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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:29
Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait: Résister doit toujours se conjuguer au présent
Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait: Résister doit toujours se conjuguer au présent

Le 16 mars 2007, Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance nous quittait.
Sa phrase "le verbe Résister doit toujours se conjuguer au présent" a marqué mes engagements et mes combats. Et aujourd'hui plus que jamais, s'engager, c'est résister..Résistons, et agissons.

 

Lucie AUBRAC (Fondation de la Résistance)

http://www.fondationresistance.org/


(1912-2007)

 

Née le 29 juin 1912, Lucie Bernard a 17 ans lorsqu'elle réussit le concours d'entrée à l'École normale d'institutrices du boulevard des Batignolles à Paris. Déjà d'un caractère bien trempé, elle refuse l'uniforme de l'internat et décide de s'installer à Paris où elle vit de petits boulots.

Très vite elle prend conscience de la montée des fascismes en Europe et rapidement elle adhère aux Jeunesses communistes. En 1936, elle se rend à Berlin à l'occasion des Jeux olympiques et découvre la réalité du nazisme.

Tout en militant activement, elle entreprend alors des études d'histoire et, en 1938, elle est reçue à l'agrégation d'histoire géographie.

 Lorsque la guerre éclate, elle est en poste à Strasbourg où elle fait la rencontre de Raymond Samuel, ingénieur des Ponts et Chaussées, mobilisé comme officier du génie. Ils se marient le 14 décembre 1939.

Fin juin 1940, Raymond est fait prisonnier par l'armée allemande. Alors qu'il est détenu à Sarrebourg, Lucie parvient à le faire évader, fin août 1940, profitant de la confusion générale.

À l'automne 1940, l'université de Strasbourg est repliée à Clermont-Ferrand où Lucie doit se présenter pour avoir une affectation. Dans cette ville, elle forme avec Jean Cavaillès, Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Georges Zérapha un premier noyau de Résistance, la « dernière colonne » préfiguration du mouvement Libération-Sud.

À partir de 1941, le couple Aubrac s'installe à Lyon. Raymond exerce son métier d'ingénieur tandis que Lucie est nommée professeur au lycée de jeunes filles Edgar Quinet.

Militante et membre du cercle des dirigeants de Libération-sud, elle s'adonne alors, entre ses cours, à de multiples activités clandestines : en juillet 1941, elle contribue à la parution du premier numéro du journal Libération, elle fabrique des faux papiers et aide des résistants à franchir la ligne de démarcation. En mai de la même année, elle donne naissance à son premier enfant Jean-Pierre.

Le 15 mars 1943, son mari, adjoint au général Delestraint, chef de l'Armée secrète est arrêté à Lyon par la police de Vichy et incarcéré à la prison Saint-Paul. Avec un aplomb incroyable, Lucie Aubrac fait pression sur le procureur de la République et parvient à le faire libérer.

Étant devenue une spécialiste des évasions, elle organise peu de temps après, l'enlèvement par des faux Gestapistes, de trois résistants détenus à l'Hôpital de l'Antiquaille (dont Serge Ravanel) puis de quatre détenus à l'hôpital de Saint-Étienne.

Le 21 juin 1943, c'est l'arrestation à Caluire de Jean Moulin et de plusieurs responsables de la Résistance, dont Raymond Aubrac. Incarcérés au fort Montluc, ils sont interrogés sous la torture par Klaus Barbie dans les bâtiments de l'École de santé militaire, devenue siège de la Gestapolyonnaise. Lucie, enceinte, monte un coup de main audacieux. Le 21 octobre 1943, en plein jour, les armes à la main, à la tête d'un groupe franc des MUR pour qui elle est « Catherine », elle mène l'attaque de la camionnette de la Gestapo dans laquelle sont transférés Raymond Aubrac et une dizaine d'autres résistants.(1)

Désormais identifié et recherché par toutes les polices allemandes et vichystes, le couple erre de cachette en cachette dans l'attente d'un avion qui les emporte finalement à Londres avec leur petit garçon le 8 février 1944. Quatre jours plus tard, elle accouche d'une  fille qu'elle prénomme Catherine.

En juillet 1944, elle participe à la mise en place des Comités de libération dans les zones libérées puis rejoint son mari commissaire régional de la République à Marseille. En janvier 1945, Raymond Aubrac doit quitter son poste et s'installe à Paris avec Lucie qui siège désormais à l'Assemblée consultative.

Puis, Lucie Aubrac reprend son métier d'enseignante sans pour autant mettre un terme à son action militante. La décolonisation, l'évolution de la condition féminine, les problèmes de société sont des combats qui la mobilisent à la Ligue des Droits de l'Homme.

