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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:59
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Les communistes du pays de Morlaix vous invitent à une réunion publique sur l'actualité de la pensée de Marx à l'occasion des 150 ans de la parution du Capital et du succès du fil "Le jeune Karl Marx" de Raoul Peck ce mercredi 31 janvier à 16h30, au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac, à Morlaix. 
 
34% des jeunes considèrent que le communisme à encore une actualité, révélait la semaine passé un sondage de la fondation Gabriel Péri présenté par L'Humanité. Seulement 28 % des jeunes jugent que les idées communistes n'ont plus aucune pertinence, contre 57 % des plus anciens.
 
Nous y voyons un motif d'espoir pour reconstruire une ambition révolutionnaire face à un système capitaliste de plus en plus brutal et régressif pour les droits et les libertés. Cela passe aussi par une réflexion  théorique et une connaissance de la pensée de Marx, qui a bien des égards, continue à nous faire penser le monde d'aujourd'hui. 
 
Venez participer à cette formation d'éducation populaire avec Jean-Michel Galano, philosophe, ancien professeur agrégé de classe préparatoire, avant sa tournée costarmoricaine les 1,2,3 février pour animer les débats autour du film "Le jeune Marx".

Le philosophe Jean-Michel Galano, ancien professeur agrégé en classe préparatoire, membre du PCF, sera à Morlaix, à l'invitation de la Fédération et de la section de Morlaix, pour animer une conférence débat sur l'actualité du Marxisme, à l'occasion de l'anniversaire de la publication des 150 ans du Capital.

La conférence-débat visant à introduire à la pensée économique, sociale et philosophique de Marx aura lieu mercredi à 16h30 au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix.

Toute personne intéressée peut y participer.      

Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:57

Entre 1600 et 1800 manifestants à Quimper ce mardi 30 janvier selon le Télégramme

Mobilisation de tout le département ce mardi après-midi à Quimper à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFDT-SUD pour demander des moyens pour les établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes (Ehpad). Un flot de paroles de soignants (aides-soignantes, infirmières, auxiliaires de vie sociale...) s'est libéré ces derniers jours. Ils ont trouvé un écho en slogans dans les rues de Quimper et en chansons, comme un trop plein de ras-le-bol et de souffrances qui déborde. La manifestation, qui a commencé vers 15h, a réuni entre 1.600 et 1.800 personnes. A noter que FO faisait bande à part et avait réuni quelques dizaines de militants pour rencontrer en délégation des représentants de l'ARS et des élus du Conseil départemental.

(Le Télégramme, 30 janvier 2018)

Et l'article de Ouest-France: 

Finistère. Ehpad : 1 800 personnes manifestent à Quimper
photo CGT hôpital

photo CGT hôpital

Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
 
Voici des photos de la CGT de la mobilisation du 30 Janvier 2018 devant l'Argoat à Plougonven (Ehpad hopital de Morlaix)

Une soixantaine de soignants ainsi que des résidents et des familles de résidents ont répondu à l'appel de la CGT du CHPM.
 

Voici le texte qui a été lu lors de ce débrayage

Cela fait bien des années que la CGT alerte la direction du chpm et l'ars des dysfonctionnements et des sous effectifs en Ehpad, personne ne fait rien, pire on nous enlève encore des moyens !!!

On demande que les mesures du plan solidarité grand âge de 2007 annoncées par un certain Dominique de Villepin, alors Premier ministre, soient appliquées, c’est-à-dire qu’il y ait un taux plus élevé de personnel pour arriver à un ratio à dix équivalent temps-pleins pour dix résidents. On est à peine à six pour 10 !!

Les conditions d'accueil et d'accompagnement des personnes âgées en perte d'autonomie sont alarmantes. La situation est scandaleuse depuis de nombreuses années, les personnels des Ehpad tirent la sonnette d'alarme en dénonçant un manque de personnel considérable.
Les personnels sont à bout, épuisés par une charge de travail considérable. en grande souffrance de ne pouvoir soigner et accueillir, de ne pouvoir accomplir correctement leur mission auprès de personnes âgées dépendantes, fragiles
Pas assez nombreux, mal payés pour des tâches physiquement et moralement épuisantes

Aujourd’hui, le système craque.

En 2017 une mission parlementaire a montré une dégradation des conditions de travail et «une maltraitance institutionnelle .

