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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 15:26
PCF Finistère - Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
 
Communiqué du PCF Finistère, 13 juin 2022

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère félicite les huit binômes d’union de la gauche candidats de la NUPES du Finistère pour leur qualification au second tour des élections législatives et remercie les électeurs du premier tour qui ont mis la gauche rassemblée avec la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (dont le Parti communiste est partie prenante) en position de regagner pour la gauche plusieurs circonscriptions finistériennes si la dynamique de mobilisation de second tour est favorable.

 
L’option du rassemblement à gauche attendu par l'électorat a déjà porté ses fruits, l'alliance de gauche faisant jeu égal avec le bloc de droite du président sortant. Elle était nécessaire face au danger projet macroniste et de la progression de l’extrême-droite et du .
 
Dans le Finistère, nous appelons à voter le 19 juin prochain, encore plus nombreux qu’au premier tour, pour :

- Pierre-Yves Cadalen, largement en tête avec 31,9 % à Brest-Centre (circonscription 1) face au député sortant LREM (15%) qui lui sera opposé au second tour et qui est passé devant le candidat Ensemble ! intronisé par Macron et Ferrand (l’ex secrétaire départemental du PS Coatanéa)

- Mélanie Thomin (6e circonscription) qui avec ses 31,16 % du premier tour peut battre Richard Ferrand (33,56%), ce qui serait une victoire très importante face à un des symboles et des piliers de la macronie au niveau national

- Sylvaine Vulpiani (4e circonscription de Morlaix, 31 % contre 34,78 % à la candidate Ensemble !- majorité présidentielle, députée sortante)

- Grégory Lebert (1ère circonscription Quimper, 32% contre 35,4 % à la candidate Ensemble !- majorité présidentielle, députée sortante)

- Youenn Le Flao (8e circonscription Concarneau : 31,6% contre 34,8 % au candidat Ensemble !- majorité présidentielle, député sortant)

- Yolande Bouin (7e circonscription : 29,99%, contre 31,23 % à la candidate Ensemble ! - majorité présidentielle, députée sortante)

- Nathalie Sarrabezolles (29 % contre 31,2 % à la candidate Ensemble ! - majorité présidentielle, députée sortante)

- Pierre Smolarz (3e circonscription, Brest-Rural, 29,18 %, contre 41 % au candidat Ensemble ! - majorité présidentielle, député sortant).

 
Le Parti communiste appelle à ce que pas une voix de gauche ne manque au second tour aux candidats de la NUPES et encourage tous ceux qui veulent mettre fin à la politique inégalitaire et néo-libérale de Macron, qui détruit et fragilise les services publics, la démocratie, les droits sociaux et les droits des travailleurs, à se mobiliser bien plus fortement au second tour qu’au premier tour afin qu’un maximum de circonscriptions du Finistère comme partout en France passent à gauche. Nous pouvons enlever à Macron sa majorité au Parlement, nous donner les moyens de résister à sa politique.
 
Soyons mobilisés toute cette semaine pour faire gagner la gauche dans toutes les circonscriptions finistériennes ! Les communistes seront concentrés sur cet objectif à portée de main, dans l’intérêt du peuple, des catégories populaires, de tous ceux qui ont intérêt au changement et au progrès social. La retraite à 60 ans, le SMIC à 1500€, le blocage des prix, l'allocation autonomie jeunesse, la titularisation des contractuels de la fonction publique, l’augmentation des salaires dans la fonction publique, le recrutement de 100 000 soignants, le partage des richesses et une fiscalité plus juste et progressive, la fin des mesures contre l’assurance chômage et les allocataires du RSA, c’est un tout autre programme que celui de la régression sociale continuée que nous propose Macron !
 
Le PCF Finistère se félicite aussi que sur 50 candidats PCF-NUPES présents en France, 32 sont qualifiés pour le second tour, avec un résultat moyen de 26,45% permis grâce à l'implantation de nos candidats et à cette dynamique d'union populaire de gauche. Avec plusieurs qui ont frôlé de près l'élection des le premier tour: Elsa Faucillon à 54%,  Stéphane Peu à 62%, non élus au 1er tour en raison du poids de l'abstention, Jean-Paul Lecoq à 48,5 %, André Chassaigne à 49 %, et Fabien Roussel (34%) est en tête dans sa circonscription face au RN, avec 12 points de plus qu'au premier tour de 2017, malgré la présence d'un dissident face à lui.
 
Hubert Wulfranc (47,21 % contre le RN à 17%) Pierre Dharréville (+6 % par rapport à 2017, 35,8 %, devant le RN à 31 %) Yannick Monnet, Nicolas Sansu, Sébastien Jumel (assez largement en tête), Alain Bruneel (duel serré face au RN), Soumya Bourouaha (avec Marie-George Buffet),) sont aussi en bonne position pour l’emporter et Véronique Mahé en Loire-Atlantique et Loïc Pen, en tête dans leurs circonscriptions, peuvent aussi créer la surprise.
 
Le PCF est en bonne position pour constituer un groupe indépendant d’au moins 15 députés, complété par les députés de gauche ultra-marin qui constituaient avec nous le groupe GDR sous le précédent mandat, ce qui serait une excellent nouvelle pour le monde du travail et la population car les députés communistes ont fait la preuve à l'Assemblée nationale de leur excellent travail parlementaire et de leur capacité à porter dans les débats les idées d'émancipation et de justice sociale.

 

La victoire est à portée de bulletin!
 
Dimanche 19 juin, donnons-nous le moyen de faire élire un maximum de députés de gauche avec la NUPES !

Fédération du Parti communiste du Finistère, 13 juin 2022

 
PCF Finistère - Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 06:03

 

Trois mois de détention administrative supplémentaires à l’encontre de Salah Hamouri : le scandale continue !

 

 

Alors que celle-ci devait s’achever normalement ce lundi 6 juin, Salah Hamouri vient de voir sa détention administrative prolongée de 3 mois sur ordre d’un juge militaire israélien. Le régime d’apartheid israélien poursuit son acharnement. Une fois encore la colère le dispute à l’amertume.

Colère face à l’injustice de voir ce militant, avocat des droits humains, maintenu en cellule sans qu’aucune charge, aucun motif ne soit retenu contre lui si ce n’est le contenu d’un supposé dossier tenu secret par les autorités israéliennes. Colère contre cet arbitraire insupportable d’un régime qui veut briser ceux qui osent le contester et se dresser contre lui.

