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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 08:42
Stop à l'invasion Turque à Afrin - manifestation au conseil de l'Europe (photo L'Humanité)

Stop à l'invasion Turque à Afrin - manifestation au conseil de l'Europe (photo L'Humanité)

Feleknas Uca, députée kurde : « Nous sommes la force principale pour défendre les valeurs démocratiques au Moyen-Orient »
JEAN JACQUES RÉGIBIER
MERCREDI, 24 JANVIER, 2018
Manifestation devant le conseil de l'Europe

Députés et représentants politiques des mouvements kurdes se mobilisent en Europe pour dénoncer les bombardements ordonnés par Erdogan contre la ville d’Afrin en Syrie. Ils ont manifesté mardi à Strasbourg pour réclamer le soutien du Conseil de l’Europe.

Le Conseil de l’Europe à Strasbourg est depuis le début de la semaine le point de convergence de nombreux élus et représentants politiques Kurdes qui profitent de la session d’hiver de l’assemblée parlementaire ( qui réunit des députés de 48 pays d’Europe, dont la Turquie ), pour venir expliquer les conséquence des attaques menées depuis samedi par la Turquie contre le canton et la ville d’Efrin située en Syrie, et placée sous administration kurde. La tension est sensible, à l’intérieur même des bâtiments du Conseil, entre les élus et les diplomates turcs soutenant l’action militaire lancée par Erdogan, et les députés et les représentants kurdes qui dénoncent l’agression contre les civils, et soutiennent la résistance des combattants kurdes face à l’agression de la Turquie.

Dès samedi, les bombardements de l’aviation turque se sont accompagnés au sol d’une offensive du groupe djihadiste Hayet Al-Tahir ( ex-Font Al-Nosra, ex-Al-Qaïda ), allié d’Erdogan dans cette offensive menée contre une ville qui avait jusqu’à présent été épargnée par les combats de la guerre en Syrie. Selon plusieurs sources, il y aurait déjà plusieurs dizaines de morts, dont de nombreux civils. Erdogan vient de transformer la guerre contre Daesh en une guerre faite à ceux qui ont permis au Moyen-Orient de se débarrasser de Daesh.

Cette situation ubuesque n’a pas l’air pour l’instant de bouleverser la communauté internationale, Europe en tête, au delà des propos de circonstance : les Etats-Unis ont appelé la Turquie à « faire preuve de retenue », Emmanuel Macron a fait part à Erdogan de sa « préoccupation. » On ne saurait être plus aimable.

En attendant, sur place, les bombardements continuent.

« On a peur tous les jours. »

Hassan est originaire d’un village proche d’Afrin, situé à la frontière avec la Turquie. Aujourd’hui installé en Allemagne, il est venu mardi à Strasbourg participer à la manifestation, pour demander au  Conseil de l’Europe de réagir contre l’agression turque contre Afrin. En contact régulier avec ses trois sœurs et ses parents restés au village, il témoigne : « Les gens de ma famille m’expliquent qu’ils ont peur tous les jours, les enfants notamment sont très affectés. Ils me disent que les miliciens kurdes des YPG ( Unités de protection du peuple, ndlr ) les protègent, mais contre les bombardements de l’aviation, ils n’ont pas de solution. » Selon Hassan, ces bombardements n’empêcheront cependant pas les habitants d’Afrin et des villages voisins, de rester sur place. « On sait ce qu’on a vécu à Kobané ( 1 ), on risque de vivre la même chose à Afrin, mais on ne veut pas quitter notre terre, c’est là qu’on veut vivre en liberté, » affirme-t-il.

Un choix confirmé par une autre manifestante, Nazife Muhammed, qui habite depuis 2 ans en France, et qui elle aussi est en contact avec sa famille à Afrin. « Ce qui domine quand je les ai au téléphone, » explique-t-elle, « c’est effectivement la peur, mais malgré cela, ils vont rester sur place, ils veulent lutter car ils ne peuvent pas se résoudre à laisser faire Erdogan, qu’ils traitent de fasciste. »

Feleknas Uca, est une élue kurde turco-allemande. Elle a été députée européenne, membre de « Die Linke ». Elle est aujourd’hui députée du HDP de la ville de Diyarbakir à l’assemblée nationale de Turquie. C’est aussi une ancienne membre de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Elle explique : « selon nos dernières informations, ce sont les civils qui sont visés et tués. C’est triste à dire, mais ça ressemble à ce qui s’est déjà passé à Kobané, je suis vraiment inquiète de voir que les Turcs  font la même chose. Ce qu’ils veulent, c’est d’abord faire peur, installer la terreur à Afrin et dans les villages, pour ensuite faire partir la population. On insiste vraiment pour que cette opération cesse, sinon on ne sait pas jusqu’où ils vont aller.»

