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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 05:57

 

Le 9 juillet, le président de la République, Emmanuel Macron, convoque une nouvelle fois les parlementaires en Congrès au château de Versailles. Le Président des riches agit de plus en plus comme un monarque au dessus du peuple, attendant du Parlement qu’il se contente d’exécuter ses directives politiques.

Ce jour là, Emmanuel Macron lancera une inquiétante révision de la Constitution et des lois organisant les institutions de la République, dont l’examen débutera dès le lendemain en séance à l’Assemblée nationale. Le projet présidentiel vise à concentrer davantage les pouvoirs, à en éloigner encore plus les citoyens, à réduire le rôle du Parlement et le pluralisme de sa composition. Nous alertons. Notre démocratie se porte mal. Avec ce projet, tout va s’aggraver.

 

Nous, député-es, sénatrices et sénateurs communistes, dénonçons ce projet et la méthode qui consiste à le faire adopter dès cet été, sans débat public dans le pays, sans consulter nos concitoyens, alors qu’ il s’agit d’un bouleversement majeur de nos institutions et de la Constitution.

 

Nous nous engageons à combattre ce projet dangereux pour la démocratie en faisant éclater la vérité sur son véritable contenu, à agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, à exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat parlementaire, comme le permet l’article 89 de la Constitution.

 

Le 9 juillet, avant l’ouverture de la réunion du Congrès, nous nous rassemblerons à 13h devant la salle du Jeu du paume à Versailles, pour prêter publiquement serment et fidélité à ces engagements, au respect de la souveraineté populaire, pour lancer le débat public dans le pays et une campagne nationale de pétition exigeant le référendum auquel les Français et les Français ont droit. Nous appelons les élus qui partagent nos convictions et ces exigences démocratiques à se joindre à nous le 9 juillet devant la salle du jeu de Paume.

 

Le monarque Macron n’aura pas la dernier mot ! Mobilisation citoyenne !

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 05:55
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 05:38
La leçon de Frida...
Frida Kahlo et Diego Rivera dans une manifestation du Syndicat des Travailleurs Techniques, peintres et sculpteurs le 1er mai 1929. Ce syndicat, véritable vecteur de la révolution muraliste, qui avait pour membre Rivera, Orozco, Siqueiros et Charlot, s'était doté d'un journal, "El Machete", au titre flanqué de la faucille et du marteau

Frida Kahlo et Diego Rivera dans une manifestation du Syndicat des Travailleurs Techniques, peintres et sculpteurs le 1er mai 1929. Ce syndicat, véritable vecteur de la révolution muraliste, qui avait pour membre Rivera, Orozco, Siqueiros et Charlot, s'était doté d'un journal, "El Machete", au titre flanqué de la faucille et du marteau

Frida et Diego Rivera en 1928

Frida et Diego Rivera en 1928

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 05:32
Cédric Herrou

Cédric Herrou

En réponse à Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l’aide aux migrants, le Conseil a censuré partiellement le « délit de solidarité ».

 

LE MONDE | 

 

Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a consacré la valeur constitutionnelle du « principe de fraternité ». Dans une décision du vendredi 6 juillet, les gardiens de la loi suprême ont donné une force juridique à cette devise républicaine et considéré qu’il en découlait « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

Au moment où les pays de l’Union européenne (UE) se déchirent sur les questions migratoires, face à la montée des droites dures sur le continent, cette décision constitue indéniablement une victoire importante pour les associations et les personnes qui avaient saisi le Conseil d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

A l’origine de cette requête, notamment, l’agriculteur Cédric Herrou, devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya (Alpes Maritimes), l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie.

« Le texte est flou »

M. Herrou avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) en août 2017 pour avoirtransporté quelque 200 migrants, principalement des Erythréens et des Soudanais, de la frontière italienne jusqu’à chez lui et organisé un camp d’accueil. Egalement requérant, l’enseignant-chercheur Pierre-Alain Mannoni avait, lui, été ­condamné par la même cour d’appel à deux mois de ­prison avec sursis, pour avoir ­accompagné trois Erythréennes dans une gare.

