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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:26

Le politologue Robi Morder analyse le renouvellement des pratiques militantes d’une jeunesse dont la politisation ne rime plus forcément avec l’adhésion à un parti.

Les jeunes sont-ils la classe dépolitisée et désengagée qu’on dépeint ?

Robi Morder Quand les gens parlent de « dépolitisation » des jeunes, ils font référence à des critères anciens d’engagement, à des formes de militantisme comme l’adhésion aux partis ou aux syndicats. Il ne s’agit pas d’une dépolitisation en soi, mais de nouvelles formes d’engagement, plus ponctuelles, moins générales. Beaucoup se tournent vers l’action immédiate de solidarité, de soutien aux sans-papiers par exemple. Ce type d’engagement s’est beaucoup développé dans la jeunesse, mais il n’est pas toujours visible, ou du moins pas de manière aussi spectaculaire que les grandes manifestations ou meetings. Les chiffres sont éloquents : près de la moitié des étudiants sont engagés dans des associations et le sont sur des questions extérieures à l’université. Les formes anciennes de militantisme n’ont pas disparu, mais les répertoires d’action ont changé. Face à ces nouvelles pratiques, les organisations traditionnelles doivent apprendre à faire du nouveau avec du vieux : utiliser Internet tout en ayant recours aux traditionnelles grèves et manifestations. Il ne faut pas abandonner l’ancien, mais bien composer entre différents répertoires.

À quoi est due cette recomposition des formes d’engagement ?

Robi Morder Avec la décentralisation, les décisions et les budgets sont votés au niveau local. Il faut des formes d’action adaptées au niveau local. On assiste donc moins à des grands mouvements nationaux qu’à des mouvements locaux, ce qui donne une impression de multiplication des grèves. Dans le syndicalisme salarié, face à la précarité, les licenciements, l’ancienneté moins grande… le grand enjeu est de recréer du collectif. On ne construit pas des organisations pérennes avec des gens qui viennent à la carte. Pour arriver à réfléchir ensemble, les réunions physiques sont essentielles.

Les choses ont-elles changé depuis l’élection de Macron ?

Robi Morder Son élection n’est qu’un révélateur des changements profonds de notre société. Les politiques mises en place par Macron ont suscité des luttes défensives dans lesquelles les jeunes ont été très présents, mais ça ne concerne qu’une minorité. Il n’y a pas d’adhésion aux valeurs libérales, mais les jeunes se sentent impuissants. C’est pourquoi le gouvernement n’a pas été fragilisé par les mouvements étudiants ou lycéens, ni par la SNCF… La ruse de l’histoire, c’est qu’il l’a été par une affaire de garde du corps. C’est quand on ne s’y attend pas que, parfois, le déclic se réalise… un peu comme en Mai 68 : qui aurait parié que ce serait un rassemblement étudiant au Quartier latin qui mettrait le feu à la plaine ?

Entretien réalisé par Laurène Bureau

 

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:25

 

L’onde de choc de l’intervention militaire à Prague touche durement les communistes français qui cherchaient à trouver une voie médiane à l’échelle mondiale et qui voient interrogée leur perspective stratégique.

Pour le PCF dont l’histoire a été imbriquée avec celle du mouvement communiste international la crise tchécoslovaque en 1968  a été une épreuve majeure qui a marqué durablement son histoire.  Le récent  ouvrage de Roger Martelli, minutieux et très  documenté aborde  cette question et permet de revisiter l’année  1968 comme l’épisode révélateur de la situation du PCF aussi bien en France que sur la scène internationale (1). En fait les événements de l’année 1968 qui ont secoué toutes les forces politiques françaises ont particulièrement marqué le PCF, doublement interpellé par la situation politique nationale et la crise internationale du mouvement communiste. Sous la conduite prudente de son secrétaire général, Waldeck Rochet, le PCF ambitionne alors  de tenir une place médiane dans le mouvement communiste international. Il est un des promoteurs d’une prochaine conférence internationale des partis communistes dans un contexte marqué par l’exacerbation du conflit entre le Parti communiste chinois et le Parti communiste soviétique aux côtés duquel il n’a cessé de se placer. En Europe, marquée par la division en deux camps, plusieurs partis communistes au pouvoir ont pris leurs distances avec l’Union soviétique qui est à la tête de l’organisation militaire du pacte de Varsovie  face à l’Otan sous direction américaine. Outre la Yougoslavie qui, de longue date a  affirmé sa neutralité, la Roumanie et l’Albanie ont adoptés des positions différentes de celles   de l’URSS  dans le domaine diplomatique. Les 5 autres, Pologne, RDA, Bulgarie, Hongrie et Tchécoslovaquie restent soumis  à une influence  étroite  de l’URSS même si celle-ci proclame le respect de leur indépendance. Dès la fin de 1967, en Tchécoslovaquie comme en Pologne, parmi la jeunesse étudiante mais aussi  au sein du  parti communiste s’affirment des critiques contre la persistance des formes staliniennes et pour la démocratisation du fonctionnement de l’Etat et du parti. Le PCF, tout en renouvelant son accord avec  l’universalité du marxisme-léninisme, affirme son attachement au principe de l’indépendance de chaque parti communiste responsable de sa politique nationale.

Quand, en  janvier 1968, le comité central du Parti communiste Tchécoslovaque destitue Novotny de son poste de secrétaire général du PCT remplacé par Dubcek, le PCF se garde d’une prise  de position. Les mois suivants il reste dans l’expectative et refuse de porter une appréciation positive sur les changements engagés critiquant d’ailleurs de certaines initiatives dans la presse communiste, comme Paul Noirot qui a interviewé Dubcek dans « Démocratie Nouvelle » ou des articles Pierre Daix dans les Lettres Françaises. Mais la position de la direction du PCF évolue. Le 19 avril, Waldeck Rochet apporte un soutien prudent aux réformes engagées par le PCT. Il se félicite que dans son programme d’action celui-ci affirme son engagement pour la démocratie socialiste afin de redresser les erreurs du passé et qu’il ne remette pas en cause les engagements  internationaux du pays. En somme, alors que l’URSS et les autres pays du Pacte de Varsovie marquent leur désapprobation en vers les réformes annoncées par le PCT, le PCF s’estime rassuré par le parti et le gouvernement tchécoslovaques sans approuver pour autant le contenu des différentes réformes.  Du fait de la situation politique en France, il doit surseoir à ses projets de relancer une démarche médiatrice au sein du mouvement communiste international. En juillet, Waldeck-Rochet, tente d’ultimes démarches pour empêcher l’irréparable : il se rend à Moscou le 15 puis à Prague le 19 en préconisant  une solution politique.  Devant  Brejnev il convient de certaines dérives en Tchécoslovaquie mais le dirigeant russe ne veut rien entendre quand il lui déclare qu’une intervention militaire serait une catastrophe pour tout le mouvement communiste. A Dubcek, qui lui reproche d’être influencé par les soviétiques, il prône la prudence. Les dirigeants du PCF veulent voir dans les ultimes rencontres entre la direction soviétique et tchécoslovaques à Cierna  le 1er aout puis à Bratislava le 3 avec les autres partis communistes, le résultat positif de leur démarche. Le BP du PCF, le  5 août, salue la déclaration commune des six partis qui « ont souligné que les  succès du socialisme et du communisme exigent l’application des lois générales du marxisme-léninisme en tenant compte des conditions et particularités nationales ».