Pour Hassan également, ce sont bien les civils qui sont d’abord la cible de l’aviation turque. « J’insiste là-dessus », explique-t-il, « les Turcs disent qu’ils veulent s’en prendre aux milices armées, mais ce ne sont pas les YPG qui sont visés par les bombardements, ce sont les habitants. Et il n’y a pas que des Kurdes qui habitent à Afrin, c’est une ville très cosmopolite. Il y a des Arabes, des Syriens, des Arméniens, et différentes religions s’y côtoient. Beaucoup de gens sont venus se réfugier dans la région d’Afrin suite aux guerres qui ensanglantent le Moyen-Orient depuis des années. Ce qu’ils recherchent, c’est la protection des Kurdes, et ce qu’ils veulent, c’est simplement vivre en liberté. »

La députée de Dyarbakir Feleknas Uce, qui est elle-même Kurde yézidie, le confirme : la population d’Afrin et de ses environs est une mosaïque de communautés, de langues et de religions différentes :  « on parle d’Afrin et des Kurdes mais ce n’est pas qu’une communauté qui est visée. Il y a des Yézidis comme moi, mais aussi des Alevis et d’autres minorités ethniques. On ne veut pas qu’on connaisse encore une fois un massacre comme celui qui a été commis contre la population yézidie à Sinjar en août 2014 ( 2 ).»

Et elle ajoute : « Les Kurdes d’aujourd’hui ne sont pas les Kurdes d’il y a un siècle. Oui nous avons subi beaucoup de massacres et de génocides dans notre histoire. On peut dire que c’est la première fois malgré toute la répression, que les Kurdes sont autant unifiés pour défendre leurs territoires. On sait qui sont nos amis et qui sont nos ennemis, ceux qui font des calculs sur notre dos pour avancer leurs propres intérêts, on le sait, mais ce qu’on veut c’est qu’ils défendent les valeurs fondamentales de l’humanité. Ils ne doivent pas se taire face à une telle injustice, La Turquie n’a rien à faire à Afrin, il n’y a pas de Daesh à Afrin, c’est juste un système démocratique que les Kurdes ont organisé, c’est ça qui est visé, pas autre chose. »

 
 

Briser le mur du silence

Quand on demande aux Kurdes sur qui ils peuvent compter pour tenter de stopper l’agression de la Turquie contre Afrin, ils répondent invariablement : d’abord, sur nous-mêmes. Car, nul n’est dupe : si Erdogan a pu déclencher son attaque contre Afrin, alors que l’espace aérien de ce territoire syrien est sous le contrôle de la Russie, c’est que Moscou a donné son aval. Pourtant, selon Fayik Yagizay, le représentant du HDP auprès des institutions européennes, la Russie, pas plus que les Etats-Unis, ne peuvent être complètement d’accord avec l’invasion du nord de la Syrie par les Turcs. « Bien sûr, » explique-t-il, « on ne peut pas faire confiance aux grandes puissances, elles agissent toujours en fonction de leurs intérêts. Mais ni Les Russes, ni les Américains n’ont envie de perdre le contact avec les Kurdes. On ne pense pas qu’ils ont envie d’abandonner complètement les Kurdes, ils représentent une force de stabilité dans la région. »

Le représentant du HDP pense plutôt que les Russes ont donné leur accord à la Turquie pour un temps limité, « pas pour détruire complètement Afrin , » estime-t-il, ajoutant : «  nous ne pensons pas que ça va durer très longtemps.

L’Europe, dans cette agression menée par un pays membre du Conseil de l’Europe, et censé à ce titre en partager les valeurs, aura encore une fois, brillé par son silence. L’attaque contre Afrin a pourtant permis au régime d’Erdogan de donner quelques tours de vis supplémentaires dans les droits démocratiques et la liberté d’expression.

« En Turquie actuellement, » explique Feleknas Uca, « rien que le fait de prononcer le mot « Afrin », ou de l’écrire dans un article, suffit à vous faire arrêter. La seule propagande acceptée, c’est celle qui dit que l’on va tuer les miliciens kurdes. Erdogan l’a dit : il va tout faire pour faire taire tout le monde, surtout le HDP. L’Europe doit prendre une position claire. »

Ertogrul Kürkçü, est également député du HDP, membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et militant de la cause Kurde depuis plus de 50 ans. Il déplore lui aussi la « neutralité » de l’Europe qui reste silencieuse face aux menées militaires d’Erdogan. Mais selon lui, non seulement l’Europe n’est pas vraiment unifiée et il faut faire la différence entre les gouvernements et les forces vives de chaque pays. « Il y a des intellectuels, des syndicats, des associations qui ont des positions très correctes sur la situation. Les gouvernements eux, n’arrêtent pas de faire des erreurs, mais heureusement les peuples européens contrebalancent ces erreurs en soutenant les Kurdes d’Afrin et du Rojava. Je fais la distinction, » explique-t-il.

« Il faut se souvenir, » ajoute  Feleknas Uca, « c’était hier, les jeunes Kurdes contre les djihadistes. Ils se sont battus, ils ont sacrifié leur vie pour les valeurs qui sont celles défendues par l’Europe. Maintenant, on ferme les yeux sur ces gens qui ont défendu nos valeurs. Il y aura une responsabilité de l’Europe s’il y a un massacre à Afrin. Cette escalade ne peut pas amener de bonnes choses pour l’Europe. Il faut agir aujourd’hui, pas demain. » Et elle ajoute : « Nous sommes la force principale actuellement pour défendre les valeurs démocratiques au Moyen Orient. Ceux qui défendent la stabilité, la paix, les valeurs démocratiques doivent être avec nous. »

