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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 21:24
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD

Un co-voiturage au départ de Morlaix sera organisé au départ du local du PCF, 2 petite rue de CALLAC à 16h40 pour se rendre à cette réunion publique à Saint Brieuc sur les politiques publiques vis-à-vis des personnes âgées et des EHPAD.  

Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
Jeudi 8 mars à Saint Brieuc: salle de Robien. Vivre et vieillir dans le respect, la dignité: l'Humain d'abord! Avec Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le philosophe Jean-Charles Sacchi l'ADPA et un directeur d'EHPAD
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:57

Ce matin, nous étions présents avec des militants de divers associations (Secours Catholique, Tam-Tam, Morlaix-Libertés, Collectif de solidarité avec les Migrants et Réfugiés du pays de Morlaix, etc.) et partis politiques (EELV, PCF) pour soutenir une famille tchétchène menacée de se voir jetée à la rue et privée d'hébergement après avoir été déplacée de Brest à Morlaix (en décembre), puis de Morlaix à Lanhouarneau fin février, puis de Lanhouarneau à St Pol-de-Léon, avec un hébergement en hôtel qui n'était assurée au-delà de ce lundi matin, sur ordre de la préfecture qui avait refusé précédemment, il y a trois jours, l'hébergement à l'auberge de jeunesse de Morlaix, ville où sont pourtant scolarisés depuis début janvier les enfants à l'école du Poan Ben.

La mobilisation de nombreux citoyens solidaires sur la durée, les coups de fil à la préfecture, aux parlementaires, aux élus de la circonscription, la rencontre des représentants de la mairie de St Pol de Léon ont permis provisoirement que la préfecture débloque sept jours d'hébergement à l'hôtel de plus pour la famille qui compte une femme enceinte avec une grossesse à risque, un mari avec des difficultés médicales, et six enfants. 

Mais maintenant il faut que l'Etat et la préfecture rendent possible un hébergement durable et un séjour régulier en France pour cette famille qui vit en France depuis cinq ans et dont trois enfants sont nés en France, en attente d'un titre de séjour qui est menacée en Tchétchénie, pays qui n'a rien de sûr et qui est entièrement sous le contrôle de Poutine comme chacun sait.

Il en va du respect des droits de l'homme et des droit de l'enfant. Il faut permettre à cette famille et à ces enfants de vivre dans un cadre sécurisant et non de rendre chaque lendemain incertain pour eux et de les faire vivre mille angoisses.     

Ismaël Dupont.

Elu PCF de Morlaix et Morlaix-Communauté      

Morlaix. Une semaine de sursis pour la famille tchétchène
 

Vendredi, une famille tchétchène de huit personnes (les parents âgés d’une trentaine d’années et six enfants de 2 à 8 ans) avait dû quitter l’hôtel de Lanhouarneau dans lequel elle était logée depuis une dizaine de jours par le 115. Se retrouvant sans solution d’hébergement. À la dernière minute, il a été décidé de les installer, pour trois nuits, dans un hôtel de Saint-Pol-de-Léon.

Ce lundi matin, une dizaine d’associations du Pays de Morlaix et des partis politiques se sont mobilisés pour ne pas que cette famille se retrouve à la rue ce soir. Tous les huit peuvent finalement rester une semaine de plus au même endroit. Sans savoir où ils iront, cependant, lundi prochain. C’est pourquoi, les associations restent mobilisées et attentives sur le cas de cette famille.

Pour rappel, le couple et ses trois premiers enfants sont arrivés en France il y a cinq ans. Faute d’avoir obtenu l’asile, ils ont dû quitter le foyer géré par Coallia, en décembre. Ils ont ensuite été hébergés un peu plus d’un mois dans un hôtel du centre-ville de Morlaix avant d’arriver à Lanhouarneau.