Deux autres plaignants et une douzaine d’associations d’aide aux migrants, dont la Cimade et la Ligue des droits de l’homme, se sont joints à la requête qui attaque le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Celui-ci punit de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende « le fait d’aider directement ou indirectement un étranger à entrer, circuler ou séjournerirrégulièrement en France ».

Dans le but de ne cibler que les filières lucratives de passeurs, ce même code prévoit d’exempter de poursuites l’aide au séjour lorsqu’elle « n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte », sans précisercependant la nature de la contrepartie.

Le code précise en revanche les domaines auxquels cette aide au séjour doit se limiter, à savoir des « conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux (…) visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique » de l’étranger irrégulier. Or, cette formulation peutexclure de multiples formes de solidarité. Et les associations et militants considèrent que persiste ainsi un « délit de solidarité ».

« Le texte est flou », a également plaidé Patrice Spinosi, l’un des avocats des requérants, lors de l’audience devant le Conseil constitutionnel le 26 juin. Pour MeSpinosi, « le législateur n’a pas réussi à poser clairement cette ligne de démarcation pourtant simple : d’un côté, l’assistance rémunérée, les actes des passeurs (…), d’un autre, l’assistance désintéressée, celle des indignés, des militants, des engagés, pour laquelle il ne peut y avoir d’ambiguïté : aucune poursuite pénale ne peut être engagée ».

« Une victoire importante des libertés fondamentales »

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel lui a donné raison et a considéré que la loi ne conciliait pas de façon suffisamment équilibrée le « principe de fraternité » – désormais consacré – et la sauvegarde de l’ordre public. Il considère que la liste limitative des actions exemptées de poursuites doit être entendue largement comme couvrant « tout acte d’aide apportée dans un but humanitaire ».

Le Conseil censure par ailleurs une partie du Ceseda. Il estime en effet que l’exemption de poursuites pénales ne peut pas se cantonner à l’aide au séjour, mais doit s’étendre à l’aide à la circulation de l’étranger irrégulier « lorsque ces actes sont réalisés dans un but humanitaire ». En revanche, il exclut que cette exemption s’étende à l’aide à l’entrée sur le territoire, car celle-ci « fait naître par principe une situation illicite ».

« C’est une victoire importante des libertés fondamentales qui permet deneutraliser le délit de solidarité », a réagi, vendredi, Patrice Spinosi, alors que le nombre de morts en Méditerranée atteint son plus haut niveau depuis le début de l’année, et qu’à Calais (Pas-de-Calais), Menton (Ampes-Maritimes) ou ailleurs sur le territoire, les associations d’aide aux migrants continuent de dénoncer les entraves à leurs actions.

Dans le cadre du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » actuellement examinée par le Parlement, le législateur pourra se pencher sur le sujet et se conformer à cette décision en modifiant le Ceseda.

AIDE AUX MIGRANTS. LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONSACRE LE "PRINCIPE DE FRATERNITÉ"
Vendredi, 6 Juillet, 2018 - L'Humanité
Le Conseil constitutionnel a affirmé vendredi qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" ne saurait être passible de poursuites, au nom du "principe de fraternité", et a censuré en conséquence des dispositions du Code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Cette décision, qui promet de résonner comme un coup de tonnerre dans un contexte politique européen tendu, répond à une demande de Cédric Herrou, devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne et qui réclamait l'abolition du "délit de solidarité". Pour la première fois, le Conseil constitutionnel consacre le "principe de fraternité", rappelant que "la devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité" et que la loi fondamentale se réfère à cet "idéal commun".
"Il découle du principe de fraternité la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", selon le texte de la décision. Pour permettre au législateur de remédier à l'inconstitutionnalité constatée, le Conseil reporte au 1er décembre 2018 la date d'abrogation des dispositions contestées.
Devant le Conseil constitutionnel, Cédric Herrou et un autre militant de la vallée de la Roya, tous deux condamnés pour aide au séjour irrégulier, avaient attaqué deux articles du Code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ils visaient l'article 622-1, qui punit l'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irrégulier de cinq ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, et l'article 622-4, qui précise que cette aide ne peut donner lieu à des poursuites lorsqu'elle est le fait de la famille ou "de toute personne physique ou morale, lorsque l'acte reproché n'a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte".
Le texte précise ensuite que cette aide autorisée consiste notamment "à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d'hébergement ou de soins médicaux (...) ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l'intégrité physique".
Un texte "trop vague" pour les défenseurs des militants, qui permettait de sanctionner l'aide humanitaire de la même façon que la criminalité organisée des filières de passeurs. "En réprimant toute aide apportée à la circulation de l'étranger en situation irrégulière", le Conseil constitutionnel estime que le législateur n'a pas respecté l'équilibre entre "principe de fraternité" et "sauvegarde de l'ordre public".
Il censure donc partiellement l'article L 622-4, sortant du champ des poursuites toute aide humanitaire au "séjour" comme à la "circulation" des migrants. En revanche, "l'aide à l'entrée irrégulière" reste sanctionnée. Concernant les conditions d'immunité listées dans ce même article, le Conseil constitutionnel émet une "réserve d'interprétation", c'est-à-dire qu'il précise le sens que l'on doit donner au texte: ainsi, l'immunité devrait s'appliquer aux situations énumérées (conseils juridiques, soins médicaux...) mais aussi "à tout autre acte d'aide apporté dans un but humanitaire".
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 05:29
ROMS ET GAYS CIBLES DU FASCISME UKRAINIEN (L'Humanité, 3 juillet 2018)
ROMS ET GAYS CIBLES DU FASCISME UKRAINIEN
Mardi, 3 Juillet, 2018