À la retraite Lucie Aubrac, infatigable, s'emploie, notamment par d'innombrables conférences dans les établissements scolaires à travers toute la France, à communiquer aux nouvelles générations le sens des valeurs de solidarité, de fraternité et de justice qui firent la grandeur du combat de la Résistance.

Lucie Aubrac qui était vice-présidente d'honneur de la Fondation de la Résistance, s'est éteinte le mercredi 14 mars 2007. Les honneurs militaires lui ont été rendus dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides. Devant Raymond Aubrac, ses trois enfants, ses dix-huit petits enfants, des membres du gouvernement, de nombreux résistants et la foule nombreuse de ses amis, le président de la République Jacques Chirac a prononcé son éloge funèbre. « Lucie Aubrac, nous n'oublierons pas votre message » a dit le chef de l'Etat rappelant que « la cohésion nationale est un combat de tous les jours » et que nous devions « garder vivante dans nos cœurs la flamme des luttes de la République pour la Liberté ».

Frantz Malassis

(1) Cet extraordinaire épisode de la Résistance française est relaté dans son ouvrage Ils partiront dans l'ivresse, qui a été porté à l'écran par Claude Berri avec comme acteurs principaux Carole Bouquet et Daniel Auteuil.

La sortie du film Lucie Aubrac fut l'occasion pour certains milieux d'orchestrer une campagne odieuse d'insinuations envers le couple Aubrac. Dans ce contexte, Raymond et Lucie Aubrac portèrent plainte contre Gérard Chauvy, auteur de Aubrac, Lyon 1943, qui fut condamné pour diffamation en 1998. Les dommages et intérêts versés par ce dernier et son éditeur furent intégralement versés à la Fondation de la Résistance, (dont Lucie Aubrac était vice-présidente d'honneur) à charge pour elle d'offrir chaque année un prix spécial à plusieurs lauréats nationaux du concours scolaire de la Résistance et de la Déportation.

Lucie Aubrac : une incarnation de la Résistance
VENDREDI, 16 MARS, 2007
L'HUMANITÉ

Disparition . L'épouse de Raymond, l'une des figures de la Résistance, s'est éteinte mercredi soir à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Elle était restée une militante inlassable.

«Convaincre les jeunes qu'ils sont capables de résister. » À l'heure où la triste nouvelle (hélas attendue) a assombri la nuit de mercredi à jeudi, cette phrase récente de cette grande dame aux cheveux neigeux et au regard droit a surgi en notre mémoire, phrase à la saveur familière frappée du sceau de l'insoumission, une phrase comme une évidence, une injonction, un testament philosophique. Lucie Aubrac s'est éteinte, mercredi soir, à l'Hôpital Suisse de Paris d'Issy-les-Moulineaux. Elle avait quatre-vingt-quatorze ans et « était hospitalisée depuis deux mois et demi », a expliqué sa fille, Catherine.

L'âme vagabonde, nous avons alors fermé les yeux pour respirer bien fort. Mesurer le temps parcouru. Le chemin arpenté. Le legs universel. Puis, nous avons pensé à Raymond, figure indissociable, fusionnelle. Les voilà l'un sans l'autre désormais, quelle drôle d'idée. Impossible défi, enchâssés qu'ils sont dans la mémoire collective. Improbable réalité, pour eux tout simplement mais aussi pour l'histoire qui leur doit tant... Mon Dieu qu'il est difficile de « dire » ces deux êtres en leur ampleur et, au plus près, sans rien travestir ni réduire, raconter ce parcours hors du commun.

une inlassable ferveur

Si le XXe siècle n'avait pas connu le nazisme, Vichy, la Résistance, les lois antisémites et la nécessité vitale, absolue, d'échapper aux persécutions en changeant d'identité, Lucie Aubrac n'aurait jamais existé. Elle serait restée Lucie Bernard jusqu'au 14 décembre 1939, jour de ses noces avec Raymond Samuel, puis, comme ce fut le cas brièvement, elle se serait appelée Lucie Samuel. Monsieur et Madame Samuel. Elle, jeune communiste, fille de vignerons du Mâconnais, née en juin 1912, agrégée d'histoire, réputée « sévère » mais « brillante » (1). Lui, enfant de Vesoul, fils d'une famille juive polonaise, ingénieur des Ponts et Chaussées, licencié en droit à Paris et diplômé d'une université américaine. Seulement, ces époux-là au nom juif n'étaient pas libres de s'aimer. Et leurs vies se trouvaient menacées.

