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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:54

 

La dynastie, très influente sur le marché de l’art depuis des décennies, s’est vu infliger un redressement de 550 millions d’euros. Plongée au cœur d’un clan marqué par les querelles de succession et un art consommé de la dissimulation de patrimoine.

Picasso, Degas, Caravage et autres génies de la peinture n’auraient jamais imaginé un tel destin pour leurs œuvres. Pourtant, celles-ci sont bien au cœur des gigantesques manipulations fiscales dont la famille Wildenstein s’est fait une spécialité. Collectionneurs et grands marchands d’art depuis des décennies, les « W », comme le milieu les surnomme, sont désormais tout autant célèbres pour le montant astronomique que le fisc leur réclame. Près de 550 millions d’euros de redressement, auxquels s’ajoute la menace d’une amende record que la justice pénale tente de leur infliger. En vain jusqu’ici.

Les héritiers Wildenstein auraient, en effet, dissimulé une partie de la fortune familiale à l’occasion des successions de Daniel, le patriarche décédé en 2001, et d’Alec, son fils mort en 2008. Lors du procès de janvier 2017, on retrouve sur le banc des prévenus Guy, 72 ans, fils de Daniel, et Alec Junior, son neveu. L’accusation ne mâche pas ses mots contre ces deux figures tutélaires du clan. Pour elle, les Wildenstein sont coupables de la « fraude fiscale la plus sophistiquée et la plus longue de la Ve République », en ayant placé leur argent dans une multitude de sociétés-écrans afin de masquer leur patrimoine. Le parquet réclame alors pour Guy Wildenstein quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 250 millions d’euros d’amende. Mais, à la surprise générale, le tribunal, qui reconnaît pourtant « une claire intention d’évasion fiscale », prononce une relaxe, arguant de la prescription des faits. Relaxe confirmée en appel. En attendant la prochaine étape judiciaire : le parquet s’est pourvu en cassation.

BÉNÉFICES DES CÉZANNE, MONET OU FRAGONARD : 3 MILLIONS D’EUROS PAR AN

Répartie dans une quarantaine de trusts, la suspecte fortune comprend une formidable collection de toiles de maîtres. Estimées à environ 10 milliards d’euros, ces 2 483 œuvres (dont 1 749 n’ont jamais été estimées) sont gagées pour emprunter à taux réduit, et pour replacer cet emprunt à un taux de rendement supérieur. Bénéfices de ces Cézanne, Monet ou Fragonard : 3 millions d’euros par an. Depuis la fin du XIXe siècle, la famille Wildenstein fait la pluie et le beau temps sur le marché artistique. De manière plus ou moins élégante. En 1981, Daniel part en Suisse avec la famille Rouart, descendants d’Édouard Manet, qui doit léguer plusieurs œuvres à un neveu. Sauf que celui-ci n’aura rien, l’exécuteur testamentaire étant… Guy Wildenstein. La famille aime ainsi à s’approprier des tableaux de collectionneurs en s’invitant dans leurs dernières volontés. Dans ce monde-là, le fisc est évidemment un gogo à rouler dans la farine. Daniel n’hésitait pas à déclarer un maigre patrimoine de 40 millions d’euros et des revenus mensuels de… 2 000 euros.

Ce sont les conquêtes de Daniel et Alec Wildenstein qui ont mis un coup de pied dans la dynastie. Jocelyne, la femme trompée d’Alec, défigurée par des années de chirurgie esthétique, sera la première à étaler dans la presse les secrets de famille. Mais c’est Sylvia, la dernière épouse de Daniel, qui mettra le feu à la maison. Lorsque Daniel meurt en 2001, ses fils expliquent à la veuve que son défunt mari était ruiné. Sylvia les croit et renonce à tout héritage en échange d’une rente annuelle de 400 000 euros. Puis elle doute et finit par découvrir l’enchevêtrement de sociétés-écrans qui dissimule le magot. Sylvia porte plainte en 2009 pour abus de confiance. Et décède l’année suivante. Mais l’affaire est lancée. Son avocate, qui continue le travail à titre posthume, l’assure toujours : « Avec les Wildenstein, on pourrait faire rentrer 1,5 milliard dans les caisses de l’État. »

 

 

Le guide touristique de la fraude : Les Bahamas

Cet archipel des Caraïbes est devenu un vaste Disneyland pour traders. Les banques des Bahamas se sont en effet fait une spécialité des comptes de courtage offshore. Derrière ce nom technique se cache l’outil parfait pour le boursicoteur sans scrupule. Ces comptes permettent de dépasser les limites imposées par les marchés financiers classiques et de spéculer à l’abri des regards, qu’ils soient gouvernementaux ou d’autres traders. Et si vous-même vous ne vous sentez pas assez à l’aise pour miser sur les taux de change entre les devises du Forex ou parier sur les défaillances de crédit des entreprises, les 250 banques présentes aux Bahamas se feront un plaisir de « gérer » vos actifs. Pour le reste, l’archipel propose toutes les prestations dignes des pires paradis fiscaux caribéens, avec une imposition nulle sur les sociétés comme sur les revenus ou le patrimoine et un secret bancaire garanti. De fait, il est tellement opaque que même le gros million de documents qui ont fuité du registre du commerce dans les Bahamas Leaks ne permet pas toujours de savoir si les sociétés offshore renseignées servent à l’optimisation fiscale, à la fraude ou au blanchiment d’argent, ni quelle est l’identité des actionnaires et bénéficiaires, camouflés derrière des prête-noms.

Axel Nodinot

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:51

 

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, et Jérôme Despey, secrétaire général de ce même syndicat, ont mis l’accent hier sur les conséquences de la sécheresse engendrées par les journées de canicule dans presque toutes les régions d’élevage en France. Hier, on apprenait aussi que la Commission européenne accepterait d’augmenter la part de l’acompte de la mi-octobre pour les Droits à paiement unique (DPU).