Une demande de titre de séjour est en cours. La famille ne souhaite pas rentrer en Tchétchénie (Russie), car elle craint pour sa vie. «C’est ridicule de les faire bouger de logement en logement et de les placer en situation d’insécurité. Nous souhaitons que cette famille puisse avoir un hébergement durable et que les enfants puissent aller à l’école», insiste le communiste Ismaël Dupont.

Monique Keromnès
Le Télégramme, 5 mars 2018

***

Article du Télégramme, Monique Kéromnès, 3 mars 2018 

De nombreuses associations, dont Morlaix Libertés, Amnesty International, le Secours catholique, se sont mobilisées, vendredi 2 mars, afin d'éviter qu'une famille tchétchène ne dorme dans la rue le soir même. Ce couple de trentenaire et leurs six enfants, âgés de 2 à 8 ans, sont en France depuis cinq ans. Ils ont quitté la Tchétchénie (Russie) pour des raisons politiques. Tout d'abord hébergés à Brest, par Coallia, ils ont dû quitter leur logement fin décembre car leur demande d'asile et les recours n'ont pas abouti. Le 30 décembre, arrivés à Morlaix, ils ont été pris en charge par le 115 qui les a logés dans un hôtel de la ville. Il y a dix jours, ils ont été installés dans un hôtel de Lanhouarneau, toujours par le 115. Jeudi, ils ont appris qu'ils devaient quitter les lieux dès le lendemain, sans solution d'hébergement. D'où la mobilisation des associations mais aussi du maire de Lanhouarneau ainsi que le CDAS, qui semble avoir payé puisqu'une solution provisoire a été trouvée pour cette famille. Ils dormiront, jusqu'à lundi, dans un hôtel de Saint-Pol-de-Léon.

« Ils ne sont pas dans l'illégalité »


« Ils ne sont pas dans l'illégalité. Des démarches sont en cours car le père de famille a fait une demande de titre de séjour pour raisons médicales. Et la maman est enceinte de cinq mois et demi », précise Antoinette Lohéac, de Morlaix Libertés. D'ajouter que la famille a reçu la visite, mercredi, de l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration) qui leur a proposé une prime de retour au pays. Ce que le couple a refusé. « La maman leur a répondu : je ne vais pas accepter l'argent de la France pour retourner dans mon pays et me faire tuer ! », raconte la militante. La préfecture, de son côté, indique qu'elle « ne communique pas sur les cas individuels ». 
Monique Kéromnès
 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:53
Marie - Maï- Politzer morte à Auschwitz, il y a 75 ans, le 6 mars 1943
Marie - Maï- Politzer morte à Auschwitz, il y a 75 ans, le 6 mars 1943
Marie - Maï- Politzer morte à Auschwitz, il y a 75 ans, le 6 mars 1943

Marie Politzer morte à Auschwitz, il y a 75 ans, le 6 mars 1943

Marie Politzer, également connue sous le nom de « Maï ou Maïe Politzer », est née le 15 août 1905 à Biarritz et morte le 6 mars 1943 à Auschwitz. Mariée à Georges Politzer, philosophe français d'origine hongroise.
Jeune, Marie Politzer est passionnée par le théâtre et met en scène des pièces avec ses amies. Après avoir fait ses études secondaires dans un couvent de Biarritz, elle suit une formation de sténo - dactylo à Bayonne, fait des études ce commerce par correspondance1puis elle part à Paris pour entrer dans une école de sage-femme.