A l'école infirmière ou en école d'aide soignants on nous apprend la bientraitance, on nous dit que le but est de préserver l'autonomie des personnes le plus longtemps possible et donc ne pas faire à leur place mais les aider, on est bien loin de tout cela à l'heure actuelle . Les soignants sont contraints a faire du travail à la chaîne, nos établissements se déshumanise non du fait des soignants mais du fait des directions et au dessus ars et ministère qui ne nous donnent pas les moyens nécessaires en effectifs pour exercer nos professions en respectant les valeurs soignantes et en toute dignité pour nos patients.

Les 50 millions d'euros qui seraient affectés aux Ehpad, selon la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, cela peut paraître énorme mais, ramené aux 600.000 personnes accueillies dans nos établissements, c'est insignifiant. Cela correspond à 80 euros par an, par résident, ou encore à trois heures d'accompagnement par an par résident ! Nous ne voulons pas d'effets d'annonce mais des moyens pérennes et une politique stable pour bâtir des choses sur le long terme tout en respectant la dignité des résidents et en mettant fin aux conflits de valeurs dont souffrent depuis bien trop longtemps les soignants.

 

-- 
Syndicat CGT du CHPM
15 rue Kersaint Gilly
BP 97237
29672 Morlaix cedex
02 98 62 61 60 poste 7323
06 58 96 23 19
Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:53
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Ce mardi, Morlaix n'a évidemment pas échappé au mouvement national de mécontentement des personnels et directions des Ehpad de France et de Navarre. Bélizal et La Boissière se sont mobilisés. Chacun à leur manière. 

« À bout de souffle », « Ras le bol », « Soigne-moi et tais-toi », « En grève » ou encore « Prendre soin de nos aînés ». Accrochées à la rambarde du deuxième étage de l'établissement d'hébergement pour personnes dépendantes de Bélizal, ces banderoles laissaient transparaître l'état d'esprit du personnel réuni devant l'accueil, ce mardi, à 14 h 30. À l'appel national de sept organisations syndicales et patronales, il a débrayé pendant une heure, afin de crier haut et fort son désarroi face à des conditions de travail devenues insupportables. À tel point que les conséquences sur les personnes hébergées sont gravissimes, comme le rappelait une dernière banderole, installée à l'entrée de l'Ehpad : « Personnels épuisés, résidents maltraités ». « À l'école d'infirmière ou en école d'aide-soignants, on nous dit que notre rôle est de préserver l'autonomie des personnes le plus longtemps possible. On est bien loin de tout cela à l'heure actuelle », soufflaient les manifestants.

Application du plan solidarité grand âge


Comme ils le font parfois depuis des années, ces derniers ont notamment pointé du doigt le manque de moyens alloués aux Ehpad. Pour ceux comme Bélizal, qui dépendent du centre hospitalier des Pays de Morlaix, les restrictions budgétaires vont se traduire par une baisse de dotations « de 330.

 

000 € par an jusqu'en 2021 ! », précisait Francis Landouar, du Sud, il y a quelques jours dans nos colonnes. Alors de l'avis unanime des personnels réunis hier, ce ne sont pas les 50 M€ promis par le ministère de la Santé qui résoudra les problèmes qui se posent. Après avoir remercié toutes les personnes présentes d'avoir débrayé symboliquement pendant une heure alors que leurs collègues défilaient à Quimper, les représentants syndicaux ont renouvelé leur principale revendication : l'application du plan solidarité grand âge de 2007. Soit un salarié par résident, l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés. La suppression annoncée de ces derniers va, en effet, toucher de plein fouet les Ehpad.

La Boissière : tous à Quimper


Si Bélizal avait décidé d'une action locale, en revanche, du côté de l'Ehpad de la Boissière, qui dépend du CCAS de la Cité du Viaduc, aucune manifestation n'a été organisée, hier après-midi. Si les revendications étaient évidemment les mêmes, les grévistes avaient tous fait le choix de rejoindre le cortège unitaire, à Quimper. Tout en laissant suffisamment de personnels sur place pour s'occuper des résidents. Car tel est leur métier. « Et on aimerait pouvoir l'exercer dans de bonnes conditions ».
 

