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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 16:27
Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Beaucoup de tristesse à l’annonce du décès de Margot Caudan, celle qui, vaillante centenaire, tenait toujours le stand de Port- Louis à la fête de l’huma Bretagne. Nul doute que lors de notre prochaine fête, dans quelques jours, les camarades auront tous une pensée émue pour notre Margot, engagée de la première heure contre le fascisme et toute forme de tyrannie.
En 1935, elle s’était engagée auprès des jeunesses communistes, après avoir côtoyé les élèves juifs, échappés des pogroms, les allemands ayant fui le nazisme ou les italiens exilés du régime de Mussolini. Elle disait que son « entrée en résistance était le chemin normal ». Ce chemin l’a tout de même conduite plusieurs fois en prison, d’abord en 1940 pour son appartenance à l’UJFF ( union des jeunes filles de France), puis en 43 pour son activité d’agent de liaison, l’édition et la diffusion de tracts dans une imprimerie clandestine dont elle s’occupait avec son mari, Louis. Les interrogatoires laissent place à l’emprisonnement pendant plus d’un an. Libérée en août 44, elle contribue à la libération de Paris en assurant les liaisons entre les barricades.
Tout au long de sa vie, elle a continué à militer au sein du PCF mais également auprès des jeunes générations « pour l’avenir et parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé »…
En janvier 21, elle a reçu la légion d’honneur.
Aujourd’hui, le PCF est en deuil.
Pensées chaleureuses à sa famille, ses amis, aux camarades de la section de Port-Louis, de la fédé 56.
Nous perdons tous une grande dame.
Margot, tout mon respect.
Delphine Alexandre, présidente du groupe communiste au Conseil Régional de Bretagne, vice-présidente à la région Bretagne, élue communiste à Lorient
 
Lire aussi:
Triste nouvelle Décès de Margot Caudan, militante communiste morbihanaise de 102 ans,  résistante
Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours
Par Sophie Prévost - Le Télégramme

Elle aura 100 ans ce mercredi 12 février 2020. Communiste de la première heure, résistante de toujours, Marguerite Caudan, dite Margot, n’oublie jamais de témoigner. À Plouhinec (Morbihan), la jeunesse est son amie !

Jean, baskets et beau sourire : c’est d’un pas léger que Margot Caudan ouvre la porte de sa longère pleine de livres, à Plouhinec (Morbihan). Ce 12 février 2020, elle a 100 ans et 85 ans d’adhésion au Parti communiste. Un record dont n’est pas peu fier le Lanestérien Philippe Jumeau. « Marguerite (tout le monde l’appelle Margot) a six mois de plus que l’ancien maire d’Hennebont Eugène Crépeau. Nous avons la chance inédite d’avoir deux centenaires dans nos rangs, l’année des 100 ans du PC ! ».

Margot a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois !

« Si Eugène a été le militant politique, Margot Caudan est notre militante du quotidien. Une femme d’une modestie incroyable, qui beurrait encore les sandwichs à la dernière fête de l’Huma à Port-Louis. Elle qui a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois ! », témoigne le secrétaire de la fédération PC du Morbihan.

Témoigner, inlassablement

Ses faits de résistance à l’Allemagne nazie et au gouvernement de Vichy, de 1939 à 1944, Margot Caudan en parle beaucoup depuis quelques mois. « On est de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner, alors j’y vais. Je suis un peu dure de la feuille, mais quand les jeunes viennent me trouver, je ne peux rien leur refuser ! ».

Devant des lycéens rennais le 21 novembre 2019, avec des collégiens alréens en décembre, ou encore en petit comité, chez elle, ce dimanche 9 février 2020, avec sept élèves du collège Jean-Lurçat de Lanester venus l’interroger dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation : la Plouhinécoise est sur tous les fronts.

Missions dangereuses et clandestinité

Ce week-end encore, elle a raconté sa jeunesse dans le XIe arrondissement de Paris, aux côtés de réfugiés juifs d’Europe centrale, son « engagement naturel » aux Jeunesses communistes, la création de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), sa rencontre avec son mari, Louis.

Huit jours après leur mariage, en avril 1940, Marguerite Caudan est arrêtée pour son appartenance à l’UJFF, avant d’être libérée, dans la pagaille de l’exode, un mois plus tard. « Je ne suis pas entrée en résistance, car j’y étais déjà ! », plaisante aujourd’hui la presque centenaire. Chargée avec Louis d’une imprimerie clandestine, elle connaîtra les missions dangereuses (transport de faux papiers ou de matériaux pour explosifs) et encore la prison de juin 1943 à août 1944. Une trentaine de ses codétenues finiront en Déportation. D’autres seront fusillées. Un voile passe sur le regard pétillant de la vieille dame : « On n’attache pas d’importance aux petites choses, après ça ».

Engagez-vous !

« Margot est notre meilleure ambassadrice et une bonne amie. Elle aime les gens. Avec elle, toutes les portes s’ouvrent ! », assure à son tour la présidente de l’Association nationale des anciens combattants du pays d’Auray, Maryline Le Sauce. Car Bretonne, Marguerite Caudan l’est devenue il y a dix ans seulement. Si elle a quitté la région parisienne à 90 ans, c’est pour rebondir après le décès, en 2004, de son cher époux Louis. « Il était natif d’Hennebont, on a toujours aimé le coin. Je suis aussi revenue par admiration pour cette communauté de la danse bretonne, glisse-t-elle. La varappe, le ski, le tai-chi, j’ai dû arrêter. Mais la danse bretonne, ça ne me fatigue pas ! ».

Après la guerre, Margot Caudan a fait carrière comme responsable du comité d’entreprise de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle s’y est occupée des enfants des autres. « Moi, je n’ai pas réussi à en avoir… », élude-t-elle dans un soupir. Sa vie de militante l’a amenée « à combattre l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie ». Dans le communisme, « tout ne m’a pas toujours plu », avoue-t-elle. « Mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux ! ». A l’heure de ses 100 ans, Margot Caudan s’entretient des gilets jaunes, de la réforme des retraites comme de la montée des extrémismes. Elle cite Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Et aux jeunes, elle dit et redit, comme Stéphane Hessel avant elle : " Engagez-vous ! "

Margot Caudan, 101 ans, adhérente du PCF, a reçu la Légion d’honneur

Dans le Morbihan, il se trouve que deux adhérents du PCF ont eu 100 ans en 2020, comme notre parti : Eugène Crépeau, ancien maire d’Hennebont, et Marguerite (dite Margot) Caudan, qui dès l’âge de 15 ans fut une combattante antifasciste. Celle qui fut une résistante de la première heure a reçu le samedi 30 janvier la médaille de la Légion d’honneur à Plouhinec (56) des mains du sous-préfet de Lorient.

Au cours de cette cérémonie, elle a pris soin de dire : « Je ne suis pas pour les décorations individuelles. J’ai longtemps hésité à accepter de recevoir la Légion d’honneur. Je la reçois aujourd’hui pour tous mes amis résistants qui n’ont pas eu la chance d’assister à la Libération, à la capitulation de l’Allemagne nazie. Quand on agit selon sa conscience, ce n’est pas pour des décorations. »

Née dans le 20e arrondissement de Paris en 1920, elle côtoya alors des familles de réfugiés qui la rendirent sensible à l’injustice qui frappait ses amis de l’époque. Elle adhère en 1935 aux JC puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF). En 1936, elle consacre l’essentiel de ses activités pour l’aide à l’Espagne républicaine. Le décret prononçant la dissolution du PCF fera qu’elle sera arrêtée en avril 1940, alors qu’elle n’était mariée que depuis 8 jours. L’immense pagaille qui règne à Bordeaux, où elle avait été transférée, lui permet d’être libérée sans trop savoir pourquoi !