Une colère qui le dispute à l’amertume, car nous constatons une fois de plus que les autorités françaises n’ont pas su, ou pas voulu, imposer à Israël leur volonté de voir libérer un compatriote des geôles de ce pays. Depuis des années, l’inaction de la France est patente et, en dehors de quelques déclarations de principe, elle n’a rien obtenu ni pour la libération de Salah Hamouri, ni pour le rétablissement de son droit de résider et de vivre en famille, chez lui à Jérusalem-Est.

L’acharnement israélien contre Salah dure depuis plus de 20 ans. Malgré cela, en revendiquant le droit de vivre en famille, de travailler et de militer à Jérusalem, et en s’opposant à la politique de nettoyage ethnique de l’occupation qui prétend le chasser de son pays, il se bat pour ses droits autant que pour les droits de tous les Palestiniens. Notre solidarité avec Salah Hamouri dans ce combat lui est totalement acquise.

L’AFPS, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent pour obtenir sa libération s’engage évidemment à poursuivre et amplifier l’action contre l’injustice dont il est encore une fois victime. L’AFPS prendra notamment toute sa place auprès de son comité de soutien et de sa famille, pour relancer la mobilisation auprès du gouvernement français et du président de la République. Il est grand temps d’obtenir de la France qu’elle pose des actes forts face au gouvernement israélien en faveur de Salah Hamouri, comme cela a pu être fait ailleurs pour d’autres ressortissants français dans le passé.

Le Bureau national de l’AFPS, 6 juin 202

 

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11 juin 2022 6 11 /06 /juin /2022 05:47

 

En 2022, la Fête de l'Humanité change de site, et s'installera sur l'ancienne base aérienne 217 du Plessis-Pâté, en plein cœur de l'Essonne. C'est une nouvelle Fête de l'Humanité, repensée et complètement inédite que vous aurez l'occasion de découvrir les 9, 10 et 11 septembre prochains !

 

Quelle est la programmation de la Fête de l'Humanité 2022 ?

Comme chaque année, la Fête accueillera des artistes de tous les horizons musicaux. Les premiers noms annoncés sont :

> Les Dutronc&Dutronc, père et fils, deux monstres sacrés de la chanson française,

> Et une autre légende : Benjamin Biolay,

> Le groupe de hip-hop Sexion d’Assaut, qui se reforme cette année avec notamment Gims, Black M et Lefa,

> Un des meilleurs DJ de sa génération, Kungs,

> L’artiste engagée Camélia Jordana,

> L'électro douce de l'Impératrice,

> Kimberose, nouvelle reine de la soul,

> Le chanteur Christophe Maé,

> L’auteur-compositeur Gauvain Sers,

> Ibeyi, duo franco-cubain,

> Les poètes modernes Odezenne,

> Mais aussi Rosinia, la chanteuse originaire de Grigny, Soviet Suprem, Ladaniva, Deluxe, les Wampas, Catastrophe, Bagarre Club... Et encore plein d'autres artistes à venir !

 

Depuis quand la Fête de l'Humanité existe-t-elle ?

Elle a été créée en 1930 par Marcel Cachin (directeur de l'Humanité de 1918 à 1958), qui souhaite en faire un événement populaire. Il reprend une idée ancienne, proposée par le député Marcel Sembat en 1913.

Le seconde Fête de l'Humanité a eu lieu en 1931 à Athis-Mons (aujourd'hui en Essonne) où, pour la première fois, des concerts radiophoniques sont retransmis par haut-parleurs.

Interrompue pendant la guerre, de 1939 à 1944, la tradition de la Fête de l’Huma reprend à la Libération : elle réunit un million de personnes en 1945, au bois de Vincennes à Paris.

La Fête de l'Humanité est depuis organisée tous les ans par le journal l'Humanité au cours du second week-end de septembre.

Évènement politique et multiculturel, elle est un lieu de rassemblement, de discussions et d'échanges autour des valeurs de solidarité, d'ouverture d'esprit, de partage et de paix.

La Fête de l'Humanité a été le premier évènements populaire français à avoir organisé de grands concerts internationaux en plein air (Pink Floyd en 1970, Joan Baez en 1971, The Who en 1972, Chuck Berry en 1973...).

La place de la musique, et plus généralement de la culture, y est aujourd'hui prépondérante avec plus de 50 concerts, mais aussi la présence d'un village du Livre, de nombreux spectacles d'arts vivants, de projections cinématographique, d'expositions artistiques mais également de plus d'une centaine de débats, tables rondes et conférences.

Avec environ 500 000 participants chaque année, c'est le plus grand évènement culturel de France.

 

 

Où acheter ses billets pour la Fête de l'Humanité 2022 ?

Des Pass 3 Jours et Billets Nuit, pass enfants et ados, possibilité d'achat avec l'application Pass culture, tarif spécial dédié aux comités d'entreprise sont disponibles à l'achat par internet (https://fetehumanite.seetickets.com/content/billetterie) 

Mais, le PCF Morlaix peut bous proposer des bons de soutien à 35 € donnant l'entrée sur la Fête pour les 3 jours. Contacter nous à pcf-morlaix@wanadoo.fr 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:52

Économistes, nous participons activement à la campagne de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. La perspective d’une victoire de la gauche aux élections législatives éveille un immense espoir dans une partie de notre peuple : priver Emmanuel Macron d’une majorité parlementaire, porter un coup d’arrêt à son autoritarisme, à ses assauts contre nos retraites et contre nos services publics (santé, école, justice, …), et répondre aux attentes populaires qu’il n’a cessé de bafouer pendant cinq ans : augmentation des salaires dont le SMIC à 1 500 euros, retraite à 60 ans, égalité salariale entre les femmes et les hommes, investissements et créations massives d’emplois pour faire face, enfin ! au péril climatique et à l’urgence sociale.

 

La gauche ne peut pas se permettre de décevoir ces espoirs. L’enjeu politique qui prend une importance croissante à quelques jours du scrutin, est celui des moyens, en particulier financiers, de réaliser les objectifs sociaux et écologiques qui sont largement partagés à gauche, et donc conjointement des pouvoirs à conquérir contre le MEDEF, les grandes banques, les BlackRock et autres fonds d’investissement.

