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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 06:23
le groupe communiste à l'Assemblée Nationale

le groupe communiste à l'Assemblée Nationale

Sébastien Jumel : "La représentation nationale n’est pas une start-up, elle exerce le pouvoir législatif"
MERCREDI, 13 DÉCEMBRE, 2017
HUMANITE.FR

 

Une tribune de Sébastien Jumel, député (PCF) de Seine-Maritime. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, vient de rendre public les rapports des sept groupes de travail chargés de faire des propositions pour « une nouvelle Assemblée nationale » avec la satisfaction du devoir accompli.

Pourtant, les travaux présentés sont bien loin de sortir la représentation nationale de l’impasse institutionnelle et de l’impuissance politique, auxquels la condamnent le primat de l’exécutif et le fait majoritaire qui structurent tant le jeu institutionnel de la Ve République. Le processus lancé par le président de l’Assemblée n’aboutit pour l’heure à aucune avancée significative. Au contraire, les rapports des sept groupes de travail tendent à renforcer les dérives antidémocratiques du régime. De fait, la volonté des rapporteurs – tous issus de la majorité parlementaire – n’est pas de mettre fin à l’hypertrophie de l’exécutif qui limite les pouvoirs des parlementaires de faire la loi, de contrôler l’action du Gouvernement, d’évaluer les politiques publiques et de voter les lois de finance.
La philosophie générale des propositions avancées par les rapports n’est, pour l’essentiel, que la retranscription des pistes et annonces exprimées en amont par le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale. Dès lors, la raison d’être de ces travaux ne se résume-t-elle pas dans la volonté de frapper du sceau de la légitimité parlementaire une feuille de route dictée par l’Elysée ?
Si certaines propositions ne sont pas dénuées d’intérêt et méritent discussion, l’ensemble porte en germe les fondements d’un affaiblissement accru d’une institution parlementaire déjà dévalorisée par la pratique des gouvernements successifs. Animées par une logique de rationalisation excessive de la vie parlementaire et par une conception managériale des institutions démocratiques, ces propositions consacrent l’emprise de l’exécutif sur le pouvoir législatif et condamnent plus que jamais les représentants de la nation à l’impuissance politique. Symptomatique de cette volonté d’affaiblir les institutions, la mesure tendant à réduire le nombre de députés est teintée de démagogie : ce n’est pas en réduisant le nombre d’élus de la nation que nous répondrons à la profonde crise démocratique qui frappe la Ve République. Au regard de la distension du lien entre élus et citoyens et l’ampleur de la tâche parlementaire, en quoi la réduction du nombre des membres du Parlement apporterait-elle de la qualité au travail parlementaire ?
Nous ne sommes naturellement pas opposés à l’idée de renforcer les moyens de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques. Celles-ci font partie des fonctions et prérogatives constitutionnelles des députés qui demeurent confrontés à la faiblesse de leurs outils en la matière et à l’emprise de l’exécutif sur l’activité parlementaire elle-même. Cependant, le discours tendant à renforcer les fonctions de contrôle et d’évaluation s’accompagne d’une volonté à peine masquée d’affaiblir encore les conditions d’exercice du pouvoir législatif des parlementaires, dont le produit, la Loi, est l’expression de la volonté générale. Un tel « arrangement » - « moins de pouvoir législatif » contre « plus de moyens de contrôle » - est proprement inconcevable sur le plan démocratique. C’est pourtant ce qui découle de l’ambition affichée de réduire les navettes parlementaires et de voter une partie de la loi en commission, afin d’accélérer le rythme de leur examen, le tout en vue de « libérer » du temps aux députés pour, entre autres, se consacrer à leurs missions de contrôle de l’action du gouvernement et à l’évaluation des politiques publiques. Une ambition proprement démocratique devrait consister à conjuguer le renforcement des conditions d’exercice des fonctions législatives, de contrôle et d’évaluation du Parlement, et non pas décider de renforcer les dernières aux dépens de la première.
Le président Emmanuel Macron s’imagine à la tête d’un pays réduit à une « start-up nation ». Sa majorité partage avec lui cette volonté de transposer aux institutions de la République en général, et à l’Assemblée nationale en particulier, une culture managériale de l’entreprise, celle-là même qui justifie une conception pyramidale de la démocratie et une accélération du rythme de travail parlementaire incompatible avec un exercice réel du travail des députés. La volonté affichée de rendre le travail parlementaire efficace et rentable vise davantage à faire disparaître la raison d’être des députés : faire la loi au nom du peuple dans sa diversité.
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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 06:00

Réformes de l'Assemblée: les communistes dénoncent "une réduction des prérogatives du Parlement"

AFP | mardi 12 décembre 2017

Les députés communistes ont dénoncé mardi une volonté de "réduire les prérogatives du Parlement", à la veille d'une "grande messe" où seront présentées les premières conclusions de sept groupes de travail pour la réforme de l'Assemblée, mis en place par son président François de Rugy.

"Le président de la République a montré maintes fois sa volonté de transformer la représentation nationale en start up et de contribuer à l'affaiblissement du pouvoir législatif. Les sept groupes de travail mis en place par la majorité participent au même objectif: comment on réduit les prérogatives du Parlement", a déclaré Sébastien Jumel, porte-parole des députés communistes, lors d'une conférence de presse.

