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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:16

La 54ème fête organisée le 1er mai par la section du P.C.F. du Pays de Morlaix a connu un grand succès (250 personnes à l’inauguration, 180 repas servis au restaurant sur la fête, au moins 400 personnes au cours de la journée)

POL HUELLOU (chant, flûtes, sanza) et GILLES LE BIGOT (guitare) se sont produit sur la fête devant une nombreuse assistance.

Pol Huellou, originaire du Finistère est connu pour sa participation à de nombreuses aventures musicales, The Roving Laddies, Escale-Dédale, etc.

Gilles Le Bigot, (ex- l’Héritage des Celtes, Barzaz) s’est produit avec des artistes tels que Yann Fanch Kemener, Marthe Vassalo, Denez Prigent, Gilles Servat… Compositeur et arrangeur, il est l’auteur de  récentes créations sous le titre « Empreintes »

Ensemble, ce duo s’est régulièrement produit depuis les années 90, en Bretagne, Irlande, Allemagne et  se sont également retrouvés sur de nombreux projets tel Elixir, Hommages Vagabonds, etc.

On les retrouvent tout dernièrement sur le nouveau CD de Pol Huellou & Friends : The Lost Agenda,  et nous aurons  le plaisir de les retrouver sur un certain nombre de titres extraits de ce dernier opus.

PCF MORLAIX - Fête du Viaduc
PCF MORLAIX - Fête du Viaduc
PCF MORLAIX - Fête du Viaduc
Monna JAOUEN a rejoint Pol HUELLOU et Philippe LE BIGOT

Monna JAOUEN a rejoint Pol HUELLOU et Philippe LE BIGOT

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:15

 

Lettres de motivation, CV, attendus… Les nouvelles règles instaurées par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur font le beurre des officines privées de « coaching scolaire ». Ce marché florissant, qui surfe sur l’angoisse et les promesses de sélection, menace l’égalité entre élèves.

«Vive Parcoursup ! » Stéphane Boiteux est ravi. Enchanté, même, de la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur. Sur son compte Facebook, il ne tarit pas d’éloges. Parcoursup ? « C’est une démarche responsable et engageante », s’enflamme-t-il. Bien plus « réfléchie, sérieuse et argumentée » que son célèbre et décrié prédécesseur ­Admission postbac (APB). Un vrai plaidoyer. Il faut dire que Stéphane Boiteux ne cherche pas à rejoindre la fac. Lui n’est plus un lycéen en quête d’avenir. Mais le patron intéressé de Motivsup.fr, une de ces multiples officines privées de « coaching scolaire » qui promettent aux élèves de terminale de les guider vers la filière de leur rêve, moyennant finance. Chez Motivsup, on reste relativement modeste. Il vous en coûtera 49,90 euros pour obtenir un questionnaire d’auto­évaluation sur les « dix compétences clés identifiées par le World Economic Forum » et un entretien téléphonique avec un « expert ». Le résultat n’est pas garanti. Moins, en tout cas, que le chiffre d’affaires de Stéphane Boiteux et de tout le secteur du « conseil en orientation » qui fait son beurre des nouvelles règles d’entrée à l’université.

Un marché juteux et peu réglementé

Avec ses exigences et sa logique sélective, le portail Parcoursup, ouvert depuis mi-janvier, s’est révélé une aubaine pour ce marché florissant et peu réglementé qui surfe sur l’angoisse des familles. Fondatrice en 2009 de Tonavenir.net, Sophie Laborde-Balen assure que son activité a progressé ces dernières semaines « de 25 % à 30 % » par rapport à 2017. Studyrama, Diplomeo, Quiétude, Recto Versoi… Tous se frottent les mains également. « Clairement, les candidats sont inquiets de ne pas obtenir la formation qu’ils veulent », résume Clotilde du Mesnil, fondatrice de Cowin Coaching, pour expliquer cet afflux. Alors que les quelque 800 000 lycéens ont encore jusqu’au 31 mars pour compléter leur dossier d’inscription, les offres et communications criardes vont continuer d’envahir les réseaux sociaux et autres salons d’orientation…

Présents, pour la plupart, depuis des années sur le créneau, les acteurs privés ont, cette année, tiré un sacré profit des nouvelles règles qui accompagnent Parcoursup. En plus de formuler ses vœux, chaque élève doit désormais rédiger, pour toutes les formations demandées, y compris universitaires, une sorte de lettre de motivation (« projet de formation motivé ») et parfois un curriculum vitae, avec l’obligation de prouver qu’il répond aux « attendus » fixés par la filière visée. Des exigences dont peu de lycéens ont l’habitude. Et qui donnent à la procédure d’inscription des allures de compétition entre postulants, le tout sur fond d’universités aux capacités d’accueil incertaines.