Ils n’ont pas honte !. A Kiev et dans l'Ukraine, des milices d'extrèmes-droite s'attaquent aux homosexuels et aux roms. 

« Dans un camp rom de l’ouest de la ville de Lviv, des vêtements tachés de sang gisent autour des tentes, avec des jouets et des chaussures d’enfants (…) Un groupe d’hommes déloge au gaz lacrymogène des Roms dans un parc de Kiev avant de mettre le feu à leurs tentes. (…) Un militant gay ukrainien a été passé à tabac par une dizaine d’inconnus, dans une ville du centre de l’Ukraine... » Ce week-end au pays de Petro Porochenko – président oligarque aux comptes en banque panaméens – la chronique des faits divers avait des relents de IIIe Reich… Rien de plus normal dans cette Ukraine candidate à l’Union européenne où le monde politique s’est fait complice de l’intolérance qui s’y installe de manière exponentielle. Ainsi, après la chasse aux communistes l’an dernier, c’est au tour des Roms et des homosexuels d’être dans la ligne de mire. Hier, alors que Boris Zolotchenko, militant gay et membre du comité d’organisation de la Gay Pride de Kryvy Rih, était encore dans son lit d’hôpital après avoir été tabassé par une dizaine d’hommes, Igor Mossitchouk, député d’extrême droite de la Rada, n’hésitait pas à enfoncer le clou dans la chaire des libertés individuelles. « Cessez d’inciter les Ukrainiens à la violence », a éructé cet orthodoxe convaincu sur Facebook qualifiant de « pervers » les homosexuels et réclamant l’interdiction des Gay Pride à Kryvy Rih et partout en Ukraine. Quelques jours plus tôt, le 23 juin, ses amis de la milice paramilitaire « Sobre et en colère », liée au bataillon Azov (ultranationalistes combattant aux côtés de l’armée régulière ukrainienne dans le Donbass), s’étaient eux aussi fait remarquer : armés de bâtons et de couteaux, ils ont attaqué le camp rom proche de Lviv, tuant un homme de 24 ans et blessant quatre autres personnes dont un enfant. Dans le plus grand silence de l’Union européenne.

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:25
 Plusieurs dizaines de Bab Singers ont assisté aux premières minutes du conseil municipal. Chose inhabituelle, leur dossier a en effet été évoqué d’emblée à travers une question orale. (Gwendal Hameury)

Plusieurs dizaines de Bab Singers ont assisté aux premières minutes du conseil municipal. Chose inhabituelle, leur dossier a en effet été évoqué d’emblée à travers une question orale. (Gwendal Hameury)

À croire qu’ils n’avaient pas envie de se quitter. Ce jeudi soir, à l’occasion de la dernière séance du conseil municipal avant les vacances, les élus ont débattu pendant trois heures à l’hôtel de ville. Parfois en échangeant quelques piques.

