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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 16:12
Industrie navale brestoise, état des lieux et perspectives: débat public organisé par le PCF à Brest le jeudi 25 janvier à 18h30, au Mouton à 5 pattes

Débat public dans le cadre des États généraux du progrès social http://progres-social.pcf.fr/

jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes

Place Guérin Brest.

Industrie navale brestoise, état des lieux et perspectives

PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
Bonjour

Dans le cadre de la préparation des États généraux du progrès social du PCF le samedi 3 février en

région parisienne http://progres-social.pcf.fr/nous organisons un débat sur le thème Industrie

maritime brestoise, état des lieux et perspectives (construction, réparation déconstruction navale,

EMR...) le jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest .

Face à l’offensive anti-sociale du gouvernement Macron-Philippe, comment articuler mouvement social et politique afin d’apporter une riposte efficace ? La question taraude tous les progressistes. Le PCF fait une proposition en lançant une campagne nationale « pour un nouveau progrès social pour la France ».

Sans son industrie la France ne serait pas devenue l’une des nations les plus développées, et surtout elle n’aurait pas pu répondre, en toute indépendance, aux besoins essentiels de sa population : transports, énergie, télécommunications, agroalimentaire… Or, depuis trente ans, la part de l’industrie dans la richesse produite en France est passée de 20% à 12%. Ce déclin n’est pas le résultat d’une crise mais de choix délibérés soumis au mythe de la société postindustrielle : oui, c’est bien le choix du capitalisme financier, du financement par les fonds de pension, de la rémunération folle des actionnaires qui a conduit à cette désindustrialisation.

Avec Emmanuel Macron ce choix du « laisser faire » et de la finance s’aggrave, aussi c'est en faisant converger nos analyses et nos propositions que nous construirons ensemble l'alternative politique à

Macron et à la droite !

 

Fraternellement

Pour la section du PCF du Pays de Brest

Jean Paul CAM

 
PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 16:01

"L’essentiel de ce que vous proposez est niché dans un considérant de principe : la compétitivité, qui devrait être le fil directeur des efforts communs pour l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Alors que se multiplient les signes de l’échec de la politique européenne, vous vous enfermez dans ce grigri qui masque les réalités humaines. Vous ne voyez plus les peurs, les désespoirs des femmes et des hommes, des jeunes, de nos anciens. Vous éliminez la souffrance qui rétrécit les consciences. Comment peut-on faire grandir l’amitié des peuples sur cette matrice de la guerre économique et sociale ?"

"Comment peut-on prétendre fonder les relations entre les peuples sur l’Europe des marchés, de l’austérité budgétaire et du dumping social ? Derrière le discours sur le renouveau du traité, c’est le dogmatisme néolibéral qui prévaut, ce dogmatisme qui a coupé Bruxelles, Paris et Berlin des peuples de l’Europe."

55 ANS DU TRAITÉ DE L'ELYSÉE - INTERVENTION À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Intervention prononcée le 22 janvier 2018 à l’occasion du cinquante-cinquième anniversaire du traité de l’Élysée, qui a été signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle le 22 janvier 1963 et dans le cadre de l'examen de la proposition de résolution de M. François de Rugy et plusieurs de ses collègues pour un nouveau Traité de l’Élysée et pour accroître le rôle des parlements dans la coopération franco-allemande.

M. le président. La parole est à M. André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

M. André Chassaigne. Monsieur le président, chers collègues, symbole de la réconciliation scellée entre la France et l’Allemagne, le traité de l’Élysée est l’aboutissement de la volonté et de la ténacité d’un grand homme d’État qui avait une vision pour la place de notre pays dans le monde, une vision pour un monde de paix multipolaire libéré de la soumission à l’impérialisme des États-Unis : le général de Gaulle.

Avec la contribution du chancelier Adenauer, il a voulu consacrer l’amitié des peuples français et allemand au lendemain des pages les plus sombres d’une histoire commune trop souvent cruelle et tellement sanglante.

Pour les internationalistes que nous sommes, l’amitié entre les peuples français et allemand va de soi. Nous aimons l’Allemagne : celle d’hier et d’aujourd’hui ; celle de l’est et de l’ouest ; celle de Goethe, Schiller, Heine, Mendelssohn ; celle de Marx, August Bebel, Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, celle de Thomas et Heinrich Mann, de Bertolt Brecht et de Heinrich Böll, de Christa Wolf et de Hermann Müller.

Notre Allemagne n’est pas celle des intérêts financiers défendus aujourd’hui par Mme Merkel. Comme le disent si bien nos amis de Die Linke, nous avons besoin d’une « Allemagne européenne ». L’arrogance, soit-elle française ou germanique, est un danger pour l’Europe. Nous voulons une amitié et une coopération fondées sur un idéal de paix partagé par les peuples d’Europe, un idéal imaginé, bien avant les chefs d’État et de gouvernement, par le mouvement ouvrier des deux côtés du Rhin, par de grands intellectuels et hommes politiques comme Otto Dix, Romain Rolland, Jaurès ou encore le pasteur Niemöller, un idéal à l’opposé de l’Europe d’aujourd’hui, traversée par une vague de nationalismes xénophobes qui ne font pas partie de ses valeurs.

La solidarité et la coopération franco-allemandes doivent être ouvertes aux autres nations. Notre partenariat privilégié doit contribuer à la solidarité européenne. Il se doit de construire une nouvelle vision pour notre continent qui a vocation à devenir le pilier d’un monde qui n’est plus unipolaire.

Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une Union européenne prisonnière de la religion néolibérale dont les grands prêtres nous psalmodient leurs cantiques : le traité de Maastricht, le traité de Lisbonne, le pacte budgétaire. Une nouvelle Inquisition avec sa guerre sainte : la confrontation militaire a été remplacée par la guerre économique ; les fusils, les chars et les avions ont cédé leur place au dumping social et à l’austérité budgétaire au nom de l’orthodoxie néolibérale.

Mais les victimes sont toujours les mêmes : les peuples !

Vous nous soumettez, dans ce projet de résolution, une Europe sans vision, vaste zone de circulation du capital et de production des dividendes. Une Europe sans le rayonnement qui a si souvent éclairé le monde, de la Révolution française à la révolution spartakiste.

