’intervention du 1er adjoint,  Bernard Le Vaillant, indiquant qu’il ne voterait pas le voeu et s’abstiendrait, le conseil l’a adopté par 11 voix pour (6 voix de l’opposition et 5 voix de la majorité dont Mme Le Maire et des adjoints) et 11 abstentions.

Voeu pour l’hôpital de Morlaix

- Le conseil a également adopté à l’unanimité un voeu lu par Mme Le Maire pour le maintien de la cardiologie à l’hôpital de Morlaix et le maintien de la totalité de l’offre de soins au CHPM de Morlaix.

 

- Ehpad de Plouigneau.

Roger Héré est intervenu pour signaler que derrière les murs du nouvel EHPAD, les conditions se dégradaient.

Il a précisé que le nombre de résidents était passé de 56 à 70, avec de plus une unité protégée qui nécessiterait des moyens supplémentaires. Il en résultait une dégradation des conditions au quotidien, et conduisait au fait que le personnel était « à bout de souffle ».

Il a ajouté que de plus la direction adoptait un mode de gestion autoritaire, et ne respectait pas tous les droits du travail. Les personnels, pour les deux tiers en contrats précaires voyaient leurs contrats non renouvelés pour un oui ou pour un non.

En ce qui concernait les familles qui venaient à se plaindre, celles-ci se voyaient rembarrées en leur disant « allez voir ailleurs si vous trouvez moins cher ».

Certains résidents disaient même : « c’était mieux avant ».

Il a indiqué que cette situation n’était pas acceptable et il a demandé à Mme Le Maire, en sa qualité de présidente du CCAS, d’agir pour modifier cette situation.

Joëlle Huon a confirmé que le conseil départemental avait été saisi par plusieurs familles qui se plaignaient de la situation rencontrée à l’EHPAD de Plouigneau.

Le premier adjoint a indiqué qu’il fallait voir si ce qui était dit était vrai et a demandé à R. Héré de citer ses sources. Il en a été pour ses frais.

Affaire à suivre...de près !

Fin du conseil  : 20 h 30

 

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:26

Alain Finkielkraut, "philosophe", essayiste et animateur d'émissions politiques et culturelles sur France Culture à propos de l'hommage à Johnny Halliday: 

"Le petit peuple blanc est descendu dans la rue. Les non-souchiens brillaient pas leur absence". 

Une version amplifiée et caricaturale des curieuses interprétations en terme de classe et d'amour des vertus populaires de l'émotion ou de l'indifférence à la mort de Johnny. 

Comme une injonction totalitaire: Johnny, tu l'aimes ou tu la quittes, sa France! 

L'expression "non-souchiens" à quelque chose de profondément maurrassien ou barrésien, de profondément xénophobe et méprisant. Par ailleurs, être "souchiens" n'a rien de reluisant en soi si tant est que l'expression ait le moindre sens. Nous ne sommes pas des arbres, comme dirait un copain...  

Cette analyse en termes d'origine ethnique d'un fait social, voire de la question sociale elle-même, c'est le fond de commerce de Trump et un moyen de noyer la question de la lutte des classes dans un racisme qui sert les intérêts du système créateur d'inégalités et d'aliénations. 

Ismaël Dupont

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:19

Dimanche, à l'issue d'un week-end marqué chez les Républicains par une faible participation à l'élection de leur président, Laurent Wauquiez est devenu roi sans royaume du si mal nommé ex-parti unique de la droite "Les Républicains".

Plus fort que Sarkozy! Dans le prolongement de la candidature Fillon... LR retrouve l'héritage des ligues des années 30: Croix de feu, Action Française, avec une vision passéiste, ultra-fermée et exclusive du destin de la France.  

Jamais depuis la Libération un grand parti de droite regroupant une droite héritière du gaullisme, du libéralisme et des chrétiens-démocrates, n'avait eu à sa tête un démagogue si proche des idées xénophobes, nationalistes, autoritaires.

Quelqu'un qui est prêt à toutes les alliances opportunistes et d'idées avec le FN pour se construire un débouché politique.

