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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 14:19
Sylvain Maillard, Macron, l'oligarchie et la chasse aux chômeurs!

Retenez bien son nom.

Sylvain Maillard. Ancien membre du RPR puis de l'UDI, aujourd'hui chez Macron. Ce chef d'entreprise veut s'en prendre violemment aux chômeurs pour les priver d'indemnités. 
Sur Internet on trouve sa déclaration de ressources: 30 000 euros, plus 12 000 € d'indemnités comme conseiller de Paris, plus son indemnité de parlementaire, plus 48% des parts de son entreprise d'un capital de presque 5 millions d'euros. 
Les revenus de son épouse n'ont pas été communiqués. On sait juste qu'elle travaille pour une société américaine.
Ses autres sources de revenus, son patrimoine ne sont pas non plus connus.

C'est ce genre de petit coq suffisant et sans scrupule plein aux as qui veulent s'acharner sur les privés d'emplois, ceux-là même que leur politique libérale et d'austérité condamne au chômage.

Jusqu'à quand allons-nous tolérer que ces pauvres types fassent la loi dans notre pays! 

Site de Europe 1: 

Le député de Paris LREM Sylvain Maillard estime qu'il faut "une pénalisation plus importante" des chômeurs "parce qu'on met beaucoup d'argent sur la table".

Le député La République en marche Sylvain Maillard a défendu jeudi sur LCI "une pénalisation plus importante" des chômeurs ne recherchant pas assez activement un emploi, soulignant que "c'est une promesse de campagne".

"La réflexion est en cours". Selon une note confidentielle du ministère du Travail citée mercredi par le Canard enchaîné, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables entraîneraitune réduction des allocations de 50% (contre 20% actuellement) pendant deux mois. Interrogé sur ce chiffre de 50%, Sylvain Maillard a indiqué que "la réflexion est en cours".

"C'est un document de travail, il y aura des discussions avec les partenaires sociaux, il y aura des discussions aussi au Parlement. Donc pour le moment, ce n'est pas un projet abouti mais en tout cas c'est une promesse de campagne".

"Une pénalisation plus importante". Pour le député de Paris, "il faut qu'il y ait une pénalisation plus importante, en tout cas une incitation, parce qu'on met beaucoup d'argent sur la table pour aider les demandeurs d'emploi (...) et de l'autre côté on veut une responsabilité plus importante". 

"Nous sommes dans une situation de profonde mutation économique. Nous avons été élus, et Emmanuel Macron a été élu, pour transformer économiquement aussi le pays. Et dans cette politique, nous avons toujours dit qu'il y aurait des efforts à faire pour l'ensemble des Français, il y aurait des droits et des devoirs", a plaidé Sylvain Maillard.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 14:11
Emmanuel Macron veut programmer la mort de la Sécurité sociale !
budget 2018.
MARDI, 21 NOVEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
Dr Fabien Cohen
Commission santé/protection sociale du PCF
Dr Fabien Cohen Commission santé/protection sociale du PCF
 

par  Dr Fabien Cohen Commission santé/protection sociale du PCF

Après la casse du Code du travail, le gouvernement Macron s’en prend à la Sécu, avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018. Ce PLFSS n’est pas seulement dans la continuité des précédents, il représente pour notre société un vrai changement de paradigme. Au-delà des mesures prises (hausse de 1,7 point de la CSG, augmentation de 2 euros du forfait hospitalier, saignée de 4,2 milliards du budget maladie de la Sécu s’ajoutant à celles des années précédentes…), c’est la Sécurité sociale de 1945, ses valeurs de solidarité et d’universalité, sa cotisation sociale, la participation de la richesse produite par les travailleurs-ses à leur protection sociale, qui sont remises en cause, après celle de la démocratie ! Après Sarkozy et Hollande, Macron veut non seulement nous imposer cette même politique d’austérité budgétaire, mais mettre un terme à la Sécurité sociale, en utilisant les PLFSS. Si les lois Bachelot et Touraine s’étaient évertuées à remettre en cause notre système de santé publique en l’étatisant et en le restructurant, pour libéraliser son économie, favoriser sa marchandisation et sa financiarisation ; celle de Macron, en poursuivant le rationnement des soins, les déserts médicaux et la casse de l’hôpital sans réponse publique… veut parachever ce projet libéral en « expérimentant » dans ces cinq prochaines années le système des États-Unis, et aboutir au « zéro pour cent Sécu », en faveur du secteur privé, des complémentaires.