La délibération concernant la dénomination d’une voie à Ploujean n’est pas celle qui a engendré le plus d’échanges, jeudi, lors du dernier conseil avant les vacances. Quoique. Les élus ont tout de même hésité un temps entre la rue des Sternes (qui l’a emporté) et la rue des Trois-Sternes. Parce qu’il en existe effectivement trois types… Non, cette dernière séance a surtout été marquée par le dossier « Action cœur de ville », le théâtre et trois questions orales.

Question « de respect et d’honneur »

La première d’entre elles, et c’est inhabituel, a été traitée en début de conseil, à la demande d’Ismaël Dupont et avec l’accord d’Agnès Le Brun. Elle concernait les Bab Singers, venus en nombre, à qui la ville réclame près de 5 000 € de frais de location de Langolvas pour leur concert du 24 juin 2017. « Leur dernière séance » à eux aussi, comme l’a souligné l’élu communiste. Qui a accusé la municipalité de ne pas avoir tenu sa parole de prendre la location à sa charge. Et de réclamer - « une question de respect et d’honneur » -, que la ville fasse en effort pour que l’association aujourd’hui dissoute puisse régulariser la situation. En réponse, la maire a nié avoir jamais promis la gratuité de la salle, mais indiqué qu’un rendez-vous était programmé avec le Défenseur des droits pour trouver une issue au dossier, « en protégeant les intérêts des uns et des autres ». Au passage, elle n’a pas manqué de pointer la capacité de cette association, dont elle a reconnu l’excellence du travail pendant un quart de siècle, à « se mettre en danger » financièrement.

Cœur de ville au cœur du débat

Dans la foulée, les élus ont attaqué le premier point à l’ordre du jour : la signature de la convention cadre du programme « Action cœur de ville ». Figurant parmi les onze lauréats bretons, la ville a présenté un dossier bâti, rapidement, sur trois axes : mobilité, habitat et commerce. À l’issue de sa présentation, Agnès Le Brun a souhaité associer l’opposition dans la finalisation des actions.

Une proposition qui est visiblement arrivée trop tard aux oreilles d’un Jean-Pierre Cloarec circonspect. « On reconnaît la pertinence de certains de vos projets mais d’autres sont loin d’être aboutis. On n’a jamais été associés. Vous nous demandez de signer un chèque en blanc sans savoir ce que sera ce dossier », a-t-il lâché. Et d’expliquer qu’il s’abstiendrait. Réponse cinglante du maire : « Vous tournez le dos à cinq milliards d’euros sur cinq ans (au niveau national, NDLR). Vous expliquerez ça aux Morlaisiens ».
Jean-Paul Vermot est alors monté au front. « Si depuis des années, votre programme est clair pour le centre-ville, comme vous ne cessez de le dire, pourquoi y a-t-il une difficulté majeure à présenter un dossier complet ? », s’est-il interrogé. « Un coup, nous sommes trop précis, un coup pas assez. Un coup on va trop vite, un coup pas assez. Il s’agit d’un document de travail », lui a rétorqué Agnès Le Brun. Mais le socialiste est revenu à la charge, pointant du doigt les difficultés du centre-ville. « Vous me faites penser au gars qui aime les plages et qui pour les vanter commence par parler des marées noires ». Ambiance…

Théâtre : « danseuse » ou « fierté » ?

Après une accalmie, les choses sérieuses ont repris lors du vote d’une décision modificative au budget, l’opposition devançant la dernière délibération sur le versement d’une subvention de 110 000 € en faveur du théâtre. Un joyau dont la compétence devrait, selon Ismaël Dupont et ses collègues, revenir à Morlaix Communauté, afin de garantir sa pérennité et la qualité de ses spectacles. « On a l’impression que la ville veut garder sa danseuse », a lancé l’élu communiste. « Ce n’est pas une danseuse mais une fierté », a réagi la maire.