En plongeant dans la nuit noire de l'Occupation et en entrant dans la Résistance, Lucie et Raymond devinrent Aubrac. Ils le resteront pour jamais. En quelque sorte. Des héros ? Lucie se fâchait toujours en entendant ce mot. « Les héros, sont d'abord ceux qui sont morts. » Inlassable ferveur d'une certaine idée de la France et de l'engagement, toujours prête à bousculer la posture de l'icône. Car depuis la Libération, on dit « les Aubrac » et rien d'autre, comme si, par la simple évocation de ce nom mythifié par la France, on voulait aussi dire une présence commune et convoquer par ce nom une source inépuisable d'élévation, une urgence aussi, partout où l'homme est blessé. Célébrité ou pas, chez les Aubrac, on n'a jamais transigé avec les principes ni avec les engagements fondamentaux. Cette « règle », cette forme d'idéal humain, ce souci d'une liberté inaliénable, tout cela remonte loin.

Ils s'étaient rencontrés à Strasbourg en 1939, quelques mois avant leur mariage, et dès l'année suivante, à peine Raymond était-il fait prisonnier qu'elle l'aidait (déjà) à s'évader d'une prison de Sarrebourg (Moselle). À l'automne 1940, en zone libre, Lucie rencontra, à Clermont-Ferrand, le journaliste Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui organisait un petit groupe clandestin, La dernière colonne, et faisait paraître un journal clandestin. Raymond et Lucie s'installèrent ensuite à Lyon, et, avec une pléiade de jeunes qui refusaient la bête immonde et la croix gammée, ils fondèrent le mouvement Libération-Sud et se lancèrent, tous à corps perdu, dans les premières actions de l'ombre. C'est de ces années-là que datent les coups d'éclat qui feront de leur patronyme l'un des symboles de la France debout.

entre passion et patience

Jusqu'en novembre 1943, Lucie Aubrac enseigne au lycée de jeunes filles Edgard-Quinet de la capitale des Gaules. À cette date, elle reçoit sa révocation en raison de ses engagements trop visibles contre l'occupant. Depuis novembre 1942, elle dirige en effet dans toute la région un corps franc. Rôle essentiel : les évasions. Celle de Raymond en personne fut la plus célèbre. Le 21 juin 1943, à Caluire, Raymond, sous le pseudonyme de François Vallet, est arrêté par les sbires de Klaus Barbie. Avec lui, Jean Moulin, chef du Conseil national de la Résistance (CNR), bientôt massacré, et une dizaine de résistants. Lucie, enceinte, n'a qu'une obsession : revoir Raymond, le sauver d'une mort certaine. Avec un mélange d'inconscience et de courage, elle se jette dans la gueule de la Gestapo pour le faire évader, en échafaudant un judicieux stratagème. Lors d'un audacieux coup de main durant un transfert de prisonniers, avec ingéniosité et sang-froid, les armes à la main, elle réussit à libérer son mari et treize autres résistants. Recherchés activement par la Gestapo, le couple gagne Londres le 8 février 1944, avec leur petit garçon, Jean-Pierre. Lucie accouche quatre jours plus tard d'une fille, Catherine.

À la Libération, Lucie Aubrac rejoignit son mari, nommé commissaire de la République (préfet) à Marseille, puis représenta le Mouvement de libération nationale à l'Assemblée consultative de Paris (2). Le retour à la vie « normale » est alors marqué au fer rouge : les affaires du monde leur importent plus que la glorification de ce qu'ils firent. Valeurs aux coeurs et aux tripes, intactes, le couple fit corps. À lui le recul, la mise à distance, le sang-froid pour balayer d'un revers de main les défroqués du Kremlin qui l'accusèrent d'avoir été un agent du KGB, et en voulaient pour preuve que Ho Chi Minh avait séjourné un temps dans le pavillon familial des Aubrac. À elle la repartie quand on lui suggérait que son engagement antinazi avait pu être dicté par sa sympathie avec le PCF, eux les compagnons de route : « Être communiste sous l'Occupation, est-ce que ça ne voulait pas dire d'abord qu'on se battait contre Hitler ! » (3). Lui, travailla aussi en Afrique et lutta contre la famine avec la FAO. Elle, féministe (« Sans les femmes, disait-elle, la Résistance ne pouvait rien faire »), reprit son métier d'enseignante. Et ne cessa plus, dès lors, de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences et dans d'innombrables classes, le témoignage de son engagement dans la Résistance. Il faut avoir vu une fois dans sa vie le lien quasi charnel qu'elle nouait avec les élèves, pour comprendre la générosité de la pédagogue et l'éloquence de son humanité, entre passion et patience.

