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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:56
Austérité: les collectivités refusent la mise sous tutelle par l'Etat
Les collectivités refusent la mise sous tutelle par l’Etat

lundi 25 juin 2018

À quelques jours du 30 juin, jour de clôture des signatures des contrats Etat-collectivités, la défiance monte chez les élus locaux.

En cause : cette contractualisation concerne les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (Epci), dont les dépenses de fonctionnement dépassent les 60 millions d’euros par an. Dans les termes du contrat, l’obligation consiste à ne pas dépasser un taux de croissance des dépenses de ­fonctionnement de 1,2 % par an, inflation comprise.

Les bons élèves de l’austérité budgétaire pourront bénéficier, à partir de 2019, d’une majoration du taux de subvention des projets financés par la dotation de subvention à l’investissement local (Dsil)… selon le bon vouloir du préfet.

Pour rappel, l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) a affirmé sa ferme opposition vis-à-vis de ces contrats, dénonçant « une remise en cause sans précédent de la décentralisation et du principe de libre administration des collectivités territoriales, garanti par la Constitution ».

De son côté, l’Assemblée des départements de France (ADF) est allée jusqu’à rejeter ce qu’elle considère comme « des lettres de cadrage plutôt que des pactes financiers ».

Les présidents de régions ont, eux, annoncé qu’ils ne comptaient pas signer un texte « diabolique et humiliant »… et visiblement dogmatique, tant il est éloigné des réalités décrites par les élus des territoires, toutes tendances confondues.

Parmi les municipalités qui refusent que leurs initiatives soient corsetées par ce pacte avec l’État, celle de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). En plus de ­dénoncer le fait que la commune signataire « n’a plus la liberté d’engager les dépenses qu’elle juge nécessaires à sa population et à l’intérêt général, alors même qu’elle dispose des ressources nécessaires », le conseil municipal déplore les nouvelles dépenses imposées par l’État et un dispositif qui nie les réalités et les spécificités de la ville.

La Seine-Saint-Denis, les Hautes-Pyrénées, Gennevilliers (Hauts-de-Seine), etc. – ont, depuis, refusé de se retrouver sous tutelle.

La liste n’est pas bouclée.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:54
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ? (Rapport de la Cimade)
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ?

lundi 25 juin 2018 - lettre du CIDEFE, ELUNET

La Cimade publie un rapport pour dresser le bilan des effets de la loi du 7 mars 2016sur le droit au séjour des personnes étrangères gravement malades et leur protection contre l’expulsion.

Le bilan est sombre : la suspicion de fraude est au cœur du dispositif d’évaluation médicale, et mobilise des moyens au détriment de la protection des personnes malades. La Cimade formule, en conclusion de ce rapport, un ensemble de recommandations visant à faire de la protection de la santé la priorité en matière de droit au séjour et de protection contre l’expulsion des personnes malades étrangères.

Au sommaire :

 Historique du séjour et de l’expulsion des personnes malades étrangères ; 
 Le parcours illustré des combattant·e·s ; 
 Entamer les démarches : le premier obstacle ; 
 Refus de récépissés : des privations inédites de droits pendant l’examen des demandes ; 
 Les convocations par l’Ofii, la marque de la suspicion ; 
 L’expulsion, épée de Damoclès pour les malades enfermé·e·s ; 
 Des avis médicaux rendus sur la base d’informations opaques ; 
 La santé bafouée : moins de personnes régularisées, plus de personnes expulsées.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:49
Christine Prunaud

Christine Prunaud

La sénatrice de Côtes d'Armor Christine Prunaud et les deux militants communistes français arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie), où ils étaient venus observer les élections à l'invitation d'un parti pro-kurde, ont été relâchés à la fermeture des bureaux de vote.

"Nous avons été arrêtés à 10h30 et retenus à la gendarmerie jusque 17h, à la fin des opérations de vote. On nous a dit qu'il n'y aurait pas de poursuites contre nous car notre présence n'était pas délictuelle", a expliqué Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin. La délégation, composée également de Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d'Armor, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF, s'était rendue dans deux bureaux de vote et revenait en ville quand elle a été interpellée. "On nous a emmenés à la gendarmerie pour vérifier nos identités puis on nous a demandé ce qu'on faisait là, pour quelle organisation on travaillait", a raconté Mme Turan. "Ils avaient du mal à admettre qu'on était juste là pour observer les élections", a-t-elle ajouté.
 