Le Bureau Politique du PCF,  réuni en  toute hâte le 21 aout,  « exprime sa surprise et sa réprobation à la suite de l’intervention militaire en Tchécoslovaquie ». Devant le Comité central réuni le lendemain, en  session extraordinaire, Waldeck Rochet reconnaît d’emblée que l’affirmation du désaccord avec le PCUS a suscité des déchirements au sein du PCF. « C’est presque le contraire qui serait anormal car il est vrai que notre Parti, depuis 50 ans, a toujours été aux côtés de l’Union soviétique ». Pour autant la condamnation de l’intervention militaire est réaffirmée ce qui d’ailleurs ne suscite pas au sein du CC d’opposition explicite. La direction du parti, les jours suivants, suscite la  réunion des comités fédéraux et appelle leurs membres à se prononcer sur la décision de la direction du parti. Pour obtenir un très large soutien l’équipe dirigeant équilibre le propos, en atténuant les termes de la condamnation, réaffirmée  désormais comme une désapprobation. De plus le PCF appelle les dirigeants tchécoslovaques, arrêtés et emmenés en URSS, à la discussion avec les dirigeants soviétiques pour déboucher sur une solution politique positive dont le Bureau Politique le 25 août réclame qu’elle s’appuie sur une normalisation de la situation impliquant « le retrait des forces d’intervention ». Les jours suivants, le 27 août puis le 2 septembre, il se félicite que les pourparlers aient débouché sur un accord. De fait, cet accord engage le processus  de normalisation qui entraînera l’année suivante l’éviction de Dubcek et la remise en cause de toutes les réformes démocratiques engagées.

Pour l’heure, le PCF doit affronter au sein du Bureau Politique les critiques portées par Jeannette Vermeersch qui dénonce l’antisoviétisme et par Roger Garaudy qui met en cause le système soviétique en tant que tel. Si le BP repousse les critiques de la veuve de Maurice Thorez il dénonce avec vigueur les thèses  défendues par Garaudy accusé de développer une ligne stratégique étrangère à celle du parti. Pour autant le PCF  doit faire face également aux attaques de certains partis frères, en particulier le SED (parti communiste de RDA) et le PCUS qui par différents canaux, articles de presse et brochures, dénoncent la prise de position du PCF contre l’intervention militaire et la justifient auprès des cadres du parti. Des explications orageuses ont lieu avec les dirigeants soviétiques et ceux de RDA au terme desquelles, Waldeck Rochet et Georges Marchais qui les ont menés en concluent qu’il est urgent de reporter la Conférence Internationale à la tenue de laquelle ils s’employaient depuis des mois. Lorsque le 5 décembre le Comité central se  réunit à Champigny l’unité du parti bien qu’ébranlée a été maintenue et l’organisation n’a pas subi la même hémorragie qu’en 1956 même si  le PCF s’est trouvé en difficulté aussi bien en France qu’au plan international sur sa perspective stratégique et sa vision du socialisme. La résolution finale, préparée par Waldeck Rochet, épaulé par Jean Kanapa, bientôt intitulée le Manifeste de Champigny, esquisse face au « socialisme existant » ce que pourrait être « la voie française au socialisme ». Les événements de Tchécoslovaquie ajoutés à ceux de mai-juin en France venaient de montrer l’urgence d’une avancée…

(1)   Communistes en 1968. Le grand malentendu. Editions sociales, 2018.

 

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:23

 

Entré très jeune au Parti communiste, antifaciste opposé à la dictature slovaque de Jozef Tiso, le premier secrétaire du PCT sera la figure centrale du printemps de Prague, et plus tard le spectateur de la partition du pays.

«Je pense à tout ce que nous aurions pu accomplir pendant ces années et aux avantages qu’en auraient tirés notre pays et le socialisme. » Ainsi répondait Alexander Dubcek au journal communiste italien l’Unita. C’était en 1988, et les autorités tchécoslovaques avaient desserré l’étau sur l’ancien dirigeant du printemps de Prague.

La vie de l’ancien dirigeant communiste se confond avec l’histoire du mouvement ouvrier dans cette partie de l’Europe centrale longtemps dominée par l’Empire austro-hongrois et divisée entre les pays tchèque, directement attaché à Vienne, et slovaque, placé sous la férule de Budapest. Dubcek est Slovaque, mais peu s’en est fallu qu’il ne naquît à Chicago, où vivaient ses parents jusqu’à leur retour au pays, en 1921, quelques mois avant la naissance du jeune Alexander. Un retour provisoire avant un nouveau départ en Kirghizie, puis à Gorki. Jusqu’en 1938, Alexander Dubcek passe une adolescence soviétique.

IL SERA EXCLU DU PARTI

Revenu en Tchécoslovaquie en 1938, le jeune homme va vivre l’invasion nazie et les crimes de l’État clérico-fasciste de Jozef Tiso en Slovaquie. Il adhère au Parti communiste clandestin, combat dans la Résistance, est blessé lors de l’insurrection en 1944 (son frère Julius est tué). Après la libération, Dubcek gravit les échelons du pouvoir, siège au Parlement et, devenu numéro un du parti en Slovaquie en 1963, ne tarde pas à s’opposer aux éléments conservateurs, proches du secrétaire général, Antonin Novotny. Ironie de l’histoire, Dubcek emporta la partie après avoir invité le secrétaire général du PCUS, Leonid Brejnev, lequel lâcha Novotny, en janvier 1968…

Au lendemain du 21 août 1968, les ­Soviétiques hésitèrent à destituer immédiatement Alexander Dubcek. Ce n’est qu’en avril 1969 que celui-ci cède son poste à Gustav Husak. L’ex-secrétaire général est appelé à présider ­l’Assemblée fédérale. Alors que la contestation pacifique se poursuit – l’étudiant Jan Palach s’immole sur la place Venceslas –, Dubcek sera démis de ses fonctions parlementaires et exclu du Parti communiste. Envoyé en ­Turquie comme ambassadeur, il sera bientôt rappelé. Il occupera jusqu’en 1989 un emploi dans l’administration forestière, à Bratislava.

Lors de la « révolution de velours », en novembre 1989, il apparaîtra aux côtés de Vaclav Havel. Acclamé au cri de « Dubcek na Hrad ! » (Dubcek au Château !), il devra se contenter de la présidence de l’Assemblée. Président du Parti social-démocrate slovaque, il assistera impuissant au processus qui conduira à la partition du pays, qu’il réprouve. Sa mort, le 7 novembre 1992, des suites d’un accident de circulation, alimentera des soupçons chez ses partisans. L’enquête confirmera la thèse accidentelle. Mais sa disparition a privé le pays des Tchèques et des Slovaques d’une grande voix en faveur de l’unité.  J.-P. P.

 

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:22

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de notre amie et camarade Anne DREAN après une longue période de maladie.

Annick est née en 1935 à Grâces dans ce qu’on appelait alors les Côtes du Nord. Son père, militaire de carrière, avait 2 enfants lorsqu’il fut fait prisonnier. Il en aura deux autres après sa libération. Quand il est dégagé des cadres de l’armée, la famille vit une situation difficile.

Bonne élève, Annick obtient son bac à 18 ans en 1953. Mais la situation  familiale rend impossible la continuation des études et elle doit travailler.

En octobre, à 18 ans, quelques mois après son bac, elle est institutrice suppléante et se trouve seule en charge d’une classe unique rurale avec 8 à 10 élèves.

En 1956 elle se marie avec Jean et désormais, jusqu’au bout, leurs vies n’en feront plus qu’une. Françoise et Hélène naitront de cette union.

De 1956 à 1964, au gré des mutations de Jean, elle enseignera à Vitré puis à Saint-Brieuc.

En 1964, Jean qui avait eu quelques ennuis suite à son opposition à la guerre d’Algérie décide d’apporter sa pierre à la construction de l’Algérie indépendante en tant que coopérant. Une nouvelle expérience pédagogique et humaine pour Anne qui bien sûr était de l’expédition :  50 élèves le matin, 50 autres l’après-midi. Une riche expérience de 5 ans dont ils parlaient souvent. Est-ce là qu’elle a pris ce goût du soleil qu’elle aimait tant ?

En 1969 : retour en France à Trappes dans la région parisienne. Enfin en 1972 arrivée à Morlaix. Jean à la gare et Annick au collège du Château, en classe de transition.