Pour cette conférence de presse de rentrée, la présidente de la FNSEA a longuement abordé le sujet du réchauffement climatique, comme aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait par le passé. « L’été a été compliqué en raison de la sécheresse. Année après année, les évènements climatiques s’amplifient et il devient difficile d’assurer la résilience de l’agriculture. On peut ainsi passer en quelques semaines d’un excès d’eau à la sécheresse. Aujourd’hui, les prairies sont totalement desséchées et beaucoup d’entre-elles ne donneront pas d’herbe avant le printemps 2019. Elles n’offrent plus rien aux animaux et elles ne captent plus du carbone. Les vaches produisent moins de lait et son prix de revient est de plus en plus élevé car il faut apporter aux animaux davantage de compléments alimentaires. C’est également vrai pour la production de viande. Comme la sécheresse a aussi touché les pays du nord de l’Europe plus tôt que chez nous, les ventes d’animaux sont en augmentation dans certains pays faute de pouvoir les nourrir. Cette décapitalisation risque aussi de toucher la France, ce qui ferait baisser les cours », a prévenu la présidente de la FNSEA.

 

DES SOLS TROP SECS POUR IMPLANTER DES CULTURES

 

Jérôme Despey, a indiqué que la mise en place de « cultures d’intérêt écologique » exigées par la Commission européenne dans le cadre du « verdissement » de la Politique agricole commune, s’avère impossible cette année. En effet, les sols sont trop secs pour être travaillés tandis que la levée des graines sera impossible tant que durera cette sécheresse dans la plupart des régions. « Ce qui nous est demandé, depuis les bureaux climatisées de Paris et de Bruxelles, n’est pas réalisable. Nous demandons donc des réponses appropriées aux questions que nous posons à la puissance publique », a-t-il indiqué.

Les deux dirigeants de la FNSEA ont indiqué que la France ne stockait que 2,7% des eaux de pluies qui tombent chaque année sur le pays contre 21% en Espagne. Ces dernières années le stockage de l’eau pour irriguer les cultures  a progressé de seulement 1,5%  en France contre une progression moyenne de 13% dans les pays de l’Union européenne. Viticulteur dans l’Hérault, Jérôme Despey estime que l’irrigation au goutte à goutte, économe en eau, va devenir indispensable dans sa région, faute de quoi les rendements seront trop aléatoires pour préserver de nombreux vignobles languedociens.

Des sujets comme les dégâts des sangliers sur les cultures et les prairies, ainsi les attaques de plus en plus nombreuses des loups et des ours contre les troupeaux ont aussi été évoquées au cours de cette conférence de presse de rentrée. Alors que l’on compte plus de 4 millions de sangliers sur le territoire français, Christiane Lambert ainsi indiqué que les collisions en ce gros gibier et les véhicules motorisés provoquait 42.000 accidents provoquant la mort de 40 personnes. La présidente de la FNSEA ne croit pas que la division par deux du permis de chasse national suffira pour réguler les populations de gros gibiers car trop peu de chasseurs achèteront e permis qui permet de chasser loin de chez soi.  

 

LA FNSEA A BEAUCOUP DIALOGUÉ AVEC NICOLAS HULOT

 

S’agissant de la démission de Nicolas Hulot de sa fonction de ministre de la Transition écologique et solidaire, la présidente de la FNSEA a indiqué qu’elle avait beaucoup dialogué avec lui depuis sa prise de fonction, qu’elle lui avait notamment présenté le projet de « contrat de solutions » élaboré au début de l’été par son syndicat pour en finir le plus vite possible avec l’utilisation du glyphosate. « J’ai toujours reconnu la sensibilité, la sincérité et l’écoute de Nicolas Hulot», a déclaré Christiane Lambert. Evoquant les désaccords qui subsistaient entre le ministre et la FNSEA à propose notamment de la colonisation des départements d’élevage par le loup, elle a indiqué que dans notre Europe à 28 pays, « il n’est pas simple de concilier agriculture et écologie quand on est confronté aux réalités du terrain. Je sais aussi que les nombreuses critiques de ses amis faisaient mal à Nicolas Hulot», a-t-elle ajouté.

 

ET LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE DANS TOUT ÇÀ ? 

 

Curieusement, il n’en fut guère question du ministre de l’Agriculture au cours de cette conférence de presse de la FNSEA. Dans la matinée d’hier, le ministère avait publié un communiqué pour dire que Stéphane Travert se trouvait le jour même à Copenhague au « Sommet mondial de l’alimentation » où il a «présenté la feuille de route 2018-2022 de la politique de l’alimentation, issue des Etats Généraux de l’Alimentation, dont les mesures emblématiques  sont en débat au Parlement ».

Dans l’après-midi, un second communique du ministère disait en titre que « Stéphane Travert remercie la Commission européenne d’avoir accédé aux demandes d’aides pour les agriculteurs touchés par les évènements climatiques».  Le texte précisait que « La France pourra ainsi relever les taux des avances des aides européennes, qui seront versées mi-octobre aux agriculteurs, à hauteur de 70% pour les paiements directs (contre 50% en temps normal ) et à hauteur de 85% pour les paiements au titre du développement rural (contre 70% en temps normal), ce qui permettra de soutenir la trésorerie des exploitations agricoles ».

Ainsi, une part accrue des aides annuelle de la PAC sera versée à la mi-octobre en raison de la sécheresse, sans que l’enveloppe globale des ces Droit à Paiement Unique (DPU) n’augmente en 2018 par rapport à 2017. Mais, dans la même journée du 30 août, un autre communiqué avait précédé celui du ministère de l’Agriculture sur le sujet. Il provenait de Michel Dantin, député européen LR, très impliqué sur les dossiers agricoles au groupe PPE. Il indiquait  que les annonces faites par la Commission répondaient à sa demande et ajoutait ce commentaire : « La Commission européenne disposait dès le mois de mai, de données satellitaires laissant présager la sécheresse et avait prévenu les Etats membres. Aussi je m’interroge sur la réactivité et le manque d’anticipation du gouvernement français, qui n’a fait parvenir ses demandes de dérogations aux obligations du verdissement qu’à la fin juillet alors même que huit Etats membres avaient déjà obtenu de telles dérogations dès le 16 juillet».

Il s’agit ici du sujet évoqué plus haut par Jérôme Despey sur l’implantation obligatoire des cultures intermédiaires visant à enrichir les sols et à capter du carbone. Elles sont rendues impossibles cette année du fait de la sécheresse. D’où aussi cette suggestion de Michel Dantin : « Nous devons tirer toutes les leçons de cet épisode dramatique dans le cadre de la Réforme de la Politique Agricole Commune. Les outils de gestion de risques et la réserve de crise agricole doivent être plus largement développés pour protéger les agriculteurs face à ces types d’aléas. De même, les flexibilités des systèmes de contrôles et d’application des sanctions doivent être adaptées et clarifiées pour y répondre ».