Wauquiez, c'est le cynisme du mensonge éhonté et la connerie bête et méchante qui se transporte de micro en micro, c'est l'irresponsabilité sociale, le bêtisier ambulant de la vie politique française, c'est désormais le fardeau et la honte de l'ancienne droite.

Mettre au pouvoir un type comme ça, à qui rares sont ceux qui lui feraient confiance spontanément, c'est le cauchemar de beaucoup de Français. 

Macron peut jubiler!

Ismaël Dupont

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 19:00
Marie-Paule Vaillant Couturier

Marie-Paule Vaillant Couturier

Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel 
03/11/1912 - 11/12/1996
Résistante, communiste, arrêtée par la police de Vichy, livrée à la Gestapo et déportée à Auschwitz-Birkenau, dans le convoi du 24 janvier 1943 des 230 résistantes qui entrent dans le camp en chantant la Marseillaise, puis à Ravensbrück. Elle refuse de rentrer en France à la libération de Ravensbrück tant qu’il reste sur place des déportés français malades, femmes ou hommes, et elle ne revient que le 25 juin 1945, deux mois après sa libération.Elle témoigne au procès de Nuremberg en 1946 et au procès de Barbie en 1987.
Elle fut une des dirigeantes de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, membre de l’Amicale d’Auschwitz, première présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, secrétaire de la Fédération démocratique internationale des femmes, vice-présidente de l’ Union des femmes françaises, élue députée PCF, vice-présidente de l’Assemblée nationale...

lire aussi: 

Paul Vaillant-Couturier: L'autre figure communiste du Front populaire (Patrick Appel-Muller)

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 18:50
Selon la CGT, Carrefour s’apprête à supprimer jusqu’à 5 000 postes
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 8 DÉCEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ

Distribution. Le syndicat appelait jeudi à un rassemblement devant le siège du groupe, qui a touché 1,2 milliard d’euros de fonds publics en trois ans. Il dénonce les projets « destructeurs » de la direction, dont l’annonce a été différée après les fêtes.

Chez Carrefour, premier employeur privé de France, des restructurations d’ampleur se préparent. L’occasion de leur annonce pourrait être la présentation du plan stratégique en janvier par le nouveau PDG qui a pris les rênes du groupe cet été, Alexandre Bompard. C’est en tout cas la conviction de la CGT, qui appelait les salariés à un rassemblement, jeudi, devant le siège de Massy (Essonne). « Alexandre Bompard s’apprête à dire des choses qui ne vont pas faire plaisir aux salariés, explique Franck Gaulin, délégué syndical national CGT des hypermarchés Carrefour. C’est pour cela qu’il a reculé la date de présentation de son plan après les congés de Noël, pour éviter tout risque de mouvement social pendant les fêtes. »

Carrefour s’était en effet engagé en octobre à annoncer un « plan de transformation du groupe » d’ici à la fin de l’année, avant de différer l’échéance à l’an prochain. Pour la CGT, ce report vise à cacher le projet de supprimer de 3 000 à 5 000 emplois sur les quelque 60 000 que compte le groupe dans l’Hexagone par le passage en location-gérance d’hypermarchés, la cession de magasins jugés non rentables, la robotisation des entrepôts et des stations de carburant, l’abandon de rayons non alimentaires remplacés par des enseignes spécialisées, ou encore une vaste restructuration du siège.

« Ce n’est pas le problème des salariés de satisfaire les actionnaires »

La direction de Carrefour espère ainsi enrayer la tendance à la baisse de ses profits (environ 900 millions d’euros de bénéfice net en 2016 contre 1,1 milliard en 2015) en dépit d’un chiffre d’affaires qui se maintient (– 0,4 % en 2016), voire progresse (+ 6 % au premier semestre 2017). En France, le groupe met en avant « un contexte concurrentiel très disputé » malgré, là aussi, des ventes en hausse (+ 0,8 % au premier semestre). Carrefour entend ainsi centrer son action « sur l’amélioration de la performance du groupe et sur son adaptation aux évolutions rapides et profondes en cours dans le secteur ».