  1. ( 1 ) En juillet 2014, les djihadistes de l’Etat islamique ont lancé une offensive contre la ville kurde de Kobané, située dans le nord de la Syrie, près de frontière avec la Turquie. Défendue par les combattants kurdes des YPG et du PKK, Kobané a été occupée en partie par les djihadistes, avant d’être finalement libérée par les groupes kurdes avec le soutien des forces aériennes de la coalition. Cette bataille qui a duré jusqu’en juin 2015, a fait plusieurs milliers de morts, et plusieurs centaines de civils ont été massacrés par Daesh. Kobané est aujourd’hui le symbole de la résistance kurde. La ville a été déclarée « ville martyr. »

  2. ( 2 ) Le 3 août 2014, à la suite de la prise de la ville de Sinjar, dans le nord-ouest de l’Irak, les djihadistes de l’EI ont massacré plus de 500 Yézidis, dont des femmes et des enfants, et en ont réduit plusieurs milliers d’autres, spécialement les femmes, en esclavage. Les Nations Unies ont qualifié ces actes barbares de « tentative de génocide. »

 

Le PCF appelle la France à agir de manière résolue contre l'agression du peuple kurde par le régime d'Erdogan

 

Le PCF appelle la France à agir de manière résolue contre l'agression du peuple kurde par le régime d'Erdogan

Les récents évènements placent à nouveau le Kurdistan au cœur de l’actualité.

L’agression criminelle de la Turquie contre le canton d’Êfrin (nord de la Syrie) vise sans ambiguïté à éliminer les combattants kurdes qui, avec la coalition internationale, ont infligé une déroute à Daesh et mis en place des institutions démocratiques qui promeuvent le progrès social, le féminisme, l’écologie et la paix. La Turquie ouvre ainsi un nouveau chapitre meurtrier de la guerre en Syrie, lourd de conséquence pour tout le Moyen-Orient.

Parallèlement, R.T. Erdogan poursuit la polarisation, la fragmentation et la radicalisation de la Turquie. Exerçant un pouvoir dictatorial sans partage, il interdit toute forme de dissensus politique et qualifie de « traîtres » ou de « terroristes » tous les démocrates s’opposant à lui. La guerre contre les Kurdes a été relancée provoquant la destruction de villes, la mort de centaines de personnes et l’exode de 500 000 d’entre eux. La force de résistance demeure le HDP (Parti Démocratique des Peuples). L’Assemblée de Turquie a levé l’immunité parlementaire des députés HDP dont 18 ont été incarcérés et risquent des peines extrêmement lourdes de prison. 86 de leurs maires sont destitués et emprisonnés à côté de 5 000 cadres de leur organisation. Dans des conditions très difficiles, le HDP devrait tenir son congrès le 11 février 2018. Notre parti y sera représenté.

Enfin, après l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013, le procès qui devait se tenir n’aura pas lieu en raison du décès du présumé coupable. Comme l’ont montré l’instruction et des révélations récentes, l’implication des services secrets et de l’État turc est avérée. La France se doit de poursuivre dans la voie judiciaire afin de traduire les commanditaires devant les tribunaux. Parallèlement, le Tribunal permanent des Peuples tiendra en mars 2018 deux audiences à Paris afin de juger les crimes de la Turquie au Kurdistan.

Le peuple kurde connaît une période de versatilité meurtrière et un environnement brutalisé qui hypothèquent les acquis de ces dernières années. Le PCF entretient des liens d’amitié et de solidarité avec les Kurdes depuis de nombreuses années.

 

 

Afrin : Toute intervention militaire turque ouvrirait un nouveau chapitre de la guerre en Syrie (PCF)

L'enclave kurde d'Afrin en Syrie est en danger. Les forces turques bombardent depuis plusieurs jours maintenant ce territoire et une invasion est imminente. Le président turc, R.T. 
Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale, a juré la perte de l'expérience démocratique kurde du nord de la Syrie (Rojava) dont les combattants ont été au premier rang dans la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique. R.T. Erdogan, après avoir soutenu les groupes djihadistes, menace de semer à nouveau la violence dans une Syrie déjà meurtrie.
La France qui recevait, voici quelques jours, le président turc, l'Union européenne, mais aussi les pays engagés dans la coalition, les Nations unies doivent, dans l'urgence, peser de tout leur poids pour dissuader la Turquie de poursuivre dans cette voie qui ne ferait qu'ouvrir un chapitre supplémentaire à la guerre qui déchire la Syrie.
Le Parti communiste français (PCF) en appelle au président de la République, Emmanuel Macron, et à toutes les forces démocratiques, pour s'élever contre cette nouvelle agression turque contre le peuple kurde et l'intégrité territoriale de la Syrie.

Parti communiste français
Paris, le 19 janvier 2018

AFRIN : STOPPONS L’AGRESSION CRIMINELLE DE LA TURQUIE

La Turquie vient de lancer une sauvage agression dans le canton d’Afrin (Syrie) peuplé de Kurdes, d’Assyro-Chaldéens et d’Arabes. Les tirs d’artillerie, les bombardements de l’aviation ont ce dimanche 21 janvier 2018 fait 8 morts parmi les civils et de nombreux blessés. L’offensive s’est concentrée sur la ville d’Afrin, des villages environnants et un camp de réfugiés. Les forces turques présentent au sol encadrent plus d’un millier de djihadistes issus d’Al Nosra ou d’Al Qaïda.