Dans le camp du pouvoir, comme à chaque fois qu’une circonstance semble de nature à favoriser des politiques s’écartant d’une stricte obéissance aux exigences du patronat, des marchés financiers et des multinationales, des économistes annoncent l’apocalypse en cas de victoire de la gauche. Selon eux, il faudrait continuer de sacrifier l’emploi et les salaires, et se mettre à baisser les dépenses publiques, au nom de la « baisse du coût du travail ». Songent-ils un instant au choc contre le pouvoir d’achat qui accompagne le retour en force de l’inflation, aux ravages de la précarité, du chômage et du sous-emploi qui touchent des millions d’habitantes et habitants de ce pays ? à l’effondrement de notre capacité de production de richesses que les grands groupes de l’industrie, des services et de la finance ont provoqué avec leur obsession de la rentabilité financière, avec la complicité active d’Emmanuel Macron ? Sans parler de l’effet meurtrier de la remontée des taux d’intérêt de la BCE, vouée à la sauvegarde des intérêts du grand capital face à l’inflation et au dollar, remontée contre laquelle rien n’est fait.

C’est une tout autre logique qu’il est devenu urgent d’opposer à ces orientations.

Mais il ne suffira pas de taxer les riches, d’augmenter les salaires, de mobiliser l’épargne, et de favoriser « l’investissement », en espérant stimuler ainsi l’activité économique. Ce keynésianisme traditionnel a régulièrement échoué, notamment depuis 1982. Car au-delà de l’Etat et des services publics, il y a les entreprises.

Le cœur de l’enjeu de la réussite politique ce sont les entreprises, ce qu’elles vont faire. Elles sont dominées par le grand capital et sa logique.

Or, il faut regarder la réalité en face. Les forces du capital n’ont aucune intention de coopérer avec un gouvernement de gauche dans la réalisation de son programme social et écologique. Le président du MEDEF a annoncé la couleur : les patrons « vont arrêter d’embaucher, ils vont arrêter d’investir ». Comment surmonter cet obstacle ?

La réussite d’un défi inédit exige un renouvellement des modes de pensée. Il faut aller au-delà du triptyque « taxer, mobiliser l’épargne, investir ». La création monétaire doit être massivement mobilisée, mais tout autrement, aussi bien pour les dépenses publiques (embauches et formation dans la santé, l’éducation, les transports, la justice, etc.) que pour changer les critères de décisions des entreprises, avec une sélectivité nouvelle du crédit bancaire. Dans les entreprises des pouvoirs décisionnels doivent être confiés aux travailleurs et aux citoyens pour mettre en œuvre des propositions alternatives. Les critères des au moins 160 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises doivent être changés, devenir systématiquement écologiques et sociaux. De nouvelles institutions de suivi et de planification assureront la réussite de cela.

Il ne suffira pas, en effet se croyant « radical », d’opposer une relance de la demande (hausse des salaires et des dépenses publiques) à ce que le camp conservateur prétend être une « politique de l’offre » et qui est en réalité un soutien tous azimuts et sans conditions aux profits, à la rentabilité des capitaux privés.

Opposer « politique de l’offre » et « politique de la demande », c’est ne pas voir qu’il faut une offre radicalement nouvelle en même temps qu’une autre demande, un autre type de consommation ! Une autre offre, c’est loin de n’être que de l’investissement. C’est une production écologique et sociale, exigeant des recherches, faite de services publics, visant les besoins humains de santé, de culture, etc., et faite d’une nouvelle industrialisation écologique et sociale. Il faut oser voir que le programme de la NUPES contient en partie cette idée incontournable d’une autre offre.

Mais il faut en tirer les conséquences de politique économique : c’est l’emploi qui est le cœur du lien, absolument nécessaire, entre offre et demande. Un lien que nous voulons profondément transformer. Le comportement anti-emploi de tout le système, et avant tout des grandes entreprises et des banques, n’est pas seulement un problème de manque « d’empathie sociale », ou d’aveuglement sur la demande générée par les salariés et leurs revenus, c’est la conséquence de la domination du capital.

L’emploi, les qualifications, les capacités humaines de créativité sont aussi au cœur d’une transition productive écologique réussie qui devra s’opposer à la priorité au capital et à l’accumulation.

Une autre offre, c’est aussi baisser les coûts tout autrement, en s’attaquant à celui du capital (dividendes, intérêts bancaires, gâchis matériels et financiers), en impulsant des dépenses d’efficacité (formation, recherche, emploi) et des partages qui font baisser les coûts tout autrement. Voilà le défi que nos macroniens ne veulent pas voir, en brandissant les coûts comme un simple épouvantail qui empêche de réfléchir.

Alors que faire ? Bien sûr, il faut rééquilibrer totalement les impôts, refondre la fiscalité et développer l’activité. Mais quelle activité et comment ? Investir ? Mais aujourd’hui, ce que font les grandes entreprises et l’État lui-même, c’est dépenser en capital financier voire matériel contre l’emploi ! Au nom de quoi, pour les macroniens, il faudrait tout faire pour les profits, poursuivant en cela la politique de F. Hollande et de bien d’autres avant. Au contraire, la question clé, c’est l’emploi son développement, sa qualification reconnue dans les salaires, au lieu de le supprimer, de le déqualifier. L’emploi et la formation doivent venir d’abord, l’investissement doit l’accompagner et l’appuyer. Au-delà, il s’agit d’aller vers un nouveau paradigme : une sécurité d’emploi ou de formation tout au long de la vie.

« Taxer, mobiliser l’épargne et investir », ce ne serait pas voir non plus, au contraire de Keynes lui-même, l’importance de l’impulsion initiale anti-austérité par des avances monétaires massive. Ce n’est pas voir l’urgence d’une baisse sélective des taux d’intérêt, alors qu’ils ont commencé à remonter fortement. Ce n’est pas, non, plus voir à quel point la vulnérabilité de notre économie dans la mondialisation et la financiarisation s’est accentuée depuis l’époque, déjà lointaine, où la première politique de François Mitterrand s’y était fracassée, se refusant à changer la gestion des entreprises dominée par le taux de profit.

La condition de réussite d’une politique de gauche – la situation ne nous permet plus de biaiser avec cette exigence – est la conquête de pouvoirs démocratiques contre le pouvoir du capital sur l’utilisation de l’argent, dans les entreprises, dans les banques, dans les banques centrales.

Cela passe par le rétablissement et le renforcement des prérogatives économiques des instances représentatives du personnel dans les entreprises, des syndicats et des salariés eux-mêmes, pour imposer la réalisation de projets de développement de l’emploi, de la production écologique et de la création de valeur ajoutée dans les territoires, contre les licenciements et les délocalisations, et pour obtenir leur financement par des crédits bancaires ciblés et assortis de taux d’intérêt bas, voire négatifs.