Et "ce n'est pas en réduisant le nombre d'élus de la Nation que nous répondrons à la profonde crise démocratique qui frappe la Ve République", juge son groupe dans une "contribution" au rapport qui doit être rendu public mercredi.

Autre porte-parole, Pierre Dharréville a pointé du doigt le "risque que les travaux ne soient que la reprise de ce qu'a annoncé le président durant sa campagne".

Présidente d'un des groupes de travail réunissant des députés de tous bords, Elsa Faucillon (PCF) a expliqué avoir "tenté de faire vivre la pluralité", sur le thème de l'ouverture à la société, mais jugé qu'"il y avait un aspect de façade" avec un rapporteur LREM tenant la plume, comme dans les autres groupes.

En outre, cette députée a dit sa crainte que ses propositions, sur ce thème de l'ouverture, ne voient leur portée réduite par les autres groupes de travail. Il y aura de "la poudre de perlimpinpin d'un côté, des mesures de saignée de l'autre", selon M. Jumel.

Les présidents et rapporteurs de chacun des groupes de travail des "Rendez-vous des réformes 2017-2022 pour une nouvelle Assemblée nationale" présenteront les travaux effectués depuis leur création le 20 septembre, mercredi lors de ce que les communistes perçoivent comme une grande "messe réunissant le ban et l'arrière-ban".

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 12:55
Face à la répression des résistances syndicales et citoyennes, l'urgence de construire dès maintenant par une implication populaire importante et durable les bases d'une société post-capitaliste (déclaration du PCF Finistère, 13 décembre 2017)

Déclaration de la Fédération du PCF du Finistère...

Après la répression dont ont été victimes, parmi d'autres, les syndicalistes CGT qui ont tenté d'agir sur les relations sociales à Synutra Carhaix.  

Elles et ils se battent pour le progrès social, écologique et démocratique.

Le pouvoir n'a qu'une réponse: la répression. 

Pourquoi? 

Le système capitaliste mondialisé dans lequel nous vivons est aujourd'hui miné jusqu'à la moelle par des contradictions dont l'ampleur le rend incapable d'assurer l'avenir et même la survie de l'humanité. 

Pour perpétuer sa domination, ce système restreint désormais les droits humains. Les ordonnances travail qui donnent de nouvelles armes à l'exploitation capitaliste en sont un exemple.

Dès lors que des syndicalistes, des femmes et des hommes de progrès refusent toute régression, les valets du système sortent leur dernier recours: la répression. 

A l'heure du réchauffement climatique, à l'heure de la prolifération du terrorisme, à l'heure des trafics en tout genre, à l'heure du gangstérisme financier, qui est décidé à s'attaquer à ce système? Pas ses serviteurs zélés. Car les tenants du système, les tenants de cette classe savent que le statut quo est impossible. 

Une seule question demeure: Capitalisme ou dépassement de celui-ci?  

Pour les communistes et révolutionnaires, il nous faut réinventer dans les conditions d'aujourd'hui les transformations révolutionnaires dont la France mais aussi le monde ont besoin. 

Ces nouvelles révolutions qui toucheront le cœur du capital et s'attaqueront dans le même mouvement à la multitude de dimension de l'aliénation et de l'exploitation feront face à une lutte des classes internationale féroce. 

Tout changement qui commence par résister, agir, rassembler, imaginer, créer se heurte à tous les niveaux aux valets du capital qui s'arc-boutent sur leurs privilèges contre la majorité des peuples et de l'humanité.

Le monde est entré dans une instabilité très profonde. A nous femmes et hommes de progrès d'en faire émerger le meilleur.

La question du post-capitalisme est posée. 

Le capitalisme n'étendra plus les droits humains. Tous les jours, il tente désormais de les restreindre pour étendre sa domination. 

Nous, communistes, nous n'aurons de cesse de le combattre. 

Nous ne le dépasserons - pour une nouvelle logique de développement humain - que si la démocratisation, la diffusion et l'extension des pouvoirs dans les mains du plus grand nombre est continu. 

Que si se substitue une utilisation solidaire et partagée des immenses richesses créées aujourd'hui par le travail et les savoirs. 

L'émancipation sera désormais indissociablement sociale, féministe, démocratique, écologique et pacifique. 

Ces révolutions deviennent dès lors l'objet d'une bataille d'idées intense et renouvelée. 

Pour nous communistes tout processus révolutionnaire abouti ne sera qu'un développement ininterrompu de la démocratie dans tous les domaines.

Aussi dur sera le chemin, la démocratie, l'action; la maîtrise consciente du processus politique par le peuple n'est pas négociable. 

Face à la politique de force du gouvernement Macron et du Medef, de nouvelles formes de démocratie et d'appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires. 

Face aux défis gigantesques qui s'additionnent, il est temps qu'une implication populaire durable, et son seulement insurrectionnelle, pousse et prolonge dans tous les domaines, par la conquête citoyenne permanente, les processus révolutionnaires qui cheminent et se cherchent. 

Tel est le sens du soutien actif de la fédération du Finistère du PCF vis-à-vis de toutes celles et ceux qui défendent les droits humains et sociaux, agissent pour le progrès social et de l'humanité.  