40 % des jeunes orientés vers le privé

Les boîtes de « coaching » en ont fait illico un argument de vente. Et se proposent de « booster » les dossiers afin de mieux se « démarquer » de la concurrence de son voisin. À ce jeu-là, les tarifs et le grotesque marketing atteignent des sommets. Le site Tonavenir.net vend ainsi une « box cadeau dédiée à l’orientation scolaire », qui propose des formules allant de 250 à 620 euros… Mais son produit phare reste le « Pass sérénité ». Une « prise en charge totale » des inscriptions à Parcoursup, avec deux heures d’entretien, l’écriture des lettres de motivation et même la rédaction des vœux sur le portail, le tout pour… 560 euros. Le site va jusqu’à « garantir » l’inscription, tout en précisant, filou, qu’il ne s’agit pas là d’une garantie « au sens juridique du terme ».

D’autres acteurs du marché sont plus subtils pour grossir leur chiffre d’affaires. Prenez Study Advisor. Cette plate-forme Internet, créée en 2016, permet au lycéen d’avoir au téléphone un étudiant inscrit dans la filière qu’il vise, d’écouter les conseils éclairés de son aîné et d’obtenir, à la fin, une recommandation d’orientation. Le tout gratuitement. Où est l’embrouille ? Tout simplement dans la suggestion faite par l’étudiant. Study Advisor est rémunéré à chaque fois que le client, pardon, l’élève, est envoyé vers un établissement privé avec lequel a été conclu, au préalable, un partenariat. Devinez quoi ? 40 % des quelque 40 000 jeunes orientés par cette plate-forme en vogue ont atterri dans le privé, qui ne pèse normalement que 18 % au niveau national…

Autant de pratiques dénoncées par le Syndicat général des lycéens (SGL). « Toutes ces entreprises surfent sur le désespoir des parents et profitent de ce que ne fait pas ou mal l’éducation nationale », déplore Thomas Le Corre, porte-parole de l’organisation. Aujourd’hui, les centres d’information et d’orientation (CIO) ferment en nombre. Et chaque conseiller d’orientation-psychologue (Copsy) doit s’occuper en moyenne de 1 500 à 2 000 élèves. « On a calculé que cela représentait environ 5 minutes par élève au cours de sa scolarité, relève le jeune homme, lui-même en première ES à Chartres. Pour s’orienter dans l’enseignement supérieur et ses 13 000 formations, c’est pas top… »

« Il faut des moyens pour le service public »

Dans les faits, la mission d’orientation retombe sur les professeurs principaux. Officiellement, cette aide est incluse dans les deux heures hebdomadaires « d’aide personnalisée », organisées en classe et principalement consacrées au soutien scolaire… « Ce n’est pas sérieux, les profs principaux ne sont pas formés pour ça, relève Claire Jaboulay, la présidente de l’Union nationale des lycéens (UNL). Ils n’ont pas le temps et ne peuvent pas connaître l’ensemble du système. Comment voulez-vous qu’un prof de philo vous aiguille si vous voulez faire de l’informatique ? Il faut absolument plus de moyens pour que le service public fasse enfin son boulot, avec notamment des Copsy qui interviennent dans les classes. »

En attendant, les heures d’entretien individuel et autres bilans personnalisés proposés par les officines privées apparaissent comme des solutions alléchantes pour les familles. Du moins, celles qui peuvent se le permettre. Sans surprise, les clients du coaching scolaire sont en majorité des jeunes dont les parents sont cadres du secteur privé. Le creusement des inégalités a la part belle. Quant aux boîtes de soutien privé, elles ont toutes les raisons de croire en l’avenir. « Avec Parcoursup, mais aussi la future réforme du lycée, on est dans un système de moins en moins lisible et de plus en plus tourné vers la compétition scolaire entre élèves, analyse Erwan Lehoux, membre de l’institut de recherche de la FSU et auteur de Payer pour réussir ? (1). Si le service public ne remplit pas son rôle dans l’orientation et l’accompagnement, il est clair que l’argent apparaîtra comme un facteur de plus en plus crucial pour accéder à des conseils éclairés et faire les bons choix. »