Pas la moindre esquisse d’un projet pour la planète tout entière, d’une Europe jouant un rôle essentiel dans la construction d’une ère nouvelle, multipolaire, où les peuples seront à égalité pour enrichir notre humanité commune de leurs génies singuliers. Certes, on ne peut que se réjouir de la coopération interparlementaire entre les deux assemblées, preuve que nous pouvons travailler ensemble et aboutir à des accords. Un nouveau traité de l’Élysée ? Pourquoi pas. Mais avec un contenu fort, ouvrant sur le monde de demain, portant et inspirant un renouveau substantiel dans le cadre de notre rapport à l’Allemagne et à l’Europe en général.

Mais l’essentiel de ce que vous proposez est niché dans un considérant de principe : la compétitivité, qui devrait être le fil directeur des efforts communs pour l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Alors que se multiplient les signes de l’échec de la politique européenne, vous vous enfermez dans ce grigri qui masque les réalités humaines. Vous ne voyez plus les peurs, les désespoirs des femmes et des hommes, des jeunes, de nos anciens. Vous éliminez la souffrance qui rétrécit les consciences. Comment peut-on faire grandir l’amitié des peuples sur cette matrice de la guerre économique et sociale ?

Comment peut-on prétendre fonder les relations entre les peuples sur l’Europe des marchés, de l’austérité budgétaire et du dumping social ? Derrière le discours sur le renouveau du traité, c’est le dogmatisme néolibéral qui prévaut, ce dogmatisme qui a coupé Bruxelles, Paris et Berlin des peuples de l’Europe.

Cette résolution est aussi une ode à peine voilée au fameux modèle allemand. Un modèle fait d’austérité idéologique et de pointillisme budgétaire, d’excédents financiers insolents nourris par l’appauvrissement des autres peuples européens, avec une proportion de pauvres et de précaires en Allemagne plus importante encore qu’en France, des équipements publics qui se délabrent et des infrastructures de transport obsolètes. Votre perte de confiance, chers collègues, est telle que vous voulez cela pour la France et pour l’Europe !

Monsieur le président, collègues signataires de cette proposition de résolution, vous avez malheureusement succombé à l’hypnose néolibérale. Vous avez oublié que vous êtes les élus de la nation que Goethe admirait tant et non les petites mains sans attache patriotique au service des actionnaires dont parlait Anatole France. À l’opposé, nous voulons donner un sens positif à la relation entre nos deux pays, penser un partenariat étroit, équilibré, non exclusif, qui ne peut se réduire au couple moteur franco-allemand.

Construire une vision, affirmer une volonté politique suppose de travailler à un rééquilibrage à tous les niveaux, pour poser les fondements d’un projet européen, sans occulter les grandes questions que sont l’évasion fiscale, le poids des dettes illégitimes, une BCE au service des banques et sans action sur l’économie réelle, les inégalités sociales et territoriales, la course à l’armement au sein de l’OTAN.

Comme le disait déjà Victor Hugo en 1842, la relation entre la France et l’Allemagne est déterminante pour l’avenir de l’Europe et du monde. Elle doit être célébrée dans cet objectif, et c’est à cela qu’il faut travailler. Nous proposons une politique économique solidement fondée sur la recherche et l’enseignement, une coopération industrielle dans le respect des aspirations écologiques des peuples européens. Nous proposons une politique énergétique définie en commun où tous les pays doivent renoncer à court terme aux énergies carbonées. L’Allemagne est l’un des deux principaux pollueurs européens et nous-même devons avancer vers la concrétisation de la transition énergétique. Notre volonté partagée doit être celle d’une puissante contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, ensemble avec les autres pays européens, pour notre planète, pour le droit au bonheur et au développement de chaque être humain, il est urgent d’impulser de puissantes politiques de coopération et de co-développement, seul moyen de tarir les mouvements migratoires et d’empêcher l’abandon et la ruine des pays du Sud.

Les peuples de France et d’Allemagne doivent être à l’initiative de la définition d’un projet européen digne de ce nom, d’un projet ambitieux pour l’ensemble du continent, susceptible de donner un nouveau souffle et un sens à l’Europe. Il s’agit de construire, avec et pour les citoyens, une Europe sur des bases saines, c’est-à-dire démocratiques, sociales, écologiques. Nous croyons en une Europe sociale qui serait consacrée par un véritable traité social européen, qui ne saurait être réduit au seul couple franco-allemand, un traité porteur de valeurs et de normes protectrices de nos travailleurs, socle d’une Europe solidaire, libérée de la tutelle des marchés financiers, des dogmes du libéralisme et de l’austérité budgétaire. Seule une telle feuille de route est susceptible de renouveler la relation franco-allemande et de réorienter la construction européenne, pour un meilleur avenir des peuples.

Elle ne peut se construire à quelques-uns, autour d’un tapis vert, à la va-vite, sans associer les forces vives de nos deux nations. Imprégnons-nous de ce que disait si bien Nelson Mandela : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. » Cette vision du monde est absente de la résolution qui nous est soumise aujourd’hui. Monsieur le président, chers collègues, en ne la votant pas, nous pensons aux grands noms de notre histoire commune que j’ai nommés au début de mon intervention ; nous pensons à ceux qui ont payé de leur vie leur amour de la paix, de la liberté, leur amour des peuples français et allemand, comme Jean Jaurès, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg ! Nous voulons être dignes d’eux !

 

Retrouvez cette intervention en vidéo ici. 

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 15:45
Mahmoud Abbas à Bruxelles: l'Union européenne oublie le droit (AFPS)
Mahmoud Abbas à Bruxelles : l’Union européenne oublie le droit

http://www.france-palestine.org/Mahmoud-Abbas-a-Bruxelles-l-Union-europeenne-oublie-le-droit

Un mois et demi après la provocation de Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, entérinant ainsi les violations du droit par Israël, le Conseil européen des Affaires étrangères et sa présidente ce lundi 22 janvier ont reçu le président Mahmoud Abbas à Bruxelles.

L'AFPS ne peut hélas que constater que l'espoir d'une intervention forte de l'Europe dans ce dossier n'a pas eu lieu et que la reconnaissance de l'État de Palestine par l’Union européenne et par la France n'est toujours pas à l'ordre du jour.

Pour redonner sa place au droit, la Palestine, face aux menaces américaines, s'est naturellement tournée vers l'Europe. Elle lui a demandé la première chose qui est en son pouvoir : la reconnaissance de son État, premier pas indispensable pour affirmer une volonté de paix fondée sur le droit.

Au menu de ce déjeuner de travail, la reconnaissance demandée par la Palestine ? 70 ans après le plan de partage, l'Union européenne lui a répondu qu'elle n'était "pas prête"...

Une approche multilatérale pour construire une paix fondée sur le droit ? L'Union européenne en reste toujours à demander que la Palestine retourne négocier en tête-à-tête avec l'État d'Israël qui l'occupe militairement.

