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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 12:17
Ils nous coûtent un pognon de dingue! A la fête de l'Huma 2018, campagne politique du PCF: rendez-nous l'argent!
Ils nous coûtent un pognon de dingue! A la fête de l'Huma 2018, campagne politique du PCF: rendez-nous l'argent!

La rentrée politique s’engage dans un climat politique nouveau, après une année très chargée en réformes régressives à tous les niveaux mettant à mal notre modèle social et démocratique, de réformes au service des puissants et de la finance, une année chargée aussi par la multitude de luttes et un mécontentement grandissant dans la population envers la politique de Macron.

Alors qu’en juin 2018 Macron déclarait qu’un « pognon de dingue » était dépensé inutilement pour les personnes et familles les plus modestes (vivant sous le seuil de pauvreté), les profits des entreprises du CAC 40 continuent d’augmenter comme le montrent les chiffres annoncés cette semaine, au détriment de l’investissement et des salaires et de l’emploi.

Du côté de la lutte contre l’évasion fiscale, le gouvernement bloque toute avancée. Le gouvernement et le président Macron entendent poursuivre leur politique autoritaire et anti-sociale dès cet automne, avec des projets de lois, des mesures accélérant la dégradation notre démocratie, notre modèle social et la vie quotidienne des millions de personnes. « Président des riches », « président méprisant », c’est ce qui est ressenti par un grand nombre. C’est dans ce contexte que la fête de l'Humanité 2018 va se dérouler.

Nous voulons faire de ces 3 jours, un moment de solidarité et de convergences des luttes, de riposte et de construction d’alternatives en France et en Europe. Nous voulons permettre au plus grand nombre de personnes d ’exprimer leur mécontentement et d’agir pour que les richesses produites soient utiles pour leur pouvoir d’achat, leurs revenus et leurs services publics, pour que l’argent de l’évasion fiscale, celui des profits leurs soient rendus.

Aussi, notre bataille politique se mènera dans toute la fête avec la carte-pétition (jointe), dans les allées, les stands de section, de fédération, et dans le stand du Conseil national.

Ils nous coûtent un pognon de dingue! A la fête de l'Huma 2018, campagne politique du PCF: rendez-nous l'argent!
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 07:02
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont

Mon université d'été a été oubliée par les médias, malgré ses 1000 participants, dont beaucoup de jeunes, des centaines d'intellectuels, d'écrivains, de syndicalistes, de parlementaires de renoms, ses ateliers de réflexion qui vont au fond des choses et qui nous sortent de la politique politicienne, sa manifestation pour les Services Publics et l'Hôpital Public réunissant des acteurs des luttes pour la défense des postes, des crèches, des écoles, des hôpitaux et se concluant par un meeting de Ian Brossat, le candidat du progrès social et démocratique aux élections européennes, précédée, tout un symbole, par l'intervention d'une jeune infirmière en psychiatrie d'Angers déplorant le sous-investissement indigne dans l'hôpital en général, et la psychiatrie en particulier.     

Mon université d'Angers est belle, rebelle, fraternelle. On y discute avec Camille Lainé, secrétaire nationale des Jeunesses Communistes, en pointe dans la bataille contre la loi travail et maintenant Parcours Sup, Pierre Laurent, Ian Brossat, Olivier Dartigolles, Pierre Ouzoulias, le sénateur qui mène un combat très pugnace contre Parcoursup avec des arguments très forts, Jean-François Téaldi, l'ancien secrétaire de la CGT journalisme et présentateur de JT à France 3, et tant d'autres militants et camarades investis dans des luttes très fortes sur leurs territoires ou au Parlement et dans leurs collectivités, comme dans l'Essonne et le Vaucluse.     

L'université d'été du PCF donne tant d'idées pour continuer à avancer et à déployer notre action, tant de liens pour travailler sur des thématiques fortes et importantes pour le quotidien de nos concitoyens. 

J'ai dû rater tellement d'ateliers passionnants, mais c'est impossible de se partager quand six ateliers sont programmés en même temps : et oui, on regrette de n'avoir pas écouté Francis Wurtz sur l'Europe, Pierre Barbancey sur la Palestine et Israël, le député Pierre Darhéville sur les aidants familiaux, des militantes kurdes sur la révolution des femmes au Rojava, le maire de Grigny Philippe Rio sur le plan Borloo et les banlieues sacrifiées, Pierre Outteryck sur Martha Desrumeaux, André Chassaigne sur la bataille de la gauche parlementaire pendant 12 mois contre la politique de Macron, Laurent Brun sur la lutte des Cheminots, Bernard Thibault sur l'Organisation Internationale du Travail, René Frydmann père du 1er bébé éprouvette sur les questions de bio-éthique les plus brûlantes. 