Il est urgent, voire opportun pour le Medef, non seulement d’obtenir des mesures comme la suppression de l’impôt sur la fortune ou le remboursement de 13 milliards de taxes sur les dividendes, mais la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en exonération de cotisations patronales (20 milliards par an en moyenne) qui va accroître la fiscalisation de la branche maladie après celle de la famille, au détriment de la cotisation sociale…

Les parlementaires communistes ont montré à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ces jours-ci, qu’une autre stratégie est possible dès maintenant pour aller vers une « santé 100 % Sécu ». Le PCF a lancé un appel pour se rassembler contre ce PLFSS (et les suivants) et pour le 100 % Sécu. La convergence nationale des services publics a publié dans son manifeste une démarche dans ce sens, mais aussi d’autres personnalités… Il nous faut aller encore plus loin, mettre en commun pour être au niveau des enjeux et créer les conditions d’un large front pour aller ensemble vers la Sécurité sociale du XXIe siècle sur les valeurs tracées par Ambroise Croizat au lendemain de la Libération.

Dr Fabien Cohen

Commission santé/protection sociale du PCF

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 10:59
Salah Hamouri transféré dans une autre prison à titre punitif après l'interview qu'il a accordé à l'Humanité fin novembre

 Mesure punitive suite à l’interview dans l'Humanité !

Dimanche 31 décembre au matin, l’administration pénitentiaire a informé Salah Hamouri de son transfert immédiat de la prison du Néguev (Qeziot) vers celle de Meggido située au sud-est d’Haïfa. Après avoir passé une nuit dans la prison de Ramleh, il est arrivé le 1er janvier à la prison de Meggido.

Une de ses avocate a pu le rencontrer ce mardi 2 janvier. Il va bien et garde le moral malgré ce transfert pénible ainsi que des conditions de détention encore plus spartiates à Meggido que dans le Néguev. L’administration pénitentiaire lui a indiqué avoir pris cette décision en guise de mesure punitive suite à l’interview donnée par Salah Hamouri à l'Humanité via l’intermédiaire de ses avocats.

Assez de cet acharnement et de cet arbitraire sans fin que rien ne justifie, sauf des raisons qui sont uniquement politiques. La justice est foulée aux pieds. La France doit décupler ses efforts concrets pour que notre concitoyen soit rapidement libéré ! Les paroles ne suffisent pas, c'est évident.

Cela fait 133 jours que Salah Hamouri subit dans sa vie une nouvelle fois l’arbitraire, et est l'objet d'un nouvel acharnement.

133 jours qu’il est incarcéré et à travers lui, c'est l’honneur de la diplomatie française est également touché !

Lisez et partagez l'interview de Salah  http://bit.ly/2CsfR6H

Le collectif liberté pour Salah Hamouri

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 09:42
Point de vue: un appel pour abolir les armes atomiques (Ouest-France, 29 janvier 2017)

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire.

Par un collectif créé à l'appel de l'association Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN).

Les bombes atomiques, 70 000 à l'apogée de la Guerre froide, 15 000 aujourd'hui, peuvent provoquer la guerre, en Corée par exemple, et anéantir l'humanité. Un espoir cependant : le prix Nobel de la Paix couronne la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (Ican) et son action en faveur du Traité sur l'Interdiction des Armes Nucléaires (Tian), traité que 122 États de l'Onu ont voté le 7 juillet 2017.

Voulu pour abolir les armes nucléaires, ce traité est à la fois nécessaire et insuffisant. Nécessaire, car il fallait les interdire comme les armes biologiques et chimiques, les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions qui frappent indistinctement civils et militaires, commettant des crimes contre l'humanité.