Ce qui suppose que l’on sorte un peut plus des « bureaux  climatisés», à Paris comme à Bruxelles, pour prendre à temps les bonnes décisions.

 

 

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 13:15

On aurait aimé une rentrée un peu plus sereine, dans des meilleures conditions et avec moins d'incertitude, dans plusieurs écoles publiques de Morlaix. 

Au lieu de ça, 3 postes et 3 classes sont menacés de fermeture à l'école Gambetta, l'école Jean Jaurès, et l'école Corentin Caër, trois écoles de quartiers populaires qui intègrent pourtant des enfants en situation de handicap, des enfants d'origine étrangère, des enfants qui rencontrent des difficultés sociales aussi parfois, et dont le travail pour garantir l'égalité d'accès aux savoirs à tous les enfants aurait dû être mieux soutenu. 

L'inspection académique doit revenir sur son projet de fermeture de 3 postes dans les écoles publiques morlaisiennes. 

A Emile Cloarec aussi, des effectifs en baisse dans une école qui a déjà connu une  hémorragie certaine de sa population scolaire depuis des années, pourraient fragiliser l'école publique de Ploujean.      

Pareillement, au collège Mendès France, et également selon nos informations au collège Tanguy Prigent de St Martin des Champs, les effectifs de rentrée en 6ème, très chargés (presque trente élèves par classe), avec beaucoup d'enfants avec des difficultés scolaires, laissent présager des difficultés.

Ces collèges se relancent au niveau de leur réputation grâce au travail de grande qualité de leurs équipes, mais enseigner dans une 6 ème avec une grande hétérogénéité de niveaux avec 20 ou 30 élèves, ce n'est pas du tout la même chose. 

Donner des moyens de remplir ses missions à l'enseignement public au moment où les inégalités et les difficultés sociales progressent et où l'école est essentiel, et pour cela, surtout quand il y a un nombre important d'élèves qui ont plus besoin d'une aide particulière, avoir des effectifs peu chargés est essentiel. Et c'est une question de maintien et de création de postes. 

Or, la volonté de Macron, de son gouvernement et de ses députés qui mènent une politique d'austérité au service des riches et des milieux financiers, est de réduire le nombre de fonctionnaires. 

C'est sans doute pour cela que Sandrine Le Feur, députée La République en Marche de Morlaix, a justifié d'une certaine manière la fermeture des classes dans les écoles publiques morlaisiennes. alors que son rôle aurait été de faire tout l'inverse.    

cf: 

Les bons comptes et les beaux contes de la députée En Marche Sandrine Le Feur: 27 postes en moins dans les écoles du Finistère, 3 classes supprimées dans les écoles publiques de Morlaix, mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!

Ismaël Dupont, élu morlaisien PCF-Front de Gauche

Membre de la commission Enseignement du Conseil Municipal

Le 2 septembre 2018 

 

     

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:42

Par la voix d'Hervé Gouédard, l'opposition de gauche à Morlaix (Coopérative citoyenne, PS, PCF-Front de Gauche), présentait une question orale le 15 mai 2018 suite à la décision d'Agnès Le Brun ne plus programmer d'arts de rue en plein air, d'en finir avec "Le Bel été", pour consacrer une nouvelle formule: "l'estival festival". 

Suppression du Bel été à Morlaix: la fédération des Arts de la rue en Bretagne s'indigne de la décision d'Agnès Le Brun (Le Télégramme, 26 mai 2018)

Force est de constater que nos craintes se sont révélées fondées.  

"L'estival festival", bricolé avant tout dans une logique d'animation de quartier, plus qu'à travers des événements forts et grand public à dominante artistique ou culturelle, avec ses ateliers de plein air peu fréquentés par les morlaisiens et les touristes, ses séances de cinéma devant pas un chat, ses animations sur inscription préalable au Tiers Lieu de la rue de Paris, a été un loupé retentissant, de l'avis de beaucoup de personnes renseignées, commerçants, morlaisiens. 

La somme investie pourtant pour ces animations était la même que pour "Le Bel été", plus si l'on compte l'investissement rapide pour la mise aux normes du Tiers Lieu, avec un ratio des plus mauvais entre les sommes investies et le public présent, de l'ordre de 4 ou 5 fois inférieur à ce qui se passait pendant "Le Bel été". 

Les touristes étaient présents en nombre à Morlaix cet été, français ou étrangers, mais on peut regretter qu'ils n'aient assez vu l'image d'une ville dynamique culturellement, artistiquement, très animée en été. On souffre de la comparaison avec bien d'autres villes bretonnes de la même strate, ou plus petites, alors que la culture, la fête et le théâtre de rue était ce qui fait la force et l'identification de Morlaix. 

Si on prend pour point de comparaison le temps du festival des arts dans la rue, c'est la dégringolade complète en terme de qualité de l'offre artistique et culturelle de l'été, d'image et d'attractivité de Morlaix. 

cf. Bonjour! Bonsoir! Longue et belle vie au Fourneau - entretien de la rédaction de "Rouge Finistère" avec Claude Morizur et Michèle Bosseur

Plusieurs communes aux alentours font aussi bien, voire mieux, avec moins de moyens. 

Ce qui nous interpelle est aussi la manière dont Madame le Maire, Agnès Le Brun, décide souvent seule des choix de programmation culturelle, d'animation, de communication, caporalisant le service culture et son adjoint à la culture, qui n'ont plus de véritable autonomie en la matière. 

Ce n'est pas comme ainsi qu'une mairie doit fonctionner à notre sens. Le maire ne peut pas décider de tout, tout seul, de manière autoritaire et capricieuse. 

Le feuilleton de l'été, ça a aussi été la volonté du Maire, Mme Le Brun de rester inflexible, pour faire payer au risque de mettre des personnes investis depuis des décennies dans la plus grande difficulté, et en revenant sur ses promesses, tout en mentant sur la nature de celles-ci, la location de la salle de Langolvas et de la mise en place des gradins aux Bab Singers, sans vouloir envisager une solution de conciliation.