Pour la CGT, aucune de ces raisons, et surtout pas celle d’engranger davantage de profits, ne peut justifier un plan de suppressions d’emplois massif chez Carrefour. « Ce n’est pas le problème des salariés de satisfaire les actionnaires », rétorque Franck Gaulin. Ces derniers ont d’ailleurs été bien servis ces dernières années, captant de 16 à 18 % du résultat net en 2013 et 2015, et même jusqu’à 36 % en 2014, soit 200 à 500 millions d’euros par an. Un examen attentif des comptes fait aussi apparaître le poids des coûts de restructuration, à hauteur de 150 millions d’euros en 2016. Et, surtout, le groupe a touché 1,2 milliard d’euros de fonds publics de 2013 à 2015 en Cice et exonérations de cotisations sociales.

Les « efforts » demandés continuent pourtant, avec l’ouverture prévue tous les dimanches à partir de 2018 d’une trentaine d’hypermarchés dans un premier temps. Après une bataille animée par la CGT pour empêcher la signature de l’accord, FO, la CGC et la CFDT se sont finalement laissé convaincre par une direction qui « a bombardé le personnel de sa propagande catastrophiste sur le devenir des magasins », explique Franck Gaulin. L’élu CGT dénonce des garanties octroyées qui ne sont que de la poudre aux yeux, comme celle du respect du « volontariat » : « Quand tu es payé à peine le Smic ou que tu es en CDD en attente d’un CDI, le travail du dimanche n’est plus une question de volontariat. » Quant à l’embauche promise de salariés, « la direction nous a déjà fait le coup par le passé : elle pose des objectifs qu’elle ne songe pas du tout à atteindre par la suite… ».

Autre motif de mécontentement : l’annonce, officialisée celle-là, du passage en location-gérance de nombreux hypermarchés devrait se traduire pour le personnel qui sera repris par la perte des primes et avantages contenus dans l’accord d’entreprise en vigueur chez Carrefour. « La direction parle de “seulement” 1,17 mois de salaire perdu par an pour chaque salarié, mais ce sera bien plus », dénonce Franck Gaulin. Les syndicats se sont cette fois unis pour dénoncer le saccage social. De quoi justifier, pour la CGT, outre « l’arrêt immédiat de tous les projets destructeurs d’emplois », l’ouverture de « négociations au niveau du groupe pour mettre en place un statut collectif unique » qui inclut les salariés des franchises et des locations-gérances.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 07:06

 

L’accès au logement pour toutes et tous est un droit constitutionnel. Pourtant, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’encadrement des loyers décidé par la municipalité. Au même moment, les indices de valeur de l’immobilier indiquent une envolée historique des prix partout en France.

Certes, rien n’est arrêté concernant l’encadrement des loyers. Le tribunal a considéré que la mesure devait s’appliquer à l’ensemble de la région francilienne. Néanmoins, la seule mesure prise depuis des décennies pour réguler le marché se trouve sanctionnée. En attendant, des dizaines de milliers d’habitants, particulièrement les jeunes et les étudiants, sont exclus de la capitale, victimes d’une sélection opérée par les propriétaires qui les considèrent trop peu solvables. Le gouvernement déclare qu’il fera appel de la décision du tribunal mais, « en même temps », il annonce attendre les résultats d’expertises. Chacun sait pourtant que pour garantir le droit au logement, il faut tout à la fois en construire et réguler le marché locatif. Rappelons en effet que le droit au logement est inscrit dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. De ce fait, il est de la responsabilité publique de permettre à chacun, à chaque famille, de bénéficier d’un toit dans les meilleures conditions. En vérité, ce droit formellement reconnu est bafoué par la réalité du « marché » locatif qui s’envole d’année en année et discrimine sur son passage et partout les plus pauvres et les plus précaires qui sont souvent, qui plus est, les plus discriminés en raison de leurs origines. La République se discrédite quand elle ne sait joindre ses actes à ses principes, lorsqu’elle conforte le terreau des inégalités en se laissant déborder par les logiques du marché libéral.

Les mesures d’encadrement des loyers avaient vocation à limiter l’inflation immobilière dont se nourrit la rente. A Paris, les résultats furent spectaculaires puisque les prix ont été stabilisés après une hausse de près de 10% sur 10 ans.