La Turquie tente par tous les moyens d’instaurer la terreur contre un peuple qui n’a jamais constitué le moindre danger pour Ankara si ce n’est de tenter de bâtir une société démocratique et pacifique.

Cette invasion ouvre un nouveau chapitre de la guerre en Syrie alors que la lutte contre l’État Islamique semblait arriver à son terme. Les Kurdes ont joué, aux côtés de la coalition, un rôle déterminant dans l’éradication de la barbarie obscurantiste. La Turquie sème le chaos dans une Syrie déjà meurtrie par 7 années de guerre et viole la souveraineté d’un État souverain.

Le Parti Communiste Français condamne cette agression, appelle à la mobilisation et à l’union de toutes les forces démocratiques afin d’exprimer notre solidarité avec les populations d’Afrin.

À la demande de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira en urgence le 22 janvier 2018. La France, l’Union Européenne, les membres de la coalition doivent condamner l’invasion turque, exiger l’arrêt des combats et le retrait immédiat des forces d’occupation.

Comme pour le Kurdistan Irakien, le nord de la Syrie doit être placé sous protection des Nations Unies, seul moyen d’assurer la sécurité des populations civiles.

Parti Communiste Français

21 janvier 2018

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 07:00

Un nouveau progrès social pour la France

Faisons converger nos luttes au États généraux du progrès social - 3 février - Paris

La politique d'Emmanuel Macron vise à casser les piliers de notre modèle social au profit du capital financier

  • la nouvelle loi travail va faciliter les licenciements et développer la précarité
  • la suppression massive des cotisations sociales est une attaque inédite contre la Sécurité sociale
  • la réforme de l'assurance chômage vise à baisser l'indemnisation et déresponsabilise les entreprises
  • la formation professionnelle et les retraites sont également dans le colimateur du gouvernement
  • les services publics sont mis à mal par la baisse des budgets publics et des dotations aux collectivités.

D'autres mesures sont gravissimes, comme la suppression brutale des contrats aidés, alors même que ces postes devraient être pérennisés dans des CDI ou titularisés, ou encore l'introduction de la sélection à l'université.

Dans le budget 2018, le gouvernement vient de faire un cadeau de plus de 20 milliards d'euros aux plus riches et aux actionnaires, dont 3 milliards par la suppression de l'ISF. Un budget d'autant plus injuste qu'il baisse l'APL !

Pour les communistes, il est temps au contraire d'engager un nouveau progrès social pour la France.

Il s'agit à la fois de prolonger les conquêtes sociales du siècle dernier, qui font toujours la force de notre modèle social, et de construire les nouvelles avancées sociales qui permettront de répondre aux enjeux du XXIe siècle. Nous voulons débattre avec vous des politiques alternatives à mener dans cinq domaines clés : le travail et l'emploi, l'industrie, les services publics, le logement et l'utilisation de l'argent.

Pour cela nous avons élaboré des cahiers du progrès social, comme ceux que vous trouverez ici. Ces cahiers thématiques présentent nos propositions et vous permet d'apporter votre contribution.

LE 3 FEVRIER PROCHAIN, nous organiserons à Paris une restitution des contributions recueillies partout dans le pays lors des États généraux du progrès social.

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 06:53

 

Point de vue par Jean Ortiz

Jean Ortiz est un maître de conférences, syndicaliste et parfois homme politique. Il est d’abord spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, il est aussi journaliste, donnant des chroniques à L'Humanité, et à la revue altermondialiste Mémoire des luttes.

 

 

Pensez-vous qu’il soit possible de détruire scrupuleusement le Service Public, tout en feignant de le révérer ? Savez-vous comment convaincre tout un pays que sa richesse dépend d’abord de celle des uns, les plus riches comme de bien entendu ? D’aucuns appellent cela le « ruissellement »... on nous propose donc comme modèle la pluie pour les petits, les peu fortunés, les qui comptent leurs sous, les qui tirent le diable par la queue..., au lieu du soleil, réservés aux seuls milliardaires qui, à leurs dires, se le gagnent.

Qui aurait l’outrecuidance de tout tenter pour rendre un peuple enthousiaste à l’idée de son propre sacrifice ? Et qui se laisserait berner par des changements d’image, éculés jusqu’à la couenne ? Antan, Giscard avait voulu donner un coup de jeune à sa présentation des vœux à la nation, en col roulé, au coin du feu... Alors, une interview dans un escalier, ce n’est qu’une resucée des ficelles d’école de com’ basique. Et c’est aussi réduire les journalistes, fascinés ou feignant de l’être, complaisants pour la plupart, à des sous-marches ancillaires.

Savez-vous comment créer et maintenir un climat anxiogène dans le but caché d’apparaître comme le seul sauveur possible, au sourire rassurant et à l’intelligence au-dessus de la moyenne ? Savez-vous comment redorer le blason de la France, tout en étant en réalité cul et chemise avec Trump, Erdogan, Netanyahou, etc. ? Savez-vous comment mettre les gens à genoux avec leur propre consentement ? Et avec la collaboration des médias appartenant majoritairement à 9 milliardaires, à des fabricants d’armes, à des marchands de canon ?

