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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 18:54

Droit de manifester, stop Erdogan! 
 
Le PCF apporte son soutien au nouveau rassemblement prévu à Morlaix le mardi 20 Février à 18 h au kiosque à Morlaix! 

Pour défendre le droit de manifester et de s'exprimer démocratiquement qu'Erdogan refuse à son peuple mais qui devrait subsister en France –

Solidarité avec tous les habitants de Turquie victimes de la répression du régime d'Erdogan !

Solidarité avec les Kurdes et les Syriens sous les feux croisés d'Erdogan, des extrémistes islamistes, des puissances étrangères et du régime de Bachar-al-Assad !

 

La préfecture du Finistère interdit toute manifestation de solidarité internationale avec les Kurdes d'Afrin et de Turquie ciblés par le pouvoir islamo-fasciste d'Erdogan. On a rarement vu cela. Une manifestation de solidarité internationale pour dénoncer une agression d'un État dictatorial contre une région d'un autre pays interdite sous prétexte qu'elle poserait d'ordre public.  

Alors, il suffit qu'à Brest des personnes violentes et fanatisées viennent en découdre avec des citoyens manifestant pacifiquement pour dénoncer les bombardements et agressions sur la population kurde du nord syrien pour que, sous prétexte de ne pas vouloir encourager des tensions communautaires sur le sol français, toute manifestation avec le peuple kurde soit interdite?

C'est aberrant.

La France n'est-elle plus un pays de liberté où on peut dénoncer l'agression de l'armée d'une dictature contre un autre peuple dans un Etat voisin? Est-ce la loi d'Erdogan qui va s'appliquer chez nous?  

Non à la censure du droit de manifester !

Solidarité avec les habitants du canton d'Afrin et les Kurdes de Turquie!

Solidarité avec nos amis turcs qui sont très nombreux, intellectuels, journalistes, enseignants, fonctionnaires, de différentes opinions qui sont victimes de la dictature d'Erdogan!

La section PCF du Pays de Morlaix et la fédération du Finistère du Parti Communiste

Ne nous laissons pas confisquer le droit de manifester! Stop Erdogan! Le PCF soutient le rassemblement de mardi 20 février, 18h, au Kiosque de la place des otages à Morlaix
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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 17:17
Communiqué de presse PCF Centre-Finistère

Soyons largement mobilisés les 15 et 22 mars prochains

Les communistes de la 6ème circonscription du Finistère se sont réunis le 17 février 2018 pour procéder au bilan des premiers mois d’action du gouvernement Macron. Face à la réalité des chiffres, le moins que l’on puisse dire, c’est que les affichages et envolées lyriques de campagne ont bien du mal à tenir.

Pour notre circonscription, environ 200 familles, les fameux premiers de cordée, peuvent légitiment remercier ce nouveau Gouvernement et plus particulièrement, Richard Ferrand pour la suppression de leur impôt sur la fortune.

De l’autre côté, c’est par milliers que les retraités se font racketter mensuellement de 20, 30, 50 euros ou plus de CSG sur leur pension depuis le mois de janvier. Cette perte non négligeable, c’est une sortie en moins mais aussi pour beaucoup, la facture d’électricité ou de gaz qui va être dure à payer.

Par contre, pour le développement de l’emploi il va falloir attendre comme nous le montre par exemple le dossier Doux à Châteaulin et les EHPAD où une nouvelle fois l’emploi est sacrifié.

Nous qui vivons sur la circonscription, ce que nous voyons chaque jour, c’est l’avancée des déserts médicaux, avec des EHPAD en souffrance, la disparation des services publics de proximité (bureau de poste , écoles, fermeture envisagée de guichets de gare SNCF..) , et le manque d’emplois qui oblige les jeunes à s’expatrier à Rennes, Nantes ou Paris pour trouver du travail.

Pour développer le progrès social et économique en Centre-Bretagne, nous exigeons que les engagements soient tenus pour le projet de LGV mettant Brest à 3 heures de Paris mais aussi un plan d’amélioration des services des trains du quotidien, notamment sur l’axe Brest-Quimper-Nantes ce qui permettrait de démontrer l’impasse politique du rapport SPINETTA sur la casse de la SNCF et du service public ferroviaire!.

La bataille contre les réformes antisociales ne fait que commencer et les communistes contribuent à faire la démonstration de l’injustice et des impasses de cette politique de sous investissement chronique pour les besoins sociaux et soumise à la prédation de la FINANCE.