Ce traité est insuffisant. Il entrera en vigueur quand cinquante États l'auront ratifié. Mais il n'engagera qu'eux. Aucun des neuf États dotés d'armes nucléaires n'a annoncé son intention de le signer. Pour les États nucléaires, deux procédures d'adhésion sont prévues : avant ou après avoir désarmé. Mais rien n'est prévu pour un désarmement multilatéral, seul moyen, pour des États qui croient à l'efficacité dissuasive des armes, d'accepter de les éliminer.

Il interdit « à jamais » les armes nucléaires sous tous leurs aspects : possession, fabrication, acquisition, hébergement, transfert, menace d'emploi, emploi « en toutes circonstances »... Mais il autorise un État à s'affranchir de ces interdictions un an après avoir invoqué des circonstances « extraordinaires » qui, soit existent déjà, soit peuvent se présenter à tout moment. Il admet donc les « politiques de dissuasion » qu'il condamne par ailleurs.

« Créer un mouvement citoyen »

Il souligne que l'emploi d'armes nucléaires serait catastrophique, mais néglige de rappeler que, selon une résolution de l'Onu du 24 novembre 1961, ce serait un crime contre l'humanité - rappel qui aurait fait de leur interdiction une norme impérative du droit international.

Enfin, il outrepasse son objet lorsqu'il affirme, comme le TNP (Traité de non-prolifération des armes nucléaires), un « droit inaliénable de tous les États parties de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », « droit » que le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (Tian) n'avait pas à interdire, mais pas non plus à proclamer.

Il n'existe aucun droit de contaminer la planète, même pacifiquement. En outre, les centrales, stocks et transports de matières nucléaires sont autant de « bombes sales » à la merci d'attentats ou d'accidents.

Continuant à moderniser ses armes pour quatre et bientôt six milliards par an, la France ne signera pas ce traité. Mais elle est tenue par le traité de non-prolifération des armes nucléaires de négocier avec les autres États l'élimination planifiée de leurs armes, sous un contrôle strict. Et mutuel. Elle doit donc s'engager sans délai pour un traité d'abolition à deux volets : l'interdiction universelle, et l'élimination totale, définitive et contrôlée des armes nucléaires.

Car il ne suffit pas d'interdire les armes nucléaires, il faut les abolir. Seul un vaste mouvement citoyen se fixant clairement cet objectif pourra y parvenir. Nous appelons à le créer.

Le collectif des signataires :

Jean-Marie Matagne, président d'ACDN ; Patrick Viveret, philosophe ; Bruno Boussagol, metteur en scène ; Françoise Boman, médecin chercheur ; Stéphane Lhomme, directeur de l'Observatoire du nucléaire ; Jean-Jacques Delfour, philosophe ; Pierre Peguin, docteur ès-sciences ; Kolin Kobayashi, journaliste indépendant ; Chantal Bourry, écrivaine ; Jacques Terracher, officier mécanicien navigant.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 08:36

Selon les calculs de Libération, la ministre du Travail est la plus avantagée au sein du gouvernement par la suppression de l'ISF sur les biens mobiliers. Elle empochera tous les ans quelque... 62.000 euros supplémentaires. Avant de les réinvestir dans l'économie française ?

Les ministres sont des contribuables comme les autres. A ce titre, les plus fortunés d'entre eux vont pouvoir bénéficier... de la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) concernant les produits mobiliers, votée par la majorité macroniste fin 2017. D'après les calculs de CheckNews de Libération, le "moteur de recherche humain" du journal, la grande gagnante de cette réforme est Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, qui devrait économiser quelque 62.000 euros.

La locataire de la rue de Grenelle fait partie des "premiers de cordée", ces détenteurs de biens mobiliers invités par Emmanuel Macron à investir dans l'économie française. Le patrimoine de la ministre présente en effet la particularité d'être très minoritairement constitué de biens immobiliers. Sur ses 7,7 millions d'euros de biens, seul 1,8 million concerne les deux maisons que possède l'ex-directrice de Business France. En revanche, Muriel Pénicaud détient beaucoup d'actions, d'assurances vie et de produits d'épargne. Le tout pour un total impressionnant de 5,9 millions d'euros. Cette somme échappera désormais au calcul de l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'ISF "light" concocté par le gouvernement. Concrètement, Libération, qui a pris conseil auprès de l'avocat fiscaliste Marc Uzan, assure que la ministre économisera désormais 62.000 euros par an. Reste à savoir si elle investira cette manne dans l'économie du pays...