 Les 12 adhérents communistes du Finistère (Gladys, Yvonne, Isabelle, Dominique, Gérald, Eric, Paul, Yann, Christian, Maxime, Anne-Claire...) présents ont tous bien sûr retiré beaucoup de matière à penser et analyser, comme à se mobiliser intelligemment et efficacement, de tous ces ateliers de débats, et de tant d'autres que je ne peux pas tous citer ici.

L'internationalisme (Europe, Italie, le Maroc,...), l'antiracisme, le féminisme, le sport, la jeunesse, la protection sociale, les mutations du travail et des inégalités, l'écologie et la science, l'économie capitaliste, les solidarités concrètes étaient aussi de cette université d'été.

Moi, je dois dire que j'ai eu quelques coups de cœur sur cette Université d'été d'Angers. Je les cite en une liste très personnelle et subjective, sans véritable ordre de préférence car on se nourrit de tout!   

1. La bonne ambiance fraternelle. 

2. L'organisation de nos amis du Maine-et-Loire, des Pays de Loire, et des JC, comme de l'équipe d'animation de la revue "Cause Commune" avec Guillaume Roubaud Quashié à la baguette. 

 3 . Ian Brossat: si clair sur sa définition des enjeux de l'élection européenne de mai prochain, qui refuse le clivage pseudo "progressistes" libéraux et capitalistes - nationalistes hostiles à l'Europe et aux réfugiés, qui remet le travail, les services publics, le contrôle de la finance, une Europe de coopération au service des Peuples, et l'accueil des réfugiés et le droit d'asile au cœur des enjeux de ces élections européennes où les peuples doivent envoyer un signal fort pour affronter la puissance des banques, des riches, des lobbies, des évadés fiscaux et de leurs soutiens.     

4. L'écrivaine Tania de Montaigne, auteur de L'assignation identitaire, si drôle et profonde pour exposer comment fonctionne la mécanique à enfermer dans les catégories ethniques et culturelles en réduisant la liberté et la complexité du sujet humain.

5. Ma rencontre avec les militantes kurdes qui ont participé à l'expérience de démocratie radicale du confédéralisme démocratique au Rojava en travaillant avec les assemblées populaires dans les régions reprises à Daech. Hazal et Sengul du mouvement international des femmes kurdes seront invitées à l'espace Finistère de la Fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 17h30 ainsi qu'à une tournée de témoignage sur la situation des kurdes en Syrie et en Turquie et le confédéralisme démocratique à l'automne dans le Finistère.   

6. L'écrivain Valère Staraselski évoquant l'histoire de la communauté juive et de l'antisémitisme en Pologne et en Europe de l'Est en marge de son roman bouleversant "Le Parlement des cigognes", mais aussi la situation politique en Israël. L'écrivain Valère Staraselski sera invité dans le Finistère pour nous parler d'Aragon et de son dernier roman.  

7. Michel Delplace, père et ex-époux de victimes du Bataclan, et son courage de chercher à comprendre le terrorisme djihadiste et penser la réponse à ce fléaux sans la résumer à un simple problème policier et répressif et notre volonté de préparer un atelier permanent pour penser ce phénomène et les moyens de le combattre à partir d'approches pluri-disciplinaires. 

8. Pierre Ouzoulias et Camille Lainé, qui décryptent si bien la réforme Parcoursup et ses logiques de ségrégation scolaire. Ils seront les invités de l'Espace Bretagne à la fête de l'Huma pour le débat sur Parcoursup (le samedi 15 septembre à 15h). Pierre Ouzoulias devrait aussi animer une réunion publique sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur dans le Finistère.  

9. Jean-Michel Galano nous parlant d'Althuser avec Jean Quétier.

10. La voix très forte et claire d'Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, exposer la logique de la Réforme Constitutionnelle Macron.

11. Et bien sûr nos soirées avec les camarades du Morbihan, du Finistère, des JC, etc.   

De quoi vous donner envie de revenir à l'école... de l'émancipation. 