En cette période plus que troublée, il fallait à Margot et ses camarades une bonne dose d’optimisme et d’inconscience pour tenter d’agir contre l’occupant nazi et son auxiliaire « l’Etat Français » de Pétain, au vu de la disproportion des forces en présence. Si des actes de sabotage isolés eurent lieu, Margot et son mari choisirent une arme qui a fait ses preuves en nombre de périodes historiques : l’écrit. Sollicités par Henriette Schmidt (de la direction clandestine du PCF), il leur fut confiée une petite imprimerie, une ronéo afin de sortir des tracts. Le premier tirage fut l’appel à la manifestation place de l’Etoile le 11 novembre 1940 ; puis viendront des tirages de l’Humanité, de l’Avant-Garde.

Fernand Grenier trouva refuge chez Marguerite, mais suite à l’arrestation de plusieurs dirigeants, la plongée dans la clandestinité totale fût impérative. Margot assure alors des liaisons entre les mouvements politiques de résistance, transporte documents, faux papiers, matériel pour explosifs, messages oraux… Arrêtée une seconde fois en 1944, elle fût libérée en août de la même année et rejoignit alors les FFI pour la libération de Paris.

Cette « entrée en résistance » de Margot comme de très nombreuses et méconnues femmes contribua à la défaite de l’Allemagne hitlérienne. Pour autant, à aucun moment de sa vie Margot ne se considéra et encore aujourd’hui comme une « ancienne combattante ». Tout au long de sa vie professionnelle, de sa retraite, elle a continué le combat. S’indigner et résister toujours, résume pleinement le combat de Margot, que chaque année nous avons le bonheur de croiser au stand de la section de Port-Louis lors de la fête de l’Humanité Bretagne ! Elle a, à de très nombreuses reprises, témoigné auprès des jeunes générations de ses engagements dans la Résistance en intervenant dans les collèges et lycées du Morbihan.

Samedi elle a conclu son propos en rappelant qu’il fallait plus que jamais « dire non à l’inacceptable, et que l’on aura besoin de se réunir parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé. »

Margot est une camarade exemplaire de modestie, d’humilité, le tout allié à de profondes convictions, qui continue de participer à la vie de sa section. Sa fidélité au PCF est très forte car elle aime à dire souvent : « Je n’ai pas toujours été d’accord avec le PCF mais je n’ai pas trouvé mieux ! »

Le contexte sanitaire n’a pas permis aux camarades du Morbihan d’organiser un temps convivial pour montrer à Margot notre affection sincère et fraternelle (l’édition 2020 de la Fête de l’Humanité Bretagne ayant été annulée). Nous ne pouvons que souhaiter le faire pour ses 101 ans !

Philippe Jumeau

secrétaire départemental du PCF Morbihan

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:43
Festisol 2021 en pays de Morlaix - le mardi 23 novembre et le vendredi 26 novembre: deux soirées Palestine à ne pas manquer (invitation AFPS)
FESTISOL 2021 EN PAYS DE MORLAIX

 

Un programme élaboré par les associations locales coordonnées par le collectif La Maison du Monde et le Resam. Comme tous les ans, c'est un programme riche et varié sur les thèmes de la solidarité en France et dans le monde qui nous est proposé. 
 
 
LA PALESTINE AU COEUR - DEUX INVITATIONS DE l'AFPS

 

Comme chaque année, l'AFPS du Pays de Morlaix est partie prenante de ce Festival des solidarités et choisit de présenter la situation en Palestine occupée à un large public. 

 

Cette année ce sont deux rendez-vous qui vous sont proposés. Deux invitations à venir nous rejoindre pour voir un film, écouter des témoignages et échanger sur la situation à GAZA. Depuis mai, dernier la situation des Palestinien-nes de Gaza s'est encore aggravée. Une population de deux millions d'habitants, enfermée sur 360 km2, victime d'agressions militaires permanentes, du harcèlement des snipers israéliens contre les paysans, jusqu'à celui de la marine d'occupation contre les pêcheurs, en passant par les dizaines de drones qui tournent au-dessus des gens et tirent n'importe quand... En mai dernier la dernière attaque israélienne a fait plus de dégâts en 11 jours que la précédente de 2014 en 51 jours.

 

Partant de cette situation, nous proposons deux entrées très différentes pour parler de Gaza.

 

Première entrée, celle du cinéma-documentaire avec le film du réalisateur italien 
Emanuele Gerosa : ONE MORE JUMP

 

Un saut de plus dans les ruines de Gaza, fait par des jeunes qui pour oublier leur quotidien pratiquent le parkour. Un sport acrobatique partagé par des milliers de jeunes dans les rues du monde entier. Les jeunes de Gaza rêvent de paix et aussi de parcourir un jour les rues des grandes villes européennes que leur copain Abdallah a réussi à atteindre pour devenir un champion reconnu de sa discipline... 

 

Un film bouleversant que vous pourrez voir 
LE MARDI 23 NOVEMBRE à 20h 30 à La Salamandre.  

 Une séance qui sera suivie d'un échange avec EMANUELE GEROSA qui nous fait le plaisir de venir lui-même nous parler de son film et de sa rencontre avec ces jeunes de Gaza...

 
 
*******************************************************
 
Deuxième entrée, celle du témoignage et de l'échange avec deux médecins français.
 
Dominique LE NEN est chirurgien et est intervenu à plusieurs reprises à Gaza avec MSF, Jeanne DINOMAIS est pédopsychiatre, elle accompagne un programme d'aide psychologique aux enfants de Beith Lahiya au nord de Gaza. Tous deux viendront témoigner de l'urgence à développer la solidarité avec cette population particulièrement ciblée par le régime d'apartheid israélien.

 

Cette conférence-débat aura lieu LE VENDREDI 26 NOVEMBRE à partir de 18H à la Salle des fêtes de PLEYBER-CHRIST

 

A noter que nous poursuivrons la soirée avec un repas solidaire (10€ boisson non comprise) pour lequel nous vous demandons impérativement de réserver pour des raisons compréhensibles d'organisation en appelant le 06 11 62 32 75 
ou par mail à afpspaysdemorlaix@yahoo.fr

 

Ces deux soirées se feront dans le respect des normes sanitaires en vigueur 

 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, pour témoigner par votre présence (et votre parole) de l'intérêt et de la nécessité à renforcer la solidarité avec le peuple Palestinien plus que jamais nécessaire. Et pour commencer, n'hésitez-pas à en parler autour de vous, à copier-coller ces invitations et à les partager avec votre entourage.

 

Pour l'Afps du Pays de Morlaix

François Rippe
Festisol 2021 en pays de Morlaix - le mardi 23 novembre et le vendredi 26 novembre: deux soirées Palestine à ne pas manquer (invitation AFPS)
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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:13
Invitation à venir débattre du Revenu Universel à Morlaix le 19 novembre à 18h30  salle Cornic à la mairie de Morlaix (organisé par la Ligue de Droits de l'Homme dans le cadre du Festival des Solidarités 2021)
Invitation à venir débattre du Revenu Universel à Morlaix le 19 novembre à 18h30

salle Cornic à la mairie de Morlaix

(organisé par la Ligue de Droits de l'Homme dans le cadre du Festival des Solidarités 2021).
 

INVITATION DE LA LDH - CONFERENCE DE GUY VALETTE

« Enseignant, au cours de ma vie professionnelle, depuis peu, je jette des bouteilles à la mer. Je consacre un peu de mon temps à écrire sur la nécessaire métamorphose de notre société vers un monde plus juste, décent et apaisé. »

Guy VALETTE

Le Thème national du Festisol 2021 est « la lutte contre les inégalités sociales et la pauvreté ».