C’est là que je la vois pour la première fois. Frappé par son allure, son élégance vestimentaire… jusqu’à la pointe de ses escarpins. En apprenant à la connaître, je ne mettrai pas longtemps à me rendre compte que son élégance humaine était encore plus grande. Son ouverture aux autres, sa tolérance, son refus de condamner à priori, sa disponibilité, son écoute… Il y aurait tant à dire. Bien sûr ce n’était pas une sainte mais une belle femme dans tous les sens du terme.

Le début des années 70 c’était aussi à Morlaix l’activité du GFEN  (Groupe Français d’Education Nouvelle) un mouvement pédagogique qui se donnait comme objectif de lutter contre l’échec scolaire, de créer par la pratique les conditions de la réussite de tous les élèves. De les préparer à l’autonomie et à la citoyenneté aussi. Anne, qui partageait totalement cet objectif, était de ce groupe très actif et y apportait beaucoup.

C’est dans ce groupe GFEN qu’est née l’idée de Kerfraval : une nouvelle école devait être construite sur le plateau Nord-Est pour remplacer les baraques du Launay. Le groupe en fit son objectif : nouvelle architecture, nouvelles ambitions pédagogiques, nouvelles pratiques innovantes et tellement prenantes. J’eus à la construire en tant qu’adjoint aux affaires scolaires. Annick  fut de toutes les étapes depuis le début et jusqu’à sa retraite en 1990 et même au-delà. Active dans toutes les initiatives… et embauchant Jean à l’occasion.   

Anne était catholique pratiquante, en 1975 elle prend la décision d’adhérer au Parti Communiste Français et en fut une adhérente active toujours disponible, toujours souriante même quand les activités étaient telles qu’on aurait aimé que les journées aient plus de 24 heures. Anne était toujours disponible pour les tâches qu’on lui demandait de remplir mais une de celles qu’elle préférait était la participation aux différentes fêtes que le parti organisait. Fête de l’Humanité, de l’Unité, de la Terre… mais surtout du Viaduc le 1er mai à Morlaix où avec Jean, la restauration était  son domaine… et toujours souci de la qualité et du respect des autres, une touche particulière pour l’accueil. Combien de fois leur jardin a t’il été pillé pour que les tables soient fleuries !

Cette adhésion n’a pas éteint la foi d’Annick. Sans doute trouvait-elle dans ses deux engagements une complémentarité dans la lutte nécessaire pour un monde de solidarité et de fraternité débarrassé de toute domination et de toute exploitation où chaque femme, chaque homme, chaque enfant ait le droit à une vie digne et heureuse jusqu’au bout.             

C’est ce combat qu’Annick et Jean ont mené sans relâche avec vaillance et générosité toute leur vie. Valeurs qu’ils ont transmises à leurs enfants et petits- enfants.

 A la fin, la vie d’Annick a été ternie par des problèmes de santé qui n’ont cessé de s’aggraver jusqu’à rendre impossible son maintien à domicile. Jean ne pouvait pas envisager qu’Anne soit seule en EHPAD. Il a donc décidé de l’accompagner à Quimper où ils ont été accueillis dans l’établissement où il réside. Preuve d’amour ultime auquel la vie vient d’écrire le mot fin.

Ma dernière rencontre avec Annick a eu lieu au DOURDUFF, le long de la rivière. Elle était encore valide et nous avons échangé quelques instants. Toujours soucieuse des autres. C’est cette image que je veux garder d’elle. Avec la volonté, avec ses camarades et Jean, bien sûr, de continuer à mener le combat pour les valeurs qu’elle a toujours défendues.

Alain DAVID

 

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Hélène et Jean-Pierre, sa fille et son gendre, remercient de tout coeur toutes les personnes qui se sont associées à notre douleur.
Votre présence, vos messages, vos fleurs nous ont été précieux pour surmonter le départ de Maman.
Le combat continue pour, peut-être, voir un jour naître ce monde de paix et de justice dont Maman rêvait et pour lequel elle se battait aux côtés de Papa, ainsi qu'à vos côtés.
Merci.

Hélène et Jean-Pierre".

 
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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 05:48

 

L’onde de choc de l’effondrement meurtrier du viaduc Morandi dépasse les frontières italiennes. En France, un audit (en lien ci-dessous) pointe la vétusté avancée du réseau routier national tandis que l’état des autoroutes privatisées interroge.

Alors que Gênes, groggy, tente de sortir de la torpeur après l’effondrement meurtrier du viaduc Morandi, l’état de vétusté des infrastructures routières et autoroutières italiennes est mis au banc des accusés. La chute des investissements globaux consacrés aux réseaux routiers dans le pays est en cela éclairante : ils sont passés de plus de 13 milliards d’euros en 2007 à un peu plus de 5 milliards en 2015 (selon les chiffres compilés de l’OCDE).

Mais loin de se borner aux frontières italiennes, l’onde de choc de la catastrophe questionne les politiques de maintenance des infrastructures routières de l’ensemble des pays européens. Et si Sofia vient d’annoncer le lancement d’une campagne titanesque de rénovation simultanée de tous les ponts délabrés de Bulgarie, en France, le ministère des Transports planche pour la rentrée sur un projet de loi de programmation des infrastructures.

30 % DES 12 000 PONTS DU RÉSEAU ROUTIER NATIONAL SONT À RÉPARER

À cette occasion, un audit sur l’état du réseau routier non concédé (hors autoroutes privatisées), commandé par l’exécutif et dont les conclusions, rendues fin juillet, sont passées quasi inaperçues, prend aujourd’hui une tout autre envergure. Il révèle, entre autres, que 30 % des 12 000 ponts que compte le réseau routier national sont à réparer et que 7 % d’entre eux – soit 252 ouvrages – présentent même un « risque d’effondrement ». Plus généralement, le rapport, qui juge le réseau routier « vieillissant et dégradé » dans son ensemble, indique que plus de 2 000 kilomètres de routes nationales sont gravement endommagés. En conclusion, les auteurs de l’audit estiment à 1,3 milliard d’euros annuels le montant moyen des dépenses à prévoir pour la régénération du réseau public. Pour 2018, l’État a seulement alloué une enveloppe de 800 millions d’euros à la rénovation de cette partie du réseau.

Mais si ces chiffres sont révélateurs d’une « dégradation importante et inexorable des routes nationales », estime la CGT, ils ne concernent pas les 9 158 kilomètres d’autoroutes privatisées en 2006 gérés en concession par 18 sociétés privées qui cumulent, en 2017, plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est d’ailleurs sur une autoroute concédée à la société italienne Autostrade per l’Italia (filiale du groupe Atlantia) que la catastrophe de Gênes s’est produite (voir encadré).

L’ÉTAT GÉNÉRAL DES AUTOROUTES CONCÉDÉES SE DÉTÉRIORE

En France, selon les chiffres de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Afsa), 1,49 milliard d’euros ont été investis en 2017 sur le réseau privé par l’ensemble des sociétés concessionnaires, dont 143 millions d’euros « consacrés à l’entretien des infrastructures et à la sécurité », précise l’organisme. Des investissements en baisse (près de 2 milliards d’euros en 2011), inversement proportionnels à l’augmentation des bénéfices pour les concessionnaires. Conséquence, l’état général des autoroutes concédées se détériore, à un rythme certes moins rapide que celui du réseau national. Ainsi, un rapport d’information de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable du Sénat, reprenant les données sur la période 2001-2015, pointait dès 2017 que « si la proportion des autoroutes en très bon état de surface est restée relativement stable, autour de 65 %, celle des autoroutes en bon état de surface a diminué, passant de 31 % en 2011 à 18 % en 2013. En conséquence, la proportion du réseau autoroutier dont l’état est plus ou moins dégradé a augmenté, de 5 % à 16 % ».

En revanche, poursuit le rapport sénatorial, la proportion des ouvrages d’art – dont les ponts – qui nécessitent des « réparations structurelles » est, elle, passée de 8 % en 2011 à 4 % en 2015. Malgré le mauvais état constaté des infrastructures autoroutières privatisées, l’État a rallongé en 2015 la durée des contrats de concession. À l’époque, la Cour des comptes avait d’ailleurs épinglé l’indulgence de la puissance publique envers des concessionnaires devenus tout-puissants. Et les sages de relever que « l’État n’a pas jugé utile de subordonner l’ouverture des négociations relatives aux contrats de plan au respect par les concessionnaires de leurs obligations de base en matière d’entretien du réseau ».