Un marché privé encouragé par l’État

Une perspective qui ne semble pas tournebouler outre mesure le gouvernement. Face à l’explosion de ce marché privé de l’orientation, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche envisage de créer un label « pour aider les familles à y voir plus clair ». Label qui garantit la gratuité de la prestation et le but non lucratif de l’entreprise. Pour l’instant, seuls deux plates-formes ont été retenues (Inspire et Les cordées de la réussite). Bref, pas de quoi inquiéter la multitude de start-up qui arpentent, avec plus ou moins de compétences, ce nouvel eldorado. Au contraire. Loin d’être régulé, le marché privé du soutien scolaire est encouragé – et subventionné – par l’État. Depuis 2006, le recours à ces entreprises, dont l’activité est assimilée à la catégorie des « tâches ménagères ou familiales », donne droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes engagées. Le taux de TVA est également réduit à 10 %. En clair, rien n’est fait pour calmer les ardeurs des vendeurs d’orientation scolaire. Et peu de chance de voir l’exécutif s’atteler sérieusement au problème. « Au fond, décrypte Erwan Lehoux, le développement de ce secteur colle bien à la philosophie néolibérale et individualiste de ce gouvernement qui voudrait que chaque élève soit “entrepreneur de sa vie”, qu’il construise, dès la fin du collège, son parcours dans une optique utilitariste qui serve le marché. » En attendant, c’est le business des coachs qui est bien servi. 

(1) Payer pour réussir ? Le marché du soutien scolaire. Erwan Lehoux. Éditions Syllepse, 7 euros.

Les handicapés, oubliés de parcoursup ?

Les étudiants en situation de handicap sont-ils les grands oubliés de Parcoursup ? Avant la refonte de cette plateforme, des commissions médicales étaient mises en place dans plusieurs académies (notamment en Île-de-France, où se concentrent les filières en tension) afin d’examiner les dossiers, d’entendre le jeune et d’évaluer ses besoins spécifiques. Avec Parcoursup, plus de commission ! Les besoins de l’étudiant doivent juste être mentionnés dans la lettre de motivation expédiée à l’établissement visé. Une perspective inquiétante pour l’Association des paralysés de France (APF), qui redoute une sélection officieuse face à ces besoins spécifiques, forcément contraignants pour des établissements parfois sous pression financière. « Des familles nous ont raconté que les services d’orientation avaient même conseillé à leur enfant de ne pas inscrire le handicap », assure l’APF. Interpellé, le gouvernement s’est contenté de promettre que les jeunes évincés pourront demander un réexamen de leur dossier. Sans plus pour l’instant.

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:13

 

Habilement, pour que le rideau ne s’entrouvre pas, le maître des horloges se doit d’amuser le chaland. Il lui faut une mise en scène de circonstance. Quoi de mieux que de se construire un personnage de Commedia dell’arte : manipulateur, un brin provocateur… mais déterminé, impressionnant par sa force de caractère et sa puissance d’action. Puis un scénario très simple.

Une muleta que l’on agite pour animer le bon peuple et canaliser son énergie : pour exemple, la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les départementales. Un sujet facile à traiter : quelques tirades bien amenées sur les conséquences supposées de la vitesse à 90 km/h ; la culpabilisation des galeux obligés de faire des dizaines de kilomètres pour se rendre au travail ou accéder aux services de première nécessité ; quelques images de fond sur ces accidents mortels qui seraient l’apanage des routes de campagne. Tous les artifices pour déclencher une colère saine de ces ruraux qui se sentent aussi impuissants que méprisés. Ce spectacle a fait l’ouverture du 20 Heures de France 2. Le jour même où le premier ministre annonçait une réforme de nos institutions qui portera un coup fatal à la démocratie de proximité.

Derrière le rideau de fumée, en habile bateleur, le maître des horloges occulte ainsi la terrible réalité des multiples mesures qui sont autant d’attaques contre un peuple qu’il faut anesthésier : hausse des prix des carburants, du forfait hospitalier, de la CSG, des péages, suppression des contrats aidés, de classes, de services déconcentrés de l’État, de services publics, de lignes ferroviaires… autant de coups qui viennent s’ajouter aux attaques incessantes que connaissent nos territoires et leur population depuis trente ans.

Avec les habitants des quartiers les plus populaires, les ruraux sont au cœur de cette violence. Aussi faut-il cacher, par quelques jeux de scène, que ces dispositions portent une cohérence idéologique : celle d’un néolibéralisme entièrement mobilisé en faveur de la concentration sociale et territoriale des richesses.

On ne compte plus les déclarations des ministres, des cabinets ministériels et des services déconcentrés de l’État qui s’appuient sur un nouveau sens commun territorial : l’échelle communale ne peut plus « fonctionner », elle ne peut plus créer de la richesse sans « pilotage » des métropoles, incapable qu’elle est de raisonner, d’agir et de faire société en dehors de la feuille de route technocratique libérale.

De ce fait, les réalités de la vie des ruraux en matière d’accès aux services les plus élémentaires, avec les surcoûts et les privations qui en découlent, ne sont plus traitées qu’au travers du prisme de l’efficacité et d’une échelle d’intervention à revoir. La discrimination territoriale qui s’exerce sur les habitants des ruralités est comme transformée en inadaptation quasi naturelle, justifiant toutes les politiques publiques et tous les discours de l’État.