Le constat est implacable : en France les inégalités s’accroissent et la pauvreté s’étend .

La Ligue des Droits de l’Homme vous propose de réfléchir et de débattre ensemble autour d’une solution « révolutionnaire » :

LE REVENU UNIVERSEL INCONDITIONNEL !

Guy VALETTE, auteur du dernier ouvrage de référence et co-fondateur du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) viendra le présenter et développera son argumentaire rigoureux et chiffré :

Le vendredi 19 novembre à 18h30. Mairie de Morlaix, salle Cornic.

 
 
Le Festisol 2021 approche ! Cliquez sur ce lien https://www.resam.net/.../programme_festival_des... pour découvrir le beau programme que le Collectif La Maison du monde vous propose pour cette édition 2021 ��
Vous pourrez également retrouver tous les événements sur cette page La Maison du Monde - Pays de Morlaix et sur www.resam.net/agenda
A très vite ! ��
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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:00
Energie - pourquoi ces augmentations de prix? Intervention de Bernard Jasserand, élu PCF à Quimper, à l'AG des communistes finistériens de Kernével
Énergie. AG des communistes du Finistère. Le 13 novembre 2021.
 
Intervention de Bernard Jasserand

La hausse des factures d’énergie s’invite dans la campagne électorale, l’humanité de mercredi dernier a fort justement rappelé les chiffres de la précarité énergétique en France ;

  • 12% des Français ont dépensé plus de 8% de leurs revenus en 2019 pour payer la facture énergétique. (imaginons ce pourcentage aujourd’hui ?).

  • 14% des français déclarent avoir souffert du froid durant l’hiver 2019.

  • 300 000 ménages ont subi une coupure de gaz ou d’ électricité à la suite d’un impayé.

  • 4 ménages sur 10 ont un logement mal isolé.

  • 76000 ménages ont bénéficié du fonds de solidarité logement pour l’aide au paiement des factures d’énergie en 2018 pour lequel les 43 fournisseurs privés ne versent aucune contribution.

Les prétendues vertus du marché ont abouti à l’explosion du prix du gaz et de l’électricité en 20 ans.

Il ne suffit pas aujourd’hui de se contenter de dire; malheureusement nous avions raison, mais bien d’avancer des mesures immédiates pour faire baisser les factures d’énergie en réduisant les taxes actuellement de 34% pour l’électricité, de 27% pour le gaz et de 60% pour le carburant.

C’est ce que nous exigeons ;

  • La réduction de la TVA à 5,5%

  • L’interdiction des coupures d’électricité et de gaz pour les ménages en précarité énergétique.

  • L’augmentation du chèque énergie jusqu’à 700€/an en obligeant toutes les entreprises à le financer.

Aucun bilan n’a été tiré des 20 dernières années de déréglementation du secteur et la prochaine étape prévue par les tenants de la « concurrence libre et non faussée », pourrait conduire en 2023, à la fin des tarifs régulés électricité pour les entreprises et à la fin du tarif régulé Gaz pour les particuliers ce qui débouchera sur une nouvelle envolée des factures entraînant plus de précarité énergétique et des difficultés économiques pour les entreprises consommatrices.

Les députés communistes ont porté une proposition de résolution qui vise à faire reconnaître une « exception énergétique » au sein de l’union européenne pour sortir le secteur de l’énergie du marché. La France appelée à présider l’union européenne en janvier prochain aura la possibilité de la faire aboutir, nous aurons une grande bataille à mener.

Baisse des tarifs, indépendance énergétique du pays, maintien d’une importante filière industrielle, relocalisation industrielle et sauvegarde de la planète…passe par la reconstruction d’un grand service public de l’énergie, structurer dans une entreprise intégrée de la production du transport et de la distribution.

Tract du PCF sur la hausse des tarifs de l'énergie

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 08:36
On respire mieux à la campagne des jours heureux - par Yvon Huet

ON RESPIRE MIEUX 

A LA CAMPAGNE DES JOURS HEUREUX

 

La campagne présidentielle n'a aucun sens si elle n'est pas accompagnée de luttes tant pour les conditions de vie et de travail que pour la réactivation des activités industrielles de la France. 

 

Et qui dit industrie ne veut pas dire cheminées qui vous crachent à la figure les excréments de la terre, bien au contraire, mais plutôt l'intégration de l'écologie dans la façon de fabriquer et utiliser les produits qu'on doit réapprendre à fabriquer et inventer. 

 

C'est le nécessaire retour de l'intelligence créative contre le répétitif bêtifiant auquel les salariés sont de plus en plus contraints aujourd'hui. Les reculs imposés par les cheminots et la population ainsi que le retour de certaines activités de manufacture donnent le ton de ce qu'il faudrait faire pour sortir des discours sans réalité. 

L'exemple des coopérateurs de Scop-Ti (les Thés et infusions 1336) qui allient bien être au travail et efficacité pour la santé et l'écologie est, quelque part, un exemple à méditer pour toutes celles et ceux qui veulent le changement dans le pays, sachant qu'il faudra mettre au pas les banquiers qui, aujourd'hui, font tout pour faire chuter cette expérience.

 

Le sens de la candidature Fabien Roussel, c'est bien celle de l'accompagnement d'un changement fondamental d'orientation dont la France a besoin pour pouvoir s'exiger à elle-même le bien-être pour le monde du travail. Les frémissements actuels nous donnent raison. 

Mais il faut aller beaucoup plus loin, parce que c'est bien d'une révolution qu'il s'agit, dans le système certes, mais aussi dans les consciences, parce que s'il n'y a pas conscience, on recommencera les mêmes erreurs que celles d'autrefois en se satisfaisant d'une victoire qui sera très vite remise en cause. Nous avons le recul pour le comprendre. Il faut en profiter.

Yvon Huet

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 07:01

 

La COP26 qui a lieu à Glasgow est centrale pour le respect des accords de Paris et pour tenir l’objectif de neutralité carbone au niveau mondial pour la seconde moitié du siècle. Avant la COP, les engagements étaient nettement insuffisants. Une baisse des émissions de 7 % au lieu des 30 à 50 % d’ici à 2030 est pourtant nécessaire pour contenir le réchauffement de 1,5 à 2 degrés pour continuer à vivre dans des conditions tolérables.

 

 

Durant cette COP, plusieurs engagements émanant d’une centaine de pays, comme les objectifs de neutralité carbone venant d’Inde et de Chine, nous permettent d’espérer atteindre jusqu’à 30 % de baisse d’émissions. Cela reste nettement insuffisant pour l’objectif 1,5 degré, mais c’est une avancée. Preuve que grâce à la pression des peuples, les COP peuvent servir et poussent les États à honorer leurs engagements. Les manifestations un peu partout dans le monde, comme la mobilisation de l’opinion publique, jouent aussi un rôle central pour construire le rapport de force au niveau mondial.

Bien sûr ce ne sont que des engagements, et il faudra veiller à ce qu’ils soient tenus année après année durant la décennie jusqu’en 2030. Par exemple, les 100 milliards par an d’aide promis par les pays riches en 2009 pour aider les pays pauvres à lutter contre le dérèglement climatique tardent à se concrétiser. C’est une bataille immédiate qu’il faut mener, et porter progressivement à près de 1 000 milliards à partir de 2030. C’est possible en réorientant des financements consacrés au militaire par exemple (près de 2 000 milliards de dollars par an dans le monde), en particulier en mettant fin aux armes atomiques. Ce sujet est pourtant encore tabou dans les discussions des COP. La lutte contre l’évasion fiscale comme moyen de financer les enjeux climatiques n’y est pas non plus abordée. Il faudrait aussi redéfinir le rôle des grandes banques centrales, comme la BCE, qui doivent utiliser la création monétaire pour des investissements bas carbone.