Tout indique l’urgence de développer ce type de mesure sur l’ensemble des zones denses du pays. L’aménagement du territoire ne peut se réaliser selon les seuls critères de l’offre et de la demande immobilière. Son rôle est bien plus considérable puisque, s’il permet de décider où s’installent les populations, il construit la trame d’une multitude d’autres éléments essentiels comme les équipements scolaires, culturels ou sportifs, les services publics, ou encore les réseaux de transports et l’emploi. Autant d’aménagements indispensables aux activités humaines et aux entreprises.

Les progrès en matière de transport et d’aménagement seraient ils condamnés à être pourvoyeurs de nouvelles inégalités ? Ainsi, l’arrivée du TGV dans de nouvelles villes moyennes ou grandes, de Rennes à Tours, de Nantes à Bordeaux, permet de rejoindre la capitale en moins de 2h30 ce qui est un formidable progrès. Mais s’il s’accompagne d’une hausse vertigineuse des prix de l’immobilier dans ces capitales régionales, il générera une nouvelle relégation sociale.

De la même manière, l’arrivée prévue des lignes de métro du Grand Paris s’accompagne déjà d’une folie spéculative autour des futures gares. L’affaiblissement organisé des prérogatives des communes comme des départements arrive à point nommé pour laisser faire «le marché ». Des superstructures territoriales comme les métropoles, loin des populations, seront là pour fixer les prix du foncier et les montants des loyers au seul bénéfice de la rente.

Ces mécanismes impitoyables font également craindre que les Jeux Olympiques ne soient le cheval de Troie d’une nouvelle relégation dans les villes de la petite couronne.

La puissance publique, les collectivités, les élus avec les populations vont désormais devoir donner une toute autre dimension à la bataille du logement. En rénover, aider la puissance publique ou les bailleurs sociaux à en acquérir, en construire beaucoup plus qui échappent aux règles du marché, telles sont les ambitions à faire partager. Pour autant, les collectivités ne peuvent rester démunies face au marché locatif privé, qui cherche à multiplier les effets d’aubaine sur le dos des locataires, jusqu’à faire ses choux gras de l’ubérisation du logement par le biais d’entreprises numériques dont on constate qu’elles sont plus proches des logiques du profit que de celles du partage, y compris par des procédés des plus malsains.

La logique du gouvernement est toute autre puisqu’il fait mine de croire que la libéralisation du marché du logement règlera tout, comme par magie. En s’attaquant aux APL, en incitant à la vente des logements sociaux, en réduisant les aides consacrées à leur construction, il joue cartes sur table : dans ce domaine, comme dans les autres, il est le gouvernement des riches. Il ne gagnera pas si une action concertée et unitaire vient non seulement contrecarrer ses projets mais en promouvoir de nouveaux qui rendent effectif ce que notre République reconnaît comme un droit fondamental depuis trop longtemps bafoué. Les collectivités, les élus, les citoyens, les locataires et les acteurs du logement sont au pied du mur.

 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 07:03

Plus de 80 économistes, d'une vingtaine de pays, réclament l’arrêt des investissements financiers dans les énergies fossiles.

En amont du sommet international Finance et Climat convoqué par Emmanuel Macron, plus de 80 économistes de réputation mondiale, venant de 20 pays différents, ont publié une déclaration réclamant l’arrêt total des flux financiers vers la production et les infrastructures fossiles et une augmentation massive des investissements dans les énergies renouvelables. 

Le 12 décembre, deux ans jour pour jour après la signature de l’accord climatique de Paris, Emmanuel Macron présidera le One Planet Summit focalisé sur la mobilisation de la finance pour le climat. Malgré les engagements pris lors de la COP21, les gouvernements et les institutions financières publiques et privées continuent malheureusement d’investir dans les combustibles fossiles. Pourtant, ces projets nuisent à la planète, aux populations et à l’économie.