Muriel Pénicaud n'est pas la seule ministre à bénéficier de cette réforme. En raison de la structure de leur patrimoine, les autres membres du gouvernement les plus fortunés économiseront toutefois beaucoup moins d'argent. Nicoas Hulot, qui possède surtout de biens immobiliers et professionnels (de toute façon pas taxés par l'ISF), pourra garder 11.500 euros supplémentaires. Quant à la ministre de la Culture Françoise Nyssen, elle se révèle gagnante à hauteur de "seulement" 3.000 euros annuels. Les autres ministres aisés, comme Edouard Philippe ou Bruno Le Maire, empocheront eux... zéro euro supplémentaire. Ils n'étaient pas imposables à l'ISF.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 08:12
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Sénatrice communiste bretonne, Christine Prunaud annonce une rentrée parlementaire délicate mais combative sur la question du droit des étrangers. 

Sénatrice du groupe CRCE (communiste, républicain, citoyen et écologiste), membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Christine Prunaud a envoyé le 8 décembre dernier, un courrier au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, dans lequel elle dénonce l'intensification de la logique répressive à l'égard des étrangers et de leurs soutiens. 

Trop occupé sans doute à rédiger son projet de loi, ce dernier n'a toujours pas répondu à l'élue de la nation. Laquelle invite à amplifier les actions de solidarité avec les exilés, afin de donner de la force au combat parlementaire qui s'annonce sur le droit des étrangers.

Les citoyens solidaires des exilés font l'objet d'une criminalisation accrue. Quelle peut être l'action des parlementaires pour contrer cette logique répressive? 

Christine Prunaud: Tous les parlementaires du groupe CRCE sont intervenus individuellement sur la question du "délit de solidarité". Nous prévoyons de le faire collectivement à la rentrée. Il faut parvenir à imposer son abrogation, bien sûr. Mais, là-dessus, les rapports de forces dans l'Hémicycle ne sont pas en notre faveur. La majorité semble ne rien vouloir lâcher et le projet de loi sur l'immigration est inquiétant sur beaucoup d'autres points. 

Lesquels?  

Christine Prunaud: L'allongement de la durée de rétention, les contrôles dans les centres d'hébergement d'urgence, le sort réservé aux mineurs non accompagnés... On se dirige vers une rentrée terrible sur les droits des étrangers. D'autant qu'il va falloir aussi combattre la proposition de loi présentée par la droite sur le placement en rétention des "dublinés"... 

Vous n'affichez pas un grand optimisme. 

Christine Prunaud: Parce que sur le terrain il est de plus en plus difficile d'agir. Les préfets, par exemple, veulent un durcissement de la loi. Mais il ne faut pas lâcher. Partout, de nombreuses personnes accueillent chez elles des exilés en bravant la répression. Dans les Côtes-d'Armor, j'interviens régulièrement pour soutenir les associations, batailler aussi sur le sort des mineurs étrangers isolés. Le gouvernement veut sortir ces jeunes de la protection de l'enfance. Tout en se défaussant complètement sur la société civile pour les prendre en charge, et en mettant des bâtons dans les roues à ceux qui les aident. C'est inacceptable.

Entretien de L'Humanité (Emilien Urbach) avec Christine Prunaud, paru dans L'Humanité du 3 janvier 2018  

 

Migrants et réfugiés. Le gouvernement fait le choix du durcissement (Christine Prunaud, sénatrice PCF des Côtes d'Armor - L'Humanité, 3 janvier 2018)
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 06:32

Pour les 100 jours d'emprisonnement du militant franco-palestinien, un rassemblement était organisé pour demander sa libération, le 2 décembre dernier, à Paris. M. Bragard

 

L'avocat franco-palestinien, en détention en Israël depuis le 23 août, a été transféré dimanche dans une prison de sinistre réputation. Et Macron est aux abonnés absents.