Pour contribuer à cette pression populaire et faire monter ces batailles politiques, le PCF a envoyé une délégation pour participer à la belle manifestation sur le climat de Glasgow, mais aussi pour rencontrer des forces politiques, associatives et syndicales progressistes internationales. Ainsi, la délégation a porté le point de vue du PCF en intervenant lors des débats organisés par le PGE sur le financement des mesures climatiques ou du rôle de la démocratie sur les politiques énergétiques, s’est enrichie du bouillonnement d’idées lors des ateliers du sommet mondial pour le climat qui débattent d’alternatives au capitalisme vert.

La bataille, mondiale, est aussi européenne. En effet, nous ne pourrons relever le défi climatique qu’en sortant du dogme de la concurrence libre et non faussée. Que ce soit le marché carbone qui donne un droit de polluer aux multinationales ou le marché de l’énergie, les politiques européennes sont inefficaces écologiquement et dramatiques socialement. Ce n’est qu’en rompant avec les traités européens et en nous engageant dans une Europe de la coopération entre des pays et des peuples libres, souverains et associés que nous pourrons atteindre nos objectifs. « Ce n’est pas le climat qu’il faut changer, mais le système » était d’ailleurs le mot d’ordre de notre délégation à cette COP26.

Ainsi, nos échanges avec les syndicalistes de la Fédération Internationales des transports (ITF) ont souligné la convergence de luttes et de propositions pour un développement de l’usage du train et donc un investissement massif dans des transports publics et écologiques (transports urbains, fret ou transport passager). C’est une proposition forte pour réduire nos émissions de CO2 et garantir l’accès aux transports comme un droit fondamental.

Enfin, la bataille pour le climat peut aussi se mener localement, nationalement. Pour accentuer la pression populaire et faire changer le système, il faut rendre majoritaires des propositions concrètes et gagner leur application. Des propositions pour une écologie sociale et populaire pour aller vers une empreinte carbone nulle le plus rapidement possible.

Ainsi, Fabien Roussel propose un pacte inédit pour le climat et l’emploi de 140 milliards d’€, en suivant les recommandations du GIEC. Il permettra, entre autres, de mettre en place la gratuité des transports en commun et de faire baisser le prix du billet SNCF, de rénover énergétiquement 500 000 logements par an, pour vivre plus confortablement en réduisant sa facture énergétique.

Voilà quelques exemples de propositions concrètes alliant bataille pour le pouvoir d’achat, pour l’écologie et favorable à l’emploi que nous voulons faire progresser jusqu’à les rendre incontournables. En poursuivant les mobilisations autour de la COP 26 par le vote Fabien Roussel et par le développement de luttes autour de ces propositions.

La délégation PCF

 

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 06:45

 

Ian Brossat, adjoint à la ville de Paris chargé du logement, de l’hébergement d’urgence et de la protection des réfugiés et directeur de campagne de Fabien Roussel pour l’election présidentielle, trace la feuille de route des communistes pour cette campagne et en présente les axes forts.

Propos recueillis par Ségolène Mathieu

 

Le 6 juillet dernier, le PCF lançait sa « caravane des jours heureux » pour aller à la rencontre des vacanciers et faire connaître Fabien Roussel. Quels enseignements en avez-vous tiré ?

À travers la candidature de Fabien Roussel, nous avons fait le choix de nous présenter de nouveau devant les Françaises et les Français, après quinze années d’absence à l’élection présidentielle. Quoi que l’on pense de cette élection, elle demeure le rendez-vous majeur de notre Ve République, celui qui structure le temps démocratique et idéologique. Nous avons pris la décision de nous représenter avec la volonté de rester fidèles à ce que nous n’avons jamais cessé d’être : ouverts, généreux, populaires.
Si je rappelle cela en préambule, c’est parce que c’est cette volonté-là qui nous a conduits naturellement à l’idée d’une caravane d’été comme première forme d’action militante, plus légère, si j’ose dire, plus festive, plus libre dans la discussion.

« L’élection présidentielle, ce n’est pas une transat en solitaire mais une course en équipage. Nous avons désormais déployé les voiles, à nous toutes et tous de jouer désormais ! »

Et le bilan de ces deux mois d’échanges est allé bien au-delà de nos espérances. À cet égard, je voudrais remercier chaleureusement Olivier Marchais, grand artisan de cette caravane, ainsi que l’ensemble des militantes et militants qui ont donné de leur temps cet été.

Nous avons parcouru six mille kilomètres et traversé vingt-quatre départements.
La caravane nous a permis d’échanger avec cinq mille six cents vacanciers et travailleurs saisonniers, parmi lesquels de très nombreux non-communistes, un peu plus de quatre mille trois cents au total. Cela a été l’occasion de renforcer le parti, ce qui est un point d’appui pour l’avenir : nous avons ainsi réalisé quarante et une adhésions au Parti communiste, et dix aux Jeunesses communistes.

Surtout, ces rencontres se sont déroulées dans une totale liberté de dialogue : à partir de ces heures de discussions avec les Françaises et les Français, nous voyons très nettement des attentes se dégager. Par exemple, le prélèvement à la source des multinationales, le droit aux vacances, le pouvoir d’achat et les salaires. Il ressort que les gens ont des priorités très ancrées dans leur vie quotidienne ; ce qu’ils attendent de nous, ce sont des mesures très concrètes et applicables à court et moyen terme. ça n’a de sens pour eux que si nous sommes concrets. Ce sera le fil de rouge de notre campagne.

 

La caravane a marqué le lancement de la campagne de Fabien Roussel et des communistes. Quels vont être les autres temps forts dans les mois qui viennent ?

Nous venons de clôturer une magnifique fête de l’Humanité qui a permis, à la suite de la caravane d’été, de poursuivre ce dialogue avec les femmes et les hommes de gauche, si attachés à cette grande fête populaire. Nous allons continuer dans ce sens, celui du dialogue direct, sans filtre, avec les Françaises et les Français.

« À travers la candidature de Fabien Roussel, nous avons fait le choix de nous présenter de nouveau devant les Françaises et les Français, après quinze années d’absence à l’élection présidentielle. »

Cet automne, nous allons initier une série de déplacements, sept grandes soirées thématiques. Nous irons non pas dans les métropoles mais dans des sous-préfectures, dans des villes ou villages plus modestes : la gauche n’y va plus beaucoup, nous voulons, nous, renouer ce contact et ce dialogue. Ces échanges vont nourrir notre programme, que nous dévoilerons cet hiver.

 

Quels sont les enjeux de la campagne et les axes forts que va devoir défendre Fabien Roussel ? Comment les communistes vont-ils s’organiser ?

Jamais les inégalités entre ceux qui détiennent le capital et l’immense majorité d’entre ceux qui n’ont que leur force du travail pour vivre n’ont été aussi criantes. En cinq ans à l’Élysée, Emmanuel Macron a permis aux cinq cents plus grandes fortunes de France de doubler leur patrimoine. Il est passé de 570 à 1 000 milliards d’euros. Quant aux patrons du CAC, leur salaire a augmenté de 30%.