Bab Singers: C'était leur dernière séance... et on les traite comme des Misérables! - Question Orale de l'opposition de gauche, Conseil Municipal de Morlaix, 5 juillet 2018Pas rancuniers vis-à-vis de la ville, quoique très en colère vis-à-vis de la maire de Morlaix, les bénévoles des Bab Singers ont aidé les commerçants à organiser leur braderie, qui a dû être réduite à un jour du fait des annonces du maire 15 jours avant l'événement. 

Communiqué de la section PCF de Morlaix (1er août 2018): braderie de Morlaix, les commerçants prennent une nouvelle fois l'eau du fait de la municipalité d'Agnès Le Brun

C'est sans doute un été qui va laisser des traces dans la relation des morlaisiens et des commerçants à leur majorité municipale et à leur maire. 

Heureusement qu'il y avait le Baluche Disco Club à la Manu organisé par Wart et le collectif SEW qui a animé les nuits morlaisiennes et rencontré un franc succès, sur le plan du public présent (plusieurs soirées à guichets fermé) et du ressenti de la qualité de la musique et de l'ambiance. Pourtant, il y a eu de francs retards à l'allumage pour la délivrance de la licence pour servir de l'alcool qui ont nécessité des changements importants dans le calendrier des venues de DJ et des soirées.   

Ismaël Dupont, le 2 septembre 

    

***

In Memoriam Arts de la Rue (1987-2017)

Question orale de l'opposition de gauche à Morlaix (15 mai 2018) 

 

Les Arts de la Rue à Morlaix auront donc vécu 30 ans.

Leur disparition, programmée depuis 2008 par la municipalité puis avec la complicité en 2011 du Président de Morlaix Communauté, avait jusqu’alors bénéficié d’un sursis, malgré le désengagement inévitable du Fourneau, Centre National des Arts de la Rue.

Quand on veut la disparition d’une structure ou d’un évènement, le moyen le plus efficace reste la suppression des financements nécessaires.

Le Fourneau, en tant que Centre national, ramenait 300 000 euros pour une saison du FAR par l’obtention de subventions nationale, régionale et départementale.

La ville pour 4 dates du Bel été octroie 50 000 euros au service culturel pour assurer tous les frais : contrat des compagnies, locations techniques, intermittents techniques, repas, hébergements, droits d’auteurs…..

Et malgré tout, la qualité des spectacles est au rendez-vous et le public a toujours répondu présent.

Compte tenu de ce succès inattendu et méritoire face aux conditions faites, la municipalité montre son vrai visage et pour arriver à ses fins n’a pas d’autre solution que de décider brutalement la fin des spectacles de rue. Cette suppression, annoncée dans la presse sans discussion préalable en Conseil Municipal, est motivée par des arguments improbables : la météo, l’essoufflement du concept, un manque de convivialité et de lien social…

 

Madame la Maire, vous déclariez dans la presse en octobre 2008 que vous vouliez « couper les vivres » au FAR et en 2011 « qu’il y aura toujours un été animé à Morlaix ».

Vous avez tenu votre première promesse, pour ce qui est de la seconde quand pourra-t-on lire dans la presse la liste des animations que vous nous réservez ?

 

Le Télégramme, 26 mai 2018 : 

La Fédébreizh, fédération des arts de la rue en Bretagne, « s’indigne » de la décision de la mairie de Morlaix de ne plus programmer d’arts de la rue à l’occasion du Bel été, mettant ainsi fin à une tradition de plus de trente ans dans la ville.

« Le coup de grâce est donné ! Ce sont les artistes qui sont touchés directement. Ce sont des emplois en moins et un manque à gagner pour des structures déjà fragilisées par les mesures de restrictions budgétaires. Les arts de la rue sont très impactés par les nouveaux coûts liés à la sécurité. Notre fédération participe d’ailleurs au dialogue entre les représentants de l’État et les acteurs culturels, afin de réfléchir et trouver des solutions pertinentes pour optimiser les conditions de sécurité lors des festivals. Nous, acteurs du secteur Arts de la Rue, déplorons la décision de la municipalité de Morlaix, qui prive les Morlaisiens, et les dizaines de milliers de curieux d’une série de rendez-vous généreux, inventifs et riches en échanges 

« Le coup de grâce est donné ! Ce sont les artistes qui sont touchés directement. Ce sont des emplois en moins et un manque à gagner pour des structures déjà fragilisées par les mesures de restrictions budgétaires. Les arts de la rue sont très impactés par les nouveaux coûts liés à la sécurité. Notre fédération participe d’ailleurs au dialogue entre les représentants de l’État et les acteurs culturels, afin de réfléchir et trouver des solutions pertinentes pour optimiser les conditions de sécurité lors des festivals. Nous, acteurs du secteur Arts de la Rue, déplorons la décision de la municipalité de Morlaix, qui prive les Morlaisiens, et les dizaines de milliers de curieux d’une série de rendez-vous généreux, inventifs et riches en échanges ».    

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:40
Tarifs des transports à Morlaix: droit de réponse d'Ismaël Dupont par rapport à des reproches de Didier Allain

Didier Allain, membre de FI, sur la page Facebook "échanges politiques à Morlaix", après avoir dénoncé les députés figurants et "les pollueurs-tueurs" de la FNSEA, me reproche de ne pas avoir voté contre la nouvelle tarification des transports en commun.

Je rappelle que j'ai été très constant depuis 2014 dans l'enceinte de Morlaix Communauté, tous ceux qui assistent au conseil et les élus peuvent en témoigner:

- Pour défendre un réseau de transport en commun plus consistant et développé au niveau de l'agglo, avec plusieurs nouvelles lignes et des trajets fréquents pour desservir notamment le sud et l'est de Morlaix-Communauté. J'ai continué en Commission et en Séance plénière de conseil communauté à défendre avec conviction et constance le projet Transport du Front de Gauche, s'insérant lui-même dans une vision de l'aménagement du territoire, du service public, et de l'écologie concrète. 

- Une augmentation du budget transport pour favoriser ces objectifs. 

- L'expérimentation de la gratuité pour le pôle urbain, voire pour les scolaires, avec au moins un débat sérieux sur le sujet. 

- Une politique volontariste de promotion de l'usage du bus et des cars pour le pouvoir d'achat des familles, la réduction de l'usage de la voiture individuelle, la mobilité de tous, et la lutte contre le réchauffement climatique. 

- A voter contre la reconduction de la DSP Transports et pour un passage en régie publique. 