Nous soutenons les prochaines mobilisations des salariés et des usagers les 15 et 22 mars 2018, prévues pour défendre nos écoles, bureaux de postes, gares, maisons de retraites et hôpitaux, et plus largement l’ensemble des services publics pour l’égalité des territoires et de traitements des usagers -citoyens .

Nous sommes disponibles pour mener la bataille contre les réformes antisociales du Gouvernement et pour construire avec chacun, quel qu’est votre choix en 2017, une autre voie que celle du « macronisme » qui est injuste et impose des sacrifices aux retraités, offre des cadeaux fiscaux aux plus riches et laisse de nombreux jeunes dans la précarité. Ces mobilisations sociales sont porteuses de propositions alternatives aux choix gouvernementaux. Soyons donc largement mobilisés les 15 et 22 mars prochains.

Communiqué de presse PCF Centre-Finistère: Soyons largement mobilisés les 15 et 22 mars prochains!
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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 17:11
photo Ouest-France, 19 février 2018

photo Ouest-France, 19 février 2018

Un rassemblement s’est déroulé ce lundi 19 février à l’entrée du lycée Alain-René Lesage à Vannes. Les lycéens manifestent leur soutien envers deux de leurs camarades, Erikson et Danjel. Originaires d’Albanie, ils sont menacés d’expulsion du territoire.

Une démonstration de force. Lundi 19 février, à 8 h du matin, près de 500 lycéens d’Alain-René Lesage se sont rassemblés devant l’entrée principale de l’établissement. Ils manifestent leur soutien envers deux de leurs camarades, Erikson et Danjel. Orignaires d’Albanie, les deux frères sont menacés d’expulsion du territoire avec leurs proches.

« Le cas d’Erikson et Danjel est symptomatique de l’état de notre société, déplore Louise Berthout, 17 ans, élève de terminale. On essaie de diviser les gens. C’est en restant unis que l’on arrivera à stopper les problèmes ».

Une pétition à l’adresse du préfet a été lancée. Plus de trois cents signatures électroniques ont déjà été obtenues, sans compter les signatures manuscrites circulant au milieu des jeunes dont Romane Michéa et Cormier Pivoine, élèves de première. « On essaie d’aider la famille. On vient dans un esprit de solidarité, justifient les deux élèves, confiantes sur l’issue de la situation. Il y a déjà eu des manifestations notamment à Lorient. On est optimiste sur les chances pour qu’Erikson et Danjel restent ».

Un dossier de réexamen a été déposé mi-janvier à la préfecture, indique Anita Kervadec, de Réseau éducation sans frontières. « On espère que le préfet sera sensible à nos arguments. »

Fleury Viadiambo, Ouest-France, 19 février 2018  

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 08:07
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)

Une super énergie déployée ensemble pour le grand tri des Z'utopistes au local du PCF Morlaix. Ce samedi 17 et dimanche 18 février, environ 25 personnes de toute génération ont participé au Tri des vêtements pour les réfugiés et les associations venant en soutien aux précaires dans la bonne humeur et une belle fraternité. Bravo aux bénévoles des utopistes pour leur bel engagement collectif, la belle entente qu'ils ont créé entre eux, et leur travail énorme. Nous sommes heureux d'avoir pu les soutenir le temps d'un week-end, et on va continuer. 

Ce week-end, deux jours bien remplis à travailler pour le grand tri des Utopistes ! (photos Jean-Luc Le Calvez)
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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 07:35

Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique

Arkéa: les communistes contre le "divorce"

La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples". 
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale. 
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois". 
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".

Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018

CMB-ARKEA:  un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses! (déclaration du PCF Finistère)

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français

5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST – 06 20 90 10 52

 

CMB-ARKEA:

un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses!

 

Communiqué du PCF Finistère - 16 février 2018

La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.

Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.

La scission comporte des risques et des interrogations multiples :

-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme

-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées

-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?

-Abandon de la solidarité nationale interfédérale

Enfin,  une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.

Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : «  Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »

Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.

D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.

Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.

Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.