Appel du HDP, principal parti pro-kurde

La délégation, qui avait répondu à un appel du HDP, le principal parti pro-kurde, a été laissée libre de poursuivre son séjour en Turquie, a-t-elle précisé. Le Parti communiste a dénoncé plus tôt dans un communiqué une volonté du pouvoir turc "d'étouffer toutes les voix qui dénoncent les fraudes massives à l'oeuvre". C'était "une mission d'observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d'autres pays", pour s'assurer qu'aucune fraude n'était commise car "il y a eu des doutes lors des précédentes élections", et "on n'a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place", a déclaré à Franceinfo le numéro un du PCF et sénateur, Pierre Laurent. "Cette attitude des autorités turques montre leur grande fébrilité", selon lui.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 06:06
Il en coûtera désormais 207 euros par an par enfant pour prendre le car et aller au collège (Ronan Tanguy)

Il en coûtera désormais 207 euros par an par enfant pour prendre le car et aller au collège (Ronan Tanguy)

La grille tarifaire des transports scolaires va sensiblement évoluer à la rentrée prochaine. La proposition de Morlaix communauté soulève le mécontentement de nombreux parents des communes de l’agglomération.

Le car scolaire, 34 % plus cher à la rentrée de septembre ! La nouvelle soulève la grogne de parents des communes de l’agglomération de Morlaix qui ont reçu le formulaire de demande d’abonnement de Linéotim dans leur boîte aux lettres cette semaine. Pour ceux dont les ressources ne donnent droit à aucune tarification solidaire et dont plusieurs enfants sont scolarisés, la grille tarifaire est en effet revue à la hausse.

 

« Ça commence à faire transport de luxe »

 

Les tarifs des transports scolaires n’avaient pas augmenté depuis dix ans. Désormais, l’abonnement pour un enfant de moins de 26 ans, qui était de 77 € par semestre, soit 154 € à l’année, est fixé à 207 € par an. Autre changement qui soulève l’incompréhension des familles nombreuses : le système d’un tarif dégressif, à savoir 54 € le semestre pour le deuxième enfant, 23 € pour le troisième, et la gratuité pour le quatrième, ne sera plus en vigueur à partir de la rentrée prochaine.

« Mes enfants font dix minutes de car aller, dix minutes retour, ça commence à faire un transport de luxe avec ces tarifs ! », se soucie une habitante d’Henvic, dont le premier enfant, scolarisé à Carantec, sera rejoint par son cadet à la rentrée. « Une fois de plus, les couches moyennes sont particulièrement touchées » écrit-elle dans une lettre adressée aussitôt au président de Morlaix communauté.

 

 

En fonction du quotient familial

 

« En réalité, il n’y a pas d’augmentation globale puisqu’on rétablit, avec cette nouvelle tarification, une meilleure équité pour les parents ayant le moins de ressources », commente Nathalie Bernard, maire de Plougasnou et vice-présidente aux transports et à la mobilité à Morlaix communauté.

La hausse de ces tarifs généraux est en effet parallèle à une autre modification, celle de la tarification solidaire. Auparavant, une « aide à la mobilité » était accordée aux parents en fonction de leur statut : demandeur d’emploi, personne en situation de handicap ou d’invalidité, retraité justifiant de revenus inférieurs ou égaux au minimum vieillesse. Désormais « le coût sera échelonné en fonction du quotient familial, donc des ressources réelles des personnes », commente l’élue. Les parents ayant un quotient inférieur à 600 €, soit l’équivalent de 1 200 € par mois par personne, bénéficieront ainsi d’une réduction de 50 à 90 %. Par ailleurs, elle tient à rappeler que « les familles ne payent que 20 % du coût réel du transport scolaire » qui est d’environ 1.000 € l’année.

En attendant la communication officielle de Morlaix communauté et Kéolis Morlaix, mercredi prochain, sur l’ensemble de l’évolution de son réseau de transports public, des parents déplorent un manque de transparence, regrettant qu’aucune information ne soit donnée via les établissements scolaires et les différentes communes.