Communiqué d'Ismaël Dupont, élu du Front de Gauche à Morlaix-Communauté: ne pas se laisser confisquer la possibilité du choix d'une gestion publique des transports: Une question élémentaire de démocratie!

- A plaider pour la relance de la ligne TER Morlaix-Roscoff et la gratuité des parkings pour les usagers du TER en gare de Morlaix, contre la délégation de service public sur la gare.  

Avec Sarah Noll, j'ai été le seul élu le 14 novembre 2016 à ne pas voter pour la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun. Je ne l'ai pas voté car j'étais contre et je l'ai dit (c'était absurde) l'augmentation du ticket de bus et des abonnements de 20% pour les usagers ne bénéficiant pas de tarifs réduits sur critère sociaux. Je n'ai pas voté contre car pour les personnes et les familles les moins favorisés, cette nouvelle tarification était un progrès: il était plus facile d'obtenir des tarifs réduits, avec moins de démarches administratives, les critères tenant mieux compte de la situation des gens à l'instant t, et ces tarifs réduits bénéficiaient à plus de monde avec la nouvelle tarification, le volume global des aides à la mobilité sur critères sociaux augmentant. 

Pour mémoire, je cite le compte rendu que j'ai fait à ce moment de mon intervention.

Ces nouveaux tarifs ont mis plus d'un an à être mis en place concrètement et ont soulevé des oppositions et incompréhensions légitimes quand ils ont été mis en oeuvre. En 2018, au dernier conseil communautaire, je n'ai pas voté le nouveau budget transport pour la raison de mon opposition à l'augmentation des prix du ticket et des abonnements des bus en tarif ordinaire et du manque d'ambition globale en matière de développement des transports en commun.

J'ai été le seul d'ailleurs à informer des nouvelles dispositions possibles en matière tarifaire sur les transports en commun avant même que cela présenté en Conseil Communautaire. 

Je trouve donc que les reproches de Didier Allain manquent singulièrement de fondements. Il semble que c'est bien davantage l'animosité personnelle et l'hostilité vis-à-vis du PCF et de ses élus qui les motivent. 

Je rappelle aussi que j'ai été le seul élu de gauche à Morlaix-Communauté à soit voter contre le budget annuel, soit m'abstenir, en raison de choix politiques et budgétaires qui me semblaient discutables et du refus de remettre en cause les orientations de la politique de l'Etat en matière d'austérité et ses conséquences pour le service public, les associations, la population.  

Je me sens toujours pleinement engagé et lié par le mandat des électeurs qui ont voté pour nous en 2014 sur la base d'un projet politique qui correspond à mes convictions profondes et je continue à me battre, souvent dans l'adversité, pour faire entendre ces idées au niveau de Morlaix et de Morlaix-Communauté.  

Ismaël Dupont

***   

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

Transports scolaires . Une hausse des tarifs qui passe mal (Le Télégramme, 23 juin 2018) - Ismaël Dupont à Morlaix Communauté n'a pas voté cette augmentation ni le nouveau schéma transports et a cherché à informer la population dessus

Morlaix-Communauté, 29 mai 2017: prolongation de 7 ans du contrat de DSP Transport avec Kéolis: seul Ismaël Dupont, élu communautaire PCF-Front de Gauche, vote contre (photos du Conseil Communautaire, Pierre-Yvon Boisnard)

 

Le 14 novembre 2016, je me suis abstenu sur la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun, comme Sarah Noll: 

Je me suis abstenu, seul avec Sarah Noll, sur la nouvelle gamme tarifaire pour Morlaix Communauté, trouvant que l'augmentation du ticket de bus, des carnets, et des abonnements. Était un bien mauvais moyen de développer l'usage des bus dans le pôle urbain. Voici en gros l'argumentation que j'ai développé :

«  Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

Des progrès indéniables :  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient en bénéficier. La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.   En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

Toutefois, 'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

Mais la principale mesure et celle qui me semble la plus contestable dans cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. Mais la recette tarifaire ne représente que 15 à 20 % du budget transport. Qu'est-ce qui est le plus important ? Faire des économies de bout de chandelle ou doper l'usage du transport en commun. Rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, l'expérimentation de la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, par exemple le samedi, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget qu'il y a un vrai enjeu de mobilité, de fidélisation des usagers et de dynamisation du centre-ville de Morlaix. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. Augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport.Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux. Cette nouvelle tarification me paraît donc témoigner d'un manque d'ambition sur le développement du transport en commun, comme le schéma de transport qui a été proposé au dernier Conseil de Communauté ».

Jean-Luc Fichet m'a donc interrompu dans ce propos, ce qu'il ne fait avec personne d'autre je crois, sous prétexte que j'étais trop long et que cela avait déjà été dit. Pouvoir discrétionnaire du président… En tout cas, je ne me suis pas laissé faire et j'ai conclu mon propos en lui disant que s'il voulait faire la conclusion à ma place, alors cela allait être en effet un peu trop long…

Voir aussi: intervention d'Ismaël Dupont du 13 février 2017 en Conseil de Communauté: 

"Dernier sujet de préoccupation : une autre piste d'évolution budgétaire relative à l'optimisation de la charge financière de la communauté pour les transports. Pour Ismaël Dupont, cela laisse très mal augurer d'une prise en compte de la demande citoyenne de densification de l'offre de transports en commun sur les secteurs sud et sud-est de la communauté, où vit une partie importante de la population. Actuellement, il y a un décalage entre l'offre de transports en commun sur le pôle urbain et le territoire sud et sudest de la communauté. Ismaël Dupont s'interroge également sur la volonté politique d'un passage éventuel en société publique ou en régie publique pour les transports en commun à l'expiration des contrats de DSP avec Kéolis et d'affermage qui arrive cette année. Le débat de fond sur la régie publique des transports n'a pas encore eu lieu, ni en conseil communautaire ni en commission. En tout cas ce n'a pas été un débat instruit à partir d'un examen sérieux des différentes possibilités. Ismaël Dupont craint que la décision n'ait déjà été prise et que ce soient des réalités budgétaires liées à des politiques menées au niveau national qui conduisent la collectivité à manquer le coche d'un retour au service public du transport en commun, ce que Ismaël Dupont regretterait évidemment".