Forte mobilisation dans le Pays de Morlaix

CLÉDER. L'Ehpad de Mestioual était en grève ce mardi matin. « Les personnes âgées ont le droit de vieillir dans la dignité », lisait-on sur une banderole. Une vingtaine de personnels a débrayé à 13 h 15. Le maire Gérard Daniélou et la directrice Monique Kerbrat se sont joints au mouvement. 
GUERLESQUIN. Le personnel de la résidence du Guic, les membres du CCAS, certains résidents et leur famille ont manifesté en fin de matinée. 
LANMEUR. Le personnel du centre hospitalier a débrayé 45 minutes, dans l'après-midi. « Deux soignants pour 35 à 45 patients le soir, c'est trop peu », entendait-on dans le cortège, qui s'est rendu jusqu'à la mairie en reprenant, à sa sauce, le refrain des Enfoirés. 
PLEYBER-CHRIST. Selon les 60 salariés (39 équivalents temps plein) de l'Ehpad du Bruc, qui accueille 67 résidents, il manque cinq aide-soignantes, une infirmière, trois agents et du personnel administratif dans l'établissement. Dans le cortège qui s'est rendu jusqu'à la mairie, on trouvait aussi des élus du CCAS, des habitants, le maire Thierry Piriou, Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Ménez, et la directrice, Laurie Kergourlay. 
PLOUESCAT. Soutenus par le directeur Olivier Feinte, les salariés ont interrompu leur service pendant 45 minutes. Si les 198 résidents de La Fondation ne souffrent pas de conditions d'accueil et de soins aussi dégradées qu'ailleurs, elles sont toutefois de plus en plus difficiles et les restrictions budgétaires imposées par les nouvelles tarifications font peur. 
PLOUIGNEAU. Hormis les administratifs, l'ensemble du personnel de l'Ehpad du Kreisker était en grève. Il a pointé du doigt la précarité de l'emploi : deux tiers des 65 salariés sont contractuels.
 PLOUGONVEN. Une soixantaine de soignants ainsi que des résidents et leurs familles ont répondu à l'appel intersyndical du CHPM en manifestant devant l'Argoat. 
SAINT-THÉGONNEC - LOC-ÉGUINER. L'ensemble du personnel de Sainte-Bernadette a débrayé pour dénoncer le manque de moyens humains. L'établissement compte 110 lits pour 81 emplois en CDI. Comme ailleurs, les résidents sont de plus en plus âgés et dépendants.


 

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:03
Société de CASTES et de PRIVILEGES insensés: Un Smicard doit travailler 2,6 millions d'années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH)

Ainsi, il faudrait à un smicard 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH), estimée à 46,9 milliards d’euros, poursuit l'Observatoire.

"Et encore, il ne s’agit que de son patrimoine professionnel.

Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail n’est pas comptabilisé", a précisé ce rapport, publié mardi 30 janvier.

"Ces fortunes sont démesurées, rapportées à ce que possèdent la plupart des ménages, dont la moitié d’entre eux détiennent moins de 114 000 euros", a comparé cette étude.

 

Un smicard doit travailler 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche

L'Observatoire des inégalités a fait des calculs à partir de la liste des dix plus grandes fortunes de France.

"Ni la crise, ni le niveau de la fiscalité française n’ont entamé la progression des grandes fortunes." Partant de la liste des dix plus grandes fortunes de France du magazine Challenges,publiée en juin 2017, lObservatoire des inégalités a calculé que le seuil d’entrée dans le top 500 des plus grandes fortunes professionnelles "a augmenté de 30% en un an et a été multiplié par neuf depuis 1996." 

Ainsi, il faudrait à un smicard 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH), estimée à 46,9 milliards d’euros, poursuit l'Observatoire. "Et encore, il ne s’agit que de son patrimoine professionnel. Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail n’est pas comptabilisé", a précisé ce rapport, publié mardi 30 janvier. "Ces fortunes sont démesurées, rapportées à ce que possèdent la plupart des ménages, dont la moitié d’entre eux détiennent moins de 114 000 euros", a comparé cette étude. 

"Le montant cumulé de la fortune professionnelle des 500 personnes les plus riches de France représente 570 milliards d’euros. A eux seuls, les dix premiers du classement possèdent 241 milliards", a poursuivi l'Observatoire des inégalité. Ces personnalités, parmi lesquelles figurent Axel Dumas (Hermès International), Gérard Mulliez (Auchan), Serge Dassault (Groupe Marcel Dassault) ou encore Patrick Drahi (Altice), vont particulièrement bénéficier de la réduction de l’impôt sur la fortune, ainsi que de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les revenus du patrimoine votée à la fin de l’année 2017, précise encore l'organisme. 

Société de CASTES et de PRIVILEGES insensés: Un Smicard doit travailler 2,6 millions d'années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH)
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 06:19

 

Les gouvernements ont tous reculé devant l'obstacle du financement de la prise en charge par la collectivité de la perte d'autonomie.