S’il faut appeler un chat un chat, un chien un chien, ces chiennes de méthodes fleurent bon la dictature « douce », doucereuse, mais pas heureuse, « soft » en bon français de France... On choisit sa propre position, on ment et on manipule en permanence, en pensant dominer l’art de convaincre par la rhétorique... On tait les luttes, on voudrait faire croire que les communistes n’existent plus, qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme...

En fait, c’est la démocratie que l’on travestit , que l’on martyrise, avec des yeux d’un bleu à prendre les Français pour des bleus. Nous sommes en pleine liquidation des conquêtes du Front Populaire, de la Libération, de Mai 68. Et il faudrait l’accepter, voire s’en féliciter, au nom de l’intérêt bien compris de la France et des Français d’en bas.

Alors, non merci ! Il est vrai que l’opération formol a marqué des points, que nous sommes en pleine restauration, dans un climat de contre-révolution euphorique... Tous les ingrédients sont réunis d’une dictature de l’argent par une petite caste de nababs sans scrupules. Agrémentée de toutes les recettes plus néolibérales les unes que les autres : comme culpabiliser et criminaliser les précaires au lieu de développer des politiques inclusives, comme faire payer les pauvres pour que les poches des riches débordent et vomissent le fric...

Alors, non merci ! Osons « penser mal », ce que nous vivons ressemble de plus en plus à l’étouffement mielleux de toute pensée critique, par une dictature feutrée qui sait parfaitement qu’il lui faut taire son nom. Dénonçons-là, sans prendre de gants, même si l’opinion publique, muselée par les sondages et la guerre idéologique sans répit, respire encore des vapeurs de chloroforme.

Macron nous prend pour des couillons ! Et derrière les mots, la pensée macronienne n’est qu’une stratégie au service des siens, qui l’ont mis là où il est précisément pour cela. Tant pis pour les dupes, s’ils se laissent duper ; cela ne durera pas éternellement. La baudruche Macron peut se dégonfler plus vite que son ombre.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

Le Meilleur des mondes : la prédiction dépassée d'Aldous Huxley

(publié en 2015 - Blogs Politis)

S'il vivait encore de nos jours, Aldous Huxley (1891-1963) serait sans doute amené à constater combien son anticipation d'un « Meilleur des mondes » est aujourd'hui complètement dépassée.

Aldous Huxley publia son roman prémonitoire en 1932. Vingt-six ans plus tard, en 1958, l'écrivain constatait dans son essai « Retour au meilleur des mondes » combien ses prédictions entraient déjà dans les mœurs, plus rapidement encore qu'il ne le pensait.

 

« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

Qui ne reconnaitrait pas encore nos pseudo-démocraties dans ces lignes au scalpel devrait lire la description qui suit (extraite comme la précédente citation du "Retour au Meilleur des mondes") :

 

« Sous la poussée d’une surpopulation qui s’accélère et d’une sur-organisation croissante et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation des esprits, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques -- élections, parlements, Cours suprêmes, et tout le reste -- demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle espèce de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions de radio et de tous les éditoriaux. Entretemps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs des esprits, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. »

Il faut avoir l'esprit sérieusement chloroformé par la propagande mainstream pour parler encore de démocratie occidentale dans des pays où les candidats présentés aux électeurs sont préalablement sélectionnés et adoubés par les milieux financiers (qui financent ou non leurs partis et leurs campagnes électorales), les instituts de sondage (qui imposent ou détruisent leurs images selon des critères édictés par les classes dominantes) et par les médias (qui décident de la place qu'ils leur accorderont pour présenter -- ou non -- leur projet).

La plus pitoyable caricature du Meilleur des mondes selon Huxley ne se trouve-t-elle pas dans les institutions supranationales du monde présent (celles de l'Union européenne, par exemple) ?

Leur incommensurable bêtise

Il y a cependant une chose qu’Aldous Huxley n’avait pas anticipée : l’usure de ce système oppressif à visage démocratique, puis son effondrement sous l'effet conjugué de causes hautement destructrices :

– l'éclatement de la bulle financière dans laquelle s'étaient réfugiées ses élites

– la décomposition de son univers économique reposant exclusivement sur l'exploitation de ressources énergétiques en voie d'épuisement

– le total délitement moral et intellectuel de dirigeants politiques dégénérés (de Bush à Obama en passant par des Berlusconi, des Cameron, des Chirac, des Sarkozy ou des Hollande, des Juncker, des Dijsselbloem ou des Hillary Clinton...)

– le poids de la menace climatique déclenchée par l'irresponsabilité absolue des sus-nommés et des lobbies qui les font danser.

La multiplication de l’arsenal répressif visant tous les citoyens (lois d'exception à prétexte antiterroriste, militarisation outrancière des forces dites "de l'ordre"...) montre que les apparences démocratiques de cette dictature bonasse ont mordu la poussière et ne suffisent plus à en garantir la pérennité. Nul doute que devant ce constat sans appel, Aldous Huxley, qui, lui, était intelligent, aurait revu sa copie.

Car l'agitation puérile des oligarchies du vieux monde face aux menaces des barbares à ses portes achève de miner leur lamentable édifice, miné par leur incommensurable bêtise.