« Madame conscience »

En 1997, le réalisateur Claude Berri porte à l'écran l'histoire du couple quand les cinéphiles, eux, continuent d'aduler (à juste titre) l'Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969), dont l'architecture fait directement référence aux propres souvenirs de Lucie. Un malheur n'arrive jamais seul. En avril 1998, après une polémique absolument indigne, les époux obtinrent que l'historien Gérard Chauvy et son éditeur Albin Michel soient condamnés pour « diffamation publique » après la publication d'un torchon, Aubrac, Lyon 1943, qui mettait en doute leur rôle dans la Résistance. Un pic d'émotion vite atténué par le retour à la dignité des faits. Alors, avec un infatigable enthousiasme, drôle ou grave, elle continuait de raconter, de se confesser aussi parfois (4), de commenter, de s'emporter, d'alerter sur l'état du monde, de s'indigner des inégalités galopantes. Avec les sans-papiers par exemple. Contre la résurgence d'idées glauques et fascisantes. Surtout contre la bêtise. Emmanuel d'Astier de la Vigerie l'avait d'ailleurs surnommée « Madame Conscience ». Et c'est peu dire. En mars 2004, avec plusieurs figures de la Résistance, comme Georges Séguy, Jean-Pierre Vernant, Maurice Kriegel-Valrimont, Germaine Tillion, Georges Guingouin, Lise London, etc., elle avait signé avec son mari un appel aux jeunes générations pour qu'ils réagissent devant la remise en cause du « socle des conquêtes sociales de la Libération ».

Le XXIe siècle, enfanté dans l'incertitude, était aussi le sien. Tout début 2007, elle appelait à « résister à l'ordre établi, au libéralisme et à une classe politique ayant le plus grand intérêt à ce que rien ne change ». Résister c'est réfléchir. Réfléchir c'est penser. Et penser c'est agir. À ceux qui prétendent définir l'« identité nationale » en dressant des barbelés, nous préférerons, toujours, « être avec » Lucie Aubrac, et continuer de parler de bien commun, de justice, d'égalité des droits et de cet imaginaire français dont on rêve qu'il reste universel. Il y a quelques années, elle déclarait : « Aubrac, aujourd'hui, ça sonne Résistance. Au fond, ça a peut-être été bénéfique, pour nous. Ça nous a obligés à nous engager, et dans le bon sens. Car le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. »

(1) Simone Signoret, qui l'eut pour professeur, rappela souvent la figure de ce professeur « absolument fabuleux ».

(2) Elle fut candidate sur la liste de Waldeck Rochet aux législatives de novembre 1946, présentée en troisième position.

(3) Entretien avec Gilles Smadja

dans l'Humanité (février 1997).

(4) Grand officier de la Légion d'honneur, elle était l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels :

Ils partiront dans l'ivresse, (1984), Cette exigeante liberté, (1997),

la Résistance expliquée à mes petits enfants, (2000).

Jean-Emmanuel Ducoin

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:05
Macron divise, unissons-nous pour le progrès social! (PCF)
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 19:58
Manif pour le pouvoir d'achat des retraités le 15 mars à Morlaix

Manif pour le pouvoir d'achat des retraités le 15 mars à Morlaix

Pouvoir d’achat. « Macron, ça suffit de tout casser et de culpabiliser les retraités »
KAREEN JANSELME
VENDREDI, 16 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Paris, le 15 mars, grande mobilisation des retraités. Gonzalo Fuentes/Reuters
 

Neuf organisations syndicales comptabilisaient, jeudi après-midi, 161 manifestations dans 95 départements. À Paris, des milliers de personnes ont défilé contre la hausse de la CSG et pour la revalorisation des pensions.

«C’est normal, Mamie, que ta pension baisse, c’est parce qu’elle s’use. » À 84 ans, Josette Riandière La Roche sourit amèrement en racontant l’anecdote. L’expression du député LREM, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), évoquant dans le Parisien la « génération dorée » des retraités, lui est restée en travers de la gorge. « Nous sommes les enfants de la guerre, nous avons vécu sous la domination allemande, sous les bombes. Je travaillais 44 heures par semaine pour payer mes études… Nous sommes loin d’être favorisés. Notre classe creuse a élevé les baby-boomers. Si je perçois une retraite, c’est parce que beaucoup d’amis sont morts avant moi. C’est ça, la retraite par répartition. »

L’ancienne professeure d’espagnol en faculté, longtemps syndiquée FSU, s’appuie sur sa canne, en attendant que le défilé s’ébranle. À ses côtés, Guy Niel porte une pancarte du collectif citoyen de Gentilly (Val-de-Marne) et enchaîne : « Le gouvernement fait tout pour culpabiliser les retraités, leur demander des efforts de solidarité… Mais aux actionnaires des grandes entreprises qui récupèrent des milliards, on ne leur demande rien, et on leur fait des cadeaux. » Pour se soigner, cela devient difficile. Pourtant, Guy travaille depuis l’âge de 14 ans et peut être fier d’une jolie carrière qui l’a fait évoluer de plombier chauffagiste à ingénieur-conseil. « Celui qui n’a pas les moyens deviendra un sans-dents, comme dirait M. Hollande… »