La Fédération du Finistère du PCF - le 13 décembre 2017  

Face à la répression des résistances syndicales et citoyennes, l'urgence de construire dès maintenant par une implication populaire importante et durable les bases d'une société post-capitaliste (déclaration du PCF Finistère, 13 décembre 2017)
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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 07:04

C’est avec tristesse que les communistes brestois ont appris la disparition de l’écrivain brestois Jean-François Coatmeur. Auteur policier à l’écriture particulièrement riche mais aussi romancier humaniste il était toujours présent lors des grandes fêtes de l’Unité organisées par le Parti Communiste au parc de Penfeld.

Il avait su créer un lien particulièrement fort entre le public populaire de nos fêtes et la culture.

Le PCF salue la mémoire de Jean-François Coatmeur qui a porté bien haut l’image de Brest.

photo Ouest-France

photo Ouest-France

 

Né à Douarnenez (Pouldavid), Jean-François Coatmeur, l’écrivain aux 28 romans policiers, vivait depuis plus de 40 ans à Brest, ville inspiratrice. Où il vient de disparaître à l'âge de 92 ans. Comme Simenon, ce maître du suspense a donné au polar ses lettres de noblesse. Il considérait le genre comme « une tragédie à la sauce du temps ».

« C’est du Coatmeur. » Ses lecteurs, nombreux et fidèles, avaient l’habitude de commenter de cette efficace formule lapidaire chaque nouveau livre du romancier finistérien, qui vient de disparaître à l’âge de 92 ans.

L’une des plus grandes joies de Jean-François Coatmeur était, justement, « d’avoir des lecteurs partout, un public à la fois populaire et intellectuel, racontait l’écrivain, qui précisait aussi : Mais c’est Brest qui m’a fait écrivain. Moi qui trouvais la ville sinistre, qui ne pensais qu’à retourner dans le Finistère-Sud, c’est ici que j’ai trouvé mes premiers lecteurs. »

Brest, ville inspiratrice

Prof de lettres classiques muté à Brest, Coatmeur, originaire de Pouldavid (Dournenez) a fini par s’y faire : « Je ne peux pas vivre ailleurs qu’au bord de la mer, confiait-il. Même pendant ma période de détestation de Brest, j’adorais me promener sur le port de commerce, je rêvais devant les noms des bateaux. Ce n’est pas un hasard si mon livre le plus connu est Les Sirènes de minuit. Une ville comme Brest peut offrir d’extraordinaires décors… »

 

La Bretagne reste la toile de fond de ses romans et leurs protagonistes sont confrontés à la loi, à la société et, surtout, à leur conscience : « Je conçois le roman policier comme une tragédie à la sauce du temps. J’invente des drames qui se déroulent dans mon décor quotidien, je démontre que le pire est possible partout, même ici, disait Coatmeur. Mes personnages, souvent issus de milieux modestes, sont aux prises avec des problèmes éternels, des difficultés de couple, des dénis de justice, une recherche laborieuse de la vérité… Universelles, mes histoires pourraient aussi se passer ailleurs. »

Croyant et anti-clérical

Mais c’est à Brest que son imaginaire se met en branle. Son roman Narcose, par exemple, lui fut ainsi inspiré par une belle inconnue à l’air angoissé, entrevue à l’église Saint-Louis : « On peut être à la messe et avoir des pensées profanes, mais c’est arrivé une seule fois ! »racontait Coatmeur lui qui, après ses études secondaires au Petit Séminaire de Pont Croix, avait failli devenir prêtre. Il en était resté croyant, pratiquant et… anticlérical !

Rebelle anti-institutions

« Je suis un rebelle anti-institutions. Je n’aime pas beaucoup les médailles, les militaires, les ecclésiastiques. Je donne des coups de griffe aux bourgeois, à la société de l’argent », expliquait l’écrivain qui s’était, à plusieurs reprises, engagé auprès d’Amnesty International ou contre l’expulsion des sans-papiers : « Je ne vis pas sur une île déserte. Je réagis donc à ce que je crois être de l’injustice. Je remarque, qu’aujourd’hui, les hommes n’aiment pas côtoyer la misère… »

Fausses pistes, manipulations, tous ses romans sont des polars, des romans psychologiques noirs : « J’ai connu l’époque où le roman policier était assimilé au roman de gare, vite lu, vite abandonné dans le train. Dans mes livres, où la police joue un rôle très limité, j’ai voulu démontrer que l’on pouvait écrire des romans à suspense comme de véritables œuvres littéraires. Je les appelle des « romans de mystères ». Un genre littéraire maîtrisé pour « faire passer mes idées, mon regard sur le monde, mes critiques sur ses dérives… »

 

À l’exception de Des croix sur la mer (1 991) inspiré par un événement autobiographique : le 5 août 1944, le jeune Jean-François passa une demi-journée en otage, aligné contre un mur face aux mitraillettes, sous les yeux de sa famille. Cet épisode marqua l’adolescent d’un sceau indélébile.