Vous me direz, heureusement que c’est la crise, parce que si ce n’était pas le cas, qu’est-ce que ce serait ? Vos salaires ont-ils augmenté de 30% ? Avez-vous vu l’argent ruisseler par magie dans vos poches ? Ce qui ruisselle, pour la grande majorité des gens, c’est le prix des factures. Gaz, électricité, essence, assurance, alimentaire… Tout. Et je ne vous parle pas du logement. En résumé, plus que jamais, c’est nous tous qui trinquons pendant qu’eux, les plus riches, sirotent le champagne. Cela s’appelle le capitalisme. Chacun voit bien que tout cela nous entraîne dans le précipice et que rien de bon ne peut en sortir. Cela ne peut pas durer parce que le capitalisme épuise les hommes comme il épuise les ressources et la nature.

Dans le même temps, nous sommes, depuis 2017, dans un moment politique tout à fait particulier, notamment caractérisé par un épais brouillard idéologique, qui prend parfois des formes assez inquiétantes. Redevenir aux yeux des Françaises et des Français un repère politique clair et fiable, dans ce brouillard ambiant, telle est notre ambition.

« Nous irons non pas dans les métropoles mais dans des sous-préfectures, dans des villes ou villages plus modestes : la gauche n’y va plus beaucoup, nous voulons, nous, renouer ce contact et ce dialogue. »

Nous avons décidé de mener cette campagne avec la volonté, le désir de s’extraire de ce brouillard politique pour aborder des sujets utiles aux gens – comme nous l’avons fait sur le vaccin et la santé, en affirmant ce que doit être l’horizon de la gauche, comme nous le faisons encore sur les salaires et le monde du travail, sur l’éducation, sur la sécurité aussi, et nous l’assumons, en somme sur tous les sujets qui appellent des réponses politiques de gauche. Ensuite, nous voulons – et c’est notre second objectif – être de nouveau audibles et parler aux gens de gauche mais aussi et surtout à ceux qui se sont détournés de la politique, aux abstentionnistes qui auparavant votaient et s’en sont lassés. C’est vers eux qu’il faut nous tourner ces prochaines semaines.

Permettez-moi d’ouvrir une parenthèse sur ce dégoût de la politique. Les médias en parlent comme si cela était subitement tombé du ciel. C’est en fait le résultat d’un long processus politique qui s’est ouvert en 2005. Ce qui a dégoûté les gens, c’est le référendum européen de 2005, quand les Français se sont rendu compte qu’on se moquait de ce qu’ils avaient exprimé ; c’est aussi le fait d’avoir été trois millions dans la rue en 2010 comme en 2015, contre la réforme des retraites et la loi travail, et que les gouvernements ont ignoré ce mécontentement et sont chaque fois passés au bulldozer ; ce qui a dégoûté les gens, c’est de voir les APL amputés tandis que les cadeaux fiscaux, avec la suppression de l’ISF en particulier, se multipliaient. À tous ceux-là, nous voulons nous adresser de nouveau et leur dire que, nous, communistes, absents du débat politique présidentiel ces quinze dernières années, nous sommes et serons toujours des gens de parole, sur qui ils peuvent compter. Leur dire que nous aurons le courage de mener des réformes populaires. Ce que nous proposons, c’est un pacte pour bâtir ensemble la France des jours heureux.

 

Face aux nombreuses candidatures que répondre à ceux qui désespèrent de l’unité de la gauche ?

D’abord, attendons de voir combien la gauche aura véritablement de candidats. Pour notre part, nous en aurons effectivement un et ce, pour deux raisons. La gauche est faible non pas parce qu’elle serait divisée, mais parce qu’elle ne parle plus concrètement aux Français. La gauche, toute mouillée, c’est 25% aujourd’hui. C’est cela qui nous inquiète. Les communistes dirigent sept cents communes, compte un groupe à l’Assemblée nationale, un autre au Sénat : je me permets de le rappeler parce que cette légitimité du terrain, tout le monde ne l’a pas ; nous, nous l’avons.
Et c’est parce que nous avons cette implantation, parce que nous avons cette connaissance de la réalité quotidienne, y compris de celle des petites villes, que nous avons des choses à dire aux Françaises et aux Français. Nous voulons défendre des convictions et porter une vision pour la France, un projet de société pour les cinq-dix prochaines années.

« Le capitalisme épuise les hommes comme il épuise les ressources et la nature. »

Je pense, par exemple, à la répartition des richesses entre les individus mais aussi entre les territoires, ce qui est souvent oublié à gauche ; à la question de l’énergie, dont l’enjeu va être majeur ces prochaines années à la fois en matière de pouvoir d’achat pour les familles et les PME mais aussi quant à l’indépendance stratégique ; au défi démographique qu’il va nous falloir affronter avec, d’un côté, la jeunesse qui sort abîmée par cette crise de la covid et, de l’autre, les plus de 65 ans, que ce soit à travers les retraites ou le sujet de la dépendance des aînés qui commence à inquiéter les familles. Nous avons des propositions à faire aux Françaises et aux Français et nous le ferons.

Outre la présidentielle, les législatives se profilent, quelle sera la stratégie du PCF ?

Le PCF a la volonté de rassembler très largement pour ces élections en instaurant un pacte législatif avec l’ensemble des forces politiques de gauche, avec le souci de la dimension locale, qui importe et qu’il convient de respecter. Le Parti communiste est moteur et sert de passerelle entre les différents courants politiques pour réussir ces élections législatives.

 

 

La rentrée sociale sera chargée, particulièrement avec les « réformes » des retraites et de l’assurance-chômage. Comment le PCF et son candidat vont-ils s’impliquer dans ces batailles ?

Nous allons nous impliquer sur ces deux sujets de casse sociale sans précédents, comme nous l’avons toujours fait, c’est-à-dire en ayant un pied dans la rue et un pied dans les institutions. S’agissant des retraites, nous sommes convaincus que ce sera l’un des grands enjeux de cette élection. Notre projet est l’exact inverse de celui présenté par Emmanuel Macron. Nous sommes pour le droit de partir à la retraite à 60 ans, avec une bonne pension. Nous défendons une réforme financée par une cotisation sur les revenus financiers mais aussi par la création d’un million d’emplois utiles à la société et par l’égalité salariale.

 

Cette rentrée est également marquée par la quatrième vague de covid-19 sur fond de défiance vis-à-vis de la vaccination et de récupération des manifestations antipasse sanitaire par l’extrême droite. Quelles sont les armes du PCF face à cela ?

La vaccination et le passe sanitaire sont deux choses tout à fait différentes, sur lesquelles le parti a pris des positions très claires. Pour en finir avec la pandémie, nous exigeons la levée des brevets et les transferts de technologie afin de permettre à tous les peuples du monde d’accéder à la vaccination la plus large, la plus rapide. Fabien Roussel fait valoir la nécessité de libérer les vaccins du monde de la finance, l’exigence de soutenir la recherche publique.

« Ce que nous proposons, c’est un pacte pour bâtir ensemble la France des jours heureux. »

Nous souhaitons agir pour la vaccination généralisée, et cette bataille est loin d’être gagnée. Près de trois millions de Françaises et de Français, parmi les plus fragiles, n’y ont pas encore accès ; dix millions de Français ne sont toujours pas vaccinés. Bien souvent, ce sont les mêmes qui ne vont jamais chez le médecin, ou sont éloignés des soins. Ils vivent dans la pauvreté. Cette pandémie met en évidence les dégâts provoqués par la casse de notre système de santé publique et les terribles inégalités qui se creusent entre les classes sociales, les départements, les milieux ruraux ou urbains.
Enfin, il faut former des dizaines de milliers de médecins, d’infirmiers, de soignants, ouvrir des hôpitaux et des lits, permettre à chacun d’avoir à proximité une maternité, un service d’urgence, à la campagne comme dans les grandes villes. Voilà une politique de progrès à mettre en œuvre dans tout le pays ; elle fait le choix du public pour tout ce qui concerne l’hôpital et la santé.

