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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:38

La responsabilité des élus de la République est de rendre possible l'expression du pluralisme politique et du débat public dans les communes afin que les citoyens aient envie et soient en capacité d'exercer pleinement leur rôle. 

Mais, la droite craint comme la peste les réunions publiques qui pourraient démasquer les tenants et aboutissants de sa gestion du pays et contribuer à repolitiser la population.

Dans cette logique, le maire de Morlaix a décidé au mois de mai dernier de revoir les conventions signées avec Morlaix Animation Jeunesse et la MJC pour empêcher la tenue de réunions publiques à caractère politique dans leurs locaux. Les participants de la réunion publique du Front de Gauche, suivis par l'opposition de gauche au Conseil Municipal, ont vivement protesté en juin contre le caractère exigu, mal placé et difficile d'accès des deux seules salles qui nous étaient attribuées gratuitement ainsi qu'à toutes les forces politiques ou syndicales: une salle de classe de 50 places maximum dans l'ancien lycée de Kernégues ou une autre petite salle à l'école de Troudousten.

Le vendredi 14 octobre, une délégation du PCF Morlaix a rencontré le premier adjoint Monsieur Fleury, représentant de Mme Le Brun qui n'a pas daigné nous accorder la rencontre demandée par lettre trois semaines auparavant, et la majorité municipale a opposé son inflexibilité à nos arguments, nous apprenant même que nous ne pourrions plus désormais louer la salle de Ploujean ni disposer de la salle des conférences de la Mairie pour la venue le 29 octobre 2011 de Marie-George Buffet, pourtant ministre pendant plus de quatre ans.

Ces décisions dictées par le seul calcul d'intérêt partisan ne nous surprennent pas venant d'un Maire pour qui Morlaix est un moins un sacerdoce qu'un marche-pied. Déjà parlementaire européen et responsable départemental des élections à l'UMP, Mme Le Brun voit depuis des mois plus loin que son début de carrière déjà bien lancé dans le parti sarkozyste. Mais est-il normal que le Front de Gauche ou le PCF soient désormais contraints d'organiser toutes leurs réunions dans des salles à Plourin les Morlaix ou à Saint Martin des Champs où les municipalités sont beaucoup plus soucieuses de la vitalité de la démocratie? Quoiqu'il en soit, nous ne sommes pas décidés à nous laisser faire et nous riposterons à ce déni de démocratie.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:47

La primaire socialiste vient de se terminer.

 

Elle a abouti à la désignation de François Hollande. Comme il ne s’agissait pas de désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle mais, tout simplement, de choisir qui porterait les couleurs du PS en 2012, je n’ai pas participé à cette consultation. Que le parti socialiste ait initialement voulu brouiller les cartes, que les médias persistent à parler de « candidat de la gauche » ne change rien à l’affaire. Il n’en demeure pas moins que cette primaire est un succès . D’abord par une participation qui a dépassé et de loin les espérances de ses organisateurs. Ensuite par l’importance de l’audience obtenue par chacune des émissions radio ou télévisées. Enfin, et c’est beaucoup plus critiquable par la véritable saturation, par sondages interposés, de l’information pendant toute cette période.

 

Il faut en tirer toutes les significations. Et en premier lieu la volonté fortement exprimée de décider des choix.  Des personnes comme des contenus. En ce sens l’importance du vote Montebourg, même si son ralliement à Hollande a dû en laisser plus d’un pantois, est significative de la volonté de ne pas se laisser enfermer dans une gestion « raisonnable » de la société de marché. De graves problèmes restent posés.

 

D’abord l’emprise de plus en plus forte de la Présidentielle sur la vie politique avec pour conséquence la subordination des élections législatives perçues comme son prolongement. On voit là l’énorme responsabilité des socialistes qui ont pris l’initiative d’inverser l’ordre de ces deux élections. L’adoption du quinquennat venant ensuite terminer le travail.

 

Deuxième enseignement: la personnalisation prédominante au détriment des contenus peu ou pas abordés pendant la plus grande partie de cette campagne. Les questions posées étant le plus souvent : « A qui faites-vous confiance ? » « Qui peut le mieux battre Sarkozy ? » « Quelles sont les qualités que vous trouvez à … ?»  Les déclarations de soutien allant d’ailleurs la plupart du temps dans le même sens. C’est une étape supplémentaire vers l’instauration du bipartisme. Lors d’une émission de France-Inter où j’ai pu intervenir, les « experts » et politologues de service ont bien entendu rejeté cette idée en s’appuyant sur le nombre de candidats… Mais quelques minutes plus tard Olivier Ferrand, responsable de Terra Nova, l’organe de réflexion du PS, penseur et promoteur de la primaire, vendait la mèche en regrettant que l’objectif initial n’ait pas été atteint. Il s’agissait, par souci d’efficacité, de « défragmenter la gauche ». C'est-à-dire en langage courant d’empêcher la diversité de la gauche de s’exprimer et d’obtenir son alignement derrière le candidat socialiste. .

 

Mais le plus grave est l’insuffisance du contenu des propositions qui ne permettent pas de remettre en cause la domination absolue de la finance spéculative sur l’ensemble des activités . Pourtant de toutes les réunions et les rencontres émanent des messages forts et exigeants qui se nourrissent de l’expérience collective : « la gauche n’a plus le droit de se tromper », « on ne veut pas être cocu une nouvelle fois », « peut-on mener une politique de gauche sans remettre en cause la domination des marchés financiers ? « , « face à la crise, faut-il réguler le système ou le dépasser ? » 

 

Rappelons-nous que chaque fois que la gauche n’a pas osé s’attaquer au mur de l’argent elle a échoué… et c’est le peuple qui a payé l’addition.

 

Sans parler du flou concernant les alliances. Avec les appels du pied à peine dissimulés en direction des centristes… dont on sait qu’ils ne sont pas prêts à remettre en cause le système qui génère tous les drames et les difficultés qui nous assaillent. Ces impasses et ces difficultés, le Front de Gauche vous propose de les surmonter en soutenant et en votant pour son programme « L’humain d’abord » aux élections présidentielle et législatives. Le changement réel ne peut pas être quoi qu’en disent les médias, remplacer un autocrate au service de la finance par un homme « de gauche » providentiel … et « si raisonnable ». Il implique des choix radicalement différents portés par le plus grand nombre. Nous vous proposons de participer à ce combat en rejoignant le collectif du Front de Gauche du Pays de Morlaix.