Avant de se souhaiter « bonnes vacances », opposition et majorité se sont affrontées par textes interposés sur la fermeture du bureau de Poste de La Boissière. La première reprochant à l’autre, qui s’en défend, de n’avoir rien fait pour l’éviter. « Nous allons passer d’un bureau de poste à 27 heures 30 à un futur relais à 60 heures, ouvert du lundi au samedi », s’est satisfaite Agnès Le Brun. Qui a eu le droit à une dernière attaque sur la « valse des cadres à la mairie » et la « gestion brouillonne des ressources humaines ». C’est Marlène Tilly qui lui a répondu : « Porter des jugements à charge sans vision ni connaissance des dossiers dévoie le rôle de conseiller municipal ». Vivement septembre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/conseil-c-etait-la-derniere-seance-05-07-2018-12019122.php

La ville a octroyé au théâtre une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018.
La ville a octroyé au théâtre une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018. (Archives Le Télégramme)

Inondations. Suite aux inondations du 3 juin, la ville a lancé des diagnostics afin d’établir avec précision le montant des dégâts sur les infrastructures routières et les ouvrages d’art. Avant que l’ensemble de ces diagnostics ne soient réalisés, elle a estimé le coût des travaux à 570 300 €. Puisque l’état de catastrophe naturelle a été reconnu et l’arrêté publié au Journal officiel, la ville a sollicité des subventions ce jeudi soir : à l’État dans le cadre de la Dotation de solidarité ; au ministère de l’Intérieur au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux.

Théâtre. Georges Aurégan, adjoint à la culture, l’avait annoncé récemment, lors de la présentation de la saison 2018-2019 du théâtre du Pays de Morlaix : « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter quant à sa pérennité ». Il a tenu parole puisque la ville a octroyé ce jeudi soir une subvention complémentaire de 110 000 € au titre de l’année 2018. Soit 60 000 € de plus que la subvention exceptionnelle votée l’an dernier, qui semble désormais être définitivement acquise.

Restauration scolaire. Pour la troisième année consécutive, les tarifs des restaurants scolaires, des garderies périscolaires et du centre de loisirs La Ferme des Enfants ne subiront pas de hausse. Le prix du ticket oscille entre 1,01 € et 5,89 € en fonction du quotient familial et de la commune de résidence, sachant qu’un repas coûte 7,57 € à la ville.

« Contrat de veille active ». Dans le cadre du « contrat de veille active » (réforme de la politique de la ville) signé en partenariat avec l’État, le Conseil départemental, la Caf et Morlaix communauté, la ville de Morlaix s’est engagée à investir 50 000 € dans le maintien du Dispositif de réussite éducative (pour remédier au désengagement de l’État) et 10 000 € dans le soutien des structures associatives dans les domaines de l’animation sociale, l’enfance et la jeunesse. Cette dernière enveloppe sera répartie comme suit : 2 500 € à Morlaix animation jeunesse, 2 000 € au centre social Ti an Oll, 2 000 € à La Récré, 2 500 € à la Maison des jeunes et de la culture et enfin 1 000 € au centre social Carré d’As.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/en-bref-05-07-2018-12019108.php

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:21
Claude Lanzmann

Claude Lanzmann

DISPARITION. CLAUDE LANZMANN, LES IDÉES AU RISQUE DE L’IMAGE
Vendredi, 6 Juillet, 2018

Le cinéaste et journaliste, disparaît à l’âge de 92 ans. Le réalisateur de Shoah était un homme d’engagements et de controverses.

Claude Lanzmann. Prononcer son nom, c’est susciter en écho une déflagration : Shoah, œuvre d’une vie qui doit se lire comme un tout. Un film terrible sur l’anéantissement des juifs d’Europe, sur l’extermination, sur la radicalité de la mort. Le réalisateur de cette œuvre fondatrice en était hanté. « Un requiem pour six millions d’âmes », titrait l’Humanité lors de sa sortie, en avril 1985. C’est de la mort que parlent les personnages de Shoah. Pas d’échappatoire. Les protagonistes juifs sont des déportés particuliers. Des hommes qui tous appartenaient aux commandos spéciaux et se trouvaient à la dernière étape du processus. Le titre même est un non-titre, un non-nom créé pour faire acte de nomination. Et un acte inaugural de l’historiographie de l’événement. Un événement à la lettre, innommable, selon Claude Lanzmann. Le film fut une quintessence de ce qu’il avait tourné jusque-là. Il en assumera toujours la charge et les conséquences. Et les nombreuses polémiques, dont celle qui devait opposer farouchement l’auteur de Shoah à Steven Spielberg. Lanzmann n’avait guère apprécié la Liste de Schindler. Au-delà des vices et vertus d’un film que nous ne tenons pas à défendre, Claude Lanzmann a toujours affirmé qu’aucune image reconstituée, encore moins une fiction, n’était capable de représenter l’Holocauste. Il voyait dans ces tentatives des parangons d’obscénité. L’interrogation fit retour lors de la sortie du film le Fils de Saul, du cinéaste hongrois Laszlo Nemes. Sélectionné à Cannes en 2015, il y obtenait le grand prix et apporte à nos yeux aux assertions de Claude Lanzmann un démenti qui n’éteint pas les questionnements.