C’est pourquoi le programme que nous soutenons comprend tout particulièrement la nationalisation du système bancaire et de crédit, de certains grands groupes d’entreprises, ainsi que des pouvoirs décisionnels des travailleurs et des instances locales de planification, c’est l’apport du PCF. Nous pensons même qu’il faudra, nécessairement, et la vie le montrera, créer de véritables institutions démocratiques et sociales de planification à partir des territoires, organisant jusqu’au niveau national le dialogue orienté social et écologie avec les entreprises et les banques, pour une planification et une gestion nouvelle ainsi que pour le suivi de cette gestion, avec incitations et pénalisations. Nous les nommons des « conférences permanentes emploi, formation, transformation productive écologique ». Elles peuvent être le pivot d’un nouveau type de démocratie et de République.

Les politiques économiques, les nouvelles institutions, doivent appuyer cette nouvelle logique. Il faut de nouveaux critères pour les aides publiques : appliqués immédiatement et conjugués avec une mobilisation du crédit bancaire distribué par les banques publiques qui existent déjà, ils permettraient une hausse efficace de l’ensemble des salaires, au-delà du SMIC, et de l’emploi. Par la suite, des nationalisations d’un nouveau type, incluant des droits de décisions des salariés et des citoyens pour mettre en œuvre d’autres critères de gestion, doivent être mises en œuvre pour les banques privées et pour des entreprises industrielles stratégiques. C’est un des leviers d’action d’une nouvelle planification écologique et sociale, démocratique, à partir des territoires et des besoins, basée sur des engagements transparents, des financements nouveaux et un suivi démocratique.

Simultanément, la France doit agir pour une nouvelle internationalisation. À la place des traités actuels, elle doit être en pointe pour la négociation de nouveaux traités internationaux visant une coopération dans les productions fondée, non sur la rentabilisation des capitaux multinationaux mais sur le développement solidaire des biens communs (emploi, santé, environnement, … ) aussi bien dans les pays pauvres ou émergents que dans les pays développés, avec des financements internationaux émancipés de l’hégémonie du dollar et de Wall Street.

En Europe, l’argent créé par la BCE peut tout de suite être mobilisé pour refinancer des Fonds apportés par notre pôle financier public à des projets démocratiquement élaborés, décidés, réalisés et contrôlés dans nos territoires ou pour financer les services publics. Nous proposerons à tous les pays de l’UE d’y travailler dans des coopérations renforcées, et même d’élargir ces Fonds à l’ensemble des pays de la zone euro, pour commencer à changer concrètement les règles auxquelles doit obéir la construction monétaire européenne.

C’est à partir de ces mobilisations immédiates que seront créées, mais aussi dans les urnes et les institutions, les conditions de l’adoption de nouveaux traités, remplaçant le carcan des traités actuels par une solidarité des peuples et nations européens associés pour le développement de tous les habitants du continent, et pour de nouvelles coopérations avec nos voisins du Sud et de l’Est. Cela contribuerait à une émancipation vis-à-vis du dollar pour l’émergence d’une nouvelle commune mondiale de coopération de tous les peuples, jalon vers un nouvel ordre du monde.

Il serait préjudiciable à la réussite de la gauche que, sous couvert de respectabilité (envers qui ?) ou d’orthodoxie académique, on omette ces points fondamentaux, ou qu’on ne les considère que comme des ajouts de convenance. Nous considérons, au contraire, qu’ils sont des éléments déterminants pour « réussir », un apport indispensable à la gauche et au mouvement social. Nous aurons bien des occasions d’agir et d’intervenir en ce sens dans la mandature.

Telle est notre conception de l’union et de la responsabilité politique : nouveau type d’union populaire et agissante, se nourrissant du débat ouvert et transparent, pour la réussite et la dynamique d’un changement réussi. N’en déplaisent à tous les conservatismes de droite, comme de gauche, « le monde change de peau », comme le dit la chanson d’A. Souchon, « sera-t-il laid ou bien beau ? ». Cela dépend selon qu’on laisse « les clés du camion » aux amis de G. Roux de Beyzieux et au grand capital de Blackrock et compagnie, à leurs pouvoirs à leur logique.

Un monde nouveau pousse sur le terreau des révolutions écologique, informationnelle, monétaire et anthropologique. Pour ce monde le développement doit viser l’émancipation humaine, appelle une nouvelle démocratie d’intervention et il dépend avant tout de l’emploi, de la formation, des services publics, bien au-delà des équipements matériels, n’en déplaise à ceux qui veulent nous faire croire que le capital et son monopole sur les entreprises comme sur la pensée et sur la société serait indépassable.

 

Frédéric Boccara, économiste, Université Sorbonne Paris-Nord, membre du CEN du PCF et du parlement de la NUPES

Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du CEN du PCF et du Conseil d'analyse économique (CAE) auprès du Premier ministre

Denis Durand, Directeur de la revue Économie et Politique, membre du CN du PCF

Jean-Marc Durand, Rédacteur en chef de la revue Économie et Politique, membre du CN du PCF

Evelyne Ternant, docteur en économie, candidate NUPES dans la 2ème circonscription du Jura, membre du CEN du PCF et du parlement de la NUPES

 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:50

 

 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:47

 

 

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 05:18
Le PCF Finistère appelle à voter pour les candidats de la NUPES: pour des réformes heureuses, faire gagner la NUPES!

Pour des réformes heureuses . Faire gagner la NUPES

Pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochains, le PCF s'est allié avec la France Insoumise, EELV et le Parti socialiste au sein de la NOUVELLE UNION POPULAIRE ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE avec pour ambition de faire élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale et mettre en œuvre des réformes heureuses.Ce rassemblement s’est construit sur un programme qui permet de répondre aux préoccupations populaires

 La perspective d’une victoire de la gauche aux élections législatives éveille un immense espoir dans une partie de notre peuple : priver Emmanuel Macron d’une majorité parlementaire, porter un coup d’arrêt à son autoritarisme, à ses assauts contre nos retraites et contre nos services publics (santé, école, justice, …), et répondre aux attentes populaires qu’il n’a cessé de bafouer pendant cinq ans :l’augmentation des salaires et des pensions, le relèvement du SMIC à 1500 euros net, le retour de la retraite à 60 ans, le blocage des prix des produits de première nécessité , égalité salariale entre les femmes et les hommes, investissements et créations massives d’emplois pour faire face, enfin ! au péril climatique et à l’urgence sociale.