Peu importe que les choix de gestion qui sont faits soient contraires aux principes de solidarité de notre République sociale. Peu importe qu’ils alimentent le repli des consciences et le rejet. Peu importe… pourvu qu’il y ait l’ivresse de « l’efficacité » et de la « compétitivité » ! Face à des inégalités territoriales de plus en plus criantes, le seul remède résiderait dans le dogme du toujours plus aux métropoles au détriment des espaces périphériques. La théorie du « ruissellement métropolitain » n’est pas très loin.

Cette politique de punition rurale et périurbaine passe aussi par la décrédibilisation des femmes et des hommes qui font le choix de vivre dans les espaces ruraux. C’est leur capacité à organiser au mieux et au plus près du terrain l’intérêt des populations de ces territoires qui est en cause. Il n’est qu’à tendre l’oreille dans les couloirs des cabinets ministériels, des préfectures et métropoles pour comprendre que l’offensive politique à l’encontre de la ruralité et des zones périurbaines est aussi une guerre des mots. Cette « façon de parler » de la ruralité n’est autre qu’une contestation du choix d’y vivre. Et la capacité d’imposer cette idéologie est d’autant plus forte que l’est la capacité à forger, dans l’inconscient des ruraux et de leurs représentants, un consentement à renoncer et à « accompagner » des mesures qui leur sont hostiles.

« Il ne faut pas opposer rural et urbain », entend-on par ailleurs. Présentée comme un argument de « bon sens », cette sentence sert avant tout à stériliser toute construction d’un vrai champ de résistance de la ruralité et de ses habitants. De tels arguments, dénués de lien avec les attentes réelles des ruraux – qui ne demandent jamais de déshabiller « l’urbain » pour habiller « le rural » – visent à diluer le rapport de forces collectif qui pourrait naître.

Dans la résistance à ces attaques tous azimuts, la grande difficulté tient au fait que le « monde rural », la population et la majorité de ses représentants ne saisissent pas suffisamment les fondements idéologiques qui sous-tendent les mesures autoritaires et austéritaires dont ils sont victimes. Aussi n’est pas perçu le fait qu’il s’agit de la simple mise en application d’une idéologie, le néolibéralisme, qui a intégré dans son programme politique le principe d’une concurrence internationale et métropolitaine comme un objet de rationalisation territoriale du capitalisme.

Il nous faut donc expliquer sans relâche pourquoi la théorie libérale combat systématiquement et méthodiquement une dépense qu’elle considère comme inutile : les moyens nécessaires au développement endogène des territoires pour relocaliser des activités et assurer une égalité réelle des citoyens en matière de droits et d’accès aux services publics, aux soins, à l’éducation, à l’offre de transports… Et il faut dire et redire que le vaste « plan d’ajustement territorial » appliqué à notre pays (comme à d’autres précédemment !) ne vise en réalité qu’à répondre à des objectifs de rentabilité et de concentration des richesses.

Si nous devons admettre que la conversion spectaculaire de l’action publique territoriale à ces objectifs est d’ores et déjà un fait, il est encore temps de lever le rideau pour que se développent les résistances et s’ouvrent des perspectives d’avenir renouvelées à partir des luttes du quotidien. Certes, comme le disait fort justement le dramaturge allemand Bertolt Brecht : « Celui qui lutte peut perdre. » Mais il ajoutait toujours : « Celui qui renonce a déjà perdu. »

Par André Chassaigne Député PCF, président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:09

Meeting unitaire du 30 avril place de la République avec Pierre Laurent (PCF), Sandra Regol (EELV), Guillaume Balas (Génération.s) et Olivier Besancenot (NPA)

Intervention de Pierre Laurent (Meeting unitaire 30 avril 2018)

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 05:43

La marche forcée vers la privatisation des services publics depuis bientôt trente ans a signé la fin des investissements, la hausse des prix, la dégradation des prestations. Les effectifs ont drastiquement baissé et les conditions de travail se sont détériorées… Décryptage.

«Je dis aux syndicats : n’ayez pas de craintes illégitimes, la SNCF restera publique, ce sera dans la loi et les cheminots resteront cheminots », a encore une fois promis Emmanuel Macron lors de son passage au JT de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1. Sauf que les syndicats n’ont pas la mémoire courte. Ils se souviennent de Paul Quilès, qui disait à propos de France Télécom en 1990 : « Le service public est notre bien commun, tout idée de privatisation est totalement étrangère à ma démarche et celle du premier ministre. » Et de Nicolas Sarkozy, promettant en 2004 qu’« EDF-GDF ne sera pas privatisé ». Ou encore de Christine Lagarde, qui jurait en juillet 2008 que « La Poste restera, et ce n’est pas négociable, une entreprise publique ». Chaque fois, le schéma est le même. Ouverture du secteur à la concurrence, ouverture du capital du service public, transformé en société anonyme, et désengagement progressif de l’État jusqu’à la privatisation complète.