Une protection du peuple palestinien, avec lignes rouges et sanctions à la clé ? Ce point n'est même pas évoqué malgré la colonisation qui s'étend, les destructions de maisons, les centaines d'arrestations arbitraires, les morts et les blessés dans les manifestations palestiniennes.

L'Union européenne s'est contentée d’envisager de proposer à la Palestine - tout en refusant de la reconnaître politiquement - la perspective lointaine d'un accord d'association, et quelques renforcements de relations économiques. C'est à l'opposé des initiatives politiques nécessaires alors qu’il faut faire cesser l'occupation qui étrangle l'économie palestinienne.

Il est absurde de demander aux Palestiniens de donner des gages à ceux qui se sont donné pour règle de détruire le droit international, alors que la résolution 2334 du Conseil de sécurité doit s’imposer à tous et être mise en œuvre.

Il est temps que la France sorte des mots et des ambigüités. Il faut des actes forts pour une paix fondée sur le droit et non sur la loi du plus fort. Elle en a la possibilité, elle peut en donner le signal. Elle doit appuyer la Slovénie et les pays qui, comme elle, ont l'intention de reconnaître l’État de Palestine et ne pas, au contraire, les tirer en arrière. Ce n'est pas plus tard, c'est maintenant que la France doit reconnaître l’État de Palestine ! Ne pas le faire revient à accepter la violation du droit.

Le moment est venu pour la France de montrer qu'elle ne se cache pas derrière des mots mais qu’elle veut effectivement agir pour une paix réelle fondée sur le droit international.

 

24 janvier 2017
Le Bureau national de l’AFPS

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 07:24
Rojava: une utopie au coeur du chaos syrien - Projection par l'AFPS, AMD Brest, Attac, la LDH à Quimper le mercredi 24 janvier et à Brest le jeudi 25 janvier

1) ACTES en Cornouailles, l'AFPS Brest, les AMD Brest, ATTAC Brest, ATTAC Quimper, la LDH BMO, la LDH Quimper, le Patronage laïque Guérin et nous organisons des projections, suivies de débats avec les deux réalisateurs, du documentaire « Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien ».

Elles auront lieu :
- à Quimper le mercredi 24 janvier, de 20h à 21h30, aux halles Saint-François (rue Astor)
- à Brest le jeudi 25 janvier, de 19h à 20h30, au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot)

A Brest, l'association de cinéma Termaji a bien voulu prêter main forte pour assurer la technique.

L'affiche est ici : plguerin.fr
 

2) plusieurs organisations se sont réunies pour mettre en place un « forum social brestois » !

Elles vous invitent ainsi à Brest :
- le vendredi 2 février à 20h à une projection de cinéma aux Studios (136, rue Jean Jaurès)
- et le samedi 3 février à partir de 14h à la faculté Segalen (20, rue Duquesne) pour plusieurs débats. A partir de 18h30, suivra une soirée conviviale au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot) !

Le programme complet est disponible là : ForumSocialBrestois

Version pdf ici :http://cgtepbretagne.reference-syndicale.fr/files/2018/01/FORUM-SOCIAL-Programme.pdf

 


Il y a à faire : n'hésitez pas à participer à ces événements, et peut-être nous contacter pour faire des choses ensemble !

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi participer à nos actions de façon financière, en nous aidant à réserver des salles, du matériel, éditer des tracts, payer les frais de déplacement d'intervenants, et ainsi nous permettre d'organiser d'autres initiatives. 
 
Toutes les informations sont disponibles ici : participer.tout-a-faire.fr
Rojava: une utopie au coeur du chaos syrien - Projection par l'AFPS, AMD Brest, Attac, la LDH à Quimper le mercredi 24 janvier et à Brest le jeudi 25 janvier
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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 06:51
Le PCF appelle la France à agir de manière résolue contre l'agression du peuple kurde par le régime d'Erdogan

Les récents évènements placent à nouveau le Kurdistan au cœur de l’actualité.

L’agression criminelle de la Turquie contre le canton d’Êfrin (nord de la Syrie) vise sans ambiguïté à éliminer les combattants kurdes qui, avec la coalition internationale, ont infligé une déroute à Daesh et mis en place des institutions démocratiques qui promeuvent le progrès social, le féminisme, l’écologie et la paix. La Turquie ouvre ainsi un nouveau chapitre meurtrier de la guerre en Syrie, lourd de conséquence pour tout le Moyen-Orient.

Parallèlement, R.T. Erdogan poursuit la polarisation, la fragmentation et la radicalisation de la Turquie. Exerçant un pouvoir dictatorial sans partage, il interdit toute forme de dissensus politique et qualifie de « traîtres » ou de « terroristes » tous les démocrates s’opposant à lui. La guerre contre les Kurdes a été relancée provoquant la destruction de villes, la mort de centaines de personnes et l’exode de 500 000 d’entre eux. La force de résistance demeure le HDP (Parti Démocratique des Peuples). L’Assemblée de Turquie a levé l’immunité parlementaire des députés HDP dont 18 ont été incarcérés et risquent des peines extrêmement lourdes de prison. 86 de leurs maires sont destitués et emprisonnés à côté de 5 000 cadres de leur organisation. Dans des conditions très difficiles, le HDP devrait tenir son congrès le 11 février 2018. Notre parti y sera représenté.

Enfin, après l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013, le procès qui devait se tenir n’aura pas lieu en raison du décès du présumé coupable. Comme l’ont montré l’instruction et des révélations récentes, l’implication des services secrets et de l’État turc est avérée. La France se doit de poursuivre dans la voie judiciaire afin de traduire les commanditaires devant les tribunaux. Parallèlement, le Tribunal permanent des Peuples tiendra en mars 2018 deux audiences à Paris afin de juger les crimes de la Turquie au Kurdistan.

Le peuple kurde connaît une période de versatilité meurtrière et un environnement brutalisé qui hypothèquent les acquis de ces dernières années. Le PCF entretient des liens d’amitié et de solidarité avec les Kurdes depuis de nombreuses années.