La raison, peut-être, pour laquelle l’œuvre de Jean-François Coatmeur sera, sans cesse, traversée par une tension née du dérèglement du quotidien…

 

Auteur de 28 romans à suspense souvent adaptés au cinéma

Jean-François Coatmeur est l’auteur de 28 romans à suspense et de nombreuses nouvelles. Douze de ses romans sont publiés chez Denoël. Il publiait désormais chez Albin Michel dans la collection « Spécial suspense ». Grand Prix de la Littérature Policière en 1976 pour Les sirènes de minuit (Denoël, 1976), Prix Mystère de la Critique en 1981 pour La Bavure (Denoël, 1 980) et Prix du suspense 1990 et Grand Prix des écrivains de l’ouest pour La Danse des masques(Albin Michel, 1989).

Son dernier livre, Les noces macabres (Albin Michel, 2016) s’appuie sur une tragédie familiale dans l’atmosphère brestoise chère à l’auteur.

Coatmeur fut également Président du jury du prix du Goéland masqué, salon de littérature policière basé à Penmarc’h, de 2001 à 2014. Il était aussi Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004.

Trois adaptations de La Fiancée

Plusieurs livres de Coatmeur, comme Morte Fontaine et Le squale, ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Sa nouvelle La fiancée a fait l’objet de trois adaptations différentes, dont l’une Brestoise, par Olivier Bourbeillon. Le roman La bavure a aussi été adapté, ainsi que Les sirènes de minuit avec Philippe Léotard, tourné à Brest.

La nuit rouge, en revanche, n’est pas sortie en salle car jugée de « qualité insuffisante » par l’auteur et l’éditeur. Sa « plus belle expérience de cinéma » reste Des croix sur la mer » avec Laurent Malet et Isabelle Renauld, film auquel il participa activement.

Frédérique Guiziou, Ouest-France

photo Ouest-France

photo Ouest-France

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 13:24
Roger Héré

Roger Héré

Compte-rendu du conseil municipal du 7 décembre 2017

par Roger Héré

 

Début du conseil : 19h.

1° Compte rendu de séance du conseil du 13 septembre 2017:

Pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de compte rendu réel) l'opposition s'abstient sur ce point.

2° Tarifs bibliothèque au 01/01/2018

La majorité propose d'augmenter les tarifs de 1%, comme l’an passé.

Comme les années précédentes, Roger Héré indique que l'accès à la bibliothèque devrait être gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et ne souhaite pas d'augmentation pour le tarif des moins de 18 ans. Il ajoute que ces tarifs pourraient être étendus aux demandeurs d'emploi, et que cela serait en tout état de cause insignifiant pour le budget communal.

Comme les autres années la majorité rejette la demande.

Vote contre de l'opposition.

 

3° Tarifs des concessions au cimetière

La majorité propose de majorer de 1% les tarif des concessions.

Abstention de l'opposition

 

 

4° Tarifs de l’écomusée au 01/01/2018

La majorité propose de maintenir les tarifs à l'identique pour l'année 2018, précision étant faite que les tarifs n’avaient pas évolué non plus en 2017.

Dominique Guizien indique que c’est contradictoire avec la décision sur les bibliothèques.

Roger Héré fait remarquer qu’il y a effectivement deux poids et deux mesures. De plus il indique que les recettes générées par les entrées (25 000 €) ne représentent que le tiers du budget de l’écomusée (75 000 €), et que le coût supporté par la commune pour l’écomusée est de plus de 50 000 € chaque année.

Il fait remarquer que lorsqu’il s’agit d’autres services comme l’aide à domicile, la majorité n’hésite pas à les supprimer au motif d’un déficit cumulé trop important (75 000 € pour le service d’aide à domicile). Pour l’Ecomusée le déficit est de 50 000 € chaque année mais cela ne semble pas émouvoir la majorité municipale.

Joëlle Huon abonde dans le même sens.

L'opposition confirme son vote contre de l'année précédente.

 

5° Tarif des locations de mobilier

La majorité propose de les majorer de 1%.

Abstention de l'opposition.

 

6° Tarifs Foyer rural et autres salles

Comme l’an passé la majorité propose de majorer les tarifs de 1%, et d'appliquer une décote pour les réservations sur deux jours.

Roger Héré demande d'appliquer la gratuité pour les associations qui utilisent la salle de la Chapelle du Mur dans le cadre de leurs réunions ou assemblées générales dans la mesure où elles n'utilisent pas les équipements de la salle. Il trouve qu'il est en effet dissuasif de demander un tarif de 123 € pour une réunion de deux heures d’une association.

Abstention de l’opposition.

 

7° Loyer ADMR

Il est proposé de fixer le loyer à l'ADMR à la hauteur des dépenses engagées pour le local, soit 85 € HT par mois pour 2018.

Accord

 

8° aménagement de la rue du Puits

Avenant pour mur en pierres (2 610 € HT)

Accord

 

9° Lotissement Pichodou

Avenant pour la mission d’ingénierie (1 368,70 € HT)

Accord

 

10° Budget

En l’attente du vote du budget, la municipalité demande l’autorisation d’engager pour 2018 les dépenses d’investissement, dans la limite d’un quart des crédits ouverts en 2017, comme prévu par la loi.

Comme les années précédentes, Dominique Guizien rappelle le délai tardif du vote du budget primitif (fin mars) et que cela nécessiterait d'avoir un débat d'orientation budgétaire beaucoup plus tôt, et ce dès le conseil de décembre.

Abstention de l’opposition.