« Ça suffit de vouloir tout casser », s’insurge ce couple de l’Essonne, triste de ne pas avoir vu l’annonce de la manifestation bien relayée dans les médias. Tous deux ont travaillé quarante-trois ans. Jean-Yves s’est arrêté il y a sept ans. Christine l’a rejoint l’an dernier. Il a suffi d’une année pour voir leurs pensions baisser de 68 euros par mois. « C’est la première manifestation que nous faisons depuis que nous avons commencé à travailler : ça montre notre ras-le-bol ! »

Le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires

Le gel des pensions, la perte du pouvoir d’achat et maintenant la hausse de 1,7 point de la CSG les révoltent, comme Luis Villemez, qui affiche sa perte de revenu autour du cou. Cet ancien fonctionnaire territorial de 65 ans pointe depuis 2013 la diminution de sa pension : 1 456,94 euros en 2013, 1 409,74 euros en 2015… En 2017, il avait retrouvé son revenu de 2013, mais pour mieux le voir fondre en janvier 2018. Comme son épouse travaille encore et que les calculs se font en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des ressources de la famille, le voici ponctionné de 1 014 euros dans l’année. Sa voisine, elle, va perdre 307 euros : « Déjà, je n’achète ma nourriture qu’en promo, et je tiens un petit carnet pour garder la notion des prix et mesurer l’augmentation sur les marques que j’achète. Quand c’est trop, je vais le montrer à l’accueil du magasin : ça me soulage ! »

Près du camion rouge de la CGT du Val-de-Marne, Odette Terrade devise avec ses camarades syndiqués. « Nous aidons déjà nos enfants et nos petits-enfants, nous sommes actifs dans des syndicats, des associations. Nous faisons beaucoup pour la société. Après quarante et un ans de service, on veut encore nous piquer des sous… Le gouvernement peut en trouver ailleurs : le Cice a été donné aux entreprises sans aucune contrepartie sur l’emploi, et on a baissé l’impôt sur les sociétés… Beaucoup d’entreprises ne paient pas leurs cotisations sociales, et le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, notamment ceux qui contrôlent ces entreprises. » Cette ancienne sénatrice communiste, retraitée de la finance, sait de quoi elle parle, sortant de la fourgonnette une lettre adressée à Emmanuel Macron, rédigée par l’intersyndicale des neuf organisations qui appellent à la mobilisation. « Je veux que ma pension soit revalorisée et indexée sur les salaires et non pas sur l’inflation, ce qui a conduit à accélérer le décrochage du pouvoir d’achat des retraités. Comme des millions de retraités, je dis : “C’est assez” », peut-on lire sur l’adresse censée être relayée par les parlementaires du Val-de-Marne.

« C’était important d’être là aujourd’hui, conclut Guy Niel. Et les autres jours à venir ! Va falloir lui secouer les bretelles à Macron et lui montrer que le peuple sert à quelque chose ! »

Journaliste, rubrique social
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:27
Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Des milliers de retraités se sont mobilisés partout en France, jeudi, pour défendre leur pouvoir d'achat, les professionnels de l'aide aux personnes âgées étant, eux, appelés à la grève pour réclamer plus de moyens humains.

« Ni privilégiés, ni assistés ! », « Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue » ou encore

 

« Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres »... Plusieurs milliers de retraités, parfois inspirés, ont défilé un peu partout en France, jeudi, pour dire non à la « baisse de leurs pensions », rejoints dans de nombreux cas par les personnels des Ehpad. En Bretagne, ils étaient 2.200 à Rennes, près de 600 à Saint-Malo, 2.500 à Lorient, 600 à Vannes, 2.000 à Brest, un millier à Morlaix comme à Quimper, 500 à Concarneau, 200 à Landerneau, 800 à Saint-Brieuc et à Lannion, 300 à Guingamp et une centaine à Paimpol.

En septembre déjà, des milliers de retraités avaient dénoncé la hausse de 1,7 point de la CSG à compter de janvier pour 60 % d'entre eux, afin de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.

Emmanuel Macron a redit, mercredi, qu'il « assumait » ses réformes et a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c'est la France », a-t-il remarqué.

« Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s'est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, présent dans le rassemblement de Reims.

Buzyn « ne peut pas répondre au ratio »

 

Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années : gel des pensions, suppression de la demi-part des veuves ou encore décalage de la revalorisation des retraites d'octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.

 

Augmenter les effectifs « urgemment » : c'était la priorité pour l'intersyndicale appelant également à la grève, jeudi, dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services d'aide à domicile, hôpitaux gériatriques et autres structures en charge du grand âge, moins de deux mois après une première mobilisation très suivie.