Emprisonné jusqu'à présent dans une prison du Néguev, l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été transféré ce dimanche 31 décembre dans la prison de Megiddo, de sinistre réputation, au sud-est d'Haïfa. Selon l'association palestinienne des droits de l'homme et de défense des prisonniers Addameer, il s'agirait rien de moins que d'une « punition ». L'information de son transfert a été confirmée indirectement par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en charge des visites aux prisonniers palestiniens et qui a annoncé que la famille de Salah ne pourrait le voir le 1er janvier, la rencontre étant annulée.

Il y a deux semaines environ, des hommes ­ peut-être des services de renseignements ­ ont fait irruption dans la cellule de Salah Hamouri avec, dans leurs mains, un exemplaire de l'Humanité. On sait que, par l'intermédiaire de ses avocats, nous avions publié une interview de Salah Hamouri le 30 novembre. Ces agents ont alors indiqué à Salah Hamouri qu'il allait être placé à l'isolement. Une forme de punition régulièrement utilisée par les autorités israéliennes contre les détenus palestiniens, mesure particulièrement inhumaine. Les représentants des prisonniers sont alors intervenus auprès de l'administration pénitentiaire pour empêcher l'application de cette décision. Mais, ce dimanche matin, les renseignements israéliens sont revenus à la charge en annonçant à Salah Hamouri son transfert à la prison de Megiddo. Il pourrait très bien se retrouver immédiatement à l'isolement.

LA DÉTENTION ADMINISTRATIVE EST, EN SOI, UN ACTE DE TORTURE MENTALE

Salah Hamouri se trouve incarcéré dans le cadre d'une détention administrative depuis le 23 août. Pour six mois, renouvelables autant de fois qu'en décide l'arbitraire de la « justice » israélienne. L'ordre a été donné par le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, qui mentionnait déjà la prison de Megiddo. La détention administrative est, en soi, un acte de torture mentale. Cité dans un livre (1), un prisonnier en fait mesurer la portée dans une lettre à l'écrivain nigérian Wole Soyinka, en décembre 1996 : « Si je dois décrire ce que nous sommes, je dirai que nous sommes des otages politiques, écrivait-il. Nous ne pouvons jamais savoir à quel moment nous allons rentrer chez nous. Ce jeu cruel du "espoir/pas d'espoir", je l'ai une fois décrit comme un mélange de roulette russe "elle m'aime/elle ne m'aime pas" et (...) une variante du thème familier "En entrant ici, abandonnez tout espoir". »

Rien ne permet d'espérer une libération prochaine puisque l'arbitraire règne. Développer l'espoir, c'est s'exposer à une terrible désillusion en cas de renouvellement de la détention administrative. Ce cercle vicieux s'apparente bien à de la torture, ce qu'avait souligné en 1998, puis en 2003 le Comité des Nations unies pour les droits de l'homme, qui s'était penché plus précisément sur la détention administrative pratiquée par Israël. Ainsi, la députée palestinienne Khalida Jarrar, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui a été placée en détention administrative le 2 juillet 2017, devait être libérée 1er janvier 2018. Mais, le 27 décembre, sans aucun motif et toujours au nom d'un dossier secret, sa détention administrative a été reconduite pour six mois. Ils sont près de 453 dans ce cas, sur les 6 154 prisonniers palestiniens (dont 311 enfants et 59 femmes), selon Addameer.

Contacté dimanche par l'Humanité concernant le sort de Salah Hamouri, le service de presse de l'Élysée n'a toujours pas répondu. La question est simple : le président de la République française intervient-il personnellement auprès des autorités israéliennes, et plus particulièrement de Benyamin Netanyahou, pour exiger la libération de notre compatriote, comme le lui demandent des dizaines de parlementaires nationaux et européens et tout autant de conseils municipaux dans l'Hexagone ? Emmanuel Macron, qui a le verbe haut s'agissant d'autres pays, est silencieux sur ce dossier. Or, la diplomatie discrète a ses limites. Il a maintenant le devoir d'informer les Français : oui ou non intervient-il ?

(1) Threat. Palestinian political prisoners in Israel. Abeer Baker et Anat Matar. PlutoPress Editions.