 

 

Afrin : Toute intervention militaire turque ouvrirait un nouveau chapitre de la guerre en Syrie (PCF)

L'enclave kurde d'Afrin en Syrie est en danger. Les forces turques bombardent depuis plusieurs jours maintenant ce territoire et une invasion est imminente. Le président turc, R.T. 
Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale, a juré la perte de l'expérience démocratique kurde du nord de la Syrie (Rojava) dont les combattants ont été au premier rang dans la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique. R.T. Erdogan, après avoir soutenu les groupes djihadistes, menace de semer à nouveau la violence dans une Syrie déjà meurtrie.
La France qui recevait, voici quelques jours, le président turc, l'Union européenne, mais aussi les pays engagés dans la coalition, les Nations unies doivent, dans l'urgence, peser de tout leur poids pour dissuader la Turquie de poursuivre dans cette voie qui ne ferait qu'ouvrir un chapitre supplémentaire à la guerre qui déchire la Syrie.
Le Parti communiste français (PCF) en appelle au président de la République, Emmanuel Macron, et à toutes les forces démocratiques, pour s'élever contre cette nouvelle agression turque contre le peuple kurde et l'intégrité territoriale de la Syrie.

Parti communiste français
Paris, le 19 janvier 2018

AFRIN : STOPPONS L’AGRESSION CRIMINELLE DE LA TURQUIE

La Turquie vient de lancer une sauvage agression dans le canton d’Afrin (Syrie) peuplé de Kurdes, d’Assyro-Chaldéens et d’Arabes. Les tirs d’artillerie, les bombardements de l’aviation ont ce dimanche 21 janvier 2018 fait 8 morts parmi les civils et de nombreux blessés. L’offensive s’est concentrée sur la ville d’Afrin, des villages environnants et un camp de réfugiés. Les forces turques présentent au sol encadrent plus d’un millier de djihadistes issus d’Al Nosra ou d’Al Qaïda.

La Turquie tente par tous les moyens d’instaurer la terreur contre un peuple qui n’a jamais constitué le moindre danger pour Ankara si ce n’est de tenter de bâtir une société démocratique et pacifique.

Cette invasion ouvre un nouveau chapitre de la guerre en Syrie alors que la lutte contre l’État Islamique semblait arriver à son terme. Les Kurdes ont joué, aux côtés de la coalition, un rôle déterminant dans l’éradication de la barbarie obscurantiste. La Turquie sème le chaos dans une Syrie déjà meurtrie par 7 années de guerre et viole la souveraineté d’un État souverain.

Le Parti Communiste Français condamne cette agression, appelle à la mobilisation et à l’union de toutes les forces démocratiques afin d’exprimer notre solidarité avec les populations d’Afrin.

À la demande de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira en urgence le 22 janvier 2018. La France, l’Union Européenne, les membres de la coalition doivent condamner l’invasion turque, exiger l’arrêt des combats et le retrait immédiat des forces d’occupation.

Comme pour le Kurdistan Irakien, le nord de la Syrie doit être placé sous protection des Nations Unies, seul moyen d’assurer la sécurité des populations civiles.

Parti Communiste Français

21 janvier 2018

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 21:36
Paradis fiscaux: l'Europe fait marche arrière (Martine Orange, Médiapart, 23 janvier 2018)
Paradis fiscaux: l'Europe fait marche arrière
 PAR 

Deux mois après avoir établi sa liste noire des paradis fiscaux, l’Europe a déjà décidé de la revoir à la baisse. Le Panama, Dubaï et Macao sont retirés de ce classement et redeviennent très fréquentables. Le cirque de la prétendue lutte contre l’évasion fiscale continue.

 

Cela devait être la réponse exemplaire de l’Europe au scandale permanent des paradis fiscaux. En réaction à la publication des « Paradise Papers », qui suivaient les LuxLeaks, les « Panama Papers », les Malta Files, etc., Pierre Moscovici, désormais commissaire européen chargé des affaires économiques et financières, promettait une réponse intransigeante, en créant une liste noire des paradis fiscaux. « Il est important que cette liste sorte (...) en 2017, il faut qu'elle soit crédible, à la hauteur, qu'elle soit consistante et il faut qu'il y ait des sanctions appropriées pour les pays qui appartiendraient à cette liste noire », expliquait-il alors. Deux mois après sa parution, la Commission européenne a déjà entrepris de la réviser… à la baisse.

Mardi 23 janvier, les ministres des finances de l’Union européenne ont décidé de retirer huit pays sur les dix-sept qui composaient la liste noire des paradis fiscaux, présentée le 5 décembre. Parmi les pays désormais « blanchis » par la Commission figurent la Tunisie, la Corée du Sud, la Mongolie mais aussi le Panama, les Émirats arabes unis (EAU), Macao et les îles de la Grenade et de la Barbade.

Les autorités ont fourni des engagements « par des lettres signées à un très haut niveau », indique le communiqué du conseil des ministres des finances pour justifier cette révision hâtive. Ces États vont désormais être inclus dans la liste « grise », comprenant une quarantaine de pays qui se sont engagés à changer leurs pratiques ou leur législation.

 

« Cela prouve que la liste noire fonctionne », a estimé le ministre des finances bulgare, Vladislav Goranov, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union pour six mois. Les pays en cause « ont travaillé dur pour s’engager à réformer leur politique fiscale ». De son côté, le ministre français des finances, Bruno Le Maire, s’est rapidement réjoui sur Twitter de cette révision : « La pression européenne a apporté ses premiers résultats ! »

Pour tous ceux qui espéraient que la liste européenne n’était qu’un premier pas vers une lutte plus ferme contre l’évasion fiscale, la décision européenne fait l’effet d’une douche froide. Car tout cela a un fâcheux air de déjà-vu. Comment ne pas penser au précédent de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE, qui avait été vidée de toute substance en quelques mois ? « L'Union européenne semble très pressée de retirer des États de la liste noire, mais elle ne dit rien sur les raisons qui ont motivé cette décision et quels engagements concrets ont été pris par ces États. Ce manque de transparence décrédibilise l'action de l'Union européenne pour lutter contre l'évasion fiscale », a réagi Marion Aubry, porte-parole de l’ONG Oxfam.

Mélangeant allègrement dispositifs d’allègements fiscaux ciblés et vraies pratiques d’évasion fiscale dans ses critères d’évaluation, la Commission européenne avait surpris, lors de la publication de sa liste, par ses choix très sélectifs. Il y avait beaucoup d’absents. Mais il est vrai que la liste avait été raccourcie par avance puisque, comme l’a assuré le commissaire européen des finances, Pierre Moscivi, « il n’y a pas de paradis fiscal en Europe ». En revanche, certains pays s’y trouvaient inscrits, sans que l’on en comprenne très bien les raisons.