1 Des prix en hausse et un service rendu en baisse

« Depuis 2004 et l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, et le passage de GRDF en société anonyme, le prix du gaz a augmenté de 70 % pour tous les Français et de 30 % pour l’électricité. Résultat, aujourd’hui, 12 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique », assure Cédric Liechti, secrétaire général de la CGT énergie à Paris. De quoi mettre du plomb dans l’aile à l’argument premier avancé par le gouvernement selon lequel l’ouverture à la concurrence permettrait de faire baisser les prix. « Sur les 25 dernières années, la part de la facture des télécoms dans le budget des ménages est passée de 3 % à 6 % », confirme Thierry Franchi, délégué syndical central (DSC) adjoint CGT chez Orange. Autre exemple, si les autoroutes n’ont jamais été des infrastructures publiques à 100 %, mais des sociétés d’économie mixte, la privatisation totale des concessions en 2006 a entraîné une hausse des tarifs de plus de 20 % en douze ans. Vinci et Eiffage se sont partagé le gros du gâteau.

La privatisation fait en outre peser de nouveaux coûts sur les usagers. « Grâce à la charte de garantie de remise en service de l’énergie, lorsque quelqu’un n’avait pas d’électricité, soit parce qu’il déménageait ou qu’il y avait un problème sur le réseau, l’énergie devait lui être rétablie dans les quatre heures, gratuitement, explique Cédric Liechti. Aujourd’hui, c’est une option payante et, depuis 2004, les durées de coupure ont au minimum doublé. » Ces changements profonds touchent désormais aussi les facteurs : « Quand vous leur demandez de s’arrêter sur leur tournée pour discuter quelques minutes avec une personne âgée moyennant une contrepartie financière, le métier perd tout son sens », déplore Christian Mathorel, secrétaire général de la CGT postes et télécommunications. Une allusion au dispositif « Veiller sur mes parents » mis en place par La Poste : une visite par semaine du facteur coûte 39,90 euros par mois.

Les pratiques commerciales ont été bousculées. Engie, par exemple, est en contrat avec Darty, l’enseigne d’électroménager proposant des prestations de l’énergéticien – d’autant que toutes les anciennes boutiques EDF-GDF auront fermé fin 2019. « On reçoit des appels dénonçant des situations ubuesques, dans lesquelles des personnes âgées achètent des multiprises chez Darty et se retrouvent avec un contrat gaz, alors qu’elles n’ont pas de gaz chez elles ! s’insurge Cédric Liechti. Plus de 50 % des plaintes au médiateur de l’énergie au niveau national relèvent de la vente forcée, c’est digne d’un service public, ça ? »

2 Moins d’emplois et un travail dégradé

« Pour faire partir les gens, la direction de France Télécom utilisait le même graphique que les médecins qui traitent des patients incurables, celui où la phase de désespoir précède l’acceptation de son sort, se souvient Thierry Franchi. C’était terrible, on faisait des minutes de silence à chaque comité d’entreprise pour les collègues suicidés. » Si, depuis 1990, les gouvernements successifs ont promis que l’ouverture à la concurrence allait favoriser l’emploi, c’est tout l’inverse qui s’est produit. « La direction disait aux managers : il faut que tu fasses partir ton équipe, mais on te prévient, tu es aussi sur la liste ! » raconte le DSC adjoint CGT d’Orange. En quinze ans, l’entreprise a perdu plus de 84 000 fonctionnaires, beaucoup sont partis car ils ne se reconnaissaient plus dans le service public qu’ils avaient connu. Le secteur a détruit plus de 70 000 emplois. La Poste aussi fait la chasse aux moindres coûts. Le deuxième employeur public de France (224 000 salariés) a supprimé en dix ans 100 000 postes, selon les syndicats. « Son objectif n’est plus de servir la population, mais de servir au maximum ses profits en réduisant les coûts », dénonce Nicolas Galépides, secrétaire général de SUD PTT. Du côté des salariés des autoroutes, les conditions de travail et les emplois ont aussi largement trinqué. « On a perdu 2 000 emplois depuis la privatisation », estime Patrick Gadbin, délégué syndical CGT chez Autoroutes du Sud de la France (ASF), filiale de Vinci. « Et ce n’est pas uniquement dû à l’automatisation des péages, mais aussi au développement de la mutualisation et de la polyvalence, ce qui a un impact négatif sur nos conditions de travail », précise-t-il.