A noter

En parallèle des transports scolaires, l’offre de transports publics évoluera au 7 juillet. Le ticket de bus à l’unité passe de 1€ à 1,20 € mais sa durée de validité est doublée, en passant de 30 à 60 minutes avec la possibilité de correspondance entre les lignes. Le carnet de 10 tickets passe de 9 à 10 €

Le 14 novembre 2016, je me suis abstenu sur la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun, comme Sarah Noll: 

Je me suis abstenu, seul avec Sarah Noll, sur la nouvelle gamme tarifaire pour Morlaix Communauté, trouvant que l'augmentation du ticket de bus, des carnets, et des abonnements. Était un bien mauvais moyen de développer l'usage des bus dans le pôle urbain. Voici en gros l'argumentation que j'ai développé :

«  Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

Des progrès indéniables :  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient en bénéficier. La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.   En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

Toutefois, 'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

Mais la principale mesure et celle qui me semble la plus contestable dans cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. Mais la recette tarifaire ne représente que 15 à 20 % du budget transport. Qu'est-ce qui est le plus important ? Faire des économies de bout de chandelle ou doper l'usage du transport en commun. Rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, l'expérimentation de la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, par exemple le samedi, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget qu'il y a un vrai enjeu de mobilité, de fidélisation des usagers et de dynamisation du centre-ville de Morlaix. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. Augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport.Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux. Cette nouvelle tarification me paraît donc témoigner d'un manque d'ambition sur le développement du transport en commun, comme le schéma de transport qui a été proposé au dernier Conseil de Communauté ».

Jean-Luc Fichet m'a donc interrompu dans ce propos, ce qu'il ne fait avec personne d'autre je crois, sous prétexte que j'étais trop long et que cela avait déjà été dit. Pouvoir discrétionnaire du président… En tout cas, je ne me suis pas laissé faire et j'ai conclu mon propos en lui disant que s'il voulait faire la conclusion à ma place, alors cela allait être en effet un peu trop long…

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche

Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

-  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient bénéficier de tarifs réduits. Ce passage à une tarification solidaire était de toute façon une obligation légale. 

Avec un Quotient Familial de 500 à 600, l'usager payera 50% du prix normal d'abonnement

Avec un Quotient Familial de 400 à 500, l'usager payera 75%... 

La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.  

En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

- la fusion des différentes formules d'abonnement (TAM TAM, TIPI, TOTEM) peu lisibles et la fusion des tarifications pour le transport péri-urbain et urbain. Il n'y aura plus non plus d'abonnements jeunes exclusivement scolaires ne s'appliquant qu'aux jours d'école.  

J'ai fait remarqué toutefois, et d'autres élus étaient d'accord en Commission Environnement de Morlaix Communauté, qu'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

- Mais la mesure la plus contestable de cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. 

La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. 

Cependant, plusieurs élus dont moi ont remarqué que c'était là rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, sur certains trajets, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget transport ne représente que 15 à 20% du coût total et qu'il y a un vrai enjeu de développement de l'usage du transport en commun. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. 

Pire encore, augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs n'ont pas augmenté depuis 2009, ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport. 

Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux.        

C'est ces fortes réserves qui m'ont amené, ainsi que trois autres élus (Christine Prigent, René LeTallec, Jean-Paul Vermot), à ne pas voter pour la nouvelle proposition de tarification transport, mais à nous abstenir.

Le débat aura lieu publiquement lors du Prochain Conseil Communautaire.      

Un autre enjeu fondamental est le choix de prolonger ou non les contrats de transport en Délégation de Service Public, avec un partenaire privé, en Société Publique Locale ou en régie publique. Cela devrait être débattu et tranché en décembre.

Ismaël Dupont.   

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 05:34
Elections en Turquie: la sénatrice PCF des Côtes d'Armor Christine Prunaud arrêtée (Le Télégramme)

 

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes-d’Armor, a été arrêtée en Turquie samedi. Elle était venue observer les élections avec une délégation du PCF. La délégation a été relâchée un peu avant 17 h ce dimanche et est attendue à Paris, lundi, en fin de journée.

 

Une délégation du Parti communiste français (PCF) a été arrêtée samedi, en Turquie. Cette délégation, qui était venue observer le déroulement des élections présidentielles et législatives, compte parmi ses membres Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes-d’Armor. L’élue bretonne est membre de la commission permanente des Affaires étrangères, défense et forces armées au Sénat.