 

Que faut-il retenir de cette édition de l’université d’été qui avec la fête de l’Humanité marque la rentrée sociale des communistes ?

L’une et l’autre sont des rendez-vous précieux pour les communistes, parce qu’elles sont l’occasion de se retrouver – après plusieurs mois de confinement et d’isolement, c’est important – mais aussi et surtout parce qu’elles leur permettent de dialoguer, de penser ensemble, d’imaginer le monde de demain collectivement. C’est notre identité que de savoir travailler ensemble. L’élection présidentielle, ce n’est pas une transat en solitaire mais une course en équipage.

Nous avons désormais déployé les voiles, à nous toutes et tous d’avancer ensemble !

 

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 16:52

 

 

 

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 06:53

 

Les États-Unis maintiennent un blocus contre Cuba depuis plus de soixante ans. Depuis les années 1990, Washington a adopté une série de lois qui l’ont encore renforcé, pour tenter d’empêcher toutes possibilités d’achats de denrées alimentaires, et de soumettre son peuple en l’affamant. À elle seule, l’administration de Donald Trump a édicté 243 mesures, dont beaucoup pendant la pandémie de Covid-19, qui ont encore plus affecté l’économie cubaine. Ces mesures restent en place sous l’administration de Joe Biden.

L’objectif n’a pas changé : asphyxier l’économie cubaine et infliger des souffrances à sa population afin qu’elle se révolte contre le gouvernement révolutionnaire. Washington a ignoré avec arrogance la condamnation annuelle de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui exige la fin de cette pratique inhumaine. Parallèlement, depuis des décennies, le gouvernement étasunien a investi des millions de dollars dans la création de «dissidents», d’«opposants» de toutes sortes, inconnus à Cuba mais encensés par la presse internationale, dans le but de nuire à l’image de la révolution et de justifier ainsi l’application de ce blocus criminel.

Avec ce blocus, les États-Unis cherchent également à isoler Cuba, l’un de leurs principaux objectifs étant que l’Union européenne rompe ses relations avec Cuba. Sans le cacher, ils allouent des millions de dollars à la promotion de la subversion interne, en appelant à la désobéissance civile, à l’anarchie et au chaos, dans le seul but de renverser le système politique actuel et d’en installer un qui réponde à leurs seuls intérêts. Washington ne se soucie en rien des immenses réussites scientifiques de la révolution qui, entre autres, feront que dans quelques semaines, Cuba sera le premier pays au monde à avoir vacciné toute sa population contre le Covid-19, et avec ses propres vaccins. Malgré le fait que Washington se soit donné beaucoup de mal pour que Cuba ne puisse même pas se procurer de seringues pour les administrer.

Washington, outre le fait de compter sur la complicité de la grande presse corporatiste, s’appuie également sur des individus qui, depuis la Floride, montent des campagnes appelant à des manifestations violentes dans les rues afin de renverser le gouvernement. A l’intérieur du pays, des individus qui se sentent soutenus et protégés par Washington, et qui utilisent comme étendard la difficile situation économique due au blocus (situation exacerbée par le Covid, comme dans toutes les autres nations), appellent à des manifestations subversives. Ils le font sans tenir compte des lois en vigueur, qui interdisent toute attaque contre le système politique, comme dans tous les états du monde. Et encore plus lorsque c’est à l’instigation d’une puissance étrangère.

Nous, signataires, demandons une fois de plus au gouvernement des États-Unis de mettre fin au blocus inhumain contre Cuba et de cesser ses tentatives de déstabilisation d’une nation qui n’a jamais agi contre sa sécurité, et encore moins interféré dans ses affaires intérieures ni appelé le peuple étasunien à renverser l’ordre établi, malgré les multiples et graves problèmes sociaux internes de cette puissance mondiale.

Le 10 novembre 2021.

 

À l’initiative de :

Ignacio Ramonet, journaliste, Espagne ; Hernando Calvo Ospina, écrivain, France ; Atilio Borón, sociologue, Argentine et de Fernando Buen Abad, philosophe, Mexique.

Signataires :