Tant mieux, le PCF met en place une Université Permanente, à Paris comme en régions où se multiplient les initiatives d'éducation populaire, comme nous le faisons dans le Finistère. 

Ismaël Dupont - 29 août 2018   

 

Flagrante disproportion médiatique et discrimination contre le parti communiste dans les médias soit disant libres !!

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF

Universités d'été : le PCF demande au CSA un bilan du traitement médiatique

Plus de 1000 participants gonflés à bloc et décidés à ne rien céder à Macron, une salle bondée pour l'allocutionde Pierre Laurent, un débat sur le congrès du PCF, des parlementaires présents en nombre, 90 ateliers, 100 intervenants, des communistes très présents, une marche pour les services publics, une chaîne humaine spéctaculaire devant l'Hôpital d'Angers, un meeting devant le CHU avec Ian Brossat... C'est une université d'été marquante, combative, festive et réussie que vient de tenir le PCF à Angers pendant 3 jours.
Il y avait de la matière et des images à se mettre sous la dent!
Et pourtant, malgré la présence de quelques médias, dont France 3, l'Humanité, l'AFP et quelques régionaux, c'est de nouveau le boycott médiatique qui a dominé.
Dans nombre de commentaires, l'existence même de l'Université d'été du PCF a tout simplement été zappée. Ce traitement bafoue le pluralisme et est inacceptable. Il contrevient aux règles énnoncées par le CSA lui-même.
Le PCF proteste avec vigueur et demande au CSA de procéder à un bilan rapide du traitement médiatique des Universités d'été pour que soit établi avec transparence le temps de parole accordé aux différentes formations qui ont tenu des Universités d'été.
Ainsi les citoyens pourront juger sur pièces et les conditions seront établies pour interpeller les moyens d'information visant à corriger ces inégalités.

Parti communiste français,

Angers, le 26 août 2018.

 

  

 

      

L'écrivaine Tania de Montaigne avec Hülliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin

L'écrivaine Tania de Montaigne avec Hülliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin

Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
Mon université d'été du PCF à Angers du 24 au 26 août 2018 - par Ismaël Dupont
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 06:09
A Malo, avec Ian Brossat, la solidarité s'invite dans la campagne des Européennes (L'Humanité, 29 août 2018)
PCF. À MALO, LA SOLIDARITÉ S’INVITE DANS LA CAMPAGNE DES EUROPÉENNES
Mercredi, 29 Août, 2018

La 29e Journée à la mer, organisée hier par les communistes du Nord, a aussi été l’occasion pour le chef de file du PCF aux élections européennes de 2019, Ian Brossat, de placer sa rentrée politique sous le sceau de la défense du pouvoir d’achat.

La plage de Malo-les-Bains à Dunkerque (Nord) a vu débarquer hier 3 500 Nordistes dans 53 cars affrétés par le PCF pour sa 29e Journée à la mer. Avec un mot d’ordre – outre le droit aux vacances –, « Détente et action ! ». S’il s’affiche en grand dans la salle du Palais des congrès, à deux pas de la plage, où un pot d’accueil est prévu, il prend aussi volontiers place dans ce qu’ont à dire les participants de l’excursion. Sur le sable, Emmanuel Macron et le gouvernement en prennent pour leur grade. Antonietta, venue avec enfants et petits-enfants depuis un village près de Valenciennes, n’a pas de mots assez durs. « Les gens en ont marre. Nous, c’est fini, on restera pauvres mais les autres devraient se méfier », prévient-elle. Et cette femme de ménage, coincée avec un contrat de 6 heures de travail par semaine, d’ajouter : « Je ne peux pas partir en vacances, c’est pour cela qu’on profite de journées comme celle-là. » Alors, quand on lui demande ce qu’elle pense des communistes, « heureusement qu’ils sont encore là pour nous défendre », lâche-t-elle.

« GEL DES APL, DES RETRAITES… ICI, LA COLÈRE EST FORTE »...

C'est justement "en portant le fer sur la principale préoccupation des Français, le travail et le pouvoir d'achat", que le PCF entend se lancer dans la bataille des élections qui approchent. 