 

11° Budget communal, virements de crédits

Joëlle Huon demande quel est le montant des travaux effectués par le personnel municipal. Mme Le Maire répond que cela s’est élevé à 102 000 €.

Abstention de l’opposition.

 

 

12° ZAC de Lannelvoez

Démolition des travaux de démolition de l’ancien EHPAD à imputer sur le budget « lotissements et zones » et inclusion des futurs travaux sur place dans le compte « Zone industrielle de Plouigneau » qui est placé dans le champ d’application de la TVA.

Accord

 

13° vente de terrains lotissement de Lanleya

La majorité propose de réviser le prix de vente d’un lot à 20, 43 € HT le m², pour des raisons de configuration, et de vendre les autres lots au prix de 25 €.

R. Héré fait remarquer qu’en 2015 le prix au m² était de 30 € HT, que lors du conseil du 26/11/2015, suite à la demande d’un acquéreur, le prix avait été revu à 25 € HT pour des raisons de coût (normes de construction).

Aujourd’hui un acquéreur souhaite que le prix de 25 € soit revu à la baisse compte tenu de la disposition du terrain qu’il souhaite acquérir, son chemin d’accès et sa superficie, et fixé à 20,43 HT. Il indique qu’il ne dispos pas de tous les éléments, mais il lui semble que la pratique de tarifs différents ne semble pas répondre au principe d’équité, ce que souligne également Joëlle Huon.

Abstention de l’opposition.

 

14° Rétrocession de voies à la commune

Division du lotissement de Trojoa par Finistère Habitat

Classement d’une parcelle de 6 161 m² dans le domaine privé de la commune, puis ensuite dans le domaine communal

Accord

 

15° Classement de voies nouvellement nommées dans le domaine public communal

 

16° Dérogation au repos dominical

- professions de l’automobile :

5 dimanches en 2018 ;

- professionnels des commerces de fleurs, plantes, graines et animaux de compagnie :

5 dimanches en 2018 ;

Roger Héré rappelle son opposition de principe au travail des salariés le dimanche et constate que le périmètre des commerces concernés s’accroît davantage encore cette année, et qu’il serait temps de s’arrêter.

Abstention de l’opposition.

 

17° projet de préau à l’école de La Chapelle du Mur

L’opposition donne son accord.

Roger Héré fait observer qu’une demande de préau est également souhaitée en ce qui concerne la maternelle de Lannelvoez (70 élèves) et qu’il n’est pas normal que les jours de mauvais temps les jeunes enfants soient confinés à l’intérieur devant des écrans. Mme le Maire minimise l’importance de ce besoin tout en indiquant : « on est au courant » (sic)...Affaire à suivre !

 

18° projet de salles de réunion

Proposition d’installer près du bâtiment du judo, un « Algeco »acquéis à la commune de Plouégat Moysan en décembre 2016 pour 15 000 €.

 

Accord

19° Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)

demande de présenter le projet de démolition de l’ancien EHPAD (81 000 € HT) dans le cadre de la DETR.

Accord

 

20° rapport de la commission locale d’évaluation des charges transférées (zones d’activités économiques)

Accord

 

21° Fonds de concours de Morlaix communauté

Demande d’un fonds de concours de 43 043 € pour financer des dépenses d’équipements.

 

Accord

 

22° rapport annuel du SDEF

R.Héré profite de ce point de l’ordre du jour pour évoquer la question des compteurs Linky que l’on ne retrouve pas dans le rapport annuel du SDEF. Or il indique que nombreuses inquiétudes existent quant à l’installation de ces nouveaux compteurs, et que plusieurs communes ont pris des délibérations de refus de l’installation de ces compteurs. Il indique que la commune, même si elle a délégué sa compétence au SDEF depuis de nombreuses années, doit au moins toute l’information à la population et devrait même engager un débat sur cette question.

Dominique Guizien abonde dans le même sens en indiquant qu’il y a un besoin collectif d’information de la population.

Pas de réponse franche de la majorité.

23° rapport annuel de Morlaix Communauté

R. Héré fait remarquer que ce rapport annuel, tout comme d’ailleurs pour l’eau et l’assainissement demanderait un temps de discussion autre qu’un seul point évoqué à l’ordre du jour, et que cette façon de présenter ne permet pas de réelles et sérieuses discussions.

24° Rapport Eau, assainissement collectif et non collectif

cf : ci-dessus

25° RIFSEEP

La précédente délibération sur le sujet avait été invalidée par le sous-préfet, en ce qui concerne la part variable du nouveau système indemnitaire.

Joëlle Huon demande si le RIFSEEP apportera un plus financier pour les agents.

La secrétaire de mairie indique que le nouveau permet de neutraliser certaines périodes d’arrêt et de ne pas écarter certaines personnes du dispositif, en précisant que la commune aurait pu conserver l’ancien dispositif.

Comme pour la précédente version l’opposition s’abstient sur ce point.

 

26° décisions prises par délégation

Joëlle Huon demande à quoi se rapportent les travaux de rénovation de la Halle des sports. Il est répondu qu’il s’agit bien de la halle située sur le plateau.