Brest, le 16 février 2018

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 07:05

 

Après une année 2017 à fort déficit pluviométrique en France, plusieurs régions viennent de subir des inondations. Comme les sécheresses, ces pluies sont des conséquences du réchauffement climatique. Un degré Celsius d'augmentation de la température terrestre augmente de 7 à 8 % la quantité de vapeur d'eau accumulée dans l'atmosphère. Mais on ne sait guère où et quand les pluies vont tomber en grandes quantités. Pendant qu'il pleut en France, l'Afrique du Sud connaît sa pire sécheresse depuis un siècle et ce n'est pas le seul pays dans ce cas. On vient d'apprendre que l'année 2016 a vu les émissions de gaz à effet de serre (GES) atteindre 463 millions de tonnes en France. Elles ont dépassé de 3,6 % l'objectif initialement fixé. C'est aussi le cas de l'immense majorité des pays dans le monde, à commencer par l'Union européenne. Le réchauffement va donc continuer.

En France, les transports sont responsables de 29 % des émissions de CO2. Pour les réduire, il nous faudrait plus de transports en commun, moins de voitures et de camions sur les routes. Mais, faute d'avoir une politique d'aménagement pensée par les décideurs politiques, les spéculateurs et les bétonneurs aménagent les pôles d'activité autour des grandes métropoles en fonction de leurs intérêts. Comme habiter au coeur des villes leur coûte trop cher, les salariés modestes doivent se concentrer dans de lointaines banlieues et les accédants à la propriété vont en zone rurale pour avoir un pavillon.

Pendant qu'ici il pleut, l'Afrique du Sud connaît sa pire sécheresse depuis un siècle et sa première pénurie d'eau.

Avec la mise en place des nouvelles régions et leurs capitales régionales conçues comme des « pôles de compétitivité », nos gouvernants créent les conditions pour une augmentation durable des émissions de CO2 imputables aux transports. En 2015, selon une étude de l'Insee parue en 2017, 80 % des 900 milliards de kilomètres, voyageurs effectués en France ont été faits en voiture, 11 % en train, 8 % en car et bus, 2 % en avion. 87 % des tonnes de marchandises transportées la même année l'ont été en camion, 11 % par voie ferrée et 2 % par voie fluviale.

Le manque d'eau en 2017 a aussi augmenté les émissions de CO2 en France, car une végétation asséchée capte peu de carbone, tandis que les incendies en libèrent. Cette année, la seule réparation des dégâts des eaux conduira à faire des travaux qui seront aussi émetteurs d'un surcroît de CO2. Ces différents événements nous montrent que le climat va être l'enjeu majeur de ce siècle. C'est ce que votre serviteur explique depuis près de trois ans dans cette chronique ainsi que dans deux ouvrages parus sur le sujet en 2015 et 2017.

Lors des conférences-débats que je tiens en Île-de-France comme en province, j'ai pu observer un intérêt croissant sur ces sujets. Je reste donc disponible pour continuer. Il suffit pour cela de me contacter à l'adresse mail ci-dessous. En cette année du bicentenaire de la naissance de Marx et du congrès extraordinaire du PCF en novembre, le climat mérite d'être mis au cœur de l'actualité.

 

 

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 07:04

 

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 06:58

 

Désigné par une minorité des classes moyennes et supérieures redevables de l’impôt, le chef de l’État pousse l’érosion des principes républicains jusqu’aux limites de notre monarchie élective. Et si nous approchions de 1848 ? Et s'il y avait chez Charles Maurras comme du proto-Macron ?

 

Le moment Macron dévoile, jour après jour, son prodigieux vice caché. La présidentielle de l’an passé avait donné l’impression que, face à l’incarnation du pire – Marine Le Pen –, l’élu du second tour sauvait la démocratie en danger. Or son action consiste, insensiblement, à comprimer nos acquis politiques et sociaux en favorisant une atrophie démocratique des plus retorse.

Emmanuel Macron s’inscrit dans un reflux qui affecte l'ensemble des régimes représentatifs occidentaux. Ceux-ci tournent le dos aux Lumières, au progrès et aux conquêtes sociales, en se livrant à des variantes nationales puissamment caricaturales : de Viktor Orbán en Hongrie à Donald Trump aux États-Unis d’Amérique, en passant par le gouvernement de Londres issu du Brexit. Celui-ci file à l’anglaise vers le smog ; Trump sème le chaos à l’américaine ; Macron échafaude une régression à la bonne franquette…

Dans l'Hexagone et ailleurs – n'oublions pas la Guyane ni les îles éparpillées –, le tableau est sombre : destruction programmée des services publics, de la santé à l'audiovisuel, des transports à l'université bientôt subordonnée au capital non plus culturel mais monétaire. L'État favorise un grignotage de plus en plus glouton opéré par les seuls plus riches comme en témoigne, de façon métaphorique, le littoral abandonné aux appétits bétonneurs de particuliers terrassant l'intérêt général.