"J'ai lu ici ou là que les partis politiques faisaient cette année leur rentrée sous le signe de la morosité. Nous les communistes, nous avons fait le choix de la faire sous le signe de la solidarité", lance t-il à la tribune du Palais des congrès devant les vacanciers d'un jour, fustigeant 'le gouvernement (qui) vient de décider le gel des APL, des retraites, des allocations familiales, alors même qu'au deuxième trimestre les actionnaires ont touché 50 milliards d'euros de dividendes". 

Le député communiste Fabien Roussel a rappelé lui aussi à la tribune: "En 2014, les 500 plus riches de France avaient un patrimoine cumulé de 390 milliards d'euros. En 2018, il est de 630 milliards. C'est un véritable scandale qu'on nous demande, à nous, de nous serrer la ceinture". 

(...) 

Interrogé par les journalistes sur les divisions de la gauche aux européennes, Ian Brossat a répondu: 

"des forces politiques ont de toute façon déjà décidé d'y aller seules, c'est le cas d'EELV, de la France insoumise. Je peux le regretter mais j'en prends acte. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. Donc nous avançons et continuons de tendre la main à ceux qui n'ont pas encore décidé de leur stratégie. (...)

Le Parti communiste s'est assez fait marcher sur les pieds. Mon objectif est de faire en sorte, avec cette campagne, qu'il retrouve une place dans le paysage politique".   

 

Lire aussi: 

Européennes : Ian Brossat (PCF) veut aller jusqu'au bout (Tristan Quinault Maupoil, Le Figaro - 28 août 2018)

Une interview exclusive de Ian Brossat, chef de file des communistes pour les élections européennes de 2019

 

 

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:48
La macron-économie et ses 9 mercenaires du Medef

Au moment où Nicolas Hulot annonçait sa démission d'un gouvernement sous la loi des lobbies et incapable d'engager des efforts écologiques sérieux du fait de sa soumission aux normes capitalistes, 9 ministres ont participé à l'université d'été du Medef, là où ces gentils toutous du Capital prennent les ordres.

Et quels sont-ils?

Casser la retraite par répartition.

Casser la Sécurité sociale.

Casser le droit du travail. 

Casser le statut des fonctionnaires et les services publics (hôpital, postes, écoles, finances publiques, etc.)

Diminuer les impôts pour les plus riches, les actionnaires, les sociétés.

Casser le financement du logement social pour livrer davantage de logements à la spéculation. 

Réduire les indemnisations des chômeurs pour les rendre plus malléables, et renforcer les contrôles sur les pauvres.

Réduire le pouvoir d'achat des retraités et des allocataires des minimas sociaux.   

Adapter l'éducation et la formation professionnelle aux besoins actuels du monde de l'entreprise. 

Privatiser à tout va (aéroports, barrages, compagnies aériennes, construction navale, etc.). 

Macron, tu envoies 9 ministres faire de la lèche aux grands patrons et tes CRS et gardes du corps casqués et armés pour bastonner les syndicalistes et les jeunes! 

Macron, ta macron-économie au service du fric et des grands intérêts de la finance qui ont porté ta candidature et ton élection - un vrai hold-up démocratique  avec l'appui des médias au main du capital - nous les français, ces "gaulois" que du haut de ta superbe résidence jupitérienne tu méprises, on en veut plus et on va vite te le faire comprendre! 

    

 

 

 

 

 

     

La macron-économie et ses 9 mercenaires du Medef
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:37

La chanteuse mythique n’est pas seulement la reine de la pop très active dans des opérations caritatives en Afrique. Elle est aussi une femme d’affaires avisée qui ne recule pas devant les placements fiscalement très avantageux.

Madonna est une personnalité au double visage : derrière les paillettes de la pop star se trouve une influente femme d’affaires. Ses multiples opérations caritatives, au Malawi par exemple, ne sont que la face publique de la Madone, qui aurait pu être aussi bien surnommée « queen of optimization ». Selon les révélations des Paradise Papers, Madonna aurait investi dans une société bénéficiant de taxes sur la plus-value quasi inexistantes. Et cette entreprise se situe… dans l’archipel des Bermudes. Pour rappel, cet État est classé 7e parmi les plus gros paradis fiscaux par l’Union européenne et avait été placé sur sa liste noire par la France. Le plus intrigant est le silence de Madonna quant à cette affaire, la vedette refusant de répondre aux requêtes du Consortium international des journalistes d’investigation (Icij), chargé de l’enquête sur les Paradise Papers.