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 06:30

Entre le 20 octobre et le 20 novembre 1947, la commission des Activités anti-américaines auditionne onze réalisateurs, scénaristes et producteurs d'Hollywood. L'accusation n'a qu'un seul but : prouver l'appartenance de ces hommes au Parti communiste américain et l'infiltration communiste dans les studios. Condamnés, emprisonnés, les Dix sont interdits de travail. L'Humanité publie des extraits des auditions, souvent musclées, de ces hommes qui signèrent les plus beaux films d'Hollywood.

 

La liste des scénarios écrits par Lester Cole pour les studios américains est impressionnante. On lui doit Rivaux, de Raoul Walsh, le Retour de l'homme invisible ou encore Vivre libre, de James Hill. 

 

Audition de Lester Cole

 

M. STRIPLING M. Cole, êtes-vous membre de la Guilde des scénaristes ? M. COLE Je voudrais répondre à cette question et je serais très heureux de le faire. Je crois que la raison pour laquelle une question est posée est d'aider à éclairer...

LE PRÉSIDENT Non, non, non, non, non. M. COLE Je vous entends M. le président, je vousentends, je suis désolé mais...

LE PRÉSIDENT Si vous répondez par oui ou par non, alors vous pourrez donner quelques explications. M. COLE Bien, M. le président, je dois vraiment répondre à ma façon. LE PRÉSIDENT Vous refusez de répondre à la question ?

M. COLE Non, pas du tout, pas du tout. M.

STRIPLING Êtes-vous membre de la Guilde des scénaristes ?

M. COLE Je comprends la question, et je ne crois pas savoir comment je peux y répondre de façon satisfaisante pour la commission. J'aimerais pouvoir le faire.

LE PRÉSIDENT Êtes-vous capable de répondre à la question par oui ou non ou êtes-vous incapable de répondre par oui ou non ?

M. COLE Je ne suis pas capable de répondre par oui ou non. Je pourrais et je voudrais répondre à ma manière. Suis-je privé de ce droit ?

LE PRÉSIDENT Donc vous refusez de répondre à la question ?

M. COLE Non, je ne refuse pas de répondre à la question. Au contraire, j'aimerais beaucoup y répondre, donnez-moi juste une chance.

LE PRÉSIDENT Supposons que nous vous donnions l'occasion de faire une explication, combien de temps vous prendrait cette explication ?

M. COLE Oh, je dirais d'une à vingt minutes, je ne sais pas.

LE PRÉSIDENT Vingt ? Et est-ce que tout cela aura à voir avec la question ?

M. COLE Ce serait certainement le cas.

LE PRÉSIDENT Alors, répondriez-vous finalement oui ou non ?

M. COLE Eh bien, je ne pense vraiment pas que c'est la question qui nous occupe maintenant, n'est-ce pas ?

LE PRÉSIDENT Alors, passez à la question suivante.

M. STRIPLING M. Cole, êtes-vous ou avez-vous déjà été membre du Parti communiste ?

M. COLE Je voudrais également répondre à cette question. Je serais très heureux de le faire. Je crois que la raison pour laquelle la question est posée est que, à l'heure actuelle, il y a une élection à la Guilde des scénaristes à Hollywood et que pendant quinze ans, M. McGuinness et d'autres...

LE PRÉSIDENT Je ne savais même pas qu'il y avait des élections là-bas. Poursuivez et répondez à la question. Êtes-vous membre du Parti communiste ?

M. COLE Puis-je répondre à ma façon, s'il vous plaît ? Puis-je s'il vous plaît ? Puis-je avoir ce droit ?

LE PRÉSIDENT Vous êtes américain, n'est-ce pas ?

M. COLE Oui, je le suis certainement, et cela figure dans ma déclaration.

LE PRÉSIDENT Vous devriez être très fier de répondre à la question.

M. COLE Je suis très fier de répondre à la question, et je le ferai au moment que je jugerai approprié.

LE PRÉSIDENT Ce serait très simple de répondre.

M. COLE C'est très simple de répondre à la question...

LE PRÉSIDENT Vous jouez.

M. COLE Et quand je le jugerai bon, je le ferai, mais je souhaite défendre mes droits d'association...

LE PRÉSIDENT Nous allons déterminer si c'est le moment approprié.

M. COLE Non monsieur. Je pense que je dois le déterminer, aussi bien.

LE PRÉSIDENT Nous déterminerons si c'est approprié. Vous êtes excusé. Témoin suivant, M. Stripling.