« Il est temps que les dirigeants européens, et en particulier le président Macron, qui comprend la menace que représente le déni climatique de Donald Trump pour notre planète, en finissent avec les subventions et les investissements qui entretiennent notre dépendance aux combustibles fossiles, a affirmé Yanis Varoufakis, économiste, universitaire et homme politique grec. Pas un euro de plus ne doit être accordé au charbon, au pétrole et au gaz. »

Cette déclaration fait suite à l’avertissement lancé par plus de 15 000 scientifiques du monde entier, qui soutiennent que des mesures urgentes sont nécessaires pour sauver notre planète. Les économistes ont compris que l’heure était venue de prendre leurs responsabilités et de mettre leur influence au service de cet appel de la communauté scientifique.

« Les acteurs économiques internationaux doivent redoubler d’efforts sans attendre pour sauver la planète et préserver notre avenir commun. Dans notre déclaration nous expliquons que les investisseurs publics et privés et les institutions de développement ont la responsabilité immédiate et l’obligation morale de prendre les rênes de la lutte contre les combustibles fossiles, en faveur des énergies sûres et renouvelables », a expliqué Pierre-Richard Agénor, professeur de macroéconomie internationale et d’économie du développement à l’université de Manchester.

Les études montrent que les émissions de carbone inhérentes à la production actuelle de combustibles fossiles provoqueront un changement climatique catastrophique. Les nouveaux projets de prospection et de production sont bien sûr incompatibles avec le maintien du réchauffement nettement en dessous des +2 °C (et le plus près possible de +1,5 °C), mais il sera également nécessaire de démanteler de nombreux projets existants avant la fin de leur période d’exploitation prévue. En bref : il n’y a plus de place pour de nouvelles infrastructures fossiles et la poursuite des investissements dans le secteur est donc injustifiée.

« Outre des changements politiques comme l’élimination des subventions aux combustibles fossiles, une augmentation massive du financement des solutions d’énergie renouvelable s’impose pour assurer un déclin rapide des émissions de carbone d’ici à 2025 », a ajouté Neva Rockefeller Goodwin, co-directrice du Global Development And Environment Institute de la Tufts University.

La poursuite des investissements dans les combustibles fossiles ne nuit pas qu’à l’environnement : elle pénalise également notre économie. Plus tôt cette année, l’AIE a estimé que la mise en œuvre de nouvelles politiques climatiques et l’adoption des énergies renouvelables pourraient conduire à la surévaluation de 1000 milliards $ d’actifs pétroliers et de 300 milliards $ d’actifs gaziers au total.

Ces « actifs bloqués », parmi d’autres risques financiers liés au changement climatique sont l’une des raisons qui poussent déjà de nombreux investisseurs clairvoyants à se débarrasser de leurs actifs charbonniers, pétroliers et gaziers. Le mouvement de désinvestissement des combustibles fossiles, qui se limitait initialement à une poignée de campus universitaires, comprend aujourd’hui des fonds de placement gérant plus de5570 milliards $ d’actifs.

Comme l’a déclaré Tim Jackson, professeur à l’université du Surrey, au Royaume-Uni : « Si nos dirigeants hésitent encore à soutenir pleinement des investissements verts pourtant profitables sur le plan économique, je tiens à leur rappeler qu’ils peuvent compter sur un énorme soutien populaire. Investissons l’argent public dans un futur durable, au lieu de le consacrer à des combustibles fossiles sales et inutiles. »  

Le désinvestissement stigmatise les combustibles fossiles aux yeux du grand public et restreint les ressources financières qui alimentent cette crise environnementale planétaire. Le fonds souverain norvégien, dont la fortune est issue du forage pétrolier, a donné un coup de fouet à la cause du désinvestissement en annonçant le mois dernier qu’il comptait se défaire de ses actifs pétroliers et gaziers.

Quelles que soient les méthodes employées pour assurer la transition, il convient de tenir compte des impacts économiques internationaux. Il arrive souvent que l’argent d’un endroit du monde finance des infrastructures bâties dans d’autres régions. Il est par conséquent important de s’assurer que l’argent dont est privée l’industrie fossile polluante serve également à mettre en place des solutions d’énergie propre dans les pays du Sud.