« On ne peut plus admettre que des personnes âgées ne soient pas douchées régulièrement », que leurs repas soient expédiés, résume Mireille Stivala (CGT) au nom de neuf autres syndicats (FSU, Fédération autonome Fonction publique, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa) et de l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a reçu une délégation à la mi-journée pendant un rassemblement sous ses fenêtres. « Elle a reconnu que nos attentes (sur l'augmentation des personnels) étaient légitimes », a rapporté le président de l'AD-PA, Pascal Champvert. « Mais elle ne peut pas répondre au ratio » d'un personnel pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, réclamé par les syndicats, en plus de meilleurs salaires ou encore de l'abrogation de la réforme du financement des Ehpad.

200.000 recrutements souhaités

 

Un rapport parlementaire publié mercredi propose de doubler le ratio de soignants en quatre ans. Soit plus de 200.000 recrutements, pour sept à dix milliards d'euros, quand la ministre met, elle, en avant le manque de « moyens budgétaires ».

Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a suggéré, jeudi, de consacrer aux Ehpad une « partie » des recettes fiscales supplémentaires de 2017. « Maintenant il faut des moyens », a estimé son homologue de la CFDT, Laurent Berger, devant le ministère.

Agnès Buzyn promet, pour l'heure, de neutraliser les « effets négatifs » de la réforme du financement affectant un quart des Ehpad et n'exclut pas des « ajustements », en plus des 50 millions d'euros supplémentaires annoncés fin janvier.

Sa stratégie globale pour la prise en charge du vieillissement est attendue fin mars.


Le Télégramme, 16 mars 2018

 

Retraites-Ehpad. Les seniors donnent de la voix (Le Télégramme, 16 mars 2018)
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 06:58
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)
Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)

 

A l'heure où le statut public de la SNCF, produit des combats de la Résistance, est remis en cause par cet allié du monde de la finance qu'est Macron, comme le statut des Cheminots, il n'est pas inutile de revenir sur les fondements historiques de cette France des services publics, et d'abord à travers le souvenir des combats qui ont conduit au Front Populaire et à la Résistance. 

Voici une édition exceptionnelle d'un livret valorisant l'action et le sacrifice pour la Résistance de Pierre Sémard imprimé à Alger deux ans après l'exécution du cheminot communiste par le PCF, avec des commentaires d'André Marty et de Jacques Duclos. 

Archives personnelles Jean-Claude Cariou  

Une réédition postérieure du livret d'hommage au dirigeant communiste Pierre Sémard

Une réédition postérieure du livret d'hommage au dirigeant communiste Pierre Sémard

Le 7 mars 1942, le cheminot communiste et cégétiste Pierre Semard était exécuté par les Nazis, martyre d'un idéal mis en oeuvre à la Libération -Relisons sa dernière lettre

Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942. 
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots : " Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat".
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé "la bataille du rail".
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Le 7 mars 1942, le cheminot communiste et cégétiste Pierre Semard était exécuté par les Nazis, martyre d'un idéal mis en oeuvre à la Libération -Relisons sa dernière lettre

En ce moment, on parle beaucoup des cheminots, de leur statut de privilégiés, du démantelement du reseau SNCF, alors aujourd'hui petite leçon d'histoire par devoir de mémoire.
Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans. La vie trop brève de ce militant d’exception fut d’une intensité remarquable, traversant des moments très forts de l’histoire sociale et politique de la première partie du 20ème siècle. Il reste le symbole de la résistance des cheminots à l’Occupation

Sa dernière lettre avant d'être exécuté :

"Chers amis,

Une occasion inespérée me permet de vous transmettre mon dernier mot, puisque dans quelques instants je serai fusillé.

J'attends la mort avec calme. Je démontrerai à mes bourreaux que les communistes savent mourir en patriotes et en révolutionnaires.

Ma dernière pensée est avec vous, camarades de lutte, avec tous les membres de notre Grand Parti, avec tous les Français patriotes, avec les héroïques combattants de l'Armée Rouge et son chef, le grand Staline. Je meurs avec la certitude de la libération de la France.

Dites à mes amis, les cheminots, que ma dernière volonté est qu'ils ne fassent rien qui puisse aider les nazistes.

Les cheminots me comprendront ; ils m'entendront ; ils agiront; j'en suis convaincu.

Adieu, chers amis, l'heure de mourir approche. Mais je sais que les nazistes, qui vont me fusiller, sont déjà vaincus et que la France saura poursuivre le grand combat.

Vivent l'Union Soviétique et ses Alliés ! Vive la France.

Pierre SÉMARD."

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 06:00
Privatisation des barrages hydroélectriques - la braderie nationale continue - par Michel Etiévent

La braderie nationale continue ..