L'involution qu’impose aux démocraties le capitalisme mondialement effréné, consiste à liquider toute culture d’égalité. Or celle-ci repose sur le suffrage universel, qui eut cependant le plus grand mal à triompher (masculin dans les faits avant que d’être également féminin). Ce suffrage universel s’avère aujourd’hui fragile. Et menacé dans ses fondements encore mal assurés, tant ne participent plus aux élections que les couches sociales contribuant à l'impôt. Sont de plus en plus abandonnés au bord des urnes des pans entiers de la société, traités en rebuts économiques et civiques. Comme jadis, mais sans justification légale encombrante parce que mobilisant les peuples…

Au Royaume-Uni, tributaire de son aristocratie terrienne, il fallut attendre février 1918 pour que la loi sur la représentation populaire (Représentation of the People Act 1918) permît aux hommes de voter sans qu'un tel droit découlât de leur état de propriétaire. Cela durera-t-il, alors qu’un regain de thatchérisme voue les pauvres aux gémonies ? Aux États-Unis d’Amérique, prisonniers d’une guerre de Sécession jamais résolue, le vote des Noirs tient de la bataille inachevée – en dépit de la loi de 1965 (Voting Rights Act), sur laquelle Donald Trump entend revenir, tant il multiplie les restrictions pour tenir encore davantage éloignées des machines à voter les populations afro-américaines.

En France, c’est en 1848 que prit fin le suffrage censitaire, qui avait jusqu’alors permis de s’exprimer aux seuls « citoyens actifs » (payant un certain montant d’impôt), contrairement aux « citoyens passifs » jugés indignes de donner leur avis. Or tout porte désormais à croire qu’Emmanuel Macron, avec talent et doigté, envisage de redonner du… cens.

Dans un essai remarquable publié voilà quarante ans, Le Cens caché, le sociologue Daniel Gaxie écrivait : « Accordé à tous, après qu’il eut été longuement et difficilement conquis, le droit de vote est devenu l’élément essentiel du credo démocratique […] Faisant fortune de toutes les nécessités, les élites dirigeantes se sont réemparées du droit de suffrage dont elles s’étaient si longtemps et si jalousement réservé l’usage pour justifier un pouvoir qu’elles n’ont jamais cessé d’exercer. »

Et Daniel Gaxie de conclure, en disciple de Pierre Bourdieu : « Si les conditions actuelles de fonctionnement du champ politique constituent un élément essentiel de la dissimulation des rapports sociaux, elles en permettent également l’expression. Les élections, comme les sondages, sont à la fois un instrument d’occultation et une manifestation confuse, déformée, de la lutte des intérêts […] Et quand la lutte pour la conquête et l’exercice du pouvoir politique est objectivement réservée à un petit nombre d’agents spécialisés, les autres ne peuvent assister – sauf exception – qu’en spectateurs à une activité symbolique dont ils se trouvent écartés […] Le champ politique favorise ainsi, par sa seule existence, le maintien de la domination politique des catégories dominantes […] L’existence même d’un champ politique est probablement la contribution la plus cachée, donc la plus décisive, apportée à la reproduction de leur domination. »

Longtemps, l’égalité politique a donc été une égalité formelle cohabitant avec l’existence d’une société réellement inégalitaire. Désormais, tout se passe comme si le semblant d'égalité était de trop, dans nos sociétés inégalitaires qui s'assument et se revendiquent comme telles. Pour le coup, une lutte s'engage sous nos yeux pour rétrécir le suffrage universel aux seules classes moyennes et supérieures, là où son élargissement vers les couches populaires avait rythmé les combats et les débats politiques du XIXe siècle.