 

« La délégation du PCF qui séjourne en Turquie à Agri comme observateur des élections présidentielles et législatives a été arrêtée et ses membres ont comparu ce matin, devant le procureur de la république », avait affirmé le PCF dans un communiqué publié dimanche. Outre Christine Prunaud, la délégation est composée de Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

 

Retour en France prévu lundi en fin de journée

 

Jointe sur son téléphone portable, dimanche peu après 16 h, par Le Télégramme, la sénatrice avait indiqué « être dans une situation compliquée et ne pas savoir quand elle pourra rentrer en France. Mais je vais bien et je suis bien traitée ». La délégation du PCF a été relâchée vers 17 h.

 

C’est depuis son hôtel, à Agri, où elle est actuellement consignée avec les deux autres membres de la délégation PCF, que la sénatrice bretonne vient de nous indiquer qu’elle et ses deux camarades doivent prendre l’avion demain à Istanbul, direction Paris où ils sont attendus en fin de journée. « Pour éviter une nouvelle arrestation, le consul de France en Turquie nous a demandé de rester très discrets jusqu’à notre départ. »

 

Stéphane de Sallier Dupin, conseiller régional et élu de l’opposition lamballaise

 

« Je salue le courage de Christine Prunaud. Je souhaite que le gouvernement français fasse le nécessaire pour organiser son retour rapidement. La réaction du gouvernement turque est la preuve définitive que ce pays n’a rien à faire dans l’union européenne ».

 

Yannick Le Cam, élu communiste de Saint-Brieuc.

 

« Christine Prunaud conduisait une délégation comme observateur d’un scrutin dont on sait qu’il y a des doutes sur l’organisation. Je viens d’apprendre qu’elle a été arrêtée, ainsi que le reste de la délégation. C’est choquant mais ça montre surtout une grande faiblesse du président Erdogan. Ce n’est pas trois personnes qui allaient mettre en péril la démocratie turque ».

 

Loïc Cauret, maire de Lamballe et proche de Christine Prunaud.

 

« Christine Prunaud est une élue lamballaise et sa situation nous touche forcément. On sait toute la fougue et la passion qu’elle met dans ces sujets qui lui tiennent à cœur. Je présume qu’il n’y aura pas de conséquences graves mais on constate que le régime autoritaire du président Erdogan ne souffre pas de ce genre de choses. »

LIBEREZ NOS CAMARADES !
J'apprends à l'instant l'arrestation de la délégation du PCF en Turquie venue à l'occasion de l'élection présidentielle composée de Christine Prunaud, Hülliya Turan et Pascal Torre . La France doit immédiatement intervenir pour leur liberation. Ce nouvel acte autoritaire du président Erdogan montre la fuite en avant du pouvoir turc. L'annexion du canton d'Afrin, les atteintes aux droits et libertés, la menace de condamnation à mort qui pèse sur Selahattin Demirtaş ont montré la violence dont était capable le régime d'Erdogan. Amplifions la bataille pour exiger que la France et l’Union européenne agissent à la hauteur des enjeux et isolent Erdogan sur le plan international. Liberté pour nos camarades !

Igor Zamichéi, secrétaire départemental PCF Paris

Pascal Torre

Pascal Torre

Hulliya Türan

Hulliya Türan

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 05:26
Landerneau: François Pengam, résistant FTPF sous l'Occupation, enfin honoré (Ouest-France, 18 juin 2018)

Landerneau. François Pengam, résistant sous l'Occupation

 Ouest-France 18/06/2018 Romain LE BRIS

 https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/landerneau-francois-pengam-resistant-sous-l-occupation-5831938

  

 

 

 

« Franche » Pengam est mort sans donner ses camarades. Quelques années après la Libération, Landerneau a donné son nom à une de ses rues.© DR

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Landerneau a connu ses héros. François Pengam était l’un d’eux. Résistant, il avait été dénoncé, puis exécuté par les Allemands.

 

 Il y a 78 ans jour pour jour, le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait l’appel à la Résistance depuis la radio anglaise BBC. Nombreux sont les Français à avoir répondu présent pour lutter contre l’Occupation de l’Allemagne nazie. À Landerneau, l’un d’eux s’appelait François Pengam.

 Cet employé de bureau, célibataire, né en 1925, a rejoint les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) en novembre 1942. Il n’avait que 17 ans. Il a été vraisemblablement recruté par Jean Sizorn, décédé en 2001, du patronage Les Gars d’Arvor, aussi appelé « Groupe Lambert ». Ce groupe de combattants résistants, formés dans la rue des Boucheries à Landerneau, est responsable de neuf déraillements de trains, d’une douzaine de pylônes électriques démolis et d’une multitude d’autres sabotages.