 
80 % des personnes en Ehpad doivent faire appel à leurs proches pour régler un reste à charge de 1 600 euros par mois en moyenne. Des chiffres qui montrent l'urgence de la prise en charge de ce coût par la collectivité.

 

Deux mille euros par mois. C'est le coût moyen d'une place en Ehpad, étant entendu que cette «moyenne» recouvre des écarts de prix importants qui peuvent aller du simple au double, selon le type de structure d'accueil : publique ou privée, à but lucratif ou non... Une barrière des prix infranchissable pour tous ceux dont les revenus ne peuvent couvrir cette somme, relevait la mission « flash » d'information parlementaire sur les Ehpad constituée l'été dernier.

En 2008, le Sénat avait dressé une cartographie détaillée des « restes à charge ». En moyenne, chaque résident en Ehpad devait débourser environ 1 600 euros de sa poche, cette somme s'élevant à 1 400 euros dans un Ehpad public (45 % du parc des Ehpad), à 1 500 euros dans un établissement privé à but non lucratif (30 % du parc) et à 2 100 euros pour le secteur lucratif (25 % du parc). « En moyenne, le montant du reste à charge est plus important que les ressources du pensionnaire en établissement jusqu'à des niveaux de revenus approchant 2000 euros par mois, notait le rapport. En conséquence, près de 80 % des personnes en Ehpad doivent faire appel aux ressources de leurs proches pour financer leur prise en charge. » Dix ans plus tard, cette situation ne s'est guère améliorée, à en croire les travaux de la mission parlementaire estivale, qui a alerté à son tour sur « le reste à charge important pour certaines catégories de la population », en dépit des prestations sociales existantes comme l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) versée par les départements. En cause, notamment, un « mouvement de déshabilitation à l'aide sociale départementale » de certains Ehpad qui « provoque, par insuffisance de dotations publiques, un reste à charge que certaines personnes ne peuvent assumer », notait la mission. En clair : le nombre de places accessibles aux bénéficiaires de l'aide sociale se réduit, ouvrant la voie à « un traitement inéquitable sur le territoire » et à une « différenciation des tarifs d'hébergement entre personnes âgées résidant en Ehpad », dénonçait en mars 2017 la Fédération hospitalière de France (FHF).

Le secteur pourrait connaître de nouvelles tensions dans les années à venir, avec la hausse de l'ordre de 25 % du nombre personnes âgées dépendantes de plus de 75 ans, à prévoir d'ici vingt ans. Dans ces conditions, s'en remettre à l'unique « solution » ­ qui consiste, pour financer l'Ehpad des aînés, à prendre sur les ressources des enfants et des petits-enfants, ou bien à dilapider le patrimoine de la vie de labeur des plus humbles, qu'ils souhaitaient leur léguer ­ est intenable, sauf à se résoudre au creusement des inégalités. Conscients du problème, les gouvernements successifs ont tous reculé, ces dix dernières années, devant l'obstacle du financement de la prise en charge par la collectivité de la perte d'autonomie. En 2012, Nicolas Sarkozy a abandonné, en raison des « contraintes financières », son chantier de la création d'un nouveau « risque » dont la couverture devait être en partie confiée au privé. Quant à la loi de 2015 sur l'adaptation de la société au vieillissement, elle n'a guère bouleversé les cadres existants. Les propositions existent pourtant pour permettre à tous de faire face à ces nouveaux besoins sans s'en remettre à la loi du marché. À l'instar de celle du PCF d'« un service public de l'autonomie pour les personnes âgées » appuyé sur des pôles publics départementaux et financé par la cotisation pour la partie qui relève de la Sécurité sociale et par un financement public d'État pour l'action des départements. Ou encore de celle de la CGT de la création d'une « prestation universelle de compensation de l'autonomie, quel que soit l'âge » de la vie.

 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 19:05
Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA

Le Conseil Municipal de Morlaix ce mercredi 31 janvier 2018 aura un ordre du jour très léger: délibérations sur les travaux du musée, sur le stationnement payant, sur l'usage de Langolvas, sur les attributions déléguées du maire et,... c'est à peu près tout, sauf que nous, dans l'opposition, nous posons des questions orales qui soulèvent la question de l'avenir de la ville et des solidarités à Morlaix.   

Questions orales présentées par l'opposition de gauche (Coopérative Citoyenne, PS, Front de gauche): Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot  

1- Regagnons la ville.