 Nous sommes fier.e.s, avec cet accord, de pouvoir faire porter par toute la gauche nos propositions telles que : la renationalisation d’EDF et d’Engie, des autoroutes et aéroports ; la création d’un pôle public bancaire avec la nationalisation des grandes banques ; de nouveaux droits d’intervention pour les salarié.e.s dans les entreprises ; la mise à contribution du capital…

 La majorité est plus qu'accessible .Les premiers résultats de la coalition de gauche, avec 10 candidats qualifiés au second tour sur les 11 circonscriptions des Français de l’étranger, sont de bon augure.Comme le dit Fabien Roussel dans l'Humanité , il n’en faut pas moins « mener campagne tous azimuts », pour transformer l’essai et imposer une majorité de gauche à Emmanuel Macron.

 Nous savons bien sûr qu’il ne suffira pas de remporter une élection pour gagner les conquêtes sociales que nous voulons. Réussir ces changements impliquera un puissant mouvement social, populaire, qui doit se construire dès maintenant partout en France mais la page du quinquennat Macron, et de sa nouvelle Première ministre Élisabeth Borne, doit être tournée : la violence sociale qu’ils ont fait subir et qu’ils prévoient est inacceptable.

 Chacun de nous parmi ses proches, ses collègues ses amis peut amener les plus hésitants à aller déposer un bulletin pour le candidat ou la candidate de la NUPES de sa circonscription . C'est primordial Olivier Véran a raison pour une fois « L’élection va se décider dans les derniers jours. ».

La fédération du Finistère appelle à voter pour les candidats d'union de la gauche de la NUPES dans les 8 circonscriptions du département.

Ensemble nous pouvons gagner à gauche et faire échec à Macron et à son projet de société.
 

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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 05:57

 

Une inflation qui n’est pas transitoire et exige de commencer à changer de logique

E. Macron, E. Borne, leurs ministres et les médias dominants prétendent que l’inflation et l’énorme souffrance du pouvoir d’achat est un problème transitoire qu’il suffit de régler avec quelques rustines et « chèques cadeaux » que, soit dit en passant, il fera payer couches moyennes salariées.

 

Au contraire, le pouvoir d’achat est une question politique qui nécessite de changer de logique par des mesures immédiates, mais ouvrant vers un changement de système. Au cœur de celles-ci, la question des salaires et de l’emploi, et donc des entreprises qu’on abreuve d’aides publiques en leur laissant « toute liberté ».  Mais c’est aussi la question des services publics et des revenus de « remplacement » écrasés (retraites, minimas sociaux, allocations formation) car les entreprises refusent de les financer, d’embaucher  et de payer correctement. Il faut s’opposer au capital en agissant sur les gestions des entreprises qu’il domine. On peut l’engager immédiatement.

 

 

Un pouvoir d’achat mis en cause par l’inflation et par des revenus insuffisants

Le pouvoir d’achat est attaqué à deux bouts : (1) la hausse des prix s’emballe et atteint des taux jamais vus depuis des décennies, (2) les revenus sont  attaqués par le blocage salarial engagé depuis longtemps, par le mitage de l’emploi (chômage, précarité) et des dépenses sociales.

 

Le prix du carburant atteint des sommets, ainsi que celui de l’électricité (+28 %, en moyenne pour l’énergie à la consommation), certains produits alimentaires aussi  (jusqu’à +40 % pour les pâtes), mais aussi pour les entreprises celui de l’électricité industrielle (+50 %) ou du lithium (multiplié par 5 en un an ! ) ou du cuivre.  En un mois, quatre pleins d’essence, une facture d’électricité, de gaz et un loyer, un smic est quasiment absorbé.

 

Plus généralement, la hausse de l’ensemble des prix à la consommation (inflation) accélère et dépasse 5 % en France (5,2 %), 8,7 % en Allemagne, au-dessus de 8 % aux Etats-Unis (pourrait atteindre les 10 %), élevée dans les pays émergents et du sud (et même 70 % en Turquie).  Les prix industriels inter-entreprises ont augmenté de 30 % en un an (énergie : +60 %).

 

Au total, l’inflation attaque le pouvoir d’achat car les salaires et les revenus de remplacement (retraites, minimas sociaux…) progressent moins vite que les prix des biens (dont le carburant), des services (dont le logement et l’énergie).  En outre, une part importante de la consommation échappe de plus en plus aux services publics gratuits (santé, éducation) ou bon marché (SNCF, EDF).

 

Une inflation du capital et de l’insuffisance de développement humain et écologique

 

Cette inflation est une inflation du capital, des profits et de l’insuffisance de développement des capacités humaines (emploi, services publics) et écologiques : (1) la valeur du capital est hyper-gonflée financièrement (+60 % en 2 ans) et il est sur-accumulé (2) pour maintenir son taux de profit, il demande donc plus de profit, en augmentant ses marges (3) en spéculant

(4) l’insuffisance de la production (PIB) devient patente face à l’énormité de la masse de monnaie qui a été créée, cette production insuffisante est liée à l’insuffisance criante d’embauches et d’emploi et aux pénuries de certains composants, (5) elle se conjugue avec l’insuffisance des services publics (6) tandis que la production est plus que jamais consommatrice de matières premières (lithium, cuivre, hydrocarbures, …).

 

Une exaspération de la crise

Après une longue période d’inflation financière (capital, immobilier) depuis le milieu des années 1980, mais dont l’effet sur les prix a été masqué par la déflation salariale et sociale, on a une sorte d’emballement structurel des prix. On ne renoue pas avec l’inflation des années 1970.  L’emballement est d’une nouvelle nature, car l’insuffisance de développement humain et écologique s’exaspère, ainsi que les limites de la globalisation néolibérale, tandis que le gonflement du capital par toutes sortes d’aides et par la spéculation financière atteint des niveaux inouïs.  Cela fait exploser les prix.  S’y concentrent l’ensemble des maux systémiques de la crise, d’autant plus que les salaires et revenus de remplacement ne suivent pas. La réponse à la pandémie et à la crise a considérablement élargi le déséquilibre entre l'excès d'offre de monnaie soutenue par les banques centrales et l'inefficacité sociale de l'offre de biens et services utiles engendrée par l'obsession de rentabilité financière déchaînée par le choc pandémique. La course des multinationales pour financer leur R&D par des marges accrues de profits, la R&D pour des sauts technologiques dans plusieurs secteurs (aéronautique, automobile, semi-conducteurs, IA, etc.), vient encore envenimer les choses.