TRADUCTION ROSA MOUSSAOUI

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 06:28

L'annonce de la visite du président turc Erdogan à Paris, le 5 janvier 2018, tonne comme une provocation. Elle se déroulera la veille d'une manifestation commémorant l'assassinat de trois militantes kurdes il y a cinq ans. La justice française avait pourtant mis en évidence l'implication des services secrets turcs dans ce crime.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan constitue un nouvel outrage à l'égard des familles des victimes et des Kurdes qui subissent une impitoyable guerre meurtrière. Les parlementaires et les maires du HDP ont vu leur immunité levée, ont été destitués et croupissent désormais en prison après avoir été condamnés dans des procès iniques.

La Turquie d’Erdogan est dans une situation de chaos, dans une fuite répressive permanente.

L'opposition est réduite au silence tandis que des purges gigantesques peuplent les prisons. La politique est devenue un champ de vengeance dans lequel des milices islamo-fascistes jouissent de l'impunité pour tuer et lyncher ceux qui protestent encore.

Comment dans ces circonstances affirmer que la Turquie demeure "un partenaire essentiel" ? Le devoir de la France est d'être aux côtés des défenseurs des droits humains en Turquie.

Le PCF condamne la visite du dictateur R.T. Erdogan et exprime sa solidarité totale avec tous les démocrates de Turquie. Il appelle à faire de la manifestation du 6 janvier 2018 à Paris un succès pour que Vérité et Justice soient rendues à Leïla, Sakine et Rojbin.

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 19:52
Pendant près d’un an, l’artiste subira tortures, humiliations et menaces dans la plus totale promiscuité. Julien Jaulin/Hanslucas

Pendant près d’un an, l’artiste subira tortures, humiliations et menaces dans la plus totale promiscuité. Julien Jaulin/Hanslucas

Témoignage. Autoportrait d’un prisonnier d’Assad
STÉPHANE AUBOUARD
MERCREDI, 3 JANVIER, 2018
L'HUMANITÉ

Le peintre syrien Najah Albukaï, réfugié politique en France depuis dix-huit mois, tente de faire connaître une œuvre majeure et bouleversante sur son expérience carcérale.

"Je suis né deux mois avant le coup d'Etat de Hafez el Assad en 1970. Année après année le pire s'est invité, dans nos quartiers, dans nos maisons. Et quand le pire s'invite, le pire s'installe". 

Au milieu des piliers de béton de l'université Diderot transformé le temps d'un week-end en galerie, les mots du peintre et dessinateur syrien Najah Albukaï résonnent de tout leur poids. C'est la première fois, depuis son arrivée en France il y a 18 mois, que l'artiste expose à Paris, en catimini, une oeuvre aussi majeure que nécessaire, vestiges enfouis de sa propre expérience dans le milieu carcéral syrien. Autour de lui, dans un espace qui rappelle l'enceinte d'une prison, une quarantaine d'encres, de gouaches et d'aquarelles peintes sur de simples feuilles cartonnées recouvrant les murs. Extraite à coup de kalam (crayon utilisé en calligraphie) et de pinceau, la souffrance humaine s'étale devant nos yeux comme autant de clichés photographiques en noir et blanc pris de l'intérieur.