 

Alain DAVID

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:47

Ca y est donc c'est fait, la "MEDIACRATIE" dominante  a parlé, vous connaissez maintenant le prochain président: François Hollande, le grand rassembleur devant l'éternel!
 Restez chez vous braves gens et dormez tranquilles, les jeux sont fait, les français ne sont pas des fous, en face du grand méchant loup Sarkozy, c'est plus que certains qu'ils choisiront le plus "raisonnable" et le plus "responsable" de ses "opposants"!
Entendons bien le discours de nos bons maîtres qui savent ce qui est bon pour nous et qui sont capables de lire dans les boules de cristal ce que sera le résultat du second tour de la présidentielle de 2012!
Hollande lui même ne doute pas de sa victoire, avec ces grands accents dignes de ses futures responsabilités élyséennes, comme quoi de toute façon il faudra bien être rassemblé au second tour en face de la droite, comme quoi il ne faut pas se braquer contre nos partenaires européens, et qu'il est fondamental pour gagner en 2012 de rassembler tous les républicains...
On connait la rengaine, plus de 10 ans premier secrétaire du PS (tout ça pour ça!), nous l'avions pas mal entendu en 2005, quand à l'unisson avec les centristes et la droite il nous enjoignait de voter le coeur ouvert pour cette merveilleuse constitution européenne!
Manque de pot!
Mais bon, son désespoir fut de courte durée, puisqu'il a finalement eu gain de cause, avec son collègue Sarkozy lorsque peu après son élection, ils ont voté ensemble pour le traité de Lisbonne, adopté par voie parlementaire en passant outre le résultat du référendum de 2005!
Circulez: y a rien à voir!
Il ne nous reste plus qu'à prier, dans nos petits intérieurs bien douillets et bien confortables, qu'Hollande n'aille pas chez son ami le grec Papandreou, social-libéral-démocrate comme lui, quémander quelques conseils pour régler la crise...
Vous comprenez ma bonne dame, on ne peut tout de même pas inquiéter les marchés! Quand même! Hein? Tout de même!

A moins que...

Si comme nous, au Front de Gauche, vous considérez que le problème n'est pas une personne (Sarkozy en l'occurrence, c'eût pu être un autre! Et d'ailleurs ce sera peut être un autre!), mais la logique d'un système devenu fou, qui a fait de l'humain un moyen et une variable d'ajustement là où il aurait dû être une fin!

Si comme nous, au FDG, vous êtes persuadé que dans leur sacro-saint traité de Lisbonne il n'y a rien de bon pour l'avenir de vos enfants!

Si comme nous au FDG, vous pensez que l'avenir n'est pas inscrit dans le foie des volailles et encore moins au journal de 20H, mais qu'il résultera de ce que nous construirons ensemble!

Si comme nous au FDG, vous êtes indigné par ses inégalités d'années en années plus intolérables, si vous êtes révoltés de vous entendre dire que vous ne travaillez pas assez alors que la richesse de notre pays n'a jamais été aussi importante! (PIB en 1980: 1000 milliards d'euros, PIB en 2010: 2000 milliards d'euros! Soit 100% de croissance!!!), si vous vous rendez bien compte qu'une croissance infinie sur une planète finie semble une folie, si vous pensez qu'après Fukushima il est temps que le peuple tranche par référendum de la poursuite du nucléaire ou pas, si vous n'en pouvez plus de les entendre dire à longueur d'années que le chômage est leur principale préoccupation, si vous ne supportez plus que dans la cinquième puissance économique mondiale les queues devant les restaurants du coeur ne cessent de s'allonger!

Si comme nous au FDG, vous pensez que cette belle démocratie française n'est plus qu'une fable pour enfants, si vous pensez comme nous que nous sommes bel et bien dans un régime oligarchique qui ne gouverne que pour lui-même, si vous pensez comme nous que la Cinquième République du Général (Coup d'état permanent dixit F. Mitterrand) n'est plus à la hauteur du niveau d'éducation et de l'aspiration de chacun a pouvoir exprimer ce qu'il pense bon pour tous, si vous pensez comme nous qu'il est désormais temps de passer à la Sixième République!

Si comme nous au FDG, vous pensez qu'il est plus qu'urgent de faire la révolution par les urnes avant qu'elle ne vienne d'elle-même par la rue! (Beaucoup plus inquiétante, beaucoup plus fatiguante, beaucoup plus incertaine..!).

Si comme nous au FDG, vous considérez que ce dogme de la concurrence de tout le monde contre tout le monde, ce dogme de la compétitivité mondiale entre tous les travailleurs quel que soit leurs conditions de travail, ce dogme du libre échange généralisé à tous les secteurs de la société est une folie sans fin,si comme nous vous pensez que pour affronter l'avenir qui se profile (crise de l'Europe, crise économique, crise sociale, crise financière, crise écologique, etc.) il est préférable de le faire dans la solidarité le partage et au nom de l'intêret général défini par des institutions véritablement démocratiques!

Alors, soutenez nous, participez à la campagne, votez pour la révolution citoyenne, mettez le feu aux urnes, résistez comme en 2005! Faites connaitre le Front de Gauche et son programme: l'humain d'abord!
Parlez-en, et ne vous laissez pas endormir, amadouer, dominer, rouler ou écraser!
Il n'y a pas besoin d'être un économiste, un politique, un "expert", une élite ou un spécialiste, pour choisir en conscience et en être humain responsable le chemin de notre avenir à tous!
L'avenir, c'est ce que nous allons faire!

 

Hubert Peneau 

(Parti de Gauche)

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 06:37

 

Une quarantaine de personnes se sont déjà inscrites dans ce collectif citoyen du Front de Gauche pour la circonscription de Morlaix. Cette première réunion du collectif citoyen du Front de Gauche nous a permis de débattre sur le contexte politique (les primaires socialistes, la crise du capitalisme financier), sur notre rapport avec le PS et sur nos ambitions pour les présidentielles et les législatives, sur les moyens de reconquérir l'électorat abstentionniste et de dynamiser notre campagne politique afin de hausser le niveau d'exigence sociale de la population, de critique vis à vis du système existant et de confiance vis à vis de notre capacité à le transformer.

 

Daniel Ravasio a commencé par rappeler quelles étaient les forces politiques constituant le Front de Gauche, quel était l'historique de ce mouvement, quelles avaient été les modalités de désignation de nos candidats communs aux présidentielles et législatives. Il a appelé chacun à s'exprimer sur ses motivations pour soutenir la campagne du Front de Gauche, sur le rôle qu'il voulait que le collectif citoyen joue et sur le fonctionnement qu'il devait avoir. Il a précisé que l'urgence pour nous était de rassembler, de faire connaître nos propositions, de mener une campagne de terrain en cherchant à convaincre ses proches, ses voisins, à organiser de micro-débats publics à l'image de ce qui s'était passé pour la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005. Il faut aussi que nous cherchions à convaincre par capillarité, travail d'argumentation de proche en proche.

 

Françoise Wolinski-Pilate s'est interrogée sur le degré d'accord entre le Front de Gauche et les propositions un peu ternes se dégageant du débat Martine Aubry-Montebourg dans l'entre deux-tours des primaires socialistes.

 

Patrick a mis en avant le caractère inédit du contexte dans lequel s'inscrit cette campagne électorale pas comme les autres qui nous impose de sortir du capitalisme financier car on arrive à bout de ce moment historique.