Selon l’INSEE, 15% des logements sont vacants à Morlaix.
La moyenne bretonne est 2 fois moins élevée, à 7,4%, tout comme la moyenne Finistérienne à 7,9%.
Certes, les villes moyennes souffrent, mais Lannion n’affiche qu’un taux de 8,2%, Quimperlé 9%, Concarneau 9,8%, Carhaix 12,3% ou encore Douarnenez, 9,8%...
Seul Guingamp affiche un résultat supérieur au nôtre en Bretagne à 16,9%.
C’est donc que nous sommes face à un problème particulier et qui s’aggrave. Ce taux n’atteignait que 12% en 2009.
C’est dire qu’il corrobore les chiffres de la population : elle baisse, et le nombre de logements vacants augmente. CQFD.
Sur 1400 logements vacants à Morlaix, environs 500 sont dans un périmètre allant globalement de la Place De Gaulle au quartier Saint Mathieu, ce qui révèle une concentration spécifique de la vacance en centre-ville.
Dès lors, un plan d’action spécifique doit être défini.
Le problème est d’une telle ampleur qu’il faut programmer notre action zone par zone, définir les îlots d’intervention : Ange de Guernisac, rue du mur/Saint Mathieu, etc…
La mobilisation de l’argent public doit également se programmer : regagner la ville nécessite l’investissement public, certes, mais aussi l’appui des partenaires publics et privés, des collectivités, des bailleurs sociaux, des établissements publics…
Alors, allez-vous mettre en place un plan de reconquête de la ville et de lutte contre la vacance, en réunissant les partenaires cités (et tout autre également) ? Nous sommes prêts à nous y associer pleinement.

 

2 - Pour la mise en place d'un nouveau CADA

En raison de la fermeture programmée du CAO (centre d'accueil et
d'orientation) de Pleyber-Christ , le secteur géographique de Morlaix va
constituer dans le Département , une zone blanche (3 Centres d'Accueil des
Demandeurs d'Asile existants à Brest, Quimper et Quimperlé )puisque
celui de Carantec n'existe plus.
Le CAO de Pleyber fermera après 2 ans de fonctionnement sans incident ,
car anticipé et porté par la municipalité.
Alors que les habitants du territoire se déclarent de plus en plus
demandeurs pour participer à des actions de solidarité , il importe de ne
pas laisser les associations et les collectifs se substituer aux obligations des
élus et des services de l’État. L'accueil des migrants doit se mener sur le
long terme, pour résoudre les incompréhensions et la défiance .
Une rencontre a eu lieu récemment entre le préfet et ses services ,et les
élus de Pleyber-Christ pour envisager un CADA d'une capacité de 50 à 60
places , éventuellement éclaté sur 2 communes .
Morlaix Communauté sous la direction de Madame Tocquer, s'est engagé
dans la recherche d'un site complémentaire ( car limitation à 30 places à
Pleyber).
Morlaix présente de nombreux avantages pour ce type d'équipement dans
la mesure où la ville-centre offre des facilités de transport (bus ou train),
une proximité des services tels Pôle Emploi, agences d'intérim, mission
locale,CAF …..qui n'existent pas en périphérie.De plus, la disponibilité
en bâtiments apparaît plus importante que dans des communes moindres
Autre atout, une offre affirmée de loisirs et de culture, le dynamisme des
nombreuses associations éducatives et sportives , tous ces éléments
concourent à rompre l'isolement des demandeurs d'asile , sans négliger la
réduction des coûts et des temps de déplacement des bénévoles.
QUELLE PLACE VA (OU PEUT) PRENDRE LA VILLE DE MORLAIX DANS
CETTE DEMARCHE DE CREATION D'UN NOUVEAU CADA, en relation avec
Morlaix Communauté ?* 

 

* Création d'un CADA pour les demandeurs d'asile à Morlaix. 
Il est temps que la mairie de Morlaix se positionne pour un accueil décent des exilés en prenant sa part de responsabilité. 
En Conseil Communautaire en décembre 2017, Thierry Piriou, le président de la communauté, a dit que des contacts étaient pris avec la préfecture et l'Etat pour l'éventuelle ouverture d'un Cada sur la zone de Morlaix Communauté. Reste à trouver la commune qui mettra à disposition un équipement pouvant accueillir ce Cada. Pour ma part je l'avais appelé de mes voeux dès le 12 septembre 2016 à travers cette question orale au Conseil Communautaire de Morlaix-Communauté:

Question orale présentée au Conseil de Communauté de Morlaix Communauté le 12 septembre 2016 par Ismaël Dupont, conseiller communautaire de Morlaix.