Ainsi, beaucoup se sont interrogés sur la présence de la Tunisie dans cette liste. Ce pays n’est pas réellement réputé pour ses activités offshore, ses pavillons de complaisance, ses juridictions opaques. Mais il a instauré depuis 1972 un système fiscal préférentiel, limitant l’impôt sur les sociétés à 10 % pour toutes les entreprises dont l’activité est tournée vers l’exportation. Un régime assez habituel dans nombre de pays émergents. Mais cela a suffi à justifier le classement de la Tunisie comme paradis fiscal, comme l’adétaillé Romaric Godin.

Le classement de la Corée du Sud en paradis fiscal avait paru tout aussi incongru. Ce pays, s’il a instauré des mesures de soutien à l’exportation et pour la protection intellectuelle, n’a jamais figuré parmi les trous noirs de la finance internationale. Depuis 2011, un traité de libre-échange a même été signé entre l’Union européenne et Séoul. Voir la Tunisie, la Corée du Sud et la Mongolie sortir de cette liste apparaît donc aujourd’hui comme une correction d’erreurs inavouées, erreurs faites lors de l’établissement d’une liste construite à la va-vite et selon des critères assez approximatifs.

Mais comment justifier le retrait de la liste du Panama, des Émirats arabes unis, de Macao, des îles de la Grenade ou de la Barbade ? Quel que soit le critère retenu, il s’agit bien de vrais paradis fiscaux, dans le plein sens du terme.

 

Nul besoin de présenter le Panama. Même avant les « Panama Papers » et la saga de la firme juridique Mossack Fonseca, le territoire panaméen était répertorié de longue date comme une plaque tournante de la finance offshore, recyclant à tour de bras les milliards cachés issus des trafics et de la fraude fiscale. Même si le Panama a promis, après le scandale des « Panama Papers », une meilleure collaboration avec les autres pays, il a fallu attendre le 15 décembre 2017 pour que le territoire accepte de signer une convention internationale dans laquelle il s’engage à transmettre automatiquement les données des étrangers disposant d’avoirs chez lui. Officiellement, il n’y a donc plus de secret bancaire au Panama.

Cette seule signature semble avoir suffi à rassurer l’Union européenne. Sans attendre, celle-ci a pris la décision de retirer le Panama de sa liste noire. La prudence aurait exigé d’attendre d’obtenir ne serait-ce qu’un début de preuve de la réelle volonté de transparence du territoire sud-américain. En 2009, le Panama s’était fermement engagé à abandonner son statut de paradis fiscal. Monaco et le Liechtenstein, en outre, s’étaient même portés caution des bonnes intentions panaméennes. C’est dire ! Cela avait permis au Panama de sortir en quelques mois de la liste noire de l’OCDE, sans rien changer.

L’effacement des Émirats arabes unis du classement européen des paradis fiscaux n’a même pas l’alibi d’un quelconque traité. Officiellement, aucune convention d’échanges automatiques de données, aucun engagement n’a été pris : les Émirats arabes unis restent un pur paradis fiscal, même en s’en tenant aux seuls critères européens. Depuis des années, les entreprises et les investisseurs étrangers installés aux Émirats bénéficient d’une fiscalité zéro. Surtout, Dubaï a créé une industrie de l’évasion fiscale, garantissant une opacité totale et un secret bancaire absolu à tous ceux qui ont envie de cacher leurs avoirs et/ou leurs opérations inavouables. Ces pratiques n’ont pas changé en deux mois. Est-ce parce que certains grands groupes européens comme ArcelorMittalou Airbus ont découvert depuis longtemps l’intérêt de la plateforme financière de Dubaï, ou parce qu’il est urgent de ne pas froisser un ami de l’Europe dans ces temps troublés, qu’il a été décidé de retirer les EUA de la liste noire européenne ? En un tournemain, en tout cas, Dubaï est redevenu très fréquentable.

Le retrait de Macao, des îles de la Grenade et de celles de la Barbade est tout aussi inexplicable. Ces territoires restent des trous noirs de la finance. Mais il y en a bien d’autres, comme Singapour réputé pour son secret bancaire total, les îles Vierges, le Vanuatu, les Bahamas, Saint-Christophe-et-Niévès (la liste est non exhaustive), sans parler des îles Anglo-Normandes qui, étrangement, n’ont pas été retenues dans la première liste européenne. Peut-être les ministres européens ont-ils jugé plus simple de réviser leur “intransigeance” à la baisse plutôt qu’à la hausse ?

Pour l’Europe, le problème des paradis fiscaux, des trous noirs de la finance et de l’évasion fiscale ne se résume désormais plus qu’à neuf confettis du bout du monde : les Samoa, les Samoa américaines, l’île de Guam, Bahreïn, les îles Marshall, la Namibie, les Palaos, Sainte-Lucie et Trinité-et-Tobago. Tant qu’à faire, les ministres européens des finances auraient dû faire plus simple et s’aligner tout de suite sur la liste noire de l’OCDE. Celle-ci ne comporte plus qu’un seul nom : Trinité-et-Tobago. Cela leur aurait permis de déclarer tout de suite, comme en 2009 : « Les paradis fiscaux, c’est fini », et pour nous de mettre un terme plus rapidement à ce cirque qui prend tous les Européens pour des imbéciles.

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 21:31
Carrefour : 
50 milliards de chiffre d'affaires
100 millions par an au titre du CICE
2400 suppressions d'emplois
Cherchez l'erreur...

Carrefour vient d’annoncer, un plan de transformation de l’entreprise au nom de la concurrence internationale.

Les salariés s’étaient déjà mobilisés en décembre et ils ont raison.

2400 « départs volontaires » au siège de Carrefour c’est autant de suppressions d’emplois et d’externalisations de services. Mais c’est aussi l’incertitude pour les salarié-es de 5 hypermarchés destinés à la mise en gérance et ceux des 273 magasins de proximité mis en vente (et fermés en cas d’absence d’acquéreur).

Rien ne justifie ce plan social.

Avec ses 115 00 salarié-es en France, des hypermarchés et plus de 800 magasins de proximité, Carrefour a fait plus de 40 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2016 et offre environ 500 millions d’euros par an à ses actionnaires. Pire, l’entreprise a été aidée par l’État à hauteur de 1,2 milliards d’euros de fonds publics (CICE, exonérations sociales et fiscales) en trois ans. C’est inacceptable.

 

Plutôt que de rester « vigilant » sur l’accompagnement de chaque salarié concerné, Bruno Lemaire devrait commencer par demander des comptes sur l’argent public perçu par Carrefour et utilisé aujourd’hui pour rémunérer des actionnaires et supprimer des emplois.