 

Yvon Le Jallu a confirmé que, pour lui, cette crise était sans précédent dans l'histoire.

 

Arnaud Ranou a souligné que, dans le dernier débat socialiste du 12 octobre, il n'y avait pas eu un mot sur l'écologie, le développement de l'économie locale. Pour lui, il faut appeler à voter Front de Gauche, non seulement au 1er tour mais aussi au 2nd .

 

Hubert Peneau a déclaré pour sa part que, s'il allait s'investir dans la campagne, c'est parce qu'il pensait que le Front de Gauche pouvait être au second tour. Second tour que Le Pen avait atteint en 2002 avec 17%. Aux européennes de 2009 nous étions, en additionnant les voix du FDG et du NPA, à 12%: nous avons encore une marge de progression. Il est possible de faire 18% et d'être au second tour à condition de se concentrer sur les gens qui ne vont pas voter, sur les catégories populaires, d'aller les voir et de discuter.

 

Ismaël Dupont rappelle que la création de ces collectifs citoyens du Front de Gauche a pour but de rompre avec le seul face à face entre les militants des 3 organisations fondatrices du Front de Gauche et de permettre aux citoyens engagés de s'approprier notre projet alternatif et de le défendre auprès de la population pour créer une véritable dynamique dans cette campagne. Il est d'autant plus urgent de nous mobiliser pour argumenter sur le terrain en faveur de nos propositions que les médias organisent un black-out sur notre mouvement et son programme, ne parlant du FDG que pour évoquer les mouvements d'humeur de Mélenchon et non pour décrypter notre projet. Avec les Primaires, il n'y en a que pour le PS et ses enjeux de pouvoir internes. Ce parti est présenté comme le seul pouvant placer son candidat au second tour des présidentielles et à ce titre, comme le représentant in fine de toute la gauche. La peur de voir le Front National à nouveau passer au second tour fait fermer les yeux sur la dérive centriste du PS qui s'accélère, avec l'acceptation des dogmes libéraux du Traité de Lisbonne, puis désormais du cadre du pacte européen de stabilité qui fait que l'on s'engage à réduire le déficit à 3% du PIB à l'horizon 2013 alors qu'il est aujourd'hui de 7%: avec quels prix en termes d'austérité, de réduction des services publics et de la protection sociale? Si le PS a certaines propositions de gauche en matière fiscale, il ne revient pas sur les suppressions de poste dans la fonction publique, l'allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein, accepte la précarisation des contrats de travail. Surtout, il ne prévoit aucune réforme des institutions européennes ou françaises visant à les démocratiser: et pour cause, elles rendent inéluctables des politiques libérales qu'il approuve et un bipartisme qui l'avantage. Seul le Front de Gauche assume la nécessité d'établir un rapport de force avec les pouvoirs financiers tout en cherchant à rassembler pour mettre une gauche de conquête sociale au pouvoir. De la situation actuelle de crise financière d'une gravité inédite peut ressortir le pire comme le meilleur: une régression sociale généralisée en Europe pour recapitaliser les banques et éponger les conséquences de leurs bêtises dont sortiraient renforcées la droite et l'extrême-droite car la xénophobie et les logiques de ressentiment prospèrent dans les crises ou une remise en cause profonde du capitalisme financier et une réorientation de l'Union Européenne, si notre gauche est assez forte pour rendre à la France, cinquième puissance économique mondiale, un rôle d'éclaireur pour les peuples indignés d'Europe, en montrant que la domination d'une oligarchie et la dictature de la finance ne sont pas des fatalités.

 

Daniel Crassin a préféré que l'on insiste, plutôt que de se faire plaisir avec des projections optimistes, sur la nécessité de faire le meilleur score possible au 1er tour. Après tout, du temps où le PCF était très fort, Jacques Duclos n'a jamais fait plus de 20% aux présidentielles. Il est surtout important de créer une dynamique en vue des législatives qui décideront également du rapport de force à gauche. Il ne faut pas penser qu'en dehors d'une qualification au 2me tour des présidentielles, tout est perdu: ce n'est pas la même chose d'avoir un gouvernement de centre-gauche et un gouvernement de droite dure... On a jamais assisté à un tel détricotage des lois sociales. Si on pouvait avoir 50 ou 60 députés au gouvernement, on serait en mesure de peser sur un gouvernement social-démocrate. Il nous faudra surtout combattre la puissance de l'idée de vote utile dans la population. Il y a deux forces politiques qui ont été complètement occultées tout au long de ces primaires qui ont donné une force d'exposition maximale au PS: les Verts et nous.

 

Pour Christian Delannee, il sera d'autant plus facile de faire un bon score que l'on réussira à faire passer le message qu'il est possible de faire autre chose. Il ne faut pas partir trop triomphalistes malgré le contexte de crise du capitalisme financier: en 1936, on avait des mouvements sociaux forts, puissants: ce qu'on a pas aujourd'hui. Il ne faut pas non plus dire qu'entre l'UMP et le PS c'est blanc bonnet et bonnet blanc et s'asseoir au 2ème tour sur le droit de vote, conquis de haute lutte. La politique de l'UMP est une politique de droite ultra-dure, qui manifeste la captation de propositions et d'hommes venus de l'extrême-droite. Une partie de la droite traditionnelle en a conscience puisque les élections sénatoriales ont montré que des éléments de droite avaient voté pour le changement.

 

Pour Yvon Le Jallu, si l'on s'intéresse aux gens qui ne sont pas là avec nous malgré leur précarité et leurs problèmes sociaux et qui ne votent plus, il faut bien se dire que pendant longtemps, il y a eu chez nous trop de consensus avec les socialistes. Par ailleurs, les modes de scrutin uninominaux à deux tours sont pipés: il faut une représentation à la proportionnelle.

 

Pour Patrick, la réponse à la question « une autre politique est-elle possible? » doit être subordonnée au constat qu'une autre politique est absolument nécessaire car ce système capitaliste mondialisé, financiarisé et dérégulé, saccage la planète et les sociétés. Nous sommes vraiment dans une situation d'une gravité inédite qui nous impose l'obligation d'inventer autre chose.

 

Pierre Le Steun rappelle que ce qui sonner le signal du détricotage des lois sociales en France, c'est le tournant de la rigueur des socialistes en France en 1983. Par la suite, ils ont toujours accompagné ou impulsé les réformes libérales de privatisations, d'ouvertures à la concurrence, de fragilisation du secteur public et des contrats de travail.

 

Pour Serge Puil, il faut rappeler aux gens dans nos interventions publiques que ce sont les politiques ultra-libérales de tous les pays industrialisés depuis des décennies qui ont généré la crise. Le but de Sarkozy, cela a été d'abolir le code du travail. Le paradoxe, c'est que cette grave crise dans laquelle ils nous ont plongés peut leur faire prendre une grande crédibilité à toutes ces personnes libérales qui veulent revenir à un déficit à 3% du PIB.