Elle est diplômée de la Pitié - Salpétriere. Elle rencontre Georges Politzer, son futur mari, dans un train en rentrant pour les vacances,, en 1929. Il divorce pour l'épouser et le couple se marie le 5 mars 1931.
Son mari étant communiste, elle adhère à ses idéaux et entre en clandestinité avec lui durant l'occupation, en août 1940, après avoir confié leur fils de sept ans à ses parents. Il écrit des articles pour des journaux de résistants. Elle prend en charge le transport des textes aux imprimeries clandestines et, alors qu'elle est blonde, elle se teint les cheveux en brun pour être moins reconnaissable.
Georges et Marie Politzer sont arrêtés à leur domicile clandestin dans le 18e arrondissement de Paris le 14 février 1942 par les brigades spéciales. Elle reste au dépôt jusqu'au 23 mars, puis est détenue au secret à la prison de la Santé où elle voit une dernière fois Georges Politzer avant qu'il soit fusillé le 23 mai 1942. Elle est ensuite transférée au Fort de Romainville en août 1942.
Elle est transférée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943, convoi qui contient entre autres des résistantes françaises, la plupart non juives et en majorité communistes, parmi lesquelles de nombreuses veuves de fusillés, telle Hélène Solomon-Langevin, femme de l'écrivain Jacques Solomon.
Elle porte à Auschwitz le numéro 31 680. Danielle Casanova, arrivée par le même convoi qu'elle, et qui a pris la fonction de dentiste au camp, arrive à lui trouver un poste de médecin au Revier du camp, bien qu'elle ne soit que sage-femme. Les conditions sont difficiles, mais un peu moins mauvaises que dans le reste du camp : les médecins n'ont pas à subir d'appel, sont abrités du froid et mangent correctement. Elle y meurt du typhus le 6 mars 1943.
C'est par Marie-Claude Vaillant-Couturier, elle aussi déportée par le convoi du 24 janvier 1943, que la famille de Maï Politzer apprend sa mort, après la libération des camps.
Comme pour Georges Politzer, la mention « mort pour la France » fut accordée à Maï Politzer le 18 mai 1946.

Robert Clément

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:38
Les membres du collectif « Liberté pour Salah Hamouri » se mobilisent pour venir en soutien à l'avocat franco-palestinien

Les membres du collectif « Liberté pour Salah Hamouri » se mobilisent pour venir en soutien à l'avocat franco-palestinien

Le collectif « Liberté pour Salah Hamouri » en Pays de Morlaix, mobilisé pour le soutien l'avocat franco-palestinien détenu en Israël s'est mobilisé samedi matin sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Le collectif, qui regroupe, fait exceptionnel, 19 associations locales, partis politiques et syndicats, a souhaité faire connaître son indignation sur les conditions de l'arrestation et du maintien en détention administrative renouvelable de Salah Hamouri, qui reste toujours sans jugement. Ils ont particulièrement insisté sur le fait que la France et son gouvernement sont silencieux car seul, « l'espoir de sa libération » a été évoqué par le ministre Le Drian qui ajoute : « Salah Halouri bénéficie de la même protection consulaire que les autres Français ». Le collectif parle alors de cynisme car « rien n'est fait pour mettre la pression sur l'état israëlien ».

Une fête de soutien le 14 avril


Des demandes d'audiences auprès de la député Sandrine Le Feur et du sénateur Jean-Luc Fichet leur ont été adressées. Par ailleurs, une fête de soutien « Six heures pour la Palestine » sera organisée par le collectif le 14 avril, avec tables rondes, conférences, repas et musique à Plourin-lès-Morlaix.
 

Le Télégramme  

article Ouest-France

article Ouest-France

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:36
Qui va gagner 100 milliards ? ( PCF, 5 février 2018)

 

Les entreprises du CAC 40 ont gagné 100 milliards d’euros de profits en 2017. C’est 20 % de plus qu’en 2016 « qui fut déjà un excellent millésime » se réjouit Le Figaro Economie. Ainsi, alors que les salariés sont mis à la diète, que l’austérité fait des ravages dans les collectivités, qu’on casse le service public au nom d’ « économies » , les multinationales, elles, s’empiffrent, et gaspillent des milliards.


Cette explosion des inégalités est d’autant plus insupportable que l’on peut se demander : qui vont gagner ces 100 milliards ? En effet une récente étude d’Euronext sur les actionnaires du CAC 40 montre qu’on ignore l’origine de 42 % des fonds du CAC40. Ils sont « hors des radars » avoue la presse spécialisée. En gros les autorités boursières nous disent ignorer l’identité d’un actionnaire du CAC 40 sur deux !