Avec les salarié-es mobilisé-es, avec les consommateurs, le PCF sera de toutes les mobilisations pour s’opposer aux mauvais coups du pouvoir Macron/Philippe, au service des profits des grands groupes.

A l’image des ventes directes de fruits et légumes qu’il organise chaque année, le PCF veut promouvoir des modes de productions et de consommation respectueux du travail des hommes et des femmes, comme de l’environnement.

Indigne: Carrefour surfe sur les ordonnances Macron pour booster ses profits (PCF)

Les députés communistes ont jugé mardi "révoltante" et "inacceptable" l'annonce faite par Carrefour de la suppression de 2.400 postes dans les sièges du groupe via un plan de départs volontaires. "Cette annonce pour nous, elle est révoltante, elle est inacceptable et je crois que les salariés vont se mobiliser dans les jours qui viennent", a affirmé Pierre Dharréville, l'un des porte-parole des députés communistes lors d'un point de presse. "Carrefour est une grande multinationale qui je crois a les épaules solides malgré les annonces qui ont été faites (..) qui adopte une stratégie qui est finalement d'externaliser les coûts" en supprimant des emplois et "en organisant la franchisation d'un certain nombre d'enseignes jugées les moins rentables", a ajouté l'élu des Bouches-du-Rhône. "On est en train une fois de plus de faire payer aux salariés des stratégies d'entreprise qui sont décidées en haut lieu en faisant fi de tout ce qu'ils ont donné", a-t-il dénoncé. Selon lui, Carrefour a en outre "utilisé les dispositions des ordonnances" sur le droit du travail et "non content de supprimer des emplois, on va en plus le faire dans des conditions qui sont avec des droits minimum pour les salariés qui vont être concernés et en ciblant particulièrement sans doute les seniors". L’entreprise a dévoilé mardi un plan de transformation pour s'adapter aux nouveaux modes de production et de consommation. Le plan du géant de la distribution passe notamment par la suppression de 2.400 postes en France via un plan de départs volontaires, ainsi qu'une réduction de coûts de deux milliards d'euros et un virage vers le commerce en ligne et le bio.

Indigne: Carrefour surfe sur les ordonnances Macron pour booster ses profits (PCF)
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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 21:24
Soutien aux réfugiés. La police piège Cédric Herrou
ÉMILIEN URBACH
MARDI, 23 JANVIER, 2018
L'HUMANITÉ
Depuis le 5/décembre, Cédric Herrou attend une réponse à sa demande de nullité. Valery Hache/AFP

L’agriculteur a été arrêté pour la neuvième fois, jeudi, et retenu 26 heures. Un coup monté.

Après la diatribe anti-solidaires du président Macron, mardi dernier, à Calais, les intimidations policières à l’encontre de ceux qui tendent la main aux réfugiés, dans les Alpes-Maritimes, continuent de plus belle. Cédric Herrou, paysan emblématique de la bataille pour la défense des droits des réfugiés à la frontière franco-italienne, en a fait, une fois encore, les frais ce jeudi 18 décembre. L’agriculteur s’est fait arrêter au péage de La Turbie, sur l’autoroute A10, alors qu’il se rendait à Nice pour livrer les produits de son exploitation à quelques commerçants. Il a été placé en rétention pendant 26 heures pour avoir contrevenu au contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre en Italie.

La justice n’est pas tombée dans le panneau et a finalement ordonné la libération du paysan

Pour se rendre à Nice, Cédric Herrou doit, depuis cet été, suite à son interpellation, à Cannes, en compagnie de 156 demandeurs d’asile, suivre les routes sinueuses de l’arrière-pays. Mais les intempéries de ces derniers temps avaient rendu la route impraticable. Seule solution pour faire ses livraisons d’œufs extrafrais et de tapenade : descendre la vallée de la Roya jusqu’à Vintimille pour prendre l’autoroute. En chemin, l’agriculteur est d’abord suivi de près par une voiture de police italienne. Arrivé au péage, il remarque la présence de policiers en civil et d’une voiture banalisée d’où on le filme. « Je me suis tout de suite dit que cette livraison allait mal tourner », avoue le citoyen solidaire, sans se cacher d’avoir eu peur de finir, cette fois-ci, en prison. Quelques kilomètres après Menton, pas moins de dix policiers lui sont tombés dessus, le faisant sortir de son véhicule, le plaquant contre un camion et lui passant les menottes dans le dos.

« On a tendu un piège à mon client, s’insurge Zia Oloumi, l’avocat de Cédric Herrou. Il avait fait parvenir un fax à la préfecture pour prévenir qu’il était obligé de suivre cette route suite aux éboulements de la semaine dernière et avait déjà eu affaire aux gendarmes mobiles la semaine précédente. » Mais les policiers ont omis d’en informer la juge d’instruction qui a reçu Cédric le lendemain de son arrestation. « Ils ont également adapté leur déposition à la mienne pour me coincer, déclare l’agriculteur. Leurs déclarations ont changé pendant la nuit de mon placement en rétention. » La justice n’est heureusement pas tombée dans le panneau et a finalement ordonné la libération du paysan. Depuis le 5 décembre, ce dernier attend une réponse à sa demande de nullité dans la procédure qui a ouvert la voie à ce contrôle judiciaire.

Journaliste
Soutien aux réfugiés: la police piège Cédric Herrou (L'Humanité, 23 janvier 2018)

2017 vue par Cédric Herrou, citoyen de la vallée de la Roya solidaire des migrants.

« Au cours de l’année, mon domicile est devenu une terre d’asile, “la terre de l’homme fou qui aide sans réfléchir”, disait Ousman, venu du Tchad. Seulement trois hectares de terre protégeant des hommes et des femmes poussés par la volonté de vivre. Un “camp” pour certains, une utopie pour d’autres. Le préfet n’est pas la justice, seule la justice peut entrer en propriété privée. Ici les Noirs pourchassés devenaient des hommes ayant des droits, et le préfet n’en voulait pas.

Cette terre de paix s’est transformée au fil des mois en camp retranché. Ce refuge s’est vu encerclé par les forces armées de l’État français. Jour et nuit, ils étaient des dizaines d’hommes à se relayer pour épier, surveiller, traquer. Sur les routes, les hommes armés ont encerclé le havre de paix, empêchant femmes, hommes et enfants d’accéder aux droits fondamentaux de notre République. L’État est devenu la terreur des faibles. Ici ce n’est plus la France. Ici c’est le Soudan, l’Érythrée, le Tchad, la Somalie, ici, c’est la Libye.