 

 

https://www.politis.fr/blogs/2015/05/le-meilleur-des-mondes-la-prediction-depassee-daldous-huxley-31256/

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 06:51

 

Pour une éthique de l'hospitalité des réfugiés

Une « hypocrisie française » pour certains, un « déni d'humanité insupportable » pour d'autres ! Le bruit médiatique est tel autour des questions relatives à l'asile et l'immigration que les postures politiciennes prennent le pas sur l'essentiel, nous voulons dire sur ces personnes, femmes, hommes et enfants, qui transportent leurs histoires tragiques de vie comme un baluchon sur leur dos et viennent ici et maintenant frapper à la porte du pays des Lumières, le pays de Voltaire et de Montesquieu. Cette République qui, en son sein a accueilli l'abbé Pierre et Jean-Paul Sartre, a aussi construit l'école de l'émancipation, de l'indignation de Stéphane Hessel !

Ici et maintenant, pour construire la société de demain, fidèle à ses valeurs originelles et originales qui devraient faire de notre pays un phare de cet humanisme enraciné et rayonnant. Comment préparer cet avenir si, dans notre cher et vieux pays, la première rencontre est celle de murs qui ne sont pas des barbelés ­ comme notre Europe est capable d'en laisser ériger ­ mais des constructions bien plus insidieuses car techniques, administratives, pour surfer sur la vague d'une opinion publique qui est pour le moins inhospitalière, voire franchement hostile à l'accueil de l'autre, dans l'a priori de fraudeur qui est donné comme image à celle du migrant.

Notre indignation est celle de citoyens d'ici et d'ailleurs, pour qui, au-delà de la convention de Genève sur les réfugiés, clé de voûte de ce que nous sommes les uns et les autres par-delà nos différences, qu'elles soient philosophiques, religieuses, politiques, se sont rencontrés pleinement sur cet enjeu

d'humanité qui nous oblige. Les mots forts prononcés, les unes de journaux parfois caricaturales peuvent à leur insu desservir les causes que nous pouvons partager. Il n'y a pas d'indignation sélective ou de sentimentalisme dans ces lignes. Il n'y a pas de ce pragmatisme que l'on veut opposer aux idéologies, mais qui en devient une au nom d'un bon sens qui n'a justement de sens que de décrédibiliser celles et ceux qui, comme nous tous, croient que leur responsabilité est celle de faire progresser le sens de l'accueil dans une opinion publique soit indifférente, soit hostile car se repliant sur cette idée saugrenue du « c'était mieux avant », que Michel Serres, sage parmi les sages, met à bas.

Est-ce une société de la peur, de l'a-tolérance, de l'imperméabilité aux « fugitifs » qui nous rejoignent que nous voulons comme horizon ?

C'est bien au contraire l'accueil inconditionnel, fédérateur et ambitieux qui est le chemin, celui de l'honneur de la République qui nous anime ; cet accueil inconditionnel dans tous ces lieux chéris de notre creuset républicain que sont l'école, l'hôpital, les espaces de culture. Nous ne pouvons accepter que cette inconditionnalité, inscrite dans le Code de l'ac-

tion sociale et de la famille dès 1956, mais, au-delà, dans le génome de ce que nous sommes à la suite des grands penseurs, et les valeurs de fraternité, laïcité qui ont fait rayonner notre pays de Québec à Pékin en passant par Haïti ou bien Le Cap, soient foulées aux pieds par une circulaire d'un éphémère ­ au sens d e l ' Histoire­mini stre de l'Intérieur.

Cette inconditionnalité, pratiquée par les associations catholiques ou protestantes, laïques, inscrite dans la loi, ne doit pas être balayée d'un revers de la main au mépris de notre histoire mais, surtout et avant tout, de celui des hommes, femmes et enfants qui, dans ces lieux sanctuarisés, viennent chercher un peu de paix et d'oxygène pour se reconstruire. Briser ce lien de confiance entre acteurs de l'accueil et migrants pour de bas motifs liés à un suivisme d'une opinion publique est indigne.

C'est probablement le moyen le plus cynique de renforcer le sentiment selon lequel ces réfugiés, quels que soient les motifs de leur venue, sont des fraudeurs en puissance. Les inciter à rester dans la rue ne pourra qu'accroître le sentiment de rejet et de haine. Si, en 1981, François Mitterrand n'avait pas bravé la pensée dominante de l'opinion publique sur la peine de mort, elle n'aurait pas été abolie alors ! Notre devoir et notre honneur sont de convaincre que cette question de l'accueil et le refus du tri des réfugiés ne sont non seulement pas mineurs, mais constituent un enjeu de civilisation. Lorsqu'il s'agit de la vie d'êtres humains en situation de fragilité, c'est la conscience de chacune et de chacun qui est interrogée.

Notre engagement commence ici et maintenant ; il commence dans une démarche visant à convaincre nos concitoyens que c'est l'essence même de la société, que nous voulons construire et laisser aux générations futures, qui est en jeu, au même titre que les questions d'environnement, car ce sont les deux faces d'une même pièce.

L'urgence de l'indignation doit être accompagnée de la persévérance de la pédagogie de cette forme d'humanité qui nous habite et doit être au cœur du courage politique des décideurs d'aujourd'hui !