 

Pour Guy, le score le plus inquiétant, c'est celui de l'abstention. Ce quinquennat sarkozien a complètement dénaturé la politique. Le meilleur défi pour nous serait de parvenir à faire voter au moins 80% de la population, indépendamment même du contenu de ces votes. Pour cela, il est urgent que le débat soit présent partout, et pas uniquement le débat partisan. N'en doutons pas, une abstention forte fera le jeu de la droite et de l'extrême droite.

 

Pour Jean-Luc Le Calvez, ce qui fait la force du Front de Gauche, c'est avant tout son programme qui ne résulte pas seulement d'un accord de sommet: ses propositions ont été travaillées à la base dans des réunions participatives et veulent répondre aux gens sans utopie. Cela fait bien longtemps qu'on ne s'est pas présenté aux électeurs avec un programme aussi solide, cohérent, en phase avec les enjeux du moment. Ceci dit, c'est vrai qu'il ne faut pas stigmatiser les gens qui ont été aux primaires et qui ont pu aussi manifester à travers cette démarche un désir de changement. Il faut avant tout s'atteler à gagner les gens à nos propositions à partant de problèmes concrets comme celui des postes et des heures d'ouverture de bureaux supprimés à La Poste. Quand les socialistes se disputaient sur la question de leur leadership, nous défendions dans la presse les salariés et les usagers de La Poste: cela se remarque... La crédibilité de nos propositions a progressé et la situation économique internationale et nationale nous offre un boulevard pour les défendre. Les gens savent que 400 milliards de cadeaux fiscaux ont été fait pour les plus riches pendant le quinquennat Sarkozy, que l'on a su trouver des milliards pour les banques en difficulté et non pour équilibrer les budgets de la Sécurité Sociale, des retraites ou financer les services publics...

 

Pour Yves Abramovicz, notre campagne doit associer présidentielles et législatives et elle peut être menée sereinement, sans angoisse excessive, car notre candidat Jean-Luc Mélenchon est le seul qui apporte des propositions concrètes pour combattre la crise, le diktat des marchés. Aujourd'hui, tout est prétexte à dire: ce n'est pas notre faute si on vous impose l'austérité, c'est l'Europe... On est les mieux placés pour faire un travail d'explication là dessus, nous qui avons permis le non au Traité Constitutionnel Européen en 2005, victoire volée avec la complicité des socialistes qui se sont abstenus lors de la ratification à Versailles du Traité de Lisbonne. Notre souci premier, ce doit être de reconquérir les électeurs qui ont cessé d'aller voter. On parle beaucoup de la progression du FN mais elle est largement surfaite: en réalité, si le FN a progressé en pourcentage aux dernières élections, c'est en raison du poids de l'abstention et non d'une augmentation arithmétique significative de ses électeurs. Il est faux de dire que les classes populaires votent maintenant majoritairement à l'extrême droite: elles s'abstiennent. Et c'est contre cela que nous devons lutter.

 

Pour Daniel Crassin, il faut s'inspirer de la campagne de 1981 et du succès de la distribution du Programme commun vendu à 1,5 millions d'exemplaires (essentiellement par des militants communistes). On peut faire du porte-à-porte avec le programme, aller sur les marchés pour le vendre. On peut faire comprendre simplement que la misère n'est pas inéluctable, que le fric existe: on a trouvé des dizaines de milliards pour sauver les banques et on n'en trouverait pas pour les systèmes sociaux... Il faut aller là où les gens ne votent plus: HLM, restos du cœur, dans les quartiers, sur les marchés...

Pour Hubert, on peut faire des petites réunions-débats décentralisées à l'échelle d'un quartier, chez les uns et les autres, autour du programme partagé du Front de Gauche.

 

Pour Guy, si on veut aller rencontrer les gens qui ne vont plus voter, il ne faut pas avoir le programme comme seul support, programme que seuls les plus politisés et convaincus risqueront de vouloir acheter : il faut un tract, qui rappelle l'intérêt d'aller voter, la nécessité de s'opposer au bipartisme en cours d'installation et les idées fortes du programme.

 

Christian Hadouche propose que l'on se retrouve souvent tous ensemble ou à plusieurs sur le marché pour donner une visibilité au collectif citoyen du Front de Gauche.

 

Marie-Paul Kerebel propose de faire une soupe populaire place de la Commune pour discuter politique avec la population dans un contexte convivial et de don.

 

Ismaël Dupont propose une soupe populaire itinérante: un jour dans une commune, un autre dans une autre. Il serait très intéressant de se lancer dès le moins d'octobre dans la distribution de programmes partagés ou de tracts sur le programme et les réunions publiques thématiques, pas seulement à Morlaix mais partout dans la circonscription, pour montrer que notre visée n'est pas simplement électoraliste et faire grandir l'exigence chez citoyens d'une vraie rupture avec les politiques libérales menées jusque là au niveau français et européen.

 

Pour Daniel Crassin, il est également important de commencer tôt la campagne et de tenir la durée. Il faudrait établir un calendrier des marchés de la circonscription et inscrire trois-quatre personnes à chaque fois pour ceux où l'on veut être présent. Il faut consacrer une réunion spécifique pour avancer sur les questions d'organisation et la question du tract présentant notre programme avant la prochaine réunion publique du collectif citoyen du 26 octobre. Quant au porte à porte, c'est bien, mais cela demande une énergie très importante, et du monde...

 

Pour Marie Huon, il faut réfléchir aux lieux où l'on pourrait toucher les jeunes et ne pas se contenter de formes de campagnes politiques classiques, qui ne les touchent pas vraiment. Or, beaucoup de jeunes sont des indignés très critiques vis à vis du système mais en mal de repères politiques.

 

Arnaud Ranou rappelle à ce titre qu'Internet peut être un bon moyen pour mobiliser: il faut pousser les boîtes aux lettres électroniques.

 

On évoque alors l'intérêt qu'il y aurait à ce que chacun rebascule nos annonces Front de Gauche vers 3 ou 4 contacts sur internet, afin de faire grandir l'audience du collectif citoyen.

 

Hubert Peneau propose pour l'organisation de réaliser un tableau de tâches que l'on pourrait remplir sur internet et qui permettre d'établir les responsabilités pour l'envoi de mails, la présence sur les marchés, les distributions de tracts et les ventes de programmes partagés, les communiqués à la presse.

 

Daniel Crassin propose, avant que le piège des Primaires se referme tout à fait en excluant toute expression publique alternative par rapport à celle du PS ou de l'UMP, de mettre en place un calendrier pour une présence sur les marchés de la circonscription.

 

Christian Corre suggère la possibilité d'assurer une permanence toutes les semaines pour rencontrer la population, vendre le programme partagé.

 

Otilia Nunès demande à ce que l'on prévoit d'organiser des réunions publiques pendant les vacances pour permettre à des jeunes comme son fils, très intéressé par la démarche du FDG, de venir.