 

27° questions diverses

- Eoliennes de Kenébet : R. Héré indique que cela fait longtemps que le projet d’éoliennes a été évoqué au conseil et il demande où on en est sur le sujet. La majorité indique que l’on n’a pas de nouvelles. Guy Guillou précise qu’une demande de permis devait être déposée en octobre mais qu’on a toujours rien vu venir. Roger Héré demande alors si tout ça n’est pas du vent !

- Voeu pour la libération de Salah Hamouri

R. Héré a présenté un voeu pour la libération de Salah Hamouri, en reprenant dans les mêmes termes celui qui avait été adopté à l’unanimité par le conseil de Morlaix Communauté.

Malgré l’intervention du 1er adjoint,  Bernard Le Vaillant, indiquant qu’il ne voterait pas le voeu et s’abstiendrait, le conseil l’a adopté par 11 voix pour (6 voix de l’opposition et 5 voix de la majorité dont Mme Le Maire et des adjoints) et 11 abstentions.

Voeu pour l’hôpital de Morlaix

- Le conseil a également adopté à l’unanimité un voeu lu par Mme Le Maire pour le maintien de la cardiologie à l’hôpital de Morlaix et le maintien de la totalité de l’offre de soins au CHPM de Morlaix.

 

- Ehpad de Plouigneau.

Roger Héré est intervenu pour signaler que derrière les murs du nouvel EHPAD, les conditions se dégradaient.

Il a précisé que le nombre de résidents était passé de 56 à 70, avec de plus une unité protégée qui nécessiterait des moyens supplémentaires. Il en résultait une dégradation des conditions au quotidien, et conduisait au fait que le personnel était « à bout de souffle ».

Il a ajouté que de plus la direction adoptait un mode de gestion autoritaire, et ne respectait pas tous les droits du travail. Les personnels, pour les deux tiers en contrats précaires voyaient leurs contrats non renouvelés pour un oui ou pour un non.

En ce qui concernait les familles qui venaient à se plaindre, celles-ci se voyaient rembarrées en leur disant « allez voir ailleurs si vous trouvez moins cher ».

Certains résidents disaient même : « c’était mieux avant ».

Il a indiqué que cette situation n’était pas acceptable et il a demandé à Mme Le Maire, en sa qualité de présidente du CCAS, d’agir pour modifier cette situation.

Joëlle Huon a confirmé que le conseil départemental avait été saisi par plusieurs familles qui se plaignaient de la situation rencontrée à l’EHPAD de Plouigneau.

Le premier adjoint a indiqué qu’il fallait voir si ce qui était dit était vrai et a demandé à R. Héré de citer ses sources. Il en a été pour ses frais.

Affaire à suivre...de près !

Fin du conseil  : 20 h 30

 

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:26

Alain Finkielkraut, "philosophe", essayiste et animateur d'émissions politiques et culturelles sur France Culture à propos de l'hommage à Johnny Halliday: 

"Le petit peuple blanc est descendu dans la rue. Les non-souchiens brillaient pas leur absence". 

Une version amplifiée et caricaturale des curieuses interprétations en terme de classe et d'amour des vertus populaires de l'émotion ou de l'indifférence à la mort de Johnny. 

Comme une injonction totalitaire: Johnny, tu l'aimes ou tu la quittes, sa France! 

L'expression "non-souchiens" à quelque chose de profondément maurrassien ou barrésien, de profondément xénophobe et méprisant. Par ailleurs, être "souchiens" n'a rien de reluisant en soi si tant est que l'expression ait le moindre sens. Nous ne sommes pas des arbres, comme dirait un copain...  

Cette analyse en termes d'origine ethnique d'un fait social, voire de la question sociale elle-même, c'est le fond de commerce de Trump et un moyen de noyer la question de la lutte des classes dans un racisme qui sert les intérêts du système créateur d'inégalités et d'aliénations. 

Ismaël Dupont

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:19

Dimanche, à l'issue d'un week-end marqué chez les Républicains par une faible participation à l'élection de leur président, Laurent Wauquiez est devenu roi sans royaume du si mal nommé ex-parti unique de la droite "Les Républicains".

Plus fort que Sarkozy! Dans le prolongement de la candidature Fillon... LR retrouve l'héritage des ligues des années 30: Croix de feu, Action Française, avec une vision passéiste, ultra-fermée et exclusive du destin de la France.  

Jamais depuis la Libération un grand parti de droite regroupant une droite héritière du gaullisme, du libéralisme et des chrétiens-démocrates, n'avait eu à sa tête un démagogue si proche des idées xénophobes, nationalistes, autoritaires.

Quelqu'un qui est prêt à toutes les alliances opportunistes et d'idées avec le FN pour se construire un débouché politique.

Wauquiez, c'est le cynisme du mensonge éhonté et la connerie bête et méchante qui se transporte de micro en micro, c'est l'irresponsabilité sociale, le bêtisier ambulant de la vie politique française, c'est désormais le fardeau et la honte de l'ancienne droite.

Mettre au pouvoir un type comme ça, à qui rares sont ceux qui lui feraient confiance spontanément, c'est le cauchemar de beaucoup de Français. 

Macron peut jubiler!