Nos barrages, bien nationaux bâtis par les savoir-faire d'un petit peuple dans le sillage du conseil national de la résistance soucieux de notre indépendance énergétique et d'un service public de qualité, sont bradés au privé avec tous les profits que vont en tirer les multinationales, tout le renchérissement de l’énergie que cela va supposer et l’insécurité que cela peut engendrer. de la part d'un privé plus avide de rentabilité à court terme que de maintenance (que seul un vrai service public désintéressé du profit et soucieux de l’intérêt général peut assurer!!)
En effet quid de la sûreté?

 Il est à craindre que les nouveaux patrons ne soient pas aussi sourcilleux qu'EDF qui investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement et la surveillance de ses ouvrages... Ce qui inquiète aussi beaucoup les régions, ce sont les autres usages de l’eau qui reste fondamentalement une propriété de la Nation : exemple ces millions de mètres cubes bon marché fournis à la collectivité pour l’eau potable, l’irrigation, les canons à neige…

On le sait l'opérateur privé cherchera forcément à faire un maximum d'argent sur l’eau.. La crainte d’un nouvel affaiblissement d’EDF est aussi là et tout ce que l’entreprise va perdre, ce sont les Français qui vont le perdre»,

Michel Etiévent

Alors de quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Son patron est finalement bien le fils putatif de Hollande : c’est en effet sous Hollande, Valls et Royal que ceci a été décidé. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle ronge tous nos "fruits du travail communs" (terme du CNR) et nos conquis sociaux

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:27
manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

photo Lucienne Nayet

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT)- manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT)- manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT) - manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT) - manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard

Et 3000 à BREST, 1500 à QUIMPER, et des centaines d'autres à Douarnenez, Pont L'abbé, Quimperlé, Châteaulin... 

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

manif Brest 15 mars photo JP Cam

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:14
Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Morlaix. Pouvoir d’achat : un millier de retraités dans la rue

Publié le 15/03/2018

 

Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l'une des pencarte | Photo : Ouest-France

Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. » 

« On a assez donné pendant 40 ans »

« Après la suppression de la demi-part pour les veuves, ca commence à faire beaucoup », dit l'une. Elle est une ancienne de la Manu. Son amie a travaillé en restaurant scolaire. « On estime avoir assez donné pendant plus de 40 ans. » 

L’argument qui veut que cette baisse soit compensée par la suppression de la taxe d’habitation ? « Ça ne marche pas pour moi. J’ai fait mes calculs », assure la troisième. 

Le cortège a quitté la place des Otages à 10 h 30, direction la permanence de Sandrine Le Feur, députée En marche ! « qui a voté toutes les initiatives du gouvernement », rappellent les syndicats.

Devant sa permanence, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés.

Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.

Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. » 

Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France

Les manifestants ont ensuite rejoint le rond-point du commissariat, avant un retour au kiosque. 

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pouvoir-d-achat-un-millier-de-retraites-dans-la-rue-5623242

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une baisse de pouvoir d'achat. | Photo : Ouest-France

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:04
Lettre ouverte à la préfecture du Finistère d'un collectif d'associations, de partis politiques pour une solution d'hébergement et d'accueil durable pour une famille Tchétchène

La famille K d'origine Tchétchène est présente en France depuis plus de cinq ans. Trois des six enfants sont nés en France et tous ont été régulièrement scolarisés à Brest (Kérichen / Fernand Buisson), puis à Morlaix.( Poan Ben).

La maman enceinte présente une grossesse à risque et le papa est en difficulté médicale. Cette famille a quitté son pays car elle se trouvait menacée pour des raisons politiques liées aux suites de la guerre de Tchétchénie et à la répression du régime Kadirov.

Les parents ont déposé des demandes d’asile en France dont ils ont été déboutés malgré un dossier qui faisait apparaître de réelles menaces en cas de retour au pays. Actuellement ils ont en cours une demande de titre de séjour.

Fin décembre ils se sont vus notifier un arrêt d’hébergement par l’association Coalia.

La famille Khachmuratov est contrainte de quitter son domicile brestois pour un hôtel touristique à Morlaix.

Cet hébergement en hôtel touristique rend les conditions de vie des familles, sans aide, précaires du fait de l’absence de possibilité de cuisiner et de faire la lessive.

Cette famille semble subir des pressions administratives visant à la garder dans les plus grandes difficultés en prenant le risque de créer des problèmes de santé à la maman et au bébé à naître et de voir la scolarité et aussi la santé des autres enfants grandement déstabilisées.

Nous rappelons que la volonté d’héberger en hôtel touristique correspond à la volonté administrative de créer de la précarité et est la solution la plus coûteuse pour les finances publiques. Ces enfants ont été contraints de quitter leur école de Brest, sans que le directeur n'en soit même informé.

A Morlaix ils ont intégré l'école dès le 9 janvier, mais n'ont pu y aller les derniers jours avant ces vacances de février, la famille ayant eu un nouvel hébergement à Lanhouarneau pour 10 jours. Depuis des mois ils sont tous maintenus dans la plus grande incertitude sur leur proche avenir.