Dilma Roussef, ex-présidente du Brésil. Rafaél Correa, ex-président de l’Equateur. José Manuel Zelaya, ex-président du Honduras. Ernesto Samper Pizano, ex-président de Colombie. Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, Argentine. Martín Almada, Prix Nobel Alternatif, Paraguay. Pablo González Casanova, Prix UNESCO, Mexique. Alfred de Zayas, expert indépendant ONU, États-Unis. Jean Ziegler, ex-rapporteur spécial, ONU, Suisse. César Luis Menotti, ancien entraîneur de la sélection de football d’Argentine. Monseigneur Jacques Gaillot, France. Leonardo Boff, théologien de la liberation, Brésil. Marcelo Barros, moine bénedictin, Brésil. Heinz Bierbaum, eurodéputé, président du Parti de la Gauche européenne, Allemagne. Maite Mola, eurodéputée, viceprésidente du Parti de la Gauche européenne, Espagne. Manu Pineda, eurodéputé, Espagne. Yeidckol Polevnsky, Chambre des Députés, Mexique Héctor Díaz-Polanco, député, Ville de Mexico, Mexique. Bert Anciaux, Sénateur, Belgique. Carlo Sommaruga, sénateur, Suisse. François-Michel Lambert, député, France. André Chassaigne, député, France. María de Lourdes Santiago, sénatrice, Porto Rico. Miguel Mejía, Ministre, République Dominicaine. Juan E. Romero, député Assemblée Nationale, Venezuela. Michele de Col, conseiller de la Ville de Venise, Italie. Dmitrij Palagi, conseiller de la Ville de Florence, Italie. Thanasis Petrakos, Conseiller Régional, Grèce. José Agualsaca Legislador, Equateur. Costas Isychos , ex ministro alterno de defensa , ex député, Grèce. Nandia Valavani, ex-vice-ministre des Finances, ex-députée, Grèce. Dimitris Stratoulis, ex-député, ex-ministre, Grèce. Olivio Dutra, ex-ministre, Brésil. Paulo Vanucchi, ex-ministre, Brésil. Juan Ramón Quintana, ex-ministre, Bolivie. Paolo Ferrero, ex-ministre, Italie. Ricardo Patiño, ex-ministre, Equateur. Gabriela Rivadeneira, ex-présidente de l’Assemblée Nationale, Equateur. Piedad Córdoba, ex-sénatrice, Colombie. Giovanni Russo Spena, ex-sénateur, Italie. Leonardo Caponi, ex-sénateur, Italie. Eleonora Forenza, ex-députée européenne, Italie. Galo Chiriboga, ex-procureur, Equateur. Rosa Rinaldi, ex-viceprésidente, Province de Rome, Italie. Blanca Flor Bonilla, ex-députée, El Salvador. Kenarik boujikian, ex-juge du TJ-SP, Brésil. Carlos Viteri, ex-député, Equateur. Juliana Isabel Marino, ex-ambassadrice, Argentine. Fidel Narváez, diplomate, Equateur. Juan Carlos Monedero, Parti Podemos, Espagne. Joao Pedro Stedile, Mouvement des Sans Terre, Brésil. Tania Díaz González, Député et vice-président de la communication du PSUV, Venezuela. Mauricio Acerbo, secrétaire national Refondation Communiste, Italie. Marco Consolo, relations internationales Refondation Communiste, Italie. Andrea Ferroni, coordinatrice nationale Jeunesse Communiste, Italie. Gauche Unie, Espagne. Parti Communiste d’Espagne. Parti Communiste des Peuples d’Espagne. Parti Communiste d’Espagne (m-l). Ruben Suarez Ciria, Frente Amplio, Uruguay. Lois López Leoira, Internationale Anti-impéraliste des peuples, Argentine. Ana Valentino, Mouvement Octobre, Argentine. Manuel Bertoldi, Front Patria Grande, Argentine. Franco Zunino, président ARCI, Savone, Italie. José Escoda, Front Socialiste, Puerto Rico. Oscar Bonilla, Action Politique, Equateur. Ricardo Ulcuango, dirigeant indigène, Equateur. Kanelis Giorgos, Vice-secrétaire Centre Kalamata , Grèce. Pratis Dimitris, Syndicat DOY Mesinias, Grèce. Fernando Cardozo, CTA Autónoma, Argentina. Mariano Ciafardini, Parti Solidario, Argentina. Chico Buarque, musicien, Brésil. Willie Toledo, acteur, Espagne. Norman Briski, acteur, Argentine. Chabela Rodríguez, chanteuse, Puerto Rico. Daniel Devita, musicien, Argentina. Chico Díaz, acteur, Brésil. Takis Vamvakidis, acteur, Grèce. Pierre Carles, cinéaste, France. Adorno Martín, cinéaste, Argentine. Tania Hermida, cinéaste, Equateur. Ricardo Kiko Cerone, directeur de théâtre, Argentine. Enrique Dacal, directeur de théâtre, Argentina. Jorge Falcone, documentaliste, Argentina. Manuel Santos Iñurrieta, dramaturge, Argentine. Paula Ferré, troubadour. Argentine. Facundo Jofre, troubadour, Argentine. Fabián Bertero, musicien, Argentine. Solimar Ortíz Jusino, Poète, Puerto Rico. William Pérez Vega, Poètes en Marche, Puerto Rico. Juan Camacho, poète, Puerto Rico. Francis Combes, poète, France. Raúl Zurita, poète, Chili. Jaime Svart , poète, Chili/Grèce. Mauricio Vidales, poète, Colombie. Pablo Guayasamin, gestionnaire culturel, Equateur. Cachito Vera, gestionnaire culturel, Ecuador. Techi Cusmanich, gestionnaire culturel, Paraguay. Javier Etayo, humoriste, Pays Basque. Pilar Bustos, artiste, Equateur. María Centeno, artiste, Venezuela. Martha Moreleon, artiste, Mexique/Grèce. Pavel Eguez, peintre, Ecuador. Ilonka Vargas, artiste, Ecuador. Loukia Konstantinou , Centre Culturel “Nuestra América, Grèce. Fernando Morais, écrivain, Brésil. Frei Betto, écrivain, Brésil. Luis Britto García, écrivain, Venezuela. Michel Collon, écrivain, Belgique. Panagiotis Maniatis, écrivain, Grèce. Argentine Chiriboga, écrivaine, Equateur. Vicente Battista, écrivain, Argentine. Τasos Kantaras, écrivain, Grèce. Galo Mora, écrivain, Equateur. José Regato, écrivain, Equateur. Jenny Londoño, écrivaine, Equateur. Patricia Villegas, Présidente de Telesur, Venezuela. Wafi Ibrahim, journaliste, Líbano. Manuel Cabieses, journaliste, Chili. Stella Calloni, journaliste, Argentine. Mario Silva, journaliste, Venezuela. Maxime Vivas, journaliste, France. Cathy Dos Santos, journaliste, France. Pascual Serrano, journaliste. Espagne. Orlando Pérez, journaliste, Equateur. Carlos Aznárez, journaliste, Argentine. Mery Kampouraki, journaliste, Grèce. Maria Kaliva, journaliste, Grèce. Ivano Iogna Prat, journaliste, Luxembourg. Daniele Biacchessi, journaliste, Italie. Juan Carlos Espinal, journaliste, Republique Dominicaine. Ascanio Bernardeschi, journaliste, Italie. Kintto Lucas, journaliste, Equateur. Elaine Tavares, journaliste, Brésil. José Manzaneda, Cuba Información, Espagne. Jorge Elbaum, journaliste, Argentine. Fabrizio Casari, journaliste, Italie. Telma Luzzani, journaliste, Argentine. Sandra Russo, journaliste, Argentine. Geraldina Colotti, journaliste, Italie. Omar Ospina, journaliste, Equateur. Sally Burch, journaliste, Equateur. Xavier Lasso, journaliste, Equateur. Mabel Elina Cury, journaliste, Argentine. Horacio Finoli, journaliste, Argentine. Patricia Latour, journaliste, France. Fernando Arellano Ortiz, journaliste, Colombie Vaquelis Gonatas, Red Solid@ria, Grèce. Beinusz Smukler, Asociación Americana de Juristas, EEUU. Carol Proner, Juriste, Brésil. Eduardo “Tuto” Villanueva, avocat, Puerto Rico. Wilma Reverón Collazo, avocate, Puerto Rico. Paul-Emile Dupret, juriste, Belgique. Carmen Diniz, juriste, Brésil. Yiannis Rachiotis, avocat, Grèce. Geovy Jaramillo, avocat, Equateur. Gianluca Schiavon, juriste, Italie Héctor Ortega, avocat, Espagne. Karla Díaz Martínez, avocate, Chili. Glenna Cabello, politologue, Venezuela. Gianni Vattimo, philosophe, Italie. Graciela Ramirez, activiste, Argentine. Milagros Rivera, dirigeant social, Puerto Rico Irene León, sociologue, Equateur. Paula Klachko, sociologue, Argentine. Arantxa Tirado, politologue, Espagne. Paul Estrade, professeur, France. Themis Tzimas , professeur, Grèce. Dimitris Katsonis, professeur, Grèce. Gonzalo Perera, matematicien, Uruguay. Rosella Franconi, biotechnologiste, Italie Pasquale Voza, professeur, Italie. Angelo Baracca, professeur, Italie. Francisco Sierra Caballero, professeur, Espagne. Ana Esther Ceceña, professeure, Mexique. Waldir Rampinelli, professeur, Brésil. Nildo Domingos, professeur, Brésil Emilio H. Taddei, professeur, Argentine. Ioannis Kouzis, professeur, Grèce. Juan Torres López, professeur, Espagne. Andrea Vento, enseignante, Italie. Fabrizio Chiodo, scientifique, Italie. Clóvis Cavalcanti, économiste environnemental, Brésil. Rosella Franconi, chercheuse, Italie. Gilberto López y Rivas, anthropologue, Mexique. Alicia Castellanos, anthropologue, Mexique. Tiziano Tussi, Comité scientifique CESPI, Italie. Giovanna Di Matteo, géographe, Italie. Luis E. Wainer, sociologue, Argentine. David Chávez, sociologue, Equateur. Juan Paz y Miño, historien, Equateur. Eirini Nedelkou, architecte, Grèce. Nelson Rolim de Moura, editor, Brésil. Mario Della Rocca, chercheur, Argentine. Erika Silva, sociologue, Equateur. Julio Peña y Lillo sociologue, Equateur. María Fernanda Barreto, chercheuse, Venezuela. Pedro Páez, économiste, Equateur. Miguel Ruiz, économiste, Equateur. Ricardo Sánchez, économiste, Equateur. Melania Mora, économiste, Equateur. Cristian Orosco, économiste, Equateur. Mario Ramos, sociologue, Equateur. Alessandro Fanetti, chercheur, Italie. Rafaél Quintero, sociologue, Equateur. Movimiento Estatal de Solidaridad con Cuba, Espagne. MediCuba, Espagne. Sodepaz, Espagne. Samuel Wanitsch, coordination Association Suisse-Cuba. Marco Papacci, président Association Italie-Cuba. Didier Philippe, président Association France-Cuba. Victor Fernandez, Président Cuba Coopération, France. Didier Lalande, président Association Cuba Linda, France. Charly Bouhana, président Association Cuba Si France. Roberto Casella, Cercle Granma Italie-Cuba. Anna Serena Bartolucci présidente AsiCuba, Italie.