« Comment faire en sorte que les demandeurs d'asile et leurs familles ne dorment pas à la rue sur le territoire de Morlaix-Communauté ? »

Depuis plusieurs mois, des particuliers et des associations travaillent dans des conditions difficiles, avec beaucoup d'investissement personnel et financier, à trouver des solutions d'hébergement provisoires et insuffisantes pour des migrants, réfugiés , dont certains avec des enfants, qui arrivent dans le Pays de Morlaix démunis de tout.

Dans la foulée de l'émoi public considérable suscité par les images atroces du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie il y a un an, et des appels du gouvernement à la participation des communes pour l'hébergement de réfugiés irakiens et syriens, qui finalement, tardent à obtenir leur visa, ou de réfugiés acceptant de quitter Calais, plusieurs communes ont annoncé publiquement leur intention de mettre des logements à disposition de réfugiés et certaines ont effectivement des hébergements en attente.

La création du CAO de Pleyber-Christ s'est accompagné d'un grand volontarisme des élus et d'un élan de solidarité de beaucoup de citoyens pour accueillir ces réfugiés dans les meilleures conditions.

Cependant, si les demandeurs d'asile qui viennent de la jungle de Calais et sont reçus en CAO sont régulièrement et assez rapidement orientés en CADA ou en UDAH, il n'est pas de même de tous les autres demandeurs d'asile qui sont, eux, avertis par écrit par Coallia, la Pada (plateforme des demandeurs d 'asile) du Finistère Nord qu'ils ne trouveront aucun logement dans le Finistère. Et effectivement, nombre de demandeurs d'asile dans le Finistère comme ailleurs se retrouvent sans logement, à la rue ou dans des squats indignes alors que les textes de loi prévoient que tout demandeur d'asile a droit à un hébergement dès son inscription en préfecture.

Or, l'accès effectif aux logements normalement destinés par certaines communes de Morlaix-Communauté à des demandeurs d'asile pose problème dès que les associations essaient d'y faire accéder des migrants qu'elles accompagnent dans leur demande d'asile. Les communes, du moins pour celles qui se sont engagés dans la mise à disposition de logements pour des réfugiés, préfèrent visiblement bénéficier d'une convention avec l’État et d'un dédommagement de celui-ci dans le cadre d'une sollicitation préfectorale.

Certes, les logements recensés le sont dans le cadre de la relocalisation et sont destinés principalement à des demandeurs d'asile syriens ou irakiens. Cependant les communes et les particuliers restent les seuls maîtres de leurs choix et ils peuvent s'ils le souhaitent proposer ces mêmes hébergements pour d'autres personnes migrantes, et cela sans l'aval de la préfecture. De plus, les collectifs et associations qui ont fait une demande de rencontre avec Morlaix-Communauté aimeraient avoir accès à la liste des propositions de logements de communes ou de particuliers qui n'ont pas été retenues comme intéressantes par la préfecture. C'est le sous-préfet lui-même qui lors d'une première rencontre au printemps avait suggéré au collectif d'aide aux migrants et réfugiés du pays de Morlaix de se rapprocher des services de Morlaix Communauté pour recenser les adresses de logements potentiellement disponibles.
De fait, pour certains migrants, les associations se retrouvent à payer plusieurs centaines d'euros de nuits à l'auberge de jeunesse pour que des familles ne se retrouvent pas dans la rue. Les services de l’État n'assurent pas leur responsabilité de mise à l'abri des enfants et des demandeurs d'asile faute de moyens budgétaires et de volonté. Les communes ont peur de se mettre des charges nouvelles sur le dos et estiment n'avoir pas cette compétence.
Comment sortir de cette situation inextricable ?
Même si c'est à l’État de faire en sorte de veiller à l'accueil et à l'accompagnement des demandeurs d'asile dans des conditions dignes d'un pays civilisé qui ne laisserait pas à la rue ou dans des taudis les déshérités cherchant à fuir la misère, la dictature ou la guerre, nous pensons aussi que nos collectivités locales peuvent faire quelque chose pour l'accueil des réfugiés et des migrants et que ce n'est pas à des associations et des particuliers aux maigres moyens de se retrouver constamment en première ligne, sans soutien.
De fait, il serait souhaitable de pouvoir créer un CHP décentralisé pour les migrants sur plusieurs communes du pays de Morlaix (un appel d'offre semble avoir été lancé) ou/et un CADA pour offrir une vraie solution d'accueil et d'accompagnement aux migrants en attente de régularisation. Les communes et Morlaix-Communauté peuvent se manifester en ce sens auprès de l’État. Cela s'est fait par le passé, cela se fait ailleurs, comme à Avranches, dernièrement, avec très souvent le déploiement d'une très grande solidarité citoyenne.
Ne peut-on pas envisager aussi la mise à disposition réelle et opérationnelle très vite de logements d'urgence d'accueil pour les migrants et réfugiés, particulièrement les familles?

Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA
Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 18:54
Stravos Malas

Stravos Malas

Chypre : le PCF souhaite la victoire de Stavros Malas, aux côtés des communistes d’AKEL

 

Les électeurs chypriotes appelés aux urnes ce dimanche viennent de sanctionner le Président sortant Nikos Anastasiades et sa politique d’austérité. Avec 35 % des voix, la droite arrive donc en tête mais avec 10 points de perdus comparé à 2013. Stavros Malas, le candidat de gauche soutenu par AKEL obtient 30 % des voix exprimées (+4). Le deuxième tour s’annonce serré.

Le PCF tient à féliciter chaleureusement Stavros Malas et souhaite sa victoire au deuxième tour, aux côtés des communistes d’AKEL, qui demeurent la première force progressiste de Chypre capable de développer l’île pour sa population, mais aussi la plus crédible pour trouver, avec les institutions internationales, une solution juste et durable au problème chypriote.

 

***

Stravos Malas est généticien, ex-ministre de la Santé et candidat indépendant soutenu par le parti communiste Akel. Il talonne le président sortant conservateur Nicos Anastasiades (35,5%), qui avait non pas 5% mais 15% d'avance au premier tour de 2013, faisant campagne sur une ligne libérale et austéritaire. Le centriste n'a rassemblé que 25% des voix, derrière le candidat des communistes. L'extrême-droite proche d'Aube dorée a dépassé les 5% des voix. Stravos Malas, dans son discours au soir du premier tour, a salué les Chypriotes turcs qui, de l'autre côté de la ligne de partition, ont vendredi manifesté par centaines pour dénoncer l'attaque perpétrée par les ultras aux ordres d'Erdogan contre le journal turcophone "Afrika" qui critiquait l'intervention militaire en cours contre les Kurdes à Afrin, en Syrie.      

Chypre : le PCF souhaite la victoire de Stavros Malas, aux côtés des communistes d’AKEL
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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 17:00
EHPAD: la France n'assume pas sa mission de solidarité selon les députés communistes

Ehpad: la France n'assume pas sa "mission de solidarité" selon les députés communistes

/ AFP mardi 30 janvier 2018

Les députés communistes ont estimé mardi que la France n'assumait pas sa "mission de solidarité" à l'égard des plus anciens, jugeant les mesures annoncées pour les Ehpad, les établissements pour personnes âgées, dont les personnels sont en grève, "insuffisantes". "Nous sommes aujourd'hui dans un pays qui n'assume pas la mission de solidarité élémentaire qui est la sienne à l'égard des plus anciens", a déploré Pierre Dharréville, porte-parole des députés PCF, lors d'une conférence de presse. Affirmant partager "la révolte, la colère des personnels des Ehpad", il a également jugé que "les mesures qui ont été annoncées par le gouvernement sont nettement insuffisantes pour faire face à cette réalité : on continue à compresser les dépenses, y compris pour les personnes âgées". La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la semaine dernière une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros. "Nous appelons à un grand plan en faveur des Ehpad", qui permette d'embaucher, de former et de mieux rémunérer les personnels, mais aussi "de construire les établissements modernes dont les personnes âgées de notre pays ont besoin", a-t-il demandé. Les personnels des établissements se sont mis en grève mardi, pour réclamer plus de moyens et demander l'abrogation d'une réforme contestée qui prévoit de faire converger progressivement jusqu'en 2023 les dotations aux Ehpad publics et privés.

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 16:58
Hausse de la CSG : une escroquerie pour les salariés et les retraités (PCF)
MARDI, 30 JANVIER, 2018
HUMANITE.FR

Communiqué du Parti communiste français

Le gouvernement, à grands renforts médiatiques, annonce une hausse sur la feuille de paye de janvier pour les salariés du fait de la suppression des cotisations sociales. Attention à l'arnaque ! Car derrière un gain en moyenne de 20 euros par mois pour les salariés du privé, c'est, comme le précisent les derniers travaux de l’OFCE, une baisse de pouvoir d’achat qui attend chaque salarié au cours du premier trimestre 2018.