 

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:29
Gwenaël Le Paih, secrétaire régional du SNES Bretagne, et Jean-Marc Cléry, porte parole de la FSU Bretagne

Gwenaël Le Paih, secrétaire régional du SNES Bretagne, et Jean-Marc Cléry, porte parole de la FSU Bretagne

"En dix ans, la Bretagne a gagné 15 500 élèves dans le second degré sans avoir de les moyens qui vont avec... La légère baisse du nombre d'élèves cette année ne changera rien. Sans création de postes, les classes vont continuer à être en sureffectifs", déclare le SNES. 

Sur Parcoursup, Gwenaël Le Paih, secrétaire régional du SNES-FSU, estime que 2 300 bacheliers sur 33 000 candidats au bac en Bretagne n'ont reçu absolument aucune proposition. Tous ces bacheliers n'ont pas saisi la Commission de recours, ce qui explique que les chiffres du rectorat (102 sans solution) soient bien plus bas, en dehors bien sûr de la volonté de dissimuler les sacrifiés de Parcoursup. D'après le SNES, 7000 jeunes bretons auraient tout simplement abandonné Parcoursup, soit pour s'inscrire dans le privé, soit pour arrêter complètement les études. "Ce système a créé du découragement chez les jeunes en les faisant attendre sur des listes d'attente pendant des semaines. Beaucoup ont fini par renoncer à l'enseignement supérieur".   

Avec les réformes de l'enseignement successives, et des politiques publiques nationales et locales qui ne favorisent pas l'enseignement public, laïque, gratuit, républicain et porteur de mixité sociale, "le privé a le sourire" nous dit le Télégramme du 31 août dans son dossier, avec 43% des élèves scolarisés dans le privé dans la région. 

Le scandale Parcoursup et les inégalités d'accès des jeunes à l'enseignement supérieur - débat à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité le samedi 15 septembre à 15h

 

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:04
Stationnement payant sur le parking nord de la gare de Morlaix: un non-sens pour développer l'usage du train

Depuis 4 ans, j'interviens régulièrement en commission Transports de Morlaix-Communauté et je suis intervenu une ou deux fois sur ce sujet en Conseil Communautaire pour critiquer le projet de rendre les parkings aménagés au nord de la Gare de Morlaix dans le cadre du nouveau pôle gare payants. 

Il semblerait que la DSP sur le stationnement payant au nord de la gare ait été attribué à l'opérateur Effia Stationnement, une filiale de la SNCF. Les parkings, encore gratuits aujourd'hui depuis la mise en service du nouveau parking du nord de la gare, risquent de devenir bientôt payants.  

Cela ne va pas faciliter la vie quotidienne de ceux qui font un usage régulier du train. Cela ne pas encourager justement à préférer le train à la voiture. Cela risque d'amener ceux qui partent pour plusieurs jours, une semaine ou plus, à laisser leur voiture dans des rues périphériques où elles vont gêner le stationnement des habitants du quartier. Le parking de l'ancienne école Léon Blum en contrebas de la gare n'est pas sécurisé et n'est pas pérenne.  

Je regrette que la réflexion sur le stationnement en gare de Morlaix et autour de la gare ne s'engage pas avec les premiers intéressés, les usagers et les habitants du quartier, en mettant en avant des principes centraux; 

- Favoriser un stationnement d'entrée de ville avec une liaison piétonne avec le centre ville  

- Développer l'usage du train et faciliter le stationnement de ses usagers

- Permettre aux usagers du train de cohabiter harmonieusement avec les habitants du quartier. 

Il n'y avait aucune nécessité à prélever une nouvelle taxe déguisée sur les usagers du train à travers le stationnement payant en gare de Morlaix, aucune nécessité non plus à passer par une DSP sur le stationnement. 

Ismaël Dupont, le 2 septembre 2018     

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 05:11

Le point de vue de Patrick Le Hyaric

 

La démission de Nicolas Hulot est un événement considérable qui élargit le débat public sur plusieurs enjeux politiques essentiels. Elle constitue une alerte retentissante au cœur d’un gouvernement qui se croit les mains libres pour appliquer une politique ultralibérale, sourd aux revendications populaires et ignorant avec morgue les alertes des chercheurs et collectifs citoyens sur la dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de l’environnement.

D’abord, réfutons une mauvaise thèse. Cette démission ne traduit en aucune manière une défaite de la politique. Elle souligne au contraire la nécessité de la réinventer face aux puissances industrielles et financières pour construire un nouveau rapport de forces populaire – c’est donc bien plus de politique, plus d’engagement citoyen et une nouvelle dynamique pour les partis politiques, les syndicats et les associations qui s’avèrent nécessaires pour contrer l’offensive des milieux d’affaires qui s’activent dans l’ombre du pouvoir d’État. Elle interroge par ailleurs, à partir de l’expérience ministérielle, comme l’ont souvent fait d’anciens ministres communistes et quelques autres sur la question du pouvoir, les moyens de transformer les structures de la société et de l’État au service de l’intérêt général humain. Elle montre avec éclat qu’on ne peut servir à la fois l’argent roi, le bien-être humain et l’urgente mutation environnementale.

Les enjeux doivent être relevés dans toute leur profondeur. Les choix industriels et agricoles sous pression néolibérale et actionnariale se révèlent chaque jour incompatibles avec la sauvegarde de la planète comme avec les conditions de vie et de travail du plus grand nombre. Mesurons la force des mots de M. Hulot quand il explique qu’il est impensable de tracer une perspective écologique sans desserrer l’étau de l’austérité, sans la relier au développement des services publics, au progrès démocratique, sans appropriation sociale et citoyenne des grands enjeux économiques et industriels, sans une nouvelle répartition des richesses. Ce réquisitoire peut constituer un nouveau déclic de réflexion pour des millions de nos concitoyens qui déjà rejettent ce système. C’est d’ailleurs cela qui explique la tentative de faire de la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire une affaire banale, dont, au mieux, seuls les lobbies seraient les responsables, alors qu’elle constitue un coup de pistolet dans le cœur du capitalisme.