 

 

 

 

Causes (résumé)
 
  • Déclenchement de l’inflation
    •  
    • Sortie des confinements : chaînes mondiales d’activités désorganisées + production insuffisante car on n’embauche pas et on ne forme pas assez
    • Spéculation sur les matières premières (pétrole, gaz, lithium, cuivre) et alimentaires (démultipliée par la guerre en Ukraine)

 

  • Explication
    •  
    • Les masses d’argent (aides + création monétaire BCE) sont allées aux profits, pas à l’emploi, très peu à la production

Une production qui consomme toujours plus de matières premières, parce que les entreprises n’ont pas engagé de véritable transformation productive

 

  • Raison profonde : la domination du capital
    • L’envolée de sa valeur (+60 %, en 2 ans) exige que, pour au moins maintenir son taux de profit, il augmente ses profits, gonfle ses marges
    • ​​​​​​​Ses pouvoirs dans les entreprises, les banques et sur les aides d’Etat lui permettent de s’opposer à une utilisation de l’argent (aides publiques, crédit) pour l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics

 

  • ​​​​​​​​​​​​​​Raison profonde : la domination du capital
  • ​​​​​​​
      • L’envolée de sa valeur (+60 %, en 2 ans) exige que, pour au moins maintenir son taux de profit, il augmente ses profits, gonfle ses marges
      • Ses pouvoirs dans les entreprises, les banques et sur les aides d’Etat lui permettent de s’opposer à une utilisation de l’argent (aides publiques, crédit) pour l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics
Remèdes de fond (que viser)
  • Augmenter l’ensemble des salaires (dont le smic, mais pas seulement)
  • Développer l’emploi.  En obtenant des entreprises qu’elles créent des emplois et développent la formation des salariés, ce seront des centaines de milliards de richesses supplémentaires qui seront créés et qui permettront d’augmenter les salaires sans risque inflationniste.
  • Qualifier, former et rémunérer la formation
  • Développer les services publics (santé, éducation, transports, énergie, logement social,… )
  • Engager un tout autre type de production, écologique et sociale
Propositions- Réponses Immédiates qu’un gouvernement peut mettre en œuvre dès l’été

 

Salaires et revenus publics + smic
    •  
    • Augmenter le smic (1800 euros bruts, 1500 nets, en mensuel)
    • Augmenter le point d’indice des fonctionnaires (+10 % tout de suite, aller vers +30 %)
    •  
    • Augmenter les minimas sociaux et les retraites, faire bénéficier les plus de 18 ans des mêmes droits que tous les adultes (RSA, …)

 

Jeunes

    •  
    • Instaurer un revenu d’autonomie-formation supérieur au seuil de pauvreté, pour tous les jeunes de plus de 18 ans s’engageant dans un projet de formation
    • Rémunérer les stagiaires et apprentis à 80 % du smic horaire

 

Financement et leviers

  • Salaires des entreprises : conditionner les aides publiques aux entreprises (100 à 200 Md€, selon les estimations) à des augmentations salariales conséquentes, nettement supérieures à l’inflation et à l’instauration de l’égalité salariale femmes-hommes.  Cette mesure peut être appliquée immédiatement, par    décret, plus    rapidement    que    les    conclusions de négociations salariales.  Exemple : Carrefour bénéficie de 700 millions d’exonérations sociales issues de l’ex-CICE, soit 7 000 euros par salarié
  • PME-TPE : mobiliser le système de bancaire (notamment public) pour appuyer les TPE/PME dans cette augmentation des salaires, avec des taux de prêts d’autant plus bonifiés que  leurs investissements développent les salaires et l’emploi
  • Emploi : engager immédiatement des « pré-recrutements » de jeunes à l’hôpital (jusque 100 000) et à l’Education nationale (jusque 60 000), dans un cadre revalorisé (salaires , temps et conditions de travail) : c’est-à-dire une entrée en formation spécifique, un pré-salaire durant cette formation et un engagement d’emploi après la formation, en contrepartie d’un engagement  du jeune à y travailler un certain nombre d’années
  • Financement : mobilisation du pôle public bancaire existant déjà (à élargir par la suite avec des nationalisations) pour alimenter un fonds national, puis européen, de développement des services publics pour les financer par des avances à 0 % issues des crédits de la BCE.  Ces avances financeraient notamment les pré-recrutements et le fonds reprendrait les dettes passées (hôpital, SNCF…) pour que ses intérêts tombent à 0 %.

 

―> Réunion d’une conférence salaires, emploi, formation et transformation productive (et pas seulement salaires), instaurant des conférences permanentes de suivi (puis à terme d’élaboration )

Prix

    •  
    • Bloquer les loyers et les prix d’un certain nombre de produits de première nécessité
    • Instaurer une transparence sur la formation des prix et des marges (il ne s’agit pas de figer certaines marges de la grande distribution au détriment des petits producteurs), avec des comités de suivi par  département, munis de pouvoirs contraignants, une obligation d’information des travailleurs dans les entreprises par le patron, un droit de saisine de ces comités par les  représentants élus des travailleurs ou les représentants de la population (cf projet de loi Chassaigne « visant à encadrer les marges de la grande distribution et à  garantir le revenu des agriculteurs »)

 

 

Spéculation et marchés

    •  
    • Suspendre et remettre en cause le fonctionnement du « marché » européen de l’électricité (aujourd’hui tarifée en instantané au prix de  l’énergie  la  plus  chère !)
    • Interdire l’achat à terme « à découvert » de matières premières et alimentaires en France ;  porter cette mesure dans l’UE et au niveau mondial (comme une mesure temporaire pour permettre son application immédiate)
    • Mobiliser les stocks alimentaires européens et mondiaux existants

 

Dollar

      •  
    • Porter la proposition de ne plus libeller les achats internationaux en dollar, mais dans une monnaie commune mondiale nouvelle, non soumise au dollar

Moyen terme

  • Le financement de ces mesures se fait par des avances qui seront recouvrées sur la croissance d’activité à venir, et ne nécessite pas d’impôts spécifiques en regard.
  •  
  • Nationalisation d’entreprises stratégiques et de poids
  • Une autre politique du crédit

Engager une véritable transition écologique et sociale des entreprises et de la production​​​​​​​​​​​​​​

  •  
  • Institutions de suivi et de planification décentralisée, sociale et écologique : des conférences permanentes démocratiques « Emploi, salaires, formation, transformation productive » nationale et  décentralisées dans tous les territoires où sont pris des engagements, qui disposent d’un levier financier (crédit + aides publiques) et organisent un suivi du respect des engagements, avec la possibilité  de pénaliser ou de renforcer les aides

Initiatives du PCF

    • Conférences de presse dans tous les départements qu’ils aient des candidats communistes ou pas, selon les cas, faisant connaître nos propositions et celles  déposées par nos députés durant la mandature précédente
    • (1) Interpellation de l’Etat (préfets, délégation nationale ? ) pour exiger une autre conditionnalité des aides publiques
    • (2) Interpellation des banques pour exiger d’autres critères à leurs prêts
    • (3) Interpellation de l’Etat et des ARS pour engager des pré-recrutements immédiats
    • (4) Interpellation pour la création d’un fonds de financement des services publics, français puis européen, à 0 %, avec le pôle public bancaire et les crédits du la BCE

Propositions de loi (PPL) des députés communistes sur le sujet :

 

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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 05:40

À Morlaix, entre 150 et 200 personnes ont manifesté, à l'occasion de la journée d'action nationale pour les hôpitaux, ce mardi 7 juin, pour alerter sur la situation de l’hôpital et le manque de personnel.