« Nous devons veiller à ce que ce désinvestissement constitue une puissante démonstration de solidarité et de justice pour les peuples les plus vulnérables, ainsi qu’une défense de la nature et de notre planète. Le futur doit être axé sur un réinvestissement en faveur des communautés les plus touchées par les énergies polluantes et le changement climatique. Il s’agit de la meilleure façon de garantir un avenir plus prometteur aux populations et à la planète », a précisé le Dr Simplice Asongu, économiste en chef et directeur de l’African Governance and Development Institute.

Les économistes ont bon espoir que 2018 sera marquée par une accélération de l’abandon des combustibles fossiles et de la transition vers une énergie 100 % renouvelable pour tous. Dans son dernier rapport Perspectives énergétiques mondiales paru en novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie estime que d’ici à 2040, les énergies renouvelables capteront deux tiers des investissements mondiaux destinés aux centrales électriques.

Les pays en voie de développement s’aperçoivent que les énergies renouvelables offrent un moyen plus rapide, économique et durable de permettre à des millions de personnes d’accéder pour la première fois à l’énergie. Les combustibles fossiles sont à l’agonie ; l’énergie 100 % renouvelable pour tous est inévitable.

« La transition internationale des combustibles fossiles vers l’énergie renouvelable représente l’une des plus formidables opportunités économiques de l’histoire humaine, mais elle ne suffira pas à sauver notre climat si nous tergiversons en continuant d’investir dans les combustibles fossiles », a conclu le professeur Robert Costanza, vice-chancelier du département de politique publique de la Crawford School of Public Policy (Australian National University).

https://350.org/

 

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 19:59
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT

Un beau rassemblement cet après-midi à la gare de Châteaulin à l'appel de la CGT, avec une bonne centaine (120 probablement) de militants CGT, PCF, et aussi quelques simples citoyens, militants de l'UDB, d'Ensemble, en même temps que l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest en présence des officiels qui n'ont pas tenu à échanger avec les manifestants, se réfugiant dans la tente officielle avec les petits fours. Vive le dialogue social! 

Ismaël Dupont

Communiqué du PCF

Appel au rassemblement syndical et d'usagers le dimanche 10 décembre en gare de Châteaulin à 14h à l'occasion de l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère appelle ses militants et les citoyens à participer nombreux au rassemblement organisé par la CGT en gare de Châteaulin à 14h dimanche 10 décembre 2017, à l'occasion de l'inauguration officielle à 14h30 par les élus et les officiels de la ligne rénovée entre Quimper et Brest. On parle de la présence possible d'Elisabeth Borne, ministre des transports d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe. 

En effet, la disparition programmée du guichet de vente en gare de Châteaulin est parfaitement inacceptable. On parle d'un transfert vers l'office du tourisme de la présence humaine pour vendre des billets, et cela simplement pendant les mois d'été! Avec le passage de 6 à 9 trains par jour, l'agent chargé du guichet n'aura plus le temps pour assurer la vente au guichet. Il faut des embauches, de nouveaux emplois! Tout à l'inverse, la politique de la SNCF et de réduire les emplois pour viser la rentabilité maximale. 

A Quimper la lutte a payé puisque la direction de la SNCF a accepté après un mois de lutte de retirer (provisoirement) son projet de fermeture des guichets en gare le dimanche et le midi et de fermeture de trois guichets sur cinq. 

Dans les gares comme dans les trains et aux guichets de vente, pour assurer la sécurité, la sûreté, l'accueil et l'information des voyageurs, la présence humaine est indispensable. 

Nous sommes également inquiets du report des travaux sur la ligne Quimper-Landerneau qui pourrait permettre de réduire le temps de parcours de la ligne Quimper-Brest à 59 mn au lieu de 1h14. 

Plus généralement, c'est l'ouverture à la concurrence des TER, portée par les politiques libérales de casse des services publics, l'Etat et la Commission Européenne, qui fait planer un risque énorme sur l'abandon de lignes jugées peu rentables alors que l'accès à la mobilité des citoyens, l'aménagement du territoire, la lutte contre le réchauffement climatique exigeraient le développement des TER, des Trains d'équilibre du territoire, du fret ferroviaire que l'on est en train d'abandonner aujourd'hui. 