Si bien que la courbe d'Emmanuel Macron va croiser celle de François Guizot, pièce maîtresse du pouvoir orléaniste, qui répliquait aux partisans de l'abaissement ou de la fin du cens (celui-ci, fixé à 200 F, limitait jusqu'en 1848 le corps électoral à 240 000 individus mâles pour un pays de 36 millions d’habitants) : « Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne et vous deviendrez électeurs. » La postérité n'a retenu que l'impératif, cet « enrichissez-vous » auquel Emmanuel Macron semble faire écho, en janvier 2015, dans un entretien aux Échos : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

Emmanuel Macron, en nos temps de recul démocratique, ainsi que François Guizot, en cette époque de progression que fut le XIXe siècle, manifestent la même volonté : compenser le principe d'égalité – héritage pesant de la Révolution française – par un impératif de sélection sociale. Dans ses Mémoires, Guizot revient sur le procès qu'il fit toujours à la démocratie : « Elle n’a pas su, elle n’a pas voulu admettre cette variété, cette hiérarchie des situations qui se développent naturellement dans l’état social et qui admettent parfaitement le mouvement ascendant des individus et le concours entre eux selon le mérite. »

Ce « mouvement ascendant », Emmanuel Macron s'en est fait le chantre en utilisant la métaphore du « premier de cordée ». C'était en octobre 2017, sur TF1 et LCI, lors de son premier entretien télévisé consenti, en France, depuis son élection : « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent. Et il ne faut pas être jaloux d'eux. Il faut dire “c'est formidable !” Je crois à la cordée. Il y a des femmes et des hommes qui réussissent dans la société, parce qu'ils ont des talents – la réussite n'est d'ailleurs pas uniquement monétaire ou financières (il y a des gens qui réussissent dans les arts, dans des associations ou dans leur vie familiale). Et je veux qu'on célèbre toutes ces réussites. Il y en a d'autres pour qui la vie est plus dure,  je veux les aider, par leur travail, à réussir ; et d'autres qui sont fragiles, nous les protégerons. Mais si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole. »

Une telle défense des principes capacitaires rejoint la pensée de Guizot, pour qui on ne pouvait être un citoyen apte à infléchir la vie de la nation sans faire montre d'aptitudes, à conquérir le plus souvent – notons qu'une telle élasticité tranchait d'avec l'immobilisme conservateur qui se voulait garant d'un ordre immuable. Place non plus aux héritiers permanents, mais aux méritants en marche !

François Guizot mettait ainsi en avant « l’admirable vertu de notre gouvernement qui provoque sans cesse l’extension de cette capacité, qui va semant de tous les côtés les lumières politiques, l’intelligence des question politiques, en sorte qu’au moment même où il assigne une limite aux droits politiques, il travaille à déplacer cette limite, à l’entendre, à la reculer et à élever ainsi la nation entière ».

Le jour viendra-t-il où nous découvrirons qu'Emmanuel Macron se situe à rebours de François Guizot – celui-ci songeait à l'intelligence en recommandant de s'enrichir, alors que celui-là pense aux biens matériels en préconisant de se cultiver ?…

 

« L’inégalité protectrice »

Parce que le XIXe siècle était dans un mouvement de conquêtes démocratiques, Guizot ne faisait que retarder l'égalité en la conditionnant aux capacités. Il s'avérait donc plus lucide que la postérité ne l'a voulu considérer, comme l'a démontré Pierre Rosanvallon. En revanche (de l'histoire !), ce XXIe siècle marquant une nette tendance aux régressions démocratiques, Emmanuel Macron, en indexant l'égalité sur les aptitudes à l'excellence, rejoint la petite arrière-garde qui toujours clama que les masses n’ont pas les lumières suffisantes pour se prononcer sur les affaires publiques.

Les remarques acerbes du candidat puis du président Macron allaient le poser là, au sujet de ces populations « illettrées », qui regorgent de « fainéants », « irréformables » ; tous ces « gens qui ne font rien », sinon « foutre le bordel »

Au premier rang de la cohorte se défiant du peuple, au point de ne jamais le considérer comme adulte et moteur mais toujours comme mineur et assisté, a longtemps figuré Charles Maurras. Sa préface à Mes idées politiques (Fayard, 1937) comportait un premier chapitre qui s'intitule : « L'inégalité protectrice ». Obnubilé par un ordre hiérarchique prétendument au service de la société, le théoricien monarchiste y prônait le corporatisme – ne doutons pas que les accords de branche de la « loi sur le travail » de l'été 2017 lui sembleraient un premier pas en arrière prometteur…

Maurras rejetait en ces termes la démocratie : « Il lui faut maintenir la guerre sociale : sa guerre. Elle exclut par définition tout régime corporatif, car c'est un régime de paix. L'ouvrier qui est tenté est un renégat ; le patron qui y incline, un hâbleur [...] La démocratie sociale prêche un égalitarisme contre nature d'après lequel le fort doit insulter au faible, et la faible haïr le fort. » Le fondateur de L'Action Française se ralliait ainsi à la maxime de coopération sociale articulée par Auguste Comte dans son Catéchisme positiviste : « Dévouement des forts aux faibles ; vénération des faibles pour les forts. » Le président Macron ne semble pas loin d'en prendre de la graine…

Partisan d'une présidence « jupitérienne », confessant « j'assume la verticalité » à propos de son mouvement En Marche! nanti de ses initiales (armoiries devenues !), M. Macron affirmait, en juillet 2015, à l'hebdomadaire Le 1 : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là !