En fin de réunion, nous décidons d'organiser une réunion de travail le 18 octobre (18h) pour réaliser un tract et avancer sur les propositions d'actions militantes à faire en réunion publique plénière du collectif citoyen du Front de Gauche le 26 octobre 2011 à 18h au 2, petite rue de Callac à Morlaix.

 

Compte-rendu réalisé à partir de ses notes par Ismaël Dupont.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 05:14

Extrait du billet de Mélenchon du jour, sur son blog:

 

Bandeau Melenchon-158c7

 

J’en viens donc aux grecs. Le bilan de leur situation n’est jamais fait. Pourtant il le faudrait. Après tout, n’est-ce pas le laboratoire des politiques de redressement souhaitée par « la troïka », la Commission européenne, le FMI, la main invisible du marché, la concurrence libre et non faussée et tous les saints du paradis néo libéral ? les plus grands esprits de la planète du Fric ne se sont-ils pas mobilisés pour faire leurs recommandations et « aider la Grèce » ?  Faisons un petit récapitulatif de leurs exploits. Mais avant de le faire un rappel. L’objectif du premier plan d’austérité lu et approuvé par les grands docteurs miracles était, en janvier 2010, de ramener le déficit sous les 3% du PIB à l’horizon 2012. Que s’est-il réellement passé ? Autrement dit, examinons la médecine à ses résultats réels. Fin 2009 leur dette s’élevait à 298 milliards d'euros. Aussitôt sont appliquées les bonnes recettes du bon docteur Strauss-Kahn. Applaudissements universels. Peu importe ensuite les faits. Car au premier trimestre 2010, la dette avait déjà augmenté de 3,7% par rapport au trimestre précédent. Ce n’est qu’un début. En mars  2010 elle atteint 309 milliards d'euros. Ça n’a pas l’air de troubler les grands esprits des petits messieurs je sais tout. La suite non plus. Au deuxième trimestre de cette même année la dette augmente encore de 1,4% par rapport au trimestre précédent. Elle atteint alors 314 milliards d'euros. Qu’à cela ne tienne ! Les plans d’austérité sont exigés parfois très grossièrement et appliqués avec vigueur par les socialistes au pouvoir. Sans autres résultats qu’une aggravation de la situation. Toute l’Europe des puissants fronce les sourcils. Les plans d’austérité s’enchaînent. Et les résultats suivent, toujours dans le même sens. Au deuxième trimestre 2011 la dette est encore en augmentation de 9,8% par rapport au premier trimestre 2010. Elle s’élève alors à 340 milliards d'euros. Soit 52 milliards de plus qu’au début de la crise. Soit 17 % de plus qu’au début. Tel est le bilan comptable des sept plans d'austérité. Le bilan économique est évidemment l’explication. L’austérité provoque une contraction de l’activité qui diminue les recettes de l’Etat et augmente le déficit. Celui-ci est financé par l’emprunt et donc la dette, laquelle coûte de plus en plus cher, non seulement du fait de son augmentation en volume mais du fait de l’envolée des taux. La baisse de l’activité en Grèce est frappante. En 2010 la richesse produite a reculé de deux pour cent, en 2011 de près de cinq pour cent encore. A partir de là, la part de la dette vis-à-vis de la production de l’année s’envole. Elle était en 2009 de 127 % du PIB, elle passe en 2010 à 143 % et en 2011 à 165 % du PIB. Bilan définitif ? Grâce aux « bonnes médecines » du FMI et de l’Union Européenne, des politiques raisonnables, les « seules possibles », la part de la dette par rapport à la richesse produite a augmenté de trente pour cent en deux ans ! Mais naturellement c’est nous qui sommes « irréalistes » !

 

Quelles sont les recettes qui ne marchent pas ? Telle est sans doute la question que se posent mes lecteurs réalistes. Eux sont avides de s’instruire par les faits et non par les discours idéologiques des illuminés du libéralisme, strauss-kahniens d’hier et d’aujourd’hui. Ce qu’il ne faut pas faire est donc bien résumé par le contenu des sept plans d’austérité appliqués aux grecs. La preuve est venue par les résultats. Revue de détails. Premier plan : hausse de la TVA et des baisse des embauches dans la fonction publique. Deuxième plan en février 2010 : gel total du salaire des fonctionnaires, relèvement de l'âge de départ légal à la retraite, augmentation des taxes sur les carburants. Troisième plan en mars 2010 : gel des retraites, augmentation des taxes sur la consommation. Quatrième plan en mai 2010. L’objectif annoncé c’est alors une réduction des dépenses publiques de 7% à l’horizon 2013. Nouveau coup de « rabot » comme disent les spécialiste à la langue fleurie par les euphémisme : suppression des 13e et 14e mois pour les retraités et salariés du public qui maintenaient de cette façon leur revenus au-dessus du seuil de misère, gel des salaires et retraites, non remplacement de 4 fonctionnaires sur 5, augmentation de la TVA (de 19 à 23%), augmentation des taxes sur les carburants, le tabac et l'alcool, âge de la retraite unifié à 65 ans ; augmentation progressive de la durée de cotisation (de 37 à 40 ans) ! Ce n’est pas fini. Encore deux plans de redressement définitif, les amis ! En avril dernier, voici le 5ème plan : 23 milliards d'économie supplémentaires à l’horizon 2015. Le sixième plan est venu deux mois plus tard, en juin 2011. L’objectif est alors de 28,4 milliards d'économie et 50 milliards de privatisation d'ici 2015. Avec comme garniture à ce plat principal, plusieurs coups de matraques sur la tête des gens déjà en difficulté avec par exemple un durcissement des critères pour les allocations sociales et chômage, la réduction des retraites complémentaires, l’augmentation du nombre des non remplacement de fonctionnaires à partir de 2011, l’autorisation de licencier les salariés d'organismes publics. Une nouvelle vague de privatisations est décidée pour les ports, aéroport, poste, banque, et ainsi de suite. Le 7ème plan a été adopté en septembre dernier. Routine. Mais l'Union Européenne et le FMI n’étaient pas satisfaits. Ils ont exigé de nouvelles mesures d'austérité avant le déblocage de la sixième tranche de leur « aide » ! Quel monde de mots truqués ! L’aide en question, c’est de l’argent prêté au taux de 5%. Et cet argent sert à payer le service de la dette aux banques qui, elles, ont prêté à 18 %.

 

J’en viens aux banques en général. Face à la crise bancaire, l'Union européenne a encore une fois démontré son incurie. Barroso vient de proposer aux Etats de "mener une action coordonnée pour recapitaliser les banques". Personne ne lui demande de compte sur son passé récent. Pourtant le même Barroso s'était réjoui en juillet de la solidité des banques européennes après leur avoir fait subir les fameux "stress tests". La Commission européenne avait alors déclaré que "les résultats des stress tests montrent que les banques européennes sont plus fortes et mieux à même de résister aux chocs". C’était il y a à peine trois mois ! La Commission avait estimé que sur les 91 banques testées, seules 9 avaient un besoin de recapitalisation ! Et encore ! Il s’agissait d’un modeste besoin d’à peine à 2,5 milliards et demi au total. On est aujourd'hui passé entre 100 et 200 milliards selon les estimations du FMI ! Les dirigeants européens plancheraient sur un plan de recapitalisation d'au moins 100 milliards. C'est dire ce que valaient les stress tests "les plus rigoureux jamais organisés" selon Barroso. Et ce que valent d’une façon générale les déclarations de tels embobineurs !