On dit de Madonna qu’elle est arrivée à New York à 20 ans avec l’équivalent de 35 euros en poche. Aujourd’hui, l’interprète du mythique Like a Virgin est à la tête d’un empire de plus de 500 millions d’euros et a engrangé 1,2 milliard d’euros depuis le début de sa carrière. Si bien que le magazine économique Forbes la classe dans sa liste des femmes les plus riches d’Amérique. En 36e position devant Céline Dion, Beyoncé ou encore Taylor Swift, elle se retrouve parmi des femmes d’affaires telles que Marian Ilitch ou Oprah Winfrey.

ELLE BÉNÉFICIE DE LA JURIDICTION FISCALE DES LES PLACEMENTS FINANCIERS ONT ÉTÉ EFFECTUÉS PAR SON AGENT GUY OSEARY

La légende de la pop a fait fortune grâce, notamment, à ses tournées internationales. La dernière en date, le « Material Girl’s Rebel Heart Tour », lui a permis d’engranger 145 millions d’euros. Mais Madonna continue de s’enrichir grâce à toutes les marques dérivées de son image, particulièrement sa ligne de vêtements et ses parfums. L’empire économique de la « Ciccone » se base aussi sur la valeur grandissante de son capital immobilier et de sa collection d’art, dans laquelle figurent des tableaux de Picasso, Frida Kahlo et Man Ray. Madonna détient aussi une part de la société de service de streaming Tidal, dont le chiffre d’affaires dépasse les 500 millions d’euros.

Madonna dispose donc d’un autre capital à faire fructifier que celui de la célébrité. Et l’enrichissement de l’idole de la pop est en parti dû à sa pratique de l’optimisation fiscale. Entre 1998 et 2013, ses 2 000 actions investies dans l’entreprise de fournitures médicales SafeGard Medical Limited lui ont fait gagner 475 millions d’euros. Elle bénéficie de la juridiction fiscale des Bermudes, sans taxes sur les gains en capital. Elle peut donc acheter ou vendre des actions et parts de fonds d’investissement sans être imposée. Cette société a fermé en 2013 et il est désormais impossible d’accéder à des informations la concernant, que ce soit sur son personnel ou sur son activité et ses comptes. SafeGard Medical Limited laisse un flou pour les enquêteurs.

Les placements financiers de Madonna ont été effectués par l’intermédiaire de son agent, Guy Oseary, et enregistrés à son adresse. Guy Oseary est un directeur de talent mais surtout un homme d’affaires réputé et influent à l’international. Outre Madonna, il est également le manager du groupe U2. Le chanteur star de U2, Bono, est également mentionné dans l’enquête des Paradise Papers. Il aurait investi dans une entreprise basée sur l’île de Malte (voir l’Humanité du 6 août). Guy Oseary semble être familier de la construction de fortunes basées sur l’optimisation, et est peut-être le point commun fiscal des deux artistes.

 

Le guide touristique de la fraude : Hong Kong

« Créer une société offshore à Hong Kong est l’arme fiscale parfaite », assure TAS, un cabinet d’expertise comptable spécialisé dans l’optimisation fiscale. La ville, devenue le plus grand centre d’affaires d’Asie, ne s’adresse pas aux particuliers désireux de frauder le fisc, mais aux grandes entreprises. Et elle s’est donné tous les atouts pour les séduire. En premier lieu, des accords stratégiques pour éviter toute double imposition, avec l’Irlande, les Pays-Bas, les États-Unis. Hong Kong propose aussi aux multinationales des filiales à responsabilité limitée pour protéger les actionnaires, sans nécessité d’apport de capital, sans contrôle des changes (pour faire entrer et sortir des fonds sans entrave) et sans aucun impôt sur les revenus extraterritoriaux, ni cotisation, et une TVA nulle. Seuls les profits réalisés sur le territoire hongkongais sont taxables à 16,5 %. « Votre société offshore peut se gérer à distance, n’importe où dans le monde. Une adresse physique n’est pas nécessaire », explique le cabinet TAS. Grande place financière oblige, toutes les grandes banques y sont présentes, dont les françaises, qui y ont réalisé pas moins de 436 millions d’euros de bénéfices en 2014, selon un rapport de la plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, qui rassemble ONG et syndicats.