 

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 06:52

 

« L’usager ne s’y retrouve ni en matière de qualité de service ni en matière de prix », pointe Julien Lambert. Le syndicaliste, qui appelle à un retour de la maîtrise publique et à une réforme fiscale, passe aussi au crible les modèles publiés par le RTE, les enjeux du nucléaire... ENTRETIEN

Le Réseau de transport d’électricité (RTE) vient de publier six scénarios (lire ci-dessous) de transition vers une neutralité carbone en 2050 qui ont des impacts différents sur le prix de l’électricité. Lequel a votre préférence ?

JULIEN LAMBERT, PORTE-PAROLE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES MINES ET DE L’ÉNERGIE FNME-CGT 

Sur les six scénarios, un est 100 % énergies renouvelables, mais ne dit rien de comment on pallie l’intermittence de ces énergies. Si on prend en compte le facteur prix, qu’il s’agisse de la production, du transport et de la production d’électricité, c’est le recours au nucléaire qui permet la meilleure maîtrise. De notre point de vue, cela conforte la nécessité que le gouvernement s’engage dans le renouvellement du parc nucléaire alors que la loi énergie-climat fixe des objectifs de fermeture de centrales. Il y a besoin d’unités de production pilotables. Le renouvellement du parc avec des réacteurs pressurisés européens (EPR) de type 2 permettra de faire face aux défis du réchauffement climatique.

 

Dans l’immédiat, il y a besoin de maintenir les installations actuelles. La fermeture de Fessenheim a réduit la marge de sécurité en termes de capacité de production pour répondre aux besoins des usagers. Outre une électrification accrue du mix énergétique, le RTE mise sur une réduction de la consommation énergétique globale de 1 600 à 960 térawattheures (un térawattheure équivaut à 1000 milliards de wattheures – NDLR). Cela nous paraît optimiste.

 

Cet objectif ne vous paraît donc pas atteignable ?

JULIEN LAMBERTAujourd’hui, la puissance de gaz consommée est équivalente à la puissance électrique qui dépasse les 500 térawattheures par an. Si on développe l’usage de l’hydrogène, il faudra bien produire de l’électricité pour en fabriquer. Il y a besoin de réfléchir à la complémentarité des énergies. Comment combine-t-on le recours à l’électricité au biogaz, à l’hydrogène ? Ces questions doivent être abordées.

 

L’EPR a connu d’importants dépassements de coûts et des retards. Préoccupée par ces problèmes, la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT s’était opposée à ce qu’EDF s’engage dans la construction d’EPR à Hinkley Point, au Royaume-Uni. Qu’est-ce qui explique que vous êtes aujourd’hui favorable à la construction de nouveaux EPR ?

JULIEN LAMBERT

Le coût de l’EPR a été clairement sous-estimé. Les difficultés rencontrées sur le chantier démontrent l’enjeu de maintenir les compétences de la filière nucléaire qui ont été mises à mal par le passé. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de reproduire le même EPR à l’identique, mais de construire un EPR de type 2 qui tienne compte du retour d’expérience de la construction du premier modèle. Le nouvel EPR doit être plus rationnel, mieux maîtrisé en termes de construction et ne pas être surdimensionné.

On évoque les 12 milliards d’euros du coût de l’EPR, mais, derrière, il y a la construction d’une véritable filière industrielle. L’éolien et le solaire ont absorbé 140 milliards d’euros d’aide sans en construire une seule. Enfin, quel est l’apport des uns et des autres au mix énergétique et à la consommation finale ? Le nucléaire, c’est 48 % des capacités de production et 70 % de la consommation finale. L’éolien et le solaire ne pèsent que 2 % de la consommation finale.

 

Le président de la République semble miser sur les petits réacteurs. Qu’en pensez-vous ?

JULIEN LAMBERTJe ne mettrai pas cela en opposition avec la relance de l’EPR. Cependant, je ne suis pas sûr que ce type de réacteur soit adapté à notre réseau électrique dont le maillage est très dense. Le recours à de petits réacteurs est sans doute plus adapté à des territoires où tout reste à faire en termes d’infrastructures. Partons de l’existant et faisons-le évoluer selon nos besoins. Enfin, on ne sait rien du coût de ces petits réacteurs et de leur intérêt économique.

 

Le prix de l’électricité bat des records. À plusieurs reprises, le mégawattheure a passé la barre des 200 euros sur le marché spot. En même temps, l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique garantit un tarif de rachat de 42 euros le mégawattheure aux fournisseurs d’électricité que l’on dit inférieur au coût de production. Quel est le juste prix de l’électricité ?

JULIEN LAMBERT

Vaste question. En payant sa facture d’électricité, l’usager s’acquitte de taxes, mais aussi des coûts de transport et de distribution. Disons que si nous étions toujours dans le cadre d’un monopole et d’une entreprise intégrée, le prix ­serait calculé sur la base des coûts de production, de transport et de distribution. Actuellement, chaque filière de production d’électricité est indépendante et son prix est fixé selon le prix des énergies primaires. Le prix de référence est celui de la dernière unité de production mise en service, qui est souvent le plus onéreux et qui détermine le prix du marché de gros. Il s’agit la plupart du temps du gaz dont le prix augmente en raison de la demande mondiale, mais aussi de la hausse du prix de la tonne de CO2.Il y a besoin de remettre à plat la fiscalité sur l’énergie. Nous demandons que la TVA soit abaissée à 5,5 %. Il est nécessaire aussi de reconsidérer la contribution au service public de l’électricité. En moyenne, le financement du solaire et de l’éolien coûte 60 euros. Alors que la facture moyenne est de 1 456 euros, nous estimons qu’une réforme de la fiscalité pourrait l’abaisser de 400 euros.

 

Le gouvernement dit souhaiter que le prix de l’électricité soit déconnecté du prix du gaz. Vous donne-t-il raison ?

Il nous donne en partie raison. Le gouvernement ne veut pas sortir du marché. Il veut le réformer en déconnectant le prix de l’électricité de celui du gaz et lui substituer sans doute une autre référence. Pour notre part, nous regrettons qu’il ne revienne pas sur la fin des tarifs réglementés de l’électricité pour les entreprises et la fin des tarifs réglementés du gaz.On voit les conséquences aujourd’hui de la libéralisation avec les usagers qui sont passés à des offres du marché et qui, demain, seront sur des tarifs dynamiques du marché. La fin des tarifs réglementés, c’est l’envolée des factures avec ses conséquences en matière de précarité énergétique ou de difficultés économiques pour les entreprises consommatrices. L’entreprise intégrée maîtrisait l’ensemble des coûts. Cela lui permettait de garantir des prix stables. On a créé un marché de toutes pièces. Aujourd’hui, l’usager, qu’il soit particulier ou entreprise, ne s’y retrouve ni en matière de qualité de service ni en matière de prix. L’électricité ne doit pas être considérée comme une marchandise. Il y a besoin d’une maîtrise publique.

 

Quelle forme lui donner ? Peut-on avancer l’idée d’une renationalisation ?

JULIEN LAMBERT

Auparavant, nous parlions de pôle public pour essayer de concilier les acteurs. Maintenant, nous parlons de service public. Il faut revenir à des opérateurs nationalisés avec une gestion démocratique.

 

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