En lien

 l'audit remis au ministère des transport qui dénonce l'état accablant des routes 

 

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 05:46

Au-delà des guerres et de la complexité géopolitique, les pays du Moyen-Orient sont frappés de plein fouet par les changements climatiques. Les températures en particulier ne cessent de grimper. Le Koweït détient depuis 2016 le record mondial de chaleur avec 54 °C, mais cela pourrait bientôt ne plus représenter une anomalie.

Koweït, envoyé spécial.– Il est presque midi et les ombres s’amenuisent au point de disparaître. Le thermomètre extérieur de la voiture de location ne cesse de grimper. Cela fait plus d’une demi-heure qu’il oscille autour de 48 °C. Je bifurque sur une piste non goudronnée pour me rapprocher le plus possible de la station météorologique de Mitribah, avant de me heurter à un grillage qui en interdit l’accès au public. Non pas qu’il y ait beaucoup de visiteurs dans ce coin de désert koweïtien. Sauf peut-être ceux qui veulent se rendre compte de ce que cela fait de parvenir au point le plus chaud jamais enregistré sur terre : 54 °C le 22 juillet 2016.

Toujours est-il qu’en ce jour de la mi-juin 2018, je n’ai croisé personne dans les environs. J’arrête la voiture sur le bas-côté, j’attends quelques minutes et je vérifie le thermomètre de bord. Ce n’est pas un instrument de mesure fiable, mais il offre une approximation. Il affiche 51 °C. J’ouvre la portière et je sors de l’habitacle climatisé. Il fait indubitablement chaud mais, aujourd’hui, l’humidité n’est pas trop prononcée, donc la chaleur se fait moins écrasante.

Le corps humain agit comme un échangeur thermique élaboré qui s’attache à maintenir une température constante, oscillant d’à peine un degré, entre 36,5 °C et 37,5 °C. Lorsque la chaleur extérieure conduit à une hausse de la température interne, le corps se met alors à transpirer : en s’évaporant, la sueur provoque un refroidissement qui permet de rétablir la valeur normale autour de 37 °C. Le problème démarre en cas d’exposition prolongée à de hautes températures. L’échangeur thermique qu’est la peau commence à faiblir et fonctionne moins bien. Il faut alors se reposer, chercher de l’ombre ou un endroit frais. Si cela s’avère possible, pas de souci, le corps revient à sa température normale et la peau récupère.

Malheureusement, un des phénomènes auxquels sont confrontés les pays du golfe Persique est la chaleur élevée continue. Autrement dit, la température ne baisse plus suffisamment, en particulier la nuit, pour offrir le répit nécessaire au corps humain. Cette année, fin juin 2018, Quriyat, une ville dans le sultanat d’Oman, a décroché le titre de ville avec la plus forte température minimale : pendant 24 heures consécutives, le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 42,6 °C.

Un être humain confronté à de telles conditions, qui n’a plus la possibilité de retrouver pour quelques heures une température plus raisonnable, c’est-à-dire inférieure à 37 °C, se met alors à dysfonctionner. Les pores de la peau ne parviennent plus à réguler correctement la transpiration. Même lorsque le climat est humide et que l’on continue à transpirer abondamment, l’évaporation ne refroidit plus. Boire ne soulage plus la soif. La température corporelle se met alors à augmenter.

À partir de 40 °C, le corps cherche à refroidir la peau en détournant le sang vers les capillaires, rationnant les autres organes vitaux. Le cerveau n’est plus alimenté correctement et, en langage parlé, « on perd la tête ». Les dégâts commencent à devenir irrémédiables. Le cœur pompe et pompe encore du sang jusqu’à épuisement, conduisant à un arrêt cardiaque. On nomme cela une « attaque de chaleur ».

Au bout d’une dizaine de minutes dans le désert koweïtien chauffé à blanc, je regagne l’habitacle de mon véhicule et je quitte la zone de Mitribah. À une heure de route vers le sud, Koweït City, ses hôtels, ses villas, ses bureaux et ses centres commerciaux climatisés à un frisquet 20 °C permettent d’échapper à la fournaise environnante. Mais à une soixantaine de kilomètres vers le nord se situe la deuxième ville d’Irak, Bassora : plus de 2,5 millions d’habitants et, en dépit de son statut de capitale économique irakienne, une pauvreté écrasante, de fréquentes coupures d’électricité, et des services quasi inexistants. Comment ses habitants font-ils pour résister à une chaleur comparable, à quelques degrés près, à celle de Mitribah ?

Les 54 °C de Mitribah ne seront bientôt plus une anomalie

On a coutume de dire que les vagues de chaleur provoquent la mort invisible des gens invisibles : les pauvres, les personnes âgées, les nourrissons, ceux qui vivent seuls. L’épisode de chaleur d’août 2003 en France, qui a vu le thermomètre grimper d’environ 5 °C au-dessus de la moyenne saisonnière, incarne l’exemple typique : une surmortalité de 15 000 décès a fini par être comptabilisée, mais il a fallu plusieurs mois pour établir ce bilan et, pendant les semaines de canicule, le phénomène a été soit ignoré soit minimisé. Les plus vulnérables à la chaleur sont ceux que la société ignore le plus et, bien souvent, leur mort est mise sur le compte de leur âge, de leur santé ou de leurs conditions de vie, alors qu’elle est la conséquence directe d’une augmentation de la chaleur et d’une absence de possibilité de mitiger celle-ci.

Si les vagues de chaleur n’étaient qu’un phénomène météorologique récurrent, mais rare, il suffirait de s’en accommoder en haussant les épaules : « Il fait chaud, et alors ? Ça va passer ! » Le souci est bien évidemment que notre compréhension du climat et des changements qui l’affectent ne nous permet plus cette insouciance. Non, ça ne va pas passer. Bien au contraire, cela va se multiplier. Rien que sur la dernière décennie, des vagues de chaleur « anormales » se sont produites en Russie (2010), en Amérique du Nord (2012), en Australie (2012-13) ou en Chine (2013).

Dans ce contexte, le Moyen-Orient est un cas à part. Il y fait déjà chaud, et cela va s’aggraver. Au point de rendre difficilement vivable une région qui l’était déjà péniblement. Selon l’Institut Max-Planck, d’ici à 2050, les températures estivales en Afrique du Nord et au Moyen-Orient vont augmenter deux fois plus vite que la moyenne planétaire, et les épisodes de « chaleur extrême » au-delà de 46 °C seront cinq fois plus nombreux qu’au début du XXIe siècle, quand ils se produisaient en moyenne seize jours par an.

Les 54 °C de Mitribah ne seront bientôt plus une anomalie. L’Iran et l’Irak ont presque atteint une telle température en 2017, à quelques dixièmes de degré près. Toutes ces mesures ne prennent pas en compte l’humidité, qui joue un rôle important. Par exemple, une combinaison de 46 °C et de 50 % d’humidité, un taux assez fréquent dans les régions côtières du golfe Persique (surtout quand la chaleur accélère l’évaporation de la mer), permet à un être humain en bonne santé de fonctionner pendant six heures. Au-delà de cette durée, le corps est confronté aux symptômes décrits précédemment. Pour une personne affaiblie ou de constitution fragile, quelques heures d’exposition aboutissent à la mort. Selon une étude parue dans la revue Nature, si rien n’est entrepris pour atténuer les changements climatiques, la plupart des villes du golfe Persique dans la seconde moitié du siècle atteindront régulièrement 45 °C, avec des pointes à 60 °C à Koweït City, par exemple.