SHOAH , UN BOULEVERSANT DOCUMENTAIRE

Du tournage titanesque de Shoah, des douze années de travail acharné, naîtront quelque 350 heures d’images, un film de 9 heures et 10 minutes, et une arborescence qui produira de nombreux fleurons. Le plus récent, les Quatre Sœurs, est actuellement dans les salles de cinéma après une diffusion télévisée. Ces centaines d’heures d’interviews tournées au milieu des années 1970 avec des témoins et survivants des camps de la mort, Claude Lanzmann les appelait ses « trésors ». Après Un vivant qui passe (1997) viendra en 2001 Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, qui retrace le meurtre d’officiers nazis par des déportés juifs, épisode bouleversant de la Shoah, seule révolte victorieuse dans un camp d’extermination. Puis, en 2010, le Dernier des Injustes, film dans lequel le cinéaste rend justice à Benjamin Murmelstein, le dernier doyen des juifs du ghetto de Theresienstadt. Avec les Quatre Sœurs, il reprend le portrait de quatre femmes rescapées d’Auschwitz, du camp de Lodz ou encore du camp de Sobibor.

Claude Lanzmann était né en 1925 à Bois-Colombes, dans une famille d’origine juive originaire d’Europe de l’Est. En 1943, engagé auprès des Jeunesses communistes, il est interne en hypokhâgne au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, y organise la résistance avant de rejoindre le maquis. Son père est l’un des chefs locaux des Mouvements unis de la Résistance (MUR). À la Libération, il reprendra ses études à Paris, puis à Berlin, où il sera lecteur de philosophie. L’année 1952 marque un tournant d’importance. Claude Lanzmann rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. Il s’engage dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie et compte au nombre des signataires du « Manifeste des 121 » qui, en 1960, dénonce la répression coloniale.

EN 1986, IL DIRIGE LES TEMPS MODERNES

Avec la même ardeur, il avait défendu la création de l’État d’Israël et prendra fait et cause pour le pays comme en témoigne en 1994 le film Tsahal. Son film Pourquoi Israël devait marquer en 1972 ses débuts de cinéaste. De Sartre, il reçut un véritable choc par la lecture des Réflexions sur la question juive. L’antisémitisme n’avait pas pris fin avec la guerre. Claude Lanzmann entreprend en 1952 un exigeant travail de journaliste dans la revue les Temps modernes, que Sartre avait fondée en 1945. Il en devient le directeur en 1986, après le décès de Simone de Beauvoir, maintenant le lien étroit entre les essais et la littérature.

Avec Simone de Beauvoir, il avait partagé sept ans d’amour et près de quatre cents lettres. Une existence de chair à laquelle Claude Lanzmann donnera corps en 2008 dans son livre le Lièvre de Patagonie, Mémoires qui restituent son approche personnelle des déjà longs temps alors traversés. « Un travail de vérité » qui mène de ses vies amoureuses à ses découvertes de la Chine, de la Corée du Nord, de l’amour encore avec une jeune infirmière de ce pays. Une relation clandestine et furtive sous le joug de la police de Kim Il-sung en 1958. Comme en d’autres lieux, il fera retour sur les traces et, en 2015, le film Napalm en restituera le récit. Grand cinéaste, écrivain, journaliste, intellectuel enthousiaste, Claude Lanzmann avait connu, en 2017, l’épreuve du décès de son fils de 23 ans, Félix. Il se disait « contre la mort » et savait que la sienne pouvait survenir d’un instant à l’autre. D’admirations en controverses, on peut reprendre à son endroit ce que lui-même disait de Sartre : Claude Lanzmann, c’est une œuvre, c’est un tout.