Ça fait peur parfois, surtout la nuit, quand on entend la porte grincer. C’est la nuit qu’on imagine le pire, les rêves font resurgir les émotions de la journée. Les pas du chat noir sur le parquet deviennent des pas de gros gaillards aux crânes rasés. Le bruit du vent dans les arbres devient une perquisition musclée. Le glapissement enroué du renard se transforme en hurlements d’une jeune femme perdue dans la forêt.

Nous étions comme des marins sur un bateau se battant contre le vent violent. Le bateau gîtait à la limite de dessaler :  vus du bateau nous avancions, vus de la terre nous reculions. Les courants nous trompaient. Deux mondes se battaient, le nôtre, sans arme ni violence, et celui orchestré par le préfet. Mais quand on n’a pas d’armes, on utilise ce qu’on a de plus fort en soi, le bon sens, l’amour  et la fraternité.

Briser le bateau d’un marin ne le tue pas, mais lui donne la rage. Pas la rage à laquelle vous pensez, celle qui rend le monde aigri, mais celle qui fait qu’on se sent en vie, celle qui donne envie de se battre pour l’amour de naviguer où bon nous semble.

En début d’année, ma volonté était que l’État prenne le relais, qu’il était de son devoir  de protéger toute personne  en danger. Puis les morts  à la frontière franco-italienne se sont banalisées, la police  et la justice sont devenues  les bras armés d’une politique dérivante et discriminante.  Le pas a été franchi,  je ne pourrai plus rien attendre de cet État, mais je garde confiance en vous, acteurs  de notre société. Que l’année 2018 soit l’année de convergence des luttes, pour que la France redevienne celle des droits des femmes et des hommes, pour  que la politique redevienne  au service du peuple.  Ne nous décourageons  pas, la lutte restera belle  tant que nous aurons confiance en elle. »
 

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 21:09
Marie-Pierre Vieu, députée européenne communiste

Marie-Pierre Vieu, députée européenne communiste

L'homme n'est jamais en reste d'une amabilité vis-à-vis de ses anciens partenaires qui l'ont soutenu aux présidentielles de 2012 (alors qu'il ne représentait pas grand chose à l'époque comme force organisationnelle) et de 2017 (sans les 380 parrainages d'élus communistes, le leader de France Insoumise ne se présentait, sans nos voix, il n'atteignait pas ses 19,5%).  
 
Qu'il se rassure, et ses supporters aussi: le mépris est largement réciproque. 
 
Et nous ne pouvons plus supporter ce démagogue qui se donne de grands airs et balaie allègrement au fil de ses discours plein de fiels et de ses pratiques les valeurs de la gauche de Jaurès: respect de l'autre, fraternité, internationalisme, esprit de rassemblement pour les intérêts populaires, stratégie de classe, refuser de céder un pouce à la droite, à l'extrême-droite, aux nationalistes.    
 
Heureusement que Marie-Pierre Vieu occupe le poste de parlementaire européen, comme elle devait le faire en tant que numéro 2 de la liste.  C'est toujours cela de donner en moins à un homme qui remet même en question le principe des aides communautaires privilégiés pour le développement des pays les plus pauvres de l'Europe. 
 
Pleine solidarité à Marie-Pierre Vieu contre ce malotru! 
 
Commentaire de Jean-Luc Mélenchon en date du 22 janvier 2018 :
 
"Ce que vaut le bla-bla unitaire de cette direction du PCF : au Conseil régional d'Occitanie, le PCF et EELV quittent le groupe commun que nous formions pour en créer un autre, sans nous évidemment. Aussitôt, le PS nous retire tous les moyens de vie de groupe. Cette lamentable équipe nationale du PCF est celle qui nous a déjà volé notre siège au Parlement européen désormais usurpé par Marie-Pierre Vieu, championne de la double pensée : unitaire en parole et sectaire en acte. Après l'usurpation d'identité en Corse, cet épisode n'a qu'une conclusion possible :  aucune confiance devant de telles pratiques."

 

Occitanie - Nord Catalogne : Les nouvelles insultes de Mélenchon contre le PCF et l'eurodéputée communiste Marie-Pierre Vieu
Blog de Nicolas Maury, Perspective communiste: 

 

La rupture du groupe "Nouveau monde en commun" (EELV-PCF-PG/FI/Ensemble) a crée un fort émoi bien au-delà des frontières régionales de l'Occitanie-Catalogne Nord. Jean-Luc Mélenchon nous gratifiant d'une nouvelle sortie contre les élu.e.s du PCF et au passage contre l'eurodéputée Marie-Pierre Vieu
 
Le groupe "Nouveau Monde En Commun" n’existe plus. Les Écologistes et les communistes ont constitué un nouveau groupe au sein du conseil régional. Un groupe excluant les représentants de la France Insoumise. Ainsi les 4 élu.e.s (Myriam Martin, Liem Haong Noc, Guilhem Serieys et Jean-Christophe Sellin) se retrouvent sans groupe. 

Et c'est à cette situation que l'autoproclamé grand leader des masses, Jean-Luc Mélenchon, c'est permis une nouvelle sortie anticommuniste visant les élu.e.s régionaux et Marie-Pierre Vieu, eurodéputée accusée d'avoir "volé" le siège de Melenchon au Parlement européen (sic). On ne reviendra pas sur le principe du scrutin de liste qui permet, en cas de démission du numéro 1 de faire monter le numéro 2 à sa place. Il ne s'agit que de tambouille réglementaire. 

Mais Mélenchon oublie de dire que son groupe d'insoumis.e.s négociait depuis un petit moment la constitution de son groupe propre et surtout du maintient des présidences de commissions, en secret avec la triste Carole Delga (Présidente PS et pro-Valls de la région). 

Voici quelques correspondances disponibles :

 

 
Un compte rendu d'une séance plénière de juin 2016 

Ici Guilhem Serieys (FI) demande une suspension de séance, hors sans être président de groupe, impossible de la demander. 

Pour constituer un groupe, il faut 7 élu.e.s et la FI ne dispose que de 4 élu.e.s issue de la liste d'union de la gauche conduite par le PS. La tentative de création de ce groupe PG/FI/Ensemble en juin 2016 a avorté du fait de la présence d'élu.e.s En marche (4). 

Ce n'est pas la première fois que les PG/FI constituent des groupes propres, les régions Nord-Pas-de-Calais et Île de France avaient vues des élu.e.s PG/FI rompre des coalitions Front de gauche.

 

 
Et enfin, un mail interne à Ensemble! (FI) montrant les tambouilles entre les ami.e.s de Jean Luc Mélenchon et la socialiste Carole Delga.