Au Koweït justement, la température moyenne a déjà gagné entre 1,5 °C et 2 °C depuis 1975, une progression plus forte qu’ailleurs sur le globe. Le niveau des précipitations (125 mm) est resté identique, mais au lieu d’être étalé sur toute l’année, il est atteint au cours de brusques phénomènes orageux, auxquels succèdent de longues périodes de sécheresse. Les tempêtes de sable et de poussière se sont également accrues en intensité. « Elles sont moins nombreuses qu’avant, mais beaucoup plus puissantes, explique Hussain al-Sarraf, un mathématicien spécialisé dans la modélisation du climat. On se focalise à juste titre sur les température, mais c’est tout l’environnement qui va changer pour nous au Koweït : la force et le sens des vents, l’humidité des sols, le niveau de la mer qui augmente. »

Assis à 22 h 30 dans un gigantesque centre commercial de luxe au centre de Koweït City, où toutes les boutiques sont ouvertes et où il est presque nécessaire de mettre un pull pour résister aux assauts de la climatisation alors qu’il fait 42 °C à l’extérieur, Hussain al-Sarraf balaie les environs de la main : « On peut très bien supporter 55 °C : nous vivons essentiellement à l’intérieur de nos maisons, de nos bureaux et dans nos voitures. Mais est-ce économiquement viable ? Les gens en sont conscients, mais ils préfèrent ignorer la question. »

Koweït City est une ville nord-américaine au milieu du désert : des banlieues étendues reliées par des autoroutes à huit voies et des gratte-ciel en verre. C’est-à-dire un urbanisme complètement inadapté aux lieux. Quand on regarde de vieilles photos de la ville au mitan du XXe siècle, avant le boom pétrolier, on voit des bâtiments de deux ou trois étages densément construits, avec des rues étroites, des venelles et des cours intérieures, érigés en bois et en pierre. Cette architecture cultivait l’ombre et la circulation d’air, elle réduisait les distances à parcourir et utilisait des matériaux préservant la fraîcheur. Tout le contraire d’aujourd’hui.

« Est-il nécessaire de régler le thermostat sur 18 °C, comme cela se fait fréquemment au Koweït ? »

Les immeubles de bureaux entièrement en verre à Koweït City, Doha ou Dubaï composent de formidables panoramas urbains concurrençant les skylines de New York ou Hong Kong. Mais ils sont une folie, dans un pays où le soleil les transmute en fours. Aujourd’hui, 10 % de la consommation d’électricité mondiale sert à alimenter des climatiseurs ou des ventilateurs, et ce chiffre doit être encore plus élevé dans les nations du golfe Persique qui ont à la fois les moyens et les ressources énergétiques pour installer des systèmes de refroidissement partout. En 2030, c’est-à-dire demain, un tiers du pétrole du Koweït (10 % des réserves mondiales) servira à produire de l’électricité et de l’eau, à travers les usines de dessalement, très gourmandes en énergie, qui fournissent la quasi-totalité de l’eau du pays. On voit bien le serpent qui se mord la queue…

Face à ces scénarios, qu’est-ce qui est fait ? Eh bien, pas grand-chose. Nasser Abulhassan, fondateur du cabinet d’architectes Agi, essaie de promouvoir des bâtiments plus petits, mieux orientés et moins gourmands en énergie. De son propre aveu, il n’est pas toujours bien reçu quand il dévoile ses plans à ses clients : « On me demande souvent : mais pourquoi les fenêtres ne sont-elles pas plus grandes ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus de place dans les bureaux individuels ? Même quand on leur explique les gains économiques, les gens ont du mal à l’accepter. Alors on leur demande : de quoi avez-vous vraiment besoin ? Est-il nécessaire de régler le thermostat sur 18 °C, comme cela se fait fréquemment au Koweït, ou est-ce que vous vous sentez bien à 26 °C ? Essayez de petites ouvertures et vous verrez que vous aurez besoin de moins de lampes, car l’œil humain s’accommode. »

Bien qu’il conçoive des édifices, Nasser Abulhassan estime que les solutions à ce problème de surconsommation dépassent le simple cadre de l’architecture ou de l’urbanisme. « Nous devons avoir une approche holistique, qui prenne en compte les problèmes de réglementation – aujourd’hui par exemple, la luminosité minimale dans les bâtiments est fixée par les fabricants d’ampoules électriques –, de sociabilité – voulons-nous vivre éloignés les uns des autres ? –, de cohérence – nous sommes devenus bons pour recycler les bouteilles d’eau en plastique, mais nous continuons à aller les acheter en voiture au supermarché – et de choix politiques. Le Koweït est un pays providence, qui subventionne ses citoyens. Par conséquent, il est très difficile de les rendre responsables quand ils payent leur eau, leur essence ou leur électricité trois fois rien. »

Mais le Koweït est également un pays où 70 % de la population est composée de travailleurs migrants venus d’Asie, du Maghreb et d’autres régions du Moyen-Orient. Or ces gens-là ne sont à la fois pas « subventionnés » (ou bien moins) et ils sont les premières victimes des conséquences du changement climatique. Ce sont eux qui s’agitent en plein air sur les chantiers, dans les jardins, comme vendeurs de rue ou gardiens de parking. La législation interdit désormais le travail en extérieur entre midi et 16 heures, mais il n’est pas rare de constater que son respect laisse à désirer. Il suffit de se promener dans Koweït City pour observer des ouvriers du bâtiment œuvrant à toute heure de la journée, cherchant l’ombre d’un mur ou d’un échafaudage.

« Vu les systèmes de sous-traitance en cascade et la réglementation sur les permis de séjour qui régissent les relations de travail au Koweït, personne n’ose jamais se plaindre », confie Omar, le représentant d’un collectif (informel) d’ouvriers égyptiens sur le site d’un futur gratte-ciel de la capitale. « Personne ne recense leur nombre, mais il y a des centaines de morts chaque année sur les chantiers : des accidents bien sûr, mais aussi beaucoup d’ouvriers qui décèdent de coups de chaleur. On nous dit : il est mort de crise cardiaque parce qu’il était de faible constitution ou de déshydratation parce qu’il n’a pas assez bu, mais nous savons très bien que ce sont les conditions de travail avec la température qu’il fait ! »

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en se fiant aux images spectaculaires de grimpeurs himalayens décédés lors d’une ascension ou en se focalisant sur les efforts déployés pour aider les SDF en hiver, on meurt assez peu de froid dans le monde aujourd’hui. Il suffit de protéger son corps du contact avec l’air et le sol en rajoutant des couches de vêtements et de se mouvoir pour échapper à l’hypothermie. La chaleur, en revanche, est un « tueur silencieux », qui provoque des dizaines voire des centaines de milliers de décès chaque année, mais que l’on a du mal à comptabiliser.

Même nu, même à l’ombre, même sans bouger, même avec de l’eau en quantité suffisante, si la température élevée ne baisse pas et si l’on n’a pas accès à une pièce relativement fraîche, la mort approche en quelques heures. Dans ces circonstances, la solution actuelle à une telle situation – la climatisation – ne fait que contribuer au problème, aggravant les causes du changement climatique. Avec toutes ses réserves de pétrole, le Moyen-Orient est directement confronté à ce paradoxe : sa richesse des soixante-dix dernières années condamne sa vie sur place dans les cinquante prochaines.

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 05:43

 

Dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les chars russes et les troupes du pacte de Varsovie investissent la Tchécoslovaquie. Au petit matin, la capitale, Prague, est quadrillée par les militaires devant des habitants médusés.

«Ce fut à cinq heures dans Prague que le printemps s’obscurcit. » La chanson de Jean Ferrat Camarade exprime la colère et la tristesse des militants de gauche, des communistes en premier chef, à l’annonce de l’entrée des troupes du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie. Elle fait écho aux images de ce matin du 21 août 1968 : ces chars qui manœuvrent sur la place ­Venceslas face à des jeunes gens médusés qui tentent de dialoguer avec des tankistes aussi jeunes qu’eux.