Pour Châteaulin, avec les Cheminots et les usagers, nous demandons l'arrivée du premier train TER omnibus à Quimper en semaine à 7h30 afin de permettre aux salariés et aux scolaires d'embaucher à 8h, la réouverture des WC et toilettes publiques, et de la boîte à lettres postale.    

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - le 9 décembre 2017  

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 16:32

Le député du Nord (PCF), Fabien Roussel, a révélé à la tribune de l'Assemblée nationale, comment créer en 2 mn une société Offshore.

Trait d'humour de cette dénonciation de l'évasion fiscale, il a créé la société au nom de Gérald Darmanin,  ministre de l'Action et des Comptes publics.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 08:27
Action syndicale à Synutra Carhaix: le PCF réagit contre une volonté des autorités de criminaliser l'action syndicale par intimidation préfectorale après la coupure d'électricité et de gaz à Synutra pour peser sur les négociations
Le Télégramme, Pages Régionales, 8 décembre 2017

Le Télégramme, Pages Régionales, 8 décembre 2017

Sur le fond, le comportement des forces de gendarmerie est inadmissible. Retenir presque quatre heures des militants CGT à l'UL CGT de Carhaix, c'est du jamais vu ici. La préfecture et les autorités politiques ont donné les ordres de mater avec fermeté l'action syndicale alors même que les relations sociales à Synutra sont extrêmement dégradées avec des alertes puissantes sur le harcèlement des salariés au travail. 
Le matériel dans le bus loué par la CGT a été saisi, mis sous scellé. Ça été dur de le récupérer. 

Communiqué du PCF Carhaix rédigé par Daniel Laporte et Pierre-Yves Thomas. 

La section PCF de Carhaix, s’indigne des méthodes employées jeudi dernier à l‘encontre des agents d’EDF, ENEDIS qui, dans le cadre d’un appel national, manifestaient à Carhaix.

Les articles de journaux sur « l’enfer » que vivent les salarié(e)s de Synutra, semblent déstabiliser une Direction dont le management est d’un autre âge. Prétextant une coupure de courant, elle à mobiliser Préfet, colonel de gendarmerie et la « cavalerie ».

Ce recours aux forces de l’ordre, retenant une quarantaine de militants dans les locaux de l’UL, est l’illustration de la criminalisation de l’action syndicale.

Loin de régler les problèmes en interne, Synutra préfère la matraque. Cette fuite en avant n’augure rien de bon et n’apaisera en rien le climat délétère qui règne dans cette usine.

Le Télégramme, 9 décembre

Au lendemain du face-à-face tendu entre des militants du syndicat CGT Mines-Energie et les forces de l'ordre, suite à une action ciblant Synutra - qui a porté plainte pour des coupures de gaz et d'électricité -, la section du Parti communiste de Carhaix s'indigne dans un communiqué des « méthodes employées à l'encontre des agents en grève sommés de décliner leur indentité ». « Cette attitude illustre la volonté de criminaliser l'action syndicale, le droit syndical et, avec les ordonnances Macron, les droits des salariés », dénonce la section du PCF, qui indique qu'elle restera vigilante « quant aux poursuites judiciaires qui pourraient être menées à l'encontre de salariés qui seraient ainsi pris en otage afin d'empêcher tout mouvement revendicatif ».

Ouest-France, 9 décembre

Action syndicale chez Synutra, le PCF réagit

Dans un communiqué, la section PCF de Carhaix dit "s'indigner des méthodes employées à l'encontre des agents des industries électriques et gazières en grève", lors de l'action menée chez Synutra dans le cadre d'un appel national. Le PCF estime que "par leur action, ils entendaient peser sur les négociations salariales en cours. Préfet, colonel de gendarmerie se sont immédiatement mobilisés, déployant une vingtaine de gendarmes en leur intimant l'ordre de relever l'identité de la quarantaine de militants CGT présents à la Maison des Syndicats". Pour le PCF, "cette attitude illustre cette volonté de criminaliser l'action syndicale, le droit syndical et, avec les ordonnances Macron, les droits des salariés". Le Parti Communiste indique qu'il sera "vigilant" quant aux suites de cette affaire.      

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