Le pouvoir macroniste, qui a fait sa priorité de l’accroissement du taux de profit au bénéfice d’une infime minorité, refuse de penser l’urgence écologique comme il refuse de s’attaquer aux inégalités qui structurent nos sociétés, tout en bridant l’expression citoyenne en changeant la Constitution. Ce sont les faces d’une même pièce. Les puissances économiques qui soutiennent le pouvoir actuel repoussent toute forme de transition écologique, refusent d’extraire de la sphère marchande les biens communs que sont l’eau, la terre, jusqu’à l’air que nous respirons, de développer des transports publics non polluants, notamment ferroviaires, ou d’engager la révolution agricole. Elles refusent que s’en mêlent davantage de citoyens, consommateurs, usagers des services publics et des transports qui nourrissent des vues opposées à la course à l’abîme financier, dévastatrice pour le climat, l’environnement et l’ensemble de la société.

Que des groupes d’intérêt ou acteurs économiques gravitent autour du pouvoir n’est pas en soi une nouveauté. La nouveauté réside dans la fusion parfaite des desseins du gouvernement, du président de la République et des forces patronales et financières. Le discours cajolant d’Édouard Philippe à l’université d’été du Medef et la valise de mesures violemment antisociales annoncées ces derniers jours le montrent plus que de besoin. Le mythe du « en même temps » s’effondre ainsi sur l’une des questions les plus cruciales de notre temps. Cette quasi-fusion les conduit ensemble à pousser aux traités actuels de libre-échange avec leur nouveau dispositif juridique visant à outrepasser les lois nationales, à tenir fermée la camisole du traité de Maastricht – et son orthodoxie budgétaire au service des marchés financiers –, à contourner les normes sociales et environnementales. Des questions déterminantes ont ainsi été posées par l’ancien ministre. Cette démission, loin de désarmer le combat écologique ou de rendre fatale l’inaction, doit donc être l’occasion de faire monter d’un cran la cohérence des combats sociaux, démocratiques et environnementaux dans la perspective d’un nouveau projet de civilisation. Elle implique un mouvement populaire déterminé, conscient des enjeux et mobilisé sur le long terme, en capacité de porter un changement de paradigme social, écologique et démocratique. Cela ne rend dans la période que plus indispensable d’inviter largement à la réussite d’une grande Fête de l’Humanité riche de débats et porteuses d’actions pour l’émancipation humaine

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 05:07

 

Monument du rock français mort en décembre, Johnny Hallyday a été une figure régulière du classement annuel des chanteurs les mieux payés, mais aussi de ceux qui ont eu tôt fait d’avoir des démêlés avec le fisc.

Couplet : « Ça m’a mis la puce à l’oreille. L’anneau que j’y avais pendu, brillait un peu trop au soleil. Tout ce qui brille est défendu… » Refrain : « Signes extérieurs de richesse. » Cette chanson de Johnny Hallyday, musique générique du film éponyme sorti en 1983, pourrait être un résumé de la pensée « hallydayenne » face à l’argent et aux tracas que le fisc lui a infligés tout au long de sa vie. En soixante ans de carrière, il a cumulé plus de 100 millions de disques vendus, conclu de juteux contrats publicitaires « Ooooptic 2000 ! » et investi, avec plus ou moins de bonheur, dans diverses affaires. Mais voilà, le chanteur aura toujours été contrarié par ses démêlés avec les services fiscaux.

Sans parler d’optimisation de ses revenus, l’idole des jeunes a toujours essayé de filocher avec les impôts. Dès 1975, alors qu’il vit ses 32 ans à plein tube, il connaît ses premiers démêlés avec les services financiers de l’État, qui lui réclament des millions en arriérés d’impôts. Ni une ni deux, il quitte la France pour les États-Unis : « Je pars avec Sylvie et David. » En 1977, il est encore condamné pour fraude. Le verdict est fortissimo en sursis avec dix mois de prison, mais plutôt adagio, question amende, 20 000 francs.

Mais c’est en 2004 et avec le divorce avec sa maison de disques Universal que la lumière de la poursuite éclaire un peu plus son côté dépensier et, aussi, la façon dont il compte échapper aux feux de la rampe. Johnny couvert d’hypothèques, la major s’est portée garante auprès du fisc et ce au prix de quelques concessions : modifications de son contrat, et notamment cession de ses droits à l’image.

DES TENTATIVES D’ÉVASION FISCALE VIA UNE SOCIÉTÉ DOMICILIÉE AU LUXEMBOURG

Lorsqu’il déclare en 2006 : « J’en ai marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu’on nous impose comme impôts », c’est le début de la fuite en avant. Il demande dans un premier temps la nationalité belge, pays de son père, et invoque « des raisons sentimentales ». Mais beaucoup le soupçonnent de demander sa naturalisation afin de pouvoir résider à Monaco, sans payer d’impôt. Un privilège interdit aux citoyens français. Il renonce pourtant à la Belgique pour devenir résident suisse. L’économie est de taille. Il ne paiera que 300 000 euros au fisc au lieu des 5 millions réclamés en France.

Pourtant, en 2010, l’affaire se corse. Des perquisitions dans ses bureaux, chez son fondé de pouvoir et au cabinet de son ancien conseiller fiscal à Marseille vont mettre au jour des tentatives d’évasion fiscale via une société domiciliée au Luxembourg. En Suisse, le temps se gâte. Une enquête révèle que Johnny ne respecte pas la règle obligeant un résident fiscal à habiter au moins la moitié de l’année dans le pays. Le rockeur réplique qu’il est devenu… résident fiscal californien. Le taux d’imposition y est, il est vrai, de 13,3 % pour les revenus supérieurs à 1,7 million d’euros, y compris ceux perçus en France.

Justement en France, la justice fiscale suit son cours. Celle-ci pense que le chanteur a mis en place un montage illégal et lui notifie un redressement de 9 millions d’euros. Celui-ci faisait en effet partir des dividendes vers une holding luxembourgeoise baptisée Nerthus Invest, qui appartenait elle-même à Gedar SA, une holding immatriculée dans un autre paradis fiscal, le Liberia, et contrôlée par le chanteur. Ce montage permet que ces dividendes échappent à l’impôt en France, au Luxembourg, et très sûrement au Liberia. Aujourd’hui disparu, le rockeur laisse en héritage une somme estimée à 100 millions d’euros, mais aussi les 9 millions d’euros de redressement que ses héritiers, quels qu’ils soient, devront payer.

Éric Serres

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 12:45

23 salariés de Hop! - travaillant dans le secteur administratif- ont appris aujourd'hui qu'elles perdraient leurs emplois sur Morlaix courant 2019. La décision a été annoncée lors du Comité d'entreprise du jeudi 30 août à Rungis: total de 75 emplois supprimés, voir Morlaix 23 suppressions brutes sur 110 postes administratifs, soit 25%, les emplois administratifs pouvant être désormais concentrés à Nantes.   