Disparition. Claude Lanzmann, les idées au risque de l'image (L'Humanité, vendredi 6 juillet 2018)

Marqué par l'antisémitisme dès sa prime jeunesse, à 15 ans en 1940, Claude Lanzmann s'engage immédiatement dans la Résistance. Très marqué, peu après la Libération, par l'ouvrage de Jean-Paul Sartre « Réflexions sur la question juive », il devait faire de ce combat, que ce soit comme journaliste, enseignant, directeur de la revue « Les Temps modernes », ou plus tard comme cinéaste, le combat de sa vie.

C'est Shoah, ce « tombeau » pour les six millions de Juifs assassinés par la barbarie nazie, comme devait le dire un de ses amis, qui devait le faire accéder à la notoriété. Douze années de travail, des centaines d'heures de tournage, un succès public considérable dans le monde entier… Aucun film sur ce sujet ne devait susciter une telle émotion ni témoigner d'une telle « intelligence de l'horreur ».

Voici quelques mois il avait réalisé Les Quatre Sœurs, quatre films diffusés en janvier dernier sur Arte, admirables portraits de quatre femmes juives d'Europe centrale rencontrées lors du tournage de Shoah, qui témoignent du cauchemar qu’elles ont vécu.

Le PCF s'incline devant sa mémoire.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:20
Le pognon de dingue des milliardaires (L'Humanité, 6-7-8 juillet)

#pognondedingue 

Le montant cumulé des 500 plus grosses fortunes de France atteint cette année le record de 650 milliards d'euros! 

Mais ce sont les aides sociales des pauvres qui leur coûtent un pognon dingue. 

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"

(Victor Hugo, L'homme qui rit)

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:15
Indécent: des réfugiés rassemblés à Dachau dans l'ancien potager cultivé par les Juifs pour leurs tortionnaires (José Fort)

Via José Fort
Dachau, l’ancien « potager » du camp de concentration pour les réfugiés

(Ma chronique dans « La Marseillaise week end »)

La chancelière, Angela Merkel, a sauvé – pour combien de temps ?- son poste. Quant à son xénophobe ministre de l’Intérieur, il reste en fonction. Les deux branches de la droite allemande ont réussi à s’entendre sur le dos des réfugiés qui seront placés dans des « zones de transit » avant d’être expulsés.

Savez-vous où est installée la première « zone de transit » ? A Dachau, dans la banlieue de Munich !

Les plus jeunes ne savent peut être pas. Dachau est le premier camp de concentration des nazis. En 1933, le camp a été ouvert spécialement pour réprimer les communistes allemands. Puis, plus tard, il a été « modernisé » pour exterminer les Juifs, des résistants, des communistes, des homosexuels, des tziganes…

A Dachau, plus de 40.000 personnes ont été assassinées entre 1939 et 1945. Dachau, c’était l’horreur. A un point tel que les déportés survivants ont gardé le silence pendant des années ne trouvant pas les mots pour d’écrire l’indicible.

A Dachau, les réfugiés de 2018 seront rassemblés dans le « herb garden », une sorte de potager cultivé par les juifs déportés dans les années 1940 pour nourrir leurs tortionnaires. Tout un symbole.

Lorsqu’on évoque l’installation d’une « zone de transit » pour réfugiés dans sa commune à proximité de l’ancien camp de concentration, le maire de Dachau trouve la perspective « sympathique et humaine ». « L’endroit est calme et loin de tout », ose-t-il vomir. Dans les années 1940, ses grands-parents n’avaient rien vu, rien entendu. Sa surdité et son aveuglement relèvent certainement d’un héritage familial.

Dans la « Barbarie ordinaire, music à Dachau », Jean Clair écrit : « la mémoire - la culture – joua un rôle majeur dans le destin des déportés. » Et il prend pour exemple le peintre Zoran Music qui a réalisé au risque de sa vie une centaine de dessins décrivant ce qu’il a vu: les scènes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés. Peux-t-on oublier de telles horreurs ?