Le changement de statut des entreprises crée en outre un véritable dumping social en leur sein, où plusieurs conventions collectives cohabitent. Chez Orange, il n’y aura plus de fonctionnaires en 2025. Il n’y a plus que 10 % de statutaires chez Engie. La grande tendance est de recruter à travers des filiales, pour ne pas se voir soumis aux conventions collectives de branche jugées encore trop favorables aux employés…

Avec la fermeture des lieux d’accueil physiques, les centres d’appels et plateformes téléphoniques prennent une place prépondérante. Chez Engie, 95 % de ses plateformes sont sous-traitées, pour la majorité au Maroc et à Madagascar, et plus récemment au Sénégal et en Côte d’Ivoire. « On se retrouve avec des gens exploités dans des pays à bas coût qui vont gérer des factures d’abonnés en France. On est au bout de ce système », déplore Cédric Liechti.

3 Baisse de la Qualité des réseaux et de la sécurité

La réduction des effectifs liée à la privatisation a d’énormes conséquences sur la qualité des réseaux. « Avant 2000, les plans d’alerte en cas de gros incident de gaz comme des coupures du réseau, cela n’existait pas, à part ceux que l’on déclenchait en exercices de simulation. Aujourd’hui, à Paris, on en a trois ou quatre par an. Le réseau est pourri à cause du sous-investissement », explique Cédric Liechti. Les fuites de gaz sont désormais assignées en trois catégories, selon leur urgence présumée… 30 000 kilomètres de conduites de gaz en fonte grise datant des années 1950 devaient être remplacés dans les dix ans, s’étaient engagés les dirigeants du service public dans les années 1990. Sauf que la privatisation est passée par là entre-temps. Depuis, il y a eu plus de vingt morts. « Ils savaient que c’était dangereux, mais une grosse partie de l’argent est allée à l’actionnariat et pas à la rénovation du réseau », poursuit le syndicaliste gazier.

Après une tempête, tous les énergéticiens du territoire français sont mobilisés. « Demain, avec l’ouverture à la concurrence, si c’est Bouygues Énergie qui gère le réseau sur la zone sinistrée, pourquoi les salariés de Total Énergie iraient aider leurs concurrents ? C’est aussi ce qui attend la SNCF », prévient Cédric Liechti. « Pour rétablir le téléphone dans les zones rurales ou périurbaines après un orage, il faut attendre quinze jours et payer, confirme le DSC CGT d’Orange. On est tellement en sous-effectifs sur le réseau que ce qui était un plan d’urgence il y a vingt ans est désormais la norme. »

La sécurité des travailleurs pose aussi question. Les accidents graves se multiplient sur les réseaux d’électricité et de gaz. « Des techniciens disent qu’ils craignent d’aller travailler pour leur sécurité », assure Cédric Liechti. Et si les chiffres des blessés du travail ont diminué chez Orange, c’est que 95 % des interventions sur le réseau sont sous-traitées.

4La financiarisation contre l’investissement

« Cette année, Enedis a remonté 659 millions d’euros à EDF, c’est 83 % de son résultat net qui part en dividendes pour les actionnaires de la maison mère », explique le secrétaire général de la CGT énergie de Paris. Pour maintenir son taux de marge supérieur à 14 %, la filiale emprunte à EDF, avec des taux d’intérêt. « C’est absurde, on crée de la dette, et après la maison mère explique : vous êtes trop endettés, on fait un plan social », déplore Cédric Liechti, alors que plus de 2 000 nouveaux emplois sont sur la sellette. GRDF a de son côté rapporté 550 millions d’euros à Engie. En près de quinze ans, l’ancien service public de l’énergie a reversé 60 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires. Des milliards qui ne sont pas allés dans le renouvellement du réseau, ni dans la recherche sur les énergies alternatives et renouvelables.

La même logique financière prévaut chez Orange. « Résultat, on prend un retard phénoménal sur l’installation de la fibre optique, le plan très haut débit est repoussé d’année en année », explique Thierry Franchi. Ce technicien a été embauché chez France Télécom à la fin des années 1970, lorsqu’un investissement massif a été consenti pour raccorder tout le territoire, sans exception, au réseau cuivre. Ce qui n’est plus possible avec la privatisation. « On est à la remorque dans le domaine de la recherche, aussi. On avait inventé la fibre optique, la commutation asynchrone, la tablette tactile… Aujourd’hui, plus rien, déplore-t-il. Avec Alcatel et Sagem, le service public entretenait un tissu industriel florissant, qui s’est effondré. J’ai peur qu’il n’arrive la même chose à Alstom sans le soutien d’un acteur public comme la SNCF », conclut le DSC CGT d’Orange.