Paul Samman

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:31

Après le braquage de la CSG, l’opération macroniste contre les pensions se déploie. A la manœuvre, Jean-Paul Delevoye pour un simulacre de consultation avec trois principaux objectifs camouflés : l’âge de départ à la retraite, la baisse des pensions et un boulevard pour les plus aisés.

Ancien proche de Chirac, gentil au premier regard, Jean-Paul Delevoye a toujours été un homme à tout faire. Cette fois, c’est lui qui se colle pour Macron aux retraites avec le titre, tenez-vous bien, de haut-commissaire et déclare : « il s’agit de passer à un système par points (…) à carrière identique, revenu identique, retraite identique. » Il oublie de préciser que les carrières et les salaires n’étant pas les mêmes pour tous, le nouveau système « à la carte » sera différent d’une personne à l’autre. Et affirmer que pour un euro, on aura la même valeur de retraite, c’est s’asseoir sur un fait incontournable : certains gagnent plus d’euros que d’autres. En vérité, comme le souligne la CGT, la sale besogne consiste à « casser notre système de retraite par répartition et solidaire » et de « poursuivre la baisse des pensions. »

Le système à point, c’est quoi ? Plus on est aisé, plus on pourra partir à la retraite plus tôt et avec une meilleure pension. Plus on aura perçu un bas salaire, subi le chômage et la maladie moins on aura de points. Avec pour conséquence l’obligation de travailler plus longtemps (inutile ainsi de fixer une nouvelle année pour le départ en retraite) en percevant une pension plus faible.

Quant aux « solidarités » comme, par exemple, la majoration pour les enfants, l’invalidité, la réversion, avec le nouveau système les correctifs ne seraient plus financés par les cotisations notamment patronales mais par l’impôt. Pendant ce temps, les gros salaires pourraient être éligibles à une épargne individuelle en capitalisation leur permettant ainsi de ne plus cotiser au système universel.

Le piège est grossier. Ce qui est en jeu, c’est un système de retraites à deux vitesses favorisant les plus aisés, un allongement déguisé du départ à la retraite, un désengagement des entreprises remplacé par l’impôt et donc tous les contribuables, une entrée de la capitalisation pour le moment limitée aux plus riches.
La prétendue « consultation » annoncée relève de l’enfumage. Présentée comme « moderne » via des « ateliers participatifs » sur internet, l’opération consiste à faire croire que votre opinion sera prise en compte alors que rien n’indique comment et où finiront les contributions des citoyens.

Après le hold up sur la CSG, voici l’opération « je t’embrouille ». Vous pourrez changer l’emballage. Pas le contenu.

José Fort

 

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:30
Retraités maltraités, retraités révoltés! - communiqué de la CGT Retraités

Communiqué
de l’Union Confédérale des Retraité-e-s CGT

 

 

Retraités maltraités, retraités révoltés !

 

 

 

Dimanche 26 août 2018, le Premier ministre Édouard PHILIPPE a annoncé différentes mesures qui vont à nouveau toucher le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Parmi celles-ci, il en est une qui va gravement impacter le pouvoir d’achat des retraités : après 3 ans de blocage des pensions, une année 2018 sans aucune augmentation, la hausse de la CSG, le Premier ministre annonce une hausse des pensions de + 0,30 % en 2019 et 2020. Or, le taux d’inflation mesuré par l’INSEE est de + 2,30 % sur les douze derniers mois. C'est une régression insupportable du pouvoir d'achat des retraités que le Premier ministre a tenté de justifier en prétendant vouloir privilégier le travail. Mensonge : réduire le pouvoir d'achat des retraités n'a jamais favorisé et ne favorisera ni l'activité ni l'emploi.

La CGT revendique que les pensions soient indexées automatiquement sur l’évolution des salaires et non pas soumises au bon vouloir du gouvernement.

Les retraités n’accepteront pas d’être à nouveau les dindons de la farce. L’UCR-CGT ainsi que 8 autres organisations syndicales ou associations, appellent les retraités à se mobiliser pour faire entendre leurs voix et manifester leur mécontentement et leur colère à l’égard du gouvernement et de son Président.

Faisons du 9 octobre une grande journée nationale d’actions et de manifestations à travers toute la France. L’intersyndicale retraités des « 9 » se réunira le 7 septembre pour apprécier la situation. Elle a d’ores-et-déjà prévu de mobiliser dans l’unité, le plus grand nombre de retraités en septembre pour organiser la riposte.