«On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu. »

Le dossier monarchien de M. Macron s'alourdit encore si l'on se souvient de son ode à Jeanne d'Arc le 8 mai 2016 à Orléans (« Comme une flèche […] sa trajectoire est nette, Jeanne fend le système, elle brusque l’injustice qui devait l’enfermer [...] Jeanne se fraye un chemin jusqu’au roi ») et si on la compare à ces lignes de Maurras dans Jeanne d'Arc, Louis XIV, Napoléon ( Flammarion, 1937) : « Son sens de l'ordre est tel qu'elle a volé droit au sommet ! Point de chef, point de peuple ! Point de Roi, point de France ! »

La prose de Charles Maurras apparaît comme du proto-Macron, à mesure que celui-ci se laisse tenter par les délices du pouvoir absolu, en provincial grisé par sa conquête de Paris, flanqué de sa femme devenue reine d'un quinquennat. Balzac eût croqué avec ravissement ce couple parvenu au sommet après que monsieur eut rédigé son opuscule titré d'une antiphrase impudente, Révolution, dans la propriété du sieur Fabrice Luchini aux Portes-en-Ré !

Mais la satire cède le pas à l'inquiétude quand on lit, sous la plume de Maurras, dans Dictateur et Roi (1928), ces mots que nous imaginons déjà sortis de la bouche macronnienne :

« Nous avons un gouvernement républicain et une administration monarchique : le bien public exige que cet ordre paradoxal soit renversé. L'administration doit être républicaine, puisqu'elle doit servir le public ; le gouvernement, monarchique, puisqu'il doit gouverner. Ce qui importe, en effet, à la vie des administrés, c'est la liberté ; ce qui importe à la vie politique d'une nation, c'est l'autorité, condition de l'esprit de suite, de la décision et de la responsabilité. » Le tout se résume dans cette synthèse claquante, qui ne déparerait pas chez le huitième président de la Ve République : « L'autorité en haut, en bas les libertés. »

En France, les politiques impérieuses et cassantes ont souvent valu de cuisants déboires à leurs promoteurs. François Guizot, muré dans son intransigeance de 1847, fut renversé par la campagne des banquets. Celle-ci aboutit à l'ébrouement de février 1848, juste après l'interdiction à Paris d'un de ces festins démocratiques capables, au moment des toasts, de faire vaciller les plus hauts sommets peuplés des plus vives intelligences – cependant gâtées par l'exercice du pouvoir au point de finir absorbées dans leurs ténèbres.

Guizot tempêta contre « les passions ennemies ou aveugles ». Mais la cécité était de son côté. Lamennais l'avait prédit dès 1843 : « C'est Guizot qui doit conduire la monarchie de Louis-Philippe à son dernier gîte. Il est né fossoyeur. »

Ces temps de recul que nous vivons sont peut-être propices à remettre sur le tapis la question que soulevait le grand historien Ernest Labrousse en 1948, lors du centenaire de l'affranchissement quarante-huitard : « Comment naissent les révolutions ? » Labrousse, pour évoquer le passage toujours mystérieux, déroutant et imprévisible de la crise sociale à la crise politique, avait eu cette phrase sibylline et synthétique. Elle a de quoi nous laisser tous songeurs, du chômeur au président Macron, 170 ans après février 1848 : « Les révolutions se font malgré les révolutionnaires. Alors que l’événement est là, les gouvernements n’y croient pas. Mais le “révolutionnaire moyen” n’en veut pas. » (1)

(1) Cité par Vincent Robert dans Le Temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération (1818-1848), sa thèse passionnante (Publications de la Sorbonne, 2010, 432 p., 38 €).