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 05:26

 

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Que l’on prenne l’espérance de vie à la naissance, au-delà de 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé, le taux de mortalité, les mesures d’accès aux soins… notre pays est le plus souvent dans le haut du classement. Pourtant, plusieurs signes font craindre qu’il ne bascule et ne connaisse dans les dix ou quinze ans à venir une véritable crise sanitaire dont nombre de facteurs sont déjà à l’œuvre.

Selon les données de l’OCDE, la France, avec 3,3 médecins pour 1 000 habitants, est juste en dessous de la moyenne de ces pays (3,4) pour la plupart développés. Elle est très en dessous de la Grèce (6,3), du Portugal (4,6), de la Norvège (4,4), de la Suisse (4,2), de l’Allemagne (4,1), de l’Espagne (3,9), de l’Italie (3,8)… Elle est l’un des plus mauvais élèves de l’Union européenne. Par ailleurs, la moyenne d’âge des médecins y est l’une des plus élevées : le pourcentage de médecins âgés de 55 ans et plus est de 46,6 %, contre 35,1 % aux États-Unis, 34,1 % en Suisse, 32,7 % en Suède, 31,6 % en Espagne, 25,6 % aux Pays-Bas…

L’un des signes les plus clairs de cette crise sanitaire qui se dessine, c’est évidemment l’extension des déserts médicaux. Et ces derniers ne sont pas toujours là où on croit. Ils ne sont plus seulement en Lozère ou dans le Haut Var, ils ont gagné les agglomérations et pas seulement les quartiers et banlieues pauvres. Une bonne partie de la population est désormais concernée. « Entre 2012 et 2016, écrivaient en 2016 les auteurs d’une enquête d’UFC-Que choisir, l’accès géographique aux médecins généralistes (à moins de 30 minutes du domicile) s’est dégradé pour plus du quart de la population.

Pire, l’accès aux médecins spécialistes a diminué pour 38 % des Français en ce qui concerne les ophtalmologistes, 40 % pour les pédiatres et même 59 % pour les gynécologues. La situation est encore plus alarmante pour les spécialistes au tarif de la Sécurité sociale, dont l’offre a reculé pour plus de la moitié des usagers, quelle que soit la spécialité étudiée. » Et ce ne sont pas les coups portés contre l’hôpital public par les gouvernements successifs qui vont arranger les choses.

La question peut paraître incongrue. Les Français jouissent d’une espérance de vie élevée : 85 ans pour les femmes, 78,9 ans pour les hommes. En l’espace de dix ans, celle-ci a progressé de 1,2 an pour les premières et de 2,2 ans pour les seconds. Le taux de mortalité, lui, continue de baisser, il est inférieur à la moyenne européenne. La France est ainsi l’un des pays au monde où la population se porte le mieux. Des critères objectifs permettent de ne pas en douter.

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 05:25

Comment des forces de l’ordre ont-elles pu laisser se rassembler 1 200 individus cagoulés, casqués, bien « équipés », porteurs de sac à dos, sans intervenir ?

On attend d’un ministre de l’Intérieur, non pas qu’il vienne, par calcul, condamner les incidents « en marge » de la manifestation, mais qu’il les anticipe. Il a laissé, disent de nombreux responsables politiques et syndicaux, y compris de la police, dégénérer (volontairement ?) une situation qui va permettre à certains d’opérer allègrement l’amalgame entre les manifestants et les « casseurs ». Comment des forces de l’ordre ont-elles pu laisser se rassembler 1 200 individus cagoulés, casqués, bien « équipés », porteurs de sac à dos, sans intervenir ? Comment a-t-on pu laisser un Mc Do, une agence Renault, être saccagés et incendiés par des voyous, en toute impunité ? Qui a donné ces ordres, et permis le désordre ?

Ces images de violence, reprises en boucle, sont délibérées et instrumentalisées. Le pouvoir entend ainsi discréditer l’essentiel du message du 1er mai 2018 : la manifestation parisienne a été puissante, nombreuse, jeune, créative, diverse, pacifique, et très critique du macronisme. Là est l’essentiel. Et tout aura été fait par le pouvoir, et son ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, pour faire diversion à cette réalité : le succès, le dynamisme et le sang-froid de la manifestation.

Depuis plusieurs jours, les services gouvernementaux savaient que des « casseurs » se préparaient à une action forte et coordonnée. Pourquoi ces services n’ont-ils pas anticipé, pourquoi ne sont-ils pas intervenus « préventivement » ? Pourquoi avoir tenu les dispositifs de sécurité si loin des « black blocks » ? Pourquoi avoir (délibérément ?) avoir sous-estimé le danger ? Avoir déployé des effectifs sans doute insuffisants ? Et donné des ordres qui n’étaient pas à la hauteur de la situation ? De nombreux syndicalistes policiers ont fait part de leur incompréhension.