Un choc à la dimension de l’espoir qu’avait éveillé le printemps de Prague, ce nouveau cours emprunté depuis le début de l’année par le Parti communiste tchécoslovaque (PCT) pour insuffler la démocratie dans la vie politique et sociale, après des années d’arbitraire. Ce projet de « socialisme à visage humain », en rupture avec l’héritage stalinien, était largement soutenu par la population. Il ne modifiait pas la position stratégique du pays, qui demeurait membre du pacte de Varsovie, alliance militaire des États socialistes, et du Comecon, organe d’intégration économique de l’URSS et de ses alliés.

Toutefois, ces garanties ne suffisaient pas à calmer les inquiétudes du Kremlin, qui redoutait que le vent des réformes ne soufflât dans les autres capitales d’Europe centrale et orientale. Les dirigeants soviétiques ignoraient qu’en intervenant militairement à Prague, ils ruinaient la dernière chance de donner au modèle issu de la révolution d’octobre 1917 le second souffle qui aurait pu peut-être éviter la fin calamiteuse de l’Union soviétique deux décennies plus tard. Certes, l’histoire n’a pu trancher sur ce qui n’est qu’une hypothèse et restera une question en débat.

MÉCONTENTEMENT SOCIAL ET POLITIQUE

Au cours des années 1960, en Tchécoslovaquie, un pays aux fortes traditions communistes et où le PCT a joué un rôle majeur dans la résistance, un mécontentement social et politique sourd contre un pouvoir autoritaire et encore marqué du passé stalinien. Les terribles procès de Prague contre des dirigeants communistes comme Rudolf Slansky et Artur London, décrits dans le film de Costa-Gavras l’Aveu, ont laissé des traces profondes. L’économie hypercentralisée donne des signes d’essoufflement. Particulièrement visé par les critiques, le secrétaire général du parti, Antonin Novotny, est remplacé en janvier 1967 par le dirigeant slovaque Alexander Dubcek. Celui-ci annonce un programme visant à « réformer ce qui a été déformé ». Au centre du projet, l’affirmation des droits fondamentaux (presse, réunion, expression, circulation), l’abrogation de la censure, la démocratisation de la vie politique et le pluripartisme. Au plan économique, la réforme vise à augmenter l’autonomie des unités de production et les droits des travailleurs par les conseils d’entreprise. L’orientation socialiste est réaffirmée.

Les pressions soviétiques ne tardent pas pour tenter de réduire la portée des changements. L’hostilité de Leonid Brejnev est partagée par d’autres dirigeants comme Walter Ulbricht, le président de la RDA, ou Todor Jivkov, de Bulgarie. Le Hongrois Janos Kadar, dans un premier temps plutôt favorable aux réformes de Prague et qui tente une voie médiane dans son pays une décennie après l’insurrection de Budapest, se ralliera finalement aux vues de ses homologues. Plusieurs réunions se succèdent, à Dresde, à Cierna nad Tisou, à Bratislava, où les dirigeants de Prague sont sommés de s’expliquer et font figure d’accusés. Toutefois, la rencontre de Bratislava le 3 août semble présager d’une relative détente. Dubcek en ressort avec l’assurance que le 14e congrès du PCT pourra se réunir comme prévu en septembre. Les troupes soviétiques, qui viennent de participer à des manœuvres en Slovaquie, repassent la frontière. Les positions de Moscou ont aussi des relais au sein du PCT, où le camp des conservateurs, dirigé par Vasil Bilak, ne reste pas inactif, souhaitant ouvertement une « aide fraternelle » de l’URSS avant que les communistes ne plébiscitent le programme de Dubcek lors du congrès. L’agence Tass expliquera plus tard que le pacte de Varsovie a répondu à une demande « d’hommes politiques tchécoslovaques ».

Néanmoins, pour l’heure dans les rues de Prague, en ces chaudes journées d’août, le soir dans les tavernes à bière, la jeunesse se reprenait à croire en l’avènement d’un socialisme démocratique en Europe de l’Est. Aussi la surprise est-elle glaçante quand peu avant cinq heures du matin, le 21 août, Radio Prague annonce que toute la République tchécoslovaque est occupée. 200 000 soldats confluent dans le pays. D’importantes unités se concentrent devant le siège du comité central du PCT, au Château, la résidence du chef de l’État, et l’immeuble de la radio-télévision. Le gouvernement invite la population à ne pas s’y opposer par les armes. Les principaux dirigeants, Alexander Dubcek et le président Ludvik Svoboda, sont embarqués dans un avion pour Moscou. Ils en repartiront le 26 août après avoir signé le « protocole de Moscou », qui enterre le printemps de Prague avec tout son cortège d’espérances. 

Jean-Paul Piérot

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 05:37
PCF - SALAH HAMOURI : Un an de détention arbitraire pour notre concitoyen, défenseur des prisonniers politiques palestiniens, que les autorités françaises ont abandonné à leur sort

Le 23 août 2017, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, était arrêté par l'armée israélienne chez lui aux premières heures du jour. Depuis lors, et sans qu'aucune charge d'accusation ne puisse être étayée d'aucune preuve puisque Salah Hamouri n'est « coupable » que d'être le défenseur de prisonniers politiques palestiniens, sa détention a été arbitrairement maintenue par les autorités israéliennes.

Salah Hamouri reste en prison sous le coup d'une détention administrative, pratique illégale, inhumaine, qui ne vise qu'à décourager toute résistance à l'occupation et la colonisation israéliennes des territoires palestiniens au mépris des résolutions de l'ONU et du droit international. En mai dernier, le groupe de travail du Conseil des droits de l'homme des Nations unies a pourtant estimé que l'avocat franco-palestinien devait être libéré sur le champ. Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu persiste dans la violation des droits humains, aidé en cela par la torpeur d'un gouvernement français dont le président ne cesse de ménager son « cher Bibi ».

Dans le monde entier, et en Israël même, de plus en plus de voix s'élèvent pour exprimer leur indignation devant une politique qui bafoue le droit international, piétine toute chance de paix juste et durable, multiplie les actes de guerre contre la population civile et promeut la mise en place d'Etat d'apartheid en Israël. La libération récente de la jeune Ahed Tamimi, militante pacifiste et non-violente, démontre cependant que les mobilisation et la solidarité internationale portent leur fruit.

Le président et le gouvernement français ne peuvent décemment plus se voiler la face et continuer de prôner une prétendue retenue devant le gouvernement d'extrême droite israélien. Israël bombarde chaque jour la population de Gaza faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles beaucoup d'enfants ; son armée cible maintenant les personnels médicaux qui viennent au secours des blessés. Des artistes sont arrêtés et emprisonnés pour leurs opinions, le centre culturel Said Al-Mishal a même été détruit par une attaque aérienne israélienne le 9 août dernier. Israël détient à ce jour 5820 prisonniers politiques palestiniens dont 446 en détention administrative, 270 enfants (dont 50 de moins de 16 ans) et 5 députés de l'Assemblée législative palestinienne parmi lesquels Marwan Bargouthi.

Le Parti communiste français demande à nouveau expressément au gouvernement français et à Emmanuel Macron d'agir pour la libération immédiate de Salah Hamouri, notre concitoyen, dont la justice israélienne est bien incapable d'établir une quelconque culpabilité. Le PCF continuera d'agir et de joindre sa voix à celles de toutes ceux et celles qui luttent pour une paix juste et durable entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s, pour la reconnaissance de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale conformément aux résolutions de l'ONU, pour l'abrogation de la loi d'apartheid adoptée cet été été à la Knesset, pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, pour le droit au retour des réfugiés et l'arrêt du blocus et des bombardement de Gaza : c'est le seul chemin véritable pour une paix juste et durable entre Palestinien-ne-s et Israélien-ne-s.