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 06:55
Olivier Dartigolles à Mellac (Finistère) le 1er Février, réunion publique du PCF

Olivier Dartigolles à Mellac (Finistère) le 1er Février, réunion publique du PCF

Êtes-vous pour ou contre la réforme du bac dévoilée par Jean-Michel Blanquer ?

Olivier Dartigolles : M. Blanquer est présenté comme un technicien, un pragmatique. En fait, c’est un vrai idéologue qui porte un projet très régressif pour l’école. Ma génération avait la possibilité d’avoir un imaginaire qui n’était pas bridé, les enfants des catégories populaires pouvaient dire : « Je vais être professeur, chirurgien, mathématicien. » Avec la réforme du bac mais aussi la sélection au lycée et à la fac, les gamins des milieux populaires ne pourront plus accéder au métier de leur choix. Cette réforme du bac organise le tri social.

Les parlementaires communistes effectuent un « tour de France » des hôpitaux. Que proposez-vous pour l’hôpital ?

Olivier Dartigolles : L’hôpital public est en train de crever ! Les fermetures de services, la fusion d’hôpitaux, la tarification à l’acte, l’épuisement des personnels… Il faut un moratoire sur les fermetures, un financement pour l’hôpital public et un plan de recrutement pour le personnel.

Faut-il mieux organiser l’islam en France ?

Olivier Dartigolles : Vouloir organiser un islam de France est un paravent pour signifier que le problème serait l’islam. La stigmatisation de cette religion nous emmène vers le pire. Les amalgames entre ceux qui vivent leur foi et les terroristes de Daech sont insupportables.

Le PCF se tient aux côtés des Kurdes. Quelle est la suite à donner au conflit en Syrie ?

Olivier Dartigolles : Les combattants les plus courageux face à Daech étaient kurdes. Il est insupportable que la France puisse avoir une parole de solidarité envers eux et ne rien faire face à l’oppression frappant les forces démocratiques kurdes, organisée par le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Après ce qui s’est passé dans l’enclave d’Afrin (Syrie), la France aurait dû élever la voix, parler fortement et clairement pour dire que cette répression n’a que trop duré. Le silence de la diplomatie française est une honte. À un moment donné, il faudra mettre autour de la table l’ensemble des acteurs régionaux pour trouver une stratégie allant vers un règlement politique.

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 06:23
Une nouvelle bataille du rail face à Macron
VENDREDI, 16 FÉVRIER, 2018
 

L'éditorial de Patrick Apel-Muller. Tout dans le rapport Spinetta respire l’abandon.

Il en a fallu des catastrophes ferroviaires, des grandes grèves cheminotes, des scandales retentissants pour que la nation se décide à la nationalisation. En dépit des politiques d’austérité ou des injonctions de la Commission de Bruxelles, la SNCF a résisté et fait encore bonne figure quant au service qu’elle offre, comparé à celui des chemins de fer britanniques, privatisés. Le gouvernement enclenche donc une incroyable marche arrière vers les machines à vapeur des appétits privés et de la concurrence sur les portions rentables. Les petites lignes ? Vouées à la fermeture, et les territoires desservis au désert, vaguement sillonnés par des cars lorsqu’ils sont profitables. Le TGV ? Condamné au surplace et son extension, abandonnée. Le fret ferroviaire ? Relégué au rang de filiale, délaissé au profit du transport routier polluant et dangereux. Les gares ? Celles qui resteraient ouvertes seraient bradées à une société anonyme. Le réseau ? Rabougri, il ne serait désendetté que pour être offert à une SA et privilégierait seulement la modernisation des lignes autour des grandes métropoles…

Les rapports ainsi commandés par le pouvoir ne sont pas de simples études. Ils sont des feuilles de route, des plans de marche pour le rail. L’extinction du statut de cheminot ou l’obligation faite aux agents d’accepter de nouvelles affectations sous peine d’être traités comme démissionnaires sont l’accompagnement, naturel en quelque sorte, du mépris des besoins des voyageurs. Emmanuel Macron veut que des grands capitaux croissent à grande vitesse le long des voies. Quitte à ce que l’intérêt général reste à quai. Voilà à quoi se résume le « en même temps » ! Pour faire reculer le gouvernement, une nouvelle bataille du rail devra associer le personnel de la SNCF et les usagers qui ne veulent pas être réduits au rang de clients.

Directeur de la rédaction
Une nouvelle bataille du rail face à Macron (édito de Patrick Apel-Muller, L'Humanité, 16 février 2018)
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