 

 
Du côté des nouveaux « Nouveau Monde », c’est une toute autre version des faits. 

Le co-président du groupe, le communiste Nicolas Cossange, dément catégoriquement toute absence d’information préalable. Guilhem Serieys déclare avoir été informé par le cabinet de la présidence de Région de l’existence du nouveau groupe. Nicolas Cossange « s’inscrit totatalement en faux » et affirme que la création de Nouveau Monde « fait suite à une réunion avec eux ». 

Cette « réunion a eu lieu dans les locaux du parc des expos de Montpellier avant l’assemblée plénière de décembre dernier ». 

Le co-président de Nouveau Monde soutient la création d’un groupe réduit au 4 ex-Nouveau Monde En Commun. Le règlement intérieur de l’assemblée régionale fixe à 7 le nombre d’élus nécessaire pour constituer un groupe. Mais Nicolas Cossange est favorable à un aménagement des règles. 

Nicolas Cossange n’éprouve aucun regret sur le fond. Le seul remord concerne Myriam Martin à qui il a été proposé 4 fois de rester avec les écologistes et les communistes. Mais, à part cette tentative de « sauvetage », Nicolas Cossange estime que le divorce est une simple formalité administrative. Il est surtout consommé depuis longtemps. Bref, il s’agit de prendre acte de différends politiques profonds et anciens. 
Nicolas COSSANGE, communiste, a été élu Conseiller régional en 2016 pour la Région OCCITANIE Pyrénées Méditerranée

Nicolas COSSANGE, communiste, a été élu Conseiller régional en 2016 pour la Région OCCITANIE Pyrénées Méditerranée

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à propos de la situation en Région Occitanie :


"La création le 21 décembre dernier du nouveau groupe "Nouveau Monde", associant les composantes communistes, écologistes et républicaines d'Occitanie, vient de provoquer avec retard des réactions polémiques, sans rapport avec la réalité des efforts unitaires déployés par les communistes de la Région Occitanie. Je veux assurer les élu-e-s régionaux communistes, Marie-Pierre Vieu, parlementaire européenne, les dirigeant-e-s départementaux-ales- du PCF et, à travers eux, les communistes de la Région, de mon soutien dans cette période. La région Occitanie est la seule région où l'ensemble de la Gauche a pu construire une majorité de progrès au lendemain des élections régionales de 2015. C'est ce qui a guidé les communistes lors de la constitution de la liste du premier et du second tour.

C'est ce qui a guidé les élu-e-s communistes dans la constitution du premier groupe « Nouveau Monde », qu'ils ont voulu dans la continuité de la liste, avec la participation de toutes les composantes, Communiste, Front de gauche, Écologiste et France Insoumise.

C'est aussi ce qui a guidé les élu-e-s communistes dans la mise en œuvre de la politique régionale et de toutes les décisions progressistes prises.

Des différences de positionnement très importantes sont apparues et se sont aggravées ces derniers mois.

Nous n'avons jamais considéré ces différences comme insurmontables et avons œuvré a maintenir l'unité de ce groupe, jusqu’à ce que devienne impossible la poursuite en commun de ces objectifs. Prenant acte de cette situation, et face à un FN très représenté dans l’hémicycle, les conseillères et conseillers communistes et apparentés ont recherché la meilleure façon d'être utiles à la population et de faire de la Région un lieu de résistance aux politiques austéritaires. Dans cette recherche, les directions départementales du PCF ont été étroitement associées, et la direction nationale de notre parti a soutenu les efforts de nos élu-e-s en ce sens. La création du nouveau groupe « Nouveau Monde » pour préserver une majorité ancrée à gauche a été la meilleure solution actuelle pour faire face à cette situation. Les communistes, leurs élu-e-s ne céderont à aucune polémique. Notre seul guide est l’intérêt des populations et la mise en œuvre de politiques de progrès, répondant à leurs aspirations et au choix qu'ils ont exprimé lors des dernières élections régionales.

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 13:23
 Le mardi 30/01/18 au cinéma les Studios à Landivisiau à 20h30: Irrintzina, ciné-débat organisé par le collectif Landi doit dire non à la centrale
Pour commencer cette année dans un "cri d'alarme mais aussi de joie", nous nous invitons à nous rejoindre accompagnés de vos proches, de vos amis, de vos voisins... à la projection du film "IRRINTZINA".
 
Le mardi 30/01/18 au cinéma les Studios à Landivisiau à 20h30 
en présence du réalisateur Pascal Hannequin. 
Entrée : 5 €
 
Souvenez-vous, l'association LANDIVISIAU DOIT DIRE NON A LA CENTRALE s'était investie avec ALTERNATIBA Abers durant l'été 2015 dans le "Tour ALTERNATIBA" (village Alternatiba à Lannilis, étape du Tour à Landivisiau, arrivée à Paris le 25/09/15 puis village des Alternatives à Montreuil pour la COP21...).
 
Nous vous proposons de retracer ensemble ce bel élan citoyen au travers du film "IRRINTZINA" et d'échanger sur les perspectives que l'on peut lui donner tant au sens global que local, en luttant contre l'implantation de la Centrale à gaz, et en proposant des alternatives à un modèle de société qui peine à sortir d'une Ère des énergies fossiles, dépassée et destructrice.
 
Synopsis du film :
"De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation. 

Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l'effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des milliers de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place. Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Faucheurs de chaises, blocage du sommet pétrolier… 
Le film d’une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d’être ensemble. Soutenu par près de 1250 contributeurs, avec la participation d’une vingtaine de techniciens à travers toute la France."

 
Nous venons de mettre en ligne sur Change.org. avec d'autres associations et collectifs (le Collectif GASPARE, l'association Force 5, la Confédération Logement Cadre de Vie Finistère, le Groupement des Agriculteurs Biologiques du Finistère, le syndicat des SIMPLES, l'association AE2D, l'association Sizun, Locmélar, Saint Sauveur Disent Non à la Centrale et l'association Commana Dit Non à la Centrale) une pétition pour demander à M. Macron d'abandonner le projet de construction  de la centrale thermique au gaz naturel à Landivisiau. 
 
Il est encore temps !
 
Ce Grand Projet est Inutile, coûteux, polluant, dangereux... et d'une autre époque.
 
Nous vous invitons à la signer et à partager ce lien autour de vous, adhérents, sympathisants, famille, amis, collègues de travail, par mel, sur facebook, sur twitter....Faites tourner !
Il faut faire exploser le compteur !
 
Nous comptons sur vous !
 
 
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