Hop! et Régional dépendent maintenant du groupe Air France qui a triplé récemment la rémunération de son PDG en accordant des émoluments pharaoniques au canadien Ben Smith.

Ce groupe n'a manifestement aucune considération pour ses employés, puisque ces salariés travaillant au service paie, comptabilité, planning, exploitation, qui ont souvent des dizaines d'années d'ancienneté et un vrai dévouement à leur entreprise, qui ont déjà dû subir avec une surcharge de travail plusieurs réorganisations visant la rentabilité et la réduction des effectifs, ont appris par téléphone, sans qu'aucun cadre ne consente à se déplacer pour "expliquer" la décision aux salariés et l'assumer devant eux: leur licenciement futur, avec peu de possibilités pour se reclasser en interne, en tout cas pas à Morlaix.

C'est violent! C'est intolérable! 

On satisfait les exigences de rentabilité de l'actionnaire sans aucun égard pour les vies et la récompense des services rendus par les travailleurs. 

Pour le site Hop! sur l'aéroport de Ploujean à Morlaix, et pour Morlaix et sa région, déjà sinistrés sur le plan économique, c'est un sacré coup dur, avec une fragilisation du site depuis plusieurs années qui devient de plus en plus aiguë. Cela alors que d'importants investissements publics ont été consentis pour Brit Air puis pour Hop! avec des emplois qui auraient dû être pérennes. 

En 2016 déjà, 60 emplois avaient été supprimés à Morlaix, lors de la fusion des trois compagnies régionales d'Air France - Brit Air, Regional et Airlinair- pour créer Hop! 

La députée LREM Sandrine Le Feur n'a pas daigné accorder de rendez-vous aux syndicalistes de Hop! dans un passé récent, et ce alors que la demande courait sur plusieurs mois.

Les communistes expriment toute leur solidarité aux salariés concernés et seront prêts, avec la population de Morlaix, à se battre pour que ces emplois soient sauvegardés et conservés à Morlaix, dans une ville qui ne peut plus se payer le luxe de voir filer ces activités essentielles pour le tissu social et économique local.  

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, le 31 août 2018 

 

   

23 postes sont menacés chez Hop ! à Morlaix (illustration). | PHOTO OUEST-FRANCE

23 postes sont menacés chez Hop ! à Morlaix (illustration). | PHOTO OUEST-FRANCE

Ouest-France
Morlaix. 23 postes menacés chez Hop !

Publié le 31 août 2018

Selon les syndicats, 23 postes administratifs pourraient être supprimés sur le site de Hop ! Morlaix. Il faudra attendre le prochain comité d’entreprise du 12 septembre pour en savoir plus.

« C’est un coup de massue », déclare Valérie Scattolin, déléguée syndicale Unsa chez Hop ! À Morlaix (Finistère). Suite au comité d’entreprise qui a eu lieu à Rungis, jeudi 30 août 2018, la nouvelle est tombée : 23 postes seraient menacés de disparaître sur le site morlaisien de Hop !. « Il s’agit de postes administratifs, notamment la comptabilité, la paie ou le planning », précise Marie-Odile Kerdraon, déléguée syndicale à la CFDT.

Inquiétudes à Morlaix

« La société est déficitaire. On savait déjà que des économies allaient être faites avec une baisse de 15 % du personnel sur les fonctions administratives », remarque Valérie Scattolin. Cependant, l’annonce de l’objectif de suppression de 23 postes à Morlaix n’était pas attendue. « Depuis 3 mois, lors des précédents CE, Morlaix n’avait pas été citée », ajoute Marie-Odile Kerdraon.

L’objectif total vise ainsi 110 postes administratifs, « Morlaix représente 25 % de ces postes ! », s’exclame Valérie Scattolin, « même si rien n’est encore définitif ». Les départs, s’ils ont lieu, s’effectueraient à partir de janvier et ce jusqu’en décembre 2019.

« Par téléphone »

« C’est une annonce brutale, on n’était pas préparé », continue Valérie Scattolin. « En plus, le personnel a appris la nouvelle de la part des responsables de service par téléphone ! », s’indigne Marie-Odile Kerdraon.

« Avec cette annonce, c’est un choc pour le personnel, les risques psychosociaux sont forts. Il faut déjà penser à l’après. On sait très bien que dans le bassin morlaisien, 23 emplois administratifs, ça ne se trouve pas comme ça », déclare la déléguée Unsa.

Le siège déplacé à Nantes

Si Morlaix se voit visé par un objectif de suppression de 23 postes, Nantes risque d’en perdre 26, « mais 28 seront créés derrière localement ». L’objectif de l’entreprise Hop ! est en effet de transférer son siège, basé à Rungis, près de l’aéroport d’Orly, à Nantes. « La direction fait le choix de localiser les emplois sur Nantes alors qu’en garder sur Morlaix, c’est garder un équilibre, déplore la déléguée CFDT. On nous retire le pain de la bouche et on le donne à quelqu’un d’autre ».

« Aucune communication pour le moment »

« Ce transfert se fait dans un objectif général de rapprochement », déclare le service communication de la compagnie aérienne, qui souligne « qu’aucune communication ne sera faite pour le moment. » Il faudra attendre le prochain comité d’entreprise du 12 septembre, « qui portera sur la rationalisation interne et la diversification des supports », soit sur tout ce qui est ainsi lié au projet de transfert du site de Rungis à Nantes prévu pour 2019.

Fusion en 2016

Depuis avril 2016, Hop ! est le fruit d’une fusion des filiales Airlinair, Brit Air et Régional. Cette fusion s’était accompagnée d’un plan de départs volontaires (PDV) chez Brit Air (65 personnes).

En 2016, au moment de la fusion, des engagements avaient été pris pour ne pas atteindre le site de Morlaix. Mais en avril dernier, les syndicats alertaient déjà sur la possibilité de voir partir à Nantes le service paie.

« On va essayer de négocier les modalités de départ de ce plan social », déclarent les déléguées syndicales. « Mais des mobilisations sociales ne sont pas à exclure », conclue Marie-Odile Kerdraon.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-23-postes-menaces-chez-hop-5944277

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