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 07:12
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Eliane Assassi

Eliane Assassi

André Chassaigne

André Chassaigne

Cathy Poly Apourceau, nouvelle sénatrice PCF

Cathy Poly Apourceau, nouvelle sénatrice PCF

Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

Stephane Peu

Stephane Peu

Un an après leur élection, les parlementaires communistes seront nombreux à Angers pour parler des combats de l'année passée... et à venir. Réforme constitutionnelle, Parcoursup, logement, bataille du rail, retraites...
Ça se passe du 24 au 26 août : c'est l'université d'été du PCF et on n'attend que vous ! Avec Eliane AssassiAndré ChassaignePeu StephaneCathy Poly ApourceauPierre DharrévillePierre Ouzoulias...

http://2017.pcf.fr/universite

Cette année, 13 camarades du Finistère sont prévus à cette université d'Angers, un record depuis des années. 

Camille Lainé, secrétaire de la JC interviendra le vendredi 24 août sur un débat sur Parcoursup: 13H30-14H50 Salle plénière ARAGON Parcoursup Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Camille Lainé, secrétaire de la JC interviendra le vendredi 24 août sur un débat sur Parcoursup: 13H30-14H50 Salle plénière ARAGON Parcoursup Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, animera une conférence-débat sur la guerre sociale le vendredi 24 août

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, animera une conférence-débat sur la guerre sociale le vendredi 24 août

Francis Wurtz animera un débat "Faut-il sauver le soldat Europe ?"  le 24 août

Francis Wurtz animera un débat "Faut-il sauver le soldat Europe ?"  le 24 août

Ian Brossat, le vendredi 24 août: Europe : ce qui doit changer

Ian Brossat, le vendredi 24 août: Europe : ce qui doit changer

Programme du
24 août - après-midi

13H-13H25
Accueil et discours d’ouverture de l’université d’été

Aurélie Guillot - directeur technique de l'Université d'été


13H30-14H50

Salle plénière ARAGON

Parcoursup

Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

 

Salle Paul-Boccara

68, les femmes, le PCF : le témoignage de Muguette Jacquaint

Muguette Jacquaint 

 

Salle Antoine-Casanova

Des cahiers du congrès, pourquoi ?

Marc Brynhole

 

Salle Benoît-Frachon

L'argent et les Français

Denis Durand

 

Salle Gerda-Taro

La nouvelle plateforme numérique du PCF

Aurélie Biancarelli-Lopes, Yann Le Pollotec

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Avec François Villon  

Victor Blanc

 

Salle Dolores-Ibárruri

Prendre la parole en public

Jean-François Téaldi

 

Salle Jack Ralite

Faut-il sauver le soldat Europe ?  

Francis Wurtz

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Qui peut s'opposer au capitalisme  

Yann Le Lann

 

Salle informatique

Les réseaux sociaux : une introduction  

Gérald Briant


14H55-16H15

Salle plénière ARAGON

Europe : ce qui doit changer

Ian Brossat

 

Salle Paul-Boccara

Le PCF et Marx

Claude Gindin

 

Salle Antoine-Casanova

Economie sociale et solidaire

Sylvie Mayer

 

Salle Benoît-Frachon

Vous avez dit "intersectionnalité" ?

Stéphanie Roza

 

Salle Gerda-Taro

Grèce : 3 ans après

Eli Achtsioglou

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

L'âge de la Terre ou comment on établit une vérité scientifique

Hubert Krivine  

 

Salle Dolores-Ibárruri

Les PCF et les droits des LGBTI

Gabriel Lausmone

 

Salle Jack Ralite

Les aidants familiaux  

Pierre Dharréville

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Gérer un fichier

Aurélie Biancarelli-Lopes, Nicolas Jaminion

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Juan Antonio Casado

 


16H20-17H40

Salle plénière ARAGON

La troisième guerre mondiale sera sociale

Bernard Thibault

 

Salle Paul-Boccara

Homme, outils, nature, révolutions. Paul Boccara (1932-2017), une pensée à découvrir

Léon Caquant

 

Salle Antoine-Casanova

Inégalités : une question politique

Daniel Cirera

 

Salle Benoît-Frachon

Printemps de la politique

Pierre Blotin, Michel Maso

 

Salle Gerda-Taro

Où va l'Italie

Gaël De Santis

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Partage des savoirs : questions et enjeux

Olivier Gebuhrer

 

Salle Dolorès-Ibárruri

La lutte des kurdes

....

 

Salle Jack Ralite

Municipales : reconquérir le pouvoir local

Jean-François Téaldi

 

Salle Jean-Pierre Khanne

80 ans d'évolution des forces productives ou l'avènement de la cyber-révolution

Jean-François Téaldi

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Simon Agnoletti

 

 

 


17H45-19H25

Salle plénière ARAGON

La jeunesse, enjeu pour le communisme ; le communisme, enjeu pour la jeunesse

Pierre Laurent, Camille Lainé

 

Salle Paul-Boccara

Hommes, outils, nature, révolutions. Antoine Casanova (1935-2017) : une pensée à découvrir

Georges Ravis-Giordani  

 

Salle Antoine-Casanova

La protection sociale comme pilier de la République

Maryse Montangon

 

Salle Benoît-Frachon

Contre-offensives à Macron : atelier participatif

Olivier Dartigolles

 

Salle Gerda-Taro

Après le plan Borloo, quelle égalité des territoires dans la République ?

Philippe Rio

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Libérons la culture !

Alain Hayot

 

Salle Dolores-Ibárruri

Antisémitisme : de la Pologne du XXe siècle à l'Europe contemporaine

Valère Staraselski

 

Salle Jack Ralite

Ecommunisme

Hervé Bramy

 

Salle Jean-Pierre Khanne 

Coiffeuses sans-papiers : retour sur la lutte victorieuse du bd de Strasbourg (Paris)

Maryline Poulain

 

Salle informatique

Faire une vidéo politique avec son portable

Clément Luy, Théo Pansanel

 


19H-20H10 

Echanges et répétitions ouverts à tous les musiciens

19H30-20H30
Repas

 


20h30

FILM / soirée culturelle 
AVANT-PREMIERE DU DERNIER FILM DE GERARD MORDILLAT

22h15

Nuit angevine, nuit de crimes : nuit du polar  
Salle Benoit Fraction - Gérard Streiff

Lettre d'amour en temps de guerre. Lectures politiques et musicales : Apollinaire, Brecht, Desnos, Hikmet, Neruda.  
Salle Dolores-Ibarruri - Didier Petit, Sonia Masson

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Pierre Laurent: 10H30-11H20, samedi, Salle plénière ARAGON Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent: 10H30-11H20, samedi, Salle plénière ARAGON Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Programme du
25 août - matin


9H-10H25

Salle plénière ARAGON

Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG

Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

 

Salle Paul-Boccara

Louis Althusser : 1918-2018

Jean-Michel Galano

 

Salle Antoine-Casanova

Mondialisation

Nasser Mansour

 

Salle Benoît-Frachon

Coût du capital : face aux "emprunts toxiques"

Stéphane Bauer, sabelle Volat

 

Salle Gerda-Taro

La bataille des retraites

Claude Chavrot

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Les fonctions de direction au Parti communiste aujourd'hui 

Gilles Ravage

 

Salle Dolores-Ibárruri

Contrôle au faciès : une nouvelle étape

Maxime Cessieux  

   

Salle Jack Ralite

Renforcer le Parti communiste

Amadou Deme

   

Salle Jean-Pierre Khanne

Procréation médicalement assistée : pourquoi il faut marcher vers l'égalité

Mélissa Bacholle

 

Salle informatique

Communiquer pendant une campagne électorale

Julia Castanier, Solène Bjornson-Langen


10H30-11H20

Salle plénière ARAGON
Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF


11H25-12H25
Salle plénière ARAGON
Speed dating avec le CEN et les responsables EUROPE

 


12H30
Repas 

Programme du
25 août - après-midi

 

13H50-15H25

Salle plénière ARAGON

Réforme électorale, réforme constitutionnelle : la République selon Macron

Eliane Assassi

 

Salle Paul-Boccara

Marx, penseur du féminisme ?

Saliha Boussedra

 

Salle Antoine-Casanova

Collectivités territoriales : pourquoi s'y investir

Romain Marchand

 

Salle Benoît-Frachon

Agir après "Balance ton porc"

Anne-Cécile Mailfert  

   

Salle Gerda-Taro

Quel avenir pour le logement après la loi ELAN ?