Partis du parking situé en dessous des services de psychiatrie de l'hôpital (Rue de Brest) les manifestants ont rejoints le centre ville de Morlaix.

Ils ont rencontré, et fait part de leurs revendications, Sylvaine VULPIANI (candidate NUPES pour les élections législatives) et Jean Paul VERMOT (Maire de Morlaix et président du Conseil de surveillance de l'hôpital)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 15:25
PCF - Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics, les Ehpad est plus que jamais à l'ordre du jour.

 

En janvier 2018, les parlementaires communistes rencontraient les hospitaliers et lançaient leur tour de France, de février 2018 à juin 2019, avec l'élaboration d'un plan d'urgence pour l'hôpital  et d'une proposition de loi.

En mai 2020, nous écrivions : Plus que jamais à l’ordre du jour !  Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics, les Ehapd !  Et nous avions réactualisé notre plan d'urgence de 2018. Deux ans plus tard, l'hôpital public est en détresse vitale. On est bien donc toutes et tous d'accord qu'il faut que ça bouge et vite.

Après la grande claque du Covid et l'objectif programmé de l'effacement de l'hôpital public, nous devons apporter des réponses à court et moyen termes.

Avant même de repenser la globalité de notre système de santé, en incapacité aujourd’hui de répondre à l’ensemble des besoins de santé, il faut stopper l’acharnement mis depuis plus de trente ans à détruire l’hôpital public et les mensonges de Véran/Macron !  Et, il ne suffit pas de changer de ministre pour changer de politique!

La séquence que nous vivons à la veille de congés d’été, risque de donner le coup de grâce à l'hôpital public : par plusieurs milliers, les soignant·e·s, les médecins hospitaliers, quittent leur établissement, entraînant la fermeture de centaines de lits et de services entiers, tels que les urgences.

La commission des affaires sociales du Sénat a lancé, le 17 novembre 2021, une mission d’enquête sur la situation de l’hôpital et le système de santé en France.

Le constat dressé par les représentants des personnels soignants et des praticiens auditionnés est un constat de désastre.  Selon le Syndicat national des professionnels infirmiers, 7 500 postes vacants d’infirmiers étaient recensés en juin 2020, en septembre 2020, ils étaient 34 000  Aujourd’hui, ce sont 60 000 postes qui manquent. Après la Covid-19, 10 à 20 % des postes infirmiers sont vacants, 10 % des effectifs en maladie, burn-out, dépression.  Ils parlent d'une spirale infernale : « Plus les conditions de travail se dégradent, plus vous avez de départs ! Et plus la charge de travail augmente pour ceux qui restent, plus vous avez de nouveaux départs. »

Les hôpitaux publics fonctionnent aujourd'hui avec la moitié du personnel paramédical (IDE et AS) en intérim ou vacations afin de remplacer les absences.  Ce qui pose le problème de la précarité, avec en filigrane la remise en cause du statut, mais aussi d'une réelle difficulté de fonctionnement des services.  L'expertise s'en va, avec des difficultés d'accompagnement des nouveaux arrivants. Une équipe, c'est un collectif de travail, ce n’est pas une somme d’individus.

Côté médecins, c'est la même chose, avec des plannings de travail éreintants, avec le cumul des heures, le manque de contacts avec les patient·e·s, il y a un accroissement de la perte d'intérêt au travail  notamment chez les jeunes médecins. Beaucoup de services et particulièrement les urgences, fonctionnent aujourd'hui avec des médecins à diplôme hors Union européenne (les PADHUE) qui, malgré la reconnaissance de leur diplôme (pour près de 5 000 d’entre  eux), et en exercice dans les hôpitaux sur tout le territoire, attendent un poste, un contrat pérenne tandis que les fermetures de lits et de services d’urgence se multiplient,  faute de personnels.

Et pendant ce temps-là, sournoisement les grands groupes de la santé privée se restructurent, se substituent au secteur public avec la bénédiction des ARS et l’argent de la Sécurité sociale !

Vendredi 27 mai, sur France info, Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée a d'ailleurs lancé un appel: « Nos services d'urgences ne sont pas  saturés, on demande que le 15 nous envoie des patients ». Le privé entre en scène : « on peut vous aider, nous on sait gérer ».

A l'origine de ce dysfonctionnement, les politiques publiques des vingt dernières années, qui ont privilégié les restrictions budgétaires, au détriment de la qualité des soins , des conditions de travail des personnels, des investissements dans le matériel, du maintien des établissements de santé de proximité, des capacités d’accueil des hôpitaux et plus globalement  de la démocratie sanitaire.

Le quinquennat d’Emmanuel Macron a poursuivi méthodiquement cette politique d’affaiblissement de la santé et de l’hôpital public avec l’amplification du virage ambulatoire entraînant des suppressions de  lits – au nombre de lits que le ministère a fait fermer pour réaliser des économies (5 700 en 2020, 3 400 en 2019, 4 000 en 2018), s'ajoutent les 69 000 places  d'hospitalisation à temps complet qui ont disparu entre 2003 et 2017 – le maintien de la T2A qui asphyxie financièrement les établissements, la fermeture d’hôpitaux de proximité et de maternités,  ou encore les fusions d’établissements au sein des groupements hospitaliers de territoires (GHT) qui assèchent l’offre de soins au plus près des populations.

 

Comment fait-on aujourd'hui pour s'en sortir ?  Les salaires, les recrutements, la formation sont au cœur des solutions !

 

Les revendications d’hier et d’aujourd’hui sont vitales : elles doivent faire l’objet d’une négociation nationale, dès juillet 2022, avec les représentants des personnels hospitaliers  et des usagers.