Qui se cache donc derrière ces 42 % de fonds opaques ? Quels trafics se trouvent derrière ces sommes (plus de 500 milliards) ? Les parrains de la drogue ? Du trafic d’armes ou d’êtres humains? La Bourse de Paris serait-elle non seulement le refuge de rapaces mais aussi de gangsters ? On attend de notre banquier de Président, qui est, on le sait, très au fait des choses de la finance, d’utiles éclaircissements.

Gérard Streiff

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 18:18
Le courage de la petite-fille de Che Guevara, au Brésil, en solidarité avec la Palestine

LE COURAGE DE LA PETITE-FILLE DU CHE  EN SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE
La petite-fille du révolutionnaire cubain, Che Guevara, a brandi, jeudi dernier, le drapeau de la Palestine en pénétrant sur un terrain de football au Brésil, avant d'être interpellée. Cette photo de cette "Guevara" en lutte et solidaire avec le peuple palestinien a circulé sur les réseaux sociaux du monde entier. Elle a déjà été saluée par des dizaines de milliers d'internautes. Et nous la saluons à notre tour...

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à L'Humanité  

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 18:08
Rue de Venise (photo I Dupont, 2016)

Rue de Venise (photo I Dupont, 2016)

Italie. Succès du mouvement Cinq étoiles et de l'extrême droite
LUNDI, 5 MARS, 2018
HUMANITE

Selon les premiers sondages « sortie des urnes », le Mouvement cinq étoiles reste le premier parti du pays. Il obtiendrait entre 29 et 32% (1), soit bien plus qu’en 2013 (25,5%). Il progresserait notamment dans le sud du pays. Alessandro Di Battista, député du M5S, s'est réjoui, parlant d'un "triomphe pour le M5S". "Cela montre que tous devront parler avec nous", a-t-il prévenu, envisageant que son parti soit la colonne vertébrale de la future majorité.

La coalition d’extrême-droite et de droite en tête

La coalition la plus importante est celle qui unit la droite de Forza Italia à l’extrême-droite de la Ligue du Nord et de Frères d’Italie. Elle obtient entre 33,5 et 36,5 %, contre 29,18% en 2013. Cette progression est possible grâce à la progression de l'extrême-droite. En effet Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi baisse. Il recueille entre 12,5% et 15,5% des suffrages (en 2013, le Peuple de la liberté obtenait 21,56% des voix).

Forza Italia serait devancé par la Ligue de Matteo Salvini, estimée entre 13 et 16%. Cela signifierait une prise de leadership de l'extrême-droite au sein de la coalition. Une première depuis 1994. Dans les régions septentrionales du pays, la Ligue fait des poussées à plus de 40% dans certaines zones.

À cela, il faut ajouter le score de Frères d’Italie, une force néofasciste, créditée de 3 à 6%.

Le centre-gauche en baisse

Le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi s’effondre, crédité de 20,5 à 23,5% des suffrages (25,43% en 2013). Le total de la coalition de centre-gauche est estimé entre 25 et 28% (29,55% en 2013). Le chef du groupe PD à la Chambre des députés, Ettore Rosato a déclaré que si les résultats restaient dans ces eaux, son parti « irait à l’opposition ». Depuis 2011, le PD était le principal parti au gouvernement. L'ancien sous-secrétaire d'État à la justice, Gennaro Migliore, a prévenu qu'il n'y aurait aucune alliance avec le Mouvement cinq étoiles.

À gauche du Parti démocrate : la bérézina

On observe un effondrement des forces à la gauche du Parti démocrate. Libres et égaux est estimé entre 3 et 5%. Cette liste rassemble Gauche italienne, qui avait obtenu 3,2% en coalition avec le PD il y a cinq ans. Elle a également vu le renfort de la "gauche" du Parti démocrate. Sans succès visiblement.