Des alliances politiques véreuses, des compromis mortifères, enterrent une tragédie ou plutôt lui donne une seconde vie. A Dachau, les nazis peuvent relever la tête : avec l’installation des réfugiés à la porte du camp, ils prennent leur revanche.

Leurs descendants new look commencent eux aussi à s’installer : l’Union européenne avec à sa tête pour six mois le chancelier autrichien gouvernant avec les amis de Mme Le Pen, l’extrême droite aux affaires en Italie, en Hongrie et en Pologne. Cela commence à faire beaucoup. A laisser faire, le réveil pourrait être funeste.

José Fort

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 05:10
SÉCURITÉ SOCIALE. LREM RENONCE À SUPPRIMER LA RÉFÉRENCE À LA SÉCU DANS LA CONSTITUTION
Jeudi, 5 Juillet, 2018

Le Premier ministre et le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, ont indiqué jeudi que la référence à la "Sécurité sociale" ne serait finalement pas supprimée d'un des articles de la Constitution, face à l'émoi provoqué, et aux dizaines de milliers de signatures recueillies par 

Lors de l'examen du projet de loi constitutionnel en commission à l'Assemblée, un amendement d'Olivier Véran (LREM) a été accepté, mentionnant non plus "les lois de financement de la Sécurité sociale" mais de la "protection" sociale. L'objectif affiché était d'"étendre le champ de la loi de financement en l'étendant à la protection sociale", dans l'optique de couvrir un futur "risque dépendance, conformément au souhait du président de la République" et "la création d'un système universel de retraite".

Les députés PCF se sont alarmés mardi de ce vote, y voyant une confirmation de la volonté d'en finir avec "l'universalité de la protection sociale à la française". Ils ont été suivis mercredi par les députés Insoumis, qui ont aussi estimé qu'il serait "dangereux de minorer l'importance de ce changement sémantique, véritable changement de paradigme social". La CFDT, Force ouvrière et la CGT se sont également opposées à la suppression de cette référence, FO évoquant même "une faute historique" qui "constitutionnaliserait la mort de la Sécu".

Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré jeudi qu'"en aucune façon, il ne s'agit de mettre en cause la Sécurité sociale", après qu'un vote en commission prévoyait de remplacer le terme par celui de "protection sociale" dans la Constitution. "En aucune façon, il ne s'agit de mettre en cause la Sécurité sociale, en aucune façon", a lancé M. Philippe devant le Sénat, en s'engageant à "lever tous les malentendus, toutes les incompréhensions".

Il s'agit de "refaire la copie afin que ne subsiste pas de malentendu" alors que "l'interprétation faite ne correspond pas à l'intention du législateur", a déclaré le rapporteur général du projet de révision constitutionnelle lors d'une conférence de presse au côté des corapporteurs et porte-parole des groupes LREM et MoDem "Nous ferons en sorte que le terme "protection sociale" figure cependant", a ajouté Richard Ferrand.  M. Véran a précisé jeudi devant la presse la nouvelle formulation: les lois de financement de la Sécurité sociale, "dont les missions seront étendues par des lois organiques à la protection sociale". Cela permettra de couvrir le sujet de la dépendance, a précisé ce rapporteur général de la commission des Affaires sociales, la protection sociale étant "plus large que la Sécurité sociale".

Le vote en commission a provoqué "beaucoup d'émotion pour rien", a déploré cet élu LREM de l'Isère (ex-PS), alors que la Sécurité sociale "est mentionnée à d'autres articles de la Constitution". Il a ainsi reçu des réactions virulentes sur son compte Twitter. Dans un communiqué, les députés PCF se sont félicités jeudi de l'annonce de M. Richard Ferrand mais restent "vigilants". Selon eux, "les attaques envers la Sécurité sociale se sont multipliées depuis un an et il y a tout à craindre pour son avenir au regard de ce qui a été dit sur les aides sociales ou de ce qui est annoncé sur les retraites".

Sécurité sociale. LREM renonce à supprimer la référence à la Sécu dans la Constitution (L'Humanité, 5 juillet 2018)
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