Ismaël Dupont

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 19:00
Marie-Paule Vaillant Couturier

Marie-Paule Vaillant Couturier

Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel 
03/11/1912 - 11/12/1996
Résistante, communiste, arrêtée par la police de Vichy, livrée à la Gestapo et déportée à Auschwitz-Birkenau, dans le convoi du 24 janvier 1943 des 230 résistantes qui entrent dans le camp en chantant la Marseillaise, puis à Ravensbrück. Elle refuse de rentrer en France à la libération de Ravensbrück tant qu’il reste sur place des déportés français malades, femmes ou hommes, et elle ne revient que le 25 juin 1945, deux mois après sa libération.Elle témoigne au procès de Nuremberg en 1946 et au procès de Barbie en 1987.
Elle fut une des dirigeantes de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, membre de l’Amicale d’Auschwitz, première présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, secrétaire de la Fédération démocratique internationale des femmes, vice-présidente de l’ Union des femmes françaises, élue députée PCF, vice-présidente de l’Assemblée nationale...

lire aussi: 

Paul Vaillant-Couturier: L'autre figure communiste du Front populaire (Patrick Appel-Muller)

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 18:50
Selon la CGT, Carrefour s’apprête à supprimer jusqu’à 5 000 postes
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 8 DÉCEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ

Distribution. Le syndicat appelait jeudi à un rassemblement devant le siège du groupe, qui a touché 1,2 milliard d’euros de fonds publics en trois ans. Il dénonce les projets « destructeurs » de la direction, dont l’annonce a été différée après les fêtes.

Chez Carrefour, premier employeur privé de France, des restructurations d’ampleur se préparent. L’occasion de leur annonce pourrait être la présentation du plan stratégique en janvier par le nouveau PDG qui a pris les rênes du groupe cet été, Alexandre Bompard. C’est en tout cas la conviction de la CGT, qui appelait les salariés à un rassemblement, jeudi, devant le siège de Massy (Essonne). « Alexandre Bompard s’apprête à dire des choses qui ne vont pas faire plaisir aux salariés, explique Franck Gaulin, délégué syndical national CGT des hypermarchés Carrefour. C’est pour cela qu’il a reculé la date de présentation de son plan après les congés de Noël, pour éviter tout risque de mouvement social pendant les fêtes. »

Carrefour s’était en effet engagé en octobre à annoncer un « plan de transformation du groupe » d’ici à la fin de l’année, avant de différer l’échéance à l’an prochain. Pour la CGT, ce report vise à cacher le projet de supprimer de 3 000 à 5 000 emplois sur les quelque 60 000 que compte le groupe dans l’Hexagone par le passage en location-gérance d’hypermarchés, la cession de magasins jugés non rentables, la robotisation des entrepôts et des stations de carburant, l’abandon de rayons non alimentaires remplacés par des enseignes spécialisées, ou encore une vaste restructuration du siège.

« Ce n’est pas le problème des salariés de satisfaire les actionnaires »

La direction de Carrefour espère ainsi enrayer la tendance à la baisse de ses profits (environ 900 millions d’euros de bénéfice net en 2016 contre 1,1 milliard en 2015) en dépit d’un chiffre d’affaires qui se maintient (– 0,4 % en 2016), voire progresse (+ 6 % au premier semestre 2017). En France, le groupe met en avant « un contexte concurrentiel très disputé » malgré, là aussi, des ventes en hausse (+ 0,8 % au premier semestre). Carrefour entend ainsi centrer son action « sur l’amélioration de la performance du groupe et sur son adaptation aux évolutions rapides et profondes en cours dans le secteur ».

Pour la CGT, aucune de ces raisons, et surtout pas celle d’engranger davantage de profits, ne peut justifier un plan de suppressions d’emplois massif chez Carrefour. « Ce n’est pas le problème des salariés de satisfaire les actionnaires », rétorque Franck Gaulin. Ces derniers ont d’ailleurs été bien servis ces dernières années, captant de 16 à 18 % du résultat net en 2013 et 2015, et même jusqu’à 36 % en 2014, soit 200 à 500 millions d’euros par an. Un examen attentif des comptes fait aussi apparaître le poids des coûts de restructuration, à hauteur de 150 millions d’euros en 2016. Et, surtout, le groupe a touché 1,2 milliard d’euros de fonds publics de 2013 à 2015 en Cice et exonérations de cotisations sociales.

Les « efforts » demandés continuent pourtant, avec l’ouverture prévue tous les dimanches à partir de 2018 d’une trentaine d’hypermarchés dans un premier temps. Après une bataille animée par la CGT pour empêcher la signature de l’accord, FO, la CGC et la CFDT se sont finalement laissé convaincre par une direction qui « a bombardé le personnel de sa propagande catastrophiste sur le devenir des magasins », explique Franck Gaulin. L’élu CGT dénonce des garanties octroyées qui ne sont que de la poudre aux yeux, comme celle du respect du « volontariat » : « Quand tu es payé à peine le Smic ou que tu es en CDD en attente d’un CDI, le travail du dimanche n’est plus une question de volontariat. » Quant à l’embauche promise de salariés, « la direction nous a déjà fait le coup par le passé : elle pose des objectifs qu’elle ne songe pas du tout à atteindre par la suite… ».