Là, sous le regard éteint des cadavres, une centaine d'hommes décharnés attendent pour aller aux toilettes. Ici, un mégot fumant aux lèvres, un militaire pose ses pieds sur le dos d'un homme nu et agenouillé ployant sous le poids des bottes. Plus loin, un grand tableau rectangulaire raconte la promiscuité des corps tête-bêche, par centaine enchevêtrés, rappelant La Porte de l'enfer de Rodin, mais reflétant simplement la nuit sans sommeil de prisonniers allongés sur le lit de ciment. Là encore, un homme attaché par les mains et les pieds est encastré dans une chaise. "On nommait cette torture la chaise allemande" , se souvient Najah en "hommage" au nazi Aloïs Brunner, responsable du camp de Drancy près de Paris et responsable de l'assassinat de quelque 130 000 juifs d'Europe. "Un jour, un prisonnier m'a appris que lorsque le parti Baas était arrivé au pouvoir en 1966 en Syrie, Brunner avait été embauché par le régime pour enseigner son savoir-faire en matière de maintien de l'ordre", évoque celui qui fut aussi professeur d'arts plastiques à Damas. La puissance du trait traverse aussi l'histoire de l'art. Formé aux Beaux-Arts de Damas puis à Paris, Najah Albukaï en est imbibé. Sur certaines gouaches qui évoquent les camps de concentration nazis, les visages aveugles rappellent l'univers de Munch. Des fusains aux corps suspendus font écho à des études de crucifixion du 16e siècle italien. Otto Dix et ses masques à gaz s'invitent également. Des saillies dignes de caricatures de périodique se mêlent aussi à ce musée de l'horreur humaine. Mais le tout n'imite jamais et s'impose dans une unité personnelle par la force même du peintre dont les souvenirs brûlants refont surface.

"J'ai été incarcéré une première fois en 2011 pendant le printemps arabe. J'avais soutenu une manifestation d'étudiants. Mais l'expérience de la prison, je l'avais vécue une première fois enfant. Mon père, qui était ouvrier dans une raffinerie de pétrole, était communiste mais discret sur ses engagements auprès de nous. Un jour, il ne revint pas à la maison pendant une semaine. Quand il fut de retour, il avait le visage souriant mais tuméfié et ses pieds étaient gonflés. Ce n'est que bien plus tard que je compris ce qui s'était passé". En mai 2011, Najah est relâché, mais en juillet 2012, le couperet tombe à nouveau. "Je revenais de l'université en bus. Il y avait un check-point. Un soldat a pris nos passeports, il avait une liste de noms inscrits sur une feuille, le mien en faisait partie". 

L'artiste, qui avait osé moqué l'Etat syrien via ses dessins sur internet passe cette fois-ci un mois dans les geôles du régime.  "J'étais accusé de troubles à l'ordre public et affaiblissement du sentiment national!" se souvient-il. Après que sa femme a pu trouver les 1000 dollars nécessaires pour que le juge le libère, il passe les deux années suivantes en quasi-clandestinité, mais continue, sous pseudonyme, de publier ses textes et dessins sur un compte Facebook.  

"En 2014, j'ai été dénoncé. J'ai voulu partir. Un passeur m'a demandé 4000 dollars pour sortir du pays. J'ai été arrêté". Commence alors une plongée de onze mois au cœur de la folie ordinaire...." 

Procès expédié et bâclé : « Un juge me posait des questions et il notait l'inverse de mes réponses. Vous filmez des manifs, Monsieur ? Vous philosophez beaucoup, Monsieur ? » Puis l'incarcération dans la prison principale d'Aadra de Damas. « Imaginez que tous ces lieux de torture- les centres 227, 48 ou 215 – dont la simple évocation fait trembler tout Syrien, sont situés à 100 mètres de la faculté de lettres, à 60 mètres du ministère de l'Education, à 500 mètres de l'opéra ! » Pendant près d'un an, Najah subira tortures, humiliations, et menaces dans la plus totale promiscuité. « Nous étions 3000 personnes dans des espaces ne pouvant en contenir que 300. A moitié nus pour ne pas s'échapper. Mal nourris, objets de toutes sortes de maladies. Nous nous occupions tous les matins de porter les cadavres et souvent nous nous demandions quand notre tour arriverait ». Seul l'amour indéfectible de sa famille et de son épouse en particulier a permis aujourd'hui à Jajah Albukaï de nous offrir ce témoignage essentiel à la mémoire des hommes. « Ma femme a dû réunir 20 000 dollars – 100 fois son salaire- pour réussir à convaincre juges et geôliers de me sortir de là. Et obtenir l'exil. ». En octobre 2015, le peintre et sa famille ont obtenu pour 10 ans le statut de réfugié politique en France. Aujourd'hui cet artiste au talent immense tente de faire connaître son œuvre. Ce serait l'honneur de la France de l'y aider.

Stéphane Aubouard

          

 

Témoignage. Autoportrait d'un prisonnier d'Assad (Stephane Aubouard, L'Humanité - mercredi 3 janvier 2017)
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