Cela tient notamment à la baisse en deux temps des cotisations sociales (3,15% au total) alors que la hausse de 1,7% de la CSG sera immédiate et en une fois.

Quant aux fonctionnaires et aux retraités, la hausse de la CSG constitue une amputation directe de leurs revenus. Une compensation indemnitaire devrait être versée aux fonctionnaires.

Plus grave, sur l’ensemble de l’année, les 5% des ménages les plus modestes verront leur niveau de vie se réduire sous l’effet des mesures décidées alors que les 5% de ménages les plus aisés profiteront pleinement des réformes de la fiscalité du capital mobilier et verront leur niveau de vie s’accroître.

Pire, la hausse de la CSG, associée à la généralisation des exonérations de cotisations sociales patronales, accentue une dérive vers la fiscalisation du financement de la Sécurité sociale. Au lieu des cotisations, qui constituent un prélèvement sur les profits et permettent de financer les prestations sociales au-delà des salaires, sur le principe du «chacun contribue selon ses capacités, et chacun perçoit selon ses besoins », les prélèvements fiscaux pèsent sur les ménages, c’est-à-dire, en écrasante majorité, sur les salariés.

Le transfert des cotisations vers la CSG porte un double danger :

- Le désengagement des entreprises du financement de la protection en le basculant vers la fiscalité,

- L'ouverture en grand aux assurances privées du marché de la santé, le financement par l'impôt ne permettant d'assurer qu'une couverture minimum.

Pour répondre aux immenses besoins de protection sociale – santé, retraites, famille, soins aux personnes âgées… il est urgent de stopper cette dérive. Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales patronales et les moduler en fonction de la politique d'emploi et de salaires des entreprises. Il faut les compléter par un prélèvement sur les revenus financiers de ces dernières entreprises pour les dissuader de placer leur argent dans des opérations financières meurtrières pour l’économie du pays. En lien 


 
Hausse de la CSG : une escroquerie pour les salariés et les retraités (PCF)
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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 16:31
Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

 

Invité de Sénat 360, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias est revenu sur les raisons du recours de son groupe devant le Conseil d’État, visant à obtenir la suppression de l’arrêté gouvernemental instaurant la plateforme Parcoursup. Il fustige tant la méthode employée pour conduire cette réforme que le contenu des mesures mises en place.

Par Alice Bardo

« Il faut dire aux parents que si on laisse Parcoursup tel qu’il est organisé jusqu’au bout, nous aurons un chaos à la rentrée de septembre 2018 », prévient Pierre Ouzoulias, invité de Sénat 360.

Avec son arrêté instaurant la plateforme Parcoursup, le gouvernement entend mettre fin au tirage au sort pour l’entrée à l’université. Le dispositif remplace Admission post-bac, créé en 2009. Selon le sénateur communiste, cette mesure va conduire à une « sélection sociale » : « Ce qui va peser demain dans le dossier des candidats, c’est le lieu où vous habitez, le lycée où vous avez fait votre parcours, vos activités sportives et artistiques et les réseaux de papa et maman » met en garde Pierre Ouzoulias. Une raison qui a poussé le groupe communiste du Sénat à déposer un recours contre l’arrêté gouvernemental devant le Conseil d’État. « L’objectif du bac est de rendre toutes et tous égaux et égales devant le diplôme. Un diplôme anonyme passé de façon nationale et qui donne les mêmes chances à chacun et chacune », renchérit-il. Et d’ajouter : « Avec la réforme telle qu’elle est le bac n’existe plus. Le bac sera simplement un petit examen de confirmation. »

Le sénateur communiste s’offusque également de la méthode employée par le gouvernement pour conduire sa réforme : « Un arrêté c’est ce qu’on prend après une loi, alors que là on commence par l’arrêté, qui n’a même pas été pas été discuté par la ministre quand elle est venue présenter son projet de loi. »  Pierre Ouzoulias constate un « manque de considération du Sénat assumé de la part du gouvernement » et va même jusqu’à établir une comparaison avec « le lit de justice » sous l’Ancien Régime : « Sur ce sujet il nous met devant le fait accompli : vous avez à voter la loi parce qu’elle est déjà en application. C’est un coup d’État insupportable. »

Au-delà de cette réforme, le sénateur craint celles à venir : « Le gouvernement a un plan qui est connu, c’est un plan de libéralisation de l’enseignement. »

 

 

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