Il reste que parmi ces 1 200 cagoulés, il y avait beaucoup de « casseurs », mais également des jeunes dont on a sans doute dévoyé la colère. Les anarchistes que je connais parlent et agissent à visage découvert. Qui sont donc ces casseurs encagoulés ? Qui les manipule ?

Collomb, démission !

 

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 05:16

Olivier DARTIGOLLES, porte-parole national du PCF, élu communiste d’opposition à PAU, auteur de « Macron, entreprise de démolition. Forces, failles et supercheries » (édition de l’atelier, 10 €) et d’une vie de François Moncla, éphémère capitaine de l’équipe de France de Rugby communiste, a été présent sur notre fête au cours de l’après-midi.

Il y a dédicacé son livre et fait une intervention politique

Olivier DARTIGOLLES et Ismaël DUPONT

Olivier DARTIGOLLES et Ismaël DUPONT

PCF MORLAIX - FETE DU VIADUC (1er Mai) : Olivier DARTIGOLLES présent sur la fête
Olivier DARTIGOLLES dédicace son livre

Olivier DARTIGOLLES dédicace son livre

PCF MORLAIX - FETE DU VIADUC (1er Mai) : Olivier DARTIGOLLES présent sur la fête
PCF MORLAIX - FETE DU VIADUC (1er Mai) : Olivier DARTIGOLLES présent sur la fête
PCF MORLAIX - FETE DU VIADUC (1er Mai) : Olivier DARTIGOLLES présent sur la fête
PCF MORLAIX - FETE DU VIADUC (1er Mai) : Olivier DARTIGOLLES présent sur la fête
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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 16:43
Morlaix
 
 
Le mardi 1er mai 2018 s'est tenue la 54ème fête du Viaduc organisée par le Parti Communiste du Pays de Morlaix.
 
Cette fête a été un grand succès :
- 200 à 250 personnes à l'inauguration ;
- 180 repas servis au restaurant ;
au moins 400 personnes qui y sont passés (à un moment ou à un autre).
-  Un discours d'Olivier DARTIGOLLES (porte parole national du PCF) qui a été suivi par une foule nombreuse.
 
Ci-dessous deux vidéos de Pierre Yvons BOISNARD
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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 14:17

 

300 personnalités appellent, dans un manifeste rendu public par le Parisien à lutter contre l’antisémitisme dans des termes violents sur une ligne ouvertement islamophobe, prenant le risque de dresser les communautés religieuses les unes contre les autres et en accusant la gauche « radicale » d’antisémitisme sous couvert d’antisionisme.

 

Un consensus national aurait pu se réaliser autour d’un texte qui appelle à lutter contre l’antisémitisme, au lieu de cela, le manifeste objet de toutes les polémiques insulte, divise, stigmatise :

 

Il insulte la gauche « radicale » pour faire taire toute critique de la politique du gouvernement israélien qui nie aux palestiniens le droit à un état libre et indépendant.

Il produit des amalgames dangereux et mensongers entre l’islamisme radical et la religion musulmane !

Il occulte la continuité de l’antisémitisme en France issue de l’extrême-droite et de la droite pétainiste

 Il oublie que les préjugés sur les Juifs sont partagés dans beaucoup de milieux.

Faut-il préciser que ce manifeste évoque l’islamisme radical sans évoquer les causes du terrorisme, les interventions militaires occidentales au proche et au moyen orient. C’est bien l’intervention américaine en Irak qui a enfanté Daesh.

 

Oui le chaos du monde est propice à la montée de toutes les haines, raison supplémentaire pour faire preuve de responsabilité. Hiérarchiser le combat anti raciste nourrit le racisme et la détestable concurrence victimaire et communautaire.

 

La lutte contre toutes les formes de racisme exige des analyses sérieuses, des enquêtes statistiques, des éléments scientifiques à fortiori pour étayer l’existence d’un nouvel antisémitisme.

 

Assimiler les juifs à l’état d’Israël nourrit l’antisémitisme alors que la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, que tous les juifs ne sont pas sionistes et que beaucoup d’entre eux ne se reconnaissent pas dans le gouvernement actuel d’Israël. Le fait que des groupes extrémistes violents se revendiquent de l’Islam ne fait pas des citoyens de confession musulmane des terroristes d’autant qu’ils sont les premières victimes de l’islamisme radical dans le monde.

 

Alors oui c’est avec détermination qu’il faut lutter contre l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les formes de racisme sans les hiérarchiser. C’est aussi avec détermination qu’il faut combattre l’idéologie islamiste et celle de l’extrême droite portée par différentes courants nationalistes et xénophobes en France et en Europe.

 

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