 

Etude de cas. Celui de la banque Dexia. Elle est aujourd’hui en cours de démantèlement. Elle avait passé haut la main le fameux stress test européen. La banque affirmait fièrement en juillet dans un communiqué toujours disponible sur son site qu'"à l'issue du stress test mené à l’échelon de l’Union européenne, les résultats montrent que Dexia respecte les exigences en matière de capital établies pour les besoins du test". Mais le plus inquiétant, ce sont les résultats détaillés du fameux test. Car Dexia y caracolait en tête des établissements les plus solides en Europe avec un taux de fonds propres de 10,4 % en cas d'application du "scénario adverse" imaginé par l'Autorité bancaire européenne (EBA). Avec ce taux, Dexia était même au-dessus des taux des plus grandes banques françaises puisque la BNP était à 7,9 %, la Société générale à 6,6 % et la Deutsche Bank à 6,5 %. Il y a de quoi avoir peur, très peur, puisque 3 mois plus tard une des banques les plus mieux placées s'est effondrée. 

 

Dans l'affaire Dexia j'ai expliqué la semaine dernière que je refusais tout sauvetage des banquiers voyous sur le dos des contribuables. Il ne doit pas y avoir de plan de recapitalisation, ni de nouvelles garanties publiques sans refonte préalable et totale des règles du système financier. En attendant c'est aux actionnaires privés qui sont responsables de payer l’essentiel de l’ardoise. D'autant que les actionnaires des banques viennent de se gorger de dividendes versés sur les bénéfices 2010. Les banques françaises ont quasiment doublé leurs bénéfices qui sont passés de 11 à 21 milliards de 2009 à 2010. Et "Mediapart" a calculé que de 2008 à 2010, BNP Paribas avait versé 4,068 milliards d'euros de dividendes à ses heureux actionnaires. Le Crédit agricole 4,033 milliards. Et la Société générale, 2,188 milliards d'euros. Et encore : c'est sans parler des bénéfices éclatants affichés par les banques au 1er semestre 2011. On sait donc où prendre l'argent pour affronter la crise bancaire. Les banques doivent provisionner leurs bénéfices et mettre à contribution leurs actionnaires. Sans exiger d'elles aucune contrepartie, la Banque Centrale Européenne les a au contraire à nouveau gavées de financements de confort.

Pour sa dernière réunion sous la houlette de Trichet, la BCE a en effet annoncé de nouvelles facilités pour les banques. L'ouverture de nouvelles lignes de financement illimité, à 1 an et plus. Des programmes de rachats de leurs obligations pourries pour 40 milliards. Et bien sûr le maintien du principal taux directeur, c'est à dire le prix de l'argent à court terme, à 1,5 %. Avec une inflation à 3 % en septembre, ce taux est en réalité négatif. Ce qui signifie ceci : en réalité la BCE rémunère les banques pour leur prêter de l'argent à court terme ! Autant de privilèges exorbitants auxquels ont droit les banques mais pas les Etats. Ni bien sûr les entreprises productives ou les particuliers. L'argent de la banque centrale est pourtant l'argent de tous. On me traite d'irréaliste quand je propose d'augmenter le SMIC à 1 700 euros bruts en 2012 au motif que cela représenterait environ 10 milliards de salaires supplémentaires. Mais ce n’est que 0,5 % de la richesse nationale annuelle. Et cela concerne 3,5 millions de travailleurs payés au SMIC. Mais que la Banque Centrale décide en une journée qu'elle mobilise 40 milliards pour les banques, cela ne semble pas choquer les mêmes personnes. 

 

Je reviens à l'affaire Dexia. Elle prouve de manière cuisante la nécessité urgente de constituer en France un pôle financier public comme le propose le Front de Gauche. Le financement du développement et de l'investissement local sont des choses trop sérieuses pour être confiées à la cupidité des banquiers privés. Le bilan de BNP Paribas montre que 70 % de son activité est vouée à la spéculation et 30 % seulement à des prêts à l’appareil productif.  Nous n'en serions pas là si la Caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales puis le Crédit local de France, ancêtres de Dexia, n'avaient pas été privatisés. On sait où la privatisation a conduit le financement des collectivités locales : des centaines d’entre elles sont aux prises avec des prêts toxiques que leur a refourgués Dexia. Et son portefeuille de 80 milliards de prêts aux collectivités va maintenant être épongé par la Caisse des dépôts et consignations et la Banque postale, c'est-à-dire de l'argent public. Pourtant aujourd'hui 60 % des appels d'offres des collectivités locales pour obtenir des prêts sont rejetés par les banques. 

Aidées par la BCE, les banques ont asséché l'économie réelle pour gorger la sphère financière de liquidités. Sarkozy et son gouvernement ont aussi une lourde part de responsabilité dans le naufrage de Dexia. Au total, depuis 2008, la France a apporté 6,4 milliards d'aides publiques à Dexia pour se renflouer. Dont 3 milliards sous la forme d'entrée au capital (17 % du capital pour la CDC et 5,7 % pour l'Etat). Compte tenu de la chute du cours de l'action (passée de 9,9 euros quand la France en a acheté à moins de 1 euro aujourd'hui), cela représente une perte nette potentielle de 2,7 milliards pour l'Etat et la CDC. Non seulement c'est donc un désastre financier pour le budget de l'Etat mais ces aides n'ont été assorties d'aucune contrepartie. L'Etat français dispose d'un siège au Conseil d'administration de Dexia. Un siège dont il n'a rien fait.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 06:22

Ce jeudi 13 octobre à Morlaix, nous étions une quarantaine de personnes présentes à la réunion de création du collectif citoyen du Front de Gauche: citoyens impatients d'un vrai changement à gauche, militants politiques, associatifs, syndicaux. Ensemble, nous avons décidé de mener une campagne de terrain populaire et dynamique pour convaincre de l'utilité du vote pour un meilleur partage des richesses, une reprise de contrôle des pouvoirs financiers, une remise à l'honneur des services publics et de la protection sociale solidaire, une démocratisation des institutions françaises et européennes et une planification écologique. Les richesses sont là pour permettre à tous de bien vivre mais elles sont aujourd'hui accaparées par quelques uns ou utilisées pour remettre à flot les banques et leurs actionnaires avant de demander au citoyen de se serrer la ceinture encore et toujours. La crise du capitalisme financier produite par des décennies de politiques libérales nous met dans l'obligation de changer ce système producteur de toujours plus d'inégalités et de mal-être social et nous donne en même temps une formidable opportunité pour inventer autre chose. Distribution de programmes partagés du Front de Gauche dans les marchés et les quartiers, réunions publiques thématiques à petite et grande échelle, évènements festifs et militants...etc., ce ne sont pas les idées qui ont manqué pour faire grandir l'exigence de transformation sociale dans la population en lui donnant accès à nos propositions alternatives crédibles et à la hauteur des enjeux de ce moment historique qui peut accoucher du meilleur comme du pire. Le mercredi 26 octobre aura lieu à 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix) la deuxième réunion publique ouverte à tous de ce collectif citoyen du Front de Gauche. Rejoignez-nous nombreux pour être acteurs du changement!