Des délégations venues de tout le pays vont déposer les pétitions recueillies au Président du groupe LREM, le 3 octobre à l’Assemblée nationale. Les retraités CGT appellent les retraités à se mobiliser sans attendre sous toutes les formes appropriées, en participant notamment aux initiatives proposées par l’intersyndicale.

 

 

L'UCR-CGT
Montreuil, le 27 août 2018

Manif des retraités du 15 mars 2018

Manif des retraités du 15 mars 2018

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:00
Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur - débat à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 15h
Jeanne Péchon

Jeanne Péchon

Le samedi 15 septembre à 15h à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité, vous êtes invités à participer à un débat au cœur de l'actualité sociale sur

 "Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur" 

Débat animé par Jeanne Péchon et Camille Le Marchand, des MJCF Bretagne 

avec, comme intervenants: 

Camille Lainé, secrétaire nationale des MJCF (Mouvement des Jeunesses Communistes de France) / (ou un autre responsable national du MJCF si indisponibilité) 

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, universitaire,  très engagé dans le combat contre Parcoursup au Parlement

Yann Le Pollotec, responsable de la commission Révolution Numérique-Industrie du PCF, membre de la direction du PCF

Jean-Marc Cléry, porte-parole de la FSU Bretagne, membre au CESER

 

 

Camille Lainé

Camille Lainé

Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

Yann Le Pollotec

Yann Le Pollotec

Jean-Marc Cléry

Jean-Marc Cléry

Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur - débat à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 15h
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 04:50
Dimanche 16 septembre à 11h sur la fête de l'Huma, espace Bretagne: Pour le respect, la dignité des personnes âgées, combattre l'âgisme dans notre société, les EHPAD, l'aide à domicile avec Pascal Champvert, Bernard Spitz, Olivier Dartigolles (atelier santé du PCF Bretagne)
Espace-débats Bretagne Dimanche 16 septembre 11h
Vieillir est une chance :
Pour le respect, la dignité, combattre l'Âgisme dans notre société, les EHPAD et à domicile

avec

Pascal CHAMPVERT  

Président de l’AD-PA Association des Directeurs au service des Personnes Âgées

Vice-Président de l’E.A.N European Ageing Network

 

Pascal Champvert

Pascal Champvert

Bernard SPITZ

- Président de la FFA Fédération Française de l’Assurance

Bernard Spitz

Bernard Spitz

Olivier Dartigolles

Olivier Dartigolles

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 20:18
 Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ?  - par Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes (Tribune dans Le Monde)

La tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes, dans Le Monde du 24 août 2018: « Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? »

Selon la petite musique qu’Emmanuel Macron et ses soutiens diffusent depuis plusieurs mois, les élections européennes du 26 mai 2019 se joueront entre les « progressistes » qu’ils prétendent incarner et les nationalistes d’extrême droite. Ce refrain est un mensonge dangereux.

En juillet, devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat affirmait : « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes. » Dans un entretien accordé au Monde le 20 août, sa ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau répétait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes qui sont pour des solutions coopératives et les nationalistes qui sont dans le repli sur soi. » Cette alternative brandie par les libéraux est profondément mensongère.

D’abord, elle offre en cadeau à l’extrême droite européenne les millions de citoyens qui n’adhèrent pas à l’intégration européenne telle qu’elle a lieu. Il faudrait créditer l’ensemble de ce mécontentement, bien souvent légitime, aux seuls amis de Madame Le Pen ?

Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union, qui trop souvent tourne le dos à la démocratie et promeut partout, aveuglément, la même politique économique d’austérité budgétaire qui a fait la démonstration de son inefficacité ? Il est bien commode – et bien méprisant – de disqualifier sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du « racisme » et du « repli nationaliste ».

Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? Qui a laissé l’Allemagne de M. Schaüble dicter sa politique monétaire ultra-conservatrice à l’ensemble des 27 ? Quels sont les gouvernements qui, élus parfois sur des programmes sociaux-démocrates, ont libéralisé d’arrache-pied leur « marché du travail », c’est-à-dire précarisé les salariés et abaissé leur niveau de vie ? Qui a contribué à aggraver l’explosion des inégalités à laquelle on assiste depuis des années ? Ce sont exactement ces gouvernements libéraux, se qualifiant eux-mêmes de « progressistes », mais servant hélas souvent de fourrier à l’extrême droite.