Dénoncé à la Gestapo

 François Pengam a participé à ces opérations. D’après son dossier militaire, rédigé le 12 juillet 1945, c’est un « jeune patriote animé d’un courage exceptionnel qui a révélé immédiatement de rares qualités d’initiative et de bravoure qui le faisaient citer comme modèle à ses camarades de combat ».

 Mais le 21 mai 1944, une vingtaine des « Gars d’Arvor » sont arrêtés par le Kommando de la Gestapo de Landerneau, sous les ordres du sergent Herbert Schaad. Ils ont été dénoncés. Le père de François Pengam est également arrêté. « Il n’était pas concevable pour lui de laisser son père condamné à sa place », expliquent leurs descendants sur un site internet. C’est pourquoi le jeune résistant ne prend pas la fuite et se laisse arrêter.

 

« Toujours sans sépulture »

 François Pengam est torturé par la Gestapo. Il finit par avouer et « prend tout sur lui », pour sauver ses compagnons, qu’il ne donnera jamais. Il est le seul à être fusillé le 27 mai, à l’âge de 19 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé. D’après Fernand Tribisch, son compagnon de cellule, il est mort en criant « Vive la France ».

 En sa mémoire, un groupe de résistant prendra son nom : la Section spéciale Franche Pengam. Après la Libération, une rue de Landerneau prend le nom de François Pengam.

  

La rue François Pengam, inaugurée après la Libération, fait la jonction entre les rues de La Fontaine Blanche et du Gaz. | Aude Kerdraon

 

 Ses descendants, neveux et petits-neveux sont encore à la recherche de renseignements sur cet homme « toujours sans sépulture à ce jour », explique Thierry Lucas, son beau-neveu.

 « Sa famille a toujours fait beaucoup de démarches auprès des autorités françaises et allemandes, en vain, continue-t-il. Entendre son nom, ça faisait toujours pleurer dans la famille. Il n’était pas vraiment glorifié, jusqu’à il y a dix ans. »

  

Plus d’info sur le site internet francois.pengam.1944.free.fr.

Landerneau: François Pengam, résistant FTPF sous l'Occupation, enfin honoré (Ouest-France, 18 juin 2018)
PENGAM François

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article167127

 Né le 1er février 1925 à Landerneau (Finistère), fusillé le 27 mai 1944 à Brest (Finistère) ; employé de bureau ; membre des FTPF.

François Pengam
Crédit : Gildas PRIOL

Célibataire, employé de bureau, François Pengam était domicilié à Landerneau.
 Résistant au sein des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) depuis janvier 1944, il semble avoir participé à plusieurs sabotages des voies et moyens de communications. Il fut arrêté à Landerneau le 25 mai 1944 par les autorités allemandes.
 Interné à la prison de Landerneau, il fut ensuite transféré à la prison de Brest. Il ne semble pas avoir été jugé par un tribunal militaire du Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF) comme le montre le courrier traduit envoyé à ses parents.
 Il fut condamné à mort pour « actes de franc-tireur » le 27 mai 1944 par le tribunal militaire de division Feldpost 06.460. Le préfet et la DGTO (Direction générale pour les territoires occupés) ne furent prévenus de cette affaire que le jour où l’exécution leur fut notifiée.
 François Pengam a été fusillé à Brest le 27 mai 1944 par les autorités allemandes à 20 h 30.

 SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty) B VII 1177. – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit.

Alain Prigent, Serge Tilly

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 07:51
Laurence Cohen, sénatrice communiste, groupe Communiste, Républicain, Citoyen, Ecologiste

Laurence Cohen, sénatrice communiste, groupe Communiste, Républicain, Citoyen, Ecologiste

Le Sénat a refusé mercredi in extremis d'accorder le statut de réfugié aux militants des droits des femmes à l'occasion de l'examen du projet de loi asile-immigration.

Deux amendements identiques avaient été déposés, l'un par le groupe CRCE (à majorité communiste), l'autre par Laurence Rossignol (PS). Mme Rossignol a retiré son amendement au profit de celui du CRCE qui a recueilli autant de voix favorables que de voix défavorables, 166 pour et 166 contre.

L'ensemble du groupe LR a voté contre, à l'exception de Laure Darcos et de Fabienne Keller, ainsi que 19 LREM. Les autres ont été pour.