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:08

1591.JPGCe sont eux, photographiés par JL Le Calvez au petit matin, qui ont servi les croissants et le petit dej aux plus valeureux des 700 manifestants du 11 octobre. Bravo pour cette initiative innovante!

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 19:36

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Ces photos de JL Le Calvez ont été prises le mardi 11 octobre, premier jour de grève et de piquet de grève devant les bureaux provisoires de la rue de Paris, tôt le matin avant le rassemblement et la manif contre les politiques d'austérité à 10h30. Aux guichets des postes de Plourin, la Boissière, Morlaix Centre, Taulé, Saint Martin, 90% des salariés hors cadres faisaient grève et lancaient dans la bonne humeur et la détermination leur mouvement de grève illimitée en faisant signer des pétitions. Nous avons fait savoir dans la presse, sur ce blog, et dans un tract distribué lors de la manif du 11 octobre que nous les soutenions à 100% dans leur lutte pour le maintien de l'emploi, des horaires d'ouverture des bureaux, de la qualité du service, et de conditions de travail conformes à leur qualification et à leur sens du service public à l'opposé du management néo-libéral et des objectifs de rendement auxquels on les soumet aujourd'hui. Aujourd'hui, mercredi, ces salariés ont déplacé le piquet de grève vers d'autres bureaux pour rencontrer la population et faire signer leur pétition. Demain, ils ont un rendez-vous avec la direction qui jusqu'à présent se défausse de ses responsabilités en disant que ces décisions de fermetures de bureau et de suppressions d'emploi résultent d'accord nationaux entre la direction de La Poste et l'association des maires de France. A Plougonven, les facteurs étaient également en grève aujourd'hui pour s'opposer à un plan de restructuration de la distribution de courrier prévoyant la suppression d'une tournée sur les huit existantes. Les élus locaux de Guerlesquin, Plougonven, comme notre député Mme Lebranchu, et notre sénateur, Mr Fichet, ont été ou vont être alertés par les salariés de La Poste et les syndicats. Leur engagement ferme et résolu à leur côté peut changer la donne, comme cela s'est vu ailleurs grâce à la mobilisation des élus et de la population. Il faut exiger que la direction recule pour le maintien d'une offre de service public de proximité de qualité et il serait souhaitable d'organiser une manif des citoyens et des élus si la direction ne revenait pas sur son plan demain en début de soirée.  

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 06:01

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Hier soir, Arte diffusait un documentaire intitulé Syrie, dans l'enfer de la répression, ce reportage ayant été tourné clandestinement en août dernier par la journaliste Sofia Amara pour montrer les modes d'action, l'immense courage et le calvaire des activistes et des foules syriennes qui manifestent pacifiquement contre le régime de Bachar el Assad.

Au moins 3000 syriens tués par le régime (ce sont ceux dont le sort à été établi, mais il y a aussi beaucoup de disparitions), des dizaines de milliers d'arrestations suivies de tortures (suspendus à des crocs de boucher où l'on étire les chairs, cigarettes avec lesquels on les brûle, coups de ceinturons, électricité...), des manifestants blessés qu'on achève systématiquement dans les hôpitaux militaires, des soldats refusant de tirer sur la foule qui sont immédiatement fusillés... Tout l'arsenal d'un appareil sécuritaire pervers en guerre contre son peuple.

Et, malgré tout, on voit les Syriens, enfants, jeunes hommes et moins jeunes, qui continuent à offrir leur poitrine aux assassins appointés en avançant vers les soldats ou les forces de sécurité dans les manifestations d'après prière de rupture de jeûne tout en criant et chantant leur detestation de Bachar et de son régime mafieux et terroriste basé sur la corruption, la domination sans partage d'une minorité, les Alouites, et le pouvoir absolu des services de renseignement. On les voit continuer à avancer, masqués ou non, alors que des étages des immeubles, ou d'en face devant des fourgonnettes ou des blindés, on les tue au compte-goutte, par dizaines ou par centaines selon la stratégie du jour des loyalistes. Quand les révoltés se retrouvent le soir sur les places, ils dansent et ils reprennent à l'unisson des slogans où il est question de ne renoncer jamais, de n'avoir qu'un Dieu, et surtout pas Bachar, de pendre leur dictateur, d'aller jusqu'au bout pour renverser le régime. Ils se donnent du courage ensemble pour ne pas céder au désespoir qui leur ferait tout perdre. Par internet, les différents mouvements populaires révolutionnaires décentralisés des villes syriennes s'échangent des images, des slogans, des informations, informent Al Jazira, la télévision qatari qui dénonce au monde arabe les atrocités de l'armée et des milices du pouvoir, dont certaines sont composées de tueurs du Hezbollah ou d'Iran encore plus cruels avec la population. Ce qui est bouleversant dans ce reportage et cette réalité, ce n'est pas simplement de voir les supplices infligés par ce régime qui n'a plus aucune porte de sortie honorable, c'est de voir la joie, la fraternité et la résolution inébranlable sur les visages des manifestants qui n'ont plus peur d'Assad et vivent déjà un rêve en retrouvant un collectif politique, une dignité, en s'exprimant librement. C'est de voir que, dans leur majorité, ils continuent à avoir la lucidité, malgré l'horreur de la repression, de refuser de repliquer, de prendre les armes contre les gardiens du régime, car ils savent que ces dernières n'attendent que cela pour passer d'une repression ciblée visant à terroriser à des crimes de guerre de masse dans un conflit absolument inégal qui opposerait sans que le terrain se prête à une guérilla une armée suréquipée de 500000 soldats joints aux forces de sécurité à une population quasi désarmée. Ils continuent également à refuser l'intervention étrangère qui obscurcirait les motivations du mouvement populaire, permettrait à Bachar et à ses sbires de le décridibiliser comme l'effet d'un complot occidental, et qui générerait sans doute dans un premier temps une intensification de la répression et une guerre civile. Ce peuple a déjà eu à souffrir de la partialité occidentale dans ses conflits avec Israël et a l'exemple-repoussoir de l'Irak pour continuer à vouloir que la chute du régime vienne d'un mouvement politique interne, malgré les difficultés et les sacrifices que cela nécessite. Dans la ville d'Hama, que les chars ont encerclé avant que les militaires ne la ratisse et envoie des obus anti-aériens sur la population, on a été obligé cet été, comme l'armée bombardait les cimetières, d'enterrer dans ces jardins publics créés sur l'emplacement d'anciens cimetières et charniers après les massacres des Frères musulmans et des populations civiles en 1982 par Hafez el Assad.    