L’exemple de l’Italie, et de la politique libérale de M. Renzi (le fameux « Jobs Act » qui a démultiplié les contrats courts au détriment de l’emploi durable – 15 % des stagiaires y ont plus de 45 ans, d’après les chiffres du ministère du travail italien), le montre avec éclat.

De plus, en isolant l’Allemagne face aux gouvernements d’extrême droite comme la Hongrie en matière de répartition de l’accueil des migrants, ces mêmes « progressistes » sont responsables d’avoir laissé les pays les plus vulnérables – Grèce, Italie, Malte… – prendre seuls en charge l’afflux, avec pour conséquence la montée de la xénophobie.

Dans le logiciel macroniste, quelque peu marqué par le simplisme, il y aurait d’un côté les progressistes porteurs de « solutions coopératives » et les nationalistes « qui sont dans le repli sur soi ». Ce découpage est faux. D’une part, les gouvernements « progressistes » comme la France appliquent, il est vrai sans le dire, rigoureusement la même politique migratoire que la Pologne, l’Autriche ou la Hongrie.

La presse internationale, tel le chroniqueur de Bloomberg Ferdinando Giugliano, s’est d’ailleurs fait l’écho de l’hypocrisie de M. Macron, prétendant faire la leçon « humaniste » à la coalition italienne tout en refusant lui-même la prise en charge en France des migrants échouant sur les côtés de l’Europe du Sud.

Malgré ses déclarations généreuses, le chef de l’Etat a en réalité promu une politique brutalement répressive comme en témoigne la récente loi « Accueil et intégration » qui continue de susciter la colère de la quasi-totalité des acteurs du secteur. De ce point de vue, la péripétie de l’Aquarius et l’annonce faite avec tambours et trompettes de l’accueil de soixante migrants en danger – après des jours de pourparlers, de rencontres au sommet et de réunions interministérielles – n’en souligne que plus le ridicule de la position française devant l’incurie européenne.

D’autre part, les gouvernements d’extrême droite appliquent les mêmes politiques économiques libérales, préconisées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne, que les gouvernements prétendument « progressistes ». Qu’on en juge : en Hongrie, Viktor Orban a instauré une « flat tax » sur le revenu, pour alléger les impôts des grandes fortunes – soit la même politique fiscale que celle menée par M. Macron via la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et l’allégement de la fiscalité sur le capital.

En Italie, la récente coalition d’extrême droite populiste a elle aussi d’ores et déjà prévu la mise en place d’une flat tax en lieu et place de l’impôt sur le revenu. En Autriche, la récente alliance formée par la droite et l’extrême droite vient de fixer le temps de travail hebdomadaire maximal à soixante heures. Loin de s’opposer, les gouvernements populistes ou libéraux mettent partout à l’agenda les mêmes « réformes structurelles » dans le sens d’une liquidation des protections sociales.

La vérité, c’est que contrairement aux éléments de langage d’Emmanuel Macron, il n’y a pas à ce jour d’affrontement entre gouvernements dits progressistes et gouvernements nationalistes. A l’inverse, tout se passe comme si les libéraux acceptaient sans le dire de jouer un véritable paso doble avec l’extrême droite pour mettre en place des politiques économiques et migratoires convergentes. Cette fausse opposition ne leur sert qu’à brandir avec facilité le spectre de l’extrémisme pour espérer conserver leurs positions électives.

La vraie alternative, elle se situe entre les partisans de cette Europe du dumping fiscal et de la fermeture des frontières, et ceux d’une Europe ouverte, multiculturelle, sociale. La seule façon d’être à la hauteur des valeurs humanistes du projet européen, c’est de l’arrimer au progrès social et à la tradition de l’accueil et de la solidarité. Et dès lors, de promouvoir une fiscalité qui frappe les multinationales pour financer les services publics, ainsi qu’une vraie coopération européenne pour organiser et répartir équitablement l’accueil des migrants d’aujourd’hui et de demain.

Créer des droits pour les peuples et non leur en ôter, s’attaquer de plein fouet aux inégalités sociales plutôt que les conforter, organiser l’accueil des migrants plutôt que refouler les navires de sauvetage, voilà l’alternative réelle. N’en déplaise à M. Macron, de nouveaux visages se présentent pour, le 26 mai, proposer fièrement cette rupture de gauche au peuple français.

Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes

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