Le règlement du Sénat prévoit que pour être adopté un amendement doit obtenir une majorité de voix favorables, plus une. L'amendement a donc été rejeté.

"Cet amendement reconnaît le statut de réfugié aux femmes persécutées ou menacées de persécutions dans leur pays, en raison de leur action en faveur des droits des femmes ou du fait de leur refus de se soumettre aux coutumes, normes sociales, pratiques discriminatoires de leur pays ou de leur orientation sexuelle", a plaidé Laurence Cohen (CRCE).

"Les contraintes sociales portent particulièrement sur les femmes: elles sont emprisonnées pour leurs opinions politiques, assassinées pour avoir refusé un mariage, violées pour ne pas être hétérosexuelles", a-t-elle poursuivi.

"Il existe des persécutions qui passent sous les écrans des radars, tant elles sont inscrites dans les coutumes, tant elles font l'objet d'une complaisance coupable", a déclaré Laurence Rossignol. "La France doit protéger les activistes des droits des femmes; comme pour l'avortement, elle doit avoir une position diplomatique claire en leur offrant son soutien".

En revanche, pour le ministre de l'intérieur Gérard Collomb qui n'avait pas pu participer mardi à la première journée du débat, "votre objectif est satisfait par les textes en vigueur, à commencer par la Convention de Genève".

Pour le rapporteur François-Noël Buffet (LR), "l'intention, louable, est satisfaite par le droit en vigueur". "L'action en faveur du droit des femmes peut être reconnue comme une opinion politique au sens de la Convention de Genève et la persécution des femmes en tant qu'appartenant à un groupe social particulier est également prise en compte", a-t-il dit.

"Il y a des pratiques abominables que personne ici ne cautionne et que nous voulons tous combattre", a déclaré le président de la commission des lois Philippe Bas (LR). "Mais encore faut-il démontrer la nécessité, l'utilité de l'amendement", a-t-il ajouté. "Si nous énumérons les actions politiques éligibles au statut de réfugié, nous dégradons la protection".

Le Sénat votera sur l'ensemble du texte le 26 juin, après examen de près de 600 amendements.

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 07:45
Cathy Apourceau Poly

Cathy Apourceau Poly

CATHY APOURCEAU-POLY. UNE NOUVELLE « SÉNATRICE MILITANTE »
Vendredi, 22 Juin, 2018

La femme du jour. 

Née dans le bassin minier du Pas-de-Calais, elle en porte les combats depuis de nombreuses années comme militante et élue du PCF. Bientôt, Cathy Apourceau-Poly les fera entendre à Paris, au palais du Luxembourg. Elle s’apprête en effet à prendre le relais du sénateur communiste Dominique Watrin, qui avait annoncé, à l’automne dernier, que sa 65e bougie soufflée il passerait le témoin. C’est chose faite en ce mois de juin, sa suivante de liste fera donc son entrée au Sénat dès le 1er juillet. « Comme mon prédécesseur, je veux être une sénatrice militante. On ne peut pas se contenter de l’institution, il faut être au contact des élus locaux, des gens, des combats », explique-t-elle, se relevant d’ores et déjà les manches. « Avec Macron qui tape tous azimuts, je vais immédiatement être jetée dans le grand bain. » Forte de ses douze ans comme conseillère régionale en charge de la formation et de l’apprentissage, mais aussi comme présidente de la « mission bassin minier », elle entend porter les aspirations et les espoirs d’un territoire « rongé par la souffrance, les difficultés sociales ».

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 06:42

L’aide sociale et les minima sociaux coûtent environ 70 milliards d’euros par anaux finances publiques, soit 3 % du produit intérieur brut (PIB). Ces prestationscontribuent de façon décisive à réduire la pauvreté et les inégalités.

Face à cela, le coût de « l’assistance aux plus riches » pourrait être de l’ordre de 150 milliards d’euros par an hors fraude et évasion fiscales, et de l’ordre de 250 à 300 milliards au moins en incluant ces deux derniers coûts, comme le développait un billet de blog récent. Avec comme impact certain un creusement des inégalités et en particulier un enrichissement devenu indécent des très riches : les 500 individus les plus riches gagnent en moyenne 1 670 fois plus que la moyenne des plus pauvres. Je précise : 1 670 fois plus, après impôts.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 15:32
Cindérella Bernard, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor: votons contre le plan régional de santé (Le Télégramme, 20 juin 2018)
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