Dès lors, de quoi ces Syriens en lutte attendent leur salut? De l'impossibilité logique qu'un régime militaire et policier continue d'exercer sa domination en massacrant pendant des mois ou des années des opposants unis et s'organisant à visage découvert qui représentent la volonté d'au moins 80% de la population. De la fin du soutien des Iraniens, du gouvernement libanais qui craint son voisin et le Hezbollah, de la Russie et de la Chine, au régime des Assad. Des mouvements de défection et de révolte à l'intérieur de l'armée, motivés par l'indignation morale devant les exactions contre des civils pacifiques, leur peuple, ou par la perception lucide de l'intérêt qu'il y a à se désolidariser à temps d'un régime condamné à terme. 

La France a tenté avec d'autres ces dernières semaines d'obtenir une condamnation ferme de l'Etat syrien et des sanctions à l'ONU: la Chine et la Russie ont fait obstruction, même si leurs communiqués se font de moins en moins complaisants pour Assad. Il faut poursuivre et intensifier ces efforts pour ne pas laisser la population syrienne se faire massacrer en huis clos sans rien tenter. Le dialogue entre les opposants en exil issus de divers partis et composantes de la société syrienne et leur association en un Comité National de la Résistance est aussi une perspective intéressante pour crédibiliser auprès des autres Etats et de la population syrienne elle-même l'opportunité d'un changement de régime.

En tout cas, ce pays qui a été placé depuis 40 ans sous une chape de plomb d'unanimisme et de docilité forcés nous donne une sacrée leçon de vitalité populaire et de courage de la même manière que tous les mouvements démocratiques pacifiques de ce printemps arabe qui devraient nourrir en nous la honte de ne pas être capables, en Europe occidentale, de nous révolter dans une situation de précarité et de danger bien moindres face à la confiscation de nos droits et la régression sociale que nous subissons depuis des années.

Ismaël Dupont.

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 05:37

Le principe de cette journée de mobilisation interprofessionnelle décidée par l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa, a été décidé après l'annonce par François Fillon d'un plan de réduction des déficits portant sur 11 milliards d'euros porté à hauteur de 3 milliards au moins par les salariés.

 

Cortège 6 nov 2010

 

 

On peut rappeler quelques mesures emblématiques de ce plan de rigueur:  

- une dérisoire taxe provisoire (jusqu'à ce que la France revienne à 3% du PIB de déficit) de 3% sur les revenus supérieurs à 500000 euros qui ne devait rapporter que 200 millions là où un retour au taux d'imposition sur le revenu de 2002 aurait rapporté 10 milliards par an. tandis qu'une annulation de la suppression de l'ISF aurait ramené 2 milliards dans les caisses de l'Etat.

- une multiplication par deux, de 3,5% à 7%, de la taxe sur les contrats "solidaires et responsables" des mutuelles.

- une augmentation de la TVA sur des produits "mauvais" pour la santé pour financer la Sécu.

 

Rappelons ce que chacun sait: que cette rigueur s'ajoutait à de la rigueur: suppression d'un poste de fonctionnaire sur 2 consécutif à un départ en retraite, assèchement des crédits de l'hôpital public et démentèlement de la protection sociale, stagnation des minima sociaux, allongement de la durée de cotisation et de l'âge minimal de départ pour la retraite...

 

Ce nouveau tour de vis budgétaire a été dicté par une seule considération, ne pas déplaire aux pouvoirs financiers: rassurer les marchés en se conformant à un agenda européen de l'austérité dont la ligne directrice est fixée par le pacte de stabilité pour l'euro, ne pas perdre la note maximale AAA attribuée par les agences de notation, se donner des marges de manoeuvre pour recapitaliser les banques et socialiser leurs pertes. Etant contradictoire avec l'objectif d'une relance de la consommation et de l'activité, d'une baisse du chômage, ce budget de rigueur qui va être discuté la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale a toute chance, comme les plans d'austérité plus drastiques encore imposés en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Irlande et en Grande-Bretagne, de nous plonger durablement dans la récession et d'accroître le poids de la dette: celui-ci a déjà été doublé sous la présidence Sarkozy, passant à 6,7% du PIB.

 

Cette journée de grève et de mobilisation est donc une journée de riposte qui vise à montrer que les salariés ne sont pas dupes sur le casse du siècle que sont en train de réaliser les banques et les organismes financiers, sur la dictature de la finance qui est en train de s'installer en Europe, et qu'ils exigent que leur gouvernement, y compris et surtout un gouvernement de gauche à l'horizon 2012 (car de la mafia sarkozyste, plus personne n'attend plus rien) réoriente à 180 degrés cette politique.

Cela supposerait d'imposer une autre utilisation de l'argent public au niveau européen, au profit de l'emploi, de l'activité et de la croissance, prenant pour point d'appui une fiscalité réellement redistributive et limitant les revenus financiers et les revenus du patrimoine qui gonflent le poids de cette économie financière qui destabilise nos sociétés, mais aussi un contrôle démocratique de la Banque Centrale Européenne et une transformation de ses missions lui permettant de venir assister directement les Etats endettés.

 

On peut être sceptique sur l'efficacité immédiate de cette mobilisation interprofessionnelle d'un jour, d'autant que seules la CGT, SUD et la FSU appelaient réellement à la grève, la CFDT et l'UNSA prêchant simplant pour des rassemblements et des actions symboliques, mais il est néanmoins très important de réussir cette mobilisation pour rappeler les exigences non négociables du monde du travail vis à vis des acteurs politiques afin qu'une possible victoire de la gauche en 2012 ne coïncide avec de nouvelles abdications, de nouvelles déceptions.

 

Or, on peut avoir de vrais inquiétudes quand on voit François Hollande, partisan déclaré d'une politique de rigueur depuis plusieurs mois malgré quelques promesses intéressées de générosité inaccoutumée vis à vis de l'école, se donner pour priorité de revenir à 3% du PIB de déficit d'ici 2013 et placer son action sous l'égide du respect des engagements du pacte de stabilité pour l'euro.

 

Demain, les communistes seront donc présents à Morlaix pour la manifestation de 10h30 au côté des salariés, des chômeurs, des jeunes et des retraités en colère contre les mesures d'austérité du gouvernement français et des gouvernements européens, en attente d'une autre politique économique et sociale au service de l'emploi, des salaires et d'un meilleur partage des richesses.

Ils apporteront également leur soutien aux salariés de La Poste qui devraient lancer un mouvement de grève illimitée dès le lendemain pour protester contre la gestion néo-libérale de leur entreprise, les suppressions de postes et d'heures d'ouverture dans les bureaux de la région morlaisienne.     

 

 

 

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