C'est aussi cela, incarner la République et son avenir ! Conduire l'opinion publique, plutôt qu'être soumis à son diktat ! C'est aussi cela, dépasser les postures, le simplisme, qu'exige cette forme de démocratie de l'opinion, démocratie aussi médiatique, qui sont un déni du temps long et des valeurs qui ont pétri notre histoire hier pour bâtir celle de demain. Il est temps d'agir collectivement ! Soyons à la hauteur des exigences pour demain !

 

PAS DE SENTIMENT SÉLECTIF

« Notre préoccupation est celle de citoyens d'ici et d'ailleurs qui, par-delà nos différences philosophiques, religieuses, politiques, revendiquent que cet enjeu d'humanité nous oblige. Il n'y a pas d'indignation sélective ou de sentimentalisme à avoir, mais une politique rationnelle à fonder. » indiquent les signataires de « Réhabiliter le combat humaniste », parmi lesquels Bertrand Gaufryau et Jacques Gaillot.

 

.NOTRE DEVOIR ET NOTRE HONNEUR SONT DE CONVAINCRE QUE L'ACCUEIL ET LE REFUS DU TRI DES RÉFUGIÉS CONSTITUENT UN ENJEU DE CIVILISATION.

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19
Distribution de tracts sur le marché de Morlaix le 9 septembre dernier -

Distribution de tracts sur le marché de Morlaix le 9 septembre dernier -

Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix

Plusieurs militants du PCF seront présents sur le marché de Morlaix samedi prochain, 26 janvier, de 10h à 12h, devant la mairie et place Allende, pour alerter la population sur la situation ultra-tendue des EHPAD et la prise en charge du vieillissement et du droit à l'autonomie des personnes âgées.  

Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix
Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix

Le 30 janvier, et les jours d'avant et les mois d'après, soyons mobilisés pour une autre politique d'accompagnement du vieillissement et des EHPAD, car la situation est de plus en plus dramatique, touchant bien souvent la maltraitance institutionnelle en dépit du professionnalisme et du dévouement des personnels.

A connaître et  signer aussi, cette pétition "Dignité des personnes âgées, des moyens pour nos EHPAD !".

C'est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/ dignité-des-personnes-âgées- des-moyens-pour-nos-ehpad?utm_ medium=email&utm_source= petition_signer_receipt&utm_ campaign=triggered&share_ context=signature_receipt& recruiter=31851652 

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19

 

Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

 

ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !

 

Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.

Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.

Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.

La France devient un paradis pour les actionnaires.

L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.

 

Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s'accompagne d'angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires...

Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.

 

Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.

La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c'est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l'absence d'infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales...

Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11300 places, soit 115 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C'est insuffisant pour répondre aux demandes..

Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.

Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.

En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !

Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.

Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.

Parce que l'humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.

Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).

La fédération du Finistère du PCF s'inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par les syndicats à l'initiative de la CGT. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !

Ismaël Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF Finistère

Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:07

Le PCF aux côtés de Lula et du peuple Brésilien

Mercredi 24 janvier le Tribunal d’appel de Porto Alegre, en alourdissant la peine de l’ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva sans preuves tangibles de corruption, vient de signer un véritable acte de guerre contre la démocratie.


Ce jugement orchestré depuis le début pour empêcher Lula d’être candidat en octobre prochain à la présidentielle, alors qu’il est le principal favori dans les sondages, est une véritable caricature judiciaire.
Les mêmes qui ont favorisé le coup d’Etat institutionnel de 2016 et ont depuis dilapidé le patrimoine et la richesse du pays en détruisant les programmes sociaux au service des populations les plus défavorisées, en bradant la souveraineté nationale du Brésil, applaudissent des deux mains. Les 3,72% de hausse de la bourse de Sao Paulo à l’annonce du verdict sont là pour s’en convaincre.
Il n’en reste pas moins que le combat est loin d’être terminé. La force de Lula réside dans le peuple brésilien qui reste fortement mobilisé avec une volonté démocratique qui traverse la majorité de la société. Celle-ci n'admet pas cette condamnation sans crime et sans preuve, et n’accepte pas l’odieuse manipulation de la justice à des fins de persécution politique.


Les partis de gauche, les mouvements sociaux, les démocrates du Brésil sont plus unis que jamais, renforcés par les nombreuses luttes qui ont mobilisé les foules ces derniers mois. Leur volonté est de porter rapidement la candidature de Lula à la présidentielle afin que le Brésil reprenne la route de l’émancipation humaine avec les autres peuples latino-américains.
Face à l’intolérable, le PCF reste aux côtés de celles et ceux qui luttent et aux côtés du combat de Lula pour la justice sociale.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 13:25

Communiqué du groupe CRCE

Nous demandons au Conseil d’État la suspension de ParcourSup

vendredi 26 janvier 2018

Le 25 janvier 2018, le groupe CRCE au Sénat a demandé au Conseil d’État la suspension de la plateforme ParcourSup.

Le groupe CRCE organise un recours pour suspendre l’arrêté " PARCOURSUP ", pour défendre les droits du Parlement et le libre accès des bacheliers à l’Université

En forçant l’application de la loi sur la sélection à l’université avant son vote par le Parlement, le Gouvernement prend le risque d’une crise majeure à la rentrée
La ministre de l’enseignement supérieur a pris, le 19 janvier, un arrêté pour la mise en œuvre du traitement automatisé des données collectées par le nouveau portail " Parcoursup" qui remplace APB.