Quant aux communistes de Pouvoir au peuple ils obtiendraient, selon les premiers bulletins dépouillés 1,1% des voix et n’entreront pas au Parlement. Il y a cinq ans, Révolution civile, l’alliance à laquelle participaient le Parti de la refondation communiste et le Parti des communistes italiens, recueillait 2,25% des suffrages.

Pas de majorité

Les projections en sièges pour la Chambre des députés montrent qu'aucune majorité ne se dégage. La coalition de droite et d'extrême-droite est loin d'obtenir les 315 sièges pour gouverner : elle en occuperait entre 225 et 265. Le M5S aurait lui entre 195 et 235 députés. Le centre-gauche entre 115 et 155. Libres et égaux entre 12 et 20 sièges. Les autres listes obtiendraient entre 6 et 8 sièges.

Au Sénat, où le vote a lieu sur base régionale, la droite et l'extrême-droite pourraient se rapprocher de la majorité (158 sièges). Elles sont créditées de 112 à 152 élus. Le Mouvement cinq étoiles est estimé entre 75 et 115 sénateurs, talonné par la coalition de centre-gauche (57 à 97 élus). La liste Libres et égaux aurait entre 2 et 6 élus.

Pour gouverner, un exécutif doit avoir la majorité dans les deux branches du Parlement.

Et maintenant ?

En l'attente des résultats détaillés, il n'est pas sûr qu'une grande coalition entre le centre-gauche et Forza Italia soit en mesure de gouverner.

Une autre hypothèse, évoquée pendant la campagne, est celle d'un gouvernement Cinq étoiles - Ligue du Nord. Ces deux partis obtiennent à eux deux, entre 44,5 et 48,5% des voix. Mais il n'est pas sûr qu'un tel attelage plaise au M5S en quête de respectabilité. D'autant plus qu'une partie de son électorat, qui provient de la gauche, pourrait se détourner de lui, notamment dans les zones du sud du pays.

Enfin, le président de la République pourrait demander aux forces politiques la formation d'un gouvernement technique en vue du changement de la loi électorale.

journaliste
Italie: succès du mouvement Cinq étoiles et de l'extrême-droite (L'Humanité, Gaël de Santis, 5 mars 2018)
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 07:38
Libérez Papou! Mobilisation à Brest le lundi 5 mars!



LUNDI 5 MARS : "Tou.te.s Papou"
Rdv devant le Palais de Justice à partir de 12h30

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 07:35
Droits des étrangers: Timothée, un français enfermé en rétention (L'Humanité, 26 février 2018)
Lundi, 26 Février, 2018
Droits des étrangers. Un Français enfermé en rétention

Un ressortissant national ne pouvant pas présenter ses papiers lors d’un contrôle policier a été placé en rétention. Une aberration qui en dit long sur la politique répressive menée.

Incompétence des services de police, dérapage de la machine répressive à l’égard des étrangers ou racisme ordinaire ? Comment un jeune Français peut-il se retrouver en centre de rétention administrative (CRA), normalement réservé aux étrangers sous le coup d’une procédure d’éloignement du territoire ? C’est ce qui est arrivé, jeudi 22 février, à Timothée, 23 ans.

Mercredi, à Rambouillet (Yvelines), en début d’après-midi, au volant de sa voiture, ce jeune père de famille fait l’objet d’un contrôle de police. Il n’a pas son permis de conduire et a laissé ses papiers d’identité français chez lui. Bénéficiant d’une double nationalité franco-camerounaise, il fournit aux policiers sa carte d’identité camerounaise. « J’ai sur mon téléphone une photo de mon passeport français, explique Timothée. J’ai proposé de la leur montrer. Ils m’ont dit qu’ils n’en avaient pas besoin. » Il est alors conduit en garde en vue. Au commissariat de Rambouillet, l’ambiance n’est pas particulièrement tendue, mais Timothée a l’impression d’être l’objet d’un jeu vicieux. « On m’a dit qu’on allait prévenir ma famille, explique par exemple le jeune homme, mais lorsque, quelques heures après, j’ai demandé au policier s’il l’avait fait, il m’a répondu : “Non et je m’en fous.” » Même cynisme concernant son droit à voir un avocat. « On m’a demandé si j’avais un avocat personnel, pas si je souhaitais en rencontrer un, raconte Timothée. J’ai répondu non. » Il passe la nuit en garde à vue.