La famille refuse un retour aidé en Tchétchénie tellement les menaces sont grandes pour elle là-bas compte tenu des conditions géo politiques qui règnent encore dans cette région contrôlée par la Russie Nous, citoyens solidaires, associations, collectifs, partis politiques, exigeons une solution d'hébergement durable et sédentaire pour la famille K. et l'arrêt des pressions administratives injustifiées qui maintiennent les enfants dans une précarité extrême, indigne d'une république qui a signé les conventions internationales des droits de l'homme et des droits de l'enfant.

Nous rendons hommage aux élus locaux de Lanhouarneau et Saint Pol de Léon pour leurs aides et l'humanité de leur accueil.

Nous vous demandons, Mr LE PREFET du Finistère une audience rapidement pour évoquer la situation dramatique de cette famille, vous faire part de nos plus grandes inquiétudes les avis médicaux sont alarmants. Vous remerciant par avance de votre attention, nous vous prions d’agréer Mr le Préfet l’assurance de notre respectueuse considération.

Collectif de soutien à la famille K –

Pays de Morlaix Solidarité Migrants –

Morlaix Libertés –

Les Utopistes en Actions –

Comité de Chômeurs et précaire de Morlaix –

Cimade antenne de Brest –

EELV Pays de Morlaix et EELV Brest –

Acat Morlaix –

Parti Socialiste Morlaix -

La France Insoumise Morlaix –

Parti Communiste Français (Morlaix et Finistère) –

Breton solidaires, on agit  . 

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 15:20
Lettre ouverte du Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix à la directrice du centre hospitalier

Comité de défense de l'hôpital public

en Pays de Morlaix Le 14 mars 2018

cdhchpm@gmail.com

 

La présidente

Martine CARN

à

Madame Benard, directrice du Centre hospitalier du Pays de Morlaix

Madame la Directrice,

C’est avec un émoi certain que nous avons appris hier, par voie de presse, les difficultés auxquelles a été confronté le service des urgences de l’hôpital de Morlaix durant ce week end.

Ainsi, les urgences se sont trouvées saturées en raison d’un manque de lits dans les différentes unités.

Ainsi, par manque de moyens, un pic épidémique de moyenne importance peut conduire à des situations de précarité du point de vue de la prise en charge des patients, alités dans des couloirs et parfois pour une durée tout à fait exagérée, sans compter les conséquences en cascade pour d’autres patients par la déprogrammation de certains actes.

Nous considérons que cette situation tout à fait anormale et source d’inconfort et d’inquiétude pour les patients, est également dangereuse pour ceux-ci, malgré tous les efforts et la conscience professionnelle des personnels, qui sont en première ligne et subissent eux aussi les effets de la situation.

Nous tenions à vous faire part de notre vive émotion face à cette situation difficilement tolérable.

Lors de notre entretien du 12 février dernier nous vous avions exprimé des inquiétudes pour diverses activités dont le CHPM avait la charge, tant en ce qui concerne les moyens dont ils disposaient à l’heure actuelle, que s’agissant des conséquences des orientations politiques qui s’amorçaient.

Ce triste épisode ne vient pas nous rassurer.

Au contraire, nous apprenons dans un même temps que vous envisagez de fermer, à nouveau, une cinquantaine de lits durant l’été prochain.

Ainsi, si nos informations s’avéraient exactes, seraient envisagées, la fermeture  :

- du 29 juin au 17 septembre, du service de soins de suites et de réadaptation (SSR2), soit 22 lits,

- du 22 juillet au 19 août, de 10 lits au service des urgences (UHCD),

- du 6 août au 26 août, de 6 lits au service de chirurgie 2,

- du 9 juillet au 16 septembre, de 4 lits en service de pédiatrie,

- du 14 juillet au 5 août, de 5 places d’hospitalisation de jour en service de réhabilitation respiratoire,

- du 14 juillet au 19 août, de 2 lits de pneumologie/semaine.

Compte tenu du triste épisode qui vient de se produire, au nom d’un principe de précaution, et afin que la période estivale ne soit pas celle de tous les dangers, nous vous demandons formellement de renoncer aux fermetures des lits que vous envisagez. Nous vous demandons aussi de réexaminer la situation des différents services par une augmentation de leur capacité d’accueil.

Je ne doute pas que vous comprendrez notre demande, faite dans l’intérêt supérieur des usagers que nous représentons.

Je vous remercie par avance de bien vouloir me tenir informée des évolutions, et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la directrice, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Photo pyb29 Martine Carn et Roger Héré. Photo pyb29 Photo pyb29

Le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix en réunion de CA à la salle Stérédenn de Lanmeur mardi soir.

Photos Pierre-Yvon Boisnard

 

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