Le plan d’urgence pour l’hôpital proposé par le PCF bien avant la crise sanitaire est plus que jamais d’actualité : son fil rouge reste l’humain pour  restaurer les missions de l’hôpital public, avec au cœur la place des personnels, leur bien-être au travail, leur reconnaissance et le respect de leur éthique de soin.

 

A court terme :

  • Les rémunérations:

Les salaires bloqués depuis 12 ans participent à l'hémorragie du personnel. Les 183 euros mensuels du Ségur de la Santé en plus sur la feuille de paye restent encore décalés par rapport au salaire moyen des infirmier·e·s en Europe, malgré ce qu’a osé déclarer le 12 mai 2022 l'ex-ministre de la santé O.Véran : « Non, ce n'est pas un problème salarial, ce n'est pas un problème  d'effectif, c'est un problème d'organisation ».

 

Revaloriser les salaires en relevant le point d'indice à 6 € (pour la CGT) est une des priorités pour donner envie de rester ou d'intégrer l'hôpital public, comme l'est autant la  titularisation de tous les contractuel·le·s.  Au-delà et simultanément, il est indispensable de réaliser une refonte des grilles indiciaires pour que celles et ceux qui sont sur la brèche voient les  rémunérations enfin réévaluées en compensation de leur place indispensable dans la société...

 

Dans le même temps, il faut moduler et réglementer les revenus des médecins du privé ; c’est le marché qui fixe le financement des médecins dans les cliniques à but lucratif ; il faut mettre fin à ce « mercato » pour enrayer la fuite des médecins du public, tentés par des salaires mirobolants.

 

  • Les recrutements et formations paramédicales et médicales

L’estimation d’un besoin de 100 000 emplois est largement dépassée !  La situation exige de faire le compte des besoins par établissement, par département (ou bassin de vie) : les emplois soignants et non-soignants qui peuvent faire l’objet  d’embauches  immédiates avec la reconnaissance par les salaires, le financement et l'encouragement aux formations promotionnelles continues qualifiantes, permettant à des professionnel·le·s exténué·e·s de reprendre goût au soin à travers de nouvelles qualifications, un nouveau métier ; des pré- recrutements salariant des jeunes pendant leur formation en échange d’un engagement dans le public  doivent être financés dans un vaste plan de formation national. Le secteur de la santé et du social est un remarquable terrain de mise en application des propositions du PCF de sécurité emploi formation, un investissement pour notre santé .

Les moyens des facultés et instituts de formation doivent être revus à la hausse dès cette rentrée 2022.

Enfin, il faut donner envie aux personnels de rester, d’y venir, en reconstituant les équipes, le travail concerté dans les services, revaloriser les services rendus, notamment  des médecins hospitaliers, dont les médecins étrangers non-européens dont l’avenir est menacé, en restaurant des instances démocratiques à l’hôpital.  L’urgence est bien de redonner la parole aux soignant·e· s et à l’ensemble des hospitaliers !

Autre exigence non négociable, stopper les restructurations, la fermeture des lits et en ré- ouvrir tout de suite afin d'éviter le casse-tête des urgences aujourd'hui, pour trouver des  lits d'aval disponibles pour leurs patient·e·s en voie d'hospitalisation.

Revoir avec la médecine de ville (généralistes et spécialistes) et les établissements privés la permanence des soins la nuit et les week-end.

Le nouveau ministère de B. Bourguignon consacré exclusivement à la santé et à la prévention sera impuissant si les cordons de la bourse, le contrôle de la Sécurité sociale sont toujours à Bercy, dans les mains des émissaires des marchés financiers !

La nouvelle Assemblée nationale devra d’urgence voter une loi rectificative à la loi de financement 2022 de la Sécurité sociale pour donner enfin aux hôpitaux les moyens financiers  nécessaires pour répondre aux besoins des populations, pour redonner espoir au personnel en des jours heureux et arrêter l’hémorragie des soignants.

Dans la perspective du PLFSS 2023, il faudra en finir avec la T2A et restaurer des budgets de fonctionnement permettant la sécurisation des activités et leur évolution.  Ces dotations de financement pourraient s'opérer en fonction des besoins des bassins de population facilement identifiables par la CPAM qui recense tous les actes médicaux, en lien avec des instances démocratiques départementales, régionales et nationales réunissant tous les acteurs (professionnel·le· s et leurs représentant·e·s, élu·e·s, usager·e·s, directions d'établissement).  Et ceci en remplacement à terme des ARS (agences régionales de santé).

 

Des mesures financières fortes doivent être prises, comme la suppression de la taxe sur les

salaires qui pénalise les embauches hospitalières (estimée à 4 Md€) et le remboursement à l'Etat de la TVA qui freine l'investissement et les achats indispensables.  Ces 2 mesures, qui ne coûteraient rien à la Sécurité sociale, dégageraient immédiatement plus de 10 % de marge de manœuvre pour le budget hospitalier.

 

Les 30 Md€ de dettes cumulés par les établissements doivent faire l'objet d'une reprise totale par l'Etat.  Cette dette peut-être refinancée par la BCE dans le cadre de prêts à taux très bas de long terme.

 

    • Relance de l'investissement

Les 19 milliards d’investissement annoncés à grand coup de communication lors du Ségur  et étalés sur 10 ans vont, on ne peut en douter, constituer un levier pour restructurer encore et encore l’hôpital public et le système de santé.

Nous pensons que la France a les moyens de réorienter le pôle public financier autour de la CDC.

Ce pôle financier public pourrait devenir l'acteur pivot d'une nouvelle politique de financement, notamment de leurs investissements lourds. Dans l'immédiat, il pourrait effacer les emprunts toxiques, renégocier les autres via la BCE.  Ainsi, notre proposition d'un fonds européen prend toute sa crédibilité, tout en libérant les ressources de la Sécurité sociale.

C'est le choix ultra-libéral de baisse des dépenses de santé remboursées qui détruit l'hôpital public sciemment et méthodiquement, au profit du privé…  D'où l'enjeu stratégique de la Sécu, et l'importance des propositions portées par nos député·e·s dans ce quinquennat, parlementaires  qui nous l'espérons toutes et  tous seront nombreuses et nombreux après le 19 juin.

Penser à l'avenir de l'hôpital public, remettre à flot notre système de soins, tout en répondant à l'urgence sanitaire exige un plan massif de soutien aux hôpitaux , accompagné d'une grande loi de santé publique, loi programmatique sanitaire et budgétaire pluriannuelle.

Maryse Montangon

 

 

 

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