Pris au piège

Sa famille, sans nouvelle, passe le jeudi matin au commissariat où il est enfermé pour signaler sa disparition. Sa compagne fournit ses papiers d’identité. Mais, volontairement ou non, aucun policier ne fait le rapprochement entre le Timothée camerounais encore dans sa cellule et le Timothée français recherché par les siens. Quelques minutes plus tard, une escorte vient le chercher : « On m’a fait signer un papier en me disant qu’il s’agissait du formulaire de fin de garde à vue, raconte encore le jeune homme. C’était en fait un document me signifiant l’ouverture d’une procédure d’éloignement. » Timothée est conduit au tribunal puis directement au CRA de Plaisir (Yvelines). Le jeune homme se sent pris au piège. Il ne veut plus rien signer et doit parler à sa famille. « On m’y autorise finalement, mais le réseau est brouillé, décrit-il. Ma compagne n’entendait rien. » À bout, Timothée s’énerve et casse son téléphone. « Il était excédé, raconte une personne travaillant au CRA qui souhaite conserver l’anonymat. Je suis parvenu à joindre sa famille, qui a finalement fourni ses documents d’identité. » Le jeune père est libéré en fin d’après-midi.

Des placements sans fondement

Outre l’aberration que constitue le placement en rétention d’un citoyen français, cette histoire indique que les placements en CRA peuvent être effectués sans véritable fondement. Selon la Cimade, 53,5 % des retenus, en 2017, ont été libérés pour vice de procédure. La mésaventure de Timothée révèle, par ailleurs, la volonté gouvernementale d’instaurer, par un recours outrancier à la rétention, une double peine pour les étrangers auteurs d’infraction. « Nous recevons régulièrement des personnes ayant commis un délit sans faire l’objet de poursuite judiciaire, indique notre interlocutrice au sein du CRA. On évoque alors un risque de trouble à l’ordre public. »

Depuis sa libération, les policiers sont venus à deux reprises chez Timothée en son absence. Chercheraient-ils à lui présenter des excuses pour ce nouveau dérapage dans la chasse aveugle aux étrangers lancée par le gouvernement ? 

Droits des étrangers: Timothée, un français enfermé en rétention (L'Humanité, 26 février 2018)
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 07:22

Les éléments de langage ressassés par le pouvoir macroniste ne feront pas illusion longtemps. Non, le projet de loi sur l’asile et l’immigration dévoilé la semaine dernière n’a rien d’« équilibré ». Il marque une rupture avec la tradition française en matière d’accueil, déjà bien écornée par les lois successives votées ces trois dernières décennies, ne conservant pour la bonne conscience qu’un droit d’asile restreint. Ce texte est d’ailleurs entre les mains exclusives du ministère de l’Intérieur, manière de signifier que l’asile comme le défi migratoire relèveraient uniquement d’une affaire d’ordre et de police.

Désormais, la focale n’est plus placée sur les conditions d’accueil et leur respect au regard des conventions internationales, mais sur les procédures d’expulsion et de contrôle. Le seul ressort vise à dissuader les réfugiés-exilés de déposer en France une demande d’asile. Une manière de se laver les mains d’une responsabilité morale et politique de l’Etat français face à une affreuse réalité mondiale qui pousse sur les dangereux chemins de l’exil des millions d’individus. Cette cécité volontaire et coupable se traduit par ce projet de loi anachronique qui ferme les yeux sur les violences de la mondialisation capitaliste qui traite les marchandises avec plus de dignité que les vies humaines.