En plus des informations habituelles, ce nouveau portail permet de demander aux candidat-e-s des données sur leur parcours extrascolaire (CV, activités sportives et artistiques, attestations de formations diverses, etc.).
Ces ajouts substantiels modifient radicalement l’objectif du portail qui devient un outil aux services des établissements supérieurs pour sélectionner les étudiant-e-s qu’ils souhaiteraient accueillir. Il constitue sans conteste une application anticipée du projet de loi relatif à " l’orientation et à la réussite des étudiants " qui sera discuté par le Sénat les 7 et 8 février prochains et qui donnera aux universités ce pouvoir de sélection.

Le groupe CRCE du Sénat s’indigne de cette violation flagrante des droits du Parlement auquel le Gouvernement demande de voter une loi qui est déjà mise en application. Cette stratégie du fait accompli révèle malheureusement la fonction d’enregistrement que le Président de la République souhaite assigner à la représentation nationale.

Ce déni de démocratie et cette volonté de mettre en place le plus rapidement des dispositifs illégaux dans la plus totale improvisation mettent en danger les choix des candidat-e-s et de leurs familles.

En responsabilité, le groupe CRCE du Sénat a décidé d’organiser un recours en référé auprès du Conseil d’État pour obtenir la suspension de l’arrêté du 19 janvier 2018 qui met en place le nouveau dispositif "Parcoursup". Il agit ainsi pour contraindre le Gouvernement à respecter les droits du Sénat et pour réaffirmer son attachement au libre accès des bacheliers à l’enseignement supérieur qui est une des composantes majeures du pacte républicain.
Des sénateurs déposent un recours contre Parcoursup 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/01/26012018Article636525427612018416.aspx

 

Peut on mettre en application la loi sur l'orientation avant même qu'elle soit discutée et adoptée ? C'est ce que conteste le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste du Sénat. Il relève que " La ministre de l’enseignement supérieur a pris, le 19 janvier, un arrêté pour la mise en œuvre du traitement automatisé des données collectées par le nouveau portail « Parcoursup» qui remplace APB. En plus des informations habituelles, ce nouveau portail permet de demander aux candidat-e-s des données sur leur parcours extrascolaire (CV, activités sportives et artistiques, attestations de formations diverses, etc.). Ces ajouts substantiels modifient radicalement l’objectif du portail qui devient un outil aux services des établissements supérieurs pour sélectionner les étudiant-e-s qu’ils souhaiteraient accueillir. Il constitue sans conteste une application anticipée du projet de loi relatif à « l’orientation et à la réussite des étudiants » qui sera discuté par le Sénat les 7 et 8 février prochains et qui donnera aux universités ce pouvoir de sélection". Le groupe CRCE du Sénat "s’indigne de cette violation flagrante des droits du Parlement" et organise un recours contre le texte auprès du Conseil d'Etat.

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 13:23
Logement - 6 maires communistes de Seine St Denis en lutte contre les expulsions locatives
Six maires en lutte contre les expulsions

vendredi 26 janvier 2018

Des élus de 6 municipalités PCF de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse) étaient convoqués jeudi 25 janvier au tribunal administratif pour justifier devant le juge leurs arrêtés visant à interdire toute mise à la rue sans relogement.

Ces arrêtés ne se mêlaient pas de l’expulsion en elle-même mais demande une assurance quant au relogement des personnes expulsées, conformément au droit au logement (Constitution et traités signés par la France).

Verdict prévu le 7 février.

L’Humanité reviens sur cette convocation au tribunal administrative dans l’édition du jour.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 13:21

Analyse de Isabelle Rey-Lefebvre pour Le Monde

"Macron, le président qui voulait privatiser les HLM"

vendredi 26 janvier 2018

La journaliste Isabelle Rey-Lefebvre a analysé dans le journal Le Monde le projet d’Emmanuel Macron concernant les HLM. Elle définit son projet comme une volonté de transformer les organismes HLM en "entreprise à structure capitalistique, avec des actionnaires".

Elle cerne le projet du président de la République en deux premières étapes : Réduire les aides au logement et les loyers HLM et regrouper les bailleurs sociaux.

"Mais la réforme voulue par M. Macron va bien au-delà et vise « à faire circuler le capital ». Des mots qui ne sont pas anodins et heurtent le monde HLM : « Faire circuler le capital ? On n’en a pas, il n’y a rien à faire circuler ! », s’exclamait, le 10 janvier, Freddy Grzeziczak, président de l’office public de l’habitat de l’Aisne."

Pour Isabelle Rey-Lefebvre, Emmanuel Macron vise un changement radical de modèle économique : "Il s’agit donc de donner une valeur à ce patrimoine dans la perspective de le vendre, ce qui constituerait, selon nombre d’élus de gauche, une atteinte au bien commun. [...] Mais intégrer la vente future d’un logement social dans son plan de financement, donc le montant de son loyer, c’est envisager une cession systématique : un changement radical de modèle économique."

Retrouvez ici l’intégralité de son analyse.

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