Autre motif de mécontentement : l’annonce, officialisée celle-là, du passage en location-gérance de nombreux hypermarchés devrait se traduire pour le personnel qui sera repris par la perte des primes et avantages contenus dans l’accord d’entreprise en vigueur chez Carrefour. « La direction parle de “seulement” 1,17 mois de salaire perdu par an pour chaque salarié, mais ce sera bien plus », dénonce Franck Gaulin. Les syndicats se sont cette fois unis pour dénoncer le saccage social. De quoi justifier, pour la CGT, outre « l’arrêt immédiat de tous les projets destructeurs d’emplois », l’ouverture de « négociations au niveau du groupe pour mettre en place un statut collectif unique » qui inclut les salariés des franchises et des locations-gérances.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 07:06

 

L’accès au logement pour toutes et tous est un droit constitutionnel. Pourtant, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’encadrement des loyers décidé par la municipalité. Au même moment, les indices de valeur de l’immobilier indiquent une envolée historique des prix partout en France.

Certes, rien n’est arrêté concernant l’encadrement des loyers. Le tribunal a considéré que la mesure devait s’appliquer à l’ensemble de la région francilienne. Néanmoins, la seule mesure prise depuis des décennies pour réguler le marché se trouve sanctionnée. En attendant, des dizaines de milliers d’habitants, particulièrement les jeunes et les étudiants, sont exclus de la capitale, victimes d’une sélection opérée par les propriétaires qui les considèrent trop peu solvables. Le gouvernement déclare qu’il fera appel de la décision du tribunal mais, « en même temps », il annonce attendre les résultats d’expertises. Chacun sait pourtant que pour garantir le droit au logement, il faut tout à la fois en construire et réguler le marché locatif. Rappelons en effet que le droit au logement est inscrit dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. De ce fait, il est de la responsabilité publique de permettre à chacun, à chaque famille, de bénéficier d’un toit dans les meilleures conditions. En vérité, ce droit formellement reconnu est bafoué par la réalité du « marché » locatif qui s’envole d’année en année et discrimine sur son passage et partout les plus pauvres et les plus précaires qui sont souvent, qui plus est, les plus discriminés en raison de leurs origines. La République se discrédite quand elle ne sait joindre ses actes à ses principes, lorsqu’elle conforte le terreau des inégalités en se laissant déborder par les logiques du marché libéral.

Les mesures d’encadrement des loyers avaient vocation à limiter l’inflation immobilière dont se nourrit la rente. A Paris, les résultats furent spectaculaires puisque les prix ont été stabilisés après une hausse de près de 10% sur 10 ans.

Tout indique l’urgence de développer ce type de mesure sur l’ensemble des zones denses du pays. L’aménagement du territoire ne peut se réaliser selon les seuls critères de l’offre et de la demande immobilière. Son rôle est bien plus considérable puisque, s’il permet de décider où s’installent les populations, il construit la trame d’une multitude d’autres éléments essentiels comme les équipements scolaires, culturels ou sportifs, les services publics, ou encore les réseaux de transports et l’emploi. Autant d’aménagements indispensables aux activités humaines et aux entreprises.

Les progrès en matière de transport et d’aménagement seraient ils condamnés à être pourvoyeurs de nouvelles inégalités ? Ainsi, l’arrivée du TGV dans de nouvelles villes moyennes ou grandes, de Rennes à Tours, de Nantes à Bordeaux, permet de rejoindre la capitale en moins de 2h30 ce qui est un formidable progrès. Mais s’il s’accompagne d’une hausse vertigineuse des prix de l’immobilier dans ces capitales régionales, il générera une nouvelle relégation sociale.

De la même manière, l’arrivée prévue des lignes de métro du Grand Paris s’accompagne déjà d’une folie spéculative autour des futures gares. L’affaiblissement organisé des prérogatives des communes comme des départements arrive à point nommé pour laisser faire «le marché ». Des superstructures territoriales comme les métropoles, loin des populations, seront là pour fixer les prix du foncier et les montants des loyers au seul bénéfice de la rente.

Ces mécanismes impitoyables font également craindre que les Jeux Olympiques ne soient le cheval de Troie d’une nouvelle relégation dans les villes de la petite couronne.

La puissance publique, les collectivités, les élus avec les populations vont désormais devoir donner une toute autre dimension à la bataille du logement. En rénover, aider la puissance publique ou les bailleurs sociaux à en acquérir, en construire beaucoup plus qui échappent aux règles du marché, telles sont les ambitions à faire partager. Pour autant, les collectivités ne peuvent rester démunies face au marché locatif privé, qui cherche à multiplier les effets d’aubaine sur le dos des locataires, jusqu’à faire ses choux gras de l’ubérisation du logement par le biais d’entreprises numériques dont on constate qu’elles sont plus proches des logiques du profit que de celles du partage, y compris par des procédés des plus malsains.

La logique du gouvernement est toute autre puisqu’il fait mine de croire que la libéralisation du marché du logement règlera tout, comme par magie. En s’attaquant aux APL, en incitant à la vente des logements sociaux, en réduisant les aides consacrées à leur construction, il joue cartes sur table : dans ce domaine, comme dans les autres, il est le gouvernement des riches. Il ne gagnera pas si une action concertée et unitaire vient non seulement contrecarrer ses projets mais en promouvoir de nouveaux qui rendent effectif ce que notre République reconnaît comme un droit fondamental depuis trop longtemps bafoué. Les collectivités, les élus, les citoyens, les locataires et les acteurs du logement sont au pied du mur.

 

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