Ainsi, le délai octroyé pour déposer une demande d’asile passe de 120 à 90 jours, délai au-delà duquel le demandeur d’asile tombe hors des filets de protection, sans possibilité de bénéficier d’un hébergement d’urgence ou de la moindre allocation. Or chacun sait le temps, le courage et l’abnégation qu’il faut pour déposer une demande d’asile lorsqu’on ne maitrise ni la langue ni les codes pour affronter les rouages de l’administration. Dans la même logique, le gouvernement annonce un recours aux technologies numériques (SMS, courriels) pour assurer le suivi des demandes alors que les réfugiés n’y ont, pour l’immense majorité d’entre eux, aucun accès. Le délai d’appel des décisions administratives concernant l’asile est aujourd’hui d’un mois. Le texte de M. Collomb le divise par deux, ce qui rend pratiquement impossible la rédaction du recours et la compilation des documents requis. Une manière d’opérer un tri social dans l’asile…

Le projet de loi amplifie également les mesures répressives à l’égard des réfugiés. En poussant à 135 jours le temps de placement en rétention, contre 40 aujourd’hui, sous prétexte d’un temps plus long pour obtenir les visas consulaires des pays d’origine, l’enfermement des réfugiés déboutés risque de devenir la norme, avec son lot de souffrances humaines.

Bref tout concourt dans ce texte à dissuader les exilés de passer par la France et à semer d’embuches leur parcours sur les routes de l’exil. Déjà la sous-traitance de l’accueil aux forces de police, notamment à la frontière italienne, signalait un important glissement vers un régime de contrôle accru au détriment de la dignité de l’exilé, éprouvé par un long et souvent terrifiant voyage. Par le truchement de ces mesures empilées, le gouvernement cherche à contourner les nombreuses et très compétentes associations, moquées et décriées par M. Macron lors de son déplacement à Calais, qui insistent sur leur rôle pour ce qui concerne le premier accueil. Ce projet de loi rendra encore plus dangereuse la migration d’hommes, de femmes et d’enfants qui risquent leur vie, sans pour autant tarir ces irrépressibles mouvements tant que leurs causes restent intactes.

Sur un enjeu si  crucial pour l’avenir de notre humanité, le pouvoir rompt désormais les digues en donnant des gages à une droite et à son extrême qui privilégient les postures dans une surenchère permanente.

Or, cette fuite en avant empêche de penser le phénomène migratoire dans toute sa complexité et d’y apporter les réponses conformes aux droits attachés à la personne humaine. C’est un signe des temps que la question de la régularisation, celle des dizaines de milliers de personnes en situation irrégulière sur le territoire français, soit aujourd’hui absente des débats, au grand plaisir d’un patronat avide d’inégalités sociales et juridiques pour s’assurer une main d’œuvre bon marché.

Tout concourt à céder aux pressions xénophobes qui s’exercent sur le continent européen et qui prennent appui sur les iniques règlements de Dublin qui répondent du théorème de « la patate chaude » mais empêchent de faire face au défi moral et politique de l’enjeu migratoire. C’est la lâcheté des gouvernements et leurs renoncements qui permettent la surenchère nationaliste. L’Union européenne a des marges de manœuvre pour permettre à notre continent de se hisser à hauteur d’un enjeu civilisationnel en créant les ponts nécessaires entre les peuples du monde en proie aux guerres, aux misères et de plus en plus au réchauffement climatique. Les mouvements entamés des associations, des syndicats, d’élus progressistes et des créateurs et intellectuels peuvent faire vivre la solidarité.

Nb : à votre disposition dans quelques jours le nouveau livre de Patrick Le Hyaric « Pour une Europe solidaire avec les réfugiés.. ET NOS FRERES POURTANT…. »

Patrick Le Hyaric fera un compte rendu de son mandat européen le samedi 28 avril à Carhaix, dans le Finistère.

Et nos frères pourtant! Chassez ce réfugié ... que je ne saurais voir - par Patrick Le Hyaric: le député européen PCF fera un compte rendu de son mandat européen à Carhaix le 28 avril 2018
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