Stéphane Peu

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Martha Desrumeaux, une résistante communiste au Panthéon ?

Pierre Outteryck

 

Salle Dolores-Ibárruri

Carte blanche à Julien Blaine

 

Salle Jack Ralite

Club de la presse

Olivier Dartigolles

   

Salle Jean-Pierre Khanne

Autoroutes : pourquoi il faut les nationaliser

Jean-Claude Lagron

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Simon Agnoletti


15H30-16H55

Salle plénière ARAGON

La bataille parlementaire des communistes : un an après

André Chassaigne

 

Salle Paul-Boccara

Marx et Proudhon

Claude Morilhat  

 

Salle Antoine-Casanova

Travail, entreprise, politique

Jean-François Bolzinger

 

Salle Benoît-Frachon

L'assignation identitaire

Tania de Montaigne

 

Salle Gerda-Taro

Aragon : printemps, été 1968

Pierre Juquin  

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Hérédité et génétique : les nouveaux regards scientifiques

Nicolas Borot

 

Salle Dolores-Ibárruri

Jeux olympiques : une occasion à saisir

Jean Lafontan, Bruno Cremonisi  

   

Salle Jean-Jaurès

Transformer le Parti communiste

Emilie Lecroq

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Face à la loi PACTE

Denis Durand

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Maxime Cochard


17H-19H
MARCHE DES SERVICES PUBLICS ET MEETING SOIREE

 

Programme du
26 août - matin

 


9H-10H30

Salle plénière ARAGON

Face au terrorisme djihadiste

Martine Gilles, Michel Delplace

 

Salle Paul Boccara

Après les ordonnances Macron, les enjeux de la sécurisation de l'emploi et de la formation

Evelyne Temant

 

Salle Antoine-Casanova

Laïcité, religions : quels regards, quelles pratiques des Français ?

Patrick Coulon

 

Salle Benoit Frachon

Le défi politique de l'antiracisme

Maryse Tripier, Fabien Haloui

 

Salle Gerda-Taro

Présentation des textes soumis aux communistes en vue de l'adoption de la base commune de discussion.

Elsa Faucillon

 

Salle Marcelle & René Hilsum

Les coopératives, une alternative aux entreprises du capital : témoignage sur les expériences vécues.

Cyrille Rocher

 

Salle Dolorès Ibárruri

L'enjeu du travail et de la propriété

Bernard Friot, Frédéric Durand

 

Salle Jack Ralite

Regard sur 68

Christian Picquet, Paul Fromonteil

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Prendre la parole en public

Jean-François Téaldi

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Juan Antonio Casado

 


10H30-11H55

Salle plénière ARAGON

Retour sur la lutte des cheminots

Laurent Brun  

 

Salle Paul-Boccara

Marx et la France

Jean-Numa Ducange  

   

Salle Antoine-Casanova

Aménager le territoire : des choix politiques

Corinne Luxembourg

   

Salle Benoît-Frachon

Les femmes face au plafond de verre de l'enseignement supérieur et de la recherche

Anne Mesliand

   

Salle Gerda-Taro

Les migrations aujourd'hui

Catherine Wihtol de Wenden

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Défi communiste et la révolution numérique

Yann Le Pollotec

   

Salle Dolores-Ibárruri

La loi SRU a 18 ans, l'âge de raison ?

Grégoire Fauconnier, Eddie Jacquemart 

 

Salle Jack Ralite

Urgence biodiversité

Alain Bougrain-Dubourg, Alain Pagano

Salle Frida-Kahlo

 

Comment faire reculer les déserts médicaux ?

Richard Lopez  

  

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Maxime Cochard

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12h -13

Salle plenière - Aragon

Discours de clôture

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 06:58
Salah Hamouri, embastillé depuis un an par Israël de manière totalement arbitraire - Pierre Barbancey, L'Humanité, 23 août 2018

 L’avocat franco-palestinien est en détention administrative, renouvelée dans l’opacité la plus complète quant au fond du dossier. Les autorités françaises n’ont toujours pas demandé officiellement sa libération.

Quel triste anniversaire. Aujourd’hui cela fait exactement 365 jours que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été arrêté à son domicile de Jérusalem-Est. Un an qu’il croupit dans une geôle sans savoir ce qu’on lui reproche et sans qu’aucun procès soit prévu.

C’était le 23 août 2017. Alors que le soleil se levait à peine, plusieurs Jeep se sont positionnées devant son immeuble puis des soldats en sont descendus pour arrêter le jeune avocat de 33 ans. À l’issue d’un interrogatoire d’une vingtaine de minutes, il est présenté devant un juge, qui décide de l’incarcérer pendant 5 jours, officiellement le temps de l’enquête. Une enquête qui concernerait son appartenance à une « organisation ennemie ». Sous ce vocable, les autorités israéliennes désignent tous les partis ou associations, palestiniennes et même israéliennes, qui combattent l’occupation. Pour Salah Hamouri s’ajoute, bien sûr, son activité au service des prisonniers palestiniens en tant que juriste, au sein de l’association Addameer.

La machine judiciaire israélienne va alors très vite s’emballer. Sans doute parce que le dossier concernant notre compatriote est tellement vide qu’il est impossible pour le gouvernement israélien de rendre publiques de quelconques charges. Le 29 août, il est présenté devant un juge de la cour de Jérusalem, qui décide tout d’abord de le placer en résidence surveillée pour 20 jours, sans qu’aucune des accusations soit révélée, contenues dans un « dossier secret ». Le magistrat lui interdisait également l’entrée à Jérusalem ainsi que toute sortie du pays pendant 3 mois. Et puis, l’ordre émanant du ministre de la Défense, l’extrémiste Avigdor Lieberman, tombait : placer Salah Hamouri en détention administrative. Soit six mois renouvelables au bon gré du ministre. Celui-ci ne s’en est pas privé. À l’issue des six mois, un nouvel ordre de détention administrative était promulgué pour quatre mois. Et comme si cela n’était pas suffisant, Salah Hamouri écopait ensuite de trois nouveaux mois.
La France doit exiger la libération immédiate de Salah

La détention administrative est une arme redoutable toujours brandie par Israël comme une mesure visant à assurer la « sécurité » de l’État. En réalité, il s’agit d’un artifice pour contourner la voie judiciaire et dénier à l’accusé toute possibilité de défense puisque les charges ne sont pas mentionnées et demeurent contenues dans un dossier secret. Selon l’association Addameer, près de 450 Palestiniens seraient incarcérés à ce titre sur un total de plus de 6 100 prisonniers politiques (dont 62 femmes et 320 mineurs). Certains le sont depuis des années.

Salah Hamouri va-t-il enfin être libéré à la fin du mois de septembre ? Rien ne l’indique si rien n’est fait d’ici là. Des milliers de personnes, en France, se sont mobilisées pour obtenir sa libération. Des personnalités de tous horizons politiques se sont exprimées (lire ci-contre). Pourtant, le gouvernement français – et singulièrement le président de la république – continue à faire profil bas. Il aura fallu l’intervention de députés du PCF et de FI pour que le nom de Salah Hamouri résonne au sein de l’Assemblée nationale. Interrogé par l’Humanité, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué qu’Emmanuel Macron avait abordé le cas de Salah Hamouri avec Benyamin Netanyahou. Visiblement sans effets, la discrétion affichée ne servant que l’arbitraire israélien. Elsa Hamouri, l’épouse française de Salah, qui est interdite de territoire israélien, ne comprend pas ce silence des plus hautes autorités de l’État et demande qu’enfin la France exige publiquement la libération immédiate et sans conditions de son mari. Pour que Salah Hamouri puisse prendre dans ses bras son fils qu’il n’a pas vu depuis maintenant quinze mois.
Pierre Barbancey

Salah Hamouri, embastillé depuis un an par Israël de manière totalement arbitraire - Pierre Barbancey